a:198:{s:15:"20260413_183539";a:7:{s:5:"title";s:57:"Pourquoi « la langue évolue » n’est pas une excuse";s:4:"link";s:99:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2026/04/05/18/35/39-pourquoi-la-langue-evolue-nest-pas-une-excuse";s:4:"guid";s:22:"20260405183539-article";s:7:"pubDate";s:31:"Mon, 13 Apr 2026 18:35:39 +0200";s:11:"description";s:16834:"

Image parodique de Victor Hugo faisant un Faceplam

Mais la langue évolue !

Cette phrase est souvent brandie lorsqu’on défend la langue française, et qu’on essaie de respecter son orthographe, et de la faire respecter, et souvent comme une excuse pour s’autoriser des fautes.

La langue évolue, oui, c’est vrai. Mais en quoi cela devrait changer le fait que la respecter soit important ?

Cet argument n’est en rien une excuse pour ékrir nain porte coman. Sinon, autant y aller à fond et tout écrire en fonétik pour sinplifié, ou au contraire en allons-geant lhait phrazes heaut maksimmomme. Pourquoi pas, après tout ?

La langue est un standard comme les autres

La langue, écrite ou parlée, est un standard, une norme, comme les autres.

Le monde et la vie courante tels qu’on les connaît aujourd’hui existent grâce aux standards.

Je vous assure :

Par contre, on est systématiquement embêté pour ce qui est du format de la cartouche, qui elle n’est pas standardisée et est inutilement différent selon les marques et modèles des appareils…

D’autres exemples ?

Vous vous souvenez du merdier que c’était lorsque tous les téléphones avaient un chargeur différent ?
C’était mieux avant peut-être ?

Et c’est ça partout : de la taille des vis pour l’industrie, aux diamètres des tuyaux de gaz dans votre maison, en passant par le format A4, la composition du carburant ou la quantité de pesticides au-delà de laquelle les aliments ne peuvent plus être vendus.

Il y a même un standard pour préparer du thé !
Ces normes, bien que contraignantes au début, finissent par nous simplifier la vie sur le moyen terme.

Une norme bien faite n’est pas synonyme d’un excès de bureaucratie inutile.
Le standard A4 (ISO 216) est une norme bien appliquée et bien utile, mais elle n’augmente pas spécialement la bureaucratie, que je sache.

Les standards évoluent

Le fait qu’un standard fixe les règles de base ne les empêche pas d’évoluer. Sinon il n’en apparaîtrait jamais de nouvelles versions.

Du jour au lendemain, il peut apparaître un nouvel usage, ou une nouvelle amélioration d’un produit existante. Celui qui l’invente va alors créer un format d’utilisation qu’il juge approprié. Les autres acteurs qui vont se lancer sur le marché pour le même besoin vont soit produire leur propre format, soit utiliser celui déjà existant chez le concurrent. Le format, s’il est unique partout, bénéficie alors à toutes les parties, y compris le législateur et l’utilisateur final, et finit alors bien souvent en norme.

L’USB a changé en 25 ans : on est passé de l’USB-1, USB-1.1 à l’USB 2.0, puis l’USB-3.0, 3.1, et maintenant on commence à parler de USB-4.0. On retrouve la même chose pour la norme Wifi (ISO/CEI 8802-11) : Wifi A, B, G, N, AC, AX… C’est logique et le fait que ce soient des standards n’empêche en rien leur évolution.

Dire que « la langue évolue » comme une excuse à ne pas en respecter les règles, ça ne tient donc pas : la langue évolue, les règles évoluent, toutes les normes évoluent.

L’usage, et non la loi, crée les normes

L’académie française n’a pas d’autorité.

Là aussi, c’est un argument parfois entendu. Celui-ci non plus ne tient pas.

En France, les règles de la langue française sont décrites et consignées par l’Académie française. Elle n’a pourtant aucune autorité officielle. Elle n’est là, si l’on veut, que pour consigner les usages et produire des règles qui définissent ce qui doit être compris par tout le monde. En somme, ils normalisent la langue française.

Et comme toutes les normes, elles ne sont pas obligatoires.
Oui, y compris celles de l’ISO.

Vous êtes surpris ?

L’ISO n’a pas d’autorité : ce sont les acteurs (l’industrie, les clients, parfois les états) qui décident de les respecter, parce que ça n’a que des avantages. Mais c’est purement par choix : l’ISO lui-même ne décide pas qui doit appliquer quoi. Ils fournissent un cadre, c’est tout, et les acteurs ensuite s’accordent pour l’utiliser ou non. Certaines standards finissent imposés par la législation, la plupart sont adoptés de facto, mais aussi beaucoup sont oubliés car mal normalisés ou peu pratiques.

Utiliser un cadre normatif fixe, c’est assurer à tout le monde de se comprendre. C’est grâce aux normes qu’un mécanicien peut commander une Vis M5 à tête creuse hexagonale en acier 316L et un pot de peinture Pantone 18-1755 TCX et obtenir exactement ce qu’il attend auprès de ses fournisseurs… et à son tour le vendre au client qui va lui aussi le comprendre.

Mais personne ne leur oblige.

Il n’y a guère que les normes de sécurité, les normes environnementales et les normes destinées à protéger le consommateur final contre les abus des industriels qui finissent imposées par la loi. Et encore : c’est bien la loi qui les impose, pas les organisme certificateurs (ISO, GSTüv, NF…)
Pour le reste, c’est le marché qui finit par les mettre en application.

En fait, un industriel va respecter une norme et demander à ce que ses fournisseurs le fassent aussi juste pour une question d’interopérabilité.

C’est tout.

Ah et puis la plupart des normes ne sont pas créées par l’ISO ou les autres organismes de normalisation, mais par les industriels qui créée un produit ou un cadre pour leur propres besoins. Ce sont ensuite les organismes de normalisation qui font formaliser tout ça noir sur blanc afin de permettre aux autres industriels d’en profiter aussi. Et pas seulement les industriels d’ailleurs. Cela leur assure une interopérabilité avec les produits de tout le monde.

Pour la langue, écrite ou parlée, c’est pareil.

Utiliser les règles d’une langue donnée n’est pas obligatoire. On peut aikrir kom aun vë. Mé sa 2vi1 trait v!t€ h4rd 2 s€ v€rstehen s1 0n fé wh4t€ver w3 w@n7, n33 ?

Une norme est une garantie

Utiliser les règles données ça permet deux choses :

Il y a une nuance : en respectant les règles, on est sûr, on peut être sûr, et on a le droit d’être sûr que l’interlocuteur en face va et doit vous comprendre.

Quand on dit que « nul n’est censé ignorer la loi », ça ne signifie pas que tout le monde doit la connaître par cœur. Cela veut juste dire que « je ne savais pas » n’est pas une excuse recevable pour se défendre devant un tribunal.

Pour la langue c’est pareil.
En France, le français fait office de langue officielle : en respectant les règles d’écritures standardisées du français en France, et pour tout acte officiel, un signataire ne peut pas dire « je ne comprends pas », s’il a préalablement déclaré qu’il était dans ses capacités à signer le contrat (incluant donc la capacité à le comprendre).

Ceci est important : lorsque l’on écrit quelque chose, notamment dans les domaines légaux ou techniques, il faut être sûr que l’autre partie ne va pas interpréter le texte à sa sauce. En utilisant des règles fixes, on peut ainsi considérer que l’autre va vous comprendre.

Cela revient à « obliger » l’autre à comprendre ce qui est écrit, tout ce qui est écrit, et rien que ce qui est écrit.

Les mots sont importants, et dans certains domaines l’emploi de certains termes sont même normalisés justement pour pas avoir à se recevoir des plaintes parce que nos procédures sont mal appliquées. Ces normes là, elles sont ici pour nous protéger.

Respecter les règles, c’est à votre avantage : ça vous dégage de votre responsabilité. Oui, c’est chiant, car c’est difficile, mais c’est nécessaire, même si pas « obligatoire ».

Et un nouveau mot alors ?

Une langue qui évolue, ça implique parfois l’apparition d’un nouveau mot ou une nouvelle expression, d’un nouveau sens à un mot ou une expression existante, ou alors une nouvelle orthographe.

Si un mot est trop difficile, l’usage va en favoriser un autre, ou bien simplifier l’existant. Ça se fait, ça s’est toujours fait.

Mais, il faut faire attention : si l’on invente un nouveau mot, il faut le faire correctement : on ne peut pas commencer à l’employer comme ça : personne ne va vous comprendre. Si vous êtes le seul à le connaître, et que vous l’écrivez partout, comment vous faites pour que les autres personnes en saisissent le sens ou la prononciation ? Sans même parler de l’accepter.

Idéalement, il faudrait créer une nouvelle définition. Par exemple comme ça :

fabradetion [/fa.bʁa.dɛ.sjɔ̃/] : n. f. – 2026.
action de fabrader – « Il pratique la fabradetion à haut niveau ».

(ce mot est inventé avec cet outil et est donné à titre d’exemple).

Là, ce nouveau mot a un sens, une prononciation, et tout le monde sait comment l’utiliser.

Enfin… ça c’est si vous voulez être compris des autres. Parfois, ce n’est pas forcément le cas non plus. Mais rassurez-vous : si suffisamment de gens finissent par utiliser un mot qui apparaît un peu de nulle part, il finira dans le dictionnaire. Soit comme un mot totalement nouveau, soit comme le synonyme d’un mot existant, possiblement attribué à un registre de langage particulier.


Tout ce qui se trouve plus haut constitue une liste de choses plutôt objectives dans les avantages d’observer les règles d’orthographe ou de grammaire d’une langue donnée. Il est objectif de dire que deux personnes qui respectent le même protocole communiqueront de manière plus facile et surtout plus fiable que deux personnes qui choisissent de communiquer dans un langage limité ou approximatif, voire différent.

L’impact sur la société peut évidemment être débattu, mais le point lui-même, non.

Tout ce qui suit est plutôt du domaine subjectif.

Je fais ce que je veux !

J’insiste sur une chose : les règles d’orthographe, de grammaire, de conjugaison, de syntaxe… bref, toutes les règles qui structurent une langue ne sont pas obligatoires si vous ne voulez pas les respecter. Du moment que toutes les parties s’accordent pour se comprendre autrement, ça ne doit pas vous empêcher de communiquer.

Elles sont seulement pratiques : elles vous assurent d’être compris par les autres, car on écrit rarement uniquement pour soi.

Si l’on apprend les règles de la langue française à l’école en France, c’est très précisément pour nous préparer au monde que l’on doit comprendre, et qui doit nous comprendre.
C’est pour ça que l’on est évalué sur ça à l’école, et que l’on est jugé sur cela lors des entretiens d’embauches par exemple : l’école sert à nous préparer à la vie, et la maîtrise d’une langue commune à nos semblables en fait partie.

Comprendre les autres et se faire comprendre des autres est quelque chose de très important au travail. Si votre CV est plein de fautes, l’on met facilement en question vos capacités à communiquer, et donc à remplir les tâches demandées au poste auquel vous postulez. L’on considérera que vous ne conviendrez pas. À tort je ne sais pas, mais dans un marché tendu, on n’a pas le temps : on regarde ce qu’on a et on passe à la suite. C’est comme ça. Il en est sûrement autrement si le nombre de travailleurs est le facteur limitant, mais ce n’est pas trop le cas.

Et pas seulement au travail : si vous ne parlez qu’avec votre propre langage, comment voulez-vous espérer vous faire comprendre par vos amis et toutes les autres personnes autour de vous ?

Mon avis sur tout ça

Sur ce blog, et ailleurs, je m’efforce d’écrire dans un français correct, c’est-à-dire qui respecte les règles d’écritures de la langue française.

Je fais ça par plaisir, car j’aime les règles, les normes, les syntaxes, ce genre de trucs.

C’est comme un jeu, on peut dire (on s’amuse comme on peut). Je viens d’un univers de maths, de science, de programmation, où les règles de syntaxe sont autrement plus importantes que dans le langage parlé. Dans ces domaines, la position d’une seule virgule ou d’un point-virgule font passer un calcul ou un programme de parfaitement fonctionnel à totalement inutile, parfois avec des conséquences sur toute la société.

C’est la position d’une virgule qui a créé la légende urbaine avec Popeye et les épinards, ou encore plus récemment, sur la présence de microplastiques dans les cuillères de cuisine en plastique noir.

Bien sûr que je vais vous comprendre si vous oublié une conjugaison. Et vous aussi, la preuve dans la phrase précédente. Là n’est pas tellement le souci.

Mais, on va pas mentir : l’être humain juge en permanence, même de façon inconsciente. C’est l’absence de jugement qui est, le plus souvent, quelque chose d’actif qui demande un effort. À noter que le jugement n’est pas spécifiquement négatif, ni suivi de conséquences.

Pour moi, selon les circonstances évidemment, et en première approche, voir un texte négligé, ça me donne juste envie d’en négliger la valeur à mon tour.

Cela demande un effort, premièrement d’essayer de décrypter un texte à l’orthographe au mieux non conventionnel, et deuxièmement d’essayer de ne pas trop juger sur la forme si le fond reste intéressant. Or ces efforts, il faut avoir envie de les fournir.
Comment se motiver à ça, si la personne en face ne fait sa part d’efforts pour nous faciliter les choses ?

Si l’on veut être compris, on fait l’effort pour ça, c’est tout.

L’on n’est plus dans la technique, ni dans les avantages objectifs décrits bien plus haut, aussi chacun aura sa vision sur ça : il n’y en a pas de mauvaises.

Enfin : il y a des fautes d’orthographe qui sont plus embêtantes que d’autres : la plupart n’induisent pas de problèmes de compréhension. Mais d’autres, si. Et quand il s’agit d’un texte important (contrat, loi, document technique…), la moindre faute peut avoir des conséquences très graves, au même titre qu’une erreur numérique dans une norme de sécurité, par exemple.

Image d’en-tête parodiée avec google Gemini

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Image parodique de Victor Hugo faisant un Faceplam

Mais la langue évolue !

Cette phrase est souvent brandie lorsqu’on défend la langue française, et qu’on essaie de respecter son orthographe, et de la faire respecter, et souvent comme une excuse pour s’autoriser des fautes.

La langue évolue, oui, c’est vrai. Mais en quoi cela devrait changer le fait que la respecter soit important ?

Cet argument n’est en rien une excuse pour ékrir nain porte coman. Sinon, autant y aller à fond et tout écrire en fonétik pour sinplifié, ou au contraire en allons-geant lhait phrazes heaut maksimmomme. Pourquoi pas, après tout ?

La langue est un standard comme les autres

La langue, écrite ou parlée, est un standard, une norme, comme les autres.

Le monde et la vie courante tels qu’on les connaît aujourd’hui existent grâce aux standards.

Je vous assure :

Par contre, on est systématiquement embêté pour ce qui est du format de la cartouche, qui elle n’est pas standardisée et est inutilement différent selon les marques et modèles des appareils…

D’autres exemples ?

Vous vous souvenez du merdier que c’était lorsque tous les téléphones avaient un chargeur différent ?
C’était mieux avant peut-être ?

Et c’est ça partout : de la taille des vis pour l’industrie, aux diamètres des tuyaux de gaz dans votre maison, en passant par le format A4, la composition du carburant ou la quantité de pesticides au-delà de laquelle les aliments ne peuvent plus être vendus.

Il y a même un standard pour préparer du thé !
Ces normes, bien que contraignantes au début, finissent par nous simplifier la vie sur le moyen terme.

Une norme bien faite n’est pas synonyme d’un excès de bureaucratie inutile.
Le standard A4 (ISO 216) est une norme bien appliquée et bien utile, mais elle n’augmente pas spécialement la bureaucratie, que je sache.

Les standards évoluent

Le fait qu’un standard fixe les règles de base ne les empêche pas d’évoluer. Sinon il n’en apparaîtrait jamais de nouvelles versions.

Du jour au lendemain, il peut apparaître un nouvel usage, ou une nouvelle amélioration d’un produit existante. Celui qui l’invente va alors créer un format d’utilisation qu’il juge approprié. Les autres acteurs qui vont se lancer sur le marché pour le même besoin vont soit produire leur propre format, soit utiliser celui déjà existant chez le concurrent. Le format, s’il est unique partout, bénéficie alors à toutes les parties, y compris le législateur et l’utilisateur final, et finit alors bien souvent en norme.

L’USB a changé en 25 ans : on est passé de l’USB-1, USB-1.1 à l’USB 2.0, puis l’USB-3.0, 3.1, et maintenant on commence à parler de USB-4.0. On retrouve la même chose pour la norme Wifi (ISO/CEI 8802-11) : Wifi A, B, G, N, AC, AX… C’est logique et le fait que ce soient des standards n’empêche en rien leur évolution.

Dire que « la langue évolue » comme une excuse à ne pas en respecter les règles, ça ne tient donc pas : la langue évolue, les règles évoluent, toutes les normes évoluent.

L’usage, et non la loi, crée les normes

L’académie française n’a pas d’autorité.

Là aussi, c’est un argument parfois entendu. Celui-ci non plus ne tient pas.

En France, les règles de la langue française sont décrites et consignées par l’Académie française. Elle n’a pourtant aucune autorité officielle. Elle n’est là, si l’on veut, que pour consigner les usages et produire des règles qui définissent ce qui doit être compris par tout le monde. En somme, ils normalisent la langue française.

Et comme toutes les normes, elles ne sont pas obligatoires.
Oui, y compris celles de l’ISO.

Vous êtes surpris ?

L’ISO n’a pas d’autorité : ce sont les acteurs (l’industrie, les clients, parfois les états) qui décident de les respecter, parce que ça n’a que des avantages. Mais c’est purement par choix : l’ISO lui-même ne décide pas qui doit appliquer quoi. Ils fournissent un cadre, c’est tout, et les acteurs ensuite s’accordent pour l’utiliser ou non. Certaines standards finissent imposés par la législation, la plupart sont adoptés de facto, mais aussi beaucoup sont oubliés car mal normalisés ou peu pratiques.

Utiliser un cadre normatif fixe, c’est assurer à tout le monde de se comprendre. C’est grâce aux normes qu’un mécanicien peut commander une Vis M5 à tête creuse hexagonale en acier 316L et un pot de peinture Pantone 18-1755 TCX et obtenir exactement ce qu’il attend auprès de ses fournisseurs… et à son tour le vendre au client qui va lui aussi le comprendre.

Mais personne ne leur oblige.

Il n’y a guère que les normes de sécurité, les normes environnementales et les normes destinées à protéger le consommateur final contre les abus des industriels qui finissent imposées par la loi. Et encore : c’est bien la loi qui les impose, pas les organisme certificateurs (ISO, GSTüv, NF…)
Pour le reste, c’est le marché qui finit par les mettre en application.

En fait, un industriel va respecter une norme et demander à ce que ses fournisseurs le fassent aussi juste pour une question d’interopérabilité.

C’est tout.

Ah et puis la plupart des normes ne sont pas créées par l’ISO ou les autres organismes de normalisation, mais par les industriels qui créée un produit ou un cadre pour leur propres besoins. Ce sont ensuite les organismes de normalisation qui font formaliser tout ça noir sur blanc afin de permettre aux autres industriels d’en profiter aussi. Et pas seulement les industriels d’ailleurs. Cela leur assure une interopérabilité avec les produits de tout le monde.

Pour la langue, écrite ou parlée, c’est pareil.

Utiliser les règles d’une langue donnée n’est pas obligatoire. On peut aikrir kom aun vë. Mé sa 2vi1 trait v!t€ h4rd 2 s€ v€rstehen s1 0n fé wh4t€ver w3 w@n7, n33 ?

Une norme est une garantie

Utiliser les règles données ça permet deux choses :

Il y a une nuance : en respectant les règles, on est sûr, on peut être sûr, et on a le droit d’être sûr que l’interlocuteur en face va et doit vous comprendre.

Quand on dit que « nul n’est censé ignorer la loi », ça ne signifie pas que tout le monde doit la connaître par cœur. Cela veut juste dire que « je ne savais pas » n’est pas une excuse recevable pour se défendre devant un tribunal.

Pour la langue c’est pareil.
En France, le français fait office de langue officielle : en respectant les règles d’écritures standardisées du français en France, et pour tout acte officiel, un signataire ne peut pas dire « je ne comprends pas », s’il a préalablement déclaré qu’il était dans ses capacités à signer le contrat (incluant donc la capacité à le comprendre).

Ceci est important : lorsque l’on écrit quelque chose, notamment dans les domaines légaux ou techniques, il faut être sûr que l’autre partie ne va pas interpréter le texte à sa sauce. En utilisant des règles fixes, on peut ainsi considérer que l’autre va vous comprendre.

Cela revient à « obliger » l’autre à comprendre ce qui est écrit, tout ce qui est écrit, et rien que ce qui est écrit.

Les mots sont importants, et dans certains domaines l’emploi de certains termes sont même normalisés justement pour pas avoir à se recevoir des plaintes parce que nos procédures sont mal appliquées. Ces normes là, elles sont ici pour nous protéger.

Respecter les règles, c’est à votre avantage : ça vous dégage de votre responsabilité. Oui, c’est chiant, car c’est difficile, mais c’est nécessaire, même si pas « obligatoire ».

Et un nouveau mot alors ?

Une langue qui évolue, ça implique parfois l’apparition d’un nouveau mot ou une nouvelle expression, d’un nouveau sens à un mot ou une expression existante, ou alors une nouvelle orthographe.

Si un mot est trop difficile, l’usage va en favoriser un autre, ou bien simplifier l’existant. Ça se fait, ça s’est toujours fait.

Mais, il faut faire attention : si l’on invente un nouveau mot, il faut le faire correctement : on ne peut pas commencer à l’employer comme ça : personne ne va vous comprendre. Si vous êtes le seul à le connaître, et que vous l’écrivez partout, comment vous faites pour que les autres personnes en saisissent le sens ou la prononciation ? Sans même parler de l’accepter.

Idéalement, il faudrait créer une nouvelle définition. Par exemple comme ça :

fabradetion [/fa.bʁa.dɛ.sjɔ̃/] : n. f. – 2026.
action de fabrader – « Il pratique la fabradetion à haut niveau ».

(ce mot est inventé avec cet outil et est donné à titre d’exemple).

Là, ce nouveau mot a un sens, une prononciation, et tout le monde sait comment l’utiliser.

Enfin… ça c’est si vous voulez être compris des autres. Parfois, ce n’est pas forcément le cas non plus. Mais rassurez-vous : si suffisamment de gens finissent par utiliser un mot qui apparaît un peu de nulle part, il finira dans le dictionnaire. Soit comme un mot totalement nouveau, soit comme le synonyme d’un mot existant, possiblement attribué à un registre de langage particulier.


Tout ce qui se trouve plus haut constitue une liste de choses plutôt objectives dans les avantages d’observer les règles d’orthographe ou de grammaire d’une langue donnée. Il est objectif de dire que deux personnes qui respectent le même protocole communiqueront de manière plus facile et surtout plus fiable que deux personnes qui choisissent de communiquer dans un langage limité ou approximatif, voire différent.

L’impact sur la société peut évidemment être débattu, mais le point lui-même, non.

Tout ce qui suit est plutôt du domaine subjectif.

Je fais ce que je veux !

J’insiste sur une chose : les règles d’orthographe, de grammaire, de conjugaison, de syntaxe… bref, toutes les règles qui structurent une langue ne sont pas obligatoires si vous ne voulez pas les respecter. Du moment que toutes les parties s’accordent pour se comprendre autrement, ça ne doit pas vous empêcher de communiquer.

Elles sont seulement pratiques : elles vous assurent d’être compris par les autres, car on écrit rarement uniquement pour soi.

Si l’on apprend les règles de la langue française à l’école en France, c’est très précisément pour nous préparer au monde que l’on doit comprendre, et qui doit nous comprendre.
C’est pour ça que l’on est évalué sur ça à l’école, et que l’on est jugé sur cela lors des entretiens d’embauches par exemple : l’école sert à nous préparer à la vie, et la maîtrise d’une langue commune à nos semblables en fait partie.

Comprendre les autres et se faire comprendre des autres est quelque chose de très important au travail. Si votre CV est plein de fautes, l’on met facilement en question vos capacités à communiquer, et donc à remplir les tâches demandées au poste auquel vous postulez. L’on considérera que vous ne conviendrez pas. À tort je ne sais pas, mais dans un marché tendu, on n’a pas le temps : on regarde ce qu’on a et on passe à la suite. C’est comme ça. Il en est sûrement autrement si le nombre de travailleurs est le facteur limitant, mais ce n’est pas trop le cas.

Et pas seulement au travail : si vous ne parlez qu’avec votre propre langage, comment voulez-vous espérer vous faire comprendre par vos amis et toutes les autres personnes autour de vous ?

Mon avis sur tout ça

Sur ce blog, et ailleurs, je m’efforce d’écrire dans un français correct, c’est-à-dire qui respecte les règles d’écritures de la langue française.

Je fais ça par plaisir, car j’aime les règles, les normes, les syntaxes, ce genre de trucs.

C’est comme un jeu, on peut dire (on s’amuse comme on peut). Je viens d’un univers de maths, de science, de programmation, où les règles de syntaxe sont autrement plus importantes que dans le langage parlé. Dans ces domaines, la position d’une seule virgule ou d’un point-virgule font passer un calcul ou un programme de parfaitement fonctionnel à totalement inutile, parfois avec des conséquences sur toute la société.

C’est la position d’une virgule qui a créé la légende urbaine avec Popeye et les épinards, ou encore plus récemment, sur la présence de microplastiques dans les cuillères de cuisine en plastique noir.

Bien sûr que je vais vous comprendre si vous oublié une conjugaison. Et vous aussi, la preuve dans la phrase précédente. Là n’est pas tellement le souci.

Mais, on va pas mentir : l’être humain juge en permanence, même de façon inconsciente. C’est l’absence de jugement qui est, le plus souvent, quelque chose d’actif qui demande un effort. À noter que le jugement n’est pas spécifiquement négatif, ni suivi de conséquences.

Pour moi, selon les circonstances évidemment, et en première approche, voir un texte négligé, ça me donne juste envie d’en négliger la valeur à mon tour.

Cela demande un effort, premièrement d’essayer de décrypter un texte à l’orthographe au mieux non conventionnel, et deuxièmement d’essayer de ne pas trop juger sur la forme si le fond reste intéressant. Or ces efforts, il faut avoir envie de les fournir.
Comment se motiver à ça, si la personne en face ne fait sa part d’efforts pour nous faciliter les choses ?

Si l’on veut être compris, on fait l’effort pour ça, c’est tout.

L’on n’est plus dans la technique, ni dans les avantages objectifs décrits bien plus haut, aussi chacun aura sa vision sur ça : il n’y en a pas de mauvaises.

Enfin : il y a des fautes d’orthographe qui sont plus embêtantes que d’autres : la plupart n’induisent pas de problèmes de compréhension. Mais d’autres, si. Et quand il s’agit d’un texte important (contrat, loi, document technique…), la moindre faute peut avoir des conséquences très graves, au même titre qu’une erreur numérique dans une norme de sécurité, par exemple.

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TL;DR : du moins pas celles qu’on croit. Et je parle de bornes, car ce dont on a besoin ce sont surtout des prises.

Avec la traditionnelle et quasi annuelle pénurie d’essence, on voit les gens faire la queue aux stations Total (les moins chères actuellement), bouchant tous les centres villes et s’énervant à attendre plusieurs dizaines de minutes… Bref, faire exactement ce qu’ils pensent — à tort — ce qu’est la vie avec une voiture électrique.

Évidemment, les urluberlus du fossile viennent ensuite te sortir les arguments habituels. Parmi ceux-là, le prix des voitures est et l’accès à une prise, selon moi, sont les seuls qui tiennent. La plupart des autres sont totalement faux (attente, autonomie, problème des batteries, etc.).

Un des arguments, par contre, est mal compris : « il faut des bornes partout, et ça coûte cher ».

Je ne suis pas d’accord avec ça.

Je ne sais pas si je suis un rouleur standard, mais je fais quand-même de tout : je fais 30 000 km par an environ, la plupart des jours des trajets quotidiens (<90 km), mensuellement quelques trajets moyens (entre 300 et 500 km) et quelques fois par an des virées de 2 000 à 5 000 km. Ça me permet de tout voir quand-même : charge à la maison, trajets à une charge de 10 minutes, et trajets avec 3 ou 4 charges rapides dans la journée.
Certes, j’ai une voiture avec une grande autonomie (300 à 600 km selon que je fasse du 130 en plein hiver ou de la campagne en été).

Pour en revenir : oui les bornes sont chères, mais il n’en faut pas partout. Du moins, ce n’est pas nécessaire.

Ce ne sont pas des bornes qu’il faut, mais des prises. Une prise, ça coûte grand max 500 €, installation comprise (sauf quand c’est facturé par une entreprise agrée pour le service public, qui va facturer ça 12 000 €, comme les lampes de bureau à 130 €, mais c’est un autre problème. J’imagine que les propriétaires d’immeubles n’ont pas à passer par ces escrocs).

Bref : les voitures sont typiquement stationnées 90 % du temps, avec personne dedans. Ça signifie environ 22 heures par jour de disponible pour charger.
Que ce soit un parking d’entreprise, un parking d’immeuble, un parking public, ou un garage privé. C’est ça pour la majorité des voitures et la majorité du temps.

Et franchement : si la Poste arrive à rouler 7 heures par jour en Kangoo électrique de 2015 (150 km d’autonomie max) pour distribuer des avis de passage toute la journée, ou si certains chauffeurs de taxis y arrivent en se tapant 80 000 km par an, c’est bien que l’on peut concilier kilométrage et charge sans trop de problèmes.

22 heures, c’est largement assez de temps pour charger ce qu’on consomme durant les deux heures qui restent, pour le M. Michu moyen en tout cas, qui représente environ 90 % du parc automobile (évidemment, je ne parle pas de J.-M. Diésel qui roule 4200 km sans s’arrêter pour pisser).

… en tout cas pour ça, pas besoin de borne ultra-rapide.
… pas même besoin d’une borne standard.

Il suffit d’une simple prise.
Une ligne 32 A, une prise, et c’est tout.

Les parkings sont déjà là.

L’électricité est déjà là aussi pour les lampadaires et les portails électriques. Suffit de tirer quelques lignes et c’est bon. Si on veut, on installe une petite borne avec des badges pour savoir qui consomme quoi et combien on facture. Mais c’est tout : pas besoin de plus.

Ça existe déjà par endroit : des parkings avec plein de petites bornes faible puissance et une station pour payer. C’est ça qu’il faut.

Et si on peut installer quinze bornes de 380 kW sur le parking d’un supermarché ou d’un cinéma, on peut tout aussi bien installer 200 prises de 3 kW. D’un point de vue électrique et de puissance tirée sur le réseau, ça ne sera pas plus contraignant, bien au contraire.

Parce qu’avec 200 prises simples de 3 kW sur un parking public, on résout essentiellement le problème du nombre de points de charge dans une petite ville. Aussi bien en journée que durant la nuit.
Et aussi, on se fiche se savoir si la place est occupée ou non par une voiture qui charge. Laissez-en 30 exclusivement pour les EV en charge, mais le reste, on s’en fout. On les passera en « EV uniquement » lorsque le parc automobile s’électrifie avec le temps et que les besoins changent.

La Norvège ne semble pas avoir de problèmes pour faire tout ça. Pourquoi faut toujours que l’on fasse les mauvais choix en France ?

Les bornes 22 kW ne sont pas inutiles : elles chargent une voiture entre 1 et 3 heures. Ça a ses applications (enfin si ça n’était pas facturé à des prix totalement délirants ou constamment en panne… et surtout s’il y en avait pas juste une seule par ville).

Mais la plupart des charges peuvent se faire sur des bornes très lentes (ie : de simples prises), tranquillement.

Pour ça, il en faut beaucoup. Partout. Vraiment partout.

~

Le problème est le même avec beaucoup de situations.

Personne ne veut d’un TGV unique entre Marseille et Paris. La plupart des gens habitent ailleurs et préféreraient des petites lignes plutôt qu’une seule grosse : un maillage dense mais moins rapide est bien plus pratique qu’un maillage lacunaire mais rapide.

Autre exemple débile, mais qui met bien en évidence ce qu’on veut : ça ne sert à rien d’aller acheter 1 pain de 90 kilos une fois par an : il faut mieux acheter une baguette de 250 g chaque jour. Le pain sera plus frais, ne moisira pas, et 90 kg c’est pas simple à porter sous son bras.

De la même façon, dans le cas présent, une seule borne de 300 kW rend moins service que 100 petites prises.

Bien sûr parfois un TGV, une grosse borne, ou un pain géant peut avoir son utilité (cantine scolaire ou restaurant, pour l’exemple caricatural du pain). Mais ce sont des cas marginaux. Nécessaires, mais marginaux : la plupart des gens ne fonctionnent pas comme ça. Or ici on parle bien de l’électrification de la flotte automobile d’un pays.

On n’atteindra pas 100 % en 5 ans. Mais rien que 40 % ça serait déjà pas mal. Et pour ça il faut lever les freins qui subsistent. Les freins techniques et logistiques, je parle. Car les freins psychologiques, c’est un autre problème.

Reste juste à savoir : on satisfait d’abord la population, ou juste quelques gros acteurs prestigieux ? La question est là.

~

Donc je le dis, essentiellement à toutes les petites communes (et même les entreprises, et les supermarchés) : oubliez les bornes rapides ou semi-rapides (22 kW). Vous rendrez bien plus service et à bien plus de monde en installant plein de petites prises partout. Ça vous coûtera aussi probablement beaucoup moins cher.

";s:7:"content";s:7343:"

TL;DR : du moins pas celles qu’on croit. Et je parle de bornes, car ce dont on a besoin ce sont surtout des prises.

Avec la traditionnelle et quasi annuelle pénurie d’essence, on voit les gens faire la queue aux stations Total (les moins chères actuellement), bouchant tous les centres villes et s’énervant à attendre plusieurs dizaines de minutes… Bref, faire exactement ce qu’ils pensent — à tort — ce qu’est la vie avec une voiture électrique.

Évidemment, les urluberlus du fossile viennent ensuite te sortir les arguments habituels. Parmi ceux-là, le prix des voitures est et l’accès à une prise, selon moi, sont les seuls qui tiennent. La plupart des autres sont totalement faux (attente, autonomie, problème des batteries, etc.).

Un des arguments, par contre, est mal compris : « il faut des bornes partout, et ça coûte cher ».

Je ne suis pas d’accord avec ça.

Je ne sais pas si je suis un rouleur standard, mais je fais quand-même de tout : je fais 30 000 km par an environ, la plupart des jours des trajets quotidiens (<90 km), mensuellement quelques trajets moyens (entre 300 et 500 km) et quelques fois par an des virées de 2 000 à 5 000 km. Ça me permet de tout voir quand-même : charge à la maison, trajets à une charge de 10 minutes, et trajets avec 3 ou 4 charges rapides dans la journée.
Certes, j’ai une voiture avec une grande autonomie (300 à 600 km selon que je fasse du 130 en plein hiver ou de la campagne en été).

Pour en revenir : oui les bornes sont chères, mais il n’en faut pas partout. Du moins, ce n’est pas nécessaire.

Ce ne sont pas des bornes qu’il faut, mais des prises. Une prise, ça coûte grand max 500 €, installation comprise (sauf quand c’est facturé par une entreprise agrée pour le service public, qui va facturer ça 12 000 €, comme les lampes de bureau à 130 €, mais c’est un autre problème. J’imagine que les propriétaires d’immeubles n’ont pas à passer par ces escrocs).

Bref : les voitures sont typiquement stationnées 90 % du temps, avec personne dedans. Ça signifie environ 22 heures par jour de disponible pour charger.
Que ce soit un parking d’entreprise, un parking d’immeuble, un parking public, ou un garage privé. C’est ça pour la majorité des voitures et la majorité du temps.

Et franchement : si la Poste arrive à rouler 7 heures par jour en Kangoo électrique de 2015 (150 km d’autonomie max) pour distribuer des avis de passage toute la journée, ou si certains chauffeurs de taxis y arrivent en se tapant 80 000 km par an, c’est bien que l’on peut concilier kilométrage et charge sans trop de problèmes.

22 heures, c’est largement assez de temps pour charger ce qu’on consomme durant les deux heures qui restent, pour le M. Michu moyen en tout cas, qui représente environ 90 % du parc automobile (évidemment, je ne parle pas de J.-M. Diésel qui roule 4200 km sans s’arrêter pour pisser).

… en tout cas pour ça, pas besoin de borne ultra-rapide.
… pas même besoin d’une borne standard.

Il suffit d’une simple prise.
Une ligne 32 A, une prise, et c’est tout.

Les parkings sont déjà là.

L’électricité est déjà là aussi pour les lampadaires et les portails électriques. Suffit de tirer quelques lignes et c’est bon. Si on veut, on installe une petite borne avec des badges pour savoir qui consomme quoi et combien on facture. Mais c’est tout : pas besoin de plus.

Ça existe déjà par endroit : des parkings avec plein de petites bornes faible puissance et une station pour payer. C’est ça qu’il faut.

Et si on peut installer quinze bornes de 380 kW sur le parking d’un supermarché ou d’un cinéma, on peut tout aussi bien installer 200 prises de 3 kW. D’un point de vue électrique et de puissance tirée sur le réseau, ça ne sera pas plus contraignant, bien au contraire.

Parce qu’avec 200 prises simples de 3 kW sur un parking public, on résout essentiellement le problème du nombre de points de charge dans une petite ville. Aussi bien en journée que durant la nuit.
Et aussi, on se fiche se savoir si la place est occupée ou non par une voiture qui charge. Laissez-en 30 exclusivement pour les EV en charge, mais le reste, on s’en fout. On les passera en « EV uniquement » lorsque le parc automobile s’électrifie avec le temps et que les besoins changent.

La Norvège ne semble pas avoir de problèmes pour faire tout ça. Pourquoi faut toujours que l’on fasse les mauvais choix en France ?

Les bornes 22 kW ne sont pas inutiles : elles chargent une voiture entre 1 et 3 heures. Ça a ses applications (enfin si ça n’était pas facturé à des prix totalement délirants ou constamment en panne… et surtout s’il y en avait pas juste une seule par ville).

Mais la plupart des charges peuvent se faire sur des bornes très lentes (ie : de simples prises), tranquillement.

Pour ça, il en faut beaucoup. Partout. Vraiment partout.

~

Le problème est le même avec beaucoup de situations.

Personne ne veut d’un TGV unique entre Marseille et Paris. La plupart des gens habitent ailleurs et préféreraient des petites lignes plutôt qu’une seule grosse : un maillage dense mais moins rapide est bien plus pratique qu’un maillage lacunaire mais rapide.

Autre exemple débile, mais qui met bien en évidence ce qu’on veut : ça ne sert à rien d’aller acheter 1 pain de 90 kilos une fois par an : il faut mieux acheter une baguette de 250 g chaque jour. Le pain sera plus frais, ne moisira pas, et 90 kg c’est pas simple à porter sous son bras.

De la même façon, dans le cas présent, une seule borne de 300 kW rend moins service que 100 petites prises.

Bien sûr parfois un TGV, une grosse borne, ou un pain géant peut avoir son utilité (cantine scolaire ou restaurant, pour l’exemple caricatural du pain). Mais ce sont des cas marginaux. Nécessaires, mais marginaux : la plupart des gens ne fonctionnent pas comme ça. Or ici on parle bien de l’électrification de la flotte automobile d’un pays.

On n’atteindra pas 100 % en 5 ans. Mais rien que 40 % ça serait déjà pas mal. Et pour ça il faut lever les freins qui subsistent. Les freins techniques et logistiques, je parle. Car les freins psychologiques, c’est un autre problème.

Reste juste à savoir : on satisfait d’abord la population, ou juste quelques gros acteurs prestigieux ? La question est là.

~

Donc je le dis, essentiellement à toutes les petites communes (et même les entreprises, et les supermarchés) : oubliez les bornes rapides ou semi-rapides (22 kW). Vous rendrez bien plus service et à bien plus de monde en installant plein de petites prises partout. Ça vous coûtera aussi probablement beaucoup moins cher.

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Note : cet article a été écrit il y a un moment (2015). Il a été mis à jour plusieurs fois sans jamais être publié. C’est désormais chose faite.

Je me permets ici de revenir sur les commentaires d’un blog en ligne, car parfois on me pose la question, ou alors on voit des blogueurs demander à que les blogs rouvrent tous leur commentaires.

Déjà, un site web accessible au public ce n’est pas rien : vous aurez des visiteurs tout à fait normaux (bienveillant, curieux, pas forcément d’accord, mais respectueux et polis), mais aussi des robots légitimes (GoogleBot, pour indexer vos pages) des robots illégitimes (qui cherchent les numéros de téléphone ou adresses e-mail dans les pages pour les spammer), les petits malins qui vont bombarder les pages « /admin/ », ou « /wp-admin » de requêtes pour tenter de vous nuire, ou des gens qui vont spammer le bouton refresh 50 000 fois jour, croyant bien faire mais tuant votre serveur.
Aujourd’hui il y a aussi les IA qui vont tout vous piquer.

Il faut prendre en compte tout ça.

Il est possible, mais pas obligatoire, de permettre aux visiteurs de laisser des commentaires. C’est votre choix, c’est votre droit de ne pas l’autoriser. Sur ce blog, les commentaires ont déjà été désactivés, puis réactivés, puis refermés et ré-ouverts une nouvelle fois. Maintenant ils sont fermés. Sur mon autre blog, ils sont modérés avant publication.

Trouver une méthode vivable de tenir un blog tout en permettant aux lecteurs de réagir, ce n'est pas simple : entre une majorité de commentaires intéressants, cordiaux et constructifs, il faut subir les haters, des trolls, des ouistitis qui postent 500 commentaires par jour et qui font 25 000 mots chacun, du spam, du harcèlement contre vous ou contre un autre lecteur, les archéologues qui déterrent un coup de gueule vieux de 15 ans de quand vous étiez ado dans un monde qui n’existe plus et pense avoir trouvé le truc qui fait de vous un pédo-nazi-pirate-tueur de chatons.

Sans compter que lire et répondre à tout ça, même si c’est enrichissant, ça prend tout simplement du temps. Si l’on a deux commentaires par semaine, ça devrait aller, mais si on en a 50 par jour, c’est autre chose.

Ce n'est pas simple, croyez-moi.
Ça sonne prétentieux, mais je dis ça par expérience, tout simplement. Si vous venez de lancer votre tout premier site-web, sachez qu'il arrivera un moment où vous serez excédé : un jour vous reconsidérerez l'interaction avec vos lecteurs de façon globale. Je ne parle pas de bloquer un fouteur de merde. Ça c’est facile. Mais de revoir l’activation des commentaires ou non dans leur ensemble, voire avoir envie de tout laisser tomber.

Dans les faits et en généralisant, je pense qu’il arrive toujours une « masse critique » à partir de laquelle vous, votre site, ou votre communauté finit par exploser.
Certains laisseront faire, pour diverses raisons. Sur les réseaux sociaux, par exemple, des chamailleries dans les commentaires ça génère du chiffre. Suffit de lancer une polémique, et à vous les vues et les interactions ! Si ça ne vous plaît pas, suffit de ne pas intervenir.

Perso, sur mon site, je préfère éviter ça et y mettre un frein. Je ne cours pas derrière les vues : ça ne me rapporte rien, ni en pognon, ni en satisfaction.
Je l'ai vu sur mon site il y a des années. Je l’ai aussi vu sur des forums, des sites plus gros, des journaux en ligne, sur Youtube, Twitter…
Je l’ai aussi vu sur des sites des copains blogueurs. Je remarque la désactivation des commentaires à tour de bras. De plus en plus de sites personnels (en tout cas ceux qui restent) sont des sites sans commentaires.

D'autres se mettent à les modérer plus durement ou ont changé complètement leur système :

Certains vont même jusqu’à complètement fermer leur site.

Certains sites n’ont jamais activé les commentaires, avec là aussi leur raisons. Les sites qui n'ont rien changé et qui existent depuis longtemps ou sont assez gros, je vous laisse observer leurs commentaires et leur qualité : c'est le bordel. Constamment.
Typiquement, les sites de presse en ligne sont dans ce cas : lemonde.fr, le figaro.fr, etc.

Quand je vois un blog qui gueule ou un site qui ferme complètement à cause des commentaires, je comprends tout à fait. Je ne partage pas forcément, je ne suis pas toujours d'accord, je ne sais pas toujours tout le fond de l'histoire, mais je ne peux que comprendre et compatir.

Certains ne comprenaient pas pourquoi je désactive les commentaires chez moi. Et pour cause : je pense qu’il faut le vivre d’une façon ou d’une autre.

En ce qui me concerne, j’ai 17 ans de blogging derrière moi, soit environ la moitié de ma vie, j’ai participé sur des tas de forums en ligne bien avant ça et j’en ai moi-même ouvert. Il y a un énorme ravin entre se contenter d’écrire des articles et celui d’avoir à gérer des débats entre plusieurs personnes.
On ne peut évidemment pas plaire à tout le monde, et ça vaut pour moi comme pour tout le monde (en fait, peut-être plus pour le blogueur ou celui qui fait office de l’animateur dans l’espace d’échange que constitue un blog ; et pour ma part je donne souvent mon avis sur des sujets sensibles, et avec des avis authentiques, pas destinées à plaire).

Mais au final ce n’est pas vous à qui l’on dit « Pourquoi t’as censuré untel ? », « Pourquoi je suis bloqué ? », « Pourquoi tu ferme les commentaires ? », « Untel a dit […], c’est un @%#%$ »…

Pour ceux qui se posaient des questions sur les commentaires ou le blogging, ma réponse jusqu’à présent était toujours quelque chose du sens de « vous pouvez pas comprendre » ou « vous verrez vous-même ».
Je n’aimais pas du tout ces réponses, mais c’était la seule que j’avais. Il est facile de dire qu’un plat n’est pas bon alors qu’on n’a jamais rien cuisiné soi-même. Tenir un blog c’est pareil.

Il ne s’agit pas de faire peur à ceux qui se lancent avec un blog ou n’importe quelle communauté (chaîne YouTube, Twitter, forum…). Mais juste de donner quelques explications personnelles à propos de mon site. Il n’y a pas de quoi avoir peur. Les commentaires qui rendent la tenue d’un blog parfois compliqué sont minoritaires. Comme partout, ce sont les 1% les plus bruyants qui sont plus visible que les 99% autres. Mais parfois ça suffit pour être dépassé. Par ailleurs, certaines personnes aiment les débats ou les conflits, aiment et sont doués pour gérer ça (soit en ramenant la paix, soit en jetant de l’huile sur le feu). Pour ma part, plus ça va, plus le social et moi font deux.

Dans tous les cas, il n’y a qu’un bouton à presser pour fermer les commentaires. Certains ne vont pas aimer, mais on s’en fiche : votre site est à vous. Quelque soit votre décision vous serez dans votre bon droit, vous n’avez de comptes à rendre à absolument personne. Votre site n’est pas démocratique, et n’a pas à l’être. Tout simplement parce que c’est chez vous et non un espace de bien commun maintenu par les autres. C’est vous qui investissez dedans, c’est vous qui décidez tout à son propos.

N’oubliez pas non plus qu’une décision est réversible : n’ayez pas peur de changer d’avis, de tester, de voir la différence, bref, d’apprendre tout simplement. Et c’est bien ce que je fais ici. J’ai appris le côté technique pour faire un site dans un éditeur de texte, et j’ai appris à gérer une communauté ici. Et j’apprends encore. Et je suis plus doué pour certains trucs que pour d’autres, comme tout le monde.

J’ai aussi découvert mes limites et celles du système. Aujourd’hui, je discute plutôt par e-mail en direct et en privée avec celui ou celle qui a un commentaire à faire. Ça arrive souvent. Quant aux messages haineux et autre harcèlement, je ne répond pas.

Enfin, rien n’est définitif. Je ne sais pas ce que ça donnerait aujourd’hui : j’ai moins de visiteurs qu’à une époque. Je blogue moins aussi.

À voir.
Je verrais.

";s:7:"content";s:8899:"

Note : cet article a été écrit il y a un moment (2015). Il a été mis à jour plusieurs fois sans jamais être publié. C’est désormais chose faite.

Je me permets ici de revenir sur les commentaires d’un blog en ligne, car parfois on me pose la question, ou alors on voit des blogueurs demander à que les blogs rouvrent tous leur commentaires.

Déjà, un site web accessible au public ce n’est pas rien : vous aurez des visiteurs tout à fait normaux (bienveillant, curieux, pas forcément d’accord, mais respectueux et polis), mais aussi des robots légitimes (GoogleBot, pour indexer vos pages) des robots illégitimes (qui cherchent les numéros de téléphone ou adresses e-mail dans les pages pour les spammer), les petits malins qui vont bombarder les pages « /admin/ », ou « /wp-admin » de requêtes pour tenter de vous nuire, ou des gens qui vont spammer le bouton refresh 50 000 fois jour, croyant bien faire mais tuant votre serveur.
Aujourd’hui il y a aussi les IA qui vont tout vous piquer.

Il faut prendre en compte tout ça.

Il est possible, mais pas obligatoire, de permettre aux visiteurs de laisser des commentaires. C’est votre choix, c’est votre droit de ne pas l’autoriser. Sur ce blog, les commentaires ont déjà été désactivés, puis réactivés, puis refermés et ré-ouverts une nouvelle fois. Maintenant ils sont fermés. Sur mon autre blog, ils sont modérés avant publication.

Trouver une méthode vivable de tenir un blog tout en permettant aux lecteurs de réagir, ce n'est pas simple : entre une majorité de commentaires intéressants, cordiaux et constructifs, il faut subir les haters, des trolls, des ouistitis qui postent 500 commentaires par jour et qui font 25 000 mots chacun, du spam, du harcèlement contre vous ou contre un autre lecteur, les archéologues qui déterrent un coup de gueule vieux de 15 ans de quand vous étiez ado dans un monde qui n’existe plus et pense avoir trouvé le truc qui fait de vous un pédo-nazi-pirate-tueur de chatons.

Sans compter que lire et répondre à tout ça, même si c’est enrichissant, ça prend tout simplement du temps. Si l’on a deux commentaires par semaine, ça devrait aller, mais si on en a 50 par jour, c’est autre chose.

Ce n'est pas simple, croyez-moi.
Ça sonne prétentieux, mais je dis ça par expérience, tout simplement. Si vous venez de lancer votre tout premier site-web, sachez qu'il arrivera un moment où vous serez excédé : un jour vous reconsidérerez l'interaction avec vos lecteurs de façon globale. Je ne parle pas de bloquer un fouteur de merde. Ça c’est facile. Mais de revoir l’activation des commentaires ou non dans leur ensemble, voire avoir envie de tout laisser tomber.

Dans les faits et en généralisant, je pense qu’il arrive toujours une « masse critique » à partir de laquelle vous, votre site, ou votre communauté finit par exploser.
Certains laisseront faire, pour diverses raisons. Sur les réseaux sociaux, par exemple, des chamailleries dans les commentaires ça génère du chiffre. Suffit de lancer une polémique, et à vous les vues et les interactions ! Si ça ne vous plaît pas, suffit de ne pas intervenir.

Perso, sur mon site, je préfère éviter ça et y mettre un frein. Je ne cours pas derrière les vues : ça ne me rapporte rien, ni en pognon, ni en satisfaction.
Je l'ai vu sur mon site il y a des années. Je l’ai aussi vu sur des forums, des sites plus gros, des journaux en ligne, sur Youtube, Twitter…
Je l’ai aussi vu sur des sites des copains blogueurs. Je remarque la désactivation des commentaires à tour de bras. De plus en plus de sites personnels (en tout cas ceux qui restent) sont des sites sans commentaires.

D'autres se mettent à les modérer plus durement ou ont changé complètement leur système :

Certains vont même jusqu’à complètement fermer leur site.

Certains sites n’ont jamais activé les commentaires, avec là aussi leur raisons. Les sites qui n'ont rien changé et qui existent depuis longtemps ou sont assez gros, je vous laisse observer leurs commentaires et leur qualité : c'est le bordel. Constamment.
Typiquement, les sites de presse en ligne sont dans ce cas : lemonde.fr, le figaro.fr, etc.

Quand je vois un blog qui gueule ou un site qui ferme complètement à cause des commentaires, je comprends tout à fait. Je ne partage pas forcément, je ne suis pas toujours d'accord, je ne sais pas toujours tout le fond de l'histoire, mais je ne peux que comprendre et compatir.

Certains ne comprenaient pas pourquoi je désactive les commentaires chez moi. Et pour cause : je pense qu’il faut le vivre d’une façon ou d’une autre.

En ce qui me concerne, j’ai 17 ans de blogging derrière moi, soit environ la moitié de ma vie, j’ai participé sur des tas de forums en ligne bien avant ça et j’en ai moi-même ouvert. Il y a un énorme ravin entre se contenter d’écrire des articles et celui d’avoir à gérer des débats entre plusieurs personnes.
On ne peut évidemment pas plaire à tout le monde, et ça vaut pour moi comme pour tout le monde (en fait, peut-être plus pour le blogueur ou celui qui fait office de l’animateur dans l’espace d’échange que constitue un blog ; et pour ma part je donne souvent mon avis sur des sujets sensibles, et avec des avis authentiques, pas destinées à plaire).

Mais au final ce n’est pas vous à qui l’on dit « Pourquoi t’as censuré untel ? », « Pourquoi je suis bloqué ? », « Pourquoi tu ferme les commentaires ? », « Untel a dit […], c’est un @%#%$ »…

Pour ceux qui se posaient des questions sur les commentaires ou le blogging, ma réponse jusqu’à présent était toujours quelque chose du sens de « vous pouvez pas comprendre » ou « vous verrez vous-même ».
Je n’aimais pas du tout ces réponses, mais c’était la seule que j’avais. Il est facile de dire qu’un plat n’est pas bon alors qu’on n’a jamais rien cuisiné soi-même. Tenir un blog c’est pareil.

Il ne s’agit pas de faire peur à ceux qui se lancent avec un blog ou n’importe quelle communauté (chaîne YouTube, Twitter, forum…). Mais juste de donner quelques explications personnelles à propos de mon site. Il n’y a pas de quoi avoir peur. Les commentaires qui rendent la tenue d’un blog parfois compliqué sont minoritaires. Comme partout, ce sont les 1% les plus bruyants qui sont plus visible que les 99% autres. Mais parfois ça suffit pour être dépassé. Par ailleurs, certaines personnes aiment les débats ou les conflits, aiment et sont doués pour gérer ça (soit en ramenant la paix, soit en jetant de l’huile sur le feu). Pour ma part, plus ça va, plus le social et moi font deux.

Dans tous les cas, il n’y a qu’un bouton à presser pour fermer les commentaires. Certains ne vont pas aimer, mais on s’en fiche : votre site est à vous. Quelque soit votre décision vous serez dans votre bon droit, vous n’avez de comptes à rendre à absolument personne. Votre site n’est pas démocratique, et n’a pas à l’être. Tout simplement parce que c’est chez vous et non un espace de bien commun maintenu par les autres. C’est vous qui investissez dedans, c’est vous qui décidez tout à son propos.

N’oubliez pas non plus qu’une décision est réversible : n’ayez pas peur de changer d’avis, de tester, de voir la différence, bref, d’apprendre tout simplement. Et c’est bien ce que je fais ici. J’ai appris le côté technique pour faire un site dans un éditeur de texte, et j’ai appris à gérer une communauté ici. Et j’apprends encore. Et je suis plus doué pour certains trucs que pour d’autres, comme tout le monde.

J’ai aussi découvert mes limites et celles du système. Aujourd’hui, je discute plutôt par e-mail en direct et en privée avec celui ou celle qui a un commentaire à faire. Ça arrive souvent. Quant aux messages haineux et autre harcèlement, je ne répond pas.

Enfin, rien n’est définitif. Je ne sais pas ce que ça donnerait aujourd’hui : j’ai moins de visiteurs qu’à une époque. Je blogue moins aussi.

À voir.
Je verrais.

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i
Vu à Carrouf aujourd’hui :

Achetez par chèque maintenant, payez à partir du mardi 7 avril 2026.

Ou comment se mettre à vivre à crédit même pour ses fruits et ses légumes.

… et ou comment mettre les gens dans la merde encore plus qu’ils ne le sont déjà : qu’on le paye maintenant ou après, on le paye dans tous les cas.

On dit que j’ai plus ou moins des facilités pour expliquer simplement des choses compliquées, mais là je jette l’éponge pour essayer d’expliquer que c’est plutôt une mauvaise idée, que certains vont s’en mordre les doigts, et que ça va faire plus de mal que de bien.

En réalité j’ai déjà abandonné depuis le jour où j’ai appris que certaines personnes considèrent le découvert autorisé comme de l’argent de poche gratuit donné par ta banque.

Mais bon, quand un ministre déclare que les maths ça ne sert à rien et que la gestion de l’argent est laissé à ton commerçant, ça ne peut que mal se passer dans tous les cas.

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Vu à Carrouf aujourd’hui :

Achetez par chèque maintenant, payez à partir du mardi 7 avril 2026.

Ou comment se mettre à vivre à crédit même pour ses fruits et ses légumes.

… et ou comment mettre les gens dans la merde encore plus qu’ils ne le sont déjà : qu’on le paye maintenant ou après, on le paye dans tous les cas.

On dit que j’ai plus ou moins des facilités pour expliquer simplement des choses compliquées, mais là je jette l’éponge pour essayer d’expliquer que c’est plutôt une mauvaise idée, que certains vont s’en mordre les doigts, et que ça va faire plus de mal que de bien.

En réalité j’ai déjà abandonné depuis le jour où j’ai appris que certaines personnes considèrent le découvert autorisé comme de l’argent de poche gratuit donné par ta banque.

Mais bon, quand un ministre déclare que les maths ça ne sert à rien et que la gestion de l’argent est laissé à ton commerçant, ça ne peut que mal se passer dans tous les cas.

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Une analemme.

Vu que l’année démarre, pourquoi ne pas faire un peu d’astronomie tout au long de 2026 ?

Ce que je vous propose de faire, et je vais le faire aussi de mon côté, c’est une expérience d’astronomie sur toute l’année : l’expérience dure une année exactement. Elle est très simple, vous pouvez la faire avec vos enfants, ou même à l’école (si vous êtes prof par exemple).

Vous voyez l’image en tête de cet article ?
On y voit un paysage avec plusieurs Soleils représentés. Les différents points du Soleil correspondent à sa position dans le ciel qui varie tout au long de l’année. Ce tracé en forme de « 8 » est appelée un analemme.

On obtient cette image en prenant à intervalle régulier (chaque jour, chaque semaine, chaque mois…) une photo du Soleil, du même endroit sur Terre, avec la même orientation, et surtout, à la même heure de la journée, puis, au bout d’une année, de combiner toutes ces photos.

L’on observe donc que, bien que l’on soit à la même heure et au même endroit, le Soleil n’est pas toujours au même endroit : sa position dans le ciel évolue. Sa position varie en hauteur : elle est plus base en hiver, et plus haute en été, chose que vous avez probablement constaté sans y penser ; mais elle varie aussi sur l’axe gauche-droite. Ceci est plus intriguant.

L’expérience

Je déconseille de prendre des photos du Soleil. Votre appareil photo n’appréciera pas, et vos yeux non plus. On va plutôt prendre un point fixe quelque part et noter son ombre sur le sol, tout au long de l’année.

Le point fixe ne doit pas bouger. Cela peut être le sommet d’un lampadaire dans un parking, ou le coq en haut d’une église. On peut aussi planter un piquet dans le sol. Pour ceux qui préfèrent rester à l’intérieur de la maison, on peut faire une marque sur la vitre d’une fenêtre. La fenêtre doit être éclairée toute l’année (exposée au sud, donc), et doit donc éclairer par terre chez vous. L’ombre de la marque sur la vitre sera alors ce que l’on va noter à intervalles réguliers.

Chez moi j’ai fait une marque en forme de carré avec du scotch sur ma vitre :

Une marque sur la vitre
Une marque sur ma vitre (qui est toute sale…).

Cette marque va rester là toute l’année : mettez-la à l’intérieur et assurez-vous que cela ne bouge pas.

Ce qui nous intéresse maintenant, c’est l’ombre de cette marque sur le parquet (ou sur un mur) :

Trouvez l’ombre sur le sol.
La marque projette une ombre sur le sol.

Là aussi, il faudra pouvoir annoter la marque sur le sol, tout au long de l’année. On va pas abîmer le parquet avec un clou (sauf à faire une œuvre d’art permanente), mais une marque avec un bout de scotch, ou un marqueur suffit.

Ce qu’il faut faire maintenant, c’est, tous les jours à la même heure — ceci est très très important — une marque de l’ombre sur le sol. On peut aussi le faire chaque semaine, ou tous les deux jours : peu importe, il faut juste le faire au moins une vingtaine de fois dans l’année.

Personnellement, je vais faire ça chaque samedi, à midi pile. Si un samedi je ne suis pas là, ou s’il fait nuageux, ce n’est pas grave : je le ferais le dimanche, ou le lundi. Louper un point n’est vraiment pas grave. Tant que vous en avez une vingtaine plus ou moins régulièrement espacée au cours d’une année.

Comme ceci :

Le premier point de l’analemme
Et hop, on marque le sol d’une croix au milieu de la marque de l’ombre.

J’insiste : il faut être très méticuleux dans l’heure à laquelle vous allez poser la marque. Faire la marque à 12 h 01 au lieu de 12 h 00 peut tout changer. Voyez-vous même avec cette photo prise à 12 h 01 :

Le même point seulement une minute plus tard
Le point, mais à 12 h 01 !

Même une minute après, l’ombre a déjà bougé de pratiquement un centimètre !
Si vous choisissez de faire cette marque à 12 h 00, mettez-vous un réveil à 11 h 50 par exemple.

Une fois que la marque est faite, il n’y a plus qu’à attendre le lendemain à la même heure (ou la semaine d’après, à la même heure), et de faire ça tout au long de l’année.

Normalement, vous verrez que le point sera décalé à chaque fois, et à la fin de l’année, vous aurez également cette figure en forme de 8, ou de lemniscate (le nom du symbole de l’infini).

Remarque

Je le redis : soyez rigoureux dans l’heure. Cela peut être 11 h, 12 h ou 14 h, peu importe, mais gardez la même tout au long de l’année. Prenez également une heure où il y a du soleil. À 07 h 00, vous aurez du soleil en été, mais pas en hiver.

Il faudra également faire attention au changement d’heure en mars et en octobre ! Les ombres et les marques reflètent la position du Soleil dans le ciel. C’est l’heure solaire (aussi appelée « heure solaire vraie ») qu’il faut considérer, pas l’heure civile (le terme rigoureux est « heure solaire locale moyenne », mais je préfère dire « heure civile »). Autrement dit, quand on sera passé à l’heure d’été il faudra décaler d’une heure.
Ainsi, si vous commencez aujourd’hui en choisissant 12 h 00 comme référence, lorsque nous passeront à l’heure d’été, il faudra prendre le point à 11 h 00, et cela, jusqu’au retour à l’heure d’hiver.

Si vous faites cela, vous resterez à l’heure solaire vraie toute l’année et votre analemme formera un joli « 8 ». Si vous ne le faites pas, il reste évidemment possible de faire le tracé, mais votre analemme sera décalé sur toute une section. Cela peut être intéressant à constater aussi, cela dit.

Explications

L’analemme a une forme caractéristique de « 8 ».

Sa hauteur provient du passage des saisons : en été, le Soleil est plus haut dans le ciel et l’ombre sera plus proche de la fenêtre, et en hiver, le Soleil étant plus bas, l’ombre de la marque sera plus distante. Cela provient de l’inclinaison de la Terre par rapport au plan de l’écliptique : on parle aussi d’obliquité.
Au cours d’une année, nous sommes donc tantôt inclinés vers le Soleil (en été), ou à l’opposé (en hiver). C’est pour ça qu’il fait plus chaud en été. Cela explique donc l’élongation de ce « 8 ».

La largeur du 8 provient quant à lui d’un phénomène bien moins connu. Si le 8 est élargi, cela veut dire que le Soleil est tantôt un peu plus à gauche, tantôt un peu plus à droite par rapport à sa position « moyenne » à l’heure choisie.
Comment cela se fait ?

La position du Soleil dans le ciel reste une illusion : le Soleil est fixe, c’est la Terre qui tourne sur elle-même. Chaque jour, le Soleil décrit donc un arc dans le ciel, et le point culminant correspond au « midi solaire ». On appelle ce moment la culmination méridienne.

Sauf que nous ne traçons pas les crois à l’heure solaire, mais à l’heure civile ! L’heure civile divise la journée en 24 heures très précisément. Sauf que la Terre ne fait pas face au Soleil avec une régularité de 24 heures !
La Terre est sur une orbite elliptique autour du Soleil. Cela signifie qu’elle est tantôt plus proche, et tantôt plus éloignée. Les lois de Kepler nous apprennent que la Terre se déplace plus rapidement sur son orbite lorsqu’elle est proche du Soleil, et plus lentement quand elle en est éloignée.
Or, si elle est plus proche, vu qu’elle va plus vite, elle parcourt une plus grande portion de son orbite ce jour-là. Si l’on veut suivre la position du Soleil ce jour-là, l’on verrait qu’il est un peu en retard par rapport à l’heure civile (plus régulière).

L’heure civile mesurant 24 heures, il s’agit là d’une moyenne sur toute une année des jours solaires. Certains jours solaires sont donc plus longs, d’autres plus courts. Et le déplacement du Soleil est donc d’autant plus irrégulière.

Ceci explique le déplacement horizontal de l’ombre.

… enfin, une partie seulement : car s’il n’y avait que ça, l’on observerait une seule boucle, en forme de « 0 ». Le nœud du « 8 » provient du fait que les deux phénomènes (l’obliquité de l’axe de rotation et l’ellipticité de l’orbite) participent au décalage latéral : en été, la trajectoire du Soleil est non seulement plus haute, mais aussi plus rectiligne dans le ciel. En hiver, elle est plus arquée, et ceci donne également lieu à un retard ou à une avance entre l’heure civile et l’heure solaire.
Les deux phénomènes combinés se font à des fréquences différentes, et cela se traduit par une boucle dans l’analemme.

Ce décalage, dont la moyenne sur une année est nulle, mais qui est non nul pour un jour donné, entre l’heure solaire et l’heure civile, est appelé [b]équation du temps[/b]. L’amplitude de ce décalage au cours d’une année est d’environ 30 minutes tout de même, variant de −15 minutes à +15 minutes !

Vous pouvez suivre l’équation du temps sur cette page : l’Équation du Temps. La page vous montre donc le décalage, à un instant donné, entre l’heure solaire vraie et l’heure solaire moyenne (heure civile).

En conclusion

Cette expérience, je vais la faire également. Cela m’amuse. J’espère que cela en amusera d’autres aussi.

Elle est une preuve que la Terre est inclinée sur son axe et qu’elle tourne autour du Soleil. Elle valide également les équations de Kepler sur les orbites des planètes.

Notez que l’on n’a pas attendu Kepler au XVIᵉ siècle pour comprendre tout ça. Les Romains et les Grecs étaient déjà au courant. Leur heure de la journée était mesurée avec des cadrans solaires. Un cadran solaire, c’est précisément une tige, appelée gnomon, qui produit une ombre sur un cadran : l’ombre tombe alors sur une valeur inscrite sur le cadran, et celle valeur correspond à l’heure de la journée.

Or, si l’on ne fait rien, l’heure solaire pouvait être déplacée de ±15 minutes par rapport à l’heure civile, chose qui pouvait poser problème dans certaines situations, je suppose.

Certains cadrans solaires, en plus des valeurs de l’heure, intègrent donc des mesures plus précises pour chaque jour de l’année. Selon le jour de l’année, donc, il faut donc utiliser une marque donnée. On peut le voir sur cet exemple de cadran solaire, où il y a un tracé pour chaque mois de l’année !

Pour aller plus loin

Ici, nous traçons donc l’analemme pour une année, avec des mesures une fois par jour (ou en tout cas une fois pour une journée donnée).

Si vous voulez aller plus loin (et que vous avez le temps), vous pouvez faire plusieurs points chaque jour, qui donnera alors une courbe par jour également. Cela revient alors à créer un cadran solaire. Si vous faites cela plusieurs jours dans l’année, vous constaterez que les courbes se décalent de jour en jour.
En faisant cela pour chaque jour de l’année, et à chaque heure, et en reliant d’une part les courbes pour chaque journée, et d’autre part les courbes à heures fixes pour différents jours, vous aurez un cadran solaire très précis, qui tient compte de l’équation de temps.

Chose que les astronomes de l’antiquité avaient déjà fait.

Enfin, pour finir, si vous suivez cette expérience, n’hésitez pas à revenir sur cet article dans un an, et à m’envoyer une photo du résultat final. Je la publierais ici, avec la mienne !

image d’en-tête de Giuseppe Donatiello

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Une analemme.

Vu que l’année démarre, pourquoi ne pas faire un peu d’astronomie tout au long de 2026 ?

Ce que je vous propose de faire, et je vais le faire aussi de mon côté, c’est une expérience d’astronomie sur toute l’année : l’expérience dure une année exactement. Elle est très simple, vous pouvez la faire avec vos enfants, ou même à l’école (si vous êtes prof par exemple).

Vous voyez l’image en tête de cet article ?
On y voit un paysage avec plusieurs Soleils représentés. Les différents points du Soleil correspondent à sa position dans le ciel qui varie tout au long de l’année. Ce tracé en forme de « 8 » est appelée un analemme.

On obtient cette image en prenant à intervalle régulier (chaque jour, chaque semaine, chaque mois…) une photo du Soleil, du même endroit sur Terre, avec la même orientation, et surtout, à la même heure de la journée, puis, au bout d’une année, de combiner toutes ces photos.

L’on observe donc que, bien que l’on soit à la même heure et au même endroit, le Soleil n’est pas toujours au même endroit : sa position dans le ciel évolue. Sa position varie en hauteur : elle est plus base en hiver, et plus haute en été, chose que vous avez probablement constaté sans y penser ; mais elle varie aussi sur l’axe gauche-droite. Ceci est plus intriguant.

L’expérience

Je déconseille de prendre des photos du Soleil. Votre appareil photo n’appréciera pas, et vos yeux non plus. On va plutôt prendre un point fixe quelque part et noter son ombre sur le sol, tout au long de l’année.

Le point fixe ne doit pas bouger. Cela peut être le sommet d’un lampadaire dans un parking, ou le coq en haut d’une église. On peut aussi planter un piquet dans le sol. Pour ceux qui préfèrent rester à l’intérieur de la maison, on peut faire une marque sur la vitre d’une fenêtre. La fenêtre doit être éclairée toute l’année (exposée au sud, donc), et doit donc éclairer par terre chez vous. L’ombre de la marque sur la vitre sera alors ce que l’on va noter à intervalles réguliers.

Chez moi j’ai fait une marque en forme de carré avec du scotch sur ma vitre :

Une marque sur la vitre
Une marque sur ma vitre (qui est toute sale…).

Cette marque va rester là toute l’année : mettez-la à l’intérieur et assurez-vous que cela ne bouge pas.

Ce qui nous intéresse maintenant, c’est l’ombre de cette marque sur le parquet (ou sur un mur) :

Trouvez l’ombre sur le sol.
La marque projette une ombre sur le sol.

Là aussi, il faudra pouvoir annoter la marque sur le sol, tout au long de l’année. On va pas abîmer le parquet avec un clou (sauf à faire une œuvre d’art permanente), mais une marque avec un bout de scotch, ou un marqueur suffit.

Ce qu’il faut faire maintenant, c’est, tous les jours à la même heure — ceci est très très important — une marque de l’ombre sur le sol. On peut aussi le faire chaque semaine, ou tous les deux jours : peu importe, il faut juste le faire au moins une vingtaine de fois dans l’année.

Personnellement, je vais faire ça chaque samedi, à midi pile. Si un samedi je ne suis pas là, ou s’il fait nuageux, ce n’est pas grave : je le ferais le dimanche, ou le lundi. Louper un point n’est vraiment pas grave. Tant que vous en avez une vingtaine plus ou moins régulièrement espacée au cours d’une année.

Comme ceci :

Le premier point de l’analemme
Et hop, on marque le sol d’une croix au milieu de la marque de l’ombre.

J’insiste : il faut être très méticuleux dans l’heure à laquelle vous allez poser la marque. Faire la marque à 12 h 01 au lieu de 12 h 00 peut tout changer. Voyez-vous même avec cette photo prise à 12 h 01 :

Le même point seulement une minute plus tard
Le point, mais à 12 h 01 !

Même une minute après, l’ombre a déjà bougé de pratiquement un centimètre !
Si vous choisissez de faire cette marque à 12 h 00, mettez-vous un réveil à 11 h 50 par exemple.

Une fois que la marque est faite, il n’y a plus qu’à attendre le lendemain à la même heure (ou la semaine d’après, à la même heure), et de faire ça tout au long de l’année.

Normalement, vous verrez que le point sera décalé à chaque fois, et à la fin de l’année, vous aurez également cette figure en forme de 8, ou de lemniscate (le nom du symbole de l’infini).

Remarque

Je le redis : soyez rigoureux dans l’heure. Cela peut être 11 h, 12 h ou 14 h, peu importe, mais gardez la même tout au long de l’année. Prenez également une heure où il y a du soleil. À 07 h 00, vous aurez du soleil en été, mais pas en hiver.

Il faudra également faire attention au changement d’heure en mars et en octobre ! Les ombres et les marques reflètent la position du Soleil dans le ciel. C’est l’heure solaire (aussi appelée « heure solaire vraie ») qu’il faut considérer, pas l’heure civile (le terme rigoureux est « heure solaire locale moyenne », mais je préfère dire « heure civile »). Autrement dit, quand on sera passé à l’heure d’été il faudra décaler d’une heure.
Ainsi, si vous commencez aujourd’hui en choisissant 12 h 00 comme référence, lorsque nous passeront à l’heure d’été, il faudra prendre le point à 11 h 00, et cela, jusqu’au retour à l’heure d’hiver.

Si vous faites cela, vous resterez à l’heure solaire vraie toute l’année et votre analemme formera un joli « 8 ». Si vous ne le faites pas, il reste évidemment possible de faire le tracé, mais votre analemme sera décalé sur toute une section. Cela peut être intéressant à constater aussi, cela dit.

Explications

L’analemme a une forme caractéristique de « 8 ».

Sa hauteur provient du passage des saisons : en été, le Soleil est plus haut dans le ciel et l’ombre sera plus proche de la fenêtre, et en hiver, le Soleil étant plus bas, l’ombre de la marque sera plus distante. Cela provient de l’inclinaison de la Terre par rapport au plan de l’écliptique : on parle aussi d’obliquité.
Au cours d’une année, nous sommes donc tantôt inclinés vers le Soleil (en été), ou à l’opposé (en hiver). C’est pour ça qu’il fait plus chaud en été. Cela explique donc l’élongation de ce « 8 ».

La largeur du 8 provient quant à lui d’un phénomène bien moins connu. Si le 8 est élargi, cela veut dire que le Soleil est tantôt un peu plus à gauche, tantôt un peu plus à droite par rapport à sa position « moyenne » à l’heure choisie.
Comment cela se fait ?

La position du Soleil dans le ciel reste une illusion : le Soleil est fixe, c’est la Terre qui tourne sur elle-même. Chaque jour, le Soleil décrit donc un arc dans le ciel, et le point culminant correspond au « midi solaire ». On appelle ce moment la culmination méridienne.

Sauf que nous ne traçons pas les crois à l’heure solaire, mais à l’heure civile ! L’heure civile divise la journée en 24 heures très précisément. Sauf que la Terre ne fait pas face au Soleil avec une régularité de 24 heures !
La Terre est sur une orbite elliptique autour du Soleil. Cela signifie qu’elle est tantôt plus proche, et tantôt plus éloignée. Les lois de Kepler nous apprennent que la Terre se déplace plus rapidement sur son orbite lorsqu’elle est proche du Soleil, et plus lentement quand elle en est éloignée.
Or, si elle est plus proche, vu qu’elle va plus vite, elle parcourt une plus grande portion de son orbite ce jour-là. Si l’on veut suivre la position du Soleil ce jour-là, l’on verrait qu’il est un peu en retard par rapport à l’heure civile (plus régulière).

L’heure civile mesurant 24 heures, il s’agit là d’une moyenne sur toute une année des jours solaires. Certains jours solaires sont donc plus longs, d’autres plus courts. Et le déplacement du Soleil est donc d’autant plus irrégulière.

Ceci explique le déplacement horizontal de l’ombre.

… enfin, une partie seulement : car s’il n’y avait que ça, l’on observerait une seule boucle, en forme de « 0 ». Le nœud du « 8 » provient du fait que les deux phénomènes (l’obliquité de l’axe de rotation et l’ellipticité de l’orbite) participent au décalage latéral : en été, la trajectoire du Soleil est non seulement plus haute, mais aussi plus rectiligne dans le ciel. En hiver, elle est plus arquée, et ceci donne également lieu à un retard ou à une avance entre l’heure civile et l’heure solaire.
Les deux phénomènes combinés se font à des fréquences différentes, et cela se traduit par une boucle dans l’analemme.

Ce décalage, dont la moyenne sur une année est nulle, mais qui est non nul pour un jour donné, entre l’heure solaire et l’heure civile, est appelé [b]équation du temps[/b]. L’amplitude de ce décalage au cours d’une année est d’environ 30 minutes tout de même, variant de −15 minutes à +15 minutes !

Vous pouvez suivre l’équation du temps sur cette page : l’Équation du Temps. La page vous montre donc le décalage, à un instant donné, entre l’heure solaire vraie et l’heure solaire moyenne (heure civile).

En conclusion

Cette expérience, je vais la faire également. Cela m’amuse. J’espère que cela en amusera d’autres aussi.

Elle est une preuve que la Terre est inclinée sur son axe et qu’elle tourne autour du Soleil. Elle valide également les équations de Kepler sur les orbites des planètes.

Notez que l’on n’a pas attendu Kepler au XVIᵉ siècle pour comprendre tout ça. Les Romains et les Grecs étaient déjà au courant. Leur heure de la journée était mesurée avec des cadrans solaires. Un cadran solaire, c’est précisément une tige, appelée gnomon, qui produit une ombre sur un cadran : l’ombre tombe alors sur une valeur inscrite sur le cadran, et celle valeur correspond à l’heure de la journée.

Or, si l’on ne fait rien, l’heure solaire pouvait être déplacée de ±15 minutes par rapport à l’heure civile, chose qui pouvait poser problème dans certaines situations, je suppose.

Certains cadrans solaires, en plus des valeurs de l’heure, intègrent donc des mesures plus précises pour chaque jour de l’année. Selon le jour de l’année, donc, il faut donc utiliser une marque donnée. On peut le voir sur cet exemple de cadran solaire, où il y a un tracé pour chaque mois de l’année !

Pour aller plus loin

Ici, nous traçons donc l’analemme pour une année, avec des mesures une fois par jour (ou en tout cas une fois pour une journée donnée).

Si vous voulez aller plus loin (et que vous avez le temps), vous pouvez faire plusieurs points chaque jour, qui donnera alors une courbe par jour également. Cela revient alors à créer un cadran solaire. Si vous faites cela plusieurs jours dans l’année, vous constaterez que les courbes se décalent de jour en jour.
En faisant cela pour chaque jour de l’année, et à chaque heure, et en reliant d’une part les courbes pour chaque journée, et d’autre part les courbes à heures fixes pour différents jours, vous aurez un cadran solaire très précis, qui tient compte de l’équation de temps.

Chose que les astronomes de l’antiquité avaient déjà fait.

Enfin, pour finir, si vous suivez cette expérience, n’hésitez pas à revenir sur cet article dans un an, et à m’envoyer une photo du résultat final. Je la publierais ici, avec la mienne !

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Circuit imprimé décorré pour Noël.
Après les articles en 2014, 2017, 2019 et 2020, voici de nouveau un listing des pratiques énervantes sur le web, mises à jour.

(et on verra si celui-ci se fera recopier de façon indélicate également ^^)

Déjà, on peut dire qu’une bonne partie des pratiques des autres années n’a pas été résolue.
On n’a plus flash / silverlight / java ou d’autres conneries (merci), mais on a d’autres pratiques de merde. Beaucoup.

Des pages de plus en plus lourdes.

Le web permet de plus en plus de choses, mais c’est pas une raison d’alourdir toujours plus les documents. Au contraire. Ce qui auparavant était dans des libs, des hacks et des quirks, est désormais nativement pris en chaque par les navigateurs. On peut donc virer un paquet de libs à la con et alléger les pages.

Dans les faits :

Poids d’une page web.
40 Mo pour une page web ? Ce monde est complètement taré.

Malheureusement donc, ce n’est pas comme ça que ça se passe, même si tous les navigateurs étaient à jour. Généralement, les éléments de l’interface proposés par le navigateur (par exemple un sélecteur de dates ou un menu déroulant) ne suffisent pas au web-dév qui préfère utiliser une lib débile pour transformer des DIV en SELECT.

Le retour (forcé) de la pub

On l’a vu avec YouTube, mais ce n’est pas un cas isolé : de plus en plus de sites obligent la désactivation des bloqueurs de pub pour pouvoir être accessibles. YouTube se le permet, car il est incontournable. Ça ne va pas durer quand tout le monde passera par des clients tiers, mais pour l’instant c’est ça.

Par contre un site de média qui fait ça se tire une balle dans le pied : ce n’est pas comme si l’information n’était pas disponible ailleurs. Un site avec un paywall ou qui force un peu trop sur l’acceptation des cookies, désormais je blackliste.

Les sites qui ne marchent pas la moitié du temps

Coucou le site suivi Colissimo ? Coucou le site pourri de la SNCF ? Ça vous dit de fonctionner parfois, où ça fait partie de votre stratégie commerciale, sachant que de toute façon vos usagers, ou plutôt clients — oui je persiste — n’ont pas le choix de vous choisir ?

Le site de la poste dont le suivi ne marche (encore) pas.Le site de la poste dont le suivi ne marche pas les 3/4 du temps.
Le site d’EDF qui marche pas non plus.
Le site de EDF, pareil : ça marche pas, mais personne ne sait pourquoi.

C’est pas comme si vous étiez une petite PME excusable, ou que votre site était maintenu par un seul gus dans son garage (même si les libs dont vous abusez le sont).

Et puis leur « momentané » est de la poudre aux yeux : parfois ça dure plusieurs jours. Quant à la Poste, vous savez que je les hais pour leur service de merde, mais leur putain de site est quand-même en échec particulièrement souvent. Mention spéciale pour Digiposte, le truc que les entreprises choisissent pour distribuer les fiches de paye et autres documents, est systématiquement en rade les derniers jours du mois (mais faut les comprendre : les fins de mois arrivent sans prévenir… tous les mois !).

Le site des impôts, lui, n’est jamais hors-ligne et fonctionne toujours. Étrangement.

Les sites où on tourne en rond

Ça ne vous est jamais arrivé d’atterrir sur un site avec l’intention de faire quelque chose (contacter le support, trouver un numéro de téléphone, le panier…), mais de ne pas savoir où cliquer tellement c’est le bordel ? Alors vous passez 10 minutes à observer l’écran dans tous les sens, mais non, toujours pas de bouton pour faire l’action que vous voulez.

Mettez des liens clairs pour effectuer une action. Ne cachez pas le lien pour accéder au panier, à la page de contact, celle pour s’inscrire ou pour revenir à l’index.

Le pire reste quand par ailleurs (e-mail, CM twitter…) on vous dit « retrouvez <l’action> sur notre site », alors que le site est essentiellement vide, ou renvoie sur Twitter ou FB. Du foutage de gueule.
C’est le cas du site de l’URSSaf où on tourne en rond avec l’INPI ou de Dell (qui nous prennent pour une balle de ping-pong à nous balancer entre le site et les réseaux sociaux).

Les menus fixes

Les menus fixes permettent d’avoir des informations (et des liens bien souvent) toujours visibles à l’écran. Si vous faites ça, assurez-vous de tester votre @#%$ de site.

Je ne compte plus le nombre de PC que je vois passer et qui appartiennent à des personnes âgées dont la vue baisse et qui ont tout mis en grand sur leur écran. Or quand on met tout en grand, les menus fixes sont plus grands aussi jusqu’à recouvrir 80 % de l’écran.

N’est-ce pas SFR et ton espace e-mail non-zoomable ? Là aussi, les sites de très grands groupes parfois ne sont pas assez testés.

Rendez-nous des liens HTML

Arrêtez avec les liens JavaScript ou des boutons impossibles à middle-clic pour l’ouvrir dans un autre onglet. On n’est plus en 2004, les navigateurs ont des onglets. Le grand champion ici est le site des impôts qui fonctionne encore comme sous IE6 en ouvrant des fenêtres dans tous les sens.

Quant aux sites de téléchargements en tout genre (images, logiciels, etc.) ne tournez pas autour du pot avec des boutons, liens raccourcis et comptes à rebours.
Assez de tout ce bullshit : mettez un lien vers le fichier et cassez pas les couilles.

Arrêtez de bloquer les clic-droits et les raccourcis clavier

Et toujours des sites qui bloquent des clics-droits, et même parfois les raccourcis clavier pour afficher la source de la page. Vous êtes sérieux, bande de petits cons ? Vous pensez qu’on est des lapins de trois semaines ?
Y a combien de chances que quelqu’un qui connaît Ctrl+Shift+I ne sache pas contourner un blocage de Ctrl+Shift+I ?

Probablement que ça rebutera la plupart des gens d’aller chercher plus loin, mais si je veux obtenir un truc sur votre site, croyez-moi, je l’aurais.

Et pour ceux qui ne savent pas, quand le clic-droit est bloqué, faites « Shift + ClicDroit », ou « Alt+ClicDroit », et là ça forcera l’apparition du menu, même si le webmaster ne veut pas.

Laissez-nous copier-coller des e-mails et des mots de passe

Je n’ai jamais compris pourquoi l’on était tenu de taper deux fois son adresse e-mail lors d’une inscription. Le mot de passe, pourquoi pas, mais l’e-mail… wtf ? Et encore pour le mot de passe : mettez un bouton qui l’affiche en clair, c’est pas très compliqué.

Et laissez-nous copier-coller tout ça.

Arrêtez de refuser des adresses e-mail valides !

… surtout si vous êtes un site qui vend quelque chose et si vous n’avez pas envie de voir de potentiels clients partir. Mon adresse e-mail est acceptée par tout le monde normal depuis bientôt 15 ans, y compris les le service des impôts en France, l’ambassade des Pays-Bas à Paris et l’Armée de l’Air française.

Mais divers sites marchands considèrent tout ce qui n’est pas @outlook.fr ou @gmail.com comme de la merde :

Capture d’écran d’un formulaire qui refuse mon e-mail perso.
Le site d’Ornikar qui refuse tout ce qui n’est pas GAFAM.

Dans ces cas-là, je vais voir ailleurs, tant pis pour eux (d’autant qu’ils se fichent de moi quand je leur signale le problème).

Les sites de marchands qui ne livrent pas chez toi

Autant quand un site américain ou chinois refuse de livrer chez toi en Europe pour une question de douanes ou de taxes (what else ?), c’est con, mais bon, ça peut se comprendre (et encore), quand c’est un site français qui te dis « désolé, aucun livreur ne livre chez vous », alors que le site expédie depuis la France, et que notre adresse est aussi en France, bah ça le fait pas. Vous passez juste pour des branleurs.

Aucune explication, un message tout simplement faux en plus de ça. C’est n’importe quoi.

Des popup, et des popup sur les popup

On pourrait penser qu’en 2025 on avait dépassé tout ça, que les popup, c’est terminé, mais il n’en est rien. C’est même de pire en pire. Maintenant, en tout cas la première fois que tu vas sur un site, tu as bien 5 ou 6 actions à mener pour pouvoir commencer à lire :

i
Miam, des popup, et des cookies !(image)

Et je ne parle pas des popup des navigateurs pour accepter (ou non) :

Je regrette un peu Opera 12, où l’on avait une liste de permissions, et on pouvait dire « oui pour tous les sites (sauf liste noire) », « non pour tous les sites (sauf liste blanche) », « choisir au cas par cas ».
En gros, on bloquait la localisation pour tout le monde, et si un site le demandait légitimement, on pouvait toujours l’activer dans les paramètres du domaine.

Idéalement je veux que mon Firefox propose un menu à côté de la barre d’adresse avec la liste des autorisations : popups, GPS, micro, etc (et non autant de popups que de demandes).

Youtube, je te déteste

Outre la publicité, toujours plus intrusive sur ce site (au point où désormais je télécharge les vidéos en local pour pouvoir les regarder tranquillement), désormais les vidéos — l’audio en fait — est automatiquement traduite, avec une voix mécanique et la précision que l’on connaît des traducteurs automatiques.

C’est n’importe quoi, et impossible de désactiver ça, en tout cas sur mobile. Sur desktop, on peut encore jongler entre les langues. Mais le fait qu’il n’y ait pas un choix quelque part, c’est honteux.
Youtube se permet ici d’imposer des choses que ni le créateur, ni le lecteur n’a choisi de voir, ni ne veut. Et ça c’est intolérable, d’autant que la qualité de ce qui est imposé est merdique.

Malheureusement, on a beau implorer les créateurs de passer par une autre plateforme, même payante(Nebula…), certains ne veulent tout simplement pas. Tant pis pour eux ?

Image d’en-tête produite par Bing AI

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Circuit imprimé décorré pour Noël.
Après les articles en 2014, 2017, 2019 et 2020, voici de nouveau un listing des pratiques énervantes sur le web, mises à jour.

(et on verra si celui-ci se fera recopier de façon indélicate également ^^)

Déjà, on peut dire qu’une bonne partie des pratiques des autres années n’a pas été résolue.
On n’a plus flash / silverlight / java ou d’autres conneries (merci), mais on a d’autres pratiques de merde. Beaucoup.

Des pages de plus en plus lourdes.

Le web permet de plus en plus de choses, mais c’est pas une raison d’alourdir toujours plus les documents. Au contraire. Ce qui auparavant était dans des libs, des hacks et des quirks, est désormais nativement pris en chaque par les navigateurs. On peut donc virer un paquet de libs à la con et alléger les pages.

Dans les faits :

Poids d’une page web.
40 Mo pour une page web ? Ce monde est complètement taré.

Malheureusement donc, ce n’est pas comme ça que ça se passe, même si tous les navigateurs étaient à jour. Généralement, les éléments de l’interface proposés par le navigateur (par exemple un sélecteur de dates ou un menu déroulant) ne suffisent pas au web-dév qui préfère utiliser une lib débile pour transformer des DIV en SELECT.

Le retour (forcé) de la pub

On l’a vu avec YouTube, mais ce n’est pas un cas isolé : de plus en plus de sites obligent la désactivation des bloqueurs de pub pour pouvoir être accessibles. YouTube se le permet, car il est incontournable. Ça ne va pas durer quand tout le monde passera par des clients tiers, mais pour l’instant c’est ça.

Par contre un site de média qui fait ça se tire une balle dans le pied : ce n’est pas comme si l’information n’était pas disponible ailleurs. Un site avec un paywall ou qui force un peu trop sur l’acceptation des cookies, désormais je blackliste.

Les sites qui ne marchent pas la moitié du temps

Coucou le site suivi Colissimo ? Coucou le site pourri de la SNCF ? Ça vous dit de fonctionner parfois, où ça fait partie de votre stratégie commerciale, sachant que de toute façon vos usagers, ou plutôt clients — oui je persiste — n’ont pas le choix de vous choisir ?

Le site de la poste dont le suivi ne marche (encore) pas.Le site de la poste dont le suivi ne marche pas les 3/4 du temps.
Le site d’EDF qui marche pas non plus.
Le site de EDF, pareil : ça marche pas, mais personne ne sait pourquoi.

C’est pas comme si vous étiez une petite PME excusable, ou que votre site était maintenu par un seul gus dans son garage (même si les libs dont vous abusez le sont).

Et puis leur « momentané » est de la poudre aux yeux : parfois ça dure plusieurs jours. Quant à la Poste, vous savez que je les hais pour leur service de merde, mais leur putain de site est quand-même en échec particulièrement souvent. Mention spéciale pour Digiposte, le truc que les entreprises choisissent pour distribuer les fiches de paye et autres documents, est systématiquement en rade les derniers jours du mois (mais faut les comprendre : les fins de mois arrivent sans prévenir… tous les mois !).

Le site des impôts, lui, n’est jamais hors-ligne et fonctionne toujours. Étrangement.

Les sites où on tourne en rond

Ça ne vous est jamais arrivé d’atterrir sur un site avec l’intention de faire quelque chose (contacter le support, trouver un numéro de téléphone, le panier…), mais de ne pas savoir où cliquer tellement c’est le bordel ? Alors vous passez 10 minutes à observer l’écran dans tous les sens, mais non, toujours pas de bouton pour faire l’action que vous voulez.

Mettez des liens clairs pour effectuer une action. Ne cachez pas le lien pour accéder au panier, à la page de contact, celle pour s’inscrire ou pour revenir à l’index.

Le pire reste quand par ailleurs (e-mail, CM twitter…) on vous dit « retrouvez <l’action> sur notre site », alors que le site est essentiellement vide, ou renvoie sur Twitter ou FB. Du foutage de gueule.
C’est le cas du site de l’URSSaf où on tourne en rond avec l’INPI ou de Dell (qui nous prennent pour une balle de ping-pong à nous balancer entre le site et les réseaux sociaux).

Les menus fixes

Les menus fixes permettent d’avoir des informations (et des liens bien souvent) toujours visibles à l’écran. Si vous faites ça, assurez-vous de tester votre @#%$ de site.

Je ne compte plus le nombre de PC que je vois passer et qui appartiennent à des personnes âgées dont la vue baisse et qui ont tout mis en grand sur leur écran. Or quand on met tout en grand, les menus fixes sont plus grands aussi jusqu’à recouvrir 80 % de l’écran.

N’est-ce pas SFR et ton espace e-mail non-zoomable ? Là aussi, les sites de très grands groupes parfois ne sont pas assez testés.

Rendez-nous des liens HTML

Arrêtez avec les liens JavaScript ou des boutons impossibles à middle-clic pour l’ouvrir dans un autre onglet. On n’est plus en 2004, les navigateurs ont des onglets. Le grand champion ici est le site des impôts qui fonctionne encore comme sous IE6 en ouvrant des fenêtres dans tous les sens.

Quant aux sites de téléchargements en tout genre (images, logiciels, etc.) ne tournez pas autour du pot avec des boutons, liens raccourcis et comptes à rebours.
Assez de tout ce bullshit : mettez un lien vers le fichier et cassez pas les couilles.

Arrêtez de bloquer les clic-droits et les raccourcis clavier

Et toujours des sites qui bloquent des clics-droits, et même parfois les raccourcis clavier pour afficher la source de la page. Vous êtes sérieux, bande de petits cons ? Vous pensez qu’on est des lapins de trois semaines ?
Y a combien de chances que quelqu’un qui connaît Ctrl+Shift+I ne sache pas contourner un blocage de Ctrl+Shift+I ?

Probablement que ça rebutera la plupart des gens d’aller chercher plus loin, mais si je veux obtenir un truc sur votre site, croyez-moi, je l’aurais.

Et pour ceux qui ne savent pas, quand le clic-droit est bloqué, faites « Shift + ClicDroit », ou « Alt+ClicDroit », et là ça forcera l’apparition du menu, même si le webmaster ne veut pas.

Laissez-nous copier-coller des e-mails et des mots de passe

Je n’ai jamais compris pourquoi l’on était tenu de taper deux fois son adresse e-mail lors d’une inscription. Le mot de passe, pourquoi pas, mais l’e-mail… wtf ? Et encore pour le mot de passe : mettez un bouton qui l’affiche en clair, c’est pas très compliqué.

Et laissez-nous copier-coller tout ça.

Arrêtez de refuser des adresses e-mail valides !

… surtout si vous êtes un site qui vend quelque chose et si vous n’avez pas envie de voir de potentiels clients partir. Mon adresse e-mail est acceptée par tout le monde normal depuis bientôt 15 ans, y compris les le service des impôts en France, l’ambassade des Pays-Bas à Paris et l’Armée de l’Air française.

Mais divers sites marchands considèrent tout ce qui n’est pas @outlook.fr ou @gmail.com comme de la merde :

Capture d’écran d’un formulaire qui refuse mon e-mail perso.
Le site d’Ornikar qui refuse tout ce qui n’est pas GAFAM.

Dans ces cas-là, je vais voir ailleurs, tant pis pour eux (d’autant qu’ils se fichent de moi quand je leur signale le problème).

Les sites de marchands qui ne livrent pas chez toi

Autant quand un site américain ou chinois refuse de livrer chez toi en Europe pour une question de douanes ou de taxes (what else ?), c’est con, mais bon, ça peut se comprendre (et encore), quand c’est un site français qui te dis « désolé, aucun livreur ne livre chez vous », alors que le site expédie depuis la France, et que notre adresse est aussi en France, bah ça le fait pas. Vous passez juste pour des branleurs.

Aucune explication, un message tout simplement faux en plus de ça. C’est n’importe quoi.

Des popup, et des popup sur les popup

On pourrait penser qu’en 2025 on avait dépassé tout ça, que les popup, c’est terminé, mais il n’en est rien. C’est même de pire en pire. Maintenant, en tout cas la première fois que tu vas sur un site, tu as bien 5 ou 6 actions à mener pour pouvoir commencer à lire :

i
Miam, des popup, et des cookies !(image)

Et je ne parle pas des popup des navigateurs pour accepter (ou non) :

Je regrette un peu Opera 12, où l’on avait une liste de permissions, et on pouvait dire « oui pour tous les sites (sauf liste noire) », « non pour tous les sites (sauf liste blanche) », « choisir au cas par cas ».
En gros, on bloquait la localisation pour tout le monde, et si un site le demandait légitimement, on pouvait toujours l’activer dans les paramètres du domaine.

Idéalement je veux que mon Firefox propose un menu à côté de la barre d’adresse avec la liste des autorisations : popups, GPS, micro, etc (et non autant de popups que de demandes).

Youtube, je te déteste

Outre la publicité, toujours plus intrusive sur ce site (au point où désormais je télécharge les vidéos en local pour pouvoir les regarder tranquillement), désormais les vidéos — l’audio en fait — est automatiquement traduite, avec une voix mécanique et la précision que l’on connaît des traducteurs automatiques.

C’est n’importe quoi, et impossible de désactiver ça, en tout cas sur mobile. Sur desktop, on peut encore jongler entre les langues. Mais le fait qu’il n’y ait pas un choix quelque part, c’est honteux.
Youtube se permet ici d’imposer des choses que ni le créateur, ni le lecteur n’a choisi de voir, ni ne veut. Et ça c’est intolérable, d’autant que la qualité de ce qui est imposé est merdique.

Malheureusement, on a beau implorer les créateurs de passer par une autre plateforme, même payante(Nebula…), certains ne veulent tout simplement pas. Tant pis pour eux ?

Image d’en-tête produite par Bing AI

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Photos de cartes de recharge.
Je jongle entre les applications et cartes de recharge pour EV depuis des années. Les raisons sont expliquées dans un autre article, mais pour le dire en un mot : c’est une question de tarif.

Les applications changent avec les années : certaines s’améliorent, d’autres se merdifient. Certaines propose des prix bas, mais sont plus limitées (en couverture des bornes), d’autres sont au contraire extrêmement complètes, mais un peu plus chères. Il en apparaît aussi de nouvelles et certains disparaissent.

Ici je présenterai quelques applications : des bonnes surprises récentes, aux vieilles applications de référence que j’ai laissé tomber.
Cet article est là non pas pour être exhaustif (je n’ai pas tout testé), mais pour refléter mes usages et mes préférences actuelles, qui ont évolué depuis 5 ans, et pour partager ça, au cas où ça peut intéresser.

S’il ne devait y en rester qu’une

Si je ne devais garder qu’une seule appli/carte : Octopus Electroverse

Déjà, leur interface (du moins sur iOS) est excellente. Ce n’est pas un foutoir bugué comme ChargeMyHyundai.

Ils couvrent toute l’Europe, et sur les réseaux que j’utilise, les prix sont bons.
De base, ils ont un bon prix chez Lidl qui a un nombre surprenant de stations, y compris du 120 kW (0,39 €/kWh). Chez Ionity, le tarif en 50 kW est très bon aussi (0,35 €/kWh), mais le tarif des bornes 350 kW est le tarif standard, donc assez cher (0,59 €) : tout va dépendre si l’on est pressé ou non, mais si vous ne l’êtes pas, 0,35 €/kWh c’est quand-même bien moins cher.

Ils proposent un abonnement pour Ionity : 11,99 €/mois, et avec ça on gagne 40 %. Le tarif descend à 0,32 €/kWh en 350 kW et 0,21 €/kWh sur les bornes 50 kW, ce qui devient alors très intéressant. Ce que l’on paye en abonnement mensuel est absorbé par la baisse du tarif sur 37 kWh, et tout ce qu’on charge au delà chez eux durant le mois est donc rentable. C’est vraiment un très bon tarif, pour le coup. Et c’est sans engagement.

Ils ont aussi un abonnement chez PowerDot, qui a beaucoup de points de charge vers les hôtels, notamment. Actuellement, ils font 28 % de remise pour 1,99 €/mois (donc très vite rentable, mais je n’ai pas testé cet abonnement).

Bref, cette appli/carte, c’est devenu ma carte par défaut désormais.

Pour vous inscrire :

Les autres applis que j’utilise parfois

ChargeMyHyundai (CMH)

Si vous avez une Hyundai, vous devez avoir reçu ce badge.
Ils proposent aussi un abonnement chez Ionity (7,49 €/mois), et le tarif devient 0,39 €/kWh. Ça reste correct par rapport au tarif de base, et c’est, là aussi, rentabilisé dès la première charge. Elle est un peu plus rentable que celle d’Octopus si vous ne chargez pas beaucoup. Mais au delà de 64 kWh rechargés dans le mois (entre 1 et 2 charges), c’est Octopus qui reste moins cher. La différence n’est pas énorme ceci-dit.

Pour donner une idée : si vous rechargez 500 kWh dans le mois (environ 2 500 à 3 500 km roulés), il vous coûtera :

L’application CMH est, par contre, un foutoir peu ergonomique et en dehors de Ionity avec l’abonnement, c’est très cher (avec des frais fixes de connexion aux bornes, notamment). Mais là aussi, elle couvre l’Europe et ne m’a, de mémoire, jamais laissé tomber, ni en France ni ailleurs.

ChargeMap

Elle est très connue, a probablement la meilleure couverture en France, et est très fiable pour ce qui est des informations à propos des bornes : spécifications, vitesse, état et localisation des bornes.

Seul reproche que je lui fais : les tarifs sont un peu élevés. Je ne l’utilise pas souvent à cause de ça. Ils ont aussi un planificateur, qui peut être utile pour ceux qui veulent en avoir un sous la main (ceux des voitures ne sont pas toujours optimisées).

Eux aussi proposent des abonnements très intéressants à certains réseaux (PowerDot, Ionity, Tesla…) selon le moment. Cela reste la référence en la matière.

Celles que j’ai lâchées

Freshmiles

Cette app française était pionnière dans le domaine depuis 2010, avec de bons tarifs un peu partout, y compris les petites bornes locales. Mais depuis quelques années, tout ça, je ne le retrouve plus. Les prix sont devenus les mêmes qu’ailleurs pour ces petites bornes.

Qui plus est, quand je les contacte pour un problème (qui m’arrivait de plus en plus dernièrement), on me répond comme si je les faisais chier, et sans résoudre mon problème. Ça vient de moi, de la borne, de la voiture, de ma banque, mais pas d’eux (alors que si je prends n’importe quelle autre carte, aucun problème).

Après 3 cas où leur carte a merdé et qu’ils s’en fichent, j’ai décidé d’arrêter : une carte pas fiable et un support à chier ? Non merci.
En prime, quand il s’agit de supprimer mon compte comme le prévoit la RGPD en moins de 30 jours, ils prennent beaucoup plus de temps (mais, encore heureux, finissent par le faire).

En cherchant, je constate que l’application a été rachetée en 2021 par un grand groupe côté en bourse (Rexel), donc je suppose un « effet Norton » suivie d’une merdification inévitable dans les 2-3 ans qui ont suivies, ce qui correspond assez précisément à ce que j’ai observé.

J’ajouterais aussi que cette façon de traiter leurs clients n’est pas spécifique à eux, mais bien généralisable à la plupart des entreprise françaises.

Mobilize

Mobilize, c’est le service de recharge par Renault. Ils proposent leur propre réseau de bornes (depuis 2024 environ), et proposaient un abonnement très compétitif chez Ionity à leur sortie : 0,29 €/kWh pour 5 €/mois. Je ne sais pas où ça en est désormais, si c’est toujours là et si c’est toujours disponible pour tous le monde ou seulement ceux qui ont acheté une Renault.
Toujours est-il qu’à la sortie (juin 2024), j’ai voulu essayer. J’ai commandé une carte, installé l’application, créé un compte. Et… Ça n’a jamais marché.

Les prélèvements n’ont jamais fonctionné avec ma banque (BoursoBank). Je n’étais pas le seul dans ce cas. Je n’ai jamais eu aucun autre problème bancaire avec aucune autre application, donc il y a de bonnes chances que ça venait de Renault, pas de moi ni de ma banque.

Après avoir demandé de l’aide à leur CM sur Twitter, le problème n’a pas été résolu. Par e-mail, pareil. Quand je dis que laisser les gens dans leur merde est la façon standard de traiter les clients en France…

J’ai donc supprimé mes comptes chez eux faute de pouvoir activer l’abonnement, faute de m’en être servi même une seule fois, faute de trouver un support compétant. C’était en juin 2024. En novembre 2025, un an et demi plus tard, donc, je reçois de leur part un e-mail me disant que deux prélèvements n’ont pas fonctionné et m’en réclament le paiement. Déjà là c’est un foutage de gueule. Les montants et les dates semblaient correspondre à mes tentatives d’abonnement, mais j’ai tout de même pensé à un scam.

Ils proposent une adresse e-mail de contact pour toute question. Je leur envoie donc un e-mail. Apparemment l’e-mail de contact qu’ils donnent ne peut pas recevoir d’e-mails : mon mail revient avec une erreur. Quel enfer.
J’essaye avec deux autres adresses d’expédition, idem : ils ont donc tout bloqué, pas juste mon nom de domaine. Je mets donc en copie une adresse du service client Renault/Mobilize, là ils répondent, et après deux mails et deux semaines, et après leur avoir dit que l’abonnement à leur services n’avait jamais fonctionné, que leur support ne m’avait pas aidé, et que de toute façon je n’avais jamais pu utiliser leur carte pour charger quoi que ce soit, et aussi que s’ils recommençaient à me demander du pognon, ça sera traité comme une extorsion, on me confirme que la « dette » est annulée.

Quinze jours après, je reçois une nouvelle relance de paiement. Je renvoie donc au SAV un mail, leur demandant de me confirmer que je peux ignorer ça, ce qu’ils font. Cette réponse est à garder précieusement en cas de litige futur (car il y en aura : ce n’est jamais fini avec ces fanatiques des procédures et de la paperasse traînante).

Bref, un beau bordel, mais là aussi c’est normalement réglé, non sans en venir à des menaces de leur envoyer un avocat (mais on a l’habitude en France : sans menaces légales, y a plus rien qui tourne).

Je sais toutefois que chez d’autres personnes, ça fonctionne nickel. Tant mieux pour eux, mais moi c’est pas mon cas. Donc bon : à voir au cas par cas.

Quant au réseau de charge Mobilize, leurs bornes avec les « lounges », elles sont top. L’énergie est chère, certes, mais le lounge propose des snack, du café, des WC, du Wifi, des canapés et des tables. C’est propre (car on n’y entre que si l’on charge, je suppose), pratique et bien pensé.

Remarques

Je le met ici car sinon j’en connais qui vont venir m’emmerder : non je n’ai pas été sponsorisé pour écrire cet article. Et le système de parrainage chez Octopus est disponible pour n’importe quel utilisateur de l’application, pas seulement moi. Je profite de ce site pour le mettre en avant.

J’ai aussi d’autres cartes, à savoir eFlux, Révéo, Shell-Recharge et Chargepoint. Je les ai depuis très longtemps, elles ne servent pas souvent (une à deux fois par an), mais ils peuvent être moins chers sur certaines bornes très précises. Shell par exemple, est un groupe néerlandais, et parfois ils ont des prix avantageux aux Pays-Bas (mais là-bas c’est le contraire de chez nous : leur AC11 kW sont peu chers, mais les DCFC sont vraiment très chers).

Aussi, même si je n’aurais pas de problèmes à charger où que ce soit avec tout ça, j’aime bien tout de même faire la chasse aux meilleur prix, dans une certaine mesure. C’est une satisfaction personnelle et un petit exercice de calcul mental amusant à chaque fois, on va dire.

Pour celui qui s’en fiche, prenez n’importe quelle carte et ne vous prenez pas la tête. Pour les autres, cela vaut le coup de s’intéresser un peu aux différents opérateurs, aux différentes cartes. Comme j’ai dit : le prix peut varier du simple au triple selon où l’on charge, combien on charge, pour quelle durée, etc.

Enfin, quand je dis que le tarif est cher sur les bornes, je parle d’un prix au kWh de 0,50 € ou plus. C’est un peu ma limite perso : au delà, c’est du foutage de gueule. En dessous de 0,30 € le tarif est bon, et entre les deux, ça me semble correct, sans plus. Ce n’est qu’une vision personnelle.

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Photos de cartes de recharge.
Je jongle entre les applications et cartes de recharge pour EV depuis des années. Les raisons sont expliquées dans un autre article, mais pour le dire en un mot : c’est une question de tarif.

Les applications changent avec les années : certaines s’améliorent, d’autres se merdifient. Certaines propose des prix bas, mais sont plus limitées (en couverture des bornes), d’autres sont au contraire extrêmement complètes, mais un peu plus chères. Il en apparaît aussi de nouvelles et certains disparaissent.

Ici je présenterai quelques applications : des bonnes surprises récentes, aux vieilles applications de référence que j’ai laissé tomber.
Cet article est là non pas pour être exhaustif (je n’ai pas tout testé), mais pour refléter mes usages et mes préférences actuelles, qui ont évolué depuis 5 ans, et pour partager ça, au cas où ça peut intéresser.

S’il ne devait y en rester qu’une

Si je ne devais garder qu’une seule appli/carte : Octopus Electroverse

Déjà, leur interface (du moins sur iOS) est excellente. Ce n’est pas un foutoir bugué comme ChargeMyHyundai.

Ils couvrent toute l’Europe, et sur les réseaux que j’utilise, les prix sont bons.
De base, ils ont un bon prix chez Lidl qui a un nombre surprenant de stations, y compris du 120 kW (0,39 €/kWh). Chez Ionity, le tarif en 50 kW est très bon aussi (0,35 €/kWh), mais le tarif des bornes 350 kW est le tarif standard, donc assez cher (0,59 €) : tout va dépendre si l’on est pressé ou non, mais si vous ne l’êtes pas, 0,35 €/kWh c’est quand-même bien moins cher.

Ils proposent un abonnement pour Ionity : 11,99 €/mois, et avec ça on gagne 40 %. Le tarif descend à 0,32 €/kWh en 350 kW et 0,21 €/kWh sur les bornes 50 kW, ce qui devient alors très intéressant. Ce que l’on paye en abonnement mensuel est absorbé par la baisse du tarif sur 37 kWh, et tout ce qu’on charge au delà chez eux durant le mois est donc rentable. C’est vraiment un très bon tarif, pour le coup. Et c’est sans engagement.

Ils ont aussi un abonnement chez PowerDot, qui a beaucoup de points de charge vers les hôtels, notamment. Actuellement, ils font 28 % de remise pour 1,99 €/mois (donc très vite rentable, mais je n’ai pas testé cet abonnement).

Bref, cette appli/carte, c’est devenu ma carte par défaut désormais.

Pour vous inscrire :

Les autres applis que j’utilise parfois

ChargeMyHyundai (CMH)

Si vous avez une Hyundai, vous devez avoir reçu ce badge.
Ils proposent aussi un abonnement chez Ionity (7,49 €/mois), et le tarif devient 0,39 €/kWh. Ça reste correct par rapport au tarif de base, et c’est, là aussi, rentabilisé dès la première charge. Elle est un peu plus rentable que celle d’Octopus si vous ne chargez pas beaucoup. Mais au delà de 64 kWh rechargés dans le mois (entre 1 et 2 charges), c’est Octopus qui reste moins cher. La différence n’est pas énorme ceci-dit.

Pour donner une idée : si vous rechargez 500 kWh dans le mois (environ 2 500 à 3 500 km roulés), il vous coûtera :

L’application CMH est, par contre, un foutoir peu ergonomique et en dehors de Ionity avec l’abonnement, c’est très cher (avec des frais fixes de connexion aux bornes, notamment). Mais là aussi, elle couvre l’Europe et ne m’a, de mémoire, jamais laissé tomber, ni en France ni ailleurs.

ChargeMap

Elle est très connue, a probablement la meilleure couverture en France, et est très fiable pour ce qui est des informations à propos des bornes : spécifications, vitesse, état et localisation des bornes.

Seul reproche que je lui fais : les tarifs sont un peu élevés. Je ne l’utilise pas souvent à cause de ça. Ils ont aussi un planificateur, qui peut être utile pour ceux qui veulent en avoir un sous la main (ceux des voitures ne sont pas toujours optimisées).

Eux aussi proposent des abonnements très intéressants à certains réseaux (PowerDot, Ionity, Tesla…) selon le moment. Cela reste la référence en la matière.

Celles que j’ai lâchées

Freshmiles

Cette app française était pionnière dans le domaine depuis 2010, avec de bons tarifs un peu partout, y compris les petites bornes locales. Mais depuis quelques années, tout ça, je ne le retrouve plus. Les prix sont devenus les mêmes qu’ailleurs pour ces petites bornes.

Qui plus est, quand je les contacte pour un problème (qui m’arrivait de plus en plus dernièrement), on me répond comme si je les faisais chier, et sans résoudre mon problème. Ça vient de moi, de la borne, de la voiture, de ma banque, mais pas d’eux (alors que si je prends n’importe quelle autre carte, aucun problème).

Après 3 cas où leur carte a merdé et qu’ils s’en fichent, j’ai décidé d’arrêter : une carte pas fiable et un support à chier ? Non merci.
En prime, quand il s’agit de supprimer mon compte comme le prévoit la RGPD en moins de 30 jours, ils prennent beaucoup plus de temps (mais, encore heureux, finissent par le faire).

En cherchant, je constate que l’application a été rachetée en 2021 par un grand groupe côté en bourse (Rexel), donc je suppose un « effet Norton » suivie d’une merdification inévitable dans les 2-3 ans qui ont suivies, ce qui correspond assez précisément à ce que j’ai observé.

J’ajouterais aussi que cette façon de traiter leurs clients n’est pas spécifique à eux, mais bien généralisable à la plupart des entreprise françaises.

Mobilize

Mobilize, c’est le service de recharge par Renault. Ils proposent leur propre réseau de bornes (depuis 2024 environ), et proposaient un abonnement très compétitif chez Ionity à leur sortie : 0,29 €/kWh pour 5 €/mois. Je ne sais pas où ça en est désormais, si c’est toujours là et si c’est toujours disponible pour tous le monde ou seulement ceux qui ont acheté une Renault.
Toujours est-il qu’à la sortie (juin 2024), j’ai voulu essayer. J’ai commandé une carte, installé l’application, créé un compte. Et… Ça n’a jamais marché.

Les prélèvements n’ont jamais fonctionné avec ma banque (BoursoBank). Je n’étais pas le seul dans ce cas. Je n’ai jamais eu aucun autre problème bancaire avec aucune autre application, donc il y a de bonnes chances que ça venait de Renault, pas de moi ni de ma banque.

Après avoir demandé de l’aide à leur CM sur Twitter, le problème n’a pas été résolu. Par e-mail, pareil. Quand je dis que laisser les gens dans leur merde est la façon standard de traiter les clients en France…

J’ai donc supprimé mes comptes chez eux faute de pouvoir activer l’abonnement, faute de m’en être servi même une seule fois, faute de trouver un support compétant. C’était en juin 2024. En novembre 2025, un an et demi plus tard, donc, je reçois de leur part un e-mail me disant que deux prélèvements n’ont pas fonctionné et m’en réclament le paiement. Déjà là c’est un foutage de gueule. Les montants et les dates semblaient correspondre à mes tentatives d’abonnement, mais j’ai tout de même pensé à un scam.

Ils proposent une adresse e-mail de contact pour toute question. Je leur envoie donc un e-mail. Apparemment l’e-mail de contact qu’ils donnent ne peut pas recevoir d’e-mails : mon mail revient avec une erreur. Quel enfer.
J’essaye avec deux autres adresses d’expédition, idem : ils ont donc tout bloqué, pas juste mon nom de domaine. Je mets donc en copie une adresse du service client Renault/Mobilize, là ils répondent, et après deux mails et deux semaines, et après leur avoir dit que l’abonnement à leur services n’avait jamais fonctionné, que leur support ne m’avait pas aidé, et que de toute façon je n’avais jamais pu utiliser leur carte pour charger quoi que ce soit, et aussi que s’ils recommençaient à me demander du pognon, ça sera traité comme une extorsion, on me confirme que la « dette » est annulée.

Quinze jours après, je reçois une nouvelle relance de paiement. Je renvoie donc au SAV un mail, leur demandant de me confirmer que je peux ignorer ça, ce qu’ils font. Cette réponse est à garder précieusement en cas de litige futur (car il y en aura : ce n’est jamais fini avec ces fanatiques des procédures et de la paperasse traînante).

Bref, un beau bordel, mais là aussi c’est normalement réglé, non sans en venir à des menaces de leur envoyer un avocat (mais on a l’habitude en France : sans menaces légales, y a plus rien qui tourne).

Je sais toutefois que chez d’autres personnes, ça fonctionne nickel. Tant mieux pour eux, mais moi c’est pas mon cas. Donc bon : à voir au cas par cas.

Quant au réseau de charge Mobilize, leurs bornes avec les « lounges », elles sont top. L’énergie est chère, certes, mais le lounge propose des snack, du café, des WC, du Wifi, des canapés et des tables. C’est propre (car on n’y entre que si l’on charge, je suppose), pratique et bien pensé.

Remarques

Je le met ici car sinon j’en connais qui vont venir m’emmerder : non je n’ai pas été sponsorisé pour écrire cet article. Et le système de parrainage chez Octopus est disponible pour n’importe quel utilisateur de l’application, pas seulement moi. Je profite de ce site pour le mettre en avant.

J’ai aussi d’autres cartes, à savoir eFlux, Révéo, Shell-Recharge et Chargepoint. Je les ai depuis très longtemps, elles ne servent pas souvent (une à deux fois par an), mais ils peuvent être moins chers sur certaines bornes très précises. Shell par exemple, est un groupe néerlandais, et parfois ils ont des prix avantageux aux Pays-Bas (mais là-bas c’est le contraire de chez nous : leur AC11 kW sont peu chers, mais les DCFC sont vraiment très chers).

Aussi, même si je n’aurais pas de problèmes à charger où que ce soit avec tout ça, j’aime bien tout de même faire la chasse aux meilleur prix, dans une certaine mesure. C’est une satisfaction personnelle et un petit exercice de calcul mental amusant à chaque fois, on va dire.

Pour celui qui s’en fiche, prenez n’importe quelle carte et ne vous prenez pas la tête. Pour les autres, cela vaut le coup de s’intéresser un peu aux différents opérateurs, aux différentes cartes. Comme j’ai dit : le prix peut varier du simple au triple selon où l’on charge, combien on charge, pour quelle durée, etc.

Enfin, quand je dis que le tarif est cher sur les bornes, je parle d’un prix au kWh de 0,50 € ou plus. C’est un peu ma limite perso : au delà, c’est du foutage de gueule. En dessous de 0,30 € le tarif est bon, et entre les deux, ça me semble correct, sans plus. Ce n’est qu’une vision personnelle.

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Je réagis à l’article de Korben :

Korben : on a la même voiture. J’ai une Ioniq 6, tu as la Ioniq 5. Sauf s’ils ont changé des trucs avec différentes versions (la mienne est de 2023), on aura le même fonctionnement. Dans ce qui suit, je décris le fonctionnement de ma voiture.

Les poignées sont rétractables : quand je me mets à rouler, ou quand je verrouille la voiture, elles rentrent et plus rien ne dépasse. Quand je déverrouille, elles sortent. Elles sont électroniques de ce côté-là.
Ce n’est pas le côté « affleurant » qui pose problème. Ce n’est pas non plus le côté rétractable qui gêne. Cadillac utilise ça sur certains modèles depuis les années 1960 !

Je te garantis que le système interne est bien mécanique.

Il faut bien aussi distinguer le verrouillage de la portière, du système d’ouverture des portes et l’actionneur dès poignées.

Maintenant ça donne quoi en pratique ?

Depuis l’extérieur

Le côté rétractable est ici « soft » : quand on appuie sur la poignée, on peut la faire pivoter. Système électronique ou non.

Il faudrait que la poignée soit gelée pour qu’elle reste bloquée. Ça peut arriver, oui, mais un peu d’eau tiède et ça s’ouvre (je suppose : ça ne m’est jamais arrivé). Et ça n’empêchera pas de sortir depuis l’intérieur.

Bien-sûr, la portière ne va s’ouvrir que si la voiture est déverrouillée. Si la voiture est fermée à clé, on peut tirer sur la poignée tant qu’on voudra, elle ne s’ouvrira pas. Ceci n’est donc en rien différent de n’importe quelle voiture.

Le système électronique n’est par ailleurs pas nécessaire pour déverrouiller la voiture.

Tu peux tester (je viens de le faire à l’instant moi-même) :

Donc là, c’est comme si tu venais d’avoir un accident : tout est fermé, y a plus de 12 V donc plus d’électronique.

Coincé ? Non.

Derrière la poignée conducteur, t’as une serrure. Tu peux y mettre la clé mécanique « de secours » que tu as dû recevoir. Tu la tournes, ça déverrouille la portière. Maintenant tu peux actionner la poignée pour ouvrir la portière. Elle s’ouvre.

Et ça, c’est sans alimentation 12 V.

Voilà : tu peux entrer dedans.

Je suis formel : oui mes poignées se rétractent et s’ouvrent électroniquement, et j’ai un verrouillage central électronique aussi. Mais le système derrière est mécanique, et on peut toujours entrer dans la voiture lorsqu’on a la clé. Si on n’a pas la clé, c’est normal que ça ne s’ouvre pas (encore heureux).

Et depuis l’intérieur ? Pour sortir ?

On continue : tu es entré dans la voiture via la porte conducteur. Mais les autres portes sont encore fermées, et verrouillées.

Tu peux essayer depuis l’extérieur : impossible d’entrer, car c’est verrouillé.
Mais depuis l’intérieur, la portière passager-avant se déverrouille et s’ouvre quand on actionne la poignée. C’est immédiat.

Pour l’arrière, c’est beaucoup plus compliqué (ou pas) : il faut actionner la poignée une première fois pour faire sauter le verrouillage, la relâcher, puis l’actionner de nouveau pour ouvrir la porte. J’ai lu que BMW faisait ça aussi (mais j’ai pas vérifié).

Donc voilà : même sans 12 V, même quand l’électronique ne marche plus, les portières s’ouvrent encore mécaniquement. Dans tous les cas depuis l’intérieur (quand la voiture est verrouillée ou non) et depuis l’extérieur (quand elle est déverrouillée, ou quand on utilise la clé mécanique de secours).

Il n’y a rien de sorcier.
Il n’y a rien d’anormal. Ce fonctionnement est sûrement le même sur une Clio, une 206 ou une Mercedes.

Et sinon, quand le 12 V est bien là, tu peux aussi forcer l’ouverture de la porte : en roulant par exemple, ça marche. J’ai essayé aussi. En tout cas la porte conducteur. La poignée étant mécanique, elle reste actionnable.

Un système mécanique

Je sais — et je dis bien JE SAIS, car j’ai démonté la portière et je suis allé voir (pour un truc autre) — que le système de la poignée de porte de la Ioniq 6 modèle 2023 est mécanique.

Quand on tire la poignée (de l’intérieur) on tire sur un câble en acier qui vient actionner le crochet qui maintient la porte fermée. Je suis absolument formel sur ça. Les 4 portes sont concernées.

Voilà.

N’oublie pas de fermer les portes, de remettre le 12 V. Tiens-toi prêt, car l’alarme peut sonner. Appuis juste le bouton de déverrouillage de la clé pour désactiver ça.

Enfin : pour ouvrir le coffre — qui lui aussi, est électronique et automatique : je peux l’ouvrir ET le fermer depuis la clé — on peut aussi l’ouvrir manuellement quand on n’a pas de 12 V.

Chez moi il y a une trappe sur le côté gauche de la banquette. Derrière il y a une tirette (câble en acier) qui permet d’ouvrir le coffre. Enfin, ça le débloque : il faut encore le pousser vers le haut à la main. Et une fois que t’as accès au coffre, tu peux aussi déverrouiller le câble de recharge (s’il est branché), il y a là aussi un loquet d’urgence quelque part dans le coffre.

Et donc pas besoin de backup mécanique, quand le système est lui-même mécanique, avec un « add-on » électronique présent pour le look. Pas besoin non plus, dans ce cas, d’un câble rouge ou je ne sais quoi.

En fait je ne vois même pas le problème tel qu’il est sur ma voiture : tout est mécanique, je peux toujours sortir, mais les poignées extérieures sont électroniques pour les rétracter dans un soucis esthétique comme n’importe quel autre élément esthétique.

Ce que je n’ai pas essayé

Je n’ai pas essayé le cas du verrouillage « sécurité enfant » sur les portières arrière. Mais là, je pense et on peut être d’accord que si la porte ne s’ouvre pas, c’est voulu (by design).

Maintenant, est-ce ta Ioniq 5 modèle 2024/2025 est différente ? Possible (mais j’en doute).

Est-ce que les Tesla sont différents ? Sûrement. Mais je doute qu’ils n’aient pas intégré un système mécanique. Je sais qu’il y a deux boutons à l’intérieur sur les portières de Tesla. L’un est censé être mécanique (il me semble). Il faudrait tester tout ça sans 12 V là aussi.
Su les Tesla 3, la poignée pivote à la main. Sur les S et X, je crois, que c’est pas pivotant mais rétractable. Donc moins simple à faire sortir de l’extérieur. Est-ce que c’est spécifiquement ça que les chinois veulent interdire ? Je ne sais pas.

Est-ce qu’il existe des voitures où tout, absolument tout est électrique ? Probablement aussi. Et je suis d’accord que ceci est une connerie et un danger. En particulier pour une porte de sortie.

Pour nos voitures, en tout cas, pour la version Europe. Si le régulateur chinois, américain ou anglais n’oblige pas un système mécanique pour ouvrir une portière de voiture de l’intérieur, honte à eux. Mais pour le coup, je sais que le monde entier crache sur l’UE pour ses régulations parfois à la con, mais je sais aussi que moi je ne resterai pas dans ma voiture si elle crame et que plus rien ne marche…

… tout en ayant des poignées affleurantes, et à rétractation automatique. Bref, le meilleur de tous les mondes. Donc je ne vois pas de problèmes pour moi.

Et sinon, en dernier recours, j’ai ça :

i
Un marteau brise vitre et coupe ceinture

10 € pour les deux, sur Amazon. C’est pas cher pour sauver sa peau.
C’est obligatoire dans toutes les voitures neuves aux Pays-Bas (il me semble). Ça devrait l’être partout, je trouve.

Je rappelle que si vous tombez dans un lac, la portière ne s’ouvrira pas car l’eau appuie dessus, avec une force de plusieurs tonnes. Une seule solution : briser la vitre avec un tel truc. Si vous n’en avez pas, dégondez l’appuie-tête et utilisez les barres d’acier de ce dernier (mais attention : l’eau va s’engouffrer et il faudra se dépêcher pour les autres passagers).

Et à n’importe qui avec une voiture moderne : faites des essais. Débranchez le 12 V et demandez-vous comment entrer ou sortir de la voiture. C’est le minimum, et ça vous évitera de chercher en panique soit un lundi matin avant le boulot, soit en cas d’urgence, sur votre voiture, ou sur une autre si vous êtes témoin d’un accident avec des gens coincés.

Il est préférable d’être préparé. Pour vous, pour les autres.

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Je réagis à l’article de Korben :

Korben : on a la même voiture. J’ai une Ioniq 6, tu as la Ioniq 5. Sauf s’ils ont changé des trucs avec différentes versions (la mienne est de 2023), on aura le même fonctionnement. Dans ce qui suit, je décris le fonctionnement de ma voiture.

Les poignées sont rétractables : quand je me mets à rouler, ou quand je verrouille la voiture, elles rentrent et plus rien ne dépasse. Quand je déverrouille, elles sortent. Elles sont électroniques de ce côté-là.
Ce n’est pas le côté « affleurant » qui pose problème. Ce n’est pas non plus le côté rétractable qui gêne. Cadillac utilise ça sur certains modèles depuis les années 1960 !

Je te garantis que le système interne est bien mécanique.

Il faut bien aussi distinguer le verrouillage de la portière, du système d’ouverture des portes et l’actionneur dès poignées.

Maintenant ça donne quoi en pratique ?

Depuis l’extérieur

Le côté rétractable est ici « soft » : quand on appuie sur la poignée, on peut la faire pivoter. Système électronique ou non.

Il faudrait que la poignée soit gelée pour qu’elle reste bloquée. Ça peut arriver, oui, mais un peu d’eau tiède et ça s’ouvre (je suppose : ça ne m’est jamais arrivé). Et ça n’empêchera pas de sortir depuis l’intérieur.

Bien-sûr, la portière ne va s’ouvrir que si la voiture est déverrouillée. Si la voiture est fermée à clé, on peut tirer sur la poignée tant qu’on voudra, elle ne s’ouvrira pas. Ceci n’est donc en rien différent de n’importe quelle voiture.

Le système électronique n’est par ailleurs pas nécessaire pour déverrouiller la voiture.

Tu peux tester (je viens de le faire à l’instant moi-même) :

Donc là, c’est comme si tu venais d’avoir un accident : tout est fermé, y a plus de 12 V donc plus d’électronique.

Coincé ? Non.

Derrière la poignée conducteur, t’as une serrure. Tu peux y mettre la clé mécanique « de secours » que tu as dû recevoir. Tu la tournes, ça déverrouille la portière. Maintenant tu peux actionner la poignée pour ouvrir la portière. Elle s’ouvre.

Et ça, c’est sans alimentation 12 V.

Voilà : tu peux entrer dedans.

Je suis formel : oui mes poignées se rétractent et s’ouvrent électroniquement, et j’ai un verrouillage central électronique aussi. Mais le système derrière est mécanique, et on peut toujours entrer dans la voiture lorsqu’on a la clé. Si on n’a pas la clé, c’est normal que ça ne s’ouvre pas (encore heureux).

Et depuis l’intérieur ? Pour sortir ?

On continue : tu es entré dans la voiture via la porte conducteur. Mais les autres portes sont encore fermées, et verrouillées.

Tu peux essayer depuis l’extérieur : impossible d’entrer, car c’est verrouillé.
Mais depuis l’intérieur, la portière passager-avant se déverrouille et s’ouvre quand on actionne la poignée. C’est immédiat.

Pour l’arrière, c’est beaucoup plus compliqué (ou pas) : il faut actionner la poignée une première fois pour faire sauter le verrouillage, la relâcher, puis l’actionner de nouveau pour ouvrir la porte. J’ai lu que BMW faisait ça aussi (mais j’ai pas vérifié).

Donc voilà : même sans 12 V, même quand l’électronique ne marche plus, les portières s’ouvrent encore mécaniquement. Dans tous les cas depuis l’intérieur (quand la voiture est verrouillée ou non) et depuis l’extérieur (quand elle est déverrouillée, ou quand on utilise la clé mécanique de secours).

Il n’y a rien de sorcier.
Il n’y a rien d’anormal. Ce fonctionnement est sûrement le même sur une Clio, une 206 ou une Mercedes.

Et sinon, quand le 12 V est bien là, tu peux aussi forcer l’ouverture de la porte : en roulant par exemple, ça marche. J’ai essayé aussi. En tout cas la porte conducteur. La poignée étant mécanique, elle reste actionnable.

Un système mécanique

Je sais — et je dis bien JE SAIS, car j’ai démonté la portière et je suis allé voir (pour un truc autre) — que le système de la poignée de porte de la Ioniq 6 modèle 2023 est mécanique.

Quand on tire la poignée (de l’intérieur) on tire sur un câble en acier qui vient actionner le crochet qui maintient la porte fermée. Je suis absolument formel sur ça. Les 4 portes sont concernées.

Voilà.

N’oublie pas de fermer les portes, de remettre le 12 V. Tiens-toi prêt, car l’alarme peut sonner. Appuis juste le bouton de déverrouillage de la clé pour désactiver ça.

Enfin : pour ouvrir le coffre — qui lui aussi, est électronique et automatique : je peux l’ouvrir ET le fermer depuis la clé — on peut aussi l’ouvrir manuellement quand on n’a pas de 12 V.

Chez moi il y a une trappe sur le côté gauche de la banquette. Derrière il y a une tirette (câble en acier) qui permet d’ouvrir le coffre. Enfin, ça le débloque : il faut encore le pousser vers le haut à la main. Et une fois que t’as accès au coffre, tu peux aussi déverrouiller le câble de recharge (s’il est branché), il y a là aussi un loquet d’urgence quelque part dans le coffre.

Et donc pas besoin de backup mécanique, quand le système est lui-même mécanique, avec un « add-on » électronique présent pour le look. Pas besoin non plus, dans ce cas, d’un câble rouge ou je ne sais quoi.

En fait je ne vois même pas le problème tel qu’il est sur ma voiture : tout est mécanique, je peux toujours sortir, mais les poignées extérieures sont électroniques pour les rétracter dans un soucis esthétique comme n’importe quel autre élément esthétique.

Ce que je n’ai pas essayé

Je n’ai pas essayé le cas du verrouillage « sécurité enfant » sur les portières arrière. Mais là, je pense et on peut être d’accord que si la porte ne s’ouvre pas, c’est voulu (by design).

Maintenant, est-ce ta Ioniq 5 modèle 2024/2025 est différente ? Possible (mais j’en doute).

Est-ce que les Tesla sont différents ? Sûrement. Mais je doute qu’ils n’aient pas intégré un système mécanique. Je sais qu’il y a deux boutons à l’intérieur sur les portières de Tesla. L’un est censé être mécanique (il me semble). Il faudrait tester tout ça sans 12 V là aussi.
Su les Tesla 3, la poignée pivote à la main. Sur les S et X, je crois, que c’est pas pivotant mais rétractable. Donc moins simple à faire sortir de l’extérieur. Est-ce que c’est spécifiquement ça que les chinois veulent interdire ? Je ne sais pas.

Est-ce qu’il existe des voitures où tout, absolument tout est électrique ? Probablement aussi. Et je suis d’accord que ceci est une connerie et un danger. En particulier pour une porte de sortie.

Pour nos voitures, en tout cas, pour la version Europe. Si le régulateur chinois, américain ou anglais n’oblige pas un système mécanique pour ouvrir une portière de voiture de l’intérieur, honte à eux. Mais pour le coup, je sais que le monde entier crache sur l’UE pour ses régulations parfois à la con, mais je sais aussi que moi je ne resterai pas dans ma voiture si elle crame et que plus rien ne marche…

… tout en ayant des poignées affleurantes, et à rétractation automatique. Bref, le meilleur de tous les mondes. Donc je ne vois pas de problèmes pour moi.

Et sinon, en dernier recours, j’ai ça :

i
Un marteau brise vitre et coupe ceinture

10 € pour les deux, sur Amazon. C’est pas cher pour sauver sa peau.
C’est obligatoire dans toutes les voitures neuves aux Pays-Bas (il me semble). Ça devrait l’être partout, je trouve.

Je rappelle que si vous tombez dans un lac, la portière ne s’ouvrira pas car l’eau appuie dessus, avec une force de plusieurs tonnes. Une seule solution : briser la vitre avec un tel truc. Si vous n’en avez pas, dégondez l’appuie-tête et utilisez les barres d’acier de ce dernier (mais attention : l’eau va s’engouffrer et il faudra se dépêcher pour les autres passagers).

Et à n’importe qui avec une voiture moderne : faites des essais. Débranchez le 12 V et demandez-vous comment entrer ou sortir de la voiture. C’est le minimum, et ça vous évitera de chercher en panique soit un lundi matin avant le boulot, soit en cas d’urgence, sur votre voiture, ou sur une autre si vous êtes témoin d’un accident avec des gens coincés.

Il est préférable d’être préparé. Pour vous, pour les autres.

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Image d’un robot écrivant des tutoriels.
Ça fait une quinzaine d’années que je participe (ici ou ailleurs) à rédiger des tutoriels ou des instructions pour réaliser certaines opérations ou enseigner des trucs. Je ne prétends pas détenir la formule secrète qui permet à coup sûr de faire « un bon tuto », mais je constate quand-même que si un tuto ne dispose pas d’un minimum de choses, il n’arrivera pas a être « bon ».

Voici ici les points que je juge essentiel.

Rien n’est trivial

C’est probablement le point le plus important de tous.

Pas seulement dans un tutoriel, mais tout le temps quand on transmet une information. Il faut tout expliquer.
Tout doit venir de la personne qui explique, car personne ne dira qu’il n’a pas compris, et personne n’a jamais de questions quand on leur demande s’ils en ont. C’est un problème humain, oui, mais c’est à nous d’en tenir compte.

Dans un document écrit, cela ne coûte rien de prendre quelques lignes de plus pour approfondir un peu les explications, y compris de choses que vous jugez simples.

Aussi, précisez votre vocabulaire. Il peut être utile de définir ce dont on parle : soit directement dans le texte en définissant un terme ou un sigle, soit à l’aide d’un lexique, au début ou à la fin du document, ou bien en bas des pages, voire dans un autre document qui lui définit les termes.

Par exemple, quand je dis que sur Windows 10, on peut activer le compte administrateur avec la commande net user Administrateur /active:yes, une partie du public ne sera pas vraiment avancé : où cette commande doit-être être lancée ? Comment y accéder ? Quels sont les pré-requis ? Comment savoir si la manipulation a fonctionné ? Comment l’inverser ?

Quand une instruction indique « mettez la machine en route.1 » : comment on fait ça ? Où se trouve le bouton ? Faut-il brancher quelque chose ? Comment on l’éteint ensuite ? Ces choses-là devraient être mentionnées.

J’opère professionnellement sur des appareils où il y a jusqu’à 5 étapes à faire dans l’ordre pour que l’appareil soit opérationnel (et ça c’est sans compter le branchement de la machine). Je connais ces étapes, mais que faire si je ne suis pas là et que ces manipulations ne sont écrites nulle part ?

Je considère qu’un bon tutoriel ou une bonne instruction doit pouvoir être suivie par n’importe quelle personne qui tombe dessus.
Et malgré les apparences, ce n’est pas simple de faire une instruction précise et complète.

Tout a une raison d’être

Écrivez le but de tel ou telle manip, telle ou telle chose à faire, ou à un pas faire. Quand on écrit d’utiliser un tournevis philips plutôt qu’un cruciforme, dîtes pourquoi. Car l’opérateur qui tombera dessus, ne le saura pas forcément. Car l’opérateur qui tombe dessus ne connaît peut-être pas la différence entre un philips et un cruciforme.

Car si l’usage d’un outil approprié est connu pour produire des problèmes, il faut que l’on soit prévenu. Je travaille personellement dans l’aéronautique : une erreur de manipulation ou de suivi d’une instruction, et ce sont des vies de perdues. Dans mon travail, je ne parle pas d’une erreur de choix de type de café à la machine, dont les conséquences sont absolument minimes. Dans mon cas, une erreur, et l’avion s’écrase.

Si un traitement thermique indique 180 °C, ce n’est pas 170 °C, ni 190 °C. Il faut expliquer pourquoi dans les instructions. Peut-être pas aller en détail jusqu’à la chimie ou la cristallographie du matériau, mais au moins expliquer les conséquences d’un travail bâclé.

Dans une instruction quelconque, il peut être utile d’expliquer ces étapes. Pour un tuto informatique, ajoutez des commentaires dans le code source, ou en face des lignes de commande à taper dans un terminal.

Dans un tuto de cuisine, on peut ajouter une ligne expliquant pourquoi le poivre ne s’ajoute qu’à la fin de la recette. Ou pourquoi le respect du temps d’infusion d’un cru de thé est important : trop court, ça n’a pas de goût (mais la caféine est très active), trop long et un thé vert sera amère. Tout ça reste au goût du consommateur, mais on peut supposer que des experts sont passés là avant pour créer une consigne qui soit convenable à la moyenne des gens.

Idem quand on fait un cours de math sur les dérivées ou les primitives : c’est bien joli de connaître de faire les dérivées, mais si l’on ne dit pas ce qu’est une dérivée matériellement parlant, ça restera abstrait, mal compris, donc mal appris aussi.

Savoir à qui l‘on s’adresse

Le premier point de cet article en appelle un autre : le public visé.

Il est primordial de savoir à qui on a à faire : s’adresse-t-on à un public totalement novice ? intermédiaire ? expert ?

En effet, dans le cas d’un tutoriel informatique, par exemple sur l’installation et l’utilisation d’un logiciel, le novice (typiquement : votre grand-mère) a besoin de quelques lignes de plus pour savoir « comment installer un logiciel », alors que l’expert n’en a pas besoin. Pour l’expert, on pourra passer directement aux étapes intéressantes sans s’attarder. Mais il faut être sûr que personne d’autre qu’un soi-disant expert va utiliser votre document.

Dans le domaine professionnel, on peut limiter l’accès du document aux seules personnes habilitées, formée, certifiée. Dans ce cas, il faut le mentionner : « la manipulation qui va suivre ne doit être réalisée que par des personnes disposante d’une habilitation XYZ ». Une personne habilitée a été formée pour certaines opérations précises, et est tenue de connaître certains termes précis. Ou, à défaut, est assez compétent pour savoir mettre une machine en route sans lui expliquer comment fonctionne un bouton on/off.
L’on pourra dans ce cas se dispenser de mettre certaines explications triviales pour ce public.

S’assurer qu’une personne est habilitée ou formée, c’est le gage qu’elle sait ce qu’elle s’apprête à faire et connaît les termes associés.

Soyez précis

Mettre, dans un tuto, des expressions comme « effectuez l’installation en suivant la procédure normale » ou « manipulez ce produit avec les précautions appropriées » ou « effectuez la manipulation selon les instructions adéquates » ça ne sert à rien.

Déjà, que signifient « normale », « appropriées », « adéquats » ? Ces termes sont subjectifs : ce qui est « normal » pour quelqu’un ne l’est pas pour quelqu’un d’autre.

Ensuite, quand on parle de « procédure » ou « d’instruction » : lesquelles cible-t-on ? Portent-elles un nom ? Un numéro ? Un indice de révision ? Si oui, il faut l’ajouter : déjà ça ne coûte rien d’être précis, et ça ne peut qu’aider celui qui va lire, et ensuite cela lève absolument toute ambiguïté, et ça, c’est également important.

Indiquez également où se trouve le document ou qui peut nous le fournir.

Par exemple : pour la manipulation d’un produit chimique, les précautions appropriées doivent suivre les recommandations du système général harmonisé de classification et d’étiquetage des produits chimiques. Si c’est le cas pour votre instruction, il faut le mentionner par une référence : une liste de documents de références, un lien si vous êtes en ligne, sinon un extrait du document source.

Plus généralement, quand on réfère à un autre document, liez-le. Quand on réfère à un appareil ou un outillage, donnez sa référence précise (et pas « outillage approprié »).

Soyez pratique

Avant de commencer la rédaction d’un tuto ou d’une instruction, donnez les pré-requis : de quoi va-t-on avoir besoin ?

Les instructions de chez Lego ou de chez Ikea sont claires : elles commencent toujours par lister les pièces présentes dans le produit et celles que l’on devra avoir pour monter le meuble (marteau, tournevis, une surface plane…).

En informatique, pour l’installation d’un programme, donnez la liste précise des fichiers et programmes, ainsi que des permissions nécessaires (admin…). Précisez immédiatement le système d’exploitation visé et sa version.

Rien de plus décevant que de télécharger un fichier dmg ou .deb quand alors qu’on est sous Windows.
Rien de plus frustrant que de chercher partout un menu qui n’est pas affiché, car on n’est pas connecté en administrateur.
Rien n’est plus énervant que de vouloir installer une nouvelle machine dans un atelier pour se rendre compte qu’il manque une prise électrique triphasée 380 V ou une arrivée d’eau.

Suivez votre propre instruction

Vous écrivez votre tutoriel de mémoire ? Vous allez oublier des choses ou inverser des étapes.

Rédigez votre tutoriel en même temps de faire les manipulations : tout ce que vous faites doit se retrouver sur le papier.

Ensuite, recommencez tout en suivant votre tutoriel et en vous mettant à la place d’un novice. Si quelque chose manque ou n’est pas à sa place, ça se verra et vous éviterez à votre public des heures d’arrachage de cheveux.

Enfin, idéalement, donnez votre tutoriel à quelqu’un de novice et faites le lui suivre. S’il manque des choses ou si certains passages sont confus, dites-lui de vous les signaler, ou de les noter. Modifiez ensuite votre document.

Cette façon de faire permet de s’assurer que votre tutoriel ou instruction fonctionne, et pas seulement pour vous, mais aussi pour une autre personne susceptible de se retrouver devant la machine.

Utilisez le bon vocabulaire

Un bouton n’est pas un câble, ni un interrupteur, ni un menu sur un écran.
Tout comme Internet n’est pas Edge, ni Google, ni SFR.

Les mots ont un sens : choisissez-les soigneusement.
Le vocabulaire est technique ? Définissez les termes ! Soit dans un lexique, soit dans un chapitre dédié du document.

Toutes les bonnes instructions ou manuels d’utilisateur fonctionnent comme ça : ils commencent tous par lister les termes, sigles ou pictogrammes employées dans les documents. Il faut se rappeler que le but c’est de permettre à quelqu’un d’autre de reproduire une procédure, une suite d’actions à opérer dans un cas précis pour obtenir un résultat donné. Il faut que l’ensemble soit le moins ambigu possible, et pour ça le choix des mots est important.

Utilisez la RFC 2119

Les RFC ce sont des recommandations techniques sur internet, mais on peut les appliquer ailleurs.
Dans une instruction, certaines manipulations sont obligatoires, d’autres seulement recommandées. Certaines sont déconseillées, mais d’autres sont carrément interdites. Enfin, certaines sont optionnelles.

La RFC 2119 est simple et définit ce que signifient les termes comme « doit », « devrait », « peut » ou encore « peut ne pas » ou « ne peut pas ».

La RFC 2119 normalise ce vocabulaire et précise quand quelque chose doit être obligatoire au lieu de conseillée, ou encore interdite au lieu de déconseillée… ou alors facultative ou optionnelle. Inversement, la RFC décrit aussi le comportement à adopter quand on a une action ainsi qualifiée. Et ce que ça signifie pour le processus en cours.

Par exemple, une action déconseillée peut être réalisée dans certains cas où elle s’avérerait utile, mais ne devrait pas être faite autrement. De même, une action simplement conseillée devrait être faite, mais pourrait ne pas être faite s’il existe une raison où cette action serait inutile (ou impossible, ou inappropriée).

C’est assez bête, ça peut sembler ridicule, mais quand une instruction dit « doit », alors ce n’est pas la même chose que « peut ». Dire « vous pouvez désormais appuyer sur ce bouton » ce n’est pas la même chose « vous devez désormais appuyer sur ce bouton ».

La RFC 2119 devrait selon moi être appliquée partout. Encore une fois, les mots ont un sens et les employer correctement évite des frustrations, des erreurs, et des accidents. Inversement, la lecture de ces mots doit suivre ce qu’ils énoncent : si une ligne est obligatoire, elle doit être exécutée, sinon le résultat attendu ne sera pas là (et ça ne sera pas le problème de l’instruction).

Le but d’une instruction est d’aider l’opérateur, mais elle permet aussi de dédouaner le constructeur. Si l’instruction indique qu’une opération « doit » être faite, mais que l’opérateur ne l’a pas fait faite et que maintenant la machine est en panne, la responsabilité est celle de l’opérateur, pas du constructeur (typiquement une opération de maintenance, par exemple).

Édit : dans les normes NF/EN, il fait état d’un vocabulaire similaire.

Je cite :

L’attention du lecteur est attirée sur les points suivants :

Seules les formes verbales doit et doivent sont utilisées pour exprimer une ou des exigences qui doivent être respectées pour se conformer au présent document.

Ces exigences peuvent se trouver dans le corps de la norme ou en annexe qualifiée de «normative». Pour les méthodes d’essai, l’utilisation de l’infinitif correspond à une exigence.

Les expressions telles que, il convient et il est recommandé sont utilisées pour exprimer une possibilité préférée mais non exigée pour se conformer au présent
document. Les formes verbales peut et peuvent sont utilisées pour exprimer une suggestion ou un conseil utiles mais non obligatoires, ou une autorisation.

En outre, le présent document peut fournir des renseignements supplémentaires destinés à faciliter la compréhension ou l'utilisation de certains éléments ou à en clarifier l'application, sans énoncer d'exigence à respecter. Ces éléments sont présentés sous forme de notes ou d'annexes informatives

Conclusion

Si je devais résumer tout ça :

Notes

[1] : Et écrivez bien « mettez la machine en marche » et non pas « allumez l’appareil », car vous pourrez être sûr qu’un jour quelqu’un va littéralement l’allumer. Avec du feu.

Image d’en-tête par Google Gemini (IA).

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Image d’un robot écrivant des tutoriels.
Ça fait une quinzaine d’années que je participe (ici ou ailleurs) à rédiger des tutoriels ou des instructions pour réaliser certaines opérations ou enseigner des trucs. Je ne prétends pas détenir la formule secrète qui permet à coup sûr de faire « un bon tuto », mais je constate quand-même que si un tuto ne dispose pas d’un minimum de choses, il n’arrivera pas a être « bon ».

Voici ici les points que je juge essentiel.

Rien n’est trivial

C’est probablement le point le plus important de tous.

Pas seulement dans un tutoriel, mais tout le temps quand on transmet une information. Il faut tout expliquer.
Tout doit venir de la personne qui explique, car personne ne dira qu’il n’a pas compris, et personne n’a jamais de questions quand on leur demande s’ils en ont. C’est un problème humain, oui, mais c’est à nous d’en tenir compte.

Dans un document écrit, cela ne coûte rien de prendre quelques lignes de plus pour approfondir un peu les explications, y compris de choses que vous jugez simples.

Aussi, précisez votre vocabulaire. Il peut être utile de définir ce dont on parle : soit directement dans le texte en définissant un terme ou un sigle, soit à l’aide d’un lexique, au début ou à la fin du document, ou bien en bas des pages, voire dans un autre document qui lui définit les termes.

Par exemple, quand je dis que sur Windows 10, on peut activer le compte administrateur avec la commande net user Administrateur /active:yes, une partie du public ne sera pas vraiment avancé : où cette commande doit-être être lancée ? Comment y accéder ? Quels sont les pré-requis ? Comment savoir si la manipulation a fonctionné ? Comment l’inverser ?

Quand une instruction indique « mettez la machine en route.1 » : comment on fait ça ? Où se trouve le bouton ? Faut-il brancher quelque chose ? Comment on l’éteint ensuite ? Ces choses-là devraient être mentionnées.

J’opère professionnellement sur des appareils où il y a jusqu’à 5 étapes à faire dans l’ordre pour que l’appareil soit opérationnel (et ça c’est sans compter le branchement de la machine). Je connais ces étapes, mais que faire si je ne suis pas là et que ces manipulations ne sont écrites nulle part ?

Je considère qu’un bon tutoriel ou une bonne instruction doit pouvoir être suivie par n’importe quelle personne qui tombe dessus.
Et malgré les apparences, ce n’est pas simple de faire une instruction précise et complète.

Tout a une raison d’être

Écrivez le but de tel ou telle manip, telle ou telle chose à faire, ou à un pas faire. Quand on écrit d’utiliser un tournevis philips plutôt qu’un cruciforme, dîtes pourquoi. Car l’opérateur qui tombera dessus, ne le saura pas forcément. Car l’opérateur qui tombe dessus ne connaît peut-être pas la différence entre un philips et un cruciforme.

Car si l’usage d’un outil approprié est connu pour produire des problèmes, il faut que l’on soit prévenu. Je travaille personellement dans l’aéronautique : une erreur de manipulation ou de suivi d’une instruction, et ce sont des vies de perdues. Dans mon travail, je ne parle pas d’une erreur de choix de type de café à la machine, dont les conséquences sont absolument minimes. Dans mon cas, une erreur, et l’avion s’écrase.

Si un traitement thermique indique 180 °C, ce n’est pas 170 °C, ni 190 °C. Il faut expliquer pourquoi dans les instructions. Peut-être pas aller en détail jusqu’à la chimie ou la cristallographie du matériau, mais au moins expliquer les conséquences d’un travail bâclé.

Dans une instruction quelconque, il peut être utile d’expliquer ces étapes. Pour un tuto informatique, ajoutez des commentaires dans le code source, ou en face des lignes de commande à taper dans un terminal.

Dans un tuto de cuisine, on peut ajouter une ligne expliquant pourquoi le poivre ne s’ajoute qu’à la fin de la recette. Ou pourquoi le respect du temps d’infusion d’un cru de thé est important : trop court, ça n’a pas de goût (mais la caféine est très active), trop long et un thé vert sera amère. Tout ça reste au goût du consommateur, mais on peut supposer que des experts sont passés là avant pour créer une consigne qui soit convenable à la moyenne des gens.

Idem quand on fait un cours de math sur les dérivées ou les primitives : c’est bien joli de connaître de faire les dérivées, mais si l’on ne dit pas ce qu’est une dérivée matériellement parlant, ça restera abstrait, mal compris, donc mal appris aussi.

Savoir à qui l‘on s’adresse

Le premier point de cet article en appelle un autre : le public visé.

Il est primordial de savoir à qui on a à faire : s’adresse-t-on à un public totalement novice ? intermédiaire ? expert ?

En effet, dans le cas d’un tutoriel informatique, par exemple sur l’installation et l’utilisation d’un logiciel, le novice (typiquement : votre grand-mère) a besoin de quelques lignes de plus pour savoir « comment installer un logiciel », alors que l’expert n’en a pas besoin. Pour l’expert, on pourra passer directement aux étapes intéressantes sans s’attarder. Mais il faut être sûr que personne d’autre qu’un soi-disant expert va utiliser votre document.

Dans le domaine professionnel, on peut limiter l’accès du document aux seules personnes habilitées, formée, certifiée. Dans ce cas, il faut le mentionner : « la manipulation qui va suivre ne doit être réalisée que par des personnes disposante d’une habilitation XYZ ». Une personne habilitée a été formée pour certaines opérations précises, et est tenue de connaître certains termes précis. Ou, à défaut, est assez compétent pour savoir mettre une machine en route sans lui expliquer comment fonctionne un bouton on/off.
L’on pourra dans ce cas se dispenser de mettre certaines explications triviales pour ce public.

S’assurer qu’une personne est habilitée ou formée, c’est le gage qu’elle sait ce qu’elle s’apprête à faire et connaît les termes associés.

Soyez précis

Mettre, dans un tuto, des expressions comme « effectuez l’installation en suivant la procédure normale » ou « manipulez ce produit avec les précautions appropriées » ou « effectuez la manipulation selon les instructions adéquates » ça ne sert à rien.

Déjà, que signifient « normale », « appropriées », « adéquats » ? Ces termes sont subjectifs : ce qui est « normal » pour quelqu’un ne l’est pas pour quelqu’un d’autre.

Ensuite, quand on parle de « procédure » ou « d’instruction » : lesquelles cible-t-on ? Portent-elles un nom ? Un numéro ? Un indice de révision ? Si oui, il faut l’ajouter : déjà ça ne coûte rien d’être précis, et ça ne peut qu’aider celui qui va lire, et ensuite cela lève absolument toute ambiguïté, et ça, c’est également important.

Indiquez également où se trouve le document ou qui peut nous le fournir.

Par exemple : pour la manipulation d’un produit chimique, les précautions appropriées doivent suivre les recommandations du système général harmonisé de classification et d’étiquetage des produits chimiques. Si c’est le cas pour votre instruction, il faut le mentionner par une référence : une liste de documents de références, un lien si vous êtes en ligne, sinon un extrait du document source.

Plus généralement, quand on réfère à un autre document, liez-le. Quand on réfère à un appareil ou un outillage, donnez sa référence précise (et pas « outillage approprié »).

Soyez pratique

Avant de commencer la rédaction d’un tuto ou d’une instruction, donnez les pré-requis : de quoi va-t-on avoir besoin ?

Les instructions de chez Lego ou de chez Ikea sont claires : elles commencent toujours par lister les pièces présentes dans le produit et celles que l’on devra avoir pour monter le meuble (marteau, tournevis, une surface plane…).

En informatique, pour l’installation d’un programme, donnez la liste précise des fichiers et programmes, ainsi que des permissions nécessaires (admin…). Précisez immédiatement le système d’exploitation visé et sa version.

Rien de plus décevant que de télécharger un fichier dmg ou .deb quand alors qu’on est sous Windows.
Rien de plus frustrant que de chercher partout un menu qui n’est pas affiché, car on n’est pas connecté en administrateur.
Rien n’est plus énervant que de vouloir installer une nouvelle machine dans un atelier pour se rendre compte qu’il manque une prise électrique triphasée 380 V ou une arrivée d’eau.

Suivez votre propre instruction

Vous écrivez votre tutoriel de mémoire ? Vous allez oublier des choses ou inverser des étapes.

Rédigez votre tutoriel en même temps de faire les manipulations : tout ce que vous faites doit se retrouver sur le papier.

Ensuite, recommencez tout en suivant votre tutoriel et en vous mettant à la place d’un novice. Si quelque chose manque ou n’est pas à sa place, ça se verra et vous éviterez à votre public des heures d’arrachage de cheveux.

Enfin, idéalement, donnez votre tutoriel à quelqu’un de novice et faites le lui suivre. S’il manque des choses ou si certains passages sont confus, dites-lui de vous les signaler, ou de les noter. Modifiez ensuite votre document.

Cette façon de faire permet de s’assurer que votre tutoriel ou instruction fonctionne, et pas seulement pour vous, mais aussi pour une autre personne susceptible de se retrouver devant la machine.

Utilisez le bon vocabulaire

Un bouton n’est pas un câble, ni un interrupteur, ni un menu sur un écran.
Tout comme Internet n’est pas Edge, ni Google, ni SFR.

Les mots ont un sens : choisissez-les soigneusement.
Le vocabulaire est technique ? Définissez les termes ! Soit dans un lexique, soit dans un chapitre dédié du document.

Toutes les bonnes instructions ou manuels d’utilisateur fonctionnent comme ça : ils commencent tous par lister les termes, sigles ou pictogrammes employées dans les documents. Il faut se rappeler que le but c’est de permettre à quelqu’un d’autre de reproduire une procédure, une suite d’actions à opérer dans un cas précis pour obtenir un résultat donné. Il faut que l’ensemble soit le moins ambigu possible, et pour ça le choix des mots est important.

Utilisez la RFC 2119

Les RFC ce sont des recommandations techniques sur internet, mais on peut les appliquer ailleurs.
Dans une instruction, certaines manipulations sont obligatoires, d’autres seulement recommandées. Certaines sont déconseillées, mais d’autres sont carrément interdites. Enfin, certaines sont optionnelles.

La RFC 2119 est simple et définit ce que signifient les termes comme « doit », « devrait », « peut » ou encore « peut ne pas » ou « ne peut pas ».

La RFC 2119 normalise ce vocabulaire et précise quand quelque chose doit être obligatoire au lieu de conseillée, ou encore interdite au lieu de déconseillée… ou alors facultative ou optionnelle. Inversement, la RFC décrit aussi le comportement à adopter quand on a une action ainsi qualifiée. Et ce que ça signifie pour le processus en cours.

Par exemple, une action déconseillée peut être réalisée dans certains cas où elle s’avérerait utile, mais ne devrait pas être faite autrement. De même, une action simplement conseillée devrait être faite, mais pourrait ne pas être faite s’il existe une raison où cette action serait inutile (ou impossible, ou inappropriée).

C’est assez bête, ça peut sembler ridicule, mais quand une instruction dit « doit », alors ce n’est pas la même chose que « peut ». Dire « vous pouvez désormais appuyer sur ce bouton » ce n’est pas la même chose « vous devez désormais appuyer sur ce bouton ».

La RFC 2119 devrait selon moi être appliquée partout. Encore une fois, les mots ont un sens et les employer correctement évite des frustrations, des erreurs, et des accidents. Inversement, la lecture de ces mots doit suivre ce qu’ils énoncent : si une ligne est obligatoire, elle doit être exécutée, sinon le résultat attendu ne sera pas là (et ça ne sera pas le problème de l’instruction).

Le but d’une instruction est d’aider l’opérateur, mais elle permet aussi de dédouaner le constructeur. Si l’instruction indique qu’une opération « doit » être faite, mais que l’opérateur ne l’a pas fait faite et que maintenant la machine est en panne, la responsabilité est celle de l’opérateur, pas du constructeur (typiquement une opération de maintenance, par exemple).

Édit : dans les normes NF/EN, il fait état d’un vocabulaire similaire.

Je cite :

L’attention du lecteur est attirée sur les points suivants :

Seules les formes verbales doit et doivent sont utilisées pour exprimer une ou des exigences qui doivent être respectées pour se conformer au présent document.

Ces exigences peuvent se trouver dans le corps de la norme ou en annexe qualifiée de «normative». Pour les méthodes d’essai, l’utilisation de l’infinitif correspond à une exigence.

Les expressions telles que, il convient et il est recommandé sont utilisées pour exprimer une possibilité préférée mais non exigée pour se conformer au présent
document. Les formes verbales peut et peuvent sont utilisées pour exprimer une suggestion ou un conseil utiles mais non obligatoires, ou une autorisation.

En outre, le présent document peut fournir des renseignements supplémentaires destinés à faciliter la compréhension ou l'utilisation de certains éléments ou à en clarifier l'application, sans énoncer d'exigence à respecter. Ces éléments sont présentés sous forme de notes ou d'annexes informatives

Conclusion

Si je devais résumer tout ça :

Notes

[1] : Et écrivez bien « mettez la machine en marche » et non pas « allumez l’appareil », car vous pourrez être sûr qu’un jour quelqu’un va littéralement l’allumer. Avec du feu.

Image d’en-tête par Google Gemini (IA).

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Battery on fire in a car
Un beau matin, ma voiture n’a pas démarré : rien ne répondait. Ni la clé à distance, ni le bouton sur la porte. Une fois dedans avec la clé d’urgence (une serrure derrière la poignée de porte), impossible de démarrer.

J’avais déjà connu ça sur ma précédente voiture (hybride) et même ma Diesel d’avant : manifestement, la batterie 12 V était morte.

TL;DR : batterie 12 V remplacée et pour l’instant tout semble bon.
La suite de l’article traite de la raison d’être d’une batterie 12 V dans une EV et comment elle est gérée.

Car oui : les voitures électriques, avec des grosses batteries 400 ou 800 V ont aussi une petite batterie 12 V (et même une toute petite batterie 3,7 V pour le système eCall, mais ça c’est pas spécifique aux EV). Ici je reviens sur le rôle des batteries, la raison de leur défaillance dans une EV, et ma solution pour ne plus me retrouver coincé à l’avenir et pouvoir me dépanner.

Batterie 12 V ?

Le rôle d’une batterie 12 V dans une voiture, qu’elle soit électrique ou thermique, c’est de permettre le démarrage de la voiture. C’est aussi elle qui alimente les accessoires (radio, vitres électriques, phares…), en particulier quand le moteur lui-même ne tourne pas — moteur qui, s’il tourne, entraîne l’alternateur et produit donc du courant lui-même.

Dans ces voitures thermiques, cela demande une puissance conséquente : plusieurs centaines d’ampères traversent le démarreur d’une voiture thermique, qui va lancer le moteur thermique, très lourd. Une fois lancé, la rotation du moteur thermique s’entretient toute seule.

Dans une voiture électrique, il serait possible de s’en passer en puisant l’énergie sur la grosse batterie de propulsion. C’est juste qu’avoir un circuit basse-tension permet une certaine redondance sur le circuit haute tension, en cas d’accident par exemple. À mon avis ça pourra changer dans l’avenir, et pour l’instant on utilise surtout ça par héritage des voitures thermiques ; toujours est-il qu’il y en a une.

Dans une EV, la batterie 12 V sert donc aux accessoires et au démarrage, mais pas du moteur. Un moteur électrique n’a pas besoin de démarreur et il ne tourne pas dans le vide : au point mort, le moteur électrique ne tourne tout simplement pas. Dans ces conditions, le démarrage équivaut à allumer les systèmes électroniques. Lancer tout ça est nettement moins gourmand : le pic d’intensité débité est de seulement 20 A environ sur une EV. Même chose sur les hybrides, où le 12 V alimente le système électronique, qui démarre le moteur électrique, qui lui démarre le moteur thermique (si besoin).

Notons que sur les EV, la grosse batterie peut recharger la 12 V. On n’a pas d’alternateur comme sur une thermique, mais on a un convertisseur DC-DC. Ce système fonctionne aussi quand on ne roule pas : le système de bord (qui reste partiellement allumé même quand la voiture est éteinte) peut détecter le besoin de recharger la batterie 12 V et le faire, en puisant sur la grosse batterie, ou alors sur la prise de recharge si elle est branchée.

Ma panne 12 V

Voiture non-répondante, et ouverte par la clé de secours, j’ouvre donc le capot.

Au multimètre, la batterie 12 V affiche 3,5 V. C’est une batterie au plomb, comme dans la plupart des voitures. Ces batteries sont en bonne santé quand elles affichent entre 12,6 et 12,8 V. En dessous, elles ont besoin d’une charge, et en dessous de 11,7 V elles sont réputées mortes, et se dégradent par sulfatation : du sulfate de plomb recouvre les anodes, rendant les échanges d’électrons impossibles, plombant (calembour) sa capacité.

À 3,5 V, donc, ça craint.

J’ai évidemment un booster chez moi. Un petit truc à 20 €. Il m’avait déjà dépanné par le passé, sur mes précédentes voitures mais aussi au bord de la route pour des inconnus. Câblé sur la batterie, comme je suis entré « en fraude » dans la voiture, l’alarme se déclenche. Appuyer sur « déverrouiller » sur la clé suffit à arrêter le bruit.

Sauf que n’ayant pas servi depuis 2 ans, le booster était vide et n’a pas su démarrer la voiture complètement. Le système de bord a donc démarré, mais il s’est éteint après quelques instants, en tout cas avant que la voiture ne puisse se lancer complètement, et que la grosse batterie puisse recharger la petite ou prendre son relais.

En temps normal, dans ma voiture, lorsqu’elle est éteinte, quand la 12 V atteint 12,6 V, la grosse batterie la recharge. Sauf que ça ne le fait qu’un certain nombre de fois, au-delà, la voiture décrète que la batterie a manifestement un problème et cesse de la recharger. Ceci pour éviter de drainer la grosse batterie lors des stationnements prolongés (la voiture ne sachant pas combien de temps elle va rester là). La voiture refuse également de recharger la 12 V quand la grosse batterie est sous 10 %. En tout cas chez Hyundai c’est comme ça. Bien ou mal, c’est comme ça, et ce sont des limites que je comprends (même si c’est ironique d’avoir une énorme batterie pleine et de ne pas pouvoir démarrer à cause d’une 12 V — ironiquement, la première Ioniq en 2016 avait un bouton pour forcer la recharge 12 V depuis la batterie haute tension).
Tout ceci ne vaut que lors du stationnement : en roulant, c’est essentiellement la grosse batterie qui alimente tout et recharge la batterie 12 V.

En tout cas, sans 12 V, et booster vide, impossible de démarrer.

Je fais venir un dépanneur : il me câble la voiture et ça démarre du premier coup (preuve rassurante que c’était le seul problème). La voiture recharge la 12 V et c’est reparti… pour deux jours, avant d’avoir un problème similaire (la 12 V affiche 7,5 V). Je peux recâbler moi-même cette fois avec la batterie d’une autre voiture.
Idem le lendemain encore : même si cette fois la voiture démarre, elle affiche un message selon lequel la 12 V est faible. Le soir même, impossible de démarrer. Je dois la câbler avec une batterie 12 V que j’ai désormais sous la main.

Entre-temps j’ai commandé une batterie 12 V neuve. On verra si c’est ça le problème, mais il y a des chances.

Avec tout ça, le petit booster est mort : il ne charge plus du tout. Je l’ai désossé pour voir comment ça marche avant de le jeter.

Pourquoi la 12 V est morte ?

J’ai ma voiture depuis 2,5 ans. La batterie doit avoir un peu moins de 3 ans. Normalement, elles durent entre 3 et 5 ans sur une voiture classique. Ce n’est donc pas une mort « très » précoce, mais c’est tout de même un peu tôt.

Comme j’ai dit plus haut, sur une thermique, le moteur thermique fait tourner l’alternateur qui recharge la 12 V pendant la conduite. Une partie de l’énergie alimente aussi les accessoires.
Le même principe a lieu dans une EV, en ajoutant le fait que la 12 V fonctionne aussi quand la voiture est « éteinte » : le gestionnaire de recharge, le BMS, une partie de l’électronique est maintenue en semi-veille. Ce n’est qu’à partir d’une certaine période (plusieurs jours) que la voiture se met en veille bien plus profonde.

Si la batterie 12 V est à un niveau trop faible durant cette période, la grosse batterie peut la recharger. Tout ceci augmente le nombre de cycles de la petite batterie, qui s’use donc plus vite. Aussi, quand la 12 V est à une tension trop basse (moins de 12,3 V), la voiture ne la recharge plus, et elle finit par totalement se vider à cause des éléments qui tournent en veille et qui tirent du courant dessus, jusqu’à 3 V par exemple, où elle n’allumera plus rien du tout.

Voilà pourquoi les 12 V sont moins durables sur les EV. C’est en tout cas ce que pense The Ioniq Guy, et ça semble se tenir. Il a eu exactement le même problème que moi sur sa Ioniq 5, et beaucoup de monde aussi, à peu près au même moment (2,5 ans après l’achat, chez Hyundai-Kia, mais aussi ailleurs, comme Tesla).

Donc on fait quoi ?

Autant les plaquettes de frein durent la durée de vie de la voiture, et il y a nettement moins de maintenance sur une EV en général, il semble que pour la batterie 12 V, ce soit le contraire : elles s’useraient plus vite et il faut la changer tous les 2-3 ans au lieu de 3-5 ans.
Le bruit court aussi que chez Hyundai en particulier, les batteries 12 V sont de mauvaise qualité.

Certains constructeurs commencent à laisser tomber les batteries au plomb (3-5 ans de durée de vie) et à recommander des batteries lithium-Ion (beaucoup plus durables) pour le circuit 12 V. Cela semble être une solution à court terme. À long terme, j’espère et je pense qu’on se passera de ça et qu’on alimente tout avec la batterie haute tension et des convertisseurs DC-DC. Personne ne fera croire à personne d’autre que les >50 kWh dans une batterie ne suffise pas pour alimenter les quelques systèmes critiques autrement alimentés par une 12 V, même s’il faut la recharger souvent, en tout cas sans qu’il y ait un moyen d’afficher un message comme quoi la 12 V arrive en fin de vie.

On pourrait dores-et-déjà remplacer sa batterie au plomb par une Li-Ion nous aussi, mais les véhicules ne sont pas développés forcément pour ça. Les courbes de tension ne sont pas les mêmes selon les technologies de batteries. Et inversement : surcharger une batterie au plomb ne sera pas dramatique, alors que la batterie Li-ion peut prendre feu. Là aussi, je ne fais ici que citer The Ioniq Guy dans sa vidéo.

Rappel quand-même pour ceux qui — comme moi — ont ou vont installer une batterie de type « AGM », cela reste une batterie au plomb, et donc pas de problèmes, et les retours sont nombreux et positifs. L’AGM étant une technologie acide/plomb un peu améliorée des acide/plomb classiques.

Pour ma part

Pour éviter de me retrouver dans une situation où je suis coincé et de devoir payer 200 € un dépannage pour un peu de courant, j’ai pris mes devants.

Vu que mon booster premier prix m’a lâché (un peu de ma faute quand-même pour ne pas l’avoir maintenu chargé), j’en ai pris un autre, d’une marque essentiellement professionnelle — GYS. C’est un peu plus cher, mais pour l’avoir testé (après un 4e fail du 12 V), ça marche. J’ai aussi pris une autre batterie 12 V pour la voiture (les liens sont en bas de l’article).

Concernant le booster, j’ai appris qu’il en existait plusieurs types, en tout cas chez GYS :

Ceux au plomb : autant prendre une batterie de 12 V normale et un chargeur et garder ça dans un coin de garage. Un peu moins ergonomique, mais bien plus simple. Pour une EV, une batterie 12 V de tracteur tondeuse, plus petite et légère, suffit (j’ai moi-même pu le constater).

Les batteries lithium, pas besoin de les charger en permanence (comme celles au plomb), mais il faut les maintenir à un niveau de charge convenable. Donc prévoir de les charger tous les mois. Si elle est vide un bon matin, il faudra aussi plusieurs heures pour la recharger : un dépanneur sera plus rapide.

Les batteries à super condensateurs n’ont aucune usure dans le temps. Elles se rechargent sur la batterie 12 V déchargée : elle prend le peu d’énergie qui reste dans la batterie durant environ 5 minutes, puis envoient la pâtée durant 10 secondes pour démarrer la voiture. Et ça semble marcher : ma batterie à 7 V a chargé l’appareil, qui a dit que c’était prêt après quelques minutes et j’ai pu repartir.
Si la batterie 12 V est complètement vide (comme c’est le cas sur mon EV où ça tombe facilement à ~3 V), ça peut ne pas suffire et on peut alors les recharger sur le secteur ou sur USB en quelques minutes également.

Pour ma part, j’ai pris une hybride super-condensateur + lithium. Pas besoin que la batterie lithium soit toujours à 100 % : les super condensateurs se chargent même avec peu de puissance. Et dans le cas contraire, on peut les charger rapidement. Les super condensateurs offrant une usure nulle, et le booster étant prévu pour servir très peu dans mon cas, ça me semble un compromis pas trop mauvais :

J’ai donc pris ça, aussi parce que c’est à 300 €, et que les modèles à super-condensateurs seuls sont plus proches de 1 000 €.

Comment câbler une voiture ?

Parce que ce n’est pas trivial : quand vous câblez une voiture dont la 12 V est morte, que ce soit à partir d’un booster, d’une batterie 12 V libre ou d’une autre voiture, retenez la phrase qui rime en anglais « red on dead ».

Cela signifi « [câble] rouge sur [voiture] morte » : c’est le premier élément à brancher avec les deux pinces des câbles. Ensuite c’est circulaire :

  1. première pince rouge sur la borne + de la batterie de la voiture en panne (« red on dead »)
  2. seconde pince rouge sur la borne + de la batterie (ou de la voiture) de dépannage
  3. première pince noire sur la borne − de la batterie (ou de la voiture) de dépannage
  4. seconde pince noire sur la masse de la voiture en panne (la masse étant toute partie métallique non-peinte de la carcasse de la voiture ; elle est reliée au − de la batterie, mais cela réduit le risque d’étincelles et leurs conséquences).

Note 1 : sur mon ancienne hybride, les bornes de câblage étaient sur des fiches spéciales dans le boîtier à fusibles sous le capot. La batterie elle-même était dans le coffre arrière.
Note 2 : la voiture de dépannage doit être démarrée avant de pouvoir sauver celle qui est en panne.

Pour débrancher, une fois qu’on a réussi à démarrer la voiture morte, c’est dans l’ordre inverse du branchement.
Faites alors un petit tour avec la voiture pour que l’alternateur (sur une thermique) recharge la 12 V. Sur une EV, on peut laisser la voiture allumée : la grosse batterie chargera normalement la petite, même sans rouler.

Si vous avez un lecteur OBD — ce que je recommande, car c’est quand-même bien pratique — on peut suivre le chargement de la batterie. Perso je vois un graphique montrant l’intensité du courant que la voiture injecte dans la 12 V pour la charger. Au max, elle y envoie environ 40 A, et ça diminue progressivement jusqu’à ~1 A lorsque la batterie est pleine.

Enfin, si la panne n’était pas explicable par la vieillesse de la batterie 12 V, il faudra investiguer l’origine : il est possible qu’un accessoire (loupiotte, câble USB…) vide la batterie pendant que la voiture était stationnée. Cela peut aussi être dû à une autre panne ou un câble endommagé quelque part.

Liens

Cet article n’est pas sponsorisé, mais les liens suivants sont des liens Amazon affiliés.

Si ces liens Amazon vous gênent, copiez la référence du produit sans cliquer.
Ce sont des produits que j’utilise personnellement. Je les valide et ça mérite tout autant d’être dit que lorsque c’est tout pourri.

J’ai documenté le problème également sur les forums Ioniq 6.

Image d’en-tête par Google Gemini (IA) — Suggestion de présentation

";s:7:"content";s:17739:"

Battery on fire in a car
Un beau matin, ma voiture n’a pas démarré : rien ne répondait. Ni la clé à distance, ni le bouton sur la porte. Une fois dedans avec la clé d’urgence (une serrure derrière la poignée de porte), impossible de démarrer.

J’avais déjà connu ça sur ma précédente voiture (hybride) et même ma Diesel d’avant : manifestement, la batterie 12 V était morte.

TL;DR : batterie 12 V remplacée et pour l’instant tout semble bon.
La suite de l’article traite de la raison d’être d’une batterie 12 V dans une EV et comment elle est gérée.

Car oui : les voitures électriques, avec des grosses batteries 400 ou 800 V ont aussi une petite batterie 12 V (et même une toute petite batterie 3,7 V pour le système eCall, mais ça c’est pas spécifique aux EV). Ici je reviens sur le rôle des batteries, la raison de leur défaillance dans une EV, et ma solution pour ne plus me retrouver coincé à l’avenir et pouvoir me dépanner.

Batterie 12 V ?

Le rôle d’une batterie 12 V dans une voiture, qu’elle soit électrique ou thermique, c’est de permettre le démarrage de la voiture. C’est aussi elle qui alimente les accessoires (radio, vitres électriques, phares…), en particulier quand le moteur lui-même ne tourne pas — moteur qui, s’il tourne, entraîne l’alternateur et produit donc du courant lui-même.

Dans ces voitures thermiques, cela demande une puissance conséquente : plusieurs centaines d’ampères traversent le démarreur d’une voiture thermique, qui va lancer le moteur thermique, très lourd. Une fois lancé, la rotation du moteur thermique s’entretient toute seule.

Dans une voiture électrique, il serait possible de s’en passer en puisant l’énergie sur la grosse batterie de propulsion. C’est juste qu’avoir un circuit basse-tension permet une certaine redondance sur le circuit haute tension, en cas d’accident par exemple. À mon avis ça pourra changer dans l’avenir, et pour l’instant on utilise surtout ça par héritage des voitures thermiques ; toujours est-il qu’il y en a une.

Dans une EV, la batterie 12 V sert donc aux accessoires et au démarrage, mais pas du moteur. Un moteur électrique n’a pas besoin de démarreur et il ne tourne pas dans le vide : au point mort, le moteur électrique ne tourne tout simplement pas. Dans ces conditions, le démarrage équivaut à allumer les systèmes électroniques. Lancer tout ça est nettement moins gourmand : le pic d’intensité débité est de seulement 20 A environ sur une EV. Même chose sur les hybrides, où le 12 V alimente le système électronique, qui démarre le moteur électrique, qui lui démarre le moteur thermique (si besoin).

Notons que sur les EV, la grosse batterie peut recharger la 12 V. On n’a pas d’alternateur comme sur une thermique, mais on a un convertisseur DC-DC. Ce système fonctionne aussi quand on ne roule pas : le système de bord (qui reste partiellement allumé même quand la voiture est éteinte) peut détecter le besoin de recharger la batterie 12 V et le faire, en puisant sur la grosse batterie, ou alors sur la prise de recharge si elle est branchée.

Ma panne 12 V

Voiture non-répondante, et ouverte par la clé de secours, j’ouvre donc le capot.

Au multimètre, la batterie 12 V affiche 3,5 V. C’est une batterie au plomb, comme dans la plupart des voitures. Ces batteries sont en bonne santé quand elles affichent entre 12,6 et 12,8 V. En dessous, elles ont besoin d’une charge, et en dessous de 11,7 V elles sont réputées mortes, et se dégradent par sulfatation : du sulfate de plomb recouvre les anodes, rendant les échanges d’électrons impossibles, plombant (calembour) sa capacité.

À 3,5 V, donc, ça craint.

J’ai évidemment un booster chez moi. Un petit truc à 20 €. Il m’avait déjà dépanné par le passé, sur mes précédentes voitures mais aussi au bord de la route pour des inconnus. Câblé sur la batterie, comme je suis entré « en fraude » dans la voiture, l’alarme se déclenche. Appuyer sur « déverrouiller » sur la clé suffit à arrêter le bruit.

Sauf que n’ayant pas servi depuis 2 ans, le booster était vide et n’a pas su démarrer la voiture complètement. Le système de bord a donc démarré, mais il s’est éteint après quelques instants, en tout cas avant que la voiture ne puisse se lancer complètement, et que la grosse batterie puisse recharger la petite ou prendre son relais.

En temps normal, dans ma voiture, lorsqu’elle est éteinte, quand la 12 V atteint 12,6 V, la grosse batterie la recharge. Sauf que ça ne le fait qu’un certain nombre de fois, au-delà, la voiture décrète que la batterie a manifestement un problème et cesse de la recharger. Ceci pour éviter de drainer la grosse batterie lors des stationnements prolongés (la voiture ne sachant pas combien de temps elle va rester là). La voiture refuse également de recharger la 12 V quand la grosse batterie est sous 10 %. En tout cas chez Hyundai c’est comme ça. Bien ou mal, c’est comme ça, et ce sont des limites que je comprends (même si c’est ironique d’avoir une énorme batterie pleine et de ne pas pouvoir démarrer à cause d’une 12 V — ironiquement, la première Ioniq en 2016 avait un bouton pour forcer la recharge 12 V depuis la batterie haute tension).
Tout ceci ne vaut que lors du stationnement : en roulant, c’est essentiellement la grosse batterie qui alimente tout et recharge la batterie 12 V.

En tout cas, sans 12 V, et booster vide, impossible de démarrer.

Je fais venir un dépanneur : il me câble la voiture et ça démarre du premier coup (preuve rassurante que c’était le seul problème). La voiture recharge la 12 V et c’est reparti… pour deux jours, avant d’avoir un problème similaire (la 12 V affiche 7,5 V). Je peux recâbler moi-même cette fois avec la batterie d’une autre voiture.
Idem le lendemain encore : même si cette fois la voiture démarre, elle affiche un message selon lequel la 12 V est faible. Le soir même, impossible de démarrer. Je dois la câbler avec une batterie 12 V que j’ai désormais sous la main.

Entre-temps j’ai commandé une batterie 12 V neuve. On verra si c’est ça le problème, mais il y a des chances.

Avec tout ça, le petit booster est mort : il ne charge plus du tout. Je l’ai désossé pour voir comment ça marche avant de le jeter.

Pourquoi la 12 V est morte ?

J’ai ma voiture depuis 2,5 ans. La batterie doit avoir un peu moins de 3 ans. Normalement, elles durent entre 3 et 5 ans sur une voiture classique. Ce n’est donc pas une mort « très » précoce, mais c’est tout de même un peu tôt.

Comme j’ai dit plus haut, sur une thermique, le moteur thermique fait tourner l’alternateur qui recharge la 12 V pendant la conduite. Une partie de l’énergie alimente aussi les accessoires.
Le même principe a lieu dans une EV, en ajoutant le fait que la 12 V fonctionne aussi quand la voiture est « éteinte » : le gestionnaire de recharge, le BMS, une partie de l’électronique est maintenue en semi-veille. Ce n’est qu’à partir d’une certaine période (plusieurs jours) que la voiture se met en veille bien plus profonde.

Si la batterie 12 V est à un niveau trop faible durant cette période, la grosse batterie peut la recharger. Tout ceci augmente le nombre de cycles de la petite batterie, qui s’use donc plus vite. Aussi, quand la 12 V est à une tension trop basse (moins de 12,3 V), la voiture ne la recharge plus, et elle finit par totalement se vider à cause des éléments qui tournent en veille et qui tirent du courant dessus, jusqu’à 3 V par exemple, où elle n’allumera plus rien du tout.

Voilà pourquoi les 12 V sont moins durables sur les EV. C’est en tout cas ce que pense The Ioniq Guy, et ça semble se tenir. Il a eu exactement le même problème que moi sur sa Ioniq 5, et beaucoup de monde aussi, à peu près au même moment (2,5 ans après l’achat, chez Hyundai-Kia, mais aussi ailleurs, comme Tesla).

Donc on fait quoi ?

Autant les plaquettes de frein durent la durée de vie de la voiture, et il y a nettement moins de maintenance sur une EV en général, il semble que pour la batterie 12 V, ce soit le contraire : elles s’useraient plus vite et il faut la changer tous les 2-3 ans au lieu de 3-5 ans.
Le bruit court aussi que chez Hyundai en particulier, les batteries 12 V sont de mauvaise qualité.

Certains constructeurs commencent à laisser tomber les batteries au plomb (3-5 ans de durée de vie) et à recommander des batteries lithium-Ion (beaucoup plus durables) pour le circuit 12 V. Cela semble être une solution à court terme. À long terme, j’espère et je pense qu’on se passera de ça et qu’on alimente tout avec la batterie haute tension et des convertisseurs DC-DC. Personne ne fera croire à personne d’autre que les >50 kWh dans une batterie ne suffise pas pour alimenter les quelques systèmes critiques autrement alimentés par une 12 V, même s’il faut la recharger souvent, en tout cas sans qu’il y ait un moyen d’afficher un message comme quoi la 12 V arrive en fin de vie.

On pourrait dores-et-déjà remplacer sa batterie au plomb par une Li-Ion nous aussi, mais les véhicules ne sont pas développés forcément pour ça. Les courbes de tension ne sont pas les mêmes selon les technologies de batteries. Et inversement : surcharger une batterie au plomb ne sera pas dramatique, alors que la batterie Li-ion peut prendre feu. Là aussi, je ne fais ici que citer The Ioniq Guy dans sa vidéo.

Rappel quand-même pour ceux qui — comme moi — ont ou vont installer une batterie de type « AGM », cela reste une batterie au plomb, et donc pas de problèmes, et les retours sont nombreux et positifs. L’AGM étant une technologie acide/plomb un peu améliorée des acide/plomb classiques.

Pour ma part

Pour éviter de me retrouver dans une situation où je suis coincé et de devoir payer 200 € un dépannage pour un peu de courant, j’ai pris mes devants.

Vu que mon booster premier prix m’a lâché (un peu de ma faute quand-même pour ne pas l’avoir maintenu chargé), j’en ai pris un autre, d’une marque essentiellement professionnelle — GYS. C’est un peu plus cher, mais pour l’avoir testé (après un 4e fail du 12 V), ça marche. J’ai aussi pris une autre batterie 12 V pour la voiture (les liens sont en bas de l’article).

Concernant le booster, j’ai appris qu’il en existait plusieurs types, en tout cas chez GYS :

Ceux au plomb : autant prendre une batterie de 12 V normale et un chargeur et garder ça dans un coin de garage. Un peu moins ergonomique, mais bien plus simple. Pour une EV, une batterie 12 V de tracteur tondeuse, plus petite et légère, suffit (j’ai moi-même pu le constater).

Les batteries lithium, pas besoin de les charger en permanence (comme celles au plomb), mais il faut les maintenir à un niveau de charge convenable. Donc prévoir de les charger tous les mois. Si elle est vide un bon matin, il faudra aussi plusieurs heures pour la recharger : un dépanneur sera plus rapide.

Les batteries à super condensateurs n’ont aucune usure dans le temps. Elles se rechargent sur la batterie 12 V déchargée : elle prend le peu d’énergie qui reste dans la batterie durant environ 5 minutes, puis envoient la pâtée durant 10 secondes pour démarrer la voiture. Et ça semble marcher : ma batterie à 7 V a chargé l’appareil, qui a dit que c’était prêt après quelques minutes et j’ai pu repartir.
Si la batterie 12 V est complètement vide (comme c’est le cas sur mon EV où ça tombe facilement à ~3 V), ça peut ne pas suffire et on peut alors les recharger sur le secteur ou sur USB en quelques minutes également.

Pour ma part, j’ai pris une hybride super-condensateur + lithium. Pas besoin que la batterie lithium soit toujours à 100 % : les super condensateurs se chargent même avec peu de puissance. Et dans le cas contraire, on peut les charger rapidement. Les super condensateurs offrant une usure nulle, et le booster étant prévu pour servir très peu dans mon cas, ça me semble un compromis pas trop mauvais :

J’ai donc pris ça, aussi parce que c’est à 300 €, et que les modèles à super-condensateurs seuls sont plus proches de 1 000 €.

Comment câbler une voiture ?

Parce que ce n’est pas trivial : quand vous câblez une voiture dont la 12 V est morte, que ce soit à partir d’un booster, d’une batterie 12 V libre ou d’une autre voiture, retenez la phrase qui rime en anglais « red on dead ».

Cela signifi « [câble] rouge sur [voiture] morte » : c’est le premier élément à brancher avec les deux pinces des câbles. Ensuite c’est circulaire :

  1. première pince rouge sur la borne + de la batterie de la voiture en panne (« red on dead »)
  2. seconde pince rouge sur la borne + de la batterie (ou de la voiture) de dépannage
  3. première pince noire sur la borne − de la batterie (ou de la voiture) de dépannage
  4. seconde pince noire sur la masse de la voiture en panne (la masse étant toute partie métallique non-peinte de la carcasse de la voiture ; elle est reliée au − de la batterie, mais cela réduit le risque d’étincelles et leurs conséquences).

Note 1 : sur mon ancienne hybride, les bornes de câblage étaient sur des fiches spéciales dans le boîtier à fusibles sous le capot. La batterie elle-même était dans le coffre arrière.
Note 2 : la voiture de dépannage doit être démarrée avant de pouvoir sauver celle qui est en panne.

Pour débrancher, une fois qu’on a réussi à démarrer la voiture morte, c’est dans l’ordre inverse du branchement.
Faites alors un petit tour avec la voiture pour que l’alternateur (sur une thermique) recharge la 12 V. Sur une EV, on peut laisser la voiture allumée : la grosse batterie chargera normalement la petite, même sans rouler.

Si vous avez un lecteur OBD — ce que je recommande, car c’est quand-même bien pratique — on peut suivre le chargement de la batterie. Perso je vois un graphique montrant l’intensité du courant que la voiture injecte dans la 12 V pour la charger. Au max, elle y envoie environ 40 A, et ça diminue progressivement jusqu’à ~1 A lorsque la batterie est pleine.

Enfin, si la panne n’était pas explicable par la vieillesse de la batterie 12 V, il faudra investiguer l’origine : il est possible qu’un accessoire (loupiotte, câble USB…) vide la batterie pendant que la voiture était stationnée. Cela peut aussi être dû à une autre panne ou un câble endommagé quelque part.

Liens

Cet article n’est pas sponsorisé, mais les liens suivants sont des liens Amazon affiliés.

Si ces liens Amazon vous gênent, copiez la référence du produit sans cliquer.
Ce sont des produits que j’utilise personnellement. Je les valide et ça mérite tout autant d’être dit que lorsque c’est tout pourri.

J’ai documenté le problème également sur les forums Ioniq 6.

Image d’en-tête par Google Gemini (IA) — Suggestion de présentation

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Une IA créant une image.
Je m’attendais à avoir cette remarque un jour.

Depuis peu, je me mets à utiliser, parfois, des images générées par IA pour illustrer certains articles de blog. Il ne s’agit que de l’image d’illustration. Les images « techniques » ne le sont pas, et encore moins le texte lui-même.

Visiblement ça ne plaît pas. Je comprends. Ça ne me plaît pas non plus.

Avant, je prenais mes images sur des sites qui proposaient des images facilement : de vrais photos que les gens postaient en ligne, et qui en encourageaient la reprise et la diffusion en choisissant une licence le permettant (essentiellement Creative Commons). Tout le monde était gagnant : moi j’avais à disposition des milliards de photos sur pratiquement tous les sujets, et eux voyaient leur photos diffusées, avec un lien et leur nom, exactement comme ils le demandaient. Tout était respecté.

Il y avait principalement deux sites où je prenais ces images. Le premier — je n’ai plus son nom (Édit : c’est Unsplash) — a été racheté par un autre qui l’a fermé/s’était merdifié, et le second — Flickr — a décidé récemment d’obliger tout le monde à s’inscrire pour pouvoir récupérer des images — y compris celles sous licence CC :

account wall Flickr
Flickr tu fais CHIER.

Du coup vous m’excuserez (ou pas, je m’en moque), mais j’ai laissé tomber.

D’un côté l’on veut défendre l’art « humain », de l’autre on emmerde le plus possible les quelques personnes qui le respectent en les poussant à aller ailleurs. Faut pas s’étonner.
Vous pouvez être déçu, c’est votre droit. Le miens c’est de refuser d’en prendre la responsabilité cette fois-ci. On dit qu’on crée les monstres en poussant les gens bien à bout : je dirais que c’est le cas ici.

Non, je ne reviendrai pas dessus : virez toutes ces merdes de popup d’inscription à la con d’abord. Inutile de m’envoyer d’autres liens ou d’autres sites. Je suis largement assez grand pour les trouver moi-même si c’était ce que je voulais.

Mais j’en ai raz le cul d’avoir à me battre pour faire les choses correctement quand on nous force à les faire mal en compliquant constamment, systématiquement, les choses.


Le pire, c’est que les exemples sont nombreux pour lesquelles ce genre de cas de figures s’applique : la procédure correcte, légale et convenable est systématiquement une usine à gaz remplie d’embuches totalement artificielles, alors que ceux qui ne les respectent pas ne sont pas emmerdées. Ce n’est même pas une question de pognon. Ce n’est même pas une question de principe, de volonté ou de choix. Non : faire les choses correctement est rendu archi-compliqué pour aucune raison valable.

Exemple 1 : Tu as une activité qui rémunère. Tu as le choix de bosser au noir ou de déclarer ça. Sans même parler d’avoir à payer des charges, le site pour créer son activité, ainsi que celui pour déclarer ses revenus sont on ne peut plus compliqués. Dans certains cas, genre le miens, c’est même impossible à utiliser (je suis dans un cas qui n’est pas prévu par leurs formulaires).
Du coup bah je fais pas, ou je continue à utiliser le site sachant pertinemment que je déclare sur un compte qui est faux car non à jour. La faute à qui ?

Exemple 2 : Tu veux essayer de te passer d’Amazon, car ce sont les méchants américains qui tuent les petits commerçants ? Bon courage : les sites français sont merdiques et te prennent pour un idiot quand tu leur fait remarquer. Ils ne sont aucun effort, alors qu’Amazon 1) fait tout ce qu’il faut et 2) n’est pas pire que les autres sites ou marchands en matière d’exploitation des employés.

Exemple 3 : Tu veux essayer de trouver un album musical sans le pirater ? « Désolé, cet album n’est pas disponible dans votre pays ». C’est ça, vous allez voir si ça va pas être disponible dans mon pays. Go The Pirate Bay.

Exemple 4 : Tu veux faire recycler tes piles, tes ampoules, en les rapportant dans les bacs de collecte ? Désolé, le bac à piles est plein et déborde. Et il est plein et il déborde 100 % du temps. Rentrez chez vous.
Pareil pour les bacs à recycler le verre, le bac jaune aussi. On croule sous les emballages qu’on nous impose et on rêve qu’un jour ils remettent la consignation des bouteilles en verre (et en plastique). Mais rêver c’est beau, mais ça ne change pas les choses que personne ne veut (ou n’a d’intérêt) à changer.

Exemple 5 : Tu veux prendre le train plutôt que la voiture, mais quand tu cherches, soit c’est trois fois le prix, soit le train est supprimé, soit y a des grèves, soit tu dois faire 8 heures de train et passer par Paris pour aller à 100 km de chez toi dans le sud de la France ! On marche sur la tête. Constamment.

Donc arrêtez vos leçons de moral à deux balles quand vous ne savez que gueuler et que vous ne proposez aucune solution ou pire, que vous nous poussez au « crime » à faire ce qu’on ne devrait pas faire, mais qu’on est contraint de faire quand-même parce qu’il faut bien que ce soit fait.

Je veux bien faire des efforts, comme j’en ai toujours fait. Mais à un moment c’est à vous de faire les vôtres aussi, et de les faire dans le bon sens, pas le mauvais.

En attendant, ouais : j’abandonne.
Raz le cul.

Image d’en-tête par IA / Google Gemini ; et je vous merde.

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Une IA créant une image.
Je m’attendais à avoir cette remarque un jour.

Depuis peu, je me mets à utiliser, parfois, des images générées par IA pour illustrer certains articles de blog. Il ne s’agit que de l’image d’illustration. Les images « techniques » ne le sont pas, et encore moins le texte lui-même.

Visiblement ça ne plaît pas. Je comprends. Ça ne me plaît pas non plus.

Avant, je prenais mes images sur des sites qui proposaient des images facilement : de vrais photos que les gens postaient en ligne, et qui en encourageaient la reprise et la diffusion en choisissant une licence le permettant (essentiellement Creative Commons). Tout le monde était gagnant : moi j’avais à disposition des milliards de photos sur pratiquement tous les sujets, et eux voyaient leur photos diffusées, avec un lien et leur nom, exactement comme ils le demandaient. Tout était respecté.

Il y avait principalement deux sites où je prenais ces images. Le premier — je n’ai plus son nom (Édit : c’est Unsplash) — a été racheté par un autre qui l’a fermé/s’était merdifié, et le second — Flickr — a décidé récemment d’obliger tout le monde à s’inscrire pour pouvoir récupérer des images — y compris celles sous licence CC :

account wall Flickr
Flickr tu fais CHIER.

Du coup vous m’excuserez (ou pas, je m’en moque), mais j’ai laissé tomber.

D’un côté l’on veut défendre l’art « humain », de l’autre on emmerde le plus possible les quelques personnes qui le respectent en les poussant à aller ailleurs. Faut pas s’étonner.
Vous pouvez être déçu, c’est votre droit. Le miens c’est de refuser d’en prendre la responsabilité cette fois-ci. On dit qu’on crée les monstres en poussant les gens bien à bout : je dirais que c’est le cas ici.

Non, je ne reviendrai pas dessus : virez toutes ces merdes de popup d’inscription à la con d’abord. Inutile de m’envoyer d’autres liens ou d’autres sites. Je suis largement assez grand pour les trouver moi-même si c’était ce que je voulais.

Mais j’en ai raz le cul d’avoir à me battre pour faire les choses correctement quand on nous force à les faire mal en compliquant constamment, systématiquement, les choses.


Le pire, c’est que les exemples sont nombreux pour lesquelles ce genre de cas de figures s’applique : la procédure correcte, légale et convenable est systématiquement une usine à gaz remplie d’embuches totalement artificielles, alors que ceux qui ne les respectent pas ne sont pas emmerdées. Ce n’est même pas une question de pognon. Ce n’est même pas une question de principe, de volonté ou de choix. Non : faire les choses correctement est rendu archi-compliqué pour aucune raison valable.

Exemple 1 : Tu as une activité qui rémunère. Tu as le choix de bosser au noir ou de déclarer ça. Sans même parler d’avoir à payer des charges, le site pour créer son activité, ainsi que celui pour déclarer ses revenus sont on ne peut plus compliqués. Dans certains cas, genre le miens, c’est même impossible à utiliser (je suis dans un cas qui n’est pas prévu par leurs formulaires).
Du coup bah je fais pas, ou je continue à utiliser le site sachant pertinemment que je déclare sur un compte qui est faux car non à jour. La faute à qui ?

Exemple 2 : Tu veux essayer de te passer d’Amazon, car ce sont les méchants américains qui tuent les petits commerçants ? Bon courage : les sites français sont merdiques et te prennent pour un idiot quand tu leur fait remarquer. Ils ne sont aucun effort, alors qu’Amazon 1) fait tout ce qu’il faut et 2) n’est pas pire que les autres sites ou marchands en matière d’exploitation des employés.

Exemple 3 : Tu veux essayer de trouver un album musical sans le pirater ? « Désolé, cet album n’est pas disponible dans votre pays ». C’est ça, vous allez voir si ça va pas être disponible dans mon pays. Go The Pirate Bay.

Exemple 4 : Tu veux faire recycler tes piles, tes ampoules, en les rapportant dans les bacs de collecte ? Désolé, le bac à piles est plein et déborde. Et il est plein et il déborde 100 % du temps. Rentrez chez vous.
Pareil pour les bacs à recycler le verre, le bac jaune aussi. On croule sous les emballages qu’on nous impose et on rêve qu’un jour ils remettent la consignation des bouteilles en verre (et en plastique). Mais rêver c’est beau, mais ça ne change pas les choses que personne ne veut (ou n’a d’intérêt) à changer.

Exemple 5 : Tu veux prendre le train plutôt que la voiture, mais quand tu cherches, soit c’est trois fois le prix, soit le train est supprimé, soit y a des grèves, soit tu dois faire 8 heures de train et passer par Paris pour aller à 100 km de chez toi dans le sud de la France ! On marche sur la tête. Constamment.

Donc arrêtez vos leçons de moral à deux balles quand vous ne savez que gueuler et que vous ne proposez aucune solution ou pire, que vous nous poussez au « crime » à faire ce qu’on ne devrait pas faire, mais qu’on est contraint de faire quand-même parce qu’il faut bien que ce soit fait.

Je veux bien faire des efforts, comme j’en ai toujours fait. Mais à un moment c’est à vous de faire les vôtres aussi, et de les faire dans le bon sens, pas le mauvais.

En attendant, ouais : j’abandonne.
Raz le cul.

Image d’en-tête par IA / Google Gemini ; et je vous merde.

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(un peu en retard)

Voir ces tweets divers :

L’état de Paris ce matin [ndlr : après la fête de la musique] en dit long sur ce que nous sommes devenus : des porcs.
Ville Lumière
Beaucoup d’affluence en ville hier soir pour une fête de la musique réussie à ClermontFerrand. Merci aux agents des Espaces Publics de @ClrmntMetropole
à l’œuvre ce matin pour nettoyer les rues. C’est ça le service public.
#ClermontFerrand
Olivier Bianchi (Maire de Clermont Ferrand)

Lors de la dernière fête de la musique, le lendemain de la fête en fait, des photos circulent où l’on voit des rivières de déchets traîner partout sur les lieux de la fête. Beaucoup s’en offusquent, d’autres — y compris des officiels — remercient, à juste titre, les équipes qui nettoient tout ça.

En face de ceux qui s’en offusquent on trouve ceux qui disent, typiquement « laissez-les s’amuser », ou « c’est normal après une fête ». Je n’ai pas vu le très classique « ça fait du boulot pour ceux qui nettoient », mais on aurait pu s’y attendre aussi.
Ils ajoutent parfois même « vous faisiez pareil quand vous étiez jeunes ! ».

À ceux-là je voudrais réagir.

Déjà, non, personnellement, et la plupart des gens que je connais depuis tout petit, je n’ai pas été élevé à laisser mes déchets traîner partout. Jamais. Pas même un chewing-gum. Si on le faisait malgré tout, on se faisait remettre au pas pour réparer l’erreur. Pas méchamment, pas durement. Mais fermement, et jusqu’à ce que le message soit rentré. Une culture de la propreté, du respect de l’espace commun. Des choses qui sont devenues automatiques et naturels désormais. Tout comme dire bonjour quand on arrive dans une boulangerie ou une épicerie, ou de ne pas violenter un animal. Des trucs simples en somme, mais manifestement pas normalisées pour tout le monde.

Ensuite, vous savez qu’on peut faire la fête et ranger après ? C’est tout à fait possible, hein : aucune force de la nature n’empêche cela.

C’est peut-être une question d’éducation, à la fois des parents, mais aussi des profs, des surveillants à l’école, et de tout le monde qui joue un rôle dans la vie quand on est enfant, ado, et même après, mais pas uniquement. L’apprentissage et l’application des règles élémentaires de vie en société ne s’arrête pas à 18 ans, et ni après non plus, ni encore moins avant — désolé si vous l’apprenez ici.

Tu ne balances pas tes trucs par terre, point.

Y a aucun argument contre ça, hormis peut-être les déchets organiques (trognon de pomme, …) et encore, tu fais ça pas n’importe où. En cambrousse ou dans la forêt, personne n’y verra d’inconvénient. Ça retourne juste à la terre, d’où ça vient. Le faire en plein supermarché ou sur le trottoir, par contre, si.

Ensuite, vous voulez être libres ? Vous lâcher ? Êtres « jeunes » ? Très bien : lâchez-vous. Mais remettez les lieux dans l’état où vous l’avez trouvé. C’est pas compliqué.

J’ai moi-même été jeune, j’ai moi-même fait des conneries, ou participé à ce genre de trucs. Et le fait encore. Il y a un exemple qui me marquera toujours, car c’est à mon avis une très bonne règle et un exemple parfait de « bonne » façon de faire de la part de l’autorité qui doit rendre des comptes à la fin de la journée face à des « jeunes qui se lâchent ».

On était à l’école (en classe prépa), à l’internat. J’étais en première année, comme tous ceux de notre étage. Les secondes année étaient à l’étage au-dessus. Les secondes année ne se gênaient pas pour descendre et nous réveiller à 03 h du matin et retourner la chambre. Pas tous les jours, bien-sûr, mais de temps en temps. Ça faisait partie du trip, et c’était en vrai pas méchant et drôle. Bref : on s’amusait.

Toujours était-il qu’on n’allait pas se laisser faire face à eux. Une nuit d’hiver, on est donc descendu dans la neige avec des poubelles et on a pourri leur étage.

Le surveillant est arrivé. Il n’en revenait pas trop du bordel qu’il y avait : tout le monde hors du lit, de la neige partout dans les couloirs, les gens par terre à glisser comme des pingouins sur la neige. Bref, un cirque pas possible à 23 heures en semaine. Mais c’était amusant, et ponctuel.

Il ne nous a pas engueulé. Soit parce qu’il était passé par là peu avant aussi (il n’était pas très vieux), soit qu’il n’en revenait pas du bordel que c’était.

Il a simplement dit « ok, je vais faire comme si j’avais rien vu. La seule chose : quand je vais repasser dans une demi-heure, je veux que tout soit propre, sec, et tout le monde dans son lit ».

En gros : on a foutu le bordel, très bien. C’est resté gentil, juste de l’eau sur le sol en lino, mais maintenant vous rangez, et rien de tout ça ne sortira du dortoir.
Et il est repassé une demi-heure après : out était propre, sec et rangé. Tout le monde s’y est attelé : les 2ᵈ année (cible du méfait) et les 1ʳᵉ année (nous, les auteurs).

Ce que je veux dire, c’est que la liberté c’est bien : ça permet de faire ce qu’on veut. Mais il n’est pas de libertés sans responsabilités. Et quand on est libre d’appliquer la deuxième loi de la thermodynamique en faisant croître l’entropie d’un dortoir un soir, la responsabilité qui va avec, c’est que tout soit propre et rangé au matin (le surveillant ayant ouvert le système fermé du dortoir, l’entropie peut de nouveau être abaissée #blagueDePrépa #TMTC).

Donc non, être jeune n’est pas une excuse.
La fête n’est pas une excuse non plus.
L’absence de poubelles encore moins. L’absence de poubelles n’est pas même une explication à ce bordel.

Inutile de chercher : des excuses il n’y en a pas.

La seule raison, c’est que vous êtes mal élevés, sales, et que vous vous en foutez de vos responsabilités.

Vous savez comment on appelle un être humain qui veut faire ce qu’il veut sans avoir de responsabilités tout en laissant le problème de sa merde aux autres ? On appelle ça un bébé.

Alors soit vous remettez tous une couche, soit vous grandissez un peu et arrêtez ces inepties et encore plus c’est « c’est pas moi », « mais on est jeunes », ou « c’est normal ».

Les Japonais y arrivent : à chaque événement sportif international, ils sont là à ranger leurs tribunes. On les admire pour ça. Pourquoi pas nous ? C’est quoi qui nous empêche de faire pareil, d’être admirable ? Hein ?
Hormis la flemme, la volonté de passer pour des clochards, ou de penser que ça donne l’air cool d’être un gros porc ? Spoiler : ça n’est pas cool, au contraire.

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(un peu en retard)

Voir ces tweets divers :

L’état de Paris ce matin [ndlr : après la fête de la musique] en dit long sur ce que nous sommes devenus : des porcs.
Ville Lumière
Beaucoup d’affluence en ville hier soir pour une fête de la musique réussie à ClermontFerrand. Merci aux agents des Espaces Publics de @ClrmntMetropole
à l’œuvre ce matin pour nettoyer les rues. C’est ça le service public.
#ClermontFerrand
Olivier Bianchi (Maire de Clermont Ferrand)

Lors de la dernière fête de la musique, le lendemain de la fête en fait, des photos circulent où l’on voit des rivières de déchets traîner partout sur les lieux de la fête. Beaucoup s’en offusquent, d’autres — y compris des officiels — remercient, à juste titre, les équipes qui nettoient tout ça.

En face de ceux qui s’en offusquent on trouve ceux qui disent, typiquement « laissez-les s’amuser », ou « c’est normal après une fête ». Je n’ai pas vu le très classique « ça fait du boulot pour ceux qui nettoient », mais on aurait pu s’y attendre aussi.
Ils ajoutent parfois même « vous faisiez pareil quand vous étiez jeunes ! ».

À ceux-là je voudrais réagir.

Déjà, non, personnellement, et la plupart des gens que je connais depuis tout petit, je n’ai pas été élevé à laisser mes déchets traîner partout. Jamais. Pas même un chewing-gum. Si on le faisait malgré tout, on se faisait remettre au pas pour réparer l’erreur. Pas méchamment, pas durement. Mais fermement, et jusqu’à ce que le message soit rentré. Une culture de la propreté, du respect de l’espace commun. Des choses qui sont devenues automatiques et naturels désormais. Tout comme dire bonjour quand on arrive dans une boulangerie ou une épicerie, ou de ne pas violenter un animal. Des trucs simples en somme, mais manifestement pas normalisées pour tout le monde.

Ensuite, vous savez qu’on peut faire la fête et ranger après ? C’est tout à fait possible, hein : aucune force de la nature n’empêche cela.

C’est peut-être une question d’éducation, à la fois des parents, mais aussi des profs, des surveillants à l’école, et de tout le monde qui joue un rôle dans la vie quand on est enfant, ado, et même après, mais pas uniquement. L’apprentissage et l’application des règles élémentaires de vie en société ne s’arrête pas à 18 ans, et ni après non plus, ni encore moins avant — désolé si vous l’apprenez ici.

Tu ne balances pas tes trucs par terre, point.

Y a aucun argument contre ça, hormis peut-être les déchets organiques (trognon de pomme, …) et encore, tu fais ça pas n’importe où. En cambrousse ou dans la forêt, personne n’y verra d’inconvénient. Ça retourne juste à la terre, d’où ça vient. Le faire en plein supermarché ou sur le trottoir, par contre, si.

Ensuite, vous voulez être libres ? Vous lâcher ? Êtres « jeunes » ? Très bien : lâchez-vous. Mais remettez les lieux dans l’état où vous l’avez trouvé. C’est pas compliqué.

J’ai moi-même été jeune, j’ai moi-même fait des conneries, ou participé à ce genre de trucs. Et le fait encore. Il y a un exemple qui me marquera toujours, car c’est à mon avis une très bonne règle et un exemple parfait de « bonne » façon de faire de la part de l’autorité qui doit rendre des comptes à la fin de la journée face à des « jeunes qui se lâchent ».

On était à l’école (en classe prépa), à l’internat. J’étais en première année, comme tous ceux de notre étage. Les secondes année étaient à l’étage au-dessus. Les secondes année ne se gênaient pas pour descendre et nous réveiller à 03 h du matin et retourner la chambre. Pas tous les jours, bien-sûr, mais de temps en temps. Ça faisait partie du trip, et c’était en vrai pas méchant et drôle. Bref : on s’amusait.

Toujours était-il qu’on n’allait pas se laisser faire face à eux. Une nuit d’hiver, on est donc descendu dans la neige avec des poubelles et on a pourri leur étage.

Le surveillant est arrivé. Il n’en revenait pas trop du bordel qu’il y avait : tout le monde hors du lit, de la neige partout dans les couloirs, les gens par terre à glisser comme des pingouins sur la neige. Bref, un cirque pas possible à 23 heures en semaine. Mais c’était amusant, et ponctuel.

Il ne nous a pas engueulé. Soit parce qu’il était passé par là peu avant aussi (il n’était pas très vieux), soit qu’il n’en revenait pas du bordel que c’était.

Il a simplement dit « ok, je vais faire comme si j’avais rien vu. La seule chose : quand je vais repasser dans une demi-heure, je veux que tout soit propre, sec, et tout le monde dans son lit ».

En gros : on a foutu le bordel, très bien. C’est resté gentil, juste de l’eau sur le sol en lino, mais maintenant vous rangez, et rien de tout ça ne sortira du dortoir.
Et il est repassé une demi-heure après : out était propre, sec et rangé. Tout le monde s’y est attelé : les 2ᵈ année (cible du méfait) et les 1ʳᵉ année (nous, les auteurs).

Ce que je veux dire, c’est que la liberté c’est bien : ça permet de faire ce qu’on veut. Mais il n’est pas de libertés sans responsabilités. Et quand on est libre d’appliquer la deuxième loi de la thermodynamique en faisant croître l’entropie d’un dortoir un soir, la responsabilité qui va avec, c’est que tout soit propre et rangé au matin (le surveillant ayant ouvert le système fermé du dortoir, l’entropie peut de nouveau être abaissée #blagueDePrépa #TMTC).

Donc non, être jeune n’est pas une excuse.
La fête n’est pas une excuse non plus.
L’absence de poubelles encore moins. L’absence de poubelles n’est pas même une explication à ce bordel.

Inutile de chercher : des excuses il n’y en a pas.

La seule raison, c’est que vous êtes mal élevés, sales, et que vous vous en foutez de vos responsabilités.

Vous savez comment on appelle un être humain qui veut faire ce qu’il veut sans avoir de responsabilités tout en laissant le problème de sa merde aux autres ? On appelle ça un bébé.

Alors soit vous remettez tous une couche, soit vous grandissez un peu et arrêtez ces inepties et encore plus c’est « c’est pas moi », « mais on est jeunes », ou « c’est normal ».

Les Japonais y arrivent : à chaque événement sportif international, ils sont là à ranger leurs tribunes. On les admire pour ça. Pourquoi pas nous ? C’est quoi qui nous empêche de faire pareil, d’être admirable ? Hein ?
Hormis la flemme, la volonté de passer pour des clochards, ou de penser que ça donne l’air cool d’être un gros porc ? Spoiler : ça n’est pas cool, au contraire.

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Ça nous parle de privilégier les virements et les CB, ça nous parle de créer un euro dématérialisé, ça nous propose des comptes en ligne, ça nous envoie des e-mails de notifications, nous demandent de tout faire via leur espace « dématérialisé ». Ça réclame notre RIB, justificatif de domicile et je ne sais pas quoi, toujours par internet hein.

Ça nous pousse à aller sur les banques en lignes (donc sans guichets) car c’est moins cher, pour nous comme pour eux, plus rapide et plus sûr.

… pour au final que ça nous envoie un chèque papier par la poste.

Oui je parle des banques.

Chèque qui leur aura coûté 2 € à envoyer, 1 € à imprimer, plus l’enveloppe.
Chèque qui me coûtera aussi 2 € à envoyer, plus l’enveloppe.

Et je ne parle pas des 4 jours ouvrables de délais postaux et 3 jours ouvrables de plus pour les délais bancaires, le tout avec 60 % de chances que ça se perde en chemin.

Si même les établissements financiers sont incapables d’utiliser les virements bancaires pour faire les transferts d’argent, comment ils vont s’attendre à ce que ça s’impose pour les clients ?

(Ah et en prime, ils me prennent 16 € pour « frais de traitement », bandes de connards incapables !)

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Ça nous parle de privilégier les virements et les CB, ça nous parle de créer un euro dématérialisé, ça nous propose des comptes en ligne, ça nous envoie des e-mails de notifications, nous demandent de tout faire via leur espace « dématérialisé ». Ça réclame notre RIB, justificatif de domicile et je ne sais pas quoi, toujours par internet hein.

Ça nous pousse à aller sur les banques en lignes (donc sans guichets) car c’est moins cher, pour nous comme pour eux, plus rapide et plus sûr.

… pour au final que ça nous envoie un chèque papier par la poste.

Oui je parle des banques.

Chèque qui leur aura coûté 2 € à envoyer, 1 € à imprimer, plus l’enveloppe.
Chèque qui me coûtera aussi 2 € à envoyer, plus l’enveloppe.

Et je ne parle pas des 4 jours ouvrables de délais postaux et 3 jours ouvrables de plus pour les délais bancaires, le tout avec 60 % de chances que ça se perde en chemin.

Si même les établissements financiers sont incapables d’utiliser les virements bancaires pour faire les transferts d’argent, comment ils vont s’attendre à ce que ça s’impose pour les clients ?

(Ah et en prime, ils me prennent 16 € pour « frais de traitement », bandes de connards incapables !)

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Photo en expo longue de satellites Starlink.
J’ai la fibre chez moi depuis environ un an seulement. Je vis en Auvergne, et en Auvergne, on a du pognon pour payer les soirées de Wauquiez à 100 000 €, ou pour installer des panneaux « La région aide ses communes » sur toutes les entrées de villages, mais quand il s’agit de fibrer, à l’instar de la Bretagne (qui est également en retard), on est très mauvais.

La carte de l’ARCEP parle d’elle-même :

Carte fibre de l’Arcep.
Carte fibre de l’Arcep. Hormis quelques départements, l’Auvergne et la Bretagne sont les deux grandes régions très en retard par rapport au reste de la France sur la fibre.

Il suffit de s’éloigner des grandes villes pour que trouver de la fibre relève de la chance.

Mais j’ai eu de la chance et à 20 km j’ai la fibre. Ça marche bien. Ça change la vie, quand on a toujours eu que l’ADSL à 8 Mb/s (donc 1 Mo/s) en débit descendant. Encore heureux, je ne regarde ni la télé, ni Netflix. La fibre améliore la connexion et permet notamment d’uploader des fichiers (c’était impossible avant, à 80 ko/s) ou regarder des vidéos en full-HD voire de la 4K sur YouTube (impossible avant aussi, sauf à passer par YouTube-DL et attendre 3 heures d’avoir le fichier hors-ligne).

Mais j’ai déménagé.
Loin dans un petit village.
Donc à nouveau pas de fibre.

Ils ont promis que toute la région serait fibrée d’ici fin 2025. Sachant qu’il doit rester 70 % du territoire à fibrer (pour 5 % de la population, à la louche), et qu’il reste tout juste plus de 6 mois, la promesse ne sera pas tenue, ce n’est pas possible. Même si demain ils disaient 2030, ça me semblerait encore très optimiste.

Pas de fibre, quelles solutions ?

Plusieurs options se posent.

Revenir à l’ADSL ?

Premièrement, ça signifie un débit de 4 à 6 Mb/s en DL pour ~30 à 40 € mois. On pourrait balayer ça immédiatement, mais attendez, y a pire.

La maison où je suis n’a jamais été connectée en ADSL (les tests d’éligibilités me disent qu’il n’y a pas de ligne). Je devrais donc payer une centaine d’euros pour établir une ligne… et me coltiner le les débits de merde mentionnés dans la phrase précédente. Pour moi c’est déjà mort, mais si vous étiez encore chaud, c’est pas fini.

l’ADSL va disparaître. D’ici quelques mois déjà, en janvier 2026 pour être précis, la souscription deviendra impossible et après le réseau sera peu à peu abandonné ou démantelée. Donc payer pour faire installer une ligne qui ne fonctionnera plus d’ici 1 à 4 ans et pour un débit de merde, et, après ça, me retrouver au point de départ ? Non vraiment, c’est très gentil, mais non merci.

Utiliser une box 4G/5G ?

C’est mignon.

Dans les zones non fibrées ou non fibrables, ou celles que le Cartel des opérateurs refuse de connecter car pas assez rentable, ils se contentent d’installer une antenne LTE quelque part et font prendre des Box 4G/5G aux gens.

C’est censé être rapide, mais dans les faits, le débit est moisi, très variable selon l’endroit, la météo et le moment de la journée (tout le monde utilisant Netflix en même temps les soirs et WE et saturant le réseau).

Ah et la latence – le ping — est merdique : de l’ordre de 100 à 300 ms, quand l’ADSL est à 30-60 ms et la fibre entre 5 et 15 ms. Pour du YouTube ou du surf ça ne gêne pas trop (quoi que, ça commence bien à faire), pour les quelques fois où je joue en ligne, c’est pas possible avec un ping pareil.

Aussi, en cambrousse dans les montagnes, sachez que :

Donc ce n’est pas bien glorieux là non plus, ni future-proof.

Mis à part se passer d’internet, il reste le satellite.

Et les offres satellites ?

Ici, le marché est très réduit. En France, le plus connu est sûrement Orange (via Nordnet).

Niveau tarifs, on parle de 300 € pour le matériel, auquel on ajoute 100 € de frais d’installation, et 40 €/mois pour le contrat de base le moins cher avec un engagement de 12 mois.
Je vous laisse lire les avis : 2,1/5 sur une base de 2500 retours. Installation difficile, service client à chier, prélèvements qui continuent après la résiliation, et des débits très loin des valeurs annoncées. Bref, ça n’en finit plus dans les plaintes, ce qui ne donne pas du tout envie de se lancer dedans.

Quant aux autres, OuiSat ou SkyDSL par exemple, qui ne sont même pas cités sur la page de l’Ariase, ça semble pas vraiment mieux niveau tarifs, engagements, ou débits.
Aussi, ces réseaux utilisent des satellites en orbite moyenne ou haute, donc la latence est merdique, c’est un des reproches connus de l’internet par satellite « classique ».

On m’a parlé aussi d’Eutelsat, le « réseau satellite Européen ». Je vous laisse chercher sur leur site, il ne semble pas y avoir quoi que ce soit pour les particuliers, juste pour les « partenaires » professionnels et militaires, et c’est encore en développement. Bon.

Et il y a Starlink.

Fait amusant, lorsque j’ai changé le logement, j’avais dit que l’absence de fibre était un point négatif mais que Starlink pourrait être une option à étudier. L’agent immobilier m’avait alors expliqué qu’il utilisait Starlink lui-même, y compris sur son camping-car en voyage en Europe. Lui aussi avait essayé Nordnet (et avait été très déçu avec une expérience remarquablement proche de ce que liste TrustPilot) avant de passer sur Starlink et en être rapidement satisfait.

Donc j’ai pris ça.

Oui ça me fait chier, car c’est Elon Musk, car c’est américain, car tout ça. Mais en l’absence de technologie équivalente européenne, puisque Wauqiez préfère dépenser notre pognon au restaurant au lieu de connecter nous autres gueux à Internet, c’est la seule solution crédible qui reste pour avoir un internet fixe décent dans la cambrousse.

L’expérience Starlink

Je passe commande pour leur kit : 300 €. Ça fait mal (et ce n’est pas vraiment différent d’Orange ou des autres sur ce point), mais y a pas de frais d’installation et les frais de port sont inclus dedans.

Je reçois le colis à J+4 ouvrés et 5 minutes plus tard, avec l’aide de l’application pour orienter le récepteur correctement, j’ai internet à la maison.

L’antenne Starlink est à mettre dehors, et on tire un câble RJ45 de 15 mètres (fourni) à l’intérieur jusqu’au routeur (fourni aussi), qui distribue ensuite le réseau en Wifi. Il faut simplement avoir une vue dégagée du ciel et en direction du nord, car même un arbre peut bloquer la vue (il voit l’arbre quand il fait sa carte des obstacles, mais pas certain non plus que ça empêche d’avoir un débit complètement).

Ensuite, c’est 30 € par mois (forfait « Lite ») et pas d’engagement. Si je passe en forfait normal, c’est 40 €/mois, et une priorité dans la bande passante (toujours sans engagement). Vu la qualité du signal, je n’en vois pas l’intérêt pour moi. Il y a d’autres forfaits aussi (nomade pour prendre sur son camping-car par exemple, ou entreprise que je n’ai même pas étudié).

En qualité du signal, on parle de 200 à 400 Mb en descendant et 20 à 40 en montant et un ping de 29 ms (ici le ping est meilleur, car les satellites de Starlink sont en orbite basse). Pas mal du tout, donc, et plus que satisfaisant.

Aucun souci pour avoir du net quand il pleut ou qu’il y a de l’orage (on est très bien servi en ce moment, en Auvergne). Quand c’est fortement couvert, je tombe simplement entre 150 et 200 Mb/s, ce qui reste très largement acceptable.

Je vous laisse essayer de me convaincre qu’Orange est capable de me fournir un tel service : vous n’y arriverez pas (et eux non plus d’ailleurs).

Et après ?

Est-ce que je vais rester sur Starlink à long terme ? Je ne sais pas.

Il est fort probable que je prenne la fibre normale le jour où ma commune et mon logement seront fibrés (et qu’il soit possible de revenir chez OVH Télécom : j’ai pas très envie de me coltiner l’Internet par Orange par exemple). Mais en attendant j’ai du net rapide, fiable, à bon prix et, normalement, future-proof.

Les questions géopolitiques et l’attitude de Musk/SpaceX pèseront aussi dans la balance d’un éventuel changement à terme. Pour le moment, je suis client parce qu’une concurrence européenne équivalente (c’est-à-dire compétitive, fiable et crédible) est tout simplement inexistante. La même raison pour laquelle j’ai un smartphone d’une marque américaine et pas française, en somme.

Si la maison avait été fibrée, la question ne se serait même pas posée.

Simple note : durant l’année où j’ai eu la fibre dans mon ancien logement, j’ai constaté des coupures beaucoup plus nombreuses que lors de l’ADSL. Ce n’était pas non plus à un point handicapant, mais entre les anti-ondes qui crament les répartiteurs et les technichiens qui débranchent un abonné pour en connecter un autre, je me dis que c’est quand-même pas encore bien stable. Prendre la fibre le jour de sa sortie dans une commune n’est peut-être pas l’idée du siècle. Attendre une année que tout soit stabilisé, c’est peut-être pas bête. Dans tous les cas, je suis parti au moins pour 3-5 ans je pense.

Concernant le routeur

Le seul détail qui subsiste, c’est que le routeur 5 GHz semble un peu faible et passe très mal les murs de pierres de 80 cm d’épais.
En affichant le réseau 2.4 GHz, ça passe un peu mieux, mais ce n’est toujours pas assez.

Je peux commander un répétiteur, mais j’ai préféré acquérir un câble RJ45 de 30 mètres et brancher mon ancien routeur pour avoir internet de l’autre côté de la maison. Une alternative aurait été le CPL (internet via les prises électriques).

Aussi, le routeur a ce qu’il faut pour fonctionner immédiatement, mais après il n’est pas très configurable (et tout passe par leur application mobile). Si je connecte l’ancien routeur (et celui de Starlink devient alors un simple relai entre l’antenne et mon routeur) j’ai accès à aux fonctions de mon routeur, mais dans ce cas l’application plante. Manifestement un bug (que j’ai signalé, mais ils m’ont répondu à côté de la plaque).

Toutefois, j’ai appris (et je le note ici) que le serveur DHCP du routeur Starlink distribue (par défaut) des IP allant de 192.168.1.20 à 192.168.1.254. Si l’on configure une IP statique sur les appareils, c’est possible, mais ils doivent alors être dans la place 192.168.1.2 à 192.168.1.19.

Dans ce cas, le masque de sous-réseau est 255.255.255.0 et le serveur DNS est 192.168.1.1 (le routeur lui-même), ou bien un service DNS personnalisé. Ceci est la solution pour avoir des IP statiques sur certains appareils de la maison pour qui c’est intéressant. Par défaut, le routeur Starlink ne permet pas d’attribuer une IP statique à un appareil donné (grosse lacune, mais bon).


Mise à jour : 2025-12-21 : comme convenu, on est fin 2025 et on n’a toujours pas la fibre dans le village. Je crois que la première ligne est au moins à 20 ou 30 km d’ici. Donc leur « fibre avant la fin de l’année », c’est mort.
Quant à mon Starlink : aucun problème en 6 mois. Le truc a tenu les orages en été, les tempêtes en automne et même la neige récemment. Le récepteur se met automatiquement en mode « fonte de neige » quand il détecte de la neige. Il consomme alors tout juste 100 W au total. Rien de réellement pénalisant, donc. Le reste n’a pas bougé : ça marche, le débit est bon, rien à demander de plus.

Le seul changement, c’est que les frais d’achat du matériel du kit standard soient tombés à 0 €. C’est donc 30 €/mois pour le "lite" (celui que j’ai) et rien d’autre.

Pour ceux qui seraient tentés, j’ai un lien de parrainage : lien.

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Photo en expo longue de satellites Starlink.
J’ai la fibre chez moi depuis environ un an seulement. Je vis en Auvergne, et en Auvergne, on a du pognon pour payer les soirées de Wauquiez à 100 000 €, ou pour installer des panneaux « La région aide ses communes » sur toutes les entrées de villages, mais quand il s’agit de fibrer, à l’instar de la Bretagne (qui est également en retard), on est très mauvais.

La carte de l’ARCEP parle d’elle-même :

Carte fibre de l’Arcep.
Carte fibre de l’Arcep. Hormis quelques départements, l’Auvergne et la Bretagne sont les deux grandes régions très en retard par rapport au reste de la France sur la fibre.

Il suffit de s’éloigner des grandes villes pour que trouver de la fibre relève de la chance.

Mais j’ai eu de la chance et à 20 km j’ai la fibre. Ça marche bien. Ça change la vie, quand on a toujours eu que l’ADSL à 8 Mb/s (donc 1 Mo/s) en débit descendant. Encore heureux, je ne regarde ni la télé, ni Netflix. La fibre améliore la connexion et permet notamment d’uploader des fichiers (c’était impossible avant, à 80 ko/s) ou regarder des vidéos en full-HD voire de la 4K sur YouTube (impossible avant aussi, sauf à passer par YouTube-DL et attendre 3 heures d’avoir le fichier hors-ligne).

Mais j’ai déménagé.
Loin dans un petit village.
Donc à nouveau pas de fibre.

Ils ont promis que toute la région serait fibrée d’ici fin 2025. Sachant qu’il doit rester 70 % du territoire à fibrer (pour 5 % de la population, à la louche), et qu’il reste tout juste plus de 6 mois, la promesse ne sera pas tenue, ce n’est pas possible. Même si demain ils disaient 2030, ça me semblerait encore très optimiste.

Pas de fibre, quelles solutions ?

Plusieurs options se posent.

Revenir à l’ADSL ?

Premièrement, ça signifie un débit de 4 à 6 Mb/s en DL pour ~30 à 40 € mois. On pourrait balayer ça immédiatement, mais attendez, y a pire.

La maison où je suis n’a jamais été connectée en ADSL (les tests d’éligibilités me disent qu’il n’y a pas de ligne). Je devrais donc payer une centaine d’euros pour établir une ligne… et me coltiner le les débits de merde mentionnés dans la phrase précédente. Pour moi c’est déjà mort, mais si vous étiez encore chaud, c’est pas fini.

l’ADSL va disparaître. D’ici quelques mois déjà, en janvier 2026 pour être précis, la souscription deviendra impossible et après le réseau sera peu à peu abandonné ou démantelée. Donc payer pour faire installer une ligne qui ne fonctionnera plus d’ici 1 à 4 ans et pour un débit de merde, et, après ça, me retrouver au point de départ ? Non vraiment, c’est très gentil, mais non merci.

Utiliser une box 4G/5G ?

C’est mignon.

Dans les zones non fibrées ou non fibrables, ou celles que le Cartel des opérateurs refuse de connecter car pas assez rentable, ils se contentent d’installer une antenne LTE quelque part et font prendre des Box 4G/5G aux gens.

C’est censé être rapide, mais dans les faits, le débit est moisi, très variable selon l’endroit, la météo et le moment de la journée (tout le monde utilisant Netflix en même temps les soirs et WE et saturant le réseau).

Ah et la latence – le ping — est merdique : de l’ordre de 100 à 300 ms, quand l’ADSL est à 30-60 ms et la fibre entre 5 et 15 ms. Pour du YouTube ou du surf ça ne gêne pas trop (quoi que, ça commence bien à faire), pour les quelques fois où je joue en ligne, c’est pas possible avec un ping pareil.

Aussi, en cambrousse dans les montagnes, sachez que :

Donc ce n’est pas bien glorieux là non plus, ni future-proof.

Mis à part se passer d’internet, il reste le satellite.

Et les offres satellites ?

Ici, le marché est très réduit. En France, le plus connu est sûrement Orange (via Nordnet).

Niveau tarifs, on parle de 300 € pour le matériel, auquel on ajoute 100 € de frais d’installation, et 40 €/mois pour le contrat de base le moins cher avec un engagement de 12 mois.
Je vous laisse lire les avis : 2,1/5 sur une base de 2500 retours. Installation difficile, service client à chier, prélèvements qui continuent après la résiliation, et des débits très loin des valeurs annoncées. Bref, ça n’en finit plus dans les plaintes, ce qui ne donne pas du tout envie de se lancer dedans.

Quant aux autres, OuiSat ou SkyDSL par exemple, qui ne sont même pas cités sur la page de l’Ariase, ça semble pas vraiment mieux niveau tarifs, engagements, ou débits.
Aussi, ces réseaux utilisent des satellites en orbite moyenne ou haute, donc la latence est merdique, c’est un des reproches connus de l’internet par satellite « classique ».

On m’a parlé aussi d’Eutelsat, le « réseau satellite Européen ». Je vous laisse chercher sur leur site, il ne semble pas y avoir quoi que ce soit pour les particuliers, juste pour les « partenaires » professionnels et militaires, et c’est encore en développement. Bon.

Et il y a Starlink.

Fait amusant, lorsque j’ai changé le logement, j’avais dit que l’absence de fibre était un point négatif mais que Starlink pourrait être une option à étudier. L’agent immobilier m’avait alors expliqué qu’il utilisait Starlink lui-même, y compris sur son camping-car en voyage en Europe. Lui aussi avait essayé Nordnet (et avait été très déçu avec une expérience remarquablement proche de ce que liste TrustPilot) avant de passer sur Starlink et en être rapidement satisfait.

Donc j’ai pris ça.

Oui ça me fait chier, car c’est Elon Musk, car c’est américain, car tout ça. Mais en l’absence de technologie équivalente européenne, puisque Wauqiez préfère dépenser notre pognon au restaurant au lieu de connecter nous autres gueux à Internet, c’est la seule solution crédible qui reste pour avoir un internet fixe décent dans la cambrousse.

L’expérience Starlink

Je passe commande pour leur kit : 300 €. Ça fait mal (et ce n’est pas vraiment différent d’Orange ou des autres sur ce point), mais y a pas de frais d’installation et les frais de port sont inclus dedans.

Je reçois le colis à J+4 ouvrés et 5 minutes plus tard, avec l’aide de l’application pour orienter le récepteur correctement, j’ai internet à la maison.

L’antenne Starlink est à mettre dehors, et on tire un câble RJ45 de 15 mètres (fourni) à l’intérieur jusqu’au routeur (fourni aussi), qui distribue ensuite le réseau en Wifi. Il faut simplement avoir une vue dégagée du ciel et en direction du nord, car même un arbre peut bloquer la vue (il voit l’arbre quand il fait sa carte des obstacles, mais pas certain non plus que ça empêche d’avoir un débit complètement).

Ensuite, c’est 30 € par mois (forfait « Lite ») et pas d’engagement. Si je passe en forfait normal, c’est 40 €/mois, et une priorité dans la bande passante (toujours sans engagement). Vu la qualité du signal, je n’en vois pas l’intérêt pour moi. Il y a d’autres forfaits aussi (nomade pour prendre sur son camping-car par exemple, ou entreprise que je n’ai même pas étudié).

En qualité du signal, on parle de 200 à 400 Mb en descendant et 20 à 40 en montant et un ping de 29 ms (ici le ping est meilleur, car les satellites de Starlink sont en orbite basse). Pas mal du tout, donc, et plus que satisfaisant.

Aucun souci pour avoir du net quand il pleut ou qu’il y a de l’orage (on est très bien servi en ce moment, en Auvergne). Quand c’est fortement couvert, je tombe simplement entre 150 et 200 Mb/s, ce qui reste très largement acceptable.

Je vous laisse essayer de me convaincre qu’Orange est capable de me fournir un tel service : vous n’y arriverez pas (et eux non plus d’ailleurs).

Et après ?

Est-ce que je vais rester sur Starlink à long terme ? Je ne sais pas.

Il est fort probable que je prenne la fibre normale le jour où ma commune et mon logement seront fibrés (et qu’il soit possible de revenir chez OVH Télécom : j’ai pas très envie de me coltiner l’Internet par Orange par exemple). Mais en attendant j’ai du net rapide, fiable, à bon prix et, normalement, future-proof.

Les questions géopolitiques et l’attitude de Musk/SpaceX pèseront aussi dans la balance d’un éventuel changement à terme. Pour le moment, je suis client parce qu’une concurrence européenne équivalente (c’est-à-dire compétitive, fiable et crédible) est tout simplement inexistante. La même raison pour laquelle j’ai un smartphone d’une marque américaine et pas française, en somme.

Si la maison avait été fibrée, la question ne se serait même pas posée.

Simple note : durant l’année où j’ai eu la fibre dans mon ancien logement, j’ai constaté des coupures beaucoup plus nombreuses que lors de l’ADSL. Ce n’était pas non plus à un point handicapant, mais entre les anti-ondes qui crament les répartiteurs et les technichiens qui débranchent un abonné pour en connecter un autre, je me dis que c’est quand-même pas encore bien stable. Prendre la fibre le jour de sa sortie dans une commune n’est peut-être pas l’idée du siècle. Attendre une année que tout soit stabilisé, c’est peut-être pas bête. Dans tous les cas, je suis parti au moins pour 3-5 ans je pense.

Concernant le routeur

Le seul détail qui subsiste, c’est que le routeur 5 GHz semble un peu faible et passe très mal les murs de pierres de 80 cm d’épais.
En affichant le réseau 2.4 GHz, ça passe un peu mieux, mais ce n’est toujours pas assez.

Je peux commander un répétiteur, mais j’ai préféré acquérir un câble RJ45 de 30 mètres et brancher mon ancien routeur pour avoir internet de l’autre côté de la maison. Une alternative aurait été le CPL (internet via les prises électriques).

Aussi, le routeur a ce qu’il faut pour fonctionner immédiatement, mais après il n’est pas très configurable (et tout passe par leur application mobile). Si je connecte l’ancien routeur (et celui de Starlink devient alors un simple relai entre l’antenne et mon routeur) j’ai accès à aux fonctions de mon routeur, mais dans ce cas l’application plante. Manifestement un bug (que j’ai signalé, mais ils m’ont répondu à côté de la plaque).

Toutefois, j’ai appris (et je le note ici) que le serveur DHCP du routeur Starlink distribue (par défaut) des IP allant de 192.168.1.20 à 192.168.1.254. Si l’on configure une IP statique sur les appareils, c’est possible, mais ils doivent alors être dans la place 192.168.1.2 à 192.168.1.19.

Dans ce cas, le masque de sous-réseau est 255.255.255.0 et le serveur DNS est 192.168.1.1 (le routeur lui-même), ou bien un service DNS personnalisé. Ceci est la solution pour avoir des IP statiques sur certains appareils de la maison pour qui c’est intéressant. Par défaut, le routeur Starlink ne permet pas d’attribuer une IP statique à un appareil donné (grosse lacune, mais bon).


Mise à jour : 2025-12-21 : comme convenu, on est fin 2025 et on n’a toujours pas la fibre dans le village. Je crois que la première ligne est au moins à 20 ou 30 km d’ici. Donc leur « fibre avant la fin de l’année », c’est mort.
Quant à mon Starlink : aucun problème en 6 mois. Le truc a tenu les orages en été, les tempêtes en automne et même la neige récemment. Le récepteur se met automatiquement en mode « fonte de neige » quand il détecte de la neige. Il consomme alors tout juste 100 W au total. Rien de réellement pénalisant, donc. Le reste n’a pas bougé : ça marche, le débit est bon, rien à demander de plus.

Le seul changement, c’est que les frais d’achat du matériel du kit standard soient tombés à 0 €. C’est donc 30 €/mois pour le "lite" (celui que j’ai) et rien d’autre.

Pour ceux qui seraient tentés, j’ai un lien de parrainage : lien.

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i
Je vois passer ça deux fois à quelques jours d’intervalle qu’un texte qui contient des tirets longs serait plus ou moins nécessairement un signe qu’il a été écrit par une IA.

Ici sur Twitter d’abord où il est dit de façon péremptoire que le tiret long c’est du ChatGPT, puis là sur BlueSky où l’on me demande si mes articles sont corrigées par IA, vu que ces tirets sont partout dans mes articles, et vu que non, d’où me vient cette pratique.

Lol ?

Donc ça y est, l’usage d’une ponctuation d’un niveau supérieur au CP, c’est du ChatGPT ?

Non.
Y a encore des vieux cons gens qui utilisent couramment de la « typographie oubliée ». Je fais partie de ces gens. Je suis conscient d’être dans une très petite minorité, par contre. Mais je n’arrêterai pas pour autant, car encore une fois, on tape en premier et on réfléchit ensuite (et encore… si on allait aussi loin que la réflexion).

Vous voulez les preuves ? Cherchez « — » sur mon site et remontez dans le temps : vous constaterez assez rapidement que je les utilise depuis bien avant ChatGPT, et même bien avant n’importe quel LLM.

Et vous pouvez vérifier sur Archive.org : les tirets cadratins y sont. Allez voir les autres articles si vous aimez perdre du temps.

Vous me croyez toujours pas ? C’est votre problème, en fait.

Quant à se demander pourquoi je les utilise… Bah c’est facile : pourquoi pas ?

C’est un signe typographique qui remplace souvent la parenthèse, je la trouve plus esthétique. Il s’agit d’un signe assez ancien, mais comme j’aime lire, et lire des très vieux bouquins, je les utilise moi aussi.
C’est comme le point virgule : peu de gens les utilisent, encore moins les utilisent en sachant ce qu’ils font, mais je l’utilise de temps en temps aussi.

Aussi, l’emploi du tiret cadratin n’est pas un problème : je ne me fais pas chier à aller le chercher dans la table de caractères, mais j’utilise une disposition de clavier qui me permet de le taper naturellement, tout comme plein d’autres caractères. C’est la disposition Fr-OSS disponible nativement sous Linux, et qu’on peut utiliser aussi sous Windows (mais préférez cette méthode sous Windows). Et c’est plutôt la disponibilité de ces signes sur mon clavier qui m’a poussé à en faire usage, depuis plus de 10 ans, et depuis c’est resté totalement.

De même j’utilise l’apostrophe typographique « ’ » là où tout le monde utilise l’apostrophe droite « ' », ainsi que — vous l’avez remarqué — les guillemets français «, » à la place des horribles "double-quotes" droites (que l’on ne peut même pas qualifier d’anglosaxones car celles-ci ne sont pas droites justement, mais incurvées : “ et ”).

Plutôt que de tirer le niveau vers le bas et de trouver un prétexte à cracher ce qui s’accroche en haut, l’on ferait mieux d’enrichir nos textes et apprendre à taper au clavier. Mais je sais, c’est compliqué, faut faire des efforts, ouin ouin.

Bref : si vous voulez en savoir davantage sur les tirets typographiques, c’est par ici : Les Tirets Typographiques (écrit par ChatGPT neuf années avant ChatGPT — il est très fort).

Évidemment, on pensera bien ce que l’on voudra ; mais faudra simplement pas confondre ce qui résonne dans votre tête avec le monde réel (oui cette faute d’orthographe est volontaire). Car faire un raccourci qui n’a pas lieu d’être, c’est s’assurer de se planter à un moment donné.
Et autant il ne faut pas faire une confiance aveugle aux « IA » qui balancent n’importe quoi, autant visiblement il ne faut pas faire confiance non plus à ses détracteurs qui peuvent se tromper aussi, et le font ici..

Quant à l’usage de LLM sur ce site : j’en utilise un peu pour le code source de certains outils en ligne (code source qui est retouché à la main car rarement fonctionnel du premier coup), et parfois pour quelques illustrations d’articles, y compris cet article (étant donnée que les sites d’images d’artistes sont désormais fermées aux internautes, et que je vois ça comme un refus des artistes de voir leur travail vu et partagé, donc tant pis pour eux).


PS : Et si vous pensez que l’on s’en fiche que certains textes soient fichés comme générés par des IA, voici un exemple de victime, où quelqu’un écrit son mémoire à la main, mais les (soi-disant) détecteurs d’IA disent que c’est majoritairement fait par une IA quand-même… et ces détecteurs sont ceux utilisés par les profs, notamment. Bonne chance avec ça.

… et là un exemple où une thèse est qualifiée de 81 % d’IA, même si elle a été écrite il y a plus de 20 ans. Bravo les gars.
Et demain on apprendra que Molière ou Racine étaient des LLM aussi, je suppose. Vraiment génial.

Image d’en-tête : ChatGPT, et c’est fait exprès.

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Je vois passer ça deux fois à quelques jours d’intervalle qu’un texte qui contient des tirets longs serait plus ou moins nécessairement un signe qu’il a été écrit par une IA.

Ici sur Twitter d’abord où il est dit de façon péremptoire que le tiret long c’est du ChatGPT, puis là sur BlueSky où l’on me demande si mes articles sont corrigées par IA, vu que ces tirets sont partout dans mes articles, et vu que non, d’où me vient cette pratique.

Lol ?

Donc ça y est, l’usage d’une ponctuation d’un niveau supérieur au CP, c’est du ChatGPT ?

Non.
Y a encore des vieux cons gens qui utilisent couramment de la « typographie oubliée ». Je fais partie de ces gens. Je suis conscient d’être dans une très petite minorité, par contre. Mais je n’arrêterai pas pour autant, car encore une fois, on tape en premier et on réfléchit ensuite (et encore… si on allait aussi loin que la réflexion).

Vous voulez les preuves ? Cherchez « — » sur mon site et remontez dans le temps : vous constaterez assez rapidement que je les utilise depuis bien avant ChatGPT, et même bien avant n’importe quel LLM.

Et vous pouvez vérifier sur Archive.org : les tirets cadratins y sont. Allez voir les autres articles si vous aimez perdre du temps.

Vous me croyez toujours pas ? C’est votre problème, en fait.

Quant à se demander pourquoi je les utilise… Bah c’est facile : pourquoi pas ?

C’est un signe typographique qui remplace souvent la parenthèse, je la trouve plus esthétique. Il s’agit d’un signe assez ancien, mais comme j’aime lire, et lire des très vieux bouquins, je les utilise moi aussi.
C’est comme le point virgule : peu de gens les utilisent, encore moins les utilisent en sachant ce qu’ils font, mais je l’utilise de temps en temps aussi.

Aussi, l’emploi du tiret cadratin n’est pas un problème : je ne me fais pas chier à aller le chercher dans la table de caractères, mais j’utilise une disposition de clavier qui me permet de le taper naturellement, tout comme plein d’autres caractères. C’est la disposition Fr-OSS disponible nativement sous Linux, et qu’on peut utiliser aussi sous Windows (mais préférez cette méthode sous Windows). Et c’est plutôt la disponibilité de ces signes sur mon clavier qui m’a poussé à en faire usage, depuis plus de 10 ans, et depuis c’est resté totalement.

De même j’utilise l’apostrophe typographique « ’ » là où tout le monde utilise l’apostrophe droite « ' », ainsi que — vous l’avez remarqué — les guillemets français «, » à la place des horribles "double-quotes" droites (que l’on ne peut même pas qualifier d’anglosaxones car celles-ci ne sont pas droites justement, mais incurvées : “ et ”).

Plutôt que de tirer le niveau vers le bas et de trouver un prétexte à cracher ce qui s’accroche en haut, l’on ferait mieux d’enrichir nos textes et apprendre à taper au clavier. Mais je sais, c’est compliqué, faut faire des efforts, ouin ouin.

Bref : si vous voulez en savoir davantage sur les tirets typographiques, c’est par ici : Les Tirets Typographiques (écrit par ChatGPT neuf années avant ChatGPT — il est très fort).

Évidemment, on pensera bien ce que l’on voudra ; mais faudra simplement pas confondre ce qui résonne dans votre tête avec le monde réel (oui cette faute d’orthographe est volontaire). Car faire un raccourci qui n’a pas lieu d’être, c’est s’assurer de se planter à un moment donné.
Et autant il ne faut pas faire une confiance aveugle aux « IA » qui balancent n’importe quoi, autant visiblement il ne faut pas faire confiance non plus à ses détracteurs qui peuvent se tromper aussi, et le font ici..

Quant à l’usage de LLM sur ce site : j’en utilise un peu pour le code source de certains outils en ligne (code source qui est retouché à la main car rarement fonctionnel du premier coup), et parfois pour quelques illustrations d’articles, y compris cet article (étant donnée que les sites d’images d’artistes sont désormais fermées aux internautes, et que je vois ça comme un refus des artistes de voir leur travail vu et partagé, donc tant pis pour eux).


PS : Et si vous pensez que l’on s’en fiche que certains textes soient fichés comme générés par des IA, voici un exemple de victime, où quelqu’un écrit son mémoire à la main, mais les (soi-disant) détecteurs d’IA disent que c’est majoritairement fait par une IA quand-même… et ces détecteurs sont ceux utilisés par les profs, notamment. Bonne chance avec ça.

… et là un exemple où une thèse est qualifiée de 81 % d’IA, même si elle a été écrite il y a plus de 20 ans. Bravo les gars.
Et demain on apprendra que Molière ou Racine étaient des LLM aussi, je suppose. Vraiment génial.

Image d’en-tête : ChatGPT, et c’est fait exprès.

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On peut parfois lire que les smartphones ne peuvent pas vous écouter car ça se verrait : le micro utiliserait obligatoire la LED.

Par exemple là chez Korben :

Dès qu’une app accède à votre micro, une petite lumière orange apparaît en haut à droite sur iPhone, verte sur Android. C’est pas de la déco, c’est votre garde du corps numérique qui vous prévient.

Alors oui, il dit bien « dès qu’une app accède au micro », ce qui exclurait l’OS lui-même (Android ou iOS) si l’on voulait être pointilleux.

Mais une chose est sûre : le micro et la LED ne sont liées que de façon logicielle. Le premier peut fonctionner sans la seconde.

Essayez avec « dis Siri » ou « OK Google » : ça marche en permanence. Sans la LED. Que le téléphone vient d’être levé, qu’il soit posé depuis 5 heures sur la table, ou qu’il soit utilisé actuellement : un « dis Siri » fonctionne, mais la LED n’est pas allumée

La LED ne s’active qu’après, quand Siri arrive au premier plan. Mais on peut tester : en parlant assez vite, on peut balancer une commande avant que la LED ne s’affiche.

Ce que ça démontre, c’est que — si, si — le micro tourne en continu, sans la LED.

Il n’y a pas de liaison physique et solide entre le microphone et la LED.
En d’autres termes : l’absence de LED n’est pas que le téléphone ne vous écoute pas.

Alors le système (Android ou iOS) fait probablement de son mieux pour allumer la LED dès qu’une application accède au micro, mais c’est — encore une fois — uniquement une barrière logicielle.

Sur un système jailbreaké / rooté, tout est possible : les applications peuvent facilement tout contourner (c’est un peu le but recherché de ces manips).
Pareil, si cette barrière contient une faille, alors une application même officielle peut exploiter tout ça aussi.

Je dis bien « peut » : c’est techniquement possible dans ces conditions.
Je ne dis pas que Facebook ou TikTok vous écoutent en permanence et exploitent une faille. Ça je ne sais pas. Je voulais juste revenir sur ce point précis de liaison entre la LED et le micro, car c’est faux.

Ensuite, ce que dit Korben dans le reste de l’article sur la précision des algorithmes, qui utilisent la localisation, les cookies et tout le reste, en dehors du microphone, est vrai : ils n’ont pas besoin du micro pour tout savoir. Mais c’est pas pour ça que le micro n’est pas utilisable, ni que ce n’est pas utilisé. Même sans LED.

Et puis si Android ou iOS peuvent accéder au micro sans la LED, alors Google et Apple vous écoutent H24. Et ce sont deux boîtes qui vendent vos données aux annonceurs. En gros : pas besoin qu’une application soit malveillante quand l’OS l’est lui-même déjà.

Quant aux ordinateurs, il y a des hacks qui permettent d’outrepasser l’allumage de la LED quand on accède au micro.


Enfin, il faut savoir que le micro, c’est une membrane (ou un piézo, mais le principe est le même) qui vibre en fonction du bruit ambiant. Que le micro enregistre ou non, que la machine soit sous tension ou non : quand il y a du bruit, la membrane vibre.

Et si ça vibre, alors ça crée une tension dans la bobine fixée sur la membrane (ou aux bornes du piézo), et donc un signal électrique. C’est le fonctionnement d’un microphone.

Maintenant, si le système d’exploitation décide d’écouter ces vibrations, elle laisse filer ces signaux vers l’unité de traitement. Sinon, elle ne les laisse pas filer (ou l’unité de traitement est ignorée).

Mais ces signaux existent. Tout le temps. Il n’est pas difficile d’imaginer un circuit qui détecte ces signaux en contournant la voie habituelle.

Bref, autant je suis d’accord : il ne faut pas être parano, mais il ne faut pas non plus nier l’évidence technique : le micro et la LED ne sont pas liés à 100 %. C’est facile à prouver, avec Siri par exemple. Et quoi qu’il en soit, quelqu’un avec assez de ressources techniques peut tout faire.
Jusqu’à utiliser le micro pour capter le son ou le signal électromagnétique des touches d’un clavier à distance.

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On peut parfois lire que les smartphones ne peuvent pas vous écouter car ça se verrait : le micro utiliserait obligatoire la LED.

Par exemple là chez Korben :

Dès qu’une app accède à votre micro, une petite lumière orange apparaît en haut à droite sur iPhone, verte sur Android. C’est pas de la déco, c’est votre garde du corps numérique qui vous prévient.

Alors oui, il dit bien « dès qu’une app accède au micro », ce qui exclurait l’OS lui-même (Android ou iOS) si l’on voulait être pointilleux.

Mais une chose est sûre : le micro et la LED ne sont liées que de façon logicielle. Le premier peut fonctionner sans la seconde.

Essayez avec « dis Siri » ou « OK Google » : ça marche en permanence. Sans la LED. Que le téléphone vient d’être levé, qu’il soit posé depuis 5 heures sur la table, ou qu’il soit utilisé actuellement : un « dis Siri » fonctionne, mais la LED n’est pas allumée

La LED ne s’active qu’après, quand Siri arrive au premier plan. Mais on peut tester : en parlant assez vite, on peut balancer une commande avant que la LED ne s’affiche.

Ce que ça démontre, c’est que — si, si — le micro tourne en continu, sans la LED.

Il n’y a pas de liaison physique et solide entre le microphone et la LED.
En d’autres termes : l’absence de LED n’est pas que le téléphone ne vous écoute pas.

Alors le système (Android ou iOS) fait probablement de son mieux pour allumer la LED dès qu’une application accède au micro, mais c’est — encore une fois — uniquement une barrière logicielle.

Sur un système jailbreaké / rooté, tout est possible : les applications peuvent facilement tout contourner (c’est un peu le but recherché de ces manips).
Pareil, si cette barrière contient une faille, alors une application même officielle peut exploiter tout ça aussi.

Je dis bien « peut » : c’est techniquement possible dans ces conditions.
Je ne dis pas que Facebook ou TikTok vous écoutent en permanence et exploitent une faille. Ça je ne sais pas. Je voulais juste revenir sur ce point précis de liaison entre la LED et le micro, car c’est faux.

Ensuite, ce que dit Korben dans le reste de l’article sur la précision des algorithmes, qui utilisent la localisation, les cookies et tout le reste, en dehors du microphone, est vrai : ils n’ont pas besoin du micro pour tout savoir. Mais c’est pas pour ça que le micro n’est pas utilisable, ni que ce n’est pas utilisé. Même sans LED.

Et puis si Android ou iOS peuvent accéder au micro sans la LED, alors Google et Apple vous écoutent H24. Et ce sont deux boîtes qui vendent vos données aux annonceurs. En gros : pas besoin qu’une application soit malveillante quand l’OS l’est lui-même déjà.

Quant aux ordinateurs, il y a des hacks qui permettent d’outrepasser l’allumage de la LED quand on accède au micro.


Enfin, il faut savoir que le micro, c’est une membrane (ou un piézo, mais le principe est le même) qui vibre en fonction du bruit ambiant. Que le micro enregistre ou non, que la machine soit sous tension ou non : quand il y a du bruit, la membrane vibre.

Et si ça vibre, alors ça crée une tension dans la bobine fixée sur la membrane (ou aux bornes du piézo), et donc un signal électrique. C’est le fonctionnement d’un microphone.

Maintenant, si le système d’exploitation décide d’écouter ces vibrations, elle laisse filer ces signaux vers l’unité de traitement. Sinon, elle ne les laisse pas filer (ou l’unité de traitement est ignorée).

Mais ces signaux existent. Tout le temps. Il n’est pas difficile d’imaginer un circuit qui détecte ces signaux en contournant la voie habituelle.

Bref, autant je suis d’accord : il ne faut pas être parano, mais il ne faut pas non plus nier l’évidence technique : le micro et la LED ne sont pas liés à 100 %. C’est facile à prouver, avec Siri par exemple. Et quoi qu’il en soit, quelqu’un avec assez de ressources techniques peut tout faire.
Jusqu’à utiliser le micro pour capter le son ou le signal électromagnétique des touches d’un clavier à distance.

";s:7:"dateiso";s:15:"20250609_183025";}s:15:"20250602_204104";a:7:{s:5:"title";s:74:"Mon avis sur l’arnaque au faux Brad Pitt, et je ne vais pas être gentil";s:4:"link";s:123:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2025/06/02/20/41/04-mon-avis-sur-larnaque-au-faux-brad-pitt-et-je-ne-vais-pas-etre-gentil";s:4:"guid";s:22:"20250602204104-article";s:7:"pubDate";s:31:"Mon, 02 Jun 2025 20:41:04 +0200";s:11:"description";s:7673:"

Voir cette affaire récente : Arnaque au faux Brad Pitt : pourquoi personne n’est à l’abri des escroqueries financières.

Où une personne a été victime d’une arnaque où le (soi-disant) acteur demande du pognon pour l’aider à sortir de l’hôpital, photos (truquées) à l’appui. Résultat, la victime a perdu 800 000 euros.

Et à ça s’ajoute le fait que l’internet est incrédule et se moque. Double peine. C’est malheureux.

Maintenant faut en retenir quoi ?

C’est simple. Une seule chose : « Quand une personne inconnue vous demande du pognon, c’est une arnaque ».

C’est tout ce qu’il y a à savoir.
Y a pas de « Et si… » : c’est une arnaque.


Ci après je ne vais pas être gentil. Vous êtes prévenus du ton.

Ne. Donnez. Pas. De. Pognon. Aux. Inconnus. En. Ligne.

C’est simple. Non ?

Si ça ce n’est toujours pas assez clair, je ne peux plus rien pour vous. Vous ne voulez pas rebrancher vos neurones, tant pis.
800 000 € merde ! À quel moment tu te dis que c’est normal ?

Internet, quand il s’agit des gens, il faut faire gaffe.

En tout cas, tant qu’on n’a pas vu la personne en vrai, soyez très prudents (et même après).
Par « réel », j’entends ici quelque chose de basé sur du concret, pas juste des photos et des messages. N’importe qui peut faire les photos, surtout avec les IA génératives d’images, de vidéos, de sons (y compris d’appels téléphoniques) disponibles aujourd’hui.

Apprendre à connaître quelqu’un et à vérifier son identité, ça se passe en dehors. Tant qu’on n’a pas vu la (ou les) personne(s) en vrai, il faut rester vigilent. Et s’il est question de pognon, il faut partir du principe que c’est un fake, une arnaque.

Je sais ce que c’est d’avoir des amis en lignes. La plupart de mes amis ont été rencontrés en ligne, en fait. Je sais aussi ce que c’est de tomber sur de « faux » profils ou comptes : des gens qui prétendent être qui ils ne sont pas (des brouteurs, etc.).
Et je sais ce que c’est de tomber sur des gens à qui tu finis par faire confiance, mais qui, parfois après beaucoup de patience et de temps — certains sont très fort à ce jeu et gèrent des centaines de victimes à la fois — finissent par brandir la carte du besoin d’argent.

Mais dans ces cas-là, une seule conduite à tenir : on arrête de parler avec.
Le taux d’arnaque dans ce cas, ce n’est pas 90 %, c’est pas 99 % et où vous pensez être dans le 1 % restant. Non, c’est 100 %.

Ou du moins il faut partir du principe que c’est 100 %.

Je sais que ça fait mal et qu’on ne veut pas y croire quand c’est une personne qui nous semblait honnête. On tombe de haut, c’est la douche froide, vous connaissez les expressions et la chanson.
Mais il faut avoir un cœur de pierre : envers la personne en face, mais aussi pour vous : soyez prudents avant de vous laisser séduire et mettre en confiance par ces gens.
Il faut s’y tenir : on arrête de parler avec et on bloque (voire on signale selon le réseau où on se trouve).

Inutile de lui mettre le nez dans la merde : la personne sait ce qu’elle fait, et elle sait aussi quoi répondre et comment vous convaincre. Ils sont très fort et ils en ont fait leur métier : ils ont réponse à tout. Ne perdez pas votre temps.

Maintenant, y a aussi des gens cool, des gens honnêtes, des gens sincères. Mais ça, ça se prouve, navré si je vous l’apprend.
Et tout comme l’on ne donne pas son chéquier à quelqu’un qui nous a accosté dans un bar après seulement 10 minutes, on ne donne pas du pognon à quelqu’un qui nous DM en ligne (même après des mois).

Encore moins des sommes importantes (800 000 € dans cette affaire — on croit rêver).
Encore moins quand c’est une personnalité (ces gens ne sont clairement pas dans le besoin et ne le seront jamais).
Encore moins quand la personne demande des méthodes de paiement louches (PCS, Western Union, etc.).
Encore moins quand la personne refuse de se rencontrer, ou produit des excuses, ou a un discours bancal.
Et encore moins quand ça part direct dans des demandes de pognon.

Tout ça ce sont des red-flags : des signaux pas juste très forts, mais absolus qu’il s’agit d’une arnaque. Y a zéro doute à avoir.

Et puis merde : on ne donne pas de pognon sauf à avoir vraiment confiance (famille, amis), ou si on s’en tape de son fric ou du montant en question (mais alors faut pas venir pleurer).


Après chacun est évidemment libre de faire ce qu’il veut. D’écouter ou non les mises en gardes.
Mais les ignorer est un choix qu’il faut assumer. Ne pas en tenir compte c’est jouer avec le feu.
Et faut pas venir pleurer quand on se brûle.
Et faut pas venir pleurer non plus quand les autres se moquent : non ce n’est pas un accident, mais de votre choix de fermer les yeux quand le monde entier vous a prévenu.

Il y a des affiches de mise en garde contre les arnaques en ligne dans les écoles, les mairies, les commissariats, voire chez les professionnels de santé ou de justice (avocats, etc.). Ce n’est pas pour les chiens.

Vous voulez quoi de plus ?

Apprenez à vous contrôler. Et arrêtez d’être cons et naïfs : on n’est pas chez les Bisounours.

Personnellement, j’ai perdu patience avec la connerie de ceux qui font gaiement ce qu’il est dit et écrit partout depuis un quart de siècle de ne pas faire.

La société, le gouvernement, les pouvoirs publics et les autorités ne peuvent pas vous tenir la main 24/7 toute la vie. Ils peuvent mettre des affiches et des spot à la télé, et éduquer les gens à l’école dès le plus jeune âge. Mais faut aussi y mettre du sien et pas poser éteindre son cerveau quand on allume l’ordinateur.

Pas juste en ligne : tu te prends un arbre après avoir bu de l’alcool ? C’est l’avoir cherché. C’est pas comme si tu ne savais pas que l’alcool modifiait tes réflexes et tes capacités motrices.
T’as mis le feu à ta maison parce que t’as joué avec de l’essence et allumé des bougies ? Pareil : je n’appelle pas ça un accident, mais une négligence.
Tu t’es cassé la gueule dans les escaliers parce que t’as tartiné les marches de graisse et t’as voulu essayer de descendre ça avec des rollers ? C’est l’avoir cherché aussi, vient pas pleurer.

Et ben quand t’as perdu 800 000 € en les envoyant à Brad Pitt parce qu’il t’a contacté, toi, sur Messenger ou Facebook, alors qu’on rabache depuis longtemps de ne pas faire ce genre de choses et de te méfier ? Bah pareil, fallait écouter et pas choisir d’ignorer les signes.

Oui c’est malheureux, tout ça, mais faut assumer. Y a des limites entre ce qui est un fortuit et imprévisible (un accident, quoi) et la production d’un désastre parce qu’on a réuni toutes les conditions pour. Et y a pas tellement besoin d’avoir Bac+27 pour comprendre que certaines choses ne sont pas des accidents — et ne devraient pas être traitées comme telles, ni par la justice, ni par les internautes.

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Voir cette affaire récente : Arnaque au faux Brad Pitt : pourquoi personne n’est à l’abri des escroqueries financières.

Où une personne a été victime d’une arnaque où le (soi-disant) acteur demande du pognon pour l’aider à sortir de l’hôpital, photos (truquées) à l’appui. Résultat, la victime a perdu 800 000 euros.

Et à ça s’ajoute le fait que l’internet est incrédule et se moque. Double peine. C’est malheureux.

Maintenant faut en retenir quoi ?

C’est simple. Une seule chose : « Quand une personne inconnue vous demande du pognon, c’est une arnaque ».

C’est tout ce qu’il y a à savoir.
Y a pas de « Et si… » : c’est une arnaque.


Ci après je ne vais pas être gentil. Vous êtes prévenus du ton.

Ne. Donnez. Pas. De. Pognon. Aux. Inconnus. En. Ligne.

C’est simple. Non ?

Si ça ce n’est toujours pas assez clair, je ne peux plus rien pour vous. Vous ne voulez pas rebrancher vos neurones, tant pis.
800 000 € merde ! À quel moment tu te dis que c’est normal ?

Internet, quand il s’agit des gens, il faut faire gaffe.

En tout cas, tant qu’on n’a pas vu la personne en vrai, soyez très prudents (et même après).
Par « réel », j’entends ici quelque chose de basé sur du concret, pas juste des photos et des messages. N’importe qui peut faire les photos, surtout avec les IA génératives d’images, de vidéos, de sons (y compris d’appels téléphoniques) disponibles aujourd’hui.

Apprendre à connaître quelqu’un et à vérifier son identité, ça se passe en dehors. Tant qu’on n’a pas vu la (ou les) personne(s) en vrai, il faut rester vigilent. Et s’il est question de pognon, il faut partir du principe que c’est un fake, une arnaque.

Je sais ce que c’est d’avoir des amis en lignes. La plupart de mes amis ont été rencontrés en ligne, en fait. Je sais aussi ce que c’est de tomber sur de « faux » profils ou comptes : des gens qui prétendent être qui ils ne sont pas (des brouteurs, etc.).
Et je sais ce que c’est de tomber sur des gens à qui tu finis par faire confiance, mais qui, parfois après beaucoup de patience et de temps — certains sont très fort à ce jeu et gèrent des centaines de victimes à la fois — finissent par brandir la carte du besoin d’argent.

Mais dans ces cas-là, une seule conduite à tenir : on arrête de parler avec.
Le taux d’arnaque dans ce cas, ce n’est pas 90 %, c’est pas 99 % et où vous pensez être dans le 1 % restant. Non, c’est 100 %.

Ou du moins il faut partir du principe que c’est 100 %.

Je sais que ça fait mal et qu’on ne veut pas y croire quand c’est une personne qui nous semblait honnête. On tombe de haut, c’est la douche froide, vous connaissez les expressions et la chanson.
Mais il faut avoir un cœur de pierre : envers la personne en face, mais aussi pour vous : soyez prudents avant de vous laisser séduire et mettre en confiance par ces gens.
Il faut s’y tenir : on arrête de parler avec et on bloque (voire on signale selon le réseau où on se trouve).

Inutile de lui mettre le nez dans la merde : la personne sait ce qu’elle fait, et elle sait aussi quoi répondre et comment vous convaincre. Ils sont très fort et ils en ont fait leur métier : ils ont réponse à tout. Ne perdez pas votre temps.

Maintenant, y a aussi des gens cool, des gens honnêtes, des gens sincères. Mais ça, ça se prouve, navré si je vous l’apprend.
Et tout comme l’on ne donne pas son chéquier à quelqu’un qui nous a accosté dans un bar après seulement 10 minutes, on ne donne pas du pognon à quelqu’un qui nous DM en ligne (même après des mois).

Encore moins des sommes importantes (800 000 € dans cette affaire — on croit rêver).
Encore moins quand c’est une personnalité (ces gens ne sont clairement pas dans le besoin et ne le seront jamais).
Encore moins quand la personne demande des méthodes de paiement louches (PCS, Western Union, etc.).
Encore moins quand la personne refuse de se rencontrer, ou produit des excuses, ou a un discours bancal.
Et encore moins quand ça part direct dans des demandes de pognon.

Tout ça ce sont des red-flags : des signaux pas juste très forts, mais absolus qu’il s’agit d’une arnaque. Y a zéro doute à avoir.

Et puis merde : on ne donne pas de pognon sauf à avoir vraiment confiance (famille, amis), ou si on s’en tape de son fric ou du montant en question (mais alors faut pas venir pleurer).


Après chacun est évidemment libre de faire ce qu’il veut. D’écouter ou non les mises en gardes.
Mais les ignorer est un choix qu’il faut assumer. Ne pas en tenir compte c’est jouer avec le feu.
Et faut pas venir pleurer quand on se brûle.
Et faut pas venir pleurer non plus quand les autres se moquent : non ce n’est pas un accident, mais de votre choix de fermer les yeux quand le monde entier vous a prévenu.

Il y a des affiches de mise en garde contre les arnaques en ligne dans les écoles, les mairies, les commissariats, voire chez les professionnels de santé ou de justice (avocats, etc.). Ce n’est pas pour les chiens.

Vous voulez quoi de plus ?

Apprenez à vous contrôler. Et arrêtez d’être cons et naïfs : on n’est pas chez les Bisounours.

Personnellement, j’ai perdu patience avec la connerie de ceux qui font gaiement ce qu’il est dit et écrit partout depuis un quart de siècle de ne pas faire.

La société, le gouvernement, les pouvoirs publics et les autorités ne peuvent pas vous tenir la main 24/7 toute la vie. Ils peuvent mettre des affiches et des spot à la télé, et éduquer les gens à l’école dès le plus jeune âge. Mais faut aussi y mettre du sien et pas poser éteindre son cerveau quand on allume l’ordinateur.

Pas juste en ligne : tu te prends un arbre après avoir bu de l’alcool ? C’est l’avoir cherché. C’est pas comme si tu ne savais pas que l’alcool modifiait tes réflexes et tes capacités motrices.
T’as mis le feu à ta maison parce que t’as joué avec de l’essence et allumé des bougies ? Pareil : je n’appelle pas ça un accident, mais une négligence.
Tu t’es cassé la gueule dans les escaliers parce que t’as tartiné les marches de graisse et t’as voulu essayer de descendre ça avec des rollers ? C’est l’avoir cherché aussi, vient pas pleurer.

Et ben quand t’as perdu 800 000 € en les envoyant à Brad Pitt parce qu’il t’a contacté, toi, sur Messenger ou Facebook, alors qu’on rabache depuis longtemps de ne pas faire ce genre de choses et de te méfier ? Bah pareil, fallait écouter et pas choisir d’ignorer les signes.

Oui c’est malheureux, tout ça, mais faut assumer. Y a des limites entre ce qui est un fortuit et imprévisible (un accident, quoi) et la production d’un désastre parce qu’on a réuni toutes les conditions pour. Et y a pas tellement besoin d’avoir Bac+27 pour comprendre que certaines choses ne sont pas des accidents — et ne devraient pas être traitées comme telles, ni par la justice, ni par les internautes.

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Tesla Looney Tunes test fail.
… ou Elon-ey Tunes, si on veut :)

You drive with eyes and a brain, not a suite of sensors
Our cars do the same

(« Vous conduisez avec vos yeux et un cerveau, pas une ribambelle de capteurs. Nos voitures font pareil. »)

C’est ce que nous dit Tesla.

Depuis un moment, pour ce qui est des systèmes d’aides à la conduite et de conduite autonome (« ADAS »), les véhicules Tesla ont abandonné les capteurs habituels pour ne travailler qu’avec les caméras. Ils appellent ça « Tesla Vision ».

Ils ont fait ça principalement pour une question de réduction des coûts par la simplification, sous la pression d’Elon Musk, et contre l’avis des ingénieurs.

J’ai toujours pensé que c’était une monumentale connerie, et ça s’est confirmé avec les résultats qui en sont devenus catastrophiques. Le pire c’est que, pour une question d’uniformité logicielle, certains des anciens véhicules pourvus de radars ne les utilisent plus ! Les radars sont là et fonctionnaient parfaitement, mais ils sont désormais inactifs.

Pourquoi Tesla Vision est mauvais ?

Parce que des caméras, c’est très facile à tromper. Depuis peu, des chercheurs font le « Looney Tunes Test » : en gros, un faux mur en papier ou en polystyrène sur lequel on peint une route et un paysage et on regarde si la voiture se fait avoir. Donc un peu comme les Looney Tunes, typiquement Bip Bip et Vil E. Coyote (des vieux dessins animés, pour ceux qui ne connaissent pas).

Résultat : Tesla Vision se fait avoir assez lamentablement.

Et ce n’est pas tout : le système Tesla à base de seules caméras se fait aussi avoir par du brouillard et de la pluie, tout en produisant une quantité notablement élevée de faux positifs (les « freinages fantômes ») bien connus chez Tesla.

Les autres véhicules à base de radar et lidars, non, qui font un sans-faute, y compris avec le faux mur, le brouillard, la pluie, tout simplement parce que les radars et les lidars ne sont pas trompés par la fumée ni la pluie, ni par une photo d’une route sur un mur.

La quote plus haut, de Tesla, est donc totalement éclatée au sol : c’est justement parce que nos sens sont limités que nous utilisons — et devons utiliser — des capteurs et des senseurs différents.

Et pas seulement pour nos voitures : nous utilisons des radars, sonars, capteurs infrarouge, ultrason, microondes, rayons X, Doppler, magnétomètre, sondes de courant à effet Hall, accéléromètre, capteur de luminosité, thermomètre, hygromètre… justement parce que tout cela permet des choses que nos sens humains ne suffisent pas pour faire tout ce que l’on veut faire dans nos vies quotidiennes.

Vous imaginez si la médecine raisonnait comme Tesla ? Fini les rayons X et les échographies ! On déterminera désormais le sexe du bébé via une autopsie sur le vivant, et la position d’une tumeur avec un pied à coulisse après avoir tout ouvert au couteau.
Et dans d’autres domaines :

Ça vous dit de travailler de cette façon ?
C’est ça que vous voulez ? Si oui, vous êtes complètement fous.

Pour le reste du monde : bien-sûr que non ! C’est du bullshit !

Leur argumentaire est stupide, indigne de l’arsenal technique et technologique que l’on a à notre disposition, et même indigne de toute la science qui permet de construire ces outils techniques !

La technologie a augmenté nos sens à des niveaux jamais atteints auparavant.
Il n’y a aucune raison de dire que la technologie ne doit reposer que sur la vision juste parce que nous autres utilisons seulement la vision.

Aucune raison technique, je veux dire. Car si leur raison est purement économique, oui c’est une raison qui se tient. Mais dans ce cas il faut d’une part accepter que la qualité finale sera absolument immonde, et d’autre part pas venir nous dire que l’on fait ça pour des raisons techniques en sous entendant que la vision seule suffira. Pour les voitures en particulier, les radars, l’ultrason et les lidars ont fait leur preuves. Ils ne sont pas parfaits, mais déjà très nettement plus que des seules caméras.

Qu’on soit d’accord : je suis 100 % sûr que ce choix de la part de Tesla vient d’en haut, c’est-à-dire des dirigeants, économistes et des actionnaires. Je ne vois aucun ingénieur suffisamment idiot pour penser que des caméras optiques couplées à une IA d’analyse d’image puissent remplacer toute une panoplie de capteurs redondants avec des capacités complémentaires.

Les caméras elles ne voient que ce que l’on voit. Et si nous sommes trompés par le brouillard ou la pluie, une caméra le sera aussi. Les vidéos des essais nous le prouvent sans aucune ambiguïté.

Aucune technologie de capteurs n’est universelle ou sans défaut (simple exemple personnel : le capteur ultrason avant des Hyundai interfère avec les émetteurs ultrasons arrière des véhicules Ford). Mais une multitude de capteurs différents permet de s’affranchir de ce genre de choses : ça permet de détecter les erreurs comme étant des erreurs, au lieu de considérer un signal erroné comme un faux-positif.

En bref, si je dis que les ingénieurs Tesla ne peuvent pas être aussi cons, c’est parce qu’ils ont réussi des choses magnifiques ailleurs, sur les mêmes voitures.
Mais leur système de pilotage par caméra, c’est clairement une connerie, et continuer à défendre ça alors que c’est aussi facilement mis en défaut, c’est une connerie également. Doublée de mauvaise foi.

Heureusement aucun autre constructeur à ce jour n’est allé faire la même connerie.


ÉDIT janvier 2026 :
Il semble que l’état du FSD chez Tesla soit assez bluffant désormais, permettant à des voitures de faires des centaines de kilomètres, de A à Z, sans intervention du conducteur. C’est véritablement une prouesse.
Mais il ne faut pas s’y tromper : c’est le traitement logiciel qui est puissant. Une simple peinture sur un mur, un soleil un peu rasant, et une caméra ne voit plus plus. Alors qu’un lidar, un sonar et un radar ne se feraient pas avoir. Ce sont deux choses différentes.

De plus, l’absence de redondance est encore un autre problème. Pour qu’un système basé sur seulement les caméras passe de 99 % de fiabilité à 100 %, cela devant des ressources virtuellement infinies. Ça n’arrivera jamais. Alors qu’avec des méthodes complémentaires (radar, lidar, etc.), c’est plus facile : il serait même improbable que tous ces systèmes se fassent avoir par la même ruse, tous en même temps. Résultat, le système serait beaucoup plus fiable.

Heureusement, pas tous les constructeurs ne font cette connerie (impossible de parler d’erreur ici, car n’importe quel ingénieur sait — et savait — que virer des technos éprouvées et redondants au profit d’un système unique et innovant est une connerie). Oui, Rivian, par exemple, est un peu en retard au niveau logiciel/IA, mais ils vont dépasser Tesla en qualité de conduite, et surtout en sûreté avec le temps grâce à la multiplication des capteurs. C’est une certitude.

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Tesla Looney Tunes test fail.
… ou Elon-ey Tunes, si on veut :)

You drive with eyes and a brain, not a suite of sensors
Our cars do the same

(« Vous conduisez avec vos yeux et un cerveau, pas une ribambelle de capteurs. Nos voitures font pareil. »)

C’est ce que nous dit Tesla.

Depuis un moment, pour ce qui est des systèmes d’aides à la conduite et de conduite autonome (« ADAS »), les véhicules Tesla ont abandonné les capteurs habituels pour ne travailler qu’avec les caméras. Ils appellent ça « Tesla Vision ».

Ils ont fait ça principalement pour une question de réduction des coûts par la simplification, sous la pression d’Elon Musk, et contre l’avis des ingénieurs.

J’ai toujours pensé que c’était une monumentale connerie, et ça s’est confirmé avec les résultats qui en sont devenus catastrophiques. Le pire c’est que, pour une question d’uniformité logicielle, certains des anciens véhicules pourvus de radars ne les utilisent plus ! Les radars sont là et fonctionnaient parfaitement, mais ils sont désormais inactifs.

Pourquoi Tesla Vision est mauvais ?

Parce que des caméras, c’est très facile à tromper. Depuis peu, des chercheurs font le « Looney Tunes Test » : en gros, un faux mur en papier ou en polystyrène sur lequel on peint une route et un paysage et on regarde si la voiture se fait avoir. Donc un peu comme les Looney Tunes, typiquement Bip Bip et Vil E. Coyote (des vieux dessins animés, pour ceux qui ne connaissent pas).

Résultat : Tesla Vision se fait avoir assez lamentablement.

Et ce n’est pas tout : le système Tesla à base de seules caméras se fait aussi avoir par du brouillard et de la pluie, tout en produisant une quantité notablement élevée de faux positifs (les « freinages fantômes ») bien connus chez Tesla.

Les autres véhicules à base de radar et lidars, non, qui font un sans-faute, y compris avec le faux mur, le brouillard, la pluie, tout simplement parce que les radars et les lidars ne sont pas trompés par la fumée ni la pluie, ni par une photo d’une route sur un mur.

La quote plus haut, de Tesla, est donc totalement éclatée au sol : c’est justement parce que nos sens sont limités que nous utilisons — et devons utiliser — des capteurs et des senseurs différents.

Et pas seulement pour nos voitures : nous utilisons des radars, sonars, capteurs infrarouge, ultrason, microondes, rayons X, Doppler, magnétomètre, sondes de courant à effet Hall, accéléromètre, capteur de luminosité, thermomètre, hygromètre… justement parce que tout cela permet des choses que nos sens humains ne suffisent pas pour faire tout ce que l’on veut faire dans nos vies quotidiennes.

Vous imaginez si la médecine raisonnait comme Tesla ? Fini les rayons X et les échographies ! On déterminera désormais le sexe du bébé via une autopsie sur le vivant, et la position d’une tumeur avec un pied à coulisse après avoir tout ouvert au couteau.
Et dans d’autres domaines :

Ça vous dit de travailler de cette façon ?
C’est ça que vous voulez ? Si oui, vous êtes complètement fous.

Pour le reste du monde : bien-sûr que non ! C’est du bullshit !

Leur argumentaire est stupide, indigne de l’arsenal technique et technologique que l’on a à notre disposition, et même indigne de toute la science qui permet de construire ces outils techniques !

La technologie a augmenté nos sens à des niveaux jamais atteints auparavant.
Il n’y a aucune raison de dire que la technologie ne doit reposer que sur la vision juste parce que nous autres utilisons seulement la vision.

Aucune raison technique, je veux dire. Car si leur raison est purement économique, oui c’est une raison qui se tient. Mais dans ce cas il faut d’une part accepter que la qualité finale sera absolument immonde, et d’autre part pas venir nous dire que l’on fait ça pour des raisons techniques en sous entendant que la vision seule suffira. Pour les voitures en particulier, les radars, l’ultrason et les lidars ont fait leur preuves. Ils ne sont pas parfaits, mais déjà très nettement plus que des seules caméras.

Qu’on soit d’accord : je suis 100 % sûr que ce choix de la part de Tesla vient d’en haut, c’est-à-dire des dirigeants, économistes et des actionnaires. Je ne vois aucun ingénieur suffisamment idiot pour penser que des caméras optiques couplées à une IA d’analyse d’image puissent remplacer toute une panoplie de capteurs redondants avec des capacités complémentaires.

Les caméras elles ne voient que ce que l’on voit. Et si nous sommes trompés par le brouillard ou la pluie, une caméra le sera aussi. Les vidéos des essais nous le prouvent sans aucune ambiguïté.

Aucune technologie de capteurs n’est universelle ou sans défaut (simple exemple personnel : le capteur ultrason avant des Hyundai interfère avec les émetteurs ultrasons arrière des véhicules Ford). Mais une multitude de capteurs différents permet de s’affranchir de ce genre de choses : ça permet de détecter les erreurs comme étant des erreurs, au lieu de considérer un signal erroné comme un faux-positif.

En bref, si je dis que les ingénieurs Tesla ne peuvent pas être aussi cons, c’est parce qu’ils ont réussi des choses magnifiques ailleurs, sur les mêmes voitures.
Mais leur système de pilotage par caméra, c’est clairement une connerie, et continuer à défendre ça alors que c’est aussi facilement mis en défaut, c’est une connerie également. Doublée de mauvaise foi.

Heureusement aucun autre constructeur à ce jour n’est allé faire la même connerie.


ÉDIT janvier 2026 :
Il semble que l’état du FSD chez Tesla soit assez bluffant désormais, permettant à des voitures de faires des centaines de kilomètres, de A à Z, sans intervention du conducteur. C’est véritablement une prouesse.
Mais il ne faut pas s’y tromper : c’est le traitement logiciel qui est puissant. Une simple peinture sur un mur, un soleil un peu rasant, et une caméra ne voit plus plus. Alors qu’un lidar, un sonar et un radar ne se feraient pas avoir. Ce sont deux choses différentes.

De plus, l’absence de redondance est encore un autre problème. Pour qu’un système basé sur seulement les caméras passe de 99 % de fiabilité à 100 %, cela devant des ressources virtuellement infinies. Ça n’arrivera jamais. Alors qu’avec des méthodes complémentaires (radar, lidar, etc.), c’est plus facile : il serait même improbable que tous ces systèmes se fassent avoir par la même ruse, tous en même temps. Résultat, le système serait beaucoup plus fiable.

Heureusement, pas tous les constructeurs ne font cette connerie (impossible de parler d’erreur ici, car n’importe quel ingénieur sait — et savait — que virer des technos éprouvées et redondants au profit d’un système unique et innovant est une connerie). Oui, Rivian, par exemple, est un peu en retard au niveau logiciel/IA, mais ils vont dépasser Tesla en qualité de conduite, et surtout en sûreté avec le temps grâce à la multiplication des capteurs. C’est une certitude.

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Cet article est en réponse à ceux qui ne comprennent pas que nous on s’emmerde avec les zones à faibles émissions (ZFE, c’est-à-dire des villes où l’on interdit les voitures les plus polluantes), alors que la Chine et l’Inde émettent plus de CO2 que tous les autres pays réunis.

Déjà, si l’on vous sort cet argument, sortez celui-là :

Michel Fourniret viole et tue des dizaines d’enfants donc on peut bien en tabasser un de temps en temps !

(Merci @sarddou pour cette quote !)

En gros : c’est pas parce que quelqu’un fait le con, que ça doit nous interdire de faire de notre mieux (ou que ça nous autorise à nous aussi de faire le con, y compris si c’est juste un peu moins le con).

Qui plus est, la Chine produit une bonne partie de nos biens de consommation vendus en Europe. Donc leur CO2, c’est surtout le nôtre, premièrement. Et ensuite, lorsque la Chine sera neutre en carbone (ils investissent massivement et ont déjà les plus grands parcs solaires, hydro, éoliennes du monde à l’heure actuelle — rien que ça), ça sera quoi votre argument ?

« C’est bon, la chine est propre, ce sont pas nos émissions qui vont changer quoi que ce soit ! » ?

Bah.

Maintenant, mélanger le CO2 et les ZFE, c’est une erreur, et ce n’est pas un argument valable. Les ZFE n’ont rien avoir avec le CO2.
Rien n’excuse d’être con, mais je reconnais que le terme de « ZFE » est quand-même mal choisi.

Les ZFE sont liées au certificat « Crit’air ».

Or ce dernier ne mesure pas le CO2 émis par la voiture, mais la qualité de l’air ; en partant du fait que les moteurs récents émettent moins de choses « sales » que les moteurs plus anciens : fumées, particules, hydrocarbures, monoxyde de carbone, NOx…

Le CO2 émis, même s’il est désastreux pour le climat dans son ensemble, n’est pas tellement toxique. En tout cas, pas aux niveaux mesurés dehors, ni en campagne, ni en ville, ni même à côté d’une grande route.

Le taux normal moyen dans l’atmosphère environ 0,043 %.
Le taux en ville à côté d’une route se situe vers 0,046 % (voir là).

Or pour commencer à noter des effets, le taux doit être de 0,100 % (donc le double). Et pour avoir des effets clairement dangereux, autour de 5 % (donc 100 fois plus que le taux naturel) et une exposition prolongée.

Donc d’une part, la différence entre le taux moyen et le taux en ville est très fiable ; d’autre part, on reste bien en dessous des seuils de dangerosité réelle.

Par contre, les particules fines, les hydrocarbures et surtout le monoxyde de carbone et les NOx, eux sont beaucoup plus dangereux : c’est donc une toute autre histoire.
Le monoxyde de carbone, par exemple (noté CO, ou CO1 en quelque sorte, mais l’on n’écrit jamais le 1) est dangereux à de très faibles taux : 0,100 % peut déjà provoquer un évanouissement, et 0,500 % est létal en seulement 30 minutes (voir là).

Le Crit’Air sert à classifier les véhicules sur ces émissions-là.

C’est pour ça, pour ma part — et vous devriez aussi — entre un poids lourd dernier cri qui consomme du 40 L/100 mais dont les fumées sont « propres », et une vieille voiture qui a 30 ans sans FAP qui mélange le carburant et l’air n’importe comment, je préfère largement, et de très loin, me retrouver à côté du camion.

Et les ZFE, elles servent spécifiquement à ça : faire en sorte qu’on ait moins de vieilles bagnoles de 30 ans, et plus de véhicules récents en ville.

Même si sur la question du CO2, cela peut donner lieu à des situations contradictoires : une voiture récente qui émet plus de CO2 pourra rouler en ville, alors qu’une voiture plus ancienne qui consomme moins ne le pourra pas. Comme j’ai dit : le ZFE n’est pas une question de CO2.

Le CO2 est lui régi par le malus écologique : si votre voiture émet trop de CO2, vous payez une taxe à l’achat. Indépendamment des ZFE et du Crit’air.

";s:7:"content";s:4594:"

Cet article est en réponse à ceux qui ne comprennent pas que nous on s’emmerde avec les zones à faibles émissions (ZFE, c’est-à-dire des villes où l’on interdit les voitures les plus polluantes), alors que la Chine et l’Inde émettent plus de CO2 que tous les autres pays réunis.

Déjà, si l’on vous sort cet argument, sortez celui-là :

Michel Fourniret viole et tue des dizaines d’enfants donc on peut bien en tabasser un de temps en temps !

(Merci @sarddou pour cette quote !)

En gros : c’est pas parce que quelqu’un fait le con, que ça doit nous interdire de faire de notre mieux (ou que ça nous autorise à nous aussi de faire le con, y compris si c’est juste un peu moins le con).

Qui plus est, la Chine produit une bonne partie de nos biens de consommation vendus en Europe. Donc leur CO2, c’est surtout le nôtre, premièrement. Et ensuite, lorsque la Chine sera neutre en carbone (ils investissent massivement et ont déjà les plus grands parcs solaires, hydro, éoliennes du monde à l’heure actuelle — rien que ça), ça sera quoi votre argument ?

« C’est bon, la chine est propre, ce sont pas nos émissions qui vont changer quoi que ce soit ! » ?

Bah.

Maintenant, mélanger le CO2 et les ZFE, c’est une erreur, et ce n’est pas un argument valable. Les ZFE n’ont rien avoir avec le CO2.
Rien n’excuse d’être con, mais je reconnais que le terme de « ZFE » est quand-même mal choisi.

Les ZFE sont liées au certificat « Crit’air ».

Or ce dernier ne mesure pas le CO2 émis par la voiture, mais la qualité de l’air ; en partant du fait que les moteurs récents émettent moins de choses « sales » que les moteurs plus anciens : fumées, particules, hydrocarbures, monoxyde de carbone, NOx…

Le CO2 émis, même s’il est désastreux pour le climat dans son ensemble, n’est pas tellement toxique. En tout cas, pas aux niveaux mesurés dehors, ni en campagne, ni en ville, ni même à côté d’une grande route.

Le taux normal moyen dans l’atmosphère environ 0,043 %.
Le taux en ville à côté d’une route se situe vers 0,046 % (voir là).

Or pour commencer à noter des effets, le taux doit être de 0,100 % (donc le double). Et pour avoir des effets clairement dangereux, autour de 5 % (donc 100 fois plus que le taux naturel) et une exposition prolongée.

Donc d’une part, la différence entre le taux moyen et le taux en ville est très fiable ; d’autre part, on reste bien en dessous des seuils de dangerosité réelle.

Par contre, les particules fines, les hydrocarbures et surtout le monoxyde de carbone et les NOx, eux sont beaucoup plus dangereux : c’est donc une toute autre histoire.
Le monoxyde de carbone, par exemple (noté CO, ou CO1 en quelque sorte, mais l’on n’écrit jamais le 1) est dangereux à de très faibles taux : 0,100 % peut déjà provoquer un évanouissement, et 0,500 % est létal en seulement 30 minutes (voir là).

Le Crit’Air sert à classifier les véhicules sur ces émissions-là.

C’est pour ça, pour ma part — et vous devriez aussi — entre un poids lourd dernier cri qui consomme du 40 L/100 mais dont les fumées sont « propres », et une vieille voiture qui a 30 ans sans FAP qui mélange le carburant et l’air n’importe comment, je préfère largement, et de très loin, me retrouver à côté du camion.

Et les ZFE, elles servent spécifiquement à ça : faire en sorte qu’on ait moins de vieilles bagnoles de 30 ans, et plus de véhicules récents en ville.

Même si sur la question du CO2, cela peut donner lieu à des situations contradictoires : une voiture récente qui émet plus de CO2 pourra rouler en ville, alors qu’une voiture plus ancienne qui consomme moins ne le pourra pas. Comme j’ai dit : le ZFE n’est pas une question de CO2.

Le CO2 est lui régi par le malus écologique : si votre voiture émet trop de CO2, vous payez une taxe à l’achat. Indépendamment des ZFE et du Crit’air.

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Les « IA » actuelles fonctionnent en lisant et analysant des contenus (textes, musiques, images, vidéos…) déjà existants.
Ils utilisent pour cela des livres, mais aussi les sites web, les plateformes de partage de photos : Flickr, Instagram ; les sites de vidéos comme Youtube, Tiktok, etc.

Bref, ils avalent tout. Y compris du contenu sous licence, y compris des contenus sous licence à vous et à moi. Ce que je publie sur mon site, ça m’appartient. Et quel que soit la licence que je donne à ce que j’ai, ça reste mon œuvre. Pourtant les « IA » utilisent ces données et se les octroient.

Il commence à y avoir des cas de droit pour savoir ce qui est légal et ce qui ne l’est pas, ainsi que des lois justement pour arbitrer tout ça.

Étant donné que tout ça est quelque chose de nouveau, ça promet à la fois d’être intéressant, mais également assez drôle.

Car autant quand vous publiez quelque chose sur Facebook ou Instagram, vous acceptez que Meta (Facebook) puisse utilise votre contenu, au travers des CGU que vous avez acceptés et qui sont claires sur ce point, autant quand je publie du contenu sur mon site à moi, tout n’est pas forcément libre de droit. Et ça vaut pour tous les sites web du monde, dont le contenu reste la propriété de leur auteur.

Et pour l’instant, personne n’a sonné à ma porte pour savoir qu’ils pouvaient utiliser mon contenu. Et je pense que c’est le cas de tout le monde : ils sont venus vous voir vous ? Bon.

Maintenant mon avis : si les sociétés derrière les « IA » s’octroient le droit d’utiliser des œuvres sous droits, je suis d’avis qu’on les laisse faire.

À la condition que tout — absolument TOUT — ce que ces IA produisent en retour, soit placé dans le domaine public ; mondialement, irrévocablement et perpétuellement ; et accessible gratuitement, librement, et de manière directe (ni inscription à faire ni droits d’accès à payer).

Voilà.

Tout le monde ne sera pas d’accord, et pour plein de raisons, certaines que je conçois moi-même très bien. Je n’oblige ni ne demande personne à être d’accord non plus.

Mais c’est une idée lancée comme ça.

";s:7:"content";s:2437:"

Les « IA » actuelles fonctionnent en lisant et analysant des contenus (textes, musiques, images, vidéos…) déjà existants.
Ils utilisent pour cela des livres, mais aussi les sites web, les plateformes de partage de photos : Flickr, Instagram ; les sites de vidéos comme Youtube, Tiktok, etc.

Bref, ils avalent tout. Y compris du contenu sous licence, y compris des contenus sous licence à vous et à moi. Ce que je publie sur mon site, ça m’appartient. Et quel que soit la licence que je donne à ce que j’ai, ça reste mon œuvre. Pourtant les « IA » utilisent ces données et se les octroient.

Il commence à y avoir des cas de droit pour savoir ce qui est légal et ce qui ne l’est pas, ainsi que des lois justement pour arbitrer tout ça.

Étant donné que tout ça est quelque chose de nouveau, ça promet à la fois d’être intéressant, mais également assez drôle.

Car autant quand vous publiez quelque chose sur Facebook ou Instagram, vous acceptez que Meta (Facebook) puisse utilise votre contenu, au travers des CGU que vous avez acceptés et qui sont claires sur ce point, autant quand je publie du contenu sur mon site à moi, tout n’est pas forcément libre de droit. Et ça vaut pour tous les sites web du monde, dont le contenu reste la propriété de leur auteur.

Et pour l’instant, personne n’a sonné à ma porte pour savoir qu’ils pouvaient utiliser mon contenu. Et je pense que c’est le cas de tout le monde : ils sont venus vous voir vous ? Bon.

Maintenant mon avis : si les sociétés derrière les « IA » s’octroient le droit d’utiliser des œuvres sous droits, je suis d’avis qu’on les laisse faire.

À la condition que tout — absolument TOUT — ce que ces IA produisent en retour, soit placé dans le domaine public ; mondialement, irrévocablement et perpétuellement ; et accessible gratuitement, librement, et de manière directe (ni inscription à faire ni droits d’accès à payer).

Voilà.

Tout le monde ne sera pas d’accord, et pour plein de raisons, certaines que je conçois moi-même très bien. Je n’oblige ni ne demande personne à être d’accord non plus.

Mais c’est une idée lancée comme ça.

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Vue rapprochée de fibres de carbone.
En voyant ça j’ai fini par écrire un pavé que je préfère poster ici :

En gros ce qu’il fait c’est créer un matériau composite.

Un matériau composite est composé de deux constituants qui ont des propriétés complémentaires. Par exemple, le béton est assez dur mais cassant, et l’acier est résistant mais souple. En armant le béton de tiges d’acier, on obtient un composite qui sera résistant et dur. Le béton est appelé la matrice, et l’acier, le renfort.

Il faut distinguer plusieurs choses :

Mettre un fil d’acier dans une barre de béton permet de plus ou moins tout faire et de résister à tout.
Toujours avec l’exemple des légos, c’est comme si vous entouriez un empilement de cubes de légo avec du scotch : désormais vous pouvez vous servir de cette barre de légos pour pousser (les briques rigides le permettent), et pour tirer : le scotch empêchera les briques de se défaire.

En fait, il n’y a même pas besoin que le matériau soit dur pour être résistant. Faites un pâté de sable, même humide, puis marchez dessus : ça s’effondre.
Maintenant mettez 2mm de sable, puis une feuille d’essuie-tout, de tissu ou de grillage métallique fin puis 2 mm de sable, une nouvelle feuille, et ainsi de suite. L’ensemble ne sera pas dur et restera friable et facile à démonter, mais résistera au poids d’une voiture. Et oui, du sable ou de la terre renforcées sont utilisés dans la construction, car c’est bien moins cher et polluant que le béton.

Les « composites » tels qu’on en parle dans l’aéronautique, les voitures ou les vélos de course haut de gamme font la même chose, mais avec d’autres matériaux.
Typiquement, des fibres de carbone (le renfort) qui sont résistantes en traction et en flexion une fois tendues, sont piégées dans du plastique durci (la matrice). On leur donne la forme par moulage lorsque le plastique est mou, et on les fige dans cette forme par une cuisson pour durcir la matrice.

Ce qu’il fait là dans la vidéo du lien c’est la même chose : du fil, du coton, de la sciure de bois, en tout cas des fibres, dans de l’eau. Il moule l’ensemble puis durcit tout ça en gelant l’eau, formant de la glace (solide) : c’est beaucoup plus résistant que la glace seule ou le renfort seul.

Dans les matériaux composites aéronautique, on utilise typiquement de la fibre de carbone, de kevlar ou de verre (et même d’autres matériaux plus ou moins exotiques dont je ne parlerai pas) selon l’application souhaitée : légèreté, coût, conductivité, transparence aux ondes, résistance au feu, aux chocs… Parfois on utilise des tissus hybrides qui mêlent plusieurs types de fibres (verre et carbone par exemple).

Ces fibres sont généralement tressées, ce qui donne cet aspect « carbone » bien connu. Le motif de tressage peut varier d’angle, de densité de fibres ou même proportions de fibres dans un sens par rapport aux fibres dans l’autre sens, un peu comme il existe différents types de mailles en tricot (point de Jersey, point de riz, point de côtes, etc.).
Parfois même elles sont non tressées : c’est le cas par exemple quand les contraintes que la pièce subira seront toujours unidirectionnelles. Dans ce cas, on n’a pas besoin de fibres dans le sens qui ne subiront aucune contrainte.

Le fuselage du Boeing 787, entièrement en composite, par exemple, est essentiellement une bobine de fils de carbone gelée dans du plastique : ici les contraintes seront essentiellement vers l’extérieur du cylindre formé par le fuselage. La force est donc radiale et pas longitudinale. Des fibres qui suivent le fuselage seront essentiellement inutiles, et il y en a donc pas (ou beaucoup moins). Les réservoirs en composite pour l’hydrogène ou le GPL sont faites pareil.

Une telle structure supportera très bien une pression intérieure, chose qu’un avion subit quand il est en altitude. Par contre il ne fonctionnerait pas bien sous l’eau, si la pression vient de l’extérieur et exerce donc une compression sur le fuselage. Les fils seront compressés, et donc détendues (et constitueront une masse morte). La résistance ne reposera plus que sur la matrice plastique et on perd donc 50 % des propriétés. Pire, sous ces conditions, la présence des fibres fragilise la matrice, qui serait plus solide si les fibres n’étaient pas là.
Rappelez-vous : les fils sont bons en traction mais pas en compression. Ainsi, faites un sous-marin en fibre de carbone, et vous aurez le désastre du sous-marin d’OceansGate qui a implosé.

Raison pour laquelle on ne fait pas de sous-marin (ou en tout cas on ne devrait pas) en carbone composite, mais plutôt en métal. Au passage, les polymères composites sont chers, mais plus léger. Raison de son emploi dans l’aéro. Sous l’eau par contre, le poids n’est pas un problème : utiliser des polymères composites pour un sous-marin est donc inutilement plus léger, plus cher et moins résistant. Le fait que ce soit à la mode ou « à la pointe » ne doit pas prévaloir sur le fait que ça ne soit pas techniquement approprié.

La matrice d’un matériau composite, quant à elle, est une résine plastique, qui, en la chauffant va polymériser : les petites molécules (les monomères) sont s’enchaîner les une aux autres et former une longue chaîne moléculaire (un polymère).
C’est la raison pour laquelle on parle de polymères renforcés en fibres de carbone (ou CFRP en anglais, ou bien GFRP si l’on utilise du verre).

Enfin, on peut faire son polymère composite ultra-résistant à la maison, avec de la superglue. La superglue est du cyanoacrylate de méthyle liquide, non polymérisée. En durcissant, il polymérise, formant donc du polycyanoacrylate de méthyle. Dur, mais toujours cassant comme du verre.

Si vous avez à coller deux choses ensemble, entourez-le d’un bandage fibré (comme du tissu de coton) puis imbibez tout ça de la superglue liquide et laissez durcir toute une nuit. Vous pouvez aussi tremper un petit nuage de ouate de coton dans la superglue, puis colmater une fissure ou un trou avec ça. Le résultat sera dur comme de la pierre et peut même s’usiner, s’abraser, se tailler. Par contre, selon la quantité de colle qui imbibe la fibre, ça pourra être porreux (donc non-étanche). Vous pouvez utilise de la résine époxy si vous voulez quelque chose d’étanche (l’aéro utilise parfois également de l’époxy).

Le durcissement est accéléré en présence d’ions métalliques : ajoutez une (toute petite) pincée de bicarbonate de sodium en poudre.

Il est préférable de ne pas chauffer (bien que la polymérisation en serait accélérée) : l’époxy et dans une moindre mesure le cyanoacrylate de méthyle, chauffent lors de la polymérisation (le phénomène est exothermique) et l’on ne veut pas un emballement thermique : la chauffe peut être suffisante pour brûler l’ensemble, et en tout cas pour engendrer des tensions dans la structure, si elle est assez grande.

Bref, ça vous fera votre composite ultrarésistant maison.

image d’en-tête

";s:7:"content";s:9008:"

Vue rapprochée de fibres de carbone.
En voyant ça j’ai fini par écrire un pavé que je préfère poster ici :

En gros ce qu’il fait c’est créer un matériau composite.

Un matériau composite est composé de deux constituants qui ont des propriétés complémentaires. Par exemple, le béton est assez dur mais cassant, et l’acier est résistant mais souple. En armant le béton de tiges d’acier, on obtient un composite qui sera résistant et dur. Le béton est appelé la matrice, et l’acier, le renfort.

Il faut distinguer plusieurs choses :

Mettre un fil d’acier dans une barre de béton permet de plus ou moins tout faire et de résister à tout.
Toujours avec l’exemple des légos, c’est comme si vous entouriez un empilement de cubes de légo avec du scotch : désormais vous pouvez vous servir de cette barre de légos pour pousser (les briques rigides le permettent), et pour tirer : le scotch empêchera les briques de se défaire.

En fait, il n’y a même pas besoin que le matériau soit dur pour être résistant. Faites un pâté de sable, même humide, puis marchez dessus : ça s’effondre.
Maintenant mettez 2mm de sable, puis une feuille d’essuie-tout, de tissu ou de grillage métallique fin puis 2 mm de sable, une nouvelle feuille, et ainsi de suite. L’ensemble ne sera pas dur et restera friable et facile à démonter, mais résistera au poids d’une voiture. Et oui, du sable ou de la terre renforcées sont utilisés dans la construction, car c’est bien moins cher et polluant que le béton.

Les « composites » tels qu’on en parle dans l’aéronautique, les voitures ou les vélos de course haut de gamme font la même chose, mais avec d’autres matériaux.
Typiquement, des fibres de carbone (le renfort) qui sont résistantes en traction et en flexion une fois tendues, sont piégées dans du plastique durci (la matrice). On leur donne la forme par moulage lorsque le plastique est mou, et on les fige dans cette forme par une cuisson pour durcir la matrice.

Ce qu’il fait là dans la vidéo du lien c’est la même chose : du fil, du coton, de la sciure de bois, en tout cas des fibres, dans de l’eau. Il moule l’ensemble puis durcit tout ça en gelant l’eau, formant de la glace (solide) : c’est beaucoup plus résistant que la glace seule ou le renfort seul.

Dans les matériaux composites aéronautique, on utilise typiquement de la fibre de carbone, de kevlar ou de verre (et même d’autres matériaux plus ou moins exotiques dont je ne parlerai pas) selon l’application souhaitée : légèreté, coût, conductivité, transparence aux ondes, résistance au feu, aux chocs… Parfois on utilise des tissus hybrides qui mêlent plusieurs types de fibres (verre et carbone par exemple).

Ces fibres sont généralement tressées, ce qui donne cet aspect « carbone » bien connu. Le motif de tressage peut varier d’angle, de densité de fibres ou même proportions de fibres dans un sens par rapport aux fibres dans l’autre sens, un peu comme il existe différents types de mailles en tricot (point de Jersey, point de riz, point de côtes, etc.).
Parfois même elles sont non tressées : c’est le cas par exemple quand les contraintes que la pièce subira seront toujours unidirectionnelles. Dans ce cas, on n’a pas besoin de fibres dans le sens qui ne subiront aucune contrainte.

Le fuselage du Boeing 787, entièrement en composite, par exemple, est essentiellement une bobine de fils de carbone gelée dans du plastique : ici les contraintes seront essentiellement vers l’extérieur du cylindre formé par le fuselage. La force est donc radiale et pas longitudinale. Des fibres qui suivent le fuselage seront essentiellement inutiles, et il y en a donc pas (ou beaucoup moins). Les réservoirs en composite pour l’hydrogène ou le GPL sont faites pareil.

Une telle structure supportera très bien une pression intérieure, chose qu’un avion subit quand il est en altitude. Par contre il ne fonctionnerait pas bien sous l’eau, si la pression vient de l’extérieur et exerce donc une compression sur le fuselage. Les fils seront compressés, et donc détendues (et constitueront une masse morte). La résistance ne reposera plus que sur la matrice plastique et on perd donc 50 % des propriétés. Pire, sous ces conditions, la présence des fibres fragilise la matrice, qui serait plus solide si les fibres n’étaient pas là.
Rappelez-vous : les fils sont bons en traction mais pas en compression. Ainsi, faites un sous-marin en fibre de carbone, et vous aurez le désastre du sous-marin d’OceansGate qui a implosé.

Raison pour laquelle on ne fait pas de sous-marin (ou en tout cas on ne devrait pas) en carbone composite, mais plutôt en métal. Au passage, les polymères composites sont chers, mais plus léger. Raison de son emploi dans l’aéro. Sous l’eau par contre, le poids n’est pas un problème : utiliser des polymères composites pour un sous-marin est donc inutilement plus léger, plus cher et moins résistant. Le fait que ce soit à la mode ou « à la pointe » ne doit pas prévaloir sur le fait que ça ne soit pas techniquement approprié.

La matrice d’un matériau composite, quant à elle, est une résine plastique, qui, en la chauffant va polymériser : les petites molécules (les monomères) sont s’enchaîner les une aux autres et former une longue chaîne moléculaire (un polymère).
C’est la raison pour laquelle on parle de polymères renforcés en fibres de carbone (ou CFRP en anglais, ou bien GFRP si l’on utilise du verre).

Enfin, on peut faire son polymère composite ultra-résistant à la maison, avec de la superglue. La superglue est du cyanoacrylate de méthyle liquide, non polymérisée. En durcissant, il polymérise, formant donc du polycyanoacrylate de méthyle. Dur, mais toujours cassant comme du verre.

Si vous avez à coller deux choses ensemble, entourez-le d’un bandage fibré (comme du tissu de coton) puis imbibez tout ça de la superglue liquide et laissez durcir toute une nuit. Vous pouvez aussi tremper un petit nuage de ouate de coton dans la superglue, puis colmater une fissure ou un trou avec ça. Le résultat sera dur comme de la pierre et peut même s’usiner, s’abraser, se tailler. Par contre, selon la quantité de colle qui imbibe la fibre, ça pourra être porreux (donc non-étanche). Vous pouvez utilise de la résine époxy si vous voulez quelque chose d’étanche (l’aéro utilise parfois également de l’époxy).

Le durcissement est accéléré en présence d’ions métalliques : ajoutez une (toute petite) pincée de bicarbonate de sodium en poudre.

Il est préférable de ne pas chauffer (bien que la polymérisation en serait accélérée) : l’époxy et dans une moindre mesure le cyanoacrylate de méthyle, chauffent lors de la polymérisation (le phénomène est exothermique) et l’on ne veut pas un emballement thermique : la chauffe peut être suffisante pour brûler l’ensemble, et en tout cas pour engendrer des tensions dans la structure, si elle est assez grande.

Bref, ça vous fera votre composite ultrarésistant maison.

image d’en-tête

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… en plus de faire de vous des gros cons, des incultes et des hypocrites.

Cette image fait le tour des réseaux sociaux depuis jours :

Tesla avec croix gammée
Et je pense vraiment que c’est du n’importe quoi de faire ce genre de trucs.

Oui Elon Musk a fait un salut Nazi, et il est indubitable qu’il a des idées d’extrême-droite, soutient un groupe d’extrême-droite et même, qu’il se place directement dans le mouvement des néo-nazis.

Et alors ? Ça justifie ces dégradations ?
Ce sont là des méthodes de nazi : ce sont eux qui ont commencé avec des « n’achetez pas les juifs », et maintenant ceux qui prétendent les combattre font du « n’achetez pas chez Tesla » ? Vraiment ?
Et non, la fin ne justifie pas les moyens.

Musk est également un entrepreneur et un investisseur qui possède de nombreuses entreprises, dont Tesla. Il n’a pas inventé ni fondé Tesla, d’ailleurs. Il l’a racheté. Que le succès de sa boîte soit lié à Musk, c’est sans aucun doute. Mais alors pourquoi s’arrêter là ?

Taguez les VolksWagen alors. Ils ont été directement fondés par le parti Nazi en 1937.
Ah et donc aussi Audi, Skoda, Séat, Porsche, Bugatti, Lamborghini, MAN… Qui leur appartiennent aussi, suite à des rachats (un peu comme Tesla par Musk, donc).

Et sans oublier BMW (et donc Rolls-Royce et Mini aussi), qui a fabriqué des avions pour l’armée allemande durant la guerre, et Mercedes-Benz (incluant Smart), qui a également produit du matériel pour le Troisième Reich.
Et que dire de Renault (et Nissan, Dacia aussi) dans ce cas, dont le passé est plus ou moins trouble également, à faire de la collaboration économique (tout comme les Gafams aujourd’hui) ? Ou encore Toyota, dont certains véhicules contiennent des moteurs Tesla ?

Et que dire des projets plus ou moins indépendants d’électrification de vieilles 2CV ou Twingo, à base de batteries de Tesla ? Il vous faut d’autres exemples ou c’est bon ?

Ensuite, une chose très importante.

Que vous — vous — refusiez d’acheter du matériel, voitures ou autre, à des marques en fonction des penchants politiques de leur PDG ou leur CM, c’est tout à fait dans votre droit.

Mais sachez que tout le monde ne fonctionne pas comme ça. Tout le monde n’achète pas toutes ses fournitures en fonction du bord politique du PDG d’une enseigne.

Et là aussi, c’est tout aussi dans le droit de chacun. Que ça vous plaise ou non.

Et même si on était au courant du bord politique du PDG d’une enseigne, on aurait encore le droit de s’en foutre. Tout n’est pas toujours tout politique pour tout le monde. Peut-être que pour vous, si, mais pas chez tout le monde.

La majorité des gens achètent davantage par besoin technique ou par désir de mode, plus que par acte politique. Et c’est quelque chose de tout à fait valable.

Au fait vous êtes déjà allés à IKEA ?
Ou vous possédez un téléphone ou un ordinateur ?

Non parce que le fondateur d’IKEA a été membre des jeunesses hitlériennes (ou leur équivalent en Suède, à l’époque), et les téléphones et ordinateurs utilisent des sciences mises au point en partie par des nazis aussi.

Ça en fait des nazis, non, derrière votre prisme des amalgames faciles ?

Les clients de Tesla en particuliers n’échappent pas à tout ça : leurs voitures sont techniquement plus avancées que tout le reste sur un paquet d’aspects. La plupart des gens les achètent pour ça et rien d’autre.

En fait, on assiste même à l’effet inverse : de plus en plus de possesseurs de véhicules Tesla cherchent à changer de voiture à cause de l’attitude de Musk depuis quelque temps.

Précisément pour ne pas continuer à se véhiculer avec l’image de Musk collée à eux — image qu’ils conspuent autant que vous ou moi. D’autres mettent des stickers anti-Musk, dégoûtés par lui autant que le reste du monde. Attaquer ces gens là alors que vous avez le même ennemi, c’est contreproductif.

Bien-sûr il y aura toujours des fans de l’entrepreneur qu’il est, tout en étant pas du tout fan de sa politique (un point de vue tout aussi valide), et évidemment des gens qui iront le supporter précisément pour sa politique (pas fan personnellement de ces gens, mais c’est leur droit aussi après tout).

Aussi, le fait que Musk montre son visage d’extrême droite est relativement récente. Il n’était pas présenté comme ça avant de virer totalement pro-Trump.
Quelqu’un qui achète une Tesla en 2015, bien avant tout ça, ne peut pas être accusé d’être un nazi pour ça, parce que Musk vire à droite en 2024. Encore moins par des gens qui se proclament l’ennemi du mal en étant plus coupable qu’eux dans leurs méthodes de le montrer.

Et pour terminer : ce n’est pas à vous de décider ce que les autres devraient faire. Vous n’aimez pas Musk ? Libre à vous, mais si vous forcez, ou faites pression par des dégradations ou des menaces sur tout le monde pour qu’ils suivent votre point de vu, vous ne valez pas que lui, pas mieux qu’un Nazi. C’est la méthode et le moyen qui définissent le fascisme, pas la fin recherchée.

PS : non, je ne roule pas en Tesla. Non je ne veux pas rouler en Tesla. Non je ne suis pas un fanboy de Musk.
Mais oui, je dénonce ces crétins que je considère au moins aussi cons que les néo-nazis qu’ils disent combattre en prenant pourtant exemple sur eux. Ceux qui brandissent le « pas-d’amalgames » quand ça les arrangent, mais l’enterrent quand ils en ont envie aussi.

PPS :
Suite à cet article :

";s:7:"content";s:6604:"

… en plus de faire de vous des gros cons, des incultes et des hypocrites.

Cette image fait le tour des réseaux sociaux depuis jours :

Tesla avec croix gammée
Et je pense vraiment que c’est du n’importe quoi de faire ce genre de trucs.

Oui Elon Musk a fait un salut Nazi, et il est indubitable qu’il a des idées d’extrême-droite, soutient un groupe d’extrême-droite et même, qu’il se place directement dans le mouvement des néo-nazis.

Et alors ? Ça justifie ces dégradations ?
Ce sont là des méthodes de nazi : ce sont eux qui ont commencé avec des « n’achetez pas les juifs », et maintenant ceux qui prétendent les combattre font du « n’achetez pas chez Tesla » ? Vraiment ?
Et non, la fin ne justifie pas les moyens.

Musk est également un entrepreneur et un investisseur qui possède de nombreuses entreprises, dont Tesla. Il n’a pas inventé ni fondé Tesla, d’ailleurs. Il l’a racheté. Que le succès de sa boîte soit lié à Musk, c’est sans aucun doute. Mais alors pourquoi s’arrêter là ?

Taguez les VolksWagen alors. Ils ont été directement fondés par le parti Nazi en 1937.
Ah et donc aussi Audi, Skoda, Séat, Porsche, Bugatti, Lamborghini, MAN… Qui leur appartiennent aussi, suite à des rachats (un peu comme Tesla par Musk, donc).

Et sans oublier BMW (et donc Rolls-Royce et Mini aussi), qui a fabriqué des avions pour l’armée allemande durant la guerre, et Mercedes-Benz (incluant Smart), qui a également produit du matériel pour le Troisième Reich.
Et que dire de Renault (et Nissan, Dacia aussi) dans ce cas, dont le passé est plus ou moins trouble également, à faire de la collaboration économique (tout comme les Gafams aujourd’hui) ? Ou encore Toyota, dont certains véhicules contiennent des moteurs Tesla ?

Et que dire des projets plus ou moins indépendants d’électrification de vieilles 2CV ou Twingo, à base de batteries de Tesla ? Il vous faut d’autres exemples ou c’est bon ?

Ensuite, une chose très importante.

Que vous — vous — refusiez d’acheter du matériel, voitures ou autre, à des marques en fonction des penchants politiques de leur PDG ou leur CM, c’est tout à fait dans votre droit.

Mais sachez que tout le monde ne fonctionne pas comme ça. Tout le monde n’achète pas toutes ses fournitures en fonction du bord politique du PDG d’une enseigne.

Et là aussi, c’est tout aussi dans le droit de chacun. Que ça vous plaise ou non.

Et même si on était au courant du bord politique du PDG d’une enseigne, on aurait encore le droit de s’en foutre. Tout n’est pas toujours tout politique pour tout le monde. Peut-être que pour vous, si, mais pas chez tout le monde.

La majorité des gens achètent davantage par besoin technique ou par désir de mode, plus que par acte politique. Et c’est quelque chose de tout à fait valable.

Au fait vous êtes déjà allés à IKEA ?
Ou vous possédez un téléphone ou un ordinateur ?

Non parce que le fondateur d’IKEA a été membre des jeunesses hitlériennes (ou leur équivalent en Suède, à l’époque), et les téléphones et ordinateurs utilisent des sciences mises au point en partie par des nazis aussi.

Ça en fait des nazis, non, derrière votre prisme des amalgames faciles ?

Les clients de Tesla en particuliers n’échappent pas à tout ça : leurs voitures sont techniquement plus avancées que tout le reste sur un paquet d’aspects. La plupart des gens les achètent pour ça et rien d’autre.

En fait, on assiste même à l’effet inverse : de plus en plus de possesseurs de véhicules Tesla cherchent à changer de voiture à cause de l’attitude de Musk depuis quelque temps.

Précisément pour ne pas continuer à se véhiculer avec l’image de Musk collée à eux — image qu’ils conspuent autant que vous ou moi. D’autres mettent des stickers anti-Musk, dégoûtés par lui autant que le reste du monde. Attaquer ces gens là alors que vous avez le même ennemi, c’est contreproductif.

Bien-sûr il y aura toujours des fans de l’entrepreneur qu’il est, tout en étant pas du tout fan de sa politique (un point de vue tout aussi valide), et évidemment des gens qui iront le supporter précisément pour sa politique (pas fan personnellement de ces gens, mais c’est leur droit aussi après tout).

Aussi, le fait que Musk montre son visage d’extrême droite est relativement récente. Il n’était pas présenté comme ça avant de virer totalement pro-Trump.
Quelqu’un qui achète une Tesla en 2015, bien avant tout ça, ne peut pas être accusé d’être un nazi pour ça, parce que Musk vire à droite en 2024. Encore moins par des gens qui se proclament l’ennemi du mal en étant plus coupable qu’eux dans leurs méthodes de le montrer.

Et pour terminer : ce n’est pas à vous de décider ce que les autres devraient faire. Vous n’aimez pas Musk ? Libre à vous, mais si vous forcez, ou faites pression par des dégradations ou des menaces sur tout le monde pour qu’ils suivent votre point de vu, vous ne valez pas que lui, pas mieux qu’un Nazi. C’est la méthode et le moyen qui définissent le fascisme, pas la fin recherchée.

PS : non, je ne roule pas en Tesla. Non je ne veux pas rouler en Tesla. Non je ne suis pas un fanboy de Musk.
Mais oui, je dénonce ces crétins que je considère au moins aussi cons que les néo-nazis qu’ils disent combattre en prenant pourtant exemple sur eux. Ceux qui brandissent le « pas-d’amalgames » quand ça les arrangent, mais l’enterrent quand ils en ont envie aussi.

PPS :
Suite à cet article :

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Photo de deux prises de recharge sur une borne.
Au départ j’étais parti pour faire un article à propos d’une borne publique aux tarifs délirants, puis j’ai vu passer cette question de l’intérêt d’avoir plusieurs cartes de recharge. Je vais les regrouper en un seul article, mais il s’agit bien de deux sujets.

Pourquoi certaines bornes sont toujours vides ?

Certaines communes se cassent le cul pour installer des bornes pour voitures électriques sur leur place publique… pour s’apercevoir que les bornes ne sont jamais utilisées !

Pourquoi ces bornes ne sont jamais utilisées ?

Si l’on exclut un tarif délirant ou une borne perdue au milieu de nulle part, où il n’y a rien à faire pendant que ça charge, parfois la seule forme de tarification est incompatible avec son usage. Imaginez une borne lente qui recharge une voiture en 5 heures. Imaginez maintenant que l’on dissuade les gens d’y rester longtemps par un tarif absurde après une certaine période beaucoup trop courte (genre 3 heures). Ça serait débile, non ? Si.

Pourtant cette forme de tarification existe :

Tarification au kWh, à la minute, à la session…
Tarification trop compliquée.

Il n’y a rien qui va ici, à commencer par la « limite douce » de 3 heures. Sur ce genre de borne, la grande majorité des voitures ne peuvent pas charger en 3 heures. Qui donc voudra charger ici, si de toute façon il ne pourra pas charger comme il veut ?

Alors je veux bien que l’on veuille limiter l’occupation des places. Mais franchement : à quoi bon ? La borne est faite pour recharger : tant que ça charge, laissez charger. C’est à ça que ça sert, non ? Vous préférez voir la place vide et ne pas se rentabiliser ?

Que l’on facture au prix fort le temps passé une fois que la session est terminée et que ça ne charge plus, là je dis oui. Là c’est c’est une occupation injustifiée. Mettez 10 € de l’heure. Même 10 € la minute : je n’y trouverais rien à redire, au contraire. Mais quand ça charge, laissez charger, aussi longtemps que ça charge.

On peut aussi se dire qu’il est mieux que chacun puisse charger « un peu » plutôt qu’une seule personne charge entièrement. Sauf que ce n’est tout simplement pas comme ça que ça fonctionne, encore moins quand il n’y a pas de pénurie d’électricité. On branche rarement pour le plaisir. Et quand on branche par besoin, c’est pour recharger beaucoup (donc longtemps).

Et si l’on branche parce que c’est possible et pratique, mais pas nécessaire (genre une pause sur un parking qui propose tout à fait par hasard, une borne), c’est seulement quand la tarification n’est pas stupide : personne ne veut une facture délirante. Dans ce cas, autant ne pas se brancher. Autant laisser la place libre (et donc la borne inutilisée).

On peut pas à la fois se plaindre de l’inoccupation des places et pousser à virer les gens une fois qu’ils y sont.
Ça n’a aucun sens, sauf à aimer se plaindre.

… ou à traire les utilisateurs comme des vaches à lait. Car ça semble être le cas ici.

Parce que si je veux faire 10-80 % sur cette borne avec ma Ioniq 6, qui — comme la majorité des voitures — charge à 11 kWh maximum en AC, même sur une borne 22 kW, alors j’y reste 5 heures et consomme 55 kWh. Soit un total de 51,27 €, qui revient à 0,93 €/kWh. Soit 5 fois le tarif à la maison et 2 à 3 fois le tarif sur autoroute.

Personne ne ferait le plein d’essence si l’essence était à 5 €/L alors qu’un peu plus loin c’est à 2 €, si ? Bah là c’est pareil. Cela repousse les gens.

Aussi, peut-on m’expliquer quelle est la valeur ajoutée qui justifierait un tel tarif, exactement ? On a du 11 ou 22 kW. Soit du 16 ou 32 A en triphasé. C’est vraiment pas difficile à avoir auprès d’EDF. Les bornes sur autoroute proposent 75, 150, 200, 350 et même parfois 500 kW de puissance. Là c’est quelque chose qui demande de tirer des câbles spécifiques, sans compter le coût des bornes et de l’espace le long de l’autoroute. Pourtant, ils sont moins chers que les bornes 22 kW en ville.

Personnellement, quand j’arrive quelque part et que je pourrais techniquement charger, mais que les tarifs sont tels qu’ici, je préfère prendre une place de stationnement normale, délaisser la borne, et charger ailleurs sur le trajet.
C’est dommage, mais je ne vais pas payer 3x le prix normal parce que la ville ne sait pas fixer un tarif.

Et sans parler non plus de la complexité de la tarification. Faut arrêter avec ça. Simplifiez : quand on se branche, on ne veut pas avoir à sortir une calculatrice.

En bref :

Et là les gens viendront.

Pourquoi avoir plusieurs cartes de recharge ?

L’exemple de tarifs de recharge ci-dessus est le cas d’une borne donnée avec un opérateur de charge donné. Parfois — toujours, en fait — les tarifs seront différents avec un autre opérateur, donc une autre carte (ou appli, ou badge…).

C’est comme lorsque le prix d’une boîte de petits pois est différent selon que l’on le prend à Intermarché ou à Auchan. Sauf que pour l’électricité aux bornes EV, le prix peut aller du simple au triple.

Oui c’est n’importe quoi.

D’une façon générale, n’importe quelle carte permet de charger sur n’importe quelle borne partout en Europe. Les cas où les bornes sont incompatibles avec une carte sont très rares (coucou IE Charge ?)
Dans ces cas-là, on peut s’en sortir avec une application ou une carte bancaire (les bornes avec les terminaux arrivent de plus en plus), mais c’est vraiment très rare.

Non : l’intérêt d’avoir plusieurs cartes, hormis pour ces 1 % de cas exotiques, c’est le tarif.
Personnellement, je recherche les plus intéressantes pour les réseaux que j’utilise le plus.

Ainsi :

Cette liste n’est ni exhaustive, ni optimale (la carte Renault permet d’avoir 0,29 € chez Ionity, mais Renault fait des misères selon la banque que l’on utilise, donc tant pis). Il existe l’application ChargePrices pour voir immédiatement quel tarif est le mieux pour une borne donnée, mais là aussi ce n’est pas toujours à jour et souvent complètement faux (donc intéressant, mais pas fiable).

Dans tous les cas, ça vaut le coup de se renseigner, et ça vaut le coup d’avoir plusieurs cartes. On y gagne toujours environ 10 %, généralement bien 25 % et parfois beaucoup plus en choisissant la carte la moins chère.

Dans le cas ci-dessus de FastNed avec Freshmiles, le prix est au kWh, mais aussi à la minute ! Je tire alors parti des performances de charge de ma voiture (qui sont exceptionnelles selon les standard de 2025). En effet, plus on charge rapidement, moins le tarif à la minute pèse sur la facture. Et comme le tarif du kWh seul est relativement bas, ça devient intéressant.
Or, ma voiture peut charger à 240 kW sur la plage 10-60 % sans broncher. Sur toute cette plage, la voiture avale 4 kWh à la minute. Chaque kWh coûte donc 0,375 €, ce qui est plus que compétitif, même par rapport à Ionity !

Pour que ça fonctionne, il faut évidemment :

Bref, on peut être gagnant, mais ça demande un peu d’optimisation et d’expérience. Si l’on n’est pas sûr, ne prenez jamais les tarifs à la minute, toujours au kWh. À nouveau, ça demande de bien choisir ses cartes de recharge.

En soi, la logique est la même que d’avoir une carte fidélité dans un magasin et pas un autre, ou d’aller dans tel ou tel hôtel partenaire ou de choisir telle ou telle compagnie aérienne, car on a un compte chez eux. On pourrait très bien aller ailleurs pour la même prestation, mais on perd certains avantages indirects.

L’intérêt d’avoir plusieurs cartes c’est donc ça : pouvoir bénéficier du meilleur prix.

Ah et enfin, ça permet de charger où l’on veut. Si on a seulement souscrit un abonnement Ionity, ça ne fonctionnera que chez Ionity. Si l’on choisit différentes cartes pour avoir des tarifs intéressants sur différents réseaux, on peut s’arrêter un peu partout et charger à des tarifs intéressants où que l’on soit.


Au passage : certains réclament une harmonisation des prix au niveau européen.

Perso ce n’est pas ce que je veux. Si une borne est moins chère qu’une autre, c’est comme ça.
C’est également comme ça pour l’essence, ou encore le fromage, le pain… Y a pas à faire un truc spécifique pour l’électricité, ça n’a pas de sens. Les clients peuvent très bien faire un minimum d’effort

Ce que j’aimerais en revanche, c’est une simplification et l’absence de possibilité de (mauvaise) surprises après la recharge.
Actuellement, l’effort n’est pas minimum mais plutôt maximum : c’est vraiment le bordel.

Les applications sont également « trompeuses » : le prix n’est pas indiqué clairement, et parfois pas indiqué du tout (coucou Shell ?).

Ensuite, j’aimerais que les applications (et donc les réseaux) mettent une grille tarifaire pour les principaux réseaux.
Un tableau, donc, qui compare les opérateurs de charge (Chargemap, Freshmile, CMH…) avec les opérateurs de bornes (Ionity, Fastned, Engie, Total…).

Ah et un tableau qui soit à jour, tant qu’à faire (chose que ChargePrice ne sait pas faire). Idéalement, un site gouvernemental comme celui pour le carburant.

Une telle API pourrait être intégrée dans les voitures, comme ce fut le cas dans mon ancienne voiture pour les carburants (avec possibilité de classer les stations par prix au litre, par distance, etc.).
Je pense qu’un tel système finira par arriver avec le temps (du moins pour le réseau de charge que l’on renseignera dans la voiture pour le Plug-and-Charge), mais le plus tôt sera le mieux.

image d’en-tête d’Ivan Radic

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Photo de deux prises de recharge sur une borne.
Au départ j’étais parti pour faire un article à propos d’une borne publique aux tarifs délirants, puis j’ai vu passer cette question de l’intérêt d’avoir plusieurs cartes de recharge. Je vais les regrouper en un seul article, mais il s’agit bien de deux sujets.

Pourquoi certaines bornes sont toujours vides ?

Certaines communes se cassent le cul pour installer des bornes pour voitures électriques sur leur place publique… pour s’apercevoir que les bornes ne sont jamais utilisées !

Pourquoi ces bornes ne sont jamais utilisées ?

Si l’on exclut un tarif délirant ou une borne perdue au milieu de nulle part, où il n’y a rien à faire pendant que ça charge, parfois la seule forme de tarification est incompatible avec son usage. Imaginez une borne lente qui recharge une voiture en 5 heures. Imaginez maintenant que l’on dissuade les gens d’y rester longtemps par un tarif absurde après une certaine période beaucoup trop courte (genre 3 heures). Ça serait débile, non ? Si.

Pourtant cette forme de tarification existe :

Tarification au kWh, à la minute, à la session…
Tarification trop compliquée.

Il n’y a rien qui va ici, à commencer par la « limite douce » de 3 heures. Sur ce genre de borne, la grande majorité des voitures ne peuvent pas charger en 3 heures. Qui donc voudra charger ici, si de toute façon il ne pourra pas charger comme il veut ?

Alors je veux bien que l’on veuille limiter l’occupation des places. Mais franchement : à quoi bon ? La borne est faite pour recharger : tant que ça charge, laissez charger. C’est à ça que ça sert, non ? Vous préférez voir la place vide et ne pas se rentabiliser ?

Que l’on facture au prix fort le temps passé une fois que la session est terminée et que ça ne charge plus, là je dis oui. Là c’est c’est une occupation injustifiée. Mettez 10 € de l’heure. Même 10 € la minute : je n’y trouverais rien à redire, au contraire. Mais quand ça charge, laissez charger, aussi longtemps que ça charge.

On peut aussi se dire qu’il est mieux que chacun puisse charger « un peu » plutôt qu’une seule personne charge entièrement. Sauf que ce n’est tout simplement pas comme ça que ça fonctionne, encore moins quand il n’y a pas de pénurie d’électricité. On branche rarement pour le plaisir. Et quand on branche par besoin, c’est pour recharger beaucoup (donc longtemps).

Et si l’on branche parce que c’est possible et pratique, mais pas nécessaire (genre une pause sur un parking qui propose tout à fait par hasard, une borne), c’est seulement quand la tarification n’est pas stupide : personne ne veut une facture délirante. Dans ce cas, autant ne pas se brancher. Autant laisser la place libre (et donc la borne inutilisée).

On peut pas à la fois se plaindre de l’inoccupation des places et pousser à virer les gens une fois qu’ils y sont.
Ça n’a aucun sens, sauf à aimer se plaindre.

… ou à traire les utilisateurs comme des vaches à lait. Car ça semble être le cas ici.

Parce que si je veux faire 10-80 % sur cette borne avec ma Ioniq 6, qui — comme la majorité des voitures — charge à 11 kWh maximum en AC, même sur une borne 22 kW, alors j’y reste 5 heures et consomme 55 kWh. Soit un total de 51,27 €, qui revient à 0,93 €/kWh. Soit 5 fois le tarif à la maison et 2 à 3 fois le tarif sur autoroute.

Personne ne ferait le plein d’essence si l’essence était à 5 €/L alors qu’un peu plus loin c’est à 2 €, si ? Bah là c’est pareil. Cela repousse les gens.

Aussi, peut-on m’expliquer quelle est la valeur ajoutée qui justifierait un tel tarif, exactement ? On a du 11 ou 22 kW. Soit du 16 ou 32 A en triphasé. C’est vraiment pas difficile à avoir auprès d’EDF. Les bornes sur autoroute proposent 75, 150, 200, 350 et même parfois 500 kW de puissance. Là c’est quelque chose qui demande de tirer des câbles spécifiques, sans compter le coût des bornes et de l’espace le long de l’autoroute. Pourtant, ils sont moins chers que les bornes 22 kW en ville.

Personnellement, quand j’arrive quelque part et que je pourrais techniquement charger, mais que les tarifs sont tels qu’ici, je préfère prendre une place de stationnement normale, délaisser la borne, et charger ailleurs sur le trajet.
C’est dommage, mais je ne vais pas payer 3x le prix normal parce que la ville ne sait pas fixer un tarif.

Et sans parler non plus de la complexité de la tarification. Faut arrêter avec ça. Simplifiez : quand on se branche, on ne veut pas avoir à sortir une calculatrice.

En bref :

Et là les gens viendront.

Pourquoi avoir plusieurs cartes de recharge ?

L’exemple de tarifs de recharge ci-dessus est le cas d’une borne donnée avec un opérateur de charge donné. Parfois — toujours, en fait — les tarifs seront différents avec un autre opérateur, donc une autre carte (ou appli, ou badge…).

C’est comme lorsque le prix d’une boîte de petits pois est différent selon que l’on le prend à Intermarché ou à Auchan. Sauf que pour l’électricité aux bornes EV, le prix peut aller du simple au triple.

Oui c’est n’importe quoi.

D’une façon générale, n’importe quelle carte permet de charger sur n’importe quelle borne partout en Europe. Les cas où les bornes sont incompatibles avec une carte sont très rares (coucou IE Charge ?)
Dans ces cas-là, on peut s’en sortir avec une application ou une carte bancaire (les bornes avec les terminaux arrivent de plus en plus), mais c’est vraiment très rare.

Non : l’intérêt d’avoir plusieurs cartes, hormis pour ces 1 % de cas exotiques, c’est le tarif.
Personnellement, je recherche les plus intéressantes pour les réseaux que j’utilise le plus.

Ainsi :

Cette liste n’est ni exhaustive, ni optimale (la carte Renault permet d’avoir 0,29 € chez Ionity, mais Renault fait des misères selon la banque que l’on utilise, donc tant pis). Il existe l’application ChargePrices pour voir immédiatement quel tarif est le mieux pour une borne donnée, mais là aussi ce n’est pas toujours à jour et souvent complètement faux (donc intéressant, mais pas fiable).

Dans tous les cas, ça vaut le coup de se renseigner, et ça vaut le coup d’avoir plusieurs cartes. On y gagne toujours environ 10 %, généralement bien 25 % et parfois beaucoup plus en choisissant la carte la moins chère.

Dans le cas ci-dessus de FastNed avec Freshmiles, le prix est au kWh, mais aussi à la minute ! Je tire alors parti des performances de charge de ma voiture (qui sont exceptionnelles selon les standard de 2025). En effet, plus on charge rapidement, moins le tarif à la minute pèse sur la facture. Et comme le tarif du kWh seul est relativement bas, ça devient intéressant.
Or, ma voiture peut charger à 240 kW sur la plage 10-60 % sans broncher. Sur toute cette plage, la voiture avale 4 kWh à la minute. Chaque kWh coûte donc 0,375 €, ce qui est plus que compétitif, même par rapport à Ionity !

Pour que ça fonctionne, il faut évidemment :

Bref, on peut être gagnant, mais ça demande un peu d’optimisation et d’expérience. Si l’on n’est pas sûr, ne prenez jamais les tarifs à la minute, toujours au kWh. À nouveau, ça demande de bien choisir ses cartes de recharge.

En soi, la logique est la même que d’avoir une carte fidélité dans un magasin et pas un autre, ou d’aller dans tel ou tel hôtel partenaire ou de choisir telle ou telle compagnie aérienne, car on a un compte chez eux. On pourrait très bien aller ailleurs pour la même prestation, mais on perd certains avantages indirects.

L’intérêt d’avoir plusieurs cartes c’est donc ça : pouvoir bénéficier du meilleur prix.

Ah et enfin, ça permet de charger où l’on veut. Si on a seulement souscrit un abonnement Ionity, ça ne fonctionnera que chez Ionity. Si l’on choisit différentes cartes pour avoir des tarifs intéressants sur différents réseaux, on peut s’arrêter un peu partout et charger à des tarifs intéressants où que l’on soit.


Au passage : certains réclament une harmonisation des prix au niveau européen.

Perso ce n’est pas ce que je veux. Si une borne est moins chère qu’une autre, c’est comme ça.
C’est également comme ça pour l’essence, ou encore le fromage, le pain… Y a pas à faire un truc spécifique pour l’électricité, ça n’a pas de sens. Les clients peuvent très bien faire un minimum d’effort

Ce que j’aimerais en revanche, c’est une simplification et l’absence de possibilité de (mauvaise) surprises après la recharge.
Actuellement, l’effort n’est pas minimum mais plutôt maximum : c’est vraiment le bordel.

Les applications sont également « trompeuses » : le prix n’est pas indiqué clairement, et parfois pas indiqué du tout (coucou Shell ?).

Ensuite, j’aimerais que les applications (et donc les réseaux) mettent une grille tarifaire pour les principaux réseaux.
Un tableau, donc, qui compare les opérateurs de charge (Chargemap, Freshmile, CMH…) avec les opérateurs de bornes (Ionity, Fastned, Engie, Total…).

Ah et un tableau qui soit à jour, tant qu’à faire (chose que ChargePrice ne sait pas faire). Idéalement, un site gouvernemental comme celui pour le carburant.

Une telle API pourrait être intégrée dans les voitures, comme ce fut le cas dans mon ancienne voiture pour les carburants (avec possibilité de classer les stations par prix au litre, par distance, etc.).
Je pense qu’un tel système finira par arriver avec le temps (du moins pour le réseau de charge que l’on renseignera dans la voiture pour le Plug-and-Charge), mais le plus tôt sera le mieux.

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Photo d’un robot, symbole indirecte de l’IA.
Pas qu’on me l’a demandé, mais je suis en train d’explorer le sujet et donc j’en vois des avantages comme des inconvénients. Attention, mon avis va comporter des points positifs et négatifs et n’est pas tranché.

J’avais commencé à tester ChatGPT quand je faisais certains de mes outils en ligne. Ne serait-ce, au début, que pour essayer de solutionner des problèmes compliqués ou pour expliciter ou convertir d’un langage à un autre du code trouvé ailleurs.

Désormais, je peux demander « fais-moi un outil qui fait ça » et il me pond tout ça en 10 secondes alors que ça m’aurait pris une heure de code et 4 jours de documentation.
C’est le cas de cet outil par exemple, qui est un lecteur hexadécimal d’un fichier quelconque.

Hormis le design et un poil le CSS pour s’adapter à mon template perso, tout le reste a été fait par Claude.ia (version gratuite). Y a pas beaucoup de code, mais c’est assez spécifique, et le résultat est là : ça marche d’entrée de jeu. La requête que j’ai faite c’est ça :

Can you create a page where I can explore files as an hexeditor? The page should have a file selector. The display should be done line by line with the index on the left, hex data in the midle and ascii on the right

Si je traduis :
« Peux-tu me faire une page web où je peux explorer un fichier tel un éditeur hexadécimal ? La page doit avoir un sélecteur de fichier. L’affichage se fait ligne par ligne avec l’index sur le côté gauche, les données au centre et la correspondance Ascii sur le côté droit. »

Et bim ça me pond un truc complet. Il fait lui-même les lignes flexibles et le fait qu’on ne doive pas sélectionner l’index sur la gauche.

Alors oui, je sais que ce code est probablement pompé d’un autre outil ailleurs, ou une lib quelque part sur GitHub et dont le readme.md correspond plus ou moins à ce que je demande. Mais tout de même : il a confectionné la page, indenté tout ça à sa façon et ajouté des styles plutôt sympa qui étaient totalement en phase avec les différents outils/pages/codes que j’avais demandés plus tôt.
Ce que je veux dire, c’est que ça n’a pas non plus recraché bit pour bit ce qu’il a trouvé.

Maintenant, cet outil était parfait et j’ai jeté ça dans une page à moi, retouché quelques trucs mineurs, et mis ça en ligne.
Cette expérience correspond cependant à l’exception. Des outils créés par ChatGPT ou par Claude.AI qui marchent du premier coup, ça reste rare.

La version limitée de ClaudeAI permet seulement 4 ou 5 itérations d’une même requête, et donc un nombre restreint d’améliorations ou corrections d’un truc qu’il a fait. La version payante n’est pas réellement plus puissante, mais elle permet davantage d’itérations d’un même projet (qui finit généralement par s’embourber à force de modifier des trucs déjà retouchés, et qui fait qu’il faut s’adapter à sa façon de fonctionner). Ça reste donc limité, mais ça permet de découvrir des astuces qu’une IA peut trouver ou découvrir, alors que nous, à moins de connaître toute la doc d’un langage par cœur, on se serait contenté de passer par une lib externe (regardez le code de l’outil : c’est du JS natif très léger).

Maintenant quoi dire de plus ? Sayé, je suis un gros défenseur du code pondu par IA ?

Non.

Un gain de temps certain, mais une qualité qui reste à désirer

J’en suis — actuellement — à reconnaître pleinement les gains de temps que cela procure pour les routines simples et les codes que je pourrais écrire moi-même avec beaucoup plus de temps. Lui le fait en 15 secondes et moi en plusieurs heures.
Généralement la seule chose qui reste à faire avec le code produit, c’est quelques tweaks algorithmiques, des inversions de boucles, ou ajouter un cas précis qu’il aurait oublié. Des trucs mineurs.

Par contre, dès que le projet devient un peu complexe, là l’IA, que ce soit Claude ou ChatGPT, se chient dessus complètement. Le code ne compile même pas, il utilise plusieurs fois le même nom de variable, ou alors utilise un const au lieu d’un let… bref, de petites choses que même un commercial ne ferait pas. Il manque des choses, des routines de vérification qui n’ont rien avoir avec le principe d’un LLM, mais des trucs spécifiques à la programmation qui demandent de l’intelligence véritable et pas juste des stats de langage.

L’on voit qu’il ne fait que concaténer des bouts de code qu’il trouve à droite et à gauche et les rendre cohérents (noms de variables tout ça). Il subsiste tout de même une phase de débogage manuelle sur le code final.

Est-ce que cette phase va finir par sauter ?
Je pense que oui, quand il pourra exécuter son code et analyser les erreurs du compilateur, pour ensuite les corriger.
Est-ce que ça va remplacer un programmeur humain ?
Non, je pense pas.

… Et est-ce que ça va permettre à une entreprise de diviser par 10 le nombre de programmeurs ?
Ça je pense que oui. Par contre, il faudra les remplacer par autant d’experts qui savent parler à l’IA et formuler les requêtes qui vont bien (tout en sachant programmer). On restera donc bien loin d’un entrepreneur qui va produire de gros logiciels très importants avec juste une armée d’IA.

… Ah et il faudra probablement aussi une armée d’avocats car l’IA aura craché du code copyrighté et que les huissiers vont commencer à toquer à la porte, mais ça c’est autre chose.
… et sans parler des ressources nécessaires pour entraîner l’IA, là ça sera la planète qui va gueuler car aujourd’hui ce n’est absolument pas viable (voir le dernier chapitre de cet article).

Quoi qu’il en soit, d’un point de vue de la qualité du code produit, j’en suis à ce stade. Il est possible que ce soit moi qui ne suis pas très doué pour formuler les bonnes requêtes pour obtenir un résultat satisfaisant du premier coup, mais je donne mon avis, mon retour et ma perception, pas la vérité sur la question. Get over it.

Pour le moment donc, le truc fait gagner du temps, mais ne fait pas encore le café.
Je le vois donc un peu comme un robot de cuisine (style Thermomix) : c’est utile et procure un gain de temps pour les choses triviales et chiantes, mais il faut apprendre à s’en servir, et il faut tout de même le nettoyer à la fin.
Et dans tous les cas, le gâteau arrivera seulement plus rapidement : il n’en sera ni forcément meilleur, ni plus sain non plus.

Le risque de prendre la parole d’IA comme vérité absolue

Concernant les IA qui sont plus généralistes, style ChatGPT (pas réellement orienté niveau programmation comme Claude.AI), il faut bien voir que ce sont essentiellement des moteurs de recherche qui trient un peu mieux que les autres et qui nous recrachent des réponses, pas seulement une liste de pages web.

Maintenant, si les données qu’on donne à manger à l’IA sont bonnes, la réponse à une requête sera bonne. Sinon, ça sera de la merde. Et comme il ne sait pas faire le tri entre le vrai du faux, de la merde, il en bouffe à la pelle avec tout le reste.

Et le pire — le pire — c’est qu’autant un moteur de recherche comme Bing ou Google nous dit quand il n’y a pas de résultats disponibles, autant ChatGPT s’il n’a pas la réponse, il va en inventer une. La réponse paraîtra plausible, mais sera sortie d’un chapeau sans aucune preuve de véracité.

C’est comme si vous me demandez de parler en suédois.
Voyez ce texte par exemple :

Steja padora vente ta prådager pro bönök oätt fön in a la sköng. I väks rahi promkre misek up paringst restöter by tsökar er. Toninahl år skroffa i mantska sallartöd.
Alla människor är födda fria och har lika värde och rättigheter. De är utrustade med förnuft och samvete och bör handla gentemot varandra i en anda av broderskap.

Ici, l’un des deux est du vrai suédois (c’est l’article premier de la DUDH en suédois). L’autre est du charabia suédoïde produit par mon générateur de noms de meubles Ikea qui utilise l’analyse de fréquence des lettres et des sons dans une langue donnée.

Un Suédois n’aura pas de mal à discerner les deux, mais n’importe qui d’autre n’y verra que du feu..

Eh bien ChatGPT, et même toutes les autres IA actuellement c’est exactement ce qu’ils font, constamment, avec le fond d’un contenu. C’est juste un peu plus précis, mais cela reste de la génération basée sur des probabilités quand-même.

Et dans les rares cas où une requête est tellement technique ou tellement hors sol qu’il n’a aucune source à laquelle se rattacher, eh bien il va sortir des mots au hasard et pondre un texte syntaxiquement et grammaticalement correct, possibilité plausible pour quelqu’un qui ne connaître rien au sujet, mais complètement à la ramasse sur la véracité du fond. Et à mes yeux, c’est ça qui est dangereux.

Hélas, je vois de plus en plus de gens prendre pour argent comptant ce que leur sort ChatGPT.

Je trouve ça très inquiétant quant à l’avenir de notre société : où va-t-on — sérieusement — si l’on remet dans les lois du hasard et des probabilités les réponses à nos questions ? Surtout si ces réponses vont dicter notre conduite, notre façon de diriger le monde, de gérer notre argent, de gérer une entreprise ou juste « enrichir » nos connaissances personnelles (de choses potentiellement fausses, donc) ?

On peut très bien se moquer de ceux qui brandissent la Bible ou le Coran pour dire que ceci ou cela est autorisé, interdit ou existe, ou s’est produit et quand ; mais si c’est pour brandir ChatGPT ou une IA à la place qui est tout aussi éclatée, ça n’en vaut pas le coup.

Il n’y a pas une once d’intelligence dans ces machines. Et comme la plupart du temps les questions que l’on pose à ChatGPT sont des questions auquel l’on n’a pas la réponse, comment on fait pour savoir si ce qu’il répond est juste ou faux ?

On ne peut pas.

Dans le doute, il faudrait considérer ça comme faux. Dans les faits, c’est le contraire qui se produit. Seul quelqu’un d’expert dans le domaine peut alors détecter l’erreur.
Mais maintenant, qui est l’expert devant le ChatGPT tout puissant dont la réponse a fait le tour du monde et est devenue une vérité générale en moins de temps qu’il n’en faut pour l’expert en question d’écrire un papier pour dire que c’est faux ?

C’est à ça qu’il faut faire attention.

L’IA n’est pas prête pour nous, car il reste des imperfections, mais nous ne sommes pas prêts non plus pour l’IA par manque de prudence, d’intelligence, de sagesse.

Des exemples assez drôles de ChatGPT-Fails sont visibles par exemple dans cet article ou celui-ci.

Donc on arrête les IA ?

Est-ce que dans l’ensemble ces trucs-là doivent être arrêtés et jetés par la fenêtre ? Non.

Côté technique et pertinence des résultats, on n’est qu’au début et ça sera amélioré et corrigé, comme tout. Ce n’est qu’une question de temps pour obtenir des choses précises et fonctionnelles du premier coup (pour du code par exemple).

Il subsiste par contre un problème de taille : l’énergie et les ressources requises pour les faire tourner. Là je n’ai pas de solution, et je ne sais pas comment ça va finir non plus. Et comme je ne suis pas une IA, je ne vais pas vous en inventer une. On peut en revanche faire des suppositions éclairées, des extrapolations de ce que l’on sait.

Le problème de notre civilisation actuellement c’est l’énergie. On utilise essentiellement de l’énergie fossile (que ce soit directement ou pour produire de quoi produire de l’énergie renouvelable, ce qui est en soi une aberration mais passons) qui pose un problème majeure à notre civilisation. Réellement : nous somme sur la trajectoire d’une destruction, et tout indique que nous continuons d’accélérer en direction de ce mur.

Pourquoi ? Dans les années 1950, on pensait à un avenir où l’énergie serait illimitée : d’où l’idée des voitures volantes partout et l’insouciance quant à la consommation et l’efficience des appareils. Sauf que cette révolution énergétique n’a jamais eu lieu. À la place, on a une la révolution de l’information : c’est l’information est qui est illimitée, accessible partout, et traité d’une façon qu’on n’avait pas anticipée d’aucune manière.

Ça a ses avantages, mais nos ressources énergétiques sont toujours limitées et c’est bien ça qui fait tourner tout l’ensemble. C’est ça qui est source de conflits, de guerres, de tensions et du problème climatique.

Je pense que notre civilisation est foutue et qu’on va droit dans le mur. Néanmoins ça ne m’empêche pas de sortir la carte du futurisme : l’étude du futur, au sens de 10 000 ou 100 000 ans dans le futur, voire plus. On va dans la science-fiction, mais avec davantage de science que de fiction.

Dans ce cadre-là, et si l’on parvient à éviter le mur climatique qui se profile, je la vois notre révolution énergétique : des sphères ou des essaims de Dyson capter l’énergie d’une étoile entière, et l’utiliser comme on veut.
Dans ce cadre-là, l’énergie n’est plus un problème, et les ressources non plus : si on est capable de faire ça, on est capable de miner tous les astéroïdes pour en faire des calculateurs. L’univers est virtuellement illimitée à notre échelle actuelle.

Nos travaux de recherches sur l’IA actuellement sont largement en avance par rapport à ce que l’on peut se permettre au vu de nos ressources disponibles. Mais placé 10 000 ans dans le futur, tout ça sera normal et possible sans « détruire » l’environnement (on peut très bien exploiter sans détruire).
Dans ce cas, oui, des machines qui produisent le logiciel et même d’autres machines pour subvenir à n’importe quel de nos besoins techniques et technologiques, ce sera notre quotidien.

Tous les efforts mis sur l’IA actuellement ne sont donc pas perdus. Ils sont juste… anachroniques. On a la théorie pour étendre ça à des échelles monstrueuses, c’est juste qu’on n’a pas — encore — les ressources pour.
Il n’y aurait pas de problèmes de consacrer des ressources pharaoniques à n’importe quel projet, si ces ressources sont illimitées.

Nos travaux sur les systèmes d’IA actuellement nécessitent une quantité importante d’énergie que nous peinons à produire, et que nous produisons en détruisant notre climat aujourd’hui.
Hélas, nos travaux sur l’énergie propre et illimitée sont largement moins financés que ce qu’ils devraient, là où les IA sont subventionnées à la pelle.

Les ressources seraient bien mieux allouées, selon moi, si l’on faisait les choses dans l’ordre.

Une suffisance énergétique solutionnerait plus de problèmes qu’une IA, pour notre civilisation dans son ensemble. Malheureusement, ce n’est pas le bien être de la société (ou de la planète) qui gouverne les allocations de ressources, mais l’économie et la stabilité financière, même si l’on parle de bulles et de secteurs non rentables à l’heure actuelle.

Deux choses qui ne sont pas du tout en train d’être conciliables actuellement.

image d’en-tête de UN Geneva

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Photo d’un robot, symbole indirecte de l’IA.
Pas qu’on me l’a demandé, mais je suis en train d’explorer le sujet et donc j’en vois des avantages comme des inconvénients. Attention, mon avis va comporter des points positifs et négatifs et n’est pas tranché.

J’avais commencé à tester ChatGPT quand je faisais certains de mes outils en ligne. Ne serait-ce, au début, que pour essayer de solutionner des problèmes compliqués ou pour expliciter ou convertir d’un langage à un autre du code trouvé ailleurs.

Désormais, je peux demander « fais-moi un outil qui fait ça » et il me pond tout ça en 10 secondes alors que ça m’aurait pris une heure de code et 4 jours de documentation.
C’est le cas de cet outil par exemple, qui est un lecteur hexadécimal d’un fichier quelconque.

Hormis le design et un poil le CSS pour s’adapter à mon template perso, tout le reste a été fait par Claude.ia (version gratuite). Y a pas beaucoup de code, mais c’est assez spécifique, et le résultat est là : ça marche d’entrée de jeu. La requête que j’ai faite c’est ça :

Can you create a page where I can explore files as an hexeditor? The page should have a file selector. The display should be done line by line with the index on the left, hex data in the midle and ascii on the right

Si je traduis :
« Peux-tu me faire une page web où je peux explorer un fichier tel un éditeur hexadécimal ? La page doit avoir un sélecteur de fichier. L’affichage se fait ligne par ligne avec l’index sur le côté gauche, les données au centre et la correspondance Ascii sur le côté droit. »

Et bim ça me pond un truc complet. Il fait lui-même les lignes flexibles et le fait qu’on ne doive pas sélectionner l’index sur la gauche.

Alors oui, je sais que ce code est probablement pompé d’un autre outil ailleurs, ou une lib quelque part sur GitHub et dont le readme.md correspond plus ou moins à ce que je demande. Mais tout de même : il a confectionné la page, indenté tout ça à sa façon et ajouté des styles plutôt sympa qui étaient totalement en phase avec les différents outils/pages/codes que j’avais demandés plus tôt.
Ce que je veux dire, c’est que ça n’a pas non plus recraché bit pour bit ce qu’il a trouvé.

Maintenant, cet outil était parfait et j’ai jeté ça dans une page à moi, retouché quelques trucs mineurs, et mis ça en ligne.
Cette expérience correspond cependant à l’exception. Des outils créés par ChatGPT ou par Claude.AI qui marchent du premier coup, ça reste rare.

La version limitée de ClaudeAI permet seulement 4 ou 5 itérations d’une même requête, et donc un nombre restreint d’améliorations ou corrections d’un truc qu’il a fait. La version payante n’est pas réellement plus puissante, mais elle permet davantage d’itérations d’un même projet (qui finit généralement par s’embourber à force de modifier des trucs déjà retouchés, et qui fait qu’il faut s’adapter à sa façon de fonctionner). Ça reste donc limité, mais ça permet de découvrir des astuces qu’une IA peut trouver ou découvrir, alors que nous, à moins de connaître toute la doc d’un langage par cœur, on se serait contenté de passer par une lib externe (regardez le code de l’outil : c’est du JS natif très léger).

Maintenant quoi dire de plus ? Sayé, je suis un gros défenseur du code pondu par IA ?

Non.

Un gain de temps certain, mais une qualité qui reste à désirer

J’en suis — actuellement — à reconnaître pleinement les gains de temps que cela procure pour les routines simples et les codes que je pourrais écrire moi-même avec beaucoup plus de temps. Lui le fait en 15 secondes et moi en plusieurs heures.
Généralement la seule chose qui reste à faire avec le code produit, c’est quelques tweaks algorithmiques, des inversions de boucles, ou ajouter un cas précis qu’il aurait oublié. Des trucs mineurs.

Par contre, dès que le projet devient un peu complexe, là l’IA, que ce soit Claude ou ChatGPT, se chient dessus complètement. Le code ne compile même pas, il utilise plusieurs fois le même nom de variable, ou alors utilise un const au lieu d’un let… bref, de petites choses que même un commercial ne ferait pas. Il manque des choses, des routines de vérification qui n’ont rien avoir avec le principe d’un LLM, mais des trucs spécifiques à la programmation qui demandent de l’intelligence véritable et pas juste des stats de langage.

L’on voit qu’il ne fait que concaténer des bouts de code qu’il trouve à droite et à gauche et les rendre cohérents (noms de variables tout ça). Il subsiste tout de même une phase de débogage manuelle sur le code final.

Est-ce que cette phase va finir par sauter ?
Je pense que oui, quand il pourra exécuter son code et analyser les erreurs du compilateur, pour ensuite les corriger.
Est-ce que ça va remplacer un programmeur humain ?
Non, je pense pas.

… Et est-ce que ça va permettre à une entreprise de diviser par 10 le nombre de programmeurs ?
Ça je pense que oui. Par contre, il faudra les remplacer par autant d’experts qui savent parler à l’IA et formuler les requêtes qui vont bien (tout en sachant programmer). On restera donc bien loin d’un entrepreneur qui va produire de gros logiciels très importants avec juste une armée d’IA.

… Ah et il faudra probablement aussi une armée d’avocats car l’IA aura craché du code copyrighté et que les huissiers vont commencer à toquer à la porte, mais ça c’est autre chose.
… et sans parler des ressources nécessaires pour entraîner l’IA, là ça sera la planète qui va gueuler car aujourd’hui ce n’est absolument pas viable (voir le dernier chapitre de cet article).

Quoi qu’il en soit, d’un point de vue de la qualité du code produit, j’en suis à ce stade. Il est possible que ce soit moi qui ne suis pas très doué pour formuler les bonnes requêtes pour obtenir un résultat satisfaisant du premier coup, mais je donne mon avis, mon retour et ma perception, pas la vérité sur la question. Get over it.

Pour le moment donc, le truc fait gagner du temps, mais ne fait pas encore le café.
Je le vois donc un peu comme un robot de cuisine (style Thermomix) : c’est utile et procure un gain de temps pour les choses triviales et chiantes, mais il faut apprendre à s’en servir, et il faut tout de même le nettoyer à la fin.
Et dans tous les cas, le gâteau arrivera seulement plus rapidement : il n’en sera ni forcément meilleur, ni plus sain non plus.

Le risque de prendre la parole d’IA comme vérité absolue

Concernant les IA qui sont plus généralistes, style ChatGPT (pas réellement orienté niveau programmation comme Claude.AI), il faut bien voir que ce sont essentiellement des moteurs de recherche qui trient un peu mieux que les autres et qui nous recrachent des réponses, pas seulement une liste de pages web.

Maintenant, si les données qu’on donne à manger à l’IA sont bonnes, la réponse à une requête sera bonne. Sinon, ça sera de la merde. Et comme il ne sait pas faire le tri entre le vrai du faux, de la merde, il en bouffe à la pelle avec tout le reste.

Et le pire — le pire — c’est qu’autant un moteur de recherche comme Bing ou Google nous dit quand il n’y a pas de résultats disponibles, autant ChatGPT s’il n’a pas la réponse, il va en inventer une. La réponse paraîtra plausible, mais sera sortie d’un chapeau sans aucune preuve de véracité.

C’est comme si vous me demandez de parler en suédois.
Voyez ce texte par exemple :

Steja padora vente ta prådager pro bönök oätt fön in a la sköng. I väks rahi promkre misek up paringst restöter by tsökar er. Toninahl år skroffa i mantska sallartöd.
Alla människor är födda fria och har lika värde och rättigheter. De är utrustade med förnuft och samvete och bör handla gentemot varandra i en anda av broderskap.

Ici, l’un des deux est du vrai suédois (c’est l’article premier de la DUDH en suédois). L’autre est du charabia suédoïde produit par mon générateur de noms de meubles Ikea qui utilise l’analyse de fréquence des lettres et des sons dans une langue donnée.

Un Suédois n’aura pas de mal à discerner les deux, mais n’importe qui d’autre n’y verra que du feu..

Eh bien ChatGPT, et même toutes les autres IA actuellement c’est exactement ce qu’ils font, constamment, avec le fond d’un contenu. C’est juste un peu plus précis, mais cela reste de la génération basée sur des probabilités quand-même.

Et dans les rares cas où une requête est tellement technique ou tellement hors sol qu’il n’a aucune source à laquelle se rattacher, eh bien il va sortir des mots au hasard et pondre un texte syntaxiquement et grammaticalement correct, possibilité plausible pour quelqu’un qui ne connaître rien au sujet, mais complètement à la ramasse sur la véracité du fond. Et à mes yeux, c’est ça qui est dangereux.

Hélas, je vois de plus en plus de gens prendre pour argent comptant ce que leur sort ChatGPT.

Je trouve ça très inquiétant quant à l’avenir de notre société : où va-t-on — sérieusement — si l’on remet dans les lois du hasard et des probabilités les réponses à nos questions ? Surtout si ces réponses vont dicter notre conduite, notre façon de diriger le monde, de gérer notre argent, de gérer une entreprise ou juste « enrichir » nos connaissances personnelles (de choses potentiellement fausses, donc) ?

On peut très bien se moquer de ceux qui brandissent la Bible ou le Coran pour dire que ceci ou cela est autorisé, interdit ou existe, ou s’est produit et quand ; mais si c’est pour brandir ChatGPT ou une IA à la place qui est tout aussi éclatée, ça n’en vaut pas le coup.

Il n’y a pas une once d’intelligence dans ces machines. Et comme la plupart du temps les questions que l’on pose à ChatGPT sont des questions auquel l’on n’a pas la réponse, comment on fait pour savoir si ce qu’il répond est juste ou faux ?

On ne peut pas.

Dans le doute, il faudrait considérer ça comme faux. Dans les faits, c’est le contraire qui se produit. Seul quelqu’un d’expert dans le domaine peut alors détecter l’erreur.
Mais maintenant, qui est l’expert devant le ChatGPT tout puissant dont la réponse a fait le tour du monde et est devenue une vérité générale en moins de temps qu’il n’en faut pour l’expert en question d’écrire un papier pour dire que c’est faux ?

C’est à ça qu’il faut faire attention.

L’IA n’est pas prête pour nous, car il reste des imperfections, mais nous ne sommes pas prêts non plus pour l’IA par manque de prudence, d’intelligence, de sagesse.

Des exemples assez drôles de ChatGPT-Fails sont visibles par exemple dans cet article ou celui-ci.

Donc on arrête les IA ?

Est-ce que dans l’ensemble ces trucs-là doivent être arrêtés et jetés par la fenêtre ? Non.

Côté technique et pertinence des résultats, on n’est qu’au début et ça sera amélioré et corrigé, comme tout. Ce n’est qu’une question de temps pour obtenir des choses précises et fonctionnelles du premier coup (pour du code par exemple).

Il subsiste par contre un problème de taille : l’énergie et les ressources requises pour les faire tourner. Là je n’ai pas de solution, et je ne sais pas comment ça va finir non plus. Et comme je ne suis pas une IA, je ne vais pas vous en inventer une. On peut en revanche faire des suppositions éclairées, des extrapolations de ce que l’on sait.

Le problème de notre civilisation actuellement c’est l’énergie. On utilise essentiellement de l’énergie fossile (que ce soit directement ou pour produire de quoi produire de l’énergie renouvelable, ce qui est en soi une aberration mais passons) qui pose un problème majeure à notre civilisation. Réellement : nous somme sur la trajectoire d’une destruction, et tout indique que nous continuons d’accélérer en direction de ce mur.

Pourquoi ? Dans les années 1950, on pensait à un avenir où l’énergie serait illimitée : d’où l’idée des voitures volantes partout et l’insouciance quant à la consommation et l’efficience des appareils. Sauf que cette révolution énergétique n’a jamais eu lieu. À la place, on a une la révolution de l’information : c’est l’information est qui est illimitée, accessible partout, et traité d’une façon qu’on n’avait pas anticipée d’aucune manière.

Ça a ses avantages, mais nos ressources énergétiques sont toujours limitées et c’est bien ça qui fait tourner tout l’ensemble. C’est ça qui est source de conflits, de guerres, de tensions et du problème climatique.

Je pense que notre civilisation est foutue et qu’on va droit dans le mur. Néanmoins ça ne m’empêche pas de sortir la carte du futurisme : l’étude du futur, au sens de 10 000 ou 100 000 ans dans le futur, voire plus. On va dans la science-fiction, mais avec davantage de science que de fiction.

Dans ce cadre-là, et si l’on parvient à éviter le mur climatique qui se profile, je la vois notre révolution énergétique : des sphères ou des essaims de Dyson capter l’énergie d’une étoile entière, et l’utiliser comme on veut.
Dans ce cadre-là, l’énergie n’est plus un problème, et les ressources non plus : si on est capable de faire ça, on est capable de miner tous les astéroïdes pour en faire des calculateurs. L’univers est virtuellement illimitée à notre échelle actuelle.

Nos travaux de recherches sur l’IA actuellement sont largement en avance par rapport à ce que l’on peut se permettre au vu de nos ressources disponibles. Mais placé 10 000 ans dans le futur, tout ça sera normal et possible sans « détruire » l’environnement (on peut très bien exploiter sans détruire).
Dans ce cas, oui, des machines qui produisent le logiciel et même d’autres machines pour subvenir à n’importe quel de nos besoins techniques et technologiques, ce sera notre quotidien.

Tous les efforts mis sur l’IA actuellement ne sont donc pas perdus. Ils sont juste… anachroniques. On a la théorie pour étendre ça à des échelles monstrueuses, c’est juste qu’on n’a pas — encore — les ressources pour.
Il n’y aurait pas de problèmes de consacrer des ressources pharaoniques à n’importe quel projet, si ces ressources sont illimitées.

Nos travaux sur les systèmes d’IA actuellement nécessitent une quantité importante d’énergie que nous peinons à produire, et que nous produisons en détruisant notre climat aujourd’hui.
Hélas, nos travaux sur l’énergie propre et illimitée sont largement moins financés que ce qu’ils devraient, là où les IA sont subventionnées à la pelle.

Les ressources seraient bien mieux allouées, selon moi, si l’on faisait les choses dans l’ordre.

Une suffisance énergétique solutionnerait plus de problèmes qu’une IA, pour notre civilisation dans son ensemble. Malheureusement, ce n’est pas le bien être de la société (ou de la planète) qui gouverne les allocations de ressources, mais l’économie et la stabilité financière, même si l’on parle de bulles et de secteurs non rentables à l’heure actuelle.

Deux choses qui ne sont pas du tout en train d’être conciliables actuellement.

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Photo de la plateforme eGMP.
Après un long trajet récemment, je suis arrivé au chargeur avec 1 % de batterie.

Je me suis dit que j’allais en profiter pour faire une recharge complète de 0 à 100 %. Ça permet de recalibrer le système de gestion de la batterie, ou BMS (battery management system).

Un recalibrage ?

Le BMS, entre autres choses, mesurent le pourcentage de la batterie en mettant en relation la tension aux bornes des cellules avec le pourcentage. De façon caricaturale, une pile de 3 V qui indiquerait 1,5 V, serait à 50 %.
Cet exemple est effectivement caricatural : en réalité la courbe n’est pas linéaire. Sur les batteries Li-Ion, la baisse est très prononcée entre 100 et 95 %, puis quasiment nulle jusqu’à 5 %, et ensuite chute brutalement :

Courbe de tension d’une batterie Lithium
Courbe de tension d’une cellule d’un accumulateur lithium (source)

Sur les LFP, la portion entre 95 % et 5 % voit la tension baisser vraiment faiblement, voire pas du tout. Mesurer le pourcentage est alors extrêmement aléatoire. Les BMS intègrent donc également un compteur d’énergie : ils comptent les kilowattheures qui entrent (charge et régen) et qui sortent (décharge). Sauf que cette mesure peut dévier avec le temps et la mesure peut se retrouver à la rue. La voiture peut alors aussi bien continuer de rouler 30 km en dessous de 0 %, que s’arrêter totalement alors qu’elle affiche encore 5 %. Un calibrage de temps à autre permet de remettre les pendules à l’heure.

Faire ceci n’est pas obligatoire ni demandé (sauf quelquefois pour les batteries LFP), et les charges/décharges normales suffisent en général pour l’estimation acceptable du pourcentage de niveau de charge, mais une telle opération de décharge totale, puis une charge complète constitue également une façon de mesurer la dégradation de la batterie.

Mesurer la dégradation

Si l’on a une batterie de capacité nominale de 100 kWh, et que lors d’une charge de 0 à 100 %, elle absorbe 80 kWh, ça signifie qu’elle a perdu 20 % de sa capacité.

Quand on demande à son garage ou sa concession de mesurer la dégradation, c’est ce qu’ils font. Certaines voitures dans leur mode « ingénieur » généralement caché, propose une telle fonction (c’est le cas chez Tesla)

Les garages ou le « mode ingénieur » des voitures s’y prennent en vidant la batterie totalement, généralement en cramant toute l’énergie via le système de chauffage (on chauffe l’habitacle les fenêtres ouvertes pour vider l’énergie — inutile de dire qu’il vaut mieux arriver au garage avec une batterie déjà vide). Ensuite, ils effectuent une recharge complète d’une traite. Cela prend du temps (plusieurs heures au minimum).

D’où mon souhait d’en profiter vu que la batterie était vide à ce moment-là.

On peut évidemment lire la capacité de la batterie à tout moment, mais comme expliqué plus haut, si le compteur d’énergie n’a pas été recalibré depuis longtemps en faisant le « 0 », ce compteur peut être déréglé. D’où la nécessité, pour une lecture précise, de passer par une décharge complète.

Le « buffer » sous-zéro

Photo du tableau de bord affichant 1 % restant.
En vrai, je suis arrivé à la borne avec 1 %, et 4 km d’autonomie restantes. Avec mon lecteur OBD, j’ai vu voir qu’il me restait environ 600 Wh (ou 0,6 kWh) dans la batterie. Sauf que… ça ne correspond pas à l’énergie réellement dans la batterie. Le pourcentage réel, visible avec un lecteur OBD dans mon cas, c’est « % BMS ». Et lui, il affichait alors 5 %. L’on parle également d’un buffer sous-zéro.

Il n’est pas recommandé de s’aventurer à ces niveaux-là de façon régulière, mais il faut savoir que c’est présent sur certaines voitures.

Sur les Hyundai, quand on arrive à 0 % affiché, il reste en réalité 5 % d’énergie. On a donc une petite réserve d’énergie (5-10 km) qui permet de se ranger en sécurité ou de rejoindre un chargeur, ou, à défaut, une prise électrique.

Notons quand-même que la voiture se met alors en mode dégradé : la puissance est réduite, la vitesse limitée, et le chauffage est coupé.
On peut juste rouler à faible allure jusqu’à ce qu’elle soit réellement à sec. Si jamais ça arrive, stationnez-vous et ouvrez la trappe de chargement. Coupez aussi tous les accessoires, car il ne faut pas que la batterie 12 V se vide elle aussi (si la grosse batterie est vide, elle ne peut plus recharger la 12 V et on aurait un problème, car le système de chargement ne se lancerait pas au moment de brancher un chargeur).

Sur d’autres voitures, comme les Porsche, quand ça affiche 0 %, c’est réellement 0 %. Cela dépend donc de la voiture. Faites attention.

Revenons à ma voiture : les kWh disponibles affichés dans l’appli OBD sont arrivés à zéro quand j’ai atteint 0 % affichés. Les 5 % du buffer sous-zéro ne sont donc pas contenus dans les Wh affichés. Là aussi, je ne sais pas si c’est spécifique à Hyundai ou pas, mais c’est bon à savoir. La seule valeur qui représente physiquement le contenu de la batterie, c’est le « % BMS »… aux erreurs de calibrations près, donc.

Dans mon cas, afin de vider la batterie jusqu’à l’extrême, j’ai fait quelques petits tours du parking. Je suis ainsi descendu jusqu’à 2 % BMS, après quoi j’ai décidé de recharger.

Recharge complète & mesure de la dégradation

Capture d’écran du lecteur OBD.
Les trois cases en haut indiquent l’état de charge (state of charge), l’état de charge BMS, et l’état de santé (state of health).

Je me suis volontairement mis sur une borne 50 kW au lieu d’une 350 kW. Il était tard, la station était déserte. Je ne bloquais personne en monopolisant la station tri-standard non plus.
Je ne voulais pas mettre de contrainte thermique inutiles sur la batterie. Charger à très haute puissance chauffe la batterie, et même si le système de gestion thermique est excellent sur cette voiture et sert à ça, cela consomme de l’énergie et pourrait éventuellement fausser la mesure.

Charger à 50 kW n’a que peu chauffé le pack batterie (je suis passé de 12 °C à 30 °C). Si j’avais été pressé, j’aurais probablement chargé sur un chargeur 350 kW.
Bref, ça a mis 2 heures pour charger jusqu’à 100 %, jusqu’à ce que ça coupe la charge tout seul.

À la fin, le BMS affiche 73 688 Wh dans la batterie et la borne m’a facturé 81 370 Wh (pour 28 €). La différence est essentiellement liée au chauffage et à la ventilation dans la voiture, que j’ai laissé allumé, car j’étais dedans pour me reposer, ainsi qu’à ce que la voiture utilise pour charger (alimentions du BMS, préchauffage de la batterie vu qu’il faisait froid, etc.). Rien de vraiment anormal.

Ici, le tableau de bord indiquait alors 100 %, mais le BMS indiquait 96,5 %. Là encore, c’est tout à fait normal : le système place son 100 % accessible à 96 % de la capacité réelle pour éviter de monter trop haut. Comme j’ai dit, sur les batteries au lithium, au-delà de 95 %, la tension affiche une pointe et c’est une des choses qui use soit néfaste pour les batteries.

Pour résumer sur ce point :

La plage affichée 0-100 % correspond donc en vérité la plage physique de 5-96 % de la batterie. On peut piocher dans les 5 % en bas (en cas d’urgence, mais ne comptez pas dessus si la batterie n’est pas calibrée), mais jamais dans les 4 % du haut (qui peut toutefois parfois servir à la régen quand la batterie est pleine, mais ça dépend là aussi des voitures et de sa condition).

Sur le papier, ma voiture contient une batterie de 77,4 kWh, avec 74 kWh accessibles.
Or, ma batterie, après 50 000 km, en est toujours à 73,7 kWh accessibles.

J’ai donc perdu environ… 0,3 kWh ! Soit environ 2 km d’autonomie.
Autrement dit, pratiquement rien.

Le lecteur OBD que j’utilise me permet de voir un indicateur de santé de la batterie. La voiture fournit ça, et il indique 100 % depuis toujours. Comme j’ai la voiture depuis deux ans et que je roule beaucoup, je me méfiais un peu de l’honnêteté de cette information. J’avais lu ailleurs que cette valeur était honnête et fiable et utilisée par Hyundai en interne, mais j’avais un doute quand-même : 0 dégradation ? après 50 000 km ? Il me fallait le voir pour le croire.

Mais je l’ai vu et je le crois : ma batterie n’a rien perdu après 50 000 km. Les quelques Ioniq 6 qui se sont faite tester en concession font état du même constat : une très très faible usure.

Ma voiture est probablement pas trop mal traitée : charge quotidienne en AC, limitée à 80 %. Je ne me prive pas des charges DC lorsque j’en ai besoin, mais ça reste occasionnel.

Et maintenant ?

Eh bien… on se retrouve à 100 000 km ?

Blague à part : aucun doute que l’usure va s’installer avec les années, mais elle semble bien inférieure à ce que j’attendais, et même de ce que tout le monde attendait un peu partout. On est très loin de la perte de la moitié de l’autonomie après un an comme auraient pu le dire FranceTV ou Autoplus.
Personnellement, je peux espérer rester en dessous de 5 % d’usure après 5 ans. On verra bien ce que ça donne.

Je suis également conscient que ceci concerne ma voiture. Je ne sais pas si c’est représentatif de toutes les Ioniq 6, ou même de toutes les eGMP de chez Hyundai-Kia. Toujours est-il que je pense que mon calcul est bon.

Ce constat global n’est, comme j’ai dit, pas limité à moi : des constructeurs comme Porsche avaient initialement limité la recharge DC, en puissance et en nombre de sessions consécutives, soi-disant pour limiter la dégradation sur le long terme ; avant de tout débrider car les batteries ne s’usent pas autant qu’on pensait (après on peut dire que ça ne s’est précisément pas dégradé grâce à ces mesures, mais il semblerait que non).
La technologie et les connaissances ont énormément évoluées et les constructeurs se sont adaptés : ajout de système de gestion thermique, limitation automatique du niveau de charge, etc.

Je le dis souvent, mais la batterie d’un EV, sauf en cas de problème de fabrication manifeste, est probablement l’élément qui s’use le moins vite en usage normal.

Et dans tous les cas : même avec 20 % d’usure, ce qui reste est pleinement utilisable. Une courroie ou un joint de culasse qui lâche rendent une voiture thermique immédiatement inutilisable, mais une batterie qui perd 20 % devra juste charger 5 fois là où elle chargeait 4 fois auparavant. Le reste de la conduite est inchangé.

Enfin, le constat de limiter la température et le niveau de charge à des fins de préservations , j’en avais fait l’expérience avec mon ordinateur portable. J’utilise le même PC depuis 2016, mais la canicule de 2019 avait gonflé la batterie et j’ai perdu 40 % de son autonomie en moins de 3 ans.
Depuis, je limite la charge à 85 % (je peux faire ça dans le BIOS), et elle est également moins sujet aux fortes chaleurs désormais. Depuis 2019, je n’ai perdu que 8 % en capacité. Cela semble donc une stratégie qui fonctionne pas mal.
Les années usent la capacité d’une batterie, c’est une certitude : une batterie, par nature, est active chimiquement. Et même sans l’utiliser, ça bouge avec le temps. Maintenant ce n’est pas grand-chose (moins qu’on pensait y a 5 ou 10 ans) et n’enlève rien à son utilisation normale par ailleurs.

Liens

Quelques liens supplémentaires sur les batteries :

Et sinon :

Cet article n’est en aucun cas sponsorisé par Hyundai ou autres.

image d’en-tête : © 2020 Hyundai Motor Group

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Photo de la plateforme eGMP.
Après un long trajet récemment, je suis arrivé au chargeur avec 1 % de batterie.

Je me suis dit que j’allais en profiter pour faire une recharge complète de 0 à 100 %. Ça permet de recalibrer le système de gestion de la batterie, ou BMS (battery management system).

Un recalibrage ?

Le BMS, entre autres choses, mesurent le pourcentage de la batterie en mettant en relation la tension aux bornes des cellules avec le pourcentage. De façon caricaturale, une pile de 3 V qui indiquerait 1,5 V, serait à 50 %.
Cet exemple est effectivement caricatural : en réalité la courbe n’est pas linéaire. Sur les batteries Li-Ion, la baisse est très prononcée entre 100 et 95 %, puis quasiment nulle jusqu’à 5 %, et ensuite chute brutalement :

Courbe de tension d’une batterie Lithium
Courbe de tension d’une cellule d’un accumulateur lithium (source)

Sur les LFP, la portion entre 95 % et 5 % voit la tension baisser vraiment faiblement, voire pas du tout. Mesurer le pourcentage est alors extrêmement aléatoire. Les BMS intègrent donc également un compteur d’énergie : ils comptent les kilowattheures qui entrent (charge et régen) et qui sortent (décharge). Sauf que cette mesure peut dévier avec le temps et la mesure peut se retrouver à la rue. La voiture peut alors aussi bien continuer de rouler 30 km en dessous de 0 %, que s’arrêter totalement alors qu’elle affiche encore 5 %. Un calibrage de temps à autre permet de remettre les pendules à l’heure.

Faire ceci n’est pas obligatoire ni demandé (sauf quelquefois pour les batteries LFP), et les charges/décharges normales suffisent en général pour l’estimation acceptable du pourcentage de niveau de charge, mais une telle opération de décharge totale, puis une charge complète constitue également une façon de mesurer la dégradation de la batterie.

Mesurer la dégradation

Si l’on a une batterie de capacité nominale de 100 kWh, et que lors d’une charge de 0 à 100 %, elle absorbe 80 kWh, ça signifie qu’elle a perdu 20 % de sa capacité.

Quand on demande à son garage ou sa concession de mesurer la dégradation, c’est ce qu’ils font. Certaines voitures dans leur mode « ingénieur » généralement caché, propose une telle fonction (c’est le cas chez Tesla)

Les garages ou le « mode ingénieur » des voitures s’y prennent en vidant la batterie totalement, généralement en cramant toute l’énergie via le système de chauffage (on chauffe l’habitacle les fenêtres ouvertes pour vider l’énergie — inutile de dire qu’il vaut mieux arriver au garage avec une batterie déjà vide). Ensuite, ils effectuent une recharge complète d’une traite. Cela prend du temps (plusieurs heures au minimum).

D’où mon souhait d’en profiter vu que la batterie était vide à ce moment-là.

On peut évidemment lire la capacité de la batterie à tout moment, mais comme expliqué plus haut, si le compteur d’énergie n’a pas été recalibré depuis longtemps en faisant le « 0 », ce compteur peut être déréglé. D’où la nécessité, pour une lecture précise, de passer par une décharge complète.

Le « buffer » sous-zéro

Photo du tableau de bord affichant 1 % restant.
En vrai, je suis arrivé à la borne avec 1 %, et 4 km d’autonomie restantes. Avec mon lecteur OBD, j’ai vu voir qu’il me restait environ 600 Wh (ou 0,6 kWh) dans la batterie. Sauf que… ça ne correspond pas à l’énergie réellement dans la batterie. Le pourcentage réel, visible avec un lecteur OBD dans mon cas, c’est « % BMS ». Et lui, il affichait alors 5 %. L’on parle également d’un buffer sous-zéro.

Il n’est pas recommandé de s’aventurer à ces niveaux-là de façon régulière, mais il faut savoir que c’est présent sur certaines voitures.

Sur les Hyundai, quand on arrive à 0 % affiché, il reste en réalité 5 % d’énergie. On a donc une petite réserve d’énergie (5-10 km) qui permet de se ranger en sécurité ou de rejoindre un chargeur, ou, à défaut, une prise électrique.

Notons quand-même que la voiture se met alors en mode dégradé : la puissance est réduite, la vitesse limitée, et le chauffage est coupé.
On peut juste rouler à faible allure jusqu’à ce qu’elle soit réellement à sec. Si jamais ça arrive, stationnez-vous et ouvrez la trappe de chargement. Coupez aussi tous les accessoires, car il ne faut pas que la batterie 12 V se vide elle aussi (si la grosse batterie est vide, elle ne peut plus recharger la 12 V et on aurait un problème, car le système de chargement ne se lancerait pas au moment de brancher un chargeur).

Sur d’autres voitures, comme les Porsche, quand ça affiche 0 %, c’est réellement 0 %. Cela dépend donc de la voiture. Faites attention.

Revenons à ma voiture : les kWh disponibles affichés dans l’appli OBD sont arrivés à zéro quand j’ai atteint 0 % affichés. Les 5 % du buffer sous-zéro ne sont donc pas contenus dans les Wh affichés. Là aussi, je ne sais pas si c’est spécifique à Hyundai ou pas, mais c’est bon à savoir. La seule valeur qui représente physiquement le contenu de la batterie, c’est le « % BMS »… aux erreurs de calibrations près, donc.

Dans mon cas, afin de vider la batterie jusqu’à l’extrême, j’ai fait quelques petits tours du parking. Je suis ainsi descendu jusqu’à 2 % BMS, après quoi j’ai décidé de recharger.

Recharge complète & mesure de la dégradation

Capture d’écran du lecteur OBD.
Les trois cases en haut indiquent l’état de charge (state of charge), l’état de charge BMS, et l’état de santé (state of health).

Je me suis volontairement mis sur une borne 50 kW au lieu d’une 350 kW. Il était tard, la station était déserte. Je ne bloquais personne en monopolisant la station tri-standard non plus.
Je ne voulais pas mettre de contrainte thermique inutiles sur la batterie. Charger à très haute puissance chauffe la batterie, et même si le système de gestion thermique est excellent sur cette voiture et sert à ça, cela consomme de l’énergie et pourrait éventuellement fausser la mesure.

Charger à 50 kW n’a que peu chauffé le pack batterie (je suis passé de 12 °C à 30 °C). Si j’avais été pressé, j’aurais probablement chargé sur un chargeur 350 kW.
Bref, ça a mis 2 heures pour charger jusqu’à 100 %, jusqu’à ce que ça coupe la charge tout seul.

À la fin, le BMS affiche 73 688 Wh dans la batterie et la borne m’a facturé 81 370 Wh (pour 28 €). La différence est essentiellement liée au chauffage et à la ventilation dans la voiture, que j’ai laissé allumé, car j’étais dedans pour me reposer, ainsi qu’à ce que la voiture utilise pour charger (alimentions du BMS, préchauffage de la batterie vu qu’il faisait froid, etc.). Rien de vraiment anormal.

Ici, le tableau de bord indiquait alors 100 %, mais le BMS indiquait 96,5 %. Là encore, c’est tout à fait normal : le système place son 100 % accessible à 96 % de la capacité réelle pour éviter de monter trop haut. Comme j’ai dit, sur les batteries au lithium, au-delà de 95 %, la tension affiche une pointe et c’est une des choses qui use soit néfaste pour les batteries.

Pour résumer sur ce point :

La plage affichée 0-100 % correspond donc en vérité la plage physique de 5-96 % de la batterie. On peut piocher dans les 5 % en bas (en cas d’urgence, mais ne comptez pas dessus si la batterie n’est pas calibrée), mais jamais dans les 4 % du haut (qui peut toutefois parfois servir à la régen quand la batterie est pleine, mais ça dépend là aussi des voitures et de sa condition).

Sur le papier, ma voiture contient une batterie de 77,4 kWh, avec 74 kWh accessibles.
Or, ma batterie, après 50 000 km, en est toujours à 73,7 kWh accessibles.

J’ai donc perdu environ… 0,3 kWh ! Soit environ 2 km d’autonomie.
Autrement dit, pratiquement rien.

Le lecteur OBD que j’utilise me permet de voir un indicateur de santé de la batterie. La voiture fournit ça, et il indique 100 % depuis toujours. Comme j’ai la voiture depuis deux ans et que je roule beaucoup, je me méfiais un peu de l’honnêteté de cette information. J’avais lu ailleurs que cette valeur était honnête et fiable et utilisée par Hyundai en interne, mais j’avais un doute quand-même : 0 dégradation ? après 50 000 km ? Il me fallait le voir pour le croire.

Mais je l’ai vu et je le crois : ma batterie n’a rien perdu après 50 000 km. Les quelques Ioniq 6 qui se sont faite tester en concession font état du même constat : une très très faible usure.

Ma voiture est probablement pas trop mal traitée : charge quotidienne en AC, limitée à 80 %. Je ne me prive pas des charges DC lorsque j’en ai besoin, mais ça reste occasionnel.

Et maintenant ?

Eh bien… on se retrouve à 100 000 km ?

Blague à part : aucun doute que l’usure va s’installer avec les années, mais elle semble bien inférieure à ce que j’attendais, et même de ce que tout le monde attendait un peu partout. On est très loin de la perte de la moitié de l’autonomie après un an comme auraient pu le dire FranceTV ou Autoplus.
Personnellement, je peux espérer rester en dessous de 5 % d’usure après 5 ans. On verra bien ce que ça donne.

Je suis également conscient que ceci concerne ma voiture. Je ne sais pas si c’est représentatif de toutes les Ioniq 6, ou même de toutes les eGMP de chez Hyundai-Kia. Toujours est-il que je pense que mon calcul est bon.

Ce constat global n’est, comme j’ai dit, pas limité à moi : des constructeurs comme Porsche avaient initialement limité la recharge DC, en puissance et en nombre de sessions consécutives, soi-disant pour limiter la dégradation sur le long terme ; avant de tout débrider car les batteries ne s’usent pas autant qu’on pensait (après on peut dire que ça ne s’est précisément pas dégradé grâce à ces mesures, mais il semblerait que non).
La technologie et les connaissances ont énormément évoluées et les constructeurs se sont adaptés : ajout de système de gestion thermique, limitation automatique du niveau de charge, etc.

Je le dis souvent, mais la batterie d’un EV, sauf en cas de problème de fabrication manifeste, est probablement l’élément qui s’use le moins vite en usage normal.

Et dans tous les cas : même avec 20 % d’usure, ce qui reste est pleinement utilisable. Une courroie ou un joint de culasse qui lâche rendent une voiture thermique immédiatement inutilisable, mais une batterie qui perd 20 % devra juste charger 5 fois là où elle chargeait 4 fois auparavant. Le reste de la conduite est inchangé.

Enfin, le constat de limiter la température et le niveau de charge à des fins de préservations , j’en avais fait l’expérience avec mon ordinateur portable. J’utilise le même PC depuis 2016, mais la canicule de 2019 avait gonflé la batterie et j’ai perdu 40 % de son autonomie en moins de 3 ans.
Depuis, je limite la charge à 85 % (je peux faire ça dans le BIOS), et elle est également moins sujet aux fortes chaleurs désormais. Depuis 2019, je n’ai perdu que 8 % en capacité. Cela semble donc une stratégie qui fonctionne pas mal.
Les années usent la capacité d’une batterie, c’est une certitude : une batterie, par nature, est active chimiquement. Et même sans l’utiliser, ça bouge avec le temps. Maintenant ce n’est pas grand-chose (moins qu’on pensait y a 5 ou 10 ans) et n’enlève rien à son utilisation normale par ailleurs.

Liens

Quelques liens supplémentaires sur les batteries :

Et sinon :

Cet article n’est en aucun cas sponsorisé par Hyundai ou autres.

image d’en-tête : © 2020 Hyundai Motor Group

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Nos députés :

Je vous rassure : à 64 ans tout comme à 60 ans, nous sommes encore dans une bonne forme physique et on ne va pas directement ni à l’Ehpad, ni au cercueil

Oui c’est une vraie citation, en plein hémicycle, de ces gens qui n’ont jamais « travaillé » de leur vie.

Je me permets de ressortir ce truc que j’avais trouvé il y a moult années, mais qui peut convenir ici, en un sens :

i
« C’est facile d’avoir l’air brillant quand on n’a accompli aucun travail ».

Et ça correspond avec toutes les études qui montrent que ceux qui ont les emplois les plus difficiles meurent beaucoup plus tôt que les autres.

Si à 64 ans elle est en pleine forme, la députée, ça doit donner une idée du type travail qu’elle a pu faire (et vous vérifierez : ça ne loupe pas, c’est même presque caricatural).

Car vous ne trouverez aucun éboueur, aucun ouvrier du BTP, aucun bûcheron, maçon, charpentier, paysan… parmi ceux qui s’agitent sur scène au club des 65+ comme elle le fait.

Et à ceux qui ont perdu leur parents bien avant leur retraite — j’en fais partie — n’ayez pas peur de prendre ce qu’elle dit comme une insulte.
Car oui, c’est une insulte envers tous les gens qui, s’ils ne sont pas morts, on peut-être la santé en vrac à cause du travail, et ce bien avant 60 ans.

Bref, qu’elle aille se faire voir. Sa parole, quand elle concernera ceux qui ont des métiers difficiles n’aura de valeur quand elle en aura fait un pendant au moins 5 ans consécutifs. D’ici là, ça sera juste du foutage de gueule sans aucune autre valeur que celle d’être une insulte.

PS : non je ne dis pas que son (ancien) métier ne vaut rien ; je dis simplement que ce n’est pas celui qui use le plus un organisme. Et ça, au sujet de la forme physique dont elle parle tant, fait d’elle une privilégiée qui n’a pas nous faire la morale.

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Nos députés :

Je vous rassure : à 64 ans tout comme à 60 ans, nous sommes encore dans une bonne forme physique et on ne va pas directement ni à l’Ehpad, ni au cercueil

Oui c’est une vraie citation, en plein hémicycle, de ces gens qui n’ont jamais « travaillé » de leur vie.

Je me permets de ressortir ce truc que j’avais trouvé il y a moult années, mais qui peut convenir ici, en un sens :

i
« C’est facile d’avoir l’air brillant quand on n’a accompli aucun travail ».

Et ça correspond avec toutes les études qui montrent que ceux qui ont les emplois les plus difficiles meurent beaucoup plus tôt que les autres.

Si à 64 ans elle est en pleine forme, la députée, ça doit donner une idée du type travail qu’elle a pu faire (et vous vérifierez : ça ne loupe pas, c’est même presque caricatural).

Car vous ne trouverez aucun éboueur, aucun ouvrier du BTP, aucun bûcheron, maçon, charpentier, paysan… parmi ceux qui s’agitent sur scène au club des 65+ comme elle le fait.

Et à ceux qui ont perdu leur parents bien avant leur retraite — j’en fais partie — n’ayez pas peur de prendre ce qu’elle dit comme une insulte.
Car oui, c’est une insulte envers tous les gens qui, s’ils ne sont pas morts, on peut-être la santé en vrac à cause du travail, et ce bien avant 60 ans.

Bref, qu’elle aille se faire voir. Sa parole, quand elle concernera ceux qui ont des métiers difficiles n’aura de valeur quand elle en aura fait un pendant au moins 5 ans consécutifs. D’ici là, ça sera juste du foutage de gueule sans aucune autre valeur que celle d’être une insulte.

PS : non je ne dis pas que son (ancien) métier ne vaut rien ; je dis simplement que ce n’est pas celui qui use le plus un organisme. Et ça, au sujet de la forme physique dont elle parle tant, fait d’elle une privilégiée qui n’a pas nous faire la morale.

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Logo du Copyreich.
Lire :

1,5 G€ de manque à gagner sur un total de 11,8 G€, et environ 15 % d’internautes qui piratent. Ça va, on est loin des 30 % en 2010. Ils ont donc plutôt réussi à capter la demande.

Maintenant, ceux qui payent des VPN, des abonnements Mega, ou des sites de IPTV, ne manquent pas de pognon pour le faire.
Si une partie importante du public préfère payer l’offre pirate plutôt que l’offre légale, y a peut-être une autre question à se poser qu’un simple « ouin ouin combien de argent il me manque ? ».

Entre les Netflix, Youtube Premium, Amazon Prime, et sûrement d’autres, ils ont tous très largement augmenté leurs tarifs depuis 1~2 ans, ils ont tous commencé à mettre de la publicité même pour ceux qui payent. Et ils ont tous le problème du catalogue qui change tout le temps. Bref, deux choses qu’on a tous un jour reproché à la télé de faire, et qui était une raison de passer sur ces plateformes.

Mention spéciale à Amazon : tu payes un abonnement, mais pour certains — la plupart — des contenus, il faut les acheter en plus de l’abonnement. En gros, on paye à la fois pour entrer dans le magasin ET pour les produits.

Ah et à la fin, le produit n’est toujours pas à nous. Tu parles d’un foutage de gueule.

Avec tout ça, faut pas se poser de questions : l’offre légale est une absurdité. Personne n’en veut, mais le problème ce n’est pas nous, désolé. C’est à l’offre de s’adapter à la demande, pas l’inverse.

Maintenant, mettez-nous une licence globale :

La demande elle est là.
Maintenant, il vous reste à créer votre offre. La balle est dans votre camp.

Ah oui : et tout ça c’est évidemment après avoir payé une « taxe copie privée » sur n’importe quel appareil électronique actuel. Si vous traitez tous les clients comme des pirates dans tous les cas, pourquoi devrait-ils s’arrêter de pirater ?

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Logo du Copyreich.
Lire :

1,5 G€ de manque à gagner sur un total de 11,8 G€, et environ 15 % d’internautes qui piratent. Ça va, on est loin des 30 % en 2010. Ils ont donc plutôt réussi à capter la demande.

Maintenant, ceux qui payent des VPN, des abonnements Mega, ou des sites de IPTV, ne manquent pas de pognon pour le faire.
Si une partie importante du public préfère payer l’offre pirate plutôt que l’offre légale, y a peut-être une autre question à se poser qu’un simple « ouin ouin combien de argent il me manque ? ».

Entre les Netflix, Youtube Premium, Amazon Prime, et sûrement d’autres, ils ont tous très largement augmenté leurs tarifs depuis 1~2 ans, ils ont tous commencé à mettre de la publicité même pour ceux qui payent. Et ils ont tous le problème du catalogue qui change tout le temps. Bref, deux choses qu’on a tous un jour reproché à la télé de faire, et qui était une raison de passer sur ces plateformes.

Mention spéciale à Amazon : tu payes un abonnement, mais pour certains — la plupart — des contenus, il faut les acheter en plus de l’abonnement. En gros, on paye à la fois pour entrer dans le magasin ET pour les produits.

Ah et à la fin, le produit n’est toujours pas à nous. Tu parles d’un foutage de gueule.

Avec tout ça, faut pas se poser de questions : l’offre légale est une absurdité. Personne n’en veut, mais le problème ce n’est pas nous, désolé. C’est à l’offre de s’adapter à la demande, pas l’inverse.

Maintenant, mettez-nous une licence globale :

La demande elle est là.
Maintenant, il vous reste à créer votre offre. La balle est dans votre camp.

Ah oui : et tout ça c’est évidemment après avoir payé une « taxe copie privée » sur n’importe quel appareil électronique actuel. Si vous traitez tous les clients comme des pirates dans tous les cas, pourquoi devrait-ils s’arrêter de pirater ?

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Image de Karl Lagerfeld avec le gilet jaune.
Bon ça y est, aujourd’hui, ce soir, cette nuit, j’ai dû utiliser mon gilet jaune sur un accident.

Rassurez-vous : je n’ai rien. Je ne faisais que passer (pardon pour la fausse joie de certains).
C’est pas moi l’accident.

J’ai juste donné mon gilet jaune à une des 10-15 personnes qui étaient là au bord de la route à gesticuler avec leur téléphone en mode lampe-torche sur une route sinueuse de forêt de montagne habillé en noir et qui n’avait pas le sien.

Je n’exagère pas. C’est une route de forêt. En montagne. Et la nuit.

Alors oui, après un accident, on est un peu choqué, étourdi, je sais de quoi je parle. Mais là ça semblait pas être la victime, plutôt un des (nombreux) témoins. Mais même.
J’espère au moins qu’avec mon gilet tout neuf, il survivra la nuit. Sans le gilet, ce n’était pas garanti, c’est moi qui le dit. Avec, il y a peut-être une chance que la victime de l’accident en question reste au singulier (victime ne signifiant pas d’être mort).

En tout cas, MERDE.

COMMENT ÇA SE FAIT QUE POUR DÉAMBULER DANS LA RUE TOUT LE MONDE POSSÈDE UN GILET JAUNE, MAIS QUAND Y A UN ACCIDENT DE VOITURE LA NUIT, PERSONNE — PAS UNE SEULE PERSONNE SUR LES 10-15 — N’AVAIT MIS LE SIEN ?

Y a PAS d’excuse. AUCUNE.
Ce truc est là précisément et exactement pour ça.
Vous êtes censés en avoir un dans la bagnole.

Personne ne me fera croire que dans les 5-6 voitures présentes, il n’y avait pas un ou deux gilets. Si c’est le cas, je cours jouer au loto, car je refuse de croire que ce soit statistiquement possible.
Donc : pourquoi personne n’en a mis ?

C’est ridicule. Ridicule et déprimant.

Car même ça, on peut pas le demander aux gens : accident = sortie AVEC le gilet (qui est censé être accessible avant de sortir, pas dans le coffre, donc).

D’une façon générale, si même ça c’est trop compliqué : comment on peut espérer que les gens sachent faire les premiers secours (au lieu de finir par aller aux urgences pour des conneries) ? Comment espérer qu’ils sachent ce qu’il faut faire quand y a l’alerte SAIP ? Sachent se préparer en cas de tempête, ou de catastrophe naturelle ? Sachent se servir d’un extincteur ?

Le bordel au rayon pâtes ou PQ n’est qu’un petit aperçu du chaos dans lequel on serait si demain un séisme ou un cyclone devait frapper la France. Heureusement qu’on n’est pas la Floride ou le Japon, pour ça. On n’a clairement aucune discipline, aucun respect pour les règles ou la logique des choses. Aucun esprit critique, bref on est juste bien trop con de sortir dehors au bord de la route la nuit vêtue tout en noir et espérer être vu par les gens qui passent.

Bref, ici, on ne sait pas mettre son gilet jaune quand il faut.
Et moi il m’en faut un autre. Ou pas : car j’en ai deux. Ou en avais. Maintenant j’en ai un.


PS : si tu me lis, toi à qui j’ai donné mon gilet jaune : oui je suis énervé : tu es invisible sur la route, et que surtout à cette heure, dans ces virages, dans la nuit, il en faut peu pour qu’on appelle l’ambulance une seconde fois. Personne ne veut ça, même moi, y compris quand ce n’est pas pour moi.

J’espère que tu ne le prend pas trop mal.
Juge-moi si tu veux, mais je t’ai sûrement sauvé la vie quand-même. Et t’as gagné un gilet jaune. T’es plutôt gagnant quand-même, disons qu’on est quitte.

Et garde le gilet.
Mais garde-le avec toi.

J’espère évidemment que ce soit la seule fois où il te servira. Dans le cas contraire, y a des chances qu’il te sauve la vie peut-être encore.

Courage.


Je suis un scientifique.
J’utilise la science pour améliorer mon quotidien et celui des autres. La science ce sont des expériences et des conclusions basées sur celles-ci. Alors faisons une expérience !

Mettez votre voiture avec des phares dans un chemin. Maintenant mettez deux personnes à 150 mètres devant. L’un avec un gilet fluorescent muni de bandes rétroréfléchissantes, l’autre avec une LED de téléphone.

Dîtes moi laquelle vous voyez le mieux.

OK ? C’est fait ?
Donc maintenant vous savez pourquoi on demande à avoir un gilet jaune dans la voiture et pas un portable avec une LED.

Le gilet renvoie la lumière des puissants phares de voitures directement vers la voiture, pratiquement sans dispersion. La LED, c’est juste une LED, qui éclaire à peine plus qu’une bougie et plus personne ne la voit au delà de 20 mètres.
Même une tshirt blanc serait plus efficace qu’un téléphone.

Il n’y a aucun scénario où votre téléphone est plus lumineux qu’un dispositif rétroréfléchissant.

C’est pour ça que les bandes blanches sur la route, les panneaux de signalisation, et les gilets de haute visibilité (jaunes, oranges, verts…) sont tous des dispositifs rétroréfléchissants : parce que c’est efficace, parce que ça marche. Que ça marche bien.

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Image de Karl Lagerfeld avec le gilet jaune.
Bon ça y est, aujourd’hui, ce soir, cette nuit, j’ai dû utiliser mon gilet jaune sur un accident.

Rassurez-vous : je n’ai rien. Je ne faisais que passer (pardon pour la fausse joie de certains).
C’est pas moi l’accident.

J’ai juste donné mon gilet jaune à une des 10-15 personnes qui étaient là au bord de la route à gesticuler avec leur téléphone en mode lampe-torche sur une route sinueuse de forêt de montagne habillé en noir et qui n’avait pas le sien.

Je n’exagère pas. C’est une route de forêt. En montagne. Et la nuit.

Alors oui, après un accident, on est un peu choqué, étourdi, je sais de quoi je parle. Mais là ça semblait pas être la victime, plutôt un des (nombreux) témoins. Mais même.
J’espère au moins qu’avec mon gilet tout neuf, il survivra la nuit. Sans le gilet, ce n’était pas garanti, c’est moi qui le dit. Avec, il y a peut-être une chance que la victime de l’accident en question reste au singulier (victime ne signifiant pas d’être mort).

En tout cas, MERDE.

COMMENT ÇA SE FAIT QUE POUR DÉAMBULER DANS LA RUE TOUT LE MONDE POSSÈDE UN GILET JAUNE, MAIS QUAND Y A UN ACCIDENT DE VOITURE LA NUIT, PERSONNE — PAS UNE SEULE PERSONNE SUR LES 10-15 — N’AVAIT MIS LE SIEN ?

Y a PAS d’excuse. AUCUNE.
Ce truc est là précisément et exactement pour ça.
Vous êtes censés en avoir un dans la bagnole.

Personne ne me fera croire que dans les 5-6 voitures présentes, il n’y avait pas un ou deux gilets. Si c’est le cas, je cours jouer au loto, car je refuse de croire que ce soit statistiquement possible.
Donc : pourquoi personne n’en a mis ?

C’est ridicule. Ridicule et déprimant.

Car même ça, on peut pas le demander aux gens : accident = sortie AVEC le gilet (qui est censé être accessible avant de sortir, pas dans le coffre, donc).

D’une façon générale, si même ça c’est trop compliqué : comment on peut espérer que les gens sachent faire les premiers secours (au lieu de finir par aller aux urgences pour des conneries) ? Comment espérer qu’ils sachent ce qu’il faut faire quand y a l’alerte SAIP ? Sachent se préparer en cas de tempête, ou de catastrophe naturelle ? Sachent se servir d’un extincteur ?

Le bordel au rayon pâtes ou PQ n’est qu’un petit aperçu du chaos dans lequel on serait si demain un séisme ou un cyclone devait frapper la France. Heureusement qu’on n’est pas la Floride ou le Japon, pour ça. On n’a clairement aucune discipline, aucun respect pour les règles ou la logique des choses. Aucun esprit critique, bref on est juste bien trop con de sortir dehors au bord de la route la nuit vêtue tout en noir et espérer être vu par les gens qui passent.

Bref, ici, on ne sait pas mettre son gilet jaune quand il faut.
Et moi il m’en faut un autre. Ou pas : car j’en ai deux. Ou en avais. Maintenant j’en ai un.


PS : si tu me lis, toi à qui j’ai donné mon gilet jaune : oui je suis énervé : tu es invisible sur la route, et que surtout à cette heure, dans ces virages, dans la nuit, il en faut peu pour qu’on appelle l’ambulance une seconde fois. Personne ne veut ça, même moi, y compris quand ce n’est pas pour moi.

J’espère que tu ne le prend pas trop mal.
Juge-moi si tu veux, mais je t’ai sûrement sauvé la vie quand-même. Et t’as gagné un gilet jaune. T’es plutôt gagnant quand-même, disons qu’on est quitte.

Et garde le gilet.
Mais garde-le avec toi.

J’espère évidemment que ce soit la seule fois où il te servira. Dans le cas contraire, y a des chances qu’il te sauve la vie peut-être encore.

Courage.


Je suis un scientifique.
J’utilise la science pour améliorer mon quotidien et celui des autres. La science ce sont des expériences et des conclusions basées sur celles-ci. Alors faisons une expérience !

Mettez votre voiture avec des phares dans un chemin. Maintenant mettez deux personnes à 150 mètres devant. L’un avec un gilet fluorescent muni de bandes rétroréfléchissantes, l’autre avec une LED de téléphone.

Dîtes moi laquelle vous voyez le mieux.

OK ? C’est fait ?
Donc maintenant vous savez pourquoi on demande à avoir un gilet jaune dans la voiture et pas un portable avec une LED.

Le gilet renvoie la lumière des puissants phares de voitures directement vers la voiture, pratiquement sans dispersion. La LED, c’est juste une LED, qui éclaire à peine plus qu’une bougie et plus personne ne la voit au delà de 20 mètres.
Même une tshirt blanc serait plus efficace qu’un téléphone.

Il n’y a aucun scénario où votre téléphone est plus lumineux qu’un dispositif rétroréfléchissant.

C’est pour ça que les bandes blanches sur la route, les panneaux de signalisation, et les gilets de haute visibilité (jaunes, oranges, verts…) sont tous des dispositifs rétroréfléchissants : parce que c’est efficace, parce que ça marche. Que ça marche bien.

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Photo d’un éclipse en timelapse avec de multiples poses.

— Quel est le jour, Julien ?
— Non, quel est le jour Julien, Julien !

Pardon pour la blagounette.
Je réfère en vrai à mon nouvel outil : Quel est le jour Julien ?

Notre calendrier Grégorien, comme le calendrier Julien (celui de César, sur lequel le Grégorien s’inspire), font état de nombreuses complications : années bissextiles, années séculaires parfois bissextiles et parfois non, le fait qu’il n’y a aucune date entre le 4 et le 15 octobre 1582, que l’année 0 n’existe pas, etc.

Les calculs d’écarts entre plusieurs dates devient vite compliqué.

Il est donc utilisé la date Julienne (qui n’a rien avoir avec le calendrier Julien #simplification on a dit !). Cette date est simplement un nombre qui s’incrémente à chaque fois que le Soleil passe par le midi solaire.

Le début du comptage est fixé au 1ᵉʳ janvier de l’an 4713 avant J.-C. à 12 heures temps universel.
Et depuis on incrémente les jours qui passent.

Avant de crier au WTF, notons que le geek, enfin un qui se respecte, compte les secondes qui passent depuis le 1ᵉʳ janvier de l’an 1970 après J.-C., qui plus est sur des bit, ce qui n’est pas tellement moins arbitraire).

En tout cas, cela simplifie largement les calculs, et la date julienne est utilisée en astronomie, notamment.

Pourquoi cet outil ? Car j’en avais besoin pour recréer un calendrier Révolutionnaire Français. Ce calendrier-là utilise comme début l’équinoxe d’automne. Équinoxe, qui, incidemment, s’est produit dimanche dernier ! Il y a deux jours donc, on passait à une nouvelle année révolutionnaire dans l’indifférence générale… pfff… et ça ose s’appeler anti-système ? C’est nul.

… Or le calcul de l’équinoxe est un calcul astronomique, et ça implique donc des calculs en dates juliennes !

C’est marrant : le simple fait de faire un petit outil sur un calendrier franco-français depuis longtemps tombé en désuétude (et dans l’oubli même dans les circuits du LCR [vous l’avez ? LCR, circuit, non ?]) me fait faire un outil comme ça.

Ah et tant qu’à faire, le calcul de l’équinoxe implique aussi des calculs sur la position du Soleil dans le ciel et la compréhension de l’Équation du Temps. Donc ça me fera là aussi des outils supplémentaires (et des articles sur CS.eu, car c’est assez fun).

La position du Soleil peut être utile pour un tracker solaire, par exemple pour les panneaux photovoltaïques qui suivent le Soleil.

… ou bien utile dans une page web qui afficherait moult astres sur un fond de ciel nocturne… Voire qui pourrait suivre l’orientation du téléphone en utilisant l’accéléromètre intégré. Je dis ça je dis rien. En tout cas, je projette de faire ça en JS (non pas la blouse, s’il vous plaît…) :-D

Depuis quelques jours, donc, je suis sur des calculs à propos de l’excentricité orbitale de la Terre, la déclinaison et l’azimut du Soleil en fonction d’une date-heure donnée, et des différences de durées dans plusieurs calendriers différents, et bien-sûr tout ça avec les bugs du JavaScript qui vont avec (genre les mois qui vont de 0 à 11, mais les jours qui vont de 1 à 31, #logiqueTaMère).

C’est amusant.
On s’amuse comme on peut.
Mais on apprend plein de choses.

image d’en-tête de Jimnista

";s:7:"content";s:3984:"

Photo d’un éclipse en timelapse avec de multiples poses.

— Quel est le jour, Julien ?
— Non, quel est le jour Julien, Julien !

Pardon pour la blagounette.
Je réfère en vrai à mon nouvel outil : Quel est le jour Julien ?

Notre calendrier Grégorien, comme le calendrier Julien (celui de César, sur lequel le Grégorien s’inspire), font état de nombreuses complications : années bissextiles, années séculaires parfois bissextiles et parfois non, le fait qu’il n’y a aucune date entre le 4 et le 15 octobre 1582, que l’année 0 n’existe pas, etc.

Les calculs d’écarts entre plusieurs dates devient vite compliqué.

Il est donc utilisé la date Julienne (qui n’a rien avoir avec le calendrier Julien #simplification on a dit !). Cette date est simplement un nombre qui s’incrémente à chaque fois que le Soleil passe par le midi solaire.

Le début du comptage est fixé au 1ᵉʳ janvier de l’an 4713 avant J.-C. à 12 heures temps universel.
Et depuis on incrémente les jours qui passent.

Avant de crier au WTF, notons que le geek, enfin un qui se respecte, compte les secondes qui passent depuis le 1ᵉʳ janvier de l’an 1970 après J.-C., qui plus est sur des bit, ce qui n’est pas tellement moins arbitraire).

En tout cas, cela simplifie largement les calculs, et la date julienne est utilisée en astronomie, notamment.

Pourquoi cet outil ? Car j’en avais besoin pour recréer un calendrier Révolutionnaire Français. Ce calendrier-là utilise comme début l’équinoxe d’automne. Équinoxe, qui, incidemment, s’est produit dimanche dernier ! Il y a deux jours donc, on passait à une nouvelle année révolutionnaire dans l’indifférence générale… pfff… et ça ose s’appeler anti-système ? C’est nul.

… Or le calcul de l’équinoxe est un calcul astronomique, et ça implique donc des calculs en dates juliennes !

C’est marrant : le simple fait de faire un petit outil sur un calendrier franco-français depuis longtemps tombé en désuétude (et dans l’oubli même dans les circuits du LCR [vous l’avez ? LCR, circuit, non ?]) me fait faire un outil comme ça.

Ah et tant qu’à faire, le calcul de l’équinoxe implique aussi des calculs sur la position du Soleil dans le ciel et la compréhension de l’Équation du Temps. Donc ça me fera là aussi des outils supplémentaires (et des articles sur CS.eu, car c’est assez fun).

La position du Soleil peut être utile pour un tracker solaire, par exemple pour les panneaux photovoltaïques qui suivent le Soleil.

… ou bien utile dans une page web qui afficherait moult astres sur un fond de ciel nocturne… Voire qui pourrait suivre l’orientation du téléphone en utilisant l’accéléromètre intégré. Je dis ça je dis rien. En tout cas, je projette de faire ça en JS (non pas la blouse, s’il vous plaît…) :-D

Depuis quelques jours, donc, je suis sur des calculs à propos de l’excentricité orbitale de la Terre, la déclinaison et l’azimut du Soleil en fonction d’une date-heure donnée, et des différences de durées dans plusieurs calendriers différents, et bien-sûr tout ça avec les bugs du JavaScript qui vont avec (genre les mois qui vont de 0 à 11, mais les jours qui vont de 1 à 31, #logiqueTaMère).

C’est amusant.
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Une borne de chargement EV à domicile.
Depuis quelques mois (années), je traite beaucoup du sujet de la voiture électrique sur ce site.
Ce sujet étant à la fois nouveau, [inutilement] polémique, techniquement intéressant, sur lequel on entend et lit de tout et n’importe quoi, et surtout qu’il est entre mes mains, me plaît et sur lequel il y a beaucoup à dire, il est tout à fait logique que j’en parle.

Cela ne semble pas plaire à tout le monde. Soi-disant parce que mon blog est un blog informatique.

Pour répondre en une ligne : je continuerais d’écrire sur ce que je veux, et si ça vous pose problème, ne lisez pas. Que voulez-vous que je dise ? Allez ailleurs.

Plus longuement, je ne sais pas où vous avez vu que ce blog était un blog informatique, mais c’est faux. C’est un blog. Un blog tout court.

Oui, l’informatique est un des sujets qui a été le plus traité ici, historiquement et parce que ça m’intéresse aussi et sur lequel j’ai des choses à dire, mais ça n’a jamais signifié que je ne parlerai pas d’autre chose. Aujourd’hui, un des sujets abordés est la mobilité électrique : voitures, bornes, tarifs, technologies, bonnes pratiques, débunkage, idées reçues… tous ces trucs-là.

Donc, s’il vous plaît ne venez pas me dire ce que j’ai le droit (ou le devoir) de dire ou non sur mon site. Si un sujet ne vous plaît pas, le problème est chez vous, et la solution aussi : ne venez pas lire.

Et s’il ne vous plaît pas, c’est la même chose.


Quand j’ai commencé à bloguer, ici, je venais de changer mon système d’exploitation Windows pour du Linux. J’ai découvert des astuces et écrit des mémos en tout genre, au début au bloc-note, pour mon futur-moi, mais peu à peu pour les autres à force de voir des questions sur les forums auquel j’avais découvert la réponse de mon côté. J’ai donc ouvert un site pour publier tout ça sous forme de tutos puis d’articles de blog.

À l’époque, je parlais beaucoup de Linux.

Cela n’a jamais posé problème à qui que ce soit. Vous êtes même venus lire ici pour ça.

Aujourd’hui, j’utilise toujours Linux, mais j’ai aussi une voiture électrique. Et j’ai envie de partager mes remarques, astuces, découvertes, informations… ici sur mon blog.

Si les ventes parlent de ~25 % d’électriques, sur le parc total on est toujours qu’à environ 2~3 % de voitures électriques. Rouler en électrique au quotidien est donc loin d’être vécu par la majorité des gens. Ça reste un sujet qui suscite de l’intérêt, de la curiosité, et où ceux qui connaissent peuvent partager des choses utiles à tout le monde. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas en entende parler : ne lisez pas.

Convaincre les gens n’est pas mon but. Je ne suis pas Tesla, ni le réchauffement climatique, ni un vendeur de lithium. Je ne suis pas non plus TF1, Stellantis ou Total qui veulent vous convaincre du contraire. Perso je m’en fiche de ce que vous faites. Juste, moi, si je roule, je préfère le faire en voiture électrique et pour tout un tas de raisons (que je donne ici). Parce que je peux. Parce que ça m’amuse, que c’est intéressant.

Et si d’autres personnes que moi peuvent trouver ça intéressant ou utile — et c’est le cas — et bah tant mieux ! C’est à eux que je m’adresse.

Tous les autres, vous êtes assez grand pour ignorer ces articles. La majorité d’entre vous le font, mais il reste toujours quelques relous qui me reprochent d’écrire sur des sujets qui ne les intéressent pas comme si nous autres blogueurs étaient à leur solde. Sachez que c’est n’est pas un reproche, ni même une remarque qu’il est convenable de faire à un blogueur, ni à personne d’ailleurs.

Vous avez l’habitude des influenceurs qui s’adaptent à leur audience, car leur but est de plaire à un max de monde pour gagner un max de blé. Eh ben ici, ce n’est pas le cas : je ne gagne pas un max d’argent ici, je me fiche de plaire à un max de monde, et je n’ai pas à m’adapter à qui que ce soit.


MàJ : merci pour les messages à tous, qui vont dans le sens où je continue à publier sur ce que je veux, ici !

Je précise quand-même que cet article est destiné uniquement sur la forme, pas le fond. Je n’exige pas qu’on partage mon avis pour venir me lire ; j’exige simplement qu’on me laisse me parler de ce que je veux, ici, chez moi.

Heureusement, la majorité comprend ça (et l’a toujours compris). C’est vraiment quelques personnes qui n’ont pas compris ça, et de temps en temps un point est nécessaire, c’est comme ça.

Je ne sais pas si d’autres blogueurs reçoivent également des messages d’injonction de se taire ou d’écrire plus, ou de changer de sujet, mais ça m’est toujours arrivé, de temps en temps (minoritairement). Il faut bien des mécontent, j’en suis conscient, mais je trouve toujours surprenant le fait de pouvoir penser qu’on peut exiger quelque chose de quelqu’un d’autre comme ça, qui plus est gratuitement, qui plus est d’un inconnu, et en plus chez lui.

image d’en-tête de Automotive Rhythms

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Une borne de chargement EV à domicile.
Depuis quelques mois (années), je traite beaucoup du sujet de la voiture électrique sur ce site.
Ce sujet étant à la fois nouveau, [inutilement] polémique, techniquement intéressant, sur lequel on entend et lit de tout et n’importe quoi, et surtout qu’il est entre mes mains, me plaît et sur lequel il y a beaucoup à dire, il est tout à fait logique que j’en parle.

Cela ne semble pas plaire à tout le monde. Soi-disant parce que mon blog est un blog informatique.

Pour répondre en une ligne : je continuerais d’écrire sur ce que je veux, et si ça vous pose problème, ne lisez pas. Que voulez-vous que je dise ? Allez ailleurs.

Plus longuement, je ne sais pas où vous avez vu que ce blog était un blog informatique, mais c’est faux. C’est un blog. Un blog tout court.

Oui, l’informatique est un des sujets qui a été le plus traité ici, historiquement et parce que ça m’intéresse aussi et sur lequel j’ai des choses à dire, mais ça n’a jamais signifié que je ne parlerai pas d’autre chose. Aujourd’hui, un des sujets abordés est la mobilité électrique : voitures, bornes, tarifs, technologies, bonnes pratiques, débunkage, idées reçues… tous ces trucs-là.

Donc, s’il vous plaît ne venez pas me dire ce que j’ai le droit (ou le devoir) de dire ou non sur mon site. Si un sujet ne vous plaît pas, le problème est chez vous, et la solution aussi : ne venez pas lire.

Et s’il ne vous plaît pas, c’est la même chose.


Quand j’ai commencé à bloguer, ici, je venais de changer mon système d’exploitation Windows pour du Linux. J’ai découvert des astuces et écrit des mémos en tout genre, au début au bloc-note, pour mon futur-moi, mais peu à peu pour les autres à force de voir des questions sur les forums auquel j’avais découvert la réponse de mon côté. J’ai donc ouvert un site pour publier tout ça sous forme de tutos puis d’articles de blog.

À l’époque, je parlais beaucoup de Linux.

Cela n’a jamais posé problème à qui que ce soit. Vous êtes même venus lire ici pour ça.

Aujourd’hui, j’utilise toujours Linux, mais j’ai aussi une voiture électrique. Et j’ai envie de partager mes remarques, astuces, découvertes, informations… ici sur mon blog.

Si les ventes parlent de ~25 % d’électriques, sur le parc total on est toujours qu’à environ 2~3 % de voitures électriques. Rouler en électrique au quotidien est donc loin d’être vécu par la majorité des gens. Ça reste un sujet qui suscite de l’intérêt, de la curiosité, et où ceux qui connaissent peuvent partager des choses utiles à tout le monde. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas en entende parler : ne lisez pas.

Convaincre les gens n’est pas mon but. Je ne suis pas Tesla, ni le réchauffement climatique, ni un vendeur de lithium. Je ne suis pas non plus TF1, Stellantis ou Total qui veulent vous convaincre du contraire. Perso je m’en fiche de ce que vous faites. Juste, moi, si je roule, je préfère le faire en voiture électrique et pour tout un tas de raisons (que je donne ici). Parce que je peux. Parce que ça m’amuse, que c’est intéressant.

Et si d’autres personnes que moi peuvent trouver ça intéressant ou utile — et c’est le cas — et bah tant mieux ! C’est à eux que je m’adresse.

Tous les autres, vous êtes assez grand pour ignorer ces articles. La majorité d’entre vous le font, mais il reste toujours quelques relous qui me reprochent d’écrire sur des sujets qui ne les intéressent pas comme si nous autres blogueurs étaient à leur solde. Sachez que c’est n’est pas un reproche, ni même une remarque qu’il est convenable de faire à un blogueur, ni à personne d’ailleurs.

Vous avez l’habitude des influenceurs qui s’adaptent à leur audience, car leur but est de plaire à un max de monde pour gagner un max de blé. Eh ben ici, ce n’est pas le cas : je ne gagne pas un max d’argent ici, je me fiche de plaire à un max de monde, et je n’ai pas à m’adapter à qui que ce soit.


MàJ : merci pour les messages à tous, qui vont dans le sens où je continue à publier sur ce que je veux, ici !

Je précise quand-même que cet article est destiné uniquement sur la forme, pas le fond. Je n’exige pas qu’on partage mon avis pour venir me lire ; j’exige simplement qu’on me laisse me parler de ce que je veux, ici, chez moi.

Heureusement, la majorité comprend ça (et l’a toujours compris). C’est vraiment quelques personnes qui n’ont pas compris ça, et de temps en temps un point est nécessaire, c’est comme ça.

Je ne sais pas si d’autres blogueurs reçoivent également des messages d’injonction de se taire ou d’écrire plus, ou de changer de sujet, mais ça m’est toujours arrivé, de temps en temps (minoritairement). Il faut bien des mécontent, j’en suis conscient, mais je trouve toujours surprenant le fait de pouvoir penser qu’on peut exiger quelque chose de quelqu’un d’autre comme ça, qui plus est gratuitement, qui plus est d’un inconnu, et en plus chez lui.

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Voici un extrait d’une facture de recharge EV :

Exemple d’une facture de recharge EV.
Facture ChargeMyHyundai (extrait), août 2024.

Note : les prix indiqués ici sont HT. Il est rajouté 20 % sur le montant final (TTC). J’en tiens compte dans la suite de cet article.

On va voir tout ce que ça dit.

Pour commencer, il s’agit ici des recharges faites sur des bornes Ionity avec le badge ChargeMyHyundai (« CMH »). Pour le badge, j’utilise tout simplement le badge que Hyundai m’a proposé avec la voiture. Je n’y suis pas forcé.

On distingue ici les deux :

Quand on recharge sa voiture, il y a toujours un opérateur de mobilité et un opérateur de recharge. Parfois la même entité peut effectuer les deux opérations. Ionity est un exemple : on peut très bien utiliser l’application Ionity sur les bornes Ionity. Dans mon cas, je préfère passer par CMH car Ionity ne propose pas de badges physiques.

J’aurais aussi pu utiliser un badge Shell, ChargeMap ou Freshmile. Et recharger ailleurs, sur une borne Total, SIEG63, FastNed, eON, par exemple. Mais le combo CMH-Ionity est ce que je privilégie.

Voyons maintenant le détail des recharges, et pour ça il faut commencer par poser le tarif et l’abonnement que j’ai choisi de souscrire.

Tarif & abonnement

La tarification est un accord entre l’opérateur de recharge (Ionity) et l’opérateur de mobilité (CMH).

Chez Ionity et en passant par CMH, sont proposés deux tarifs au client :

Si l’on fait les comptes, on constate une économie de −0,20 €/kWh, en payant 7,49 €/mois. Autrement dit, dès qu’on recharge plus de 37,45 kWh par mois chez Ionity, les économies réalisées sur chaque kWh sont plus importantes que le prix de l’abonnement.

Dans la pratique 37,45 kWh sont largement dépassés dès la première charge du mois. L’abonnement est donc avantageux si on fait ça.

Note : Ionity propose une application directe, qui s’affranchit de l’opérateur de mobilité CMH. Niveau tarif, l’abonnement passe à 4,99 €, et le reste est identique. C’est donc 2,50 € moins cher, et devient rentable dès 24,95 kWh rechargés chaque mois chez eux, par rapport au tarif Normal.
Je pourrais tout à fait passer par l’application Ionity, mais on va dire que j’ai mes raisons d’utiliser le badge, même si je paye 2,50 € de plus.

Sur la facture du mois d’août ci-dessus, il n’y a que le prix au kWh.
Il faut donc ajouter 7,49 € pour le mois d’août. Mais comme j’ai expliqué : cela reste avantageux par rapport au tarif de base à 0,59 €/kWh et sans abonnement.

Détail des charges

On note que les « grandes recharges » tournent autour de 18-19 € HT, soit environ 21-22 € TTC.
Avec ça, je tire environ 55-60 kWh d’électricité. Je paye donc bien 0,39 €/kWh si l’on fait le rapport entre les deux.

Sur ma voiture 55-60 kWh correspondent grosso-modo à une recharge de 15 à 85 % typiquement. Je prends ici en compte l’énergie délivrée par la borne (et facturée), mais dont une partie peut-être non stockée dans la batterie, car servant au refroidissement de la voiture lors de la charge. J’estime cela à ~2 kWh (soit 3 à 4 % du total).

Enfin, 55-60 kWh, sur ma voiture, cela me permet de rouler 300-350 km sur autoroute (à 110 km/h, qui est ma vitesse habituelle), en plein mois d’août, donc avec la climatisation à un niveau confortable. Je tourne en effet autour de 16-17 kWh/100 km dans ces conditions, incluant les pertes électriques et thermiques lors de la charge.

On peut désormais faire le calcul sur ce que ça me coûte au 100 km :

17 kWh/100 km × 0,39 €/kWh = 6,63 €/100 km

À ceci, il faut ajouter 7,49 €/mois.
Sachant que j’ai roulé largement plus de 100 km en août, ces 7,49 € ne représentent même pas 5 % de la facture totale.

Admettons donc que l’on soit autour de 7 €/100 km. Toujours sur d’autoroute (110 km/h constants), avec la clim, sur bornes rapides et incluant l’abonnement mensuel. Bref, tout compris.

Dit autrement, c’est clairement le cas de figure le plus cher : en chargeant à la maison, je tourne à moins de 2 €/100 km.

Concernant les durées de recharge

On voit qu’une « grande » recharge qui permet de passer de 15 à 85 % dure typiquement 20 minutes.
Il s’agit d’une recharge typique et normale.

Il est assez rare que j’arrive à une borne à un niveau plus bas. En effet, 15 % de batterie me laissent de la marge pour prendre la station d’après si celle-ci est pleine (ça m’est arrivé une fois cet été) ou complètement en panne.
Il est également très rare que je parte au-delà 85 % : après ce niveau de charge, la recharge ralentit sensiblement car la batterie est chaude et presque pleine. Pour donner un chiffre : je me traîne alors typiquement à 120 kW (oui, sur une Ioniq, 120 kW c’est se traîner). Ceci ne pose en tout pas de problème : une fois qu’on a fait pipi, qu’on a bu un café et qu’on revient à la voiture, on n’a pas envie d’attendre davantage, surtout si l’on sait que c’est inutile.

On constate une grande régularité sur les 3 charges les plus longues de cet extrait.
La charge sur l’aire de Capens-Volvestre (pas loin de Toulouse) a durée 26 minutes et a chargé 55 kWh. Il est probable que ce fut une charge de 25 à 90 %, donc légèrement hors de la plage optimale. Je me suis traîné un peu sur l’aire et du coup j’ai perdu du temps. Mais qu’importe : la voiture continue de charger, même si c’est moins rapide. Ce n’est pas grave, en moins lorsque la station est vide comme c’était le cas.

Les charges les plus courtes, ici sur l’aide de Lagarde dans la Lozère, et l’aire de Taponas, au-dessus de Lyon, n’ont rechargé que 27 à 29 kWh durant 10 et 16 minutes (pour moins de 10 € HT à chaque fois).
Ces arrêts étaient des arrêts « pipi » : des pauses humaines, pas des pauses recharge. Je me suis simplement mis en charge pour ne pas m’arrêter pour rien, mais ça n’était pas une obligation : je n’aurais pas fait ces arrêts si ce n’était pour moi. L’avantage de se mettre en charge quand-même, c’est que du coup on peut repousser l’arrêt suivant, du point de vue de la voiture.

Une autre remarque peut-être faite sur la vitesse de recharge. Sur l’aire de Taponas, où l’arrêt concerne l’humain et pas la voiture, la batterie est à un haut niveau de charge (50 %). L’on a tout de même récupéré 29 kWh en 16 minutes, soit 1,82 kWh/min, ou encore une puissance de charge moyenne de 108 kW.
Ceci est à mettre en perspective avec la recharge à l’aire de Lagarde : ici j’ai récupéré presque autant (27 kWh) en presque moitié moins de temps (9 minutes). La recharge s’est faite ici à 2,97 kWh/min et une puissance de charge moyenne de 178 kW.
Cette différence est la conséquence de recharger dans la bonne plage : la voiture charge beaucoup plus vite entre 5 % et 60 % qu’entre 60 et 100 % (et si j’ai arrêté la charge après 9 minutes malgré une bonne vitesse de charge, c’est juste que j’étais presque arrivé et que charger davantage ici n’était pas pertinent).

On peut dire la même chose de la vitesse de recharge à Frouard, près de Nancy : 59 kWh récupérés en 20 minutes, soit une puissance moyenne de 177 kW. J’y étais arrivé avec une batterie à 8 %, offrant donc des conditions de recharge optimales afin de recharger beaucoup d’énergie en relativement peu de temps.

Et ailleurs que CMH et Ionity ?

Comme j’ai dit : ceci est la facture de CMH qui ne comporte que les charges chez Ionity.
Dans les faits, je possède plusieurs cartes de différents opérateurs de mobilité. L’intérêt de ça fera l’objet d’un autre article, mais disons que cela permet d’avoir les bonnes combinaisons : badge+borne, et payer systématiquement moins cher.

CMH est parmi les plus avantageux chez Ionity, mais chez Total ou Shell, par exemple, il est très très cher, et d’autres cartes lui sont préférables. J’utilise donc ça CMH pour Ionity, et d’autres cartes pour d’autres réseaux.

Durant l’été, j’ai voyagé à travers toute la France et même à l’étranger. J’ai utilisé plusieurs badges différents, sur toutes sortes de bornes, en essayant à chaque fois de prendre un tarif intéressant, au niveau du prix, mais aussi sur le trajet et avec les commodités pas trop loin (restaurant, WC, etc.). Sur autoroute, le combo CMH-Ionity est un bon combo. Pas le meilleur (Renault Mobilize-Ionity fait mieux), mais un bon combo tout de même.

C’est donc ce que j’ai privilégié dès que j’ai pu, et il s’agit de ce que j’utilise le plus pour ma voiture (en dehors de la recharge à domicile).

Conclusion

Qu’est-ce que tout ceci est censé nous enseigner ?

Non, charger ne coûte pas cher

Certainement pas plus cher qu’une thermique, et jamais je ne suis à 13 €/100 km. Je pourrais atteindre 13 € en cherchant le badge le plus cher sur la borne la plus chère (par exemple si j’avais une voiture de fonction et une carte payée par mon patron à qui j’aimerais faire perdre de l’argent — pas que qui que ce soit fait ça), mais ce n’est pas mon intérêt.

Aucune thermique, ne fera moins de 7 €/100 km sur l’autoroute en été. À la limite une PHEV : je faisais autour 6-7 €/100 km avec ma Ioniq Plug-In avant, mais ça tire parti de l’électricité aussi. Même le GPL et l’E85 ont pris cher (~1 €/L actuellement), de telle sorte qu’on ne doit pas passer sous les 7 €/100 km dans les mêmes conditions.
… et encore moins une thermique « équivalente » : puissance, taille, confort, équipement… Mon véhicule n’est pas non plus la finition la plus optimisée : si on se met à chercher la perle rare, je peux moi aussi descendre encore plus bas. Mais j’ai choisi de prendre ma voiture, ma config, ma facture. Pour avoir quelque chose de réaliste et personnel.

Qui plus est, 7 €/100 km, c’est le prix sur autoroute, donc le plus cher : essayez de rouler à 7 €/100 km en faisant le plein sur les aires d’autoroute, pour comparer ce qui est comparable. Quant à moi, si je charge sur une borne lente à un hôtel ou mieux encore à la maison, le coût au 100 km sera bien plus bas.

Ceci est effectivement réalisé avec un badge précis sur un opérateur de charge précis : c’est parfaitement étudié, car tout le monde fait ça. Tout le monde regarde les prix. Même en thermique.
Maintenant, j’ai utilisé la carte proposée lors de l’achat de la voiture avec le réseau de charge le plus populaire sur autoroutes. Si l’on peut m’accuser de quelque chose dans la recherche des bons plans, c’est juste d’être le plus mainstream possible.

Si j’avais voulu réellement trouver le combo le moins cher de tous, j’aurais pu prendre les bornes IE-Charge (0,25 à 0,29 €/kWh, mais les bornes sont rares, hors autoroute, perdues loin de tout — ce qui n’enlève rien à leur intérêt, si seulement elles étaient fonctionnelles). Ou encore prendre la carte Renault Mobilize qui propose Ionity pour 0,29 €/kWh (et 5 € d’abonnement). Mais dans mon cas, Renault étant Renault, leur badge n’accepte pas ma banque comme moyen de paiement et ils sont à la ramasse totale quand j’essaye de les contacter, donc je paye plus cher pour un truc qui marche, tant pis.

Non, charger ne prend pas 3 heures

Je suis parfaitement conscient que sur une Ioniq 6 (et leurs petites sœurs techniques : Ioniq 5, EV6, GV60, EV9…), on a des performances de charge très élevées, mais il n’appartient qu’aux journalistes de prendre ces voitures destinées à avaler les kilomètres dans un reportage qui parle d’avaler des kilomètres.

Comme j’aime le dire : on ne prend pas une voiture de Formule 1 pour ramasser des bottes de foin dans un champ boueux ; et on ne prend pas non plus une Zoé sans CCS pour faire Paris-Marseille. Les EV sont moins versatiles que les thermiques, il serait idiot de le nier, mais ça implique donc de choisir la bonne voiture pour la bonne application (et le bon reportage) : ne pas le faire serait au mieux se rajouter de la difficulté, au pire chercher à obtenir un résultat orienté, voire malhonnête.

Et puis les voitures qui chargent moins vite ne sont pas à 3 heures de charge, faut arrêter : elles sont, selon les modèles, entre 25 à 40 minutes maximum sur un 10-80 % avec 200-300 km à chaque fois. Rien qui se rapproche de 3 heures de charge sur un trajet de 300 km.

Oui, il faut charger intelligemment

Les performances de recharge dépendent du moment que vous choisissez pour recharger.

Si vous commencez à transpirer et à vous brancher dès que vous tombez à 50 %, soit vous êtes nouveau avec les EV et ça peut se comprendre (et ça passera, je vous assure), soit, si vous le faites encore après 6 mois, vous n’êtes pas fait pour conduire une EV, soit vous le faites exprès lors d’un reportage auto pour TF1, car vous avez reçu comme consigne de faire de la merde.

La charge est plus rapide lorsqu’on la fait entre 5 % et 80 %. Tout ce qui est en dehors de ça, c’est une perte de temps, à la fois pour vous et pour les autres qui attendent si la station est pleine.

Oui, on peut faire de longues distances sur une charge

Sur cette facture, les deux dernières charges à Taponas (au-dessus de Lyon) et à Frouard (au-dessus de Nancy) sont les seules charges sur ce trajet (qui faisait partie d’un déplacement beaucoup plus long). J’ai fait Lyon-Nancy sans peiner sur une seule charge, soit environ 360 km.

Je sais que Jean-Michel Diesel ne sera pas impressionné, mais on s’en fiche de lui. Si l’autonomie était la seule chose d’importance dans le choix d’une voiture, tout le monde roulerait en Ram 1500 qui font 1 200 km grâce à leur réservoir de 125 ℓ.

Or tout le monde ne roule pas avec ça, c’est donc bien qu’il y a d’autres points importants dans le choix d’une bagnole. Personnellement, avant mon électrique j’ai eu trois voitures donc les autonomies étaient de 1000 km, 950 km et 1150 km (respectivement deux Diesel et une hybride rechargeable essence-électrique). J’ai pourtant préféré changer pour une électrique qui n’a « que » 500 km d’autonomie (400 sur autoroute), parce que, comme j’ai dit : l’autonomie n’est pas la seule chose que je recherche.

On fait plus de pauses humaines que de pauses recharge

Avec cette voiture, l’autonomie est telle que la voiture demande moins de pauses que les gens qui sont dedans.

Là encore, on aura toujours Jean-Michel Chameau qui peut rouler 12 heures et pisser dans une bouteille vide pendant qu’il tient le volant avec ses pieds, mais une pause de temps en temps avec une bonne hydratation restent préférables. Dans ces cas-là, c’est bien la voiture qui s’en accommode, et pas nous qui nous accommodions à la voiture.

Je conseille d’ailleurs, si l’on s’arrête pour nous, de tout de même mettre la voiture à charger : ça ne sera jamais perdu (sauf dans le cas extrême où l’on est à 98 %, là, ça serait inutile, évidemment) et dans le meilleur des cas, permettra de repousser l’arrêt suivant. Appliquez le « A, B, C » : « Always Be Charging », soit toujours charger!

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Voici un extrait d’une facture de recharge EV :

Exemple d’une facture de recharge EV.
Facture ChargeMyHyundai (extrait), août 2024.

Note : les prix indiqués ici sont HT. Il est rajouté 20 % sur le montant final (TTC). J’en tiens compte dans la suite de cet article.

On va voir tout ce que ça dit.

Pour commencer, il s’agit ici des recharges faites sur des bornes Ionity avec le badge ChargeMyHyundai (« CMH »). Pour le badge, j’utilise tout simplement le badge que Hyundai m’a proposé avec la voiture. Je n’y suis pas forcé.

On distingue ici les deux :

Quand on recharge sa voiture, il y a toujours un opérateur de mobilité et un opérateur de recharge. Parfois la même entité peut effectuer les deux opérations. Ionity est un exemple : on peut très bien utiliser l’application Ionity sur les bornes Ionity. Dans mon cas, je préfère passer par CMH car Ionity ne propose pas de badges physiques.

J’aurais aussi pu utiliser un badge Shell, ChargeMap ou Freshmile. Et recharger ailleurs, sur une borne Total, SIEG63, FastNed, eON, par exemple. Mais le combo CMH-Ionity est ce que je privilégie.

Voyons maintenant le détail des recharges, et pour ça il faut commencer par poser le tarif et l’abonnement que j’ai choisi de souscrire.

Tarif & abonnement

La tarification est un accord entre l’opérateur de recharge (Ionity) et l’opérateur de mobilité (CMH).

Chez Ionity et en passant par CMH, sont proposés deux tarifs au client :

Si l’on fait les comptes, on constate une économie de −0,20 €/kWh, en payant 7,49 €/mois. Autrement dit, dès qu’on recharge plus de 37,45 kWh par mois chez Ionity, les économies réalisées sur chaque kWh sont plus importantes que le prix de l’abonnement.

Dans la pratique 37,45 kWh sont largement dépassés dès la première charge du mois. L’abonnement est donc avantageux si on fait ça.

Note : Ionity propose une application directe, qui s’affranchit de l’opérateur de mobilité CMH. Niveau tarif, l’abonnement passe à 4,99 €, et le reste est identique. C’est donc 2,50 € moins cher, et devient rentable dès 24,95 kWh rechargés chaque mois chez eux, par rapport au tarif Normal.
Je pourrais tout à fait passer par l’application Ionity, mais on va dire que j’ai mes raisons d’utiliser le badge, même si je paye 2,50 € de plus.

Sur la facture du mois d’août ci-dessus, il n’y a que le prix au kWh.
Il faut donc ajouter 7,49 € pour le mois d’août. Mais comme j’ai expliqué : cela reste avantageux par rapport au tarif de base à 0,59 €/kWh et sans abonnement.

Détail des charges

On note que les « grandes recharges » tournent autour de 18-19 € HT, soit environ 21-22 € TTC.
Avec ça, je tire environ 55-60 kWh d’électricité. Je paye donc bien 0,39 €/kWh si l’on fait le rapport entre les deux.

Sur ma voiture 55-60 kWh correspondent grosso-modo à une recharge de 15 à 85 % typiquement. Je prends ici en compte l’énergie délivrée par la borne (et facturée), mais dont une partie peut-être non stockée dans la batterie, car servant au refroidissement de la voiture lors de la charge. J’estime cela à ~2 kWh (soit 3 à 4 % du total).

Enfin, 55-60 kWh, sur ma voiture, cela me permet de rouler 300-350 km sur autoroute (à 110 km/h, qui est ma vitesse habituelle), en plein mois d’août, donc avec la climatisation à un niveau confortable. Je tourne en effet autour de 16-17 kWh/100 km dans ces conditions, incluant les pertes électriques et thermiques lors de la charge.

On peut désormais faire le calcul sur ce que ça me coûte au 100 km :

17 kWh/100 km × 0,39 €/kWh = 6,63 €/100 km

À ceci, il faut ajouter 7,49 €/mois.
Sachant que j’ai roulé largement plus de 100 km en août, ces 7,49 € ne représentent même pas 5 % de la facture totale.

Admettons donc que l’on soit autour de 7 €/100 km. Toujours sur d’autoroute (110 km/h constants), avec la clim, sur bornes rapides et incluant l’abonnement mensuel. Bref, tout compris.

Dit autrement, c’est clairement le cas de figure le plus cher : en chargeant à la maison, je tourne à moins de 2 €/100 km.

Concernant les durées de recharge

On voit qu’une « grande » recharge qui permet de passer de 15 à 85 % dure typiquement 20 minutes.
Il s’agit d’une recharge typique et normale.

Il est assez rare que j’arrive à une borne à un niveau plus bas. En effet, 15 % de batterie me laissent de la marge pour prendre la station d’après si celle-ci est pleine (ça m’est arrivé une fois cet été) ou complètement en panne.
Il est également très rare que je parte au-delà 85 % : après ce niveau de charge, la recharge ralentit sensiblement car la batterie est chaude et presque pleine. Pour donner un chiffre : je me traîne alors typiquement à 120 kW (oui, sur une Ioniq, 120 kW c’est se traîner). Ceci ne pose en tout pas de problème : une fois qu’on a fait pipi, qu’on a bu un café et qu’on revient à la voiture, on n’a pas envie d’attendre davantage, surtout si l’on sait que c’est inutile.

On constate une grande régularité sur les 3 charges les plus longues de cet extrait.
La charge sur l’aire de Capens-Volvestre (pas loin de Toulouse) a durée 26 minutes et a chargé 55 kWh. Il est probable que ce fut une charge de 25 à 90 %, donc légèrement hors de la plage optimale. Je me suis traîné un peu sur l’aire et du coup j’ai perdu du temps. Mais qu’importe : la voiture continue de charger, même si c’est moins rapide. Ce n’est pas grave, en moins lorsque la station est vide comme c’était le cas.

Les charges les plus courtes, ici sur l’aide de Lagarde dans la Lozère, et l’aire de Taponas, au-dessus de Lyon, n’ont rechargé que 27 à 29 kWh durant 10 et 16 minutes (pour moins de 10 € HT à chaque fois).
Ces arrêts étaient des arrêts « pipi » : des pauses humaines, pas des pauses recharge. Je me suis simplement mis en charge pour ne pas m’arrêter pour rien, mais ça n’était pas une obligation : je n’aurais pas fait ces arrêts si ce n’était pour moi. L’avantage de se mettre en charge quand-même, c’est que du coup on peut repousser l’arrêt suivant, du point de vue de la voiture.

Une autre remarque peut-être faite sur la vitesse de recharge. Sur l’aire de Taponas, où l’arrêt concerne l’humain et pas la voiture, la batterie est à un haut niveau de charge (50 %). L’on a tout de même récupéré 29 kWh en 16 minutes, soit 1,82 kWh/min, ou encore une puissance de charge moyenne de 108 kW.
Ceci est à mettre en perspective avec la recharge à l’aire de Lagarde : ici j’ai récupéré presque autant (27 kWh) en presque moitié moins de temps (9 minutes). La recharge s’est faite ici à 2,97 kWh/min et une puissance de charge moyenne de 178 kW.
Cette différence est la conséquence de recharger dans la bonne plage : la voiture charge beaucoup plus vite entre 5 % et 60 % qu’entre 60 et 100 % (et si j’ai arrêté la charge après 9 minutes malgré une bonne vitesse de charge, c’est juste que j’étais presque arrivé et que charger davantage ici n’était pas pertinent).

On peut dire la même chose de la vitesse de recharge à Frouard, près de Nancy : 59 kWh récupérés en 20 minutes, soit une puissance moyenne de 177 kW. J’y étais arrivé avec une batterie à 8 %, offrant donc des conditions de recharge optimales afin de recharger beaucoup d’énergie en relativement peu de temps.

Et ailleurs que CMH et Ionity ?

Comme j’ai dit : ceci est la facture de CMH qui ne comporte que les charges chez Ionity.
Dans les faits, je possède plusieurs cartes de différents opérateurs de mobilité. L’intérêt de ça fera l’objet d’un autre article, mais disons que cela permet d’avoir les bonnes combinaisons : badge+borne, et payer systématiquement moins cher.

CMH est parmi les plus avantageux chez Ionity, mais chez Total ou Shell, par exemple, il est très très cher, et d’autres cartes lui sont préférables. J’utilise donc ça CMH pour Ionity, et d’autres cartes pour d’autres réseaux.

Durant l’été, j’ai voyagé à travers toute la France et même à l’étranger. J’ai utilisé plusieurs badges différents, sur toutes sortes de bornes, en essayant à chaque fois de prendre un tarif intéressant, au niveau du prix, mais aussi sur le trajet et avec les commodités pas trop loin (restaurant, WC, etc.). Sur autoroute, le combo CMH-Ionity est un bon combo. Pas le meilleur (Renault Mobilize-Ionity fait mieux), mais un bon combo tout de même.

C’est donc ce que j’ai privilégié dès que j’ai pu, et il s’agit de ce que j’utilise le plus pour ma voiture (en dehors de la recharge à domicile).

Conclusion

Qu’est-ce que tout ceci est censé nous enseigner ?

Non, charger ne coûte pas cher

Certainement pas plus cher qu’une thermique, et jamais je ne suis à 13 €/100 km. Je pourrais atteindre 13 € en cherchant le badge le plus cher sur la borne la plus chère (par exemple si j’avais une voiture de fonction et une carte payée par mon patron à qui j’aimerais faire perdre de l’argent — pas que qui que ce soit fait ça), mais ce n’est pas mon intérêt.

Aucune thermique, ne fera moins de 7 €/100 km sur l’autoroute en été. À la limite une PHEV : je faisais autour 6-7 €/100 km avec ma Ioniq Plug-In avant, mais ça tire parti de l’électricité aussi. Même le GPL et l’E85 ont pris cher (~1 €/L actuellement), de telle sorte qu’on ne doit pas passer sous les 7 €/100 km dans les mêmes conditions.
… et encore moins une thermique « équivalente » : puissance, taille, confort, équipement… Mon véhicule n’est pas non plus la finition la plus optimisée : si on se met à chercher la perle rare, je peux moi aussi descendre encore plus bas. Mais j’ai choisi de prendre ma voiture, ma config, ma facture. Pour avoir quelque chose de réaliste et personnel.

Qui plus est, 7 €/100 km, c’est le prix sur autoroute, donc le plus cher : essayez de rouler à 7 €/100 km en faisant le plein sur les aires d’autoroute, pour comparer ce qui est comparable. Quant à moi, si je charge sur une borne lente à un hôtel ou mieux encore à la maison, le coût au 100 km sera bien plus bas.

Ceci est effectivement réalisé avec un badge précis sur un opérateur de charge précis : c’est parfaitement étudié, car tout le monde fait ça. Tout le monde regarde les prix. Même en thermique.
Maintenant, j’ai utilisé la carte proposée lors de l’achat de la voiture avec le réseau de charge le plus populaire sur autoroutes. Si l’on peut m’accuser de quelque chose dans la recherche des bons plans, c’est juste d’être le plus mainstream possible.

Si j’avais voulu réellement trouver le combo le moins cher de tous, j’aurais pu prendre les bornes IE-Charge (0,25 à 0,29 €/kWh, mais les bornes sont rares, hors autoroute, perdues loin de tout — ce qui n’enlève rien à leur intérêt, si seulement elles étaient fonctionnelles). Ou encore prendre la carte Renault Mobilize qui propose Ionity pour 0,29 €/kWh (et 5 € d’abonnement). Mais dans mon cas, Renault étant Renault, leur badge n’accepte pas ma banque comme moyen de paiement et ils sont à la ramasse totale quand j’essaye de les contacter, donc je paye plus cher pour un truc qui marche, tant pis.

Non, charger ne prend pas 3 heures

Je suis parfaitement conscient que sur une Ioniq 6 (et leurs petites sœurs techniques : Ioniq 5, EV6, GV60, EV9…), on a des performances de charge très élevées, mais il n’appartient qu’aux journalistes de prendre ces voitures destinées à avaler les kilomètres dans un reportage qui parle d’avaler des kilomètres.

Comme j’aime le dire : on ne prend pas une voiture de Formule 1 pour ramasser des bottes de foin dans un champ boueux ; et on ne prend pas non plus une Zoé sans CCS pour faire Paris-Marseille. Les EV sont moins versatiles que les thermiques, il serait idiot de le nier, mais ça implique donc de choisir la bonne voiture pour la bonne application (et le bon reportage) : ne pas le faire serait au mieux se rajouter de la difficulté, au pire chercher à obtenir un résultat orienté, voire malhonnête.

Et puis les voitures qui chargent moins vite ne sont pas à 3 heures de charge, faut arrêter : elles sont, selon les modèles, entre 25 à 40 minutes maximum sur un 10-80 % avec 200-300 km à chaque fois. Rien qui se rapproche de 3 heures de charge sur un trajet de 300 km.

Oui, il faut charger intelligemment

Les performances de recharge dépendent du moment que vous choisissez pour recharger.

Si vous commencez à transpirer et à vous brancher dès que vous tombez à 50 %, soit vous êtes nouveau avec les EV et ça peut se comprendre (et ça passera, je vous assure), soit, si vous le faites encore après 6 mois, vous n’êtes pas fait pour conduire une EV, soit vous le faites exprès lors d’un reportage auto pour TF1, car vous avez reçu comme consigne de faire de la merde.

La charge est plus rapide lorsqu’on la fait entre 5 % et 80 %. Tout ce qui est en dehors de ça, c’est une perte de temps, à la fois pour vous et pour les autres qui attendent si la station est pleine.

Oui, on peut faire de longues distances sur une charge

Sur cette facture, les deux dernières charges à Taponas (au-dessus de Lyon) et à Frouard (au-dessus de Nancy) sont les seules charges sur ce trajet (qui faisait partie d’un déplacement beaucoup plus long). J’ai fait Lyon-Nancy sans peiner sur une seule charge, soit environ 360 km.

Je sais que Jean-Michel Diesel ne sera pas impressionné, mais on s’en fiche de lui. Si l’autonomie était la seule chose d’importance dans le choix d’une voiture, tout le monde roulerait en Ram 1500 qui font 1 200 km grâce à leur réservoir de 125 ℓ.

Or tout le monde ne roule pas avec ça, c’est donc bien qu’il y a d’autres points importants dans le choix d’une bagnole. Personnellement, avant mon électrique j’ai eu trois voitures donc les autonomies étaient de 1000 km, 950 km et 1150 km (respectivement deux Diesel et une hybride rechargeable essence-électrique). J’ai pourtant préféré changer pour une électrique qui n’a « que » 500 km d’autonomie (400 sur autoroute), parce que, comme j’ai dit : l’autonomie n’est pas la seule chose que je recherche.

On fait plus de pauses humaines que de pauses recharge

Avec cette voiture, l’autonomie est telle que la voiture demande moins de pauses que les gens qui sont dedans.

Là encore, on aura toujours Jean-Michel Chameau qui peut rouler 12 heures et pisser dans une bouteille vide pendant qu’il tient le volant avec ses pieds, mais une pause de temps en temps avec une bonne hydratation restent préférables. Dans ces cas-là, c’est bien la voiture qui s’en accommode, et pas nous qui nous accommodions à la voiture.

Je conseille d’ailleurs, si l’on s’arrête pour nous, de tout de même mettre la voiture à charger : ça ne sera jamais perdu (sauf dans le cas extrême où l’on est à 98 %, là, ça serait inutile, évidemment) et dans le meilleur des cas, permettra de repousser l’arrêt suivant. Appliquez le « A, B, C » : « Always Be Charging », soit toujours charger!

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Chimioluminescence dans un becher.
Je viens de tomber sur la vidéo de Mentour Pilot, (une chaîne Youtube sur l’aviation civile), dans laquelle il dit qu’il fait une pause dans son métier de pilote et d’instructeur et formateur de vol, pour se consacrer officiellement à temps plein sur ses vidéos.

Aujourd’hui il raconte qu’il se rend compte que cette méthode est celle qui touche le plus de monde dans sa démarche de rendre l’aviation civile plus sûre. Encore plus sûre qu’elle ne l’est déjà, l’avion étant le moyen de transport le plus sûr au monde.

Maintenant autre chose.

J’ai déjà lu ou entendu des gens dire des choses comme :

Avec ça je ne suis pas d’accord.

Je pense que ces entités là ont fait autant sinon plus que le seul monde académique pour la science dans son ensemble.

Oui les profs et l’école forment des gens. Mais ceux qui les « recrutent » ou les envoient sur le chemin de la science, ce ne sont pas les profs (qui font plus souvent involontaire l’inverse, je dirais) : ce sont ceux qui inspirent à faire de la science, c’est à dire tous les Mythbusters, Brainiac, ou autres Fred et Jamy ! Leur rôle est important aussi.

De plus, hormis quelques cas particuliers, comme Mythbusters dont certaines émissions ont attisé la curiosité du monde scientifique pour de vrai, qu’importe si ces supports de médiation scientifiques informels ne font pas de la science comme il faudrait dans un environnement contrôlé et rigoureux. Ce n’est pas grave.

Ils ne prétendent pas du tout faire tout ça pour la rigueur ou pour la science, à la base. Ils le font pour le divertissement. Ça n’est pas pour ça que cela n’est pas important : la médiation, la vulgarisation, la sensibilisation, c’est ça qui suscite l’intérêt et l’inspiration lorsqu’on est jeune. Il n’en faut pas beaucoup pour créer cette étincelle qui va allumer la passion de toute une vie. Cette étincelle a la capacité de provenir de n’importe où, mais elle doit bien provenir de quelque part.

Et vu comme ça, je pense que Mythbusters, Brainiac, Neil Tyson avec tout ce qu’il fait, ou C’est Pas Sorcier et d’autres ont fait autant sinon plus que le seul monde académique pour la science dans son ensemble :

i
Évidemment il y a un XKCD pour ça

Il faut plus de choses comme ça. Beaucoup plus. Et ça fonctionne dans tous les domaines.

Je suis sûr qu’il y a un paquet de monde en France qui est allé en sciences grâce à C’est Pas Sorcier. Il doit y avoir aussi beaucoup de monde qui est allé dans la police grâces aux séries policières, ou sont devenus vétérinaire grâce aux émissions sur les animaux. Des personnes qui sont devenus pilotes d’avion grâce à Top Gun, ou détectives grâce à Sherlock Holmes.

C’est la culture qui envoie les gens sur leurs voies respectives. Et si l’on veut une grande diversité de compétences, il faut une culture variée partout dès l’enfance : dans les jouets, les émissions TV, les livres, les jeux vidéos…

Et pour boucler la boucle : il faut aussi des spécialistes volontaires de partager tout ça pour créer cette culture en retour et recommencer tout le cycle. Sans ça, on tue l’intérêt des gens dans un domaine, et ce domaine disparaît dans l’oubli. Ça pourrait être positif pour certaines choses (religions, armes, chasse…), beaucoup moins pour d’autres (sciences fondamentale, santé, justice…).

Donc, oui, je comprends et plussoie ce que le Mentour Pilot fait ici. Si son but c’est de sensibiliser beaucoup de monde à la sécurité aéronautique, oui, cela fonctionnera, et c’est un bon choix, surtout que ça semble réellement lui plaire.


Un corollaire à tout ceci est qu’il n’est pas nécessaire chercheur en physique nucléaire pour faire de la science et aider à la promouvoir !

Moi-même, mon niveau académique est loin d’être élevé. Pourtant, à de nombreuses reprises, on m’a dit que je devrais faire prof, car mes explications sont plus claires que celles des livres de cours. Mais non, je n’ai pas envie de faire prof (en tout cas pas ici en France, pas avec ce que ce métier est devenu à cause d’une administration de merde). À la place je préfère continuer d’écrire un blog.

Et ça marche.
Quand il s’agit de partager des choses, on touche plus de monde avec un simple blog que debout devant une classe (et une chaîne YouTube avec 2M d’abonnés, je n’en parle même pas). Pas de la même façon, et probablement pas avec le même impact, mais plus de monde quand-même.

Donc ceci est aussi un appel : si un sujet vous intéresse, que vous commencez à acquérir une certaine expertise : n’hésitez pas à en parler ! Même si ce n’est pas formel, même si ce n’est pas de la recherche, même si ce n’est pas dans votre domaine de formation ni votre métier de base… Sur un blog, une chaîne Youtube, sur Twitter, Instagram, Tiktok, ou même dans ces conférences ou ailleurs… peu importe : il n’est jamais impossible que ça inspire quelqu’un qui passe par là, et ça sera sûrement toujours intéressant.

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Chimioluminescence dans un becher.
Je viens de tomber sur la vidéo de Mentour Pilot, (une chaîne Youtube sur l’aviation civile), dans laquelle il dit qu’il fait une pause dans son métier de pilote et d’instructeur et formateur de vol, pour se consacrer officiellement à temps plein sur ses vidéos.

Aujourd’hui il raconte qu’il se rend compte que cette méthode est celle qui touche le plus de monde dans sa démarche de rendre l’aviation civile plus sûre. Encore plus sûre qu’elle ne l’est déjà, l’avion étant le moyen de transport le plus sûr au monde.

Maintenant autre chose.

J’ai déjà lu ou entendu des gens dire des choses comme :

Avec ça je ne suis pas d’accord.

Je pense que ces entités là ont fait autant sinon plus que le seul monde académique pour la science dans son ensemble.

Oui les profs et l’école forment des gens. Mais ceux qui les « recrutent » ou les envoient sur le chemin de la science, ce ne sont pas les profs (qui font plus souvent involontaire l’inverse, je dirais) : ce sont ceux qui inspirent à faire de la science, c’est à dire tous les Mythbusters, Brainiac, ou autres Fred et Jamy ! Leur rôle est important aussi.

De plus, hormis quelques cas particuliers, comme Mythbusters dont certaines émissions ont attisé la curiosité du monde scientifique pour de vrai, qu’importe si ces supports de médiation scientifiques informels ne font pas de la science comme il faudrait dans un environnement contrôlé et rigoureux. Ce n’est pas grave.

Ils ne prétendent pas du tout faire tout ça pour la rigueur ou pour la science, à la base. Ils le font pour le divertissement. Ça n’est pas pour ça que cela n’est pas important : la médiation, la vulgarisation, la sensibilisation, c’est ça qui suscite l’intérêt et l’inspiration lorsqu’on est jeune. Il n’en faut pas beaucoup pour créer cette étincelle qui va allumer la passion de toute une vie. Cette étincelle a la capacité de provenir de n’importe où, mais elle doit bien provenir de quelque part.

Et vu comme ça, je pense que Mythbusters, Brainiac, Neil Tyson avec tout ce qu’il fait, ou C’est Pas Sorcier et d’autres ont fait autant sinon plus que le seul monde académique pour la science dans son ensemble :

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Évidemment il y a un XKCD pour ça

Il faut plus de choses comme ça. Beaucoup plus. Et ça fonctionne dans tous les domaines.

Je suis sûr qu’il y a un paquet de monde en France qui est allé en sciences grâce à C’est Pas Sorcier. Il doit y avoir aussi beaucoup de monde qui est allé dans la police grâces aux séries policières, ou sont devenus vétérinaire grâce aux émissions sur les animaux. Des personnes qui sont devenus pilotes d’avion grâce à Top Gun, ou détectives grâce à Sherlock Holmes.

C’est la culture qui envoie les gens sur leurs voies respectives. Et si l’on veut une grande diversité de compétences, il faut une culture variée partout dès l’enfance : dans les jouets, les émissions TV, les livres, les jeux vidéos…

Et pour boucler la boucle : il faut aussi des spécialistes volontaires de partager tout ça pour créer cette culture en retour et recommencer tout le cycle. Sans ça, on tue l’intérêt des gens dans un domaine, et ce domaine disparaît dans l’oubli. Ça pourrait être positif pour certaines choses (religions, armes, chasse…), beaucoup moins pour d’autres (sciences fondamentale, santé, justice…).

Donc, oui, je comprends et plussoie ce que le Mentour Pilot fait ici. Si son but c’est de sensibiliser beaucoup de monde à la sécurité aéronautique, oui, cela fonctionnera, et c’est un bon choix, surtout que ça semble réellement lui plaire.


Un corollaire à tout ceci est qu’il n’est pas nécessaire chercheur en physique nucléaire pour faire de la science et aider à la promouvoir !

Moi-même, mon niveau académique est loin d’être élevé. Pourtant, à de nombreuses reprises, on m’a dit que je devrais faire prof, car mes explications sont plus claires que celles des livres de cours. Mais non, je n’ai pas envie de faire prof (en tout cas pas ici en France, pas avec ce que ce métier est devenu à cause d’une administration de merde). À la place je préfère continuer d’écrire un blog.

Et ça marche.
Quand il s’agit de partager des choses, on touche plus de monde avec un simple blog que debout devant une classe (et une chaîne YouTube avec 2M d’abonnés, je n’en parle même pas). Pas de la même façon, et probablement pas avec le même impact, mais plus de monde quand-même.

Donc ceci est aussi un appel : si un sujet vous intéresse, que vous commencez à acquérir une certaine expertise : n’hésitez pas à en parler ! Même si ce n’est pas formel, même si ce n’est pas de la recherche, même si ce n’est pas dans votre domaine de formation ni votre métier de base… Sur un blog, une chaîne Youtube, sur Twitter, Instagram, Tiktok, ou même dans ces conférences ou ailleurs… peu importe : il n’est jamais impossible que ça inspire quelqu’un qui passe par là, et ça sera sûrement toujours intéressant.

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Récemment, TF1 a fait un reportage sur la voiture électrique où ils concluent que pour faire 300 km, il faut 5 heures en électrique, contre 3h30 en voiture thermique.

Ce reportage a fait polémique dans le milieu depuis :

Bien-sûr, le reportage de TF1 était plein de clichés, à charge et absolument pas réaliste. Pour preuve, Max BLD (un Youtubeur spécialiste des voitures électriques) a refait le trajet avec la même voiture — la voiture utilisée par TF1 — et il a mis 3h30, soit le même temps qu’avec une voiture thermique ordinaire. Autrement dit, TF1 a bien fait n’importe quoi.

Je suis moi-même revenu sur cette affaire ici et , ainsi qu’une compilation de la désinformation sur le sujet en 2023.
Désinformation, oui, car les médias automobiles font parfois clairement de la merde, il n’y a pas d’autre terme, comme Auto-Plus, qui dénigre la voiture électrique car ça utilise du lave-glace. Comme si les voitures thermiques n’en utilisaient pas, meh. Eux jouent clairement à part dans le domaine : le niveau de connerie est très élevé. On peut les ignorer.

Reste qu’il est assez systématique que les médias arrivent à des conclusions foireuses. On peut se demander pourquoi. C’est ce que fait Numérama par exemple :

Leur conclusion générale est que ces reportages sont faits par des gens inexpérimentés. J’ajouterais qu’ils ne font vraiment aucun effort non plus. Dans le cas de TF1 : partir avec une voiture dont le plein n’est pas fait, c’est de l’amateurisme au mieux, le faire exprès au pire.

Amateurisme, inexpérience… Voilà ce que je reproche à TF1.

Leur reportage est censé répondre à la question « comment se passe un trajet réel en voiture électrique ? », ou bien « est-il possible ou non de voyager sérieusement avec une telle voiture ? ».
Pourtant ils ne montrent pas du tout ça. Ce qu’ils montrent, c’est « quelqu’un qui n’a jamais roulé en voiture électrique s’en sort-il tout seul si on le lâche sur l’autoroute aujourd’hui ? ».

Et ça, ça fait une sacrée différence.

TF1, comme exposé dans les liens plus haut, font systématiquement les mauvais choix, systématiquement les erreurs « de débutants ». Et quand on met un expert au volant, ben étrangement il n’y a aucun problème et on arrive à l’heure.
À partir de là, oui, j’affirme que leur reportage est mal intitulé. Il ne montre pas du tout les possibilités de la voiture : il montre comment se débrouille quelqu’un qui n’y connaît rien.


On va faire une expérience nous aussi : prenons quelqu’un qui a le permis depuis 3 heures. Quelqu’un, donc, qui a roulé tout au plus une trentaine d’heures dans sa vie, essentiellement en ville, peut-être une ou deux heures sur voie rapide, fait 3 dépassements, 2 créneaux. Ceci constitue donc la totalité de son expérience de conduite. Maintenant il a son permis, et on lui donne une voiture.

Et puis :

On ne lui demande pas de changer une roue, ni de faire une vidange. Encore moins de drifter sur un circuit. Juste des opérations basiques mais qui font partie de l’expérience de tout conducteur un jour ou un autre, mais que l’on ne fait pas au permis (en tout cas moi personne ne m’a montré aucun de ces trucs-là au permis).
Et je suis gentil : je lui ai donné une voiture essence, pas GPL (pas que ce soit plus difficile, c’est juste encore autre chose).

Pourtant, même pour ces quelques actions simples, il va galérer :

Et c’est normal. On est tous passé par là. Celui qui dit le contraire est tout simplement un menteur. Ces actions ne sont pas innées et on doit les faire une ou deux fois pour être à l’aise.

Mais personne — personne — n’appellerait ça « dans la peau d’un conducteur ordinaire », ou « est-ce possible de rouler sans galérer ? »

Bah dans le reportage EV, ils font exactement ça.
Ils prennent une machine différente de tout ce que l’on connaît et mettent le premier novice dedans.

C’est-à-dire quelqu’un :

C’est ça le truc. On appelle ça l’expérience.
C’est l’expérience qui nous fait repérer les parcmètres à 400 mètres ou nous fait s’approcher suffisamment de la borne de péage pour saisir le ticket sans effort.

On peut tout faire quand on connaît. Et n’importe qui en a l’habitude connaît ces astuces-là. Du jeune technophile au retraité qui traverse l’Europe en électrique pour la sixième année consécutive.


Maintenant, faire un reportage « véhicule électrique VS véhicule essence » c’est stupide et ça n’a pas lieu d’être. En tout cas en France ou en Europe. Peut-être que perdu en Afrique ou dans les Andes c’est pas pareil (n’y envoyez pas TF1 pour chercher à savoir, hein).

La réponse est claire et inéquivoque : oui on peut faire le trajet. Oui ça sera un petit peu plus long en EV sur les très longs trajets, surtout si l’on ne fait pas nos pauses « réglementaires » toutes les deux heures, ou qu’on prend une voiture inadaptée. Mais c’est faisable.

Faites plutôt un concours « expert de la recharge VS n00b des voitures ». Et on verra alors que la différence est là et pas ailleurs.
Dans le reportage de TF1, ce n’est pas la voiture électrique qui a mis 1h30 de plus que la voiture essence. C’est le conducteur qui a perdu 1h30. La vidéo de Max BLD le prouve.

On verra aussi que si l’on fait l’expérience plusieurs fois de suite, l’écart entre l’expert et le n00b sera de 2 heures lors du premier trajet, 20 minutes lors du second trajet, et 5 minutes lors du troisième trajet. Le novice aura alors compris les astuces que l’expert avait déjà dès le début.
Et ces astuces, TF1 ou les autres ne vous les donne pas. Pourquoi ? Je ne sais pas. En fait, aucune émission TV ne vous les donne. Pourquoi ? Je ne sais pas.

Tout ce que cela veut dire, c’est qu’on ne peut pas compter sur eux. Mais allez voir la chaîne Youtube de Max BLD mentionnée plus haut. Allez voir celle de Électron Libre, celle de la Chaîne EV et d’autres. Lisez également mes articles sur le sujet sur ce blog.
Vous y trouverez les astuces, les codes, la réalité de l’expérience d’avoir une EV. Je ne dis pas que tout sera tout rose : il y a parfois des problèmes. On est là pour dire quand TF1 fait de la merde, mais on partage aussi quand la voiture ou les bornes déconnent. Mais on donne également les solutions.

Et surtout : si vous voulez voir comment ça se passe, essayez-vous même ! Allez voir un chargeur sur autoroute, allez parler aux gens qui chargent (on ne mord pas), allez voir les voitures en concession (elles sont là pour ça). Demandez une démonstration du branchement de la voiture à une borne. Louez une Renault Zoé ou une Dacia Spring pour une journée pour pas cher et testez tout ça.

Mais pitié, si vous souhaitez vraiment savoir comment ça se passe, ne regardez pas TF1. Ce n’est pas la réalité, ça.

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Récemment, TF1 a fait un reportage sur la voiture électrique où ils concluent que pour faire 300 km, il faut 5 heures en électrique, contre 3h30 en voiture thermique.

Ce reportage a fait polémique dans le milieu depuis :

Bien-sûr, le reportage de TF1 était plein de clichés, à charge et absolument pas réaliste. Pour preuve, Max BLD (un Youtubeur spécialiste des voitures électriques) a refait le trajet avec la même voiture — la voiture utilisée par TF1 — et il a mis 3h30, soit le même temps qu’avec une voiture thermique ordinaire. Autrement dit, TF1 a bien fait n’importe quoi.

Je suis moi-même revenu sur cette affaire ici et , ainsi qu’une compilation de la désinformation sur le sujet en 2023.
Désinformation, oui, car les médias automobiles font parfois clairement de la merde, il n’y a pas d’autre terme, comme Auto-Plus, qui dénigre la voiture électrique car ça utilise du lave-glace. Comme si les voitures thermiques n’en utilisaient pas, meh. Eux jouent clairement à part dans le domaine : le niveau de connerie est très élevé. On peut les ignorer.

Reste qu’il est assez systématique que les médias arrivent à des conclusions foireuses. On peut se demander pourquoi. C’est ce que fait Numérama par exemple :

Leur conclusion générale est que ces reportages sont faits par des gens inexpérimentés. J’ajouterais qu’ils ne font vraiment aucun effort non plus. Dans le cas de TF1 : partir avec une voiture dont le plein n’est pas fait, c’est de l’amateurisme au mieux, le faire exprès au pire.

Amateurisme, inexpérience… Voilà ce que je reproche à TF1.

Leur reportage est censé répondre à la question « comment se passe un trajet réel en voiture électrique ? », ou bien « est-il possible ou non de voyager sérieusement avec une telle voiture ? ».
Pourtant ils ne montrent pas du tout ça. Ce qu’ils montrent, c’est « quelqu’un qui n’a jamais roulé en voiture électrique s’en sort-il tout seul si on le lâche sur l’autoroute aujourd’hui ? ».

Et ça, ça fait une sacrée différence.

TF1, comme exposé dans les liens plus haut, font systématiquement les mauvais choix, systématiquement les erreurs « de débutants ». Et quand on met un expert au volant, ben étrangement il n’y a aucun problème et on arrive à l’heure.
À partir de là, oui, j’affirme que leur reportage est mal intitulé. Il ne montre pas du tout les possibilités de la voiture : il montre comment se débrouille quelqu’un qui n’y connaît rien.


On va faire une expérience nous aussi : prenons quelqu’un qui a le permis depuis 3 heures. Quelqu’un, donc, qui a roulé tout au plus une trentaine d’heures dans sa vie, essentiellement en ville, peut-être une ou deux heures sur voie rapide, fait 3 dépassements, 2 créneaux. Ceci constitue donc la totalité de son expérience de conduite. Maintenant il a son permis, et on lui donne une voiture.

Et puis :

On ne lui demande pas de changer une roue, ni de faire une vidange. Encore moins de drifter sur un circuit. Juste des opérations basiques mais qui font partie de l’expérience de tout conducteur un jour ou un autre, mais que l’on ne fait pas au permis (en tout cas moi personne ne m’a montré aucun de ces trucs-là au permis).
Et je suis gentil : je lui ai donné une voiture essence, pas GPL (pas que ce soit plus difficile, c’est juste encore autre chose).

Pourtant, même pour ces quelques actions simples, il va galérer :

Et c’est normal. On est tous passé par là. Celui qui dit le contraire est tout simplement un menteur. Ces actions ne sont pas innées et on doit les faire une ou deux fois pour être à l’aise.

Mais personne — personne — n’appellerait ça « dans la peau d’un conducteur ordinaire », ou « est-ce possible de rouler sans galérer ? »

Bah dans le reportage EV, ils font exactement ça.
Ils prennent une machine différente de tout ce que l’on connaît et mettent le premier novice dedans.

C’est-à-dire quelqu’un :

C’est ça le truc. On appelle ça l’expérience.
C’est l’expérience qui nous fait repérer les parcmètres à 400 mètres ou nous fait s’approcher suffisamment de la borne de péage pour saisir le ticket sans effort.

On peut tout faire quand on connaît. Et n’importe qui en a l’habitude connaît ces astuces-là. Du jeune technophile au retraité qui traverse l’Europe en électrique pour la sixième année consécutive.


Maintenant, faire un reportage « véhicule électrique VS véhicule essence » c’est stupide et ça n’a pas lieu d’être. En tout cas en France ou en Europe. Peut-être que perdu en Afrique ou dans les Andes c’est pas pareil (n’y envoyez pas TF1 pour chercher à savoir, hein).

La réponse est claire et inéquivoque : oui on peut faire le trajet. Oui ça sera un petit peu plus long en EV sur les très longs trajets, surtout si l’on ne fait pas nos pauses « réglementaires » toutes les deux heures, ou qu’on prend une voiture inadaptée. Mais c’est faisable.

Faites plutôt un concours « expert de la recharge VS n00b des voitures ». Et on verra alors que la différence est là et pas ailleurs.
Dans le reportage de TF1, ce n’est pas la voiture électrique qui a mis 1h30 de plus que la voiture essence. C’est le conducteur qui a perdu 1h30. La vidéo de Max BLD le prouve.

On verra aussi que si l’on fait l’expérience plusieurs fois de suite, l’écart entre l’expert et le n00b sera de 2 heures lors du premier trajet, 20 minutes lors du second trajet, et 5 minutes lors du troisième trajet. Le novice aura alors compris les astuces que l’expert avait déjà dès le début.
Et ces astuces, TF1 ou les autres ne vous les donne pas. Pourquoi ? Je ne sais pas. En fait, aucune émission TV ne vous les donne. Pourquoi ? Je ne sais pas.

Tout ce que cela veut dire, c’est qu’on ne peut pas compter sur eux. Mais allez voir la chaîne Youtube de Max BLD mentionnée plus haut. Allez voir celle de Électron Libre, celle de la Chaîne EV et d’autres. Lisez également mes articles sur le sujet sur ce blog.
Vous y trouverez les astuces, les codes, la réalité de l’expérience d’avoir une EV. Je ne dis pas que tout sera tout rose : il y a parfois des problèmes. On est là pour dire quand TF1 fait de la merde, mais on partage aussi quand la voiture ou les bornes déconnent. Mais on donne également les solutions.

Et surtout : si vous voulez voir comment ça se passe, essayez-vous même ! Allez voir un chargeur sur autoroute, allez parler aux gens qui chargent (on ne mord pas), allez voir les voitures en concession (elles sont là pour ça). Demandez une démonstration du branchement de la voiture à une borne. Louez une Renault Zoé ou une Dacia Spring pour une journée pour pas cher et testez tout ça.

Mais pitié, si vous souhaitez vraiment savoir comment ça se passe, ne regardez pas TF1. Ce n’est pas la réalité, ça.

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i
Je vois que Le Bon Coin a mis en place un système où ils prennent l’argent de l’acheteur, et ne le donne au vendeur qu’une fois le colis reçu et approuvé.

Je ne sais pas depuis combien de temps c’est en place (j’y vais très rarement), mais c’est une bonne chose. Paypal fait ça aussi. Amazon également. Vinted sûrement aussi (mais j’ai jamais utilisé Vinted, ni Facebook Market Place).

Dans le cas de Paypal, c’est simple : un site qui permet de payer par Paypal est un gage de confiance pour moi.
Car je sais que si j’ai un problème quelconque avec mon achat, j’ai une voie de recours, pas juste un vendeur qui fait le sourd (chose qui arrive souvent).

Je me doute bien que les vendeurs ont aussi leurs lots d’acheteurs chiants, voire véreux, mais je ne pense pas me tromper en disant que le vendeur peut plus facilement exiger un paiement avant d’avoir envoyé le colis, que l’acheteur peut demander à recevoir le colis avant d’envoyer le paiement. Cela fait pencher la balance en leur faveur : le client doit faire confiance au vendeur sans que l’inverse ne soit nécessaire.
Un système intermédiaire permet de remettre la balance à l’horizontale : les deux parties font confiance à la troisième qui est (en principe) neutre.

Pourtant, sur Le Bon Coin en particulier, il arrive encore qu’un vendeur exige de contourner le système de LBC et de percevoir l’argent uniquement par virement bancaire ou par chèque, soi-disant pour ne pas que ça apparaisse aux yeux du fisc (qui, oui, met désormais ses yeux dans les ventes entre particuliers).

Alors que ce soit pour s’exempter de l’impôt pour 30 €, soit, ce n’est pas mon problème (mais le sien et celui du fisc), mais ce contournement me pose tout de même un problème.

De mon point de vue d’acheteur, je vois quelqu’un qui veut outrepasser le système de confiance mis en place par le site de vente. Car après tout pour l’acheteur, c’est la seule chose qui va changer : en payant par LBC, je suis protégé. En payant par transfert IBAN, je perds toute protection.

Ce genre de requête de la part d’un vendeur constitue un redflag immédiat.

Comment en être sûr ? Retournez la situation : il exige un paiement impossible à contester et notre confiance qu’il postera le colis ? Bah demandez-lui de poster le colis et sa confiance qu’on effectuera le paiement une fois le colis reçu, vérifié et approuvé.

S’il refuse, c’est qu’il exige votre confiance sans donner la sienne : ça confirme le red-flag. Et ça mérite un signalement, car sa manœuvre est a priori uniquement destinée à prendre l’argent et à filer (les ventes entre particuliers ne sont pas imposés s’il n’y a pas de plus-values).

La confiance ça marche dans les deux sens. Ne pas le reconnaître est un premier red-flag. Et vouloir contourner un système de confiance en est un second. Dans l’ensemble, cela doit vous alerter. En ce qui me concerne, dans ces cas là, je refuse d’acheter. Tant pis pour le vendeur. Tant pis pour moi : j’aurais pas l’objet, mais au moins je suis sûr de ne pas perdre mon argent.

image d’en-tête de Quazie

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Je vois que Le Bon Coin a mis en place un système où ils prennent l’argent de l’acheteur, et ne le donne au vendeur qu’une fois le colis reçu et approuvé.

Je ne sais pas depuis combien de temps c’est en place (j’y vais très rarement), mais c’est une bonne chose. Paypal fait ça aussi. Amazon également. Vinted sûrement aussi (mais j’ai jamais utilisé Vinted, ni Facebook Market Place).

Dans le cas de Paypal, c’est simple : un site qui permet de payer par Paypal est un gage de confiance pour moi.
Car je sais que si j’ai un problème quelconque avec mon achat, j’ai une voie de recours, pas juste un vendeur qui fait le sourd (chose qui arrive souvent).

Je me doute bien que les vendeurs ont aussi leurs lots d’acheteurs chiants, voire véreux, mais je ne pense pas me tromper en disant que le vendeur peut plus facilement exiger un paiement avant d’avoir envoyé le colis, que l’acheteur peut demander à recevoir le colis avant d’envoyer le paiement. Cela fait pencher la balance en leur faveur : le client doit faire confiance au vendeur sans que l’inverse ne soit nécessaire.
Un système intermédiaire permet de remettre la balance à l’horizontale : les deux parties font confiance à la troisième qui est (en principe) neutre.

Pourtant, sur Le Bon Coin en particulier, il arrive encore qu’un vendeur exige de contourner le système de LBC et de percevoir l’argent uniquement par virement bancaire ou par chèque, soi-disant pour ne pas que ça apparaisse aux yeux du fisc (qui, oui, met désormais ses yeux dans les ventes entre particuliers).

Alors que ce soit pour s’exempter de l’impôt pour 30 €, soit, ce n’est pas mon problème (mais le sien et celui du fisc), mais ce contournement me pose tout de même un problème.

De mon point de vue d’acheteur, je vois quelqu’un qui veut outrepasser le système de confiance mis en place par le site de vente. Car après tout pour l’acheteur, c’est la seule chose qui va changer : en payant par LBC, je suis protégé. En payant par transfert IBAN, je perds toute protection.

Ce genre de requête de la part d’un vendeur constitue un redflag immédiat.

Comment en être sûr ? Retournez la situation : il exige un paiement impossible à contester et notre confiance qu’il postera le colis ? Bah demandez-lui de poster le colis et sa confiance qu’on effectuera le paiement une fois le colis reçu, vérifié et approuvé.

S’il refuse, c’est qu’il exige votre confiance sans donner la sienne : ça confirme le red-flag. Et ça mérite un signalement, car sa manœuvre est a priori uniquement destinée à prendre l’argent et à filer (les ventes entre particuliers ne sont pas imposés s’il n’y a pas de plus-values).

La confiance ça marche dans les deux sens. Ne pas le reconnaître est un premier red-flag. Et vouloir contourner un système de confiance en est un second. Dans l’ensemble, cela doit vous alerter. En ce qui me concerne, dans ces cas là, je refuse d’acheter. Tant pis pour le vendeur. Tant pis pour moi : j’aurais pas l’objet, mais au moins je suis sûr de ne pas perdre mon argent.

image d’en-tête de Quazie

";s:7:"dateiso";s:15:"20240817_115554";}s:15:"20240526_184257";a:7:{s:5:"title";s:21:"Mettez votre ceinture";s:4:"link";s:75:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2023/05/26/18/42/57-mettez-votre-ceinture";s:4:"guid";s:22:"20230526184257-article";s:7:"pubDate";s:31:"Sun, 26 May 2024 18:42:57 +0200";s:11:"description";s:4505:"

i
Voir :

(via Maitre Eolas)

C’est un article triste.

Mais il est à faire lire à ceux qui veulent pas mettre leur ceinture car ils « sont majeurs ».

Qu’on soit clair : les accidents ça arrive : au détour d’un virage en pleine descente à 50 km/h, on s’écarte un peu trop pour une voiture qui arrive en face, mais sur les graviers dans le bas-côté ça glisse, on freine. Grave erreur : on fait un 1/4 de tour, car freine du gauche et pas sur les cailloux, toujours en descente, on culbute et on finit la tête en bas dans le fossé après avoir fait un tonneau avec sa Kangoo…

Une erreur de jugement alors qu’on fait ce trajet tous les jours. Un concours de circonstances (virage, gravier), une erreur de manœuvre (coup de frein sur les graviers…). Ça arrive, même sans avoir bu, même sans être sur le portable.

Ça m’est arrivé.

Je me souviens de la chanson qui passait sur l’autoradio.
Je me souviens du « bang » des airbags
Je me souviens du nuage de talc qui vole. Du bruit des vitres qui éclatent. Du black-out qui s’ensuit.

… et du réveil dix secondes après, suspendu dans le vide par la ceinture avec du verre partout. Heureusement je n’ai rien, je peux me hisser hors de la voiture, placer le triangle qui se trouve à côté du siège passage alors qu’on l’avait mis dans le coffre.

Je serais probablement mort ce vendredi 13 il y a environ 5 ans si j’avais pas mis ma ceinture.
Je le sais, j’en suis conscient : la ceinture de sécurité m’a sauvé la vie.

Elle a aussi évité un deuil à mes proches.

Ça on s’en rend compte seulement après.

Mais bon, tout ça, ça arrive. C’est bien arrivé pour moi. Au moins, de ses erreurs, on apprend.
Ça peut arriver de nouveau, même en faisant très attention : on n’est pas à l’abri d’un imprévu, comme d’un animal qui surgit, d’un pneu qui éclate, une flaque d’huile… suivi d’une perte de contrôle.

Ce qui ne devrait jamais arriver, par contre, c’est partir sans mettre sa ceinture.

Démarrer en se disant « je ne la mets pas, je suis majeur », ça, ça n’arrive pas tout seul. C’est un choix délibéré.
Un choix qu’il faut assumer, ainsi que ses conséquences, parfois tragiques, comme dans le lien.

Maintenant, on ne change pas le passé. Mais on peut changer l’avenir. Le sien, mais aussi celui des autres.

Mettez votre ceinture. Mettez celle des autres. Ne démarrez pas si c’est pas fait. La ceinture sauve des vies. Ne pas la mettre peut vous tuer, ou tuer quelqu’un d’autre.

C’est tout ce que je peux dire. Pensez à vos parents, vos enfants, votre famille. Vous n’avez pas envie de les voir supporter un deuil qui soit le résultat d’un choix idiot de votre part.

Et les accidents peuvent être le fait d’autrui ou d’autre chose aussi : animaux, météo, défaillance, quelqu’un d’autre… Des choses qu’on ne contrôle pas. Mais pour tout le reste, on peut agir. On doit agir : faire tout ce que l’on peut et avant de se mettre en route.

Oui, il faut parfois s’élever contre ses amis « qui sont majeurs ». Mais retenez une chose : passer pour un relou c’est toujours mieux que passer à travers le pare-brise.
Ces mots sont durs à dire. Ils sont sûrement aussi dur à entendre de la part de quelqu’un d’autre. Je pense que ça doit être dit malgré tout. Tant pis si ça offusque, tant pis si ça choque : il vaut mieux ça que mourir.

Donc oui : vous êtes majeurs, mais ne soyez pas idiot. Mettez votre ceinture. Tout le temps.

image d’en-tête

";s:7:"content";s:4508:"

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Voir :

(via Maitre Eolas)

C’est un article triste.

Mais il est à faire lire à ceux qui veulent pas mettre leur ceinture car ils « sont majeurs ».

Qu’on soit clair : les accidents ça arrive : au détour d’un virage en pleine descente à 50 km/h, on s’écarte un peu trop pour une voiture qui arrive en face, mais sur les graviers dans le bas-côté ça glisse, on freine. Grave erreur : on fait un 1/4 de tour, car freine du gauche et pas sur les cailloux, toujours en descente, on culbute et on finit la tête en bas dans le fossé après avoir fait un tonneau avec sa Kangoo…

Une erreur de jugement alors qu’on fait ce trajet tous les jours. Un concours de circonstances (virage, gravier), une erreur de manœuvre (coup de frein sur les graviers…). Ça arrive, même sans avoir bu, même sans être sur le portable.

Ça m’est arrivé.

Je me souviens de la chanson qui passait sur l’autoradio.
Je me souviens du « bang » des airbags
Je me souviens du nuage de talc qui vole. Du bruit des vitres qui éclatent. Du black-out qui s’ensuit.

… et du réveil dix secondes après, suspendu dans le vide par la ceinture avec du verre partout. Heureusement je n’ai rien, je peux me hisser hors de la voiture, placer le triangle qui se trouve à côté du siège passage alors qu’on l’avait mis dans le coffre.

Je serais probablement mort ce vendredi 13 il y a environ 5 ans si j’avais pas mis ma ceinture.
Je le sais, j’en suis conscient : la ceinture de sécurité m’a sauvé la vie.

Elle a aussi évité un deuil à mes proches.

Ça on s’en rend compte seulement après.

Mais bon, tout ça, ça arrive. C’est bien arrivé pour moi. Au moins, de ses erreurs, on apprend.
Ça peut arriver de nouveau, même en faisant très attention : on n’est pas à l’abri d’un imprévu, comme d’un animal qui surgit, d’un pneu qui éclate, une flaque d’huile… suivi d’une perte de contrôle.

Ce qui ne devrait jamais arriver, par contre, c’est partir sans mettre sa ceinture.

Démarrer en se disant « je ne la mets pas, je suis majeur », ça, ça n’arrive pas tout seul. C’est un choix délibéré.
Un choix qu’il faut assumer, ainsi que ses conséquences, parfois tragiques, comme dans le lien.

Maintenant, on ne change pas le passé. Mais on peut changer l’avenir. Le sien, mais aussi celui des autres.

Mettez votre ceinture. Mettez celle des autres. Ne démarrez pas si c’est pas fait. La ceinture sauve des vies. Ne pas la mettre peut vous tuer, ou tuer quelqu’un d’autre.

C’est tout ce que je peux dire. Pensez à vos parents, vos enfants, votre famille. Vous n’avez pas envie de les voir supporter un deuil qui soit le résultat d’un choix idiot de votre part.

Et les accidents peuvent être le fait d’autrui ou d’autre chose aussi : animaux, météo, défaillance, quelqu’un d’autre… Des choses qu’on ne contrôle pas. Mais pour tout le reste, on peut agir. On doit agir : faire tout ce que l’on peut et avant de se mettre en route.

Oui, il faut parfois s’élever contre ses amis « qui sont majeurs ». Mais retenez une chose : passer pour un relou c’est toujours mieux que passer à travers le pare-brise.
Ces mots sont durs à dire. Ils sont sûrement aussi dur à entendre de la part de quelqu’un d’autre. Je pense que ça doit être dit malgré tout. Tant pis si ça offusque, tant pis si ça choque : il vaut mieux ça que mourir.

Donc oui : vous êtes majeurs, mais ne soyez pas idiot. Mettez votre ceinture. Tout le temps.

image d’en-tête

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Voiture électrique qui charge.
J’ai roulé 3 ans en hybride rechargeable (PHEV) et depuis 1 an maintenant je roule en 100 % électrique (EV), pour un total roulé avoisinant les 100 000 km.

Je fais beaucoup de retours sur ça, essentiellement parce que le sujet est intéressant, mais aussi parce que ça reste une nouveauté (relative) et que beaucoup de gens se posent des questions. Beaucoup de questions, et parfois certaines inattendues.

Y répondre est intéressant, surtout quand les seules réponses qu’on trouve sont du troll de gens qui n’ont jamais roulé en EV de leur vie, ou des idées reçues d’il y a 10 ans.

Un premier constant, pour commencer : ces questions sont légitimes. Les réponses peuvent sembler évidentes quand on y est habitué, mais quand on n’a jamais eu une voiture électrique au quotidien, ces questions sont totalement normales.

Ensuite, le brouillard d’incertitude qu’on avait au début des voitures électriques il y a 10 ans commence à se dissiper. De la durabilité des batteries, leur qualité, leur réparabilité, et même leur recyclage ou réemploi, les performances en hiver, à comment recharger au mieux, au le coût d’utilisation, à leur entretien… globalement, on y voit aujourd’hui bien plus clair. À la fois pour l’utilisateur que pour le constructeur des véhicules.

À ceux qui se posent des questions, j’ai voulu faire un petit article qui les regroupe.
Il n’y a pas vraiment d’ordre dans la liste ci-dessous, mais j’ai essayé de les regrouper en sections :

Cet article n’est pas pour convaincre qui que ce soit. Vous faites ce que vous voulez, vraiment je m’en fiche. Je veux juste répondre à quelques questions et débunker des idées reçues et les mensonges.
En ce qui concerne l’usage d’une voiture électrique, ci-dessous, cela reflète mon usage et ma voiture (une Ioniq 6), pour lesquelles les informations ci-dessous sont données en toute honnêteté.

Recharge

Faut-il obligatoirement pouvoir charger chez soi ?

Pas forcément, mais c’est quand-même un confort.

Charger chez soi est de loin le plus pratique, et aussi de loin le moins cher.
Si vous ne pouvez pas charger chez vous, il y a toujours les bornes publiques, mais c’est moins pratique (et moins fiable, et plus cher). L’autre solution, est de charger au travail, si ce n’est pas trop cher.

Faut-il une borne chez soi ?

Non.

Pas besoin de borne chez soi : une prise 220 V suffit et permet de recharger ~100 km en une nuit.

La prise et la ligne jusqu’au compteur doivent être adaptées aux fortes charges électriques (prise « 16 ampères »).
Une borne dédiée peut être utile si vous devez charger plus que 100 km chaque nuit (si vous êtes chauffeur de taxi par exemple).

Peut-on utiliser une rallonge ?

Oui.
Tant que tout est aux normes et adapté à l’usage.

La rallonge doit être capable d’encaisser de fortes charges, tout comme la prise. Typiquement on peut prendre une rallonge prévue pour 3 700 W (ce qui fait 16 A sous 220 V). Pensez à toujours dérouler votre rallonge complètement pour éviter l’accumulation de chaleur.

Peut-on utiliser une multiprise ?

À éviter.

Brancher trop de choses sur une multiprise peut la faire chauffer. Et une voiture tire beaucoup de courant à elle seule. Ajouter des appareils en plus serait dangereux.

Est-ce que ça charge vite à la maison ?

On gagne 10 à 15 km par heure, en chargeant sur le 220 V en 10 A. Si vous roulez moins de 100 km par jour au quotidien, alors c’est largement suffisant.
On n’a pas besoin que ça charge vite, si ça charge pendant qu’on dort.

C’est la galère de charger !

Non.

On arrive chez soi, on branche, et la voiture chargera durant les heures que vous programmez. Le lendemain, on débranche et on a une batterie pleine. On n’a pas à se poser de questions.
Quant aux bornes, on branche, on passe sa carte, et ça charge après 15 à 30 secondes de communication entre la voiture et la borne.

Les bornes sont surchargées !

Elles le sont moins que les stations essence. Vous pouvez aller voir avant d’acheter une EV, y compris un week-end ou un jour de départ. Passez-y une heure et décomptez le temps où toutes les bornes sont prises et où un arrivant devra attendre. Y a de grandes chances que ça soit de zéro minutes.

Subjectivement, après 30 000 km avec la voiture, j’ai attendu une seule fois, et ça a duré 3 minutes, un jour de départ en vacances d’hiver sur un grand axe proche de Lyon, France. Lors d’un quart des sessions de charge, j’étais seul à charger.

On peut dire — sur autoroute en tout cas — que vous attendrez moins votre tour en électrique qu’avec une thermique. En revanche, oui, la charge elle-même sera plus longue (30-40 minutes). Seuls quelques modèles de voitures chargent tellement vite (<15-20 minutes) qu’on a à peine le temps d’aller boire un café et de revenir qu’on a fini la charge et qu’on doit débrancher.

En dehors des autoroutes, les bornes rapides aux supermarchés sont généralement bien remplies (même si rarement à 100 %), et le problème est souvent qu’une voiture thermique bloque la place. Ailleurs, en ville, les bornes « lentes » sont souvent libres (mais aussi souvent en panne ou bloquées).

Faut-il des abonnements à des bornes publiques ? Des cartes ? des badges ? des applications ?

C’est conseillé.

Je vous conseille de prendre la carte et l’application Chargemap. C’est l’une des plus connues en France et avec ça vous pourrez charger partout et même comparer les tarifs avec d’autre réseaux, qui varient d’une carte à l’autre.
Les bornes qui prennent la carte bancaire directement existent, mais ne sont pas les plus courantes. Pour charger à la maison, pas besoin de carte.

Un câble de recharge d’une marque A fonctionne-t-il sur un véhicule de marque B ?

Oui.

C’est le type de connecteur qui importe, pas la marque. Aujourd’hui, la norme est le port « Type 2 ».

Et NACS ?

La norme NACS ne concerne que l’Amérique du Nord (NACS : North American Charging Standard). C’est le connecteur Tesla et qui a remporté de facto la guerre des standards aux USA et au Canada.
En France et en Europe, cela ne nous concerne pas : on reste sur du Type-2 et CCS2.

Dois-je acheter des câbles en plus ?

Pas forcément.

Le câble pour charger chez vous sur une prise 220 V est normalement fourni avec la voiture. Le câble pour la charge rapide CCS (bornes sur aires d’autoroute) est toujours attaché à la borne.

Seules les bornes AC (typiquement en ville) n’ont pas de câbles attachés et il faut venir avec le sien. Si vous installez une bornez chez vous, ils vous faudra également un câble Type-2 mâle vers Type-2-femelle (il s’agit du même câble que celui dont vous avez besoin pour les bornes en ville).

Je conseille de prendre les câbles sur cette boutique. Le gérant répondra aussi à toutes vos questions.
D’une façon générale, je conseille de prendre un câble Type-2 et de le laisser dans la voiture, au cas où, et d’en prendre un de 5 mètres (3 mètres c’est trop court).

Tous les câbles Type-2 se valent-ils ?

Non.

Certains câbles sont limités à du 32 A en monophasé (donc 7 kW). D’autres permettent du 16 A en triphasé (11 kW) et d’autres en 32 A triphasé (22 kW).
Un câble 22 kW permettra de tout faire en termes de puissance (« qui peut le plus, peut le moins ») mais sera aussi plus cher. Quoi qu’il arrive, le chargement se limitera toujours automatiquement à la vitesse du composant le plus lent : câble, voiture ou borne.

Doit-on charger à 100 % ?

Il faut se renseigner sur le type de batterie :

Peut-on charger à 100 % ?

Bien-sûr !

La plage d’utilisation de toutes les batteries est de 0 à 100 %. Les Li-Ion et Li-Po ne doivent simplement pas rester en dessous de 20 % ni au-dessus de 80 % trop longtemps. Si votre limite habituelle est 80 % mais que vous souhaitez partir le lendemain, levez la limite la veille et chargez jusqu’au départ : la batterie sera pleine pour partir.

Mais ne stockez pas une batterie Li-Ion à 100 % pour plusieurs semaines (ce conseil sert également aux concessionnaires).

Ça charge plus lentement quand il fait froid ?

Oui et non.

Ça charge plus lentement (voir très lentement) si la batterie est froide. Mais si la batterie est chaude (même en hiver), alors la charge sera tout à fait rapide.
C’est pour cela qu’il faut vérifier que votre voiture a le préchauffage de la batterie (et de l’activer 10-15 minutes avant l’arriver à la borne en hiver, si ce n’est pas automatique).

Concernant l’écologie

Est-ce écologique ?

Voir là.

Concernant le climat : sur tout le cycle de vie, une EV émettra beaucoup moins de CO₂. Le bilan est donc très positif sur ce plan.
Concernant les autres formes de pollution : cela utilise des ressources dont les processus de fabrication ne sont pas encore bien durables (voir ici), même si ça s’améliore petit à petit, et que le recyclage des matériaux augmente lui-aussi à grand pas.

Et le lithium ?

Le lithium n’est pas un composé rare : il est plus commun que le cuivre. Un EV contient environ une dizaine de kilos de lithium.
Le principal souci de ce minerai est géopolitique : l’essentiel du lithium est produit par ou pour la Chine, qui est une dictature protectionniste envers son marché intérieur.

Il est probable que le marché passera sur des batteries au sodium dans la majorité des applications. Ces batteries sont beaucoup moins chères, car le sodium est 1 000 fois plus abondant que le lithium, sur Terre. Et le sodium est disponible partout sur Terre et dans les océans.

Et le cobalt ? Et les enfants dans les mines au Congo ?

Depuis 2021, plus de la moitié voitures électriques dans le monde n’utilisent pas de cobalt. La technologie des batteries LFP, permet de s’en passer totalement. Cette proportion ne fait que croître.
Pour les batteries au cobalt, près de la moitié du cobalt ne vient pas du Congo.

Enfin, la plupart des constructeurs refusent désormais d’acheter du cobalt provenant de mines illégales utilisant des enfants. Aussi, ces mines représentent moins de 10 % des mines congolaises (source).

Dans l’ensemble, donc, au moins 98 % des batteries pour voitures électriques n’ont jamais vu le travail d’un enfant.

Le problème existe, et aura existé, mais le marché aujourd’hui est tel que ces mines ne sont pas viables et ne concernent qu’une très faible part des batteries. Si le sujet vous tient à cœur, tournez-vous vers un véhicule ayant des batteries de type « LFP », sans cobalt.

Et les terres-rares dans les batteries ?

Voir là

Les terres rares sont dans les aimants des moteurs, pas dans les batteries. Les batteries ne contiennent pas de terres-rares. Et environ la moitié des véhicules utilisent des moteurs inductifs sans aimants, et donc sans terres rares.

Enfin, les terres rares n’ont de rares que le nom : là aussi, le principal problème est géopolitique.

Et les particules fines du freinage et des pneus ?

Les EV sont plus lourdes, donc aussi plus lourdes à freiner et à accélérer. Cependant : la grande majorité du freinage est effectué par le frein moteur régénératif, cela n’utilise pas les plaquettes, qui s’usent vraiment très peu sur une EV.
Concernant les pneus, ils peuvent s’user plus rapidement, à cause de la puissance des moteurs et des accélérations. Une conduite souple et des pneus spéciaux (plus résistants) mitigent fortement cela.

Concernant le coût

Les voitures électriques coûtent plus cher ?

À configuration et équipement équivalent, actuellement, oui.
Ceci dit, la différence n’est pas énorme (10 à 20 % sur le moyen de gamme, à équipement équivalent). Aussi, les EV débutent à un prix plus élevé. Il n’y a pas (ou très peu) d’EV basiques et bon marché, et qui ne soient pas des voiturettes.

Recharger sa voiture coûte plus cher que l’essence ?

Non.

Le coût se mesure pour 100 km roulés.

Pour une voiture essence ou Diesel on se retrouve à payer 10-15 €/100 km. Le GPL peut descendre à 5-6 €/100 km.

Pour une voiture électrique, le prix varie selon où l’on charge (prix début 2024) :

J’ai ici pris comme référence une consommation de 17 kWh / 100 km pour l’électrique (source) et 5 à 7 L/100 km (source) pour le thermique.

Il est difficile de s’y retrouver dans les tarifications ?

Oui.

L’essence, est plus chères sur autoroute. L’électricité c’est pareil, mais ce n’est que le début.

Certaines cartes / bornes / réseaux facturent à la minute, d’autres à l’acte, d’autres au kWh, d’autres encore avec une combinaison de tout ça, le tout variant selon qu’on soit abonné ou non.
Ajoutez à ça le fait qu’une tarification peut être avantageuse pour une voiture et pas une autre en fonction des performances de recharge, et on ne s’y retrouve plus.

Dans l’ensemble, Charger n’est pas difficile, mais charger au meilleur tarif, c’est encore compliqué.

Et si l’électricité augmente ?

Comme montré un peu plus haut, il faudrait >500 % d’augmentation de l’électricité pour qu’elle coûte aussi cher que l’essence. On a un peu de marge. Sans compter que l’essence aussi fluctue et globalement augmente dans le même temps.

Ma facture EDF va exploser ?

Oui.

On va payer 25 € d’électricité à la place de 80 € d’essence. En quoi est-ce un problème ? :-)

Est-ce qu’ils vont taxer l’électricité pour les voitures ?

Ça va arriver, oui. L’essence est fortement taxée, l’électricité pour les EV le sera aussi. C’est une certitude. La question est de savoir quand et comment.

Il n’y a pas de projet officiel sur ça pour le moment en France, mais certains pays ont eu des projets de taxer les EV au kilomètres roulés (comme l’Australie, mais qui a fini par faire machine arrière depuis, mais aussi la Suisse, le Japon, le Royaume-Uni ont des idées dans les placards pour ce point…).

Y a-t-il des aides et subventions ?

Oui.

En plus du bonus écologique (si éligible), il y a des avantages un peu partout :

À l’inverse, les voitures électriques sont moins réparables (la moindre atteinte à la batterie risque d’envoyer la voiture à la casse). Les assurances sont généralement plus chères également.

Les EV et le réseau électrique EDF

Et les coupures de courant ?

En cas de coupure de courant, je peux utiliser ma voiture pour alimenter ma maison durant plusieurs jours. Les EV ne sont donc pas un problème, mais une solution.
Toutes les voitures ne le proposent pas, c’est une options à vérifier lors de l’achat (sous le nom de V2L (vehicule-2-load) ou V2H (vehicule-2-home), ou même V2G (vehicule-2-grid)).

Si c’est ce qui vous fait peur : demandez-vous quand a eu lieu la dernière coupure d’électricité, et combien de temps elle a duré. On parle probablement de quelques heures seulement et il y a bien longtemps. La dernière pénurie d’essence, elle, a duré un mois, et y en a pratiquement chaque année.

Qui plus est, en cas de coupure, les stations essences ne fonctionnent pas non plus.

Quid de la charge électrique sur le réseau ?

Il suffit de charger la nuit, quand la demande d’énergie est très faible et disponible.

Le problème n’est pas question d’énergie à produire, mais de puissance à fournir. La nuit, la puissance consommée à l’échelle d’un pays est faible par rapport à ce qui est consommé le jour. Même en chargeant toutes les voitures la nuit on sera toujours en dessous de la puissance demandée en journée.

EDF et RTE ne s’inquiètent d’ailleurs pas de ça (source). La seule condition est de charger la nuit. C’est le plus important.

Concernant la consommation électrique lors de la conduite

En hiver ça consomme plus ?

Oui.
En ville sur les petits trajets, comptez une surconsommation de 20-25 % (à cause du chauffage et de la baisse de performance de la batterie).
Sur autoroute, et sur les longs trajets, comptez une surconsommation de 5-8 % entre l’été et l’hiver (toujours à cause du chauffage).

L’effet est plus contenu lors des longs trajets, car le chauffage représente moins d’énergie par rapport au trajet parcouru.

En été, la clim consomme un peu plus, mais on parle de 1 à 3 % environ pour climatiser 4 personnes. Ceci n’est pas spécifique aux EV : un véhicule essence consomme également davantage, et dans des proportions similaires, en dehors des conditions idéales (20-25 °C).

Et si je suis coincé dans les bouchons ?

Si la voiture est arrêtée, le moteur ne consomme plus rien. Seul le chauffage ou la clim et l’électronique consomme un peu.
On parle alors de 1 à 2 kW environ, soit 1 à 3 % de la batterie par heure selon les voitures.

À l’usage : usure et entretien

Les EV ont moins d’entretien

Oui.

Pas de vidange, de filtre à huile, à gazole, de bougies ou je ne sais quoi.
En prime, vu que le freinage passe essentiellement par le frein moteur régénératif, les plaquettes s’usent nettement moins et font parfois la durée de vie de la voiture.

En revanche, le poids élevé des EV et leur puissance importante induit souvent une usure plus rapide des pneus (chose qui peut être limitée très facilement avec une conduite souple, ie : éco-conduite).

De plus, les forfaits de révisions sont facturés plus chers par les garages (chose objectivement injustifiée, mais c’est comme ça ; pensez à négocier la première révision lors de l’achat).

La batterie se dégrade-t-elle ?

Oui, mais il s’avère que c’est largement moins important que ce que l’on a tendance à penser.

On perd généralement 1 à 3 % la première année, mais ensuite cela se stabilise et la dégradation est très lente.
Certaines voitures ont fait 300 000 km avec la même batterie, et les nouvelles batteries LFP sont prévues pour faire encore plus. La batterie est un des composants qui résiste le mieux au temps et à l’usure.

Hormis les usages intensifs (taxi, par exemple, qui font plus de 100 000 km par an) où l’usure pourra monter à 7-15 % après 2 ans, une usure supérieure traduit une batterie défectueuse, qu’il peut être possible de faire passer sous garantie.

On peut limiter la dégradation avec des bonnes pratiques ?

Oui !

Et c’est tout.
Les charges rapides ne posent plus de problème que les charges AC. Certains constructeurs (Porsche) retirent, via une mise à jour, les limites de recharge qu’ils avaient mises pour économiser l’usure, car ça s’avère inutile.

Et les voitures électriques qui brûlent ?

Les voitures électriques brûlent moins que les voitures thermique. Point.

La sécurité routière en Suède déclare que les EV ont 29 fois moins de risque de brûler qu’un véhicule thermique. La NTSB (sécurité routière aux USA) parle de 61 fois moins de risque, en se basant sur les statistiques des véhicules brûlés.

Les EV qui s’embrasent est un problème, mais c’est beaucoup plus rare que sur un véhicule thermique. Si l’on en parle, c’est juste qu’on est encore dans la phase où les EV qui brûlent font la une des journaux. C’est tout.

Avant l’achat

Des choses à faire vérifier avant d’acheter ou de choisir une EV ?

Aujourd’hui, si vous prenez une voiture électrique, d’autant plus si vous comptez faire des longs trajets avec, il y a des choses à prendre en compte. La charge rapide, notamment : sans ça, oubliez vos roadtrips car recharger prendra des heures (avec la charge rapide, vous chargez en 15 à 30 minutes pour rouler 250 à 400 km, selon les voitures).

D’autres technos sont également utiles parfois :

On peut être tenté de se dire qu’il faut que la voiture embarque un planificateur de trajet. D’expérience, je dirais que non. D’une part parce que les planificateurs des voitures sont absolument merdiques, et d’autre part parce que vous aurez bien plus vite fait d’utiliser une application sur votre téléphone.
Si vous comptez faire de l’autoroute en France, sachez que toutes les aires de service en France — en tout cas une fois qu’on est derrière le péage — ont désormais des bornes de recharge rapide. Les planificateurs ne sont plus réellement utiles.

Quant à rouler sur les petites routes, y a pas mal de bornes (lentes) et de plus en plus de bornes rapides.

Pour donner un cadre : les magasins Lidl ont un bon réseau de bornes, les Hypermarchés Carrefour sont pratiquement tous équipés de chargeurs très rapide depuis 2023. Mc Donalds est également en train d’installer des bornes partout, tout comme IKEA. Les magasins E.Leclerc et Cora ont également des projets d’installation de bornes lentes et rapides, pour certains déjà en place.

Et sinon, un bon nombre de concessions automobiles ont des bornes accessibles durant leurs heures d’ouverture, tout comme les parking sous-terrains.

Oui, les choses ont changées très vite ces 1 à 2 dernières années, pour le mieux.

Image d’en-tête produite par Bing AI

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Voiture électrique qui charge.
J’ai roulé 3 ans en hybride rechargeable (PHEV) et depuis 1 an maintenant je roule en 100 % électrique (EV), pour un total roulé avoisinant les 100 000 km.

Je fais beaucoup de retours sur ça, essentiellement parce que le sujet est intéressant, mais aussi parce que ça reste une nouveauté (relative) et que beaucoup de gens se posent des questions. Beaucoup de questions, et parfois certaines inattendues.

Y répondre est intéressant, surtout quand les seules réponses qu’on trouve sont du troll de gens qui n’ont jamais roulé en EV de leur vie, ou des idées reçues d’il y a 10 ans.

Un premier constant, pour commencer : ces questions sont légitimes. Les réponses peuvent sembler évidentes quand on y est habitué, mais quand on n’a jamais eu une voiture électrique au quotidien, ces questions sont totalement normales.

Ensuite, le brouillard d’incertitude qu’on avait au début des voitures électriques il y a 10 ans commence à se dissiper. De la durabilité des batteries, leur qualité, leur réparabilité, et même leur recyclage ou réemploi, les performances en hiver, à comment recharger au mieux, au le coût d’utilisation, à leur entretien… globalement, on y voit aujourd’hui bien plus clair. À la fois pour l’utilisateur que pour le constructeur des véhicules.

À ceux qui se posent des questions, j’ai voulu faire un petit article qui les regroupe.
Il n’y a pas vraiment d’ordre dans la liste ci-dessous, mais j’ai essayé de les regrouper en sections :

Cet article n’est pas pour convaincre qui que ce soit. Vous faites ce que vous voulez, vraiment je m’en fiche. Je veux juste répondre à quelques questions et débunker des idées reçues et les mensonges.
En ce qui concerne l’usage d’une voiture électrique, ci-dessous, cela reflète mon usage et ma voiture (une Ioniq 6), pour lesquelles les informations ci-dessous sont données en toute honnêteté.

Recharge

Faut-il obligatoirement pouvoir charger chez soi ?

Pas forcément, mais c’est quand-même un confort.

Charger chez soi est de loin le plus pratique, et aussi de loin le moins cher.
Si vous ne pouvez pas charger chez vous, il y a toujours les bornes publiques, mais c’est moins pratique (et moins fiable, et plus cher). L’autre solution, est de charger au travail, si ce n’est pas trop cher.

Faut-il une borne chez soi ?

Non.

Pas besoin de borne chez soi : une prise 220 V suffit et permet de recharger ~100 km en une nuit.

La prise et la ligne jusqu’au compteur doivent être adaptées aux fortes charges électriques (prise « 16 ampères »).
Une borne dédiée peut être utile si vous devez charger plus que 100 km chaque nuit (si vous êtes chauffeur de taxi par exemple).

Peut-on utiliser une rallonge ?

Oui.
Tant que tout est aux normes et adapté à l’usage.

La rallonge doit être capable d’encaisser de fortes charges, tout comme la prise. Typiquement on peut prendre une rallonge prévue pour 3 700 W (ce qui fait 16 A sous 220 V). Pensez à toujours dérouler votre rallonge complètement pour éviter l’accumulation de chaleur.

Peut-on utiliser une multiprise ?

À éviter.

Brancher trop de choses sur une multiprise peut la faire chauffer. Et une voiture tire beaucoup de courant à elle seule. Ajouter des appareils en plus serait dangereux.

Est-ce que ça charge vite à la maison ?

On gagne 10 à 15 km par heure, en chargeant sur le 220 V en 10 A. Si vous roulez moins de 100 km par jour au quotidien, alors c’est largement suffisant.
On n’a pas besoin que ça charge vite, si ça charge pendant qu’on dort.

C’est la galère de charger !

Non.

On arrive chez soi, on branche, et la voiture chargera durant les heures que vous programmez. Le lendemain, on débranche et on a une batterie pleine. On n’a pas à se poser de questions.
Quant aux bornes, on branche, on passe sa carte, et ça charge après 15 à 30 secondes de communication entre la voiture et la borne.

Les bornes sont surchargées !

Elles le sont moins que les stations essence. Vous pouvez aller voir avant d’acheter une EV, y compris un week-end ou un jour de départ. Passez-y une heure et décomptez le temps où toutes les bornes sont prises et où un arrivant devra attendre. Y a de grandes chances que ça soit de zéro minutes.

Subjectivement, après 30 000 km avec la voiture, j’ai attendu une seule fois, et ça a duré 3 minutes, un jour de départ en vacances d’hiver sur un grand axe proche de Lyon, France. Lors d’un quart des sessions de charge, j’étais seul à charger.

On peut dire — sur autoroute en tout cas — que vous attendrez moins votre tour en électrique qu’avec une thermique. En revanche, oui, la charge elle-même sera plus longue (30-40 minutes). Seuls quelques modèles de voitures chargent tellement vite (<15-20 minutes) qu’on a à peine le temps d’aller boire un café et de revenir qu’on a fini la charge et qu’on doit débrancher.

En dehors des autoroutes, les bornes rapides aux supermarchés sont généralement bien remplies (même si rarement à 100 %), et le problème est souvent qu’une voiture thermique bloque la place. Ailleurs, en ville, les bornes « lentes » sont souvent libres (mais aussi souvent en panne ou bloquées).

Faut-il des abonnements à des bornes publiques ? Des cartes ? des badges ? des applications ?

C’est conseillé.

Je vous conseille de prendre la carte et l’application Chargemap. C’est l’une des plus connues en France et avec ça vous pourrez charger partout et même comparer les tarifs avec d’autre réseaux, qui varient d’une carte à l’autre.
Les bornes qui prennent la carte bancaire directement existent, mais ne sont pas les plus courantes. Pour charger à la maison, pas besoin de carte.

Un câble de recharge d’une marque A fonctionne-t-il sur un véhicule de marque B ?

Oui.

C’est le type de connecteur qui importe, pas la marque. Aujourd’hui, la norme est le port « Type 2 ».

Et NACS ?

La norme NACS ne concerne que l’Amérique du Nord (NACS : North American Charging Standard). C’est le connecteur Tesla et qui a remporté de facto la guerre des standards aux USA et au Canada.
En France et en Europe, cela ne nous concerne pas : on reste sur du Type-2 et CCS2.

Dois-je acheter des câbles en plus ?

Pas forcément.

Le câble pour charger chez vous sur une prise 220 V est normalement fourni avec la voiture. Le câble pour la charge rapide CCS (bornes sur aires d’autoroute) est toujours attaché à la borne.

Seules les bornes AC (typiquement en ville) n’ont pas de câbles attachés et il faut venir avec le sien. Si vous installez une bornez chez vous, ils vous faudra également un câble Type-2 mâle vers Type-2-femelle (il s’agit du même câble que celui dont vous avez besoin pour les bornes en ville).

Je conseille de prendre les câbles sur cette boutique. Le gérant répondra aussi à toutes vos questions.
D’une façon générale, je conseille de prendre un câble Type-2 et de le laisser dans la voiture, au cas où, et d’en prendre un de 5 mètres (3 mètres c’est trop court).

Tous les câbles Type-2 se valent-ils ?

Non.

Certains câbles sont limités à du 32 A en monophasé (donc 7 kW). D’autres permettent du 16 A en triphasé (11 kW) et d’autres en 32 A triphasé (22 kW).
Un câble 22 kW permettra de tout faire en termes de puissance (« qui peut le plus, peut le moins ») mais sera aussi plus cher. Quoi qu’il arrive, le chargement se limitera toujours automatiquement à la vitesse du composant le plus lent : câble, voiture ou borne.

Doit-on charger à 100 % ?

Il faut se renseigner sur le type de batterie :

Peut-on charger à 100 % ?

Bien-sûr !

La plage d’utilisation de toutes les batteries est de 0 à 100 %. Les Li-Ion et Li-Po ne doivent simplement pas rester en dessous de 20 % ni au-dessus de 80 % trop longtemps. Si votre limite habituelle est 80 % mais que vous souhaitez partir le lendemain, levez la limite la veille et chargez jusqu’au départ : la batterie sera pleine pour partir.

Mais ne stockez pas une batterie Li-Ion à 100 % pour plusieurs semaines (ce conseil sert également aux concessionnaires).

Ça charge plus lentement quand il fait froid ?

Oui et non.

Ça charge plus lentement (voir très lentement) si la batterie est froide. Mais si la batterie est chaude (même en hiver), alors la charge sera tout à fait rapide.
C’est pour cela qu’il faut vérifier que votre voiture a le préchauffage de la batterie (et de l’activer 10-15 minutes avant l’arriver à la borne en hiver, si ce n’est pas automatique).

Concernant l’écologie

Est-ce écologique ?

Voir là.

Concernant le climat : sur tout le cycle de vie, une EV émettra beaucoup moins de CO₂. Le bilan est donc très positif sur ce plan.
Concernant les autres formes de pollution : cela utilise des ressources dont les processus de fabrication ne sont pas encore bien durables (voir ici), même si ça s’améliore petit à petit, et que le recyclage des matériaux augmente lui-aussi à grand pas.

Et le lithium ?

Le lithium n’est pas un composé rare : il est plus commun que le cuivre. Un EV contient environ une dizaine de kilos de lithium.
Le principal souci de ce minerai est géopolitique : l’essentiel du lithium est produit par ou pour la Chine, qui est une dictature protectionniste envers son marché intérieur.

Il est probable que le marché passera sur des batteries au sodium dans la majorité des applications. Ces batteries sont beaucoup moins chères, car le sodium est 1 000 fois plus abondant que le lithium, sur Terre. Et le sodium est disponible partout sur Terre et dans les océans.

Et le cobalt ? Et les enfants dans les mines au Congo ?

Depuis 2021, plus de la moitié voitures électriques dans le monde n’utilisent pas de cobalt. La technologie des batteries LFP, permet de s’en passer totalement. Cette proportion ne fait que croître.
Pour les batteries au cobalt, près de la moitié du cobalt ne vient pas du Congo.

Enfin, la plupart des constructeurs refusent désormais d’acheter du cobalt provenant de mines illégales utilisant des enfants. Aussi, ces mines représentent moins de 10 % des mines congolaises (source).

Dans l’ensemble, donc, au moins 98 % des batteries pour voitures électriques n’ont jamais vu le travail d’un enfant.

Le problème existe, et aura existé, mais le marché aujourd’hui est tel que ces mines ne sont pas viables et ne concernent qu’une très faible part des batteries. Si le sujet vous tient à cœur, tournez-vous vers un véhicule ayant des batteries de type « LFP », sans cobalt.

Et les terres-rares dans les batteries ?

Voir là

Les terres rares sont dans les aimants des moteurs, pas dans les batteries. Les batteries ne contiennent pas de terres-rares. Et environ la moitié des véhicules utilisent des moteurs inductifs sans aimants, et donc sans terres rares.

Enfin, les terres rares n’ont de rares que le nom : là aussi, le principal problème est géopolitique.

Et les particules fines du freinage et des pneus ?

Les EV sont plus lourdes, donc aussi plus lourdes à freiner et à accélérer. Cependant : la grande majorité du freinage est effectué par le frein moteur régénératif, cela n’utilise pas les plaquettes, qui s’usent vraiment très peu sur une EV.
Concernant les pneus, ils peuvent s’user plus rapidement, à cause de la puissance des moteurs et des accélérations. Une conduite souple et des pneus spéciaux (plus résistants) mitigent fortement cela.

Concernant le coût

Les voitures électriques coûtent plus cher ?

À configuration et équipement équivalent, actuellement, oui.
Ceci dit, la différence n’est pas énorme (10 à 20 % sur le moyen de gamme, à équipement équivalent). Aussi, les EV débutent à un prix plus élevé. Il n’y a pas (ou très peu) d’EV basiques et bon marché, et qui ne soient pas des voiturettes.

Recharger sa voiture coûte plus cher que l’essence ?

Non.

Le coût se mesure pour 100 km roulés.

Pour une voiture essence ou Diesel on se retrouve à payer 10-15 €/100 km. Le GPL peut descendre à 5-6 €/100 km.

Pour une voiture électrique, le prix varie selon où l’on charge (prix début 2024) :

J’ai ici pris comme référence une consommation de 17 kWh / 100 km pour l’électrique (source) et 5 à 7 L/100 km (source) pour le thermique.

Il est difficile de s’y retrouver dans les tarifications ?

Oui.

L’essence, est plus chères sur autoroute. L’électricité c’est pareil, mais ce n’est que le début.

Certaines cartes / bornes / réseaux facturent à la minute, d’autres à l’acte, d’autres au kWh, d’autres encore avec une combinaison de tout ça, le tout variant selon qu’on soit abonné ou non.
Ajoutez à ça le fait qu’une tarification peut être avantageuse pour une voiture et pas une autre en fonction des performances de recharge, et on ne s’y retrouve plus.

Dans l’ensemble, Charger n’est pas difficile, mais charger au meilleur tarif, c’est encore compliqué.

Et si l’électricité augmente ?

Comme montré un peu plus haut, il faudrait >500 % d’augmentation de l’électricité pour qu’elle coûte aussi cher que l’essence. On a un peu de marge. Sans compter que l’essence aussi fluctue et globalement augmente dans le même temps.

Ma facture EDF va exploser ?

Oui.

On va payer 25 € d’électricité à la place de 80 € d’essence. En quoi est-ce un problème ? :-)

Est-ce qu’ils vont taxer l’électricité pour les voitures ?

Ça va arriver, oui. L’essence est fortement taxée, l’électricité pour les EV le sera aussi. C’est une certitude. La question est de savoir quand et comment.

Il n’y a pas de projet officiel sur ça pour le moment en France, mais certains pays ont eu des projets de taxer les EV au kilomètres roulés (comme l’Australie, mais qui a fini par faire machine arrière depuis, mais aussi la Suisse, le Japon, le Royaume-Uni ont des idées dans les placards pour ce point…).

Y a-t-il des aides et subventions ?

Oui.

En plus du bonus écologique (si éligible), il y a des avantages un peu partout :

À l’inverse, les voitures électriques sont moins réparables (la moindre atteinte à la batterie risque d’envoyer la voiture à la casse). Les assurances sont généralement plus chères également.

Les EV et le réseau électrique EDF

Et les coupures de courant ?

En cas de coupure de courant, je peux utiliser ma voiture pour alimenter ma maison durant plusieurs jours. Les EV ne sont donc pas un problème, mais une solution.
Toutes les voitures ne le proposent pas, c’est une options à vérifier lors de l’achat (sous le nom de V2L (vehicule-2-load) ou V2H (vehicule-2-home), ou même V2G (vehicule-2-grid)).

Si c’est ce qui vous fait peur : demandez-vous quand a eu lieu la dernière coupure d’électricité, et combien de temps elle a duré. On parle probablement de quelques heures seulement et il y a bien longtemps. La dernière pénurie d’essence, elle, a duré un mois, et y en a pratiquement chaque année.

Qui plus est, en cas de coupure, les stations essences ne fonctionnent pas non plus.

Quid de la charge électrique sur le réseau ?

Il suffit de charger la nuit, quand la demande d’énergie est très faible et disponible.

Le problème n’est pas question d’énergie à produire, mais de puissance à fournir. La nuit, la puissance consommée à l’échelle d’un pays est faible par rapport à ce qui est consommé le jour. Même en chargeant toutes les voitures la nuit on sera toujours en dessous de la puissance demandée en journée.

EDF et RTE ne s’inquiètent d’ailleurs pas de ça (source). La seule condition est de charger la nuit. C’est le plus important.

Concernant la consommation électrique lors de la conduite

En hiver ça consomme plus ?

Oui.
En ville sur les petits trajets, comptez une surconsommation de 20-25 % (à cause du chauffage et de la baisse de performance de la batterie).
Sur autoroute, et sur les longs trajets, comptez une surconsommation de 5-8 % entre l’été et l’hiver (toujours à cause du chauffage).

L’effet est plus contenu lors des longs trajets, car le chauffage représente moins d’énergie par rapport au trajet parcouru.

En été, la clim consomme un peu plus, mais on parle de 1 à 3 % environ pour climatiser 4 personnes. Ceci n’est pas spécifique aux EV : un véhicule essence consomme également davantage, et dans des proportions similaires, en dehors des conditions idéales (20-25 °C).

Et si je suis coincé dans les bouchons ?

Si la voiture est arrêtée, le moteur ne consomme plus rien. Seul le chauffage ou la clim et l’électronique consomme un peu.
On parle alors de 1 à 2 kW environ, soit 1 à 3 % de la batterie par heure selon les voitures.

À l’usage : usure et entretien

Les EV ont moins d’entretien

Oui.

Pas de vidange, de filtre à huile, à gazole, de bougies ou je ne sais quoi.
En prime, vu que le freinage passe essentiellement par le frein moteur régénératif, les plaquettes s’usent nettement moins et font parfois la durée de vie de la voiture.

En revanche, le poids élevé des EV et leur puissance importante induit souvent une usure plus rapide des pneus (chose qui peut être limitée très facilement avec une conduite souple, ie : éco-conduite).

De plus, les forfaits de révisions sont facturés plus chers par les garages (chose objectivement injustifiée, mais c’est comme ça ; pensez à négocier la première révision lors de l’achat).

La batterie se dégrade-t-elle ?

Oui, mais il s’avère que c’est largement moins important que ce que l’on a tendance à penser.

On perd généralement 1 à 3 % la première année, mais ensuite cela se stabilise et la dégradation est très lente.
Certaines voitures ont fait 300 000 km avec la même batterie, et les nouvelles batteries LFP sont prévues pour faire encore plus. La batterie est un des composants qui résiste le mieux au temps et à l’usure.

Hormis les usages intensifs (taxi, par exemple, qui font plus de 100 000 km par an) où l’usure pourra monter à 7-15 % après 2 ans, une usure supérieure traduit une batterie défectueuse, qu’il peut être possible de faire passer sous garantie.

On peut limiter la dégradation avec des bonnes pratiques ?

Oui !

Et c’est tout.
Les charges rapides ne posent plus de problème que les charges AC. Certains constructeurs (Porsche) retirent, via une mise à jour, les limites de recharge qu’ils avaient mises pour économiser l’usure, car ça s’avère inutile.

Et les voitures électriques qui brûlent ?

Les voitures électriques brûlent moins que les voitures thermique. Point.

La sécurité routière en Suède déclare que les EV ont 29 fois moins de risque de brûler qu’un véhicule thermique. La NTSB (sécurité routière aux USA) parle de 61 fois moins de risque, en se basant sur les statistiques des véhicules brûlés.

Les EV qui s’embrasent est un problème, mais c’est beaucoup plus rare que sur un véhicule thermique. Si l’on en parle, c’est juste qu’on est encore dans la phase où les EV qui brûlent font la une des journaux. C’est tout.

Avant l’achat

Des choses à faire vérifier avant d’acheter ou de choisir une EV ?

Aujourd’hui, si vous prenez une voiture électrique, d’autant plus si vous comptez faire des longs trajets avec, il y a des choses à prendre en compte. La charge rapide, notamment : sans ça, oubliez vos roadtrips car recharger prendra des heures (avec la charge rapide, vous chargez en 15 à 30 minutes pour rouler 250 à 400 km, selon les voitures).

D’autres technos sont également utiles parfois :

On peut être tenté de se dire qu’il faut que la voiture embarque un planificateur de trajet. D’expérience, je dirais que non. D’une part parce que les planificateurs des voitures sont absolument merdiques, et d’autre part parce que vous aurez bien plus vite fait d’utiliser une application sur votre téléphone.
Si vous comptez faire de l’autoroute en France, sachez que toutes les aires de service en France — en tout cas une fois qu’on est derrière le péage — ont désormais des bornes de recharge rapide. Les planificateurs ne sont plus réellement utiles.

Quant à rouler sur les petites routes, y a pas mal de bornes (lentes) et de plus en plus de bornes rapides.

Pour donner un cadre : les magasins Lidl ont un bon réseau de bornes, les Hypermarchés Carrefour sont pratiquement tous équipés de chargeurs très rapide depuis 2023. Mc Donalds est également en train d’installer des bornes partout, tout comme IKEA. Les magasins E.Leclerc et Cora ont également des projets d’installation de bornes lentes et rapides, pour certains déjà en place.

Et sinon, un bon nombre de concessions automobiles ont des bornes accessibles durant leurs heures d’ouverture, tout comme les parking sous-terrains.

Oui, les choses ont changées très vite ces 1 à 2 dernières années, pour le mieux.

Image d’en-tête produite par Bing AI

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Des bouteilles de boissons alcoolisées.
Ça avait déjà fait jaser en janvier pour le « #dryJanuary », jusqu’aux ministères de la santé-mais-pas-trop, voilà que ça revient à cause d’un truc à la télé d’où il ressortirait selon la rédaction que ne pas boire c’est être chiant.

Les réseaux sociaux débordent depuis lors de témoignages de gens qui ne boivent pas d’alcool et de qui l’on se moque, qui se voient proposer de l’alcool avec insistance… bref, subir un non-respect de leur choix.

Pas que ma parole vaut quoi que ce soit, mais j’aimerais juste dire à ces gens : tenez bon, restez vous-mêmes. Vous faites ce que vous voulez. Ce n’est pas vous qui êtes chiants, ce sont ceux qui insistent et ceux qui ne vous respectent pas.

Là, c’est tout ce que j’avais à leur dire.

Mais ce n’est pas tout ce que j’ai à dire. Je suis moi-même quelqu’un qui boit très peu d’alcool. Pas zéro, mais très peu quand-même.

Honnêtement je me fiche de ce qu’on peut penser de moi : collez-moi l’étiquette du mec chiant si ça vous amuse de taguer les gens. Je sais que certains ne vivent que par ça. À la limite, je préfère : au moins je sais à qui j’ai à faire.
Par contre, si mon propre témoignage peut en aider ne serait-ce qu’un autre à pas se sentir seul, exclu, différent… ou chiant, ben tant mieux. Si mon témoignage peut peser en faveur du respect des choix de chacun, bien, très bien même ! Cet article n’aura pas servi à rien si c’est le cas.

Me concernant, donc, je dois plutôt être chanceux : on m’a très peu emmerdé avec ça. On m’a déjà proposé, mais presque jamais on a insisté.

Les quelques fois c’étaient essentiellement des gens avec une génération de plus que moi-même (beaux-parents, collègues bien plus âgés…). Pratiquement jamais des gens de mon âge (amis, famille, amis de la famille…).
Hasard ? Je ne sais pas. Mais y a peut-être une question générationnelle à creuser.

Quant aux autres :
— Est-ce parce que mes amis sont majoritairement raisonnables avec l’alcool eux-mêmes ?
— Est-ce parce que mes amis sont particulièrement respectueux du choix de chacun ?
— Est-ce parce que je me déplace chez les autres en voiture, et a donc une « excuse parfaite » pour ne pas boire ?

Probablement.
Ceci dit, je n’ai pas attendu de conduire pour ne pas spécialement boire d’alcool, et j’ai aussi quelques connaissances qui ne sont pas très raisonnables. Difficile, donc, de trouver une raison unique, si ce n’est une meilleure notion du respect des autres parmi mes proches que parmi, de toute évidence, les proches d’un énorme paquet de monde. J’en suis attristé pour ces gens (même si on a aussi les amis qu’on choisi).

Mieux, on m’a déjà remercié d’être sobre en fin de soirée pendant que les autres étaient tous plus ou moins étalés par terre. J’imagine que c’est plus facile de ranger ou nettoyer, ou aider les autres à marcher droit quand on est soi-même en état de ranger, nettoyer, ou marcher droit.

Pour finir, plus haut je disais que je ne buvais pratiquement rien. C’est vrai : il m’arrive de boire. C’est juste très rare. On parle de cinq fois par an, peut-être. J’adore le cidre par exemple, et j’apprécie un mojito, ou le salmiakki-koskenkorva (une boisson finlandaise à base de vodka, de réglisse et de chlorure d’ammonium), et même un paquet de trucs en vérité. Pour moi, ça reste des denrées comme les autres et y a beaucoup de choses à découvrir, y compris des goûts sympas.
Mais ce n’est clairement pas pour me saouler la gueule. Ni pour faire plaisir à quelqu’un d’autre, et encore moins pour faire comme tout le monde. Ça n’a aucun intérêt.

Je ne sais pas pourquoi d’autres boivent jusqu’à ne plus tenir debout, mais après tout tant mieux s’ils aiment ça, j’ai envie de dire ! Si ce n’est que ça, cela ne fait de mal à personne.

Mais moi, je n’aime pas. C’est pas mon truc. Get over it.
Je n’en ai pas besoin pour me sentir bien, ni pour m’amuser. Ni pour quoi que ce soit.

Enfin, juste pour dire : je ne bois pas non plus de café (beurk), je limite fortement le coca (a.k.a. déboucheur à évier à bulles). Et tout ce qui est Red Bull, je trouve ça simplement infect. Juste pour dire, donc, que je ne suis absolument pas en guerre contre les boissons alcoolisées. J’assume simplement mes goûts, alcool ou non. Et si le goût de l’alcool en général n’est pas ce qui me dérange, ses effets sont quelque chose que je cherche à éviter.

Non vraiment, servez-moi un thé noir, un jus de fruit quelconque ou encore un chocolat chaud : vous me ferez carrément plus plaisir qu’avec n’importe quelle bière, champagne ou vin, y compris un grand cru.

Image d’en-tête produite par Bing AI

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Des bouteilles de boissons alcoolisées.
Ça avait déjà fait jaser en janvier pour le « #dryJanuary », jusqu’aux ministères de la santé-mais-pas-trop, voilà que ça revient à cause d’un truc à la télé d’où il ressortirait selon la rédaction que ne pas boire c’est être chiant.

Les réseaux sociaux débordent depuis lors de témoignages de gens qui ne boivent pas d’alcool et de qui l’on se moque, qui se voient proposer de l’alcool avec insistance… bref, subir un non-respect de leur choix.

Pas que ma parole vaut quoi que ce soit, mais j’aimerais juste dire à ces gens : tenez bon, restez vous-mêmes. Vous faites ce que vous voulez. Ce n’est pas vous qui êtes chiants, ce sont ceux qui insistent et ceux qui ne vous respectent pas.

Là, c’est tout ce que j’avais à leur dire.

Mais ce n’est pas tout ce que j’ai à dire. Je suis moi-même quelqu’un qui boit très peu d’alcool. Pas zéro, mais très peu quand-même.

Honnêtement je me fiche de ce qu’on peut penser de moi : collez-moi l’étiquette du mec chiant si ça vous amuse de taguer les gens. Je sais que certains ne vivent que par ça. À la limite, je préfère : au moins je sais à qui j’ai à faire.
Par contre, si mon propre témoignage peut en aider ne serait-ce qu’un autre à pas se sentir seul, exclu, différent… ou chiant, ben tant mieux. Si mon témoignage peut peser en faveur du respect des choix de chacun, bien, très bien même ! Cet article n’aura pas servi à rien si c’est le cas.

Me concernant, donc, je dois plutôt être chanceux : on m’a très peu emmerdé avec ça. On m’a déjà proposé, mais presque jamais on a insisté.

Les quelques fois c’étaient essentiellement des gens avec une génération de plus que moi-même (beaux-parents, collègues bien plus âgés…). Pratiquement jamais des gens de mon âge (amis, famille, amis de la famille…).
Hasard ? Je ne sais pas. Mais y a peut-être une question générationnelle à creuser.

Quant aux autres :
— Est-ce parce que mes amis sont majoritairement raisonnables avec l’alcool eux-mêmes ?
— Est-ce parce que mes amis sont particulièrement respectueux du choix de chacun ?
— Est-ce parce que je me déplace chez les autres en voiture, et a donc une « excuse parfaite » pour ne pas boire ?

Probablement.
Ceci dit, je n’ai pas attendu de conduire pour ne pas spécialement boire d’alcool, et j’ai aussi quelques connaissances qui ne sont pas très raisonnables. Difficile, donc, de trouver une raison unique, si ce n’est une meilleure notion du respect des autres parmi mes proches que parmi, de toute évidence, les proches d’un énorme paquet de monde. J’en suis attristé pour ces gens (même si on a aussi les amis qu’on choisi).

Mieux, on m’a déjà remercié d’être sobre en fin de soirée pendant que les autres étaient tous plus ou moins étalés par terre. J’imagine que c’est plus facile de ranger ou nettoyer, ou aider les autres à marcher droit quand on est soi-même en état de ranger, nettoyer, ou marcher droit.

Pour finir, plus haut je disais que je ne buvais pratiquement rien. C’est vrai : il m’arrive de boire. C’est juste très rare. On parle de cinq fois par an, peut-être. J’adore le cidre par exemple, et j’apprécie un mojito, ou le salmiakki-koskenkorva (une boisson finlandaise à base de vodka, de réglisse et de chlorure d’ammonium), et même un paquet de trucs en vérité. Pour moi, ça reste des denrées comme les autres et y a beaucoup de choses à découvrir, y compris des goûts sympas.
Mais ce n’est clairement pas pour me saouler la gueule. Ni pour faire plaisir à quelqu’un d’autre, et encore moins pour faire comme tout le monde. Ça n’a aucun intérêt.

Je ne sais pas pourquoi d’autres boivent jusqu’à ne plus tenir debout, mais après tout tant mieux s’ils aiment ça, j’ai envie de dire ! Si ce n’est que ça, cela ne fait de mal à personne.

Mais moi, je n’aime pas. C’est pas mon truc. Get over it.
Je n’en ai pas besoin pour me sentir bien, ni pour m’amuser. Ni pour quoi que ce soit.

Enfin, juste pour dire : je ne bois pas non plus de café (beurk), je limite fortement le coca (a.k.a. déboucheur à évier à bulles). Et tout ce qui est Red Bull, je trouve ça simplement infect. Juste pour dire, donc, que je ne suis absolument pas en guerre contre les boissons alcoolisées. J’assume simplement mes goûts, alcool ou non. Et si le goût de l’alcool en général n’est pas ce qui me dérange, ses effets sont quelque chose que je cherche à éviter.

Non vraiment, servez-moi un thé noir, un jus de fruit quelconque ou encore un chocolat chaud : vous me ferez carrément plus plaisir qu’avec n’importe quelle bière, champagne ou vin, y compris un grand cru.

Image d’en-tête produite par Bing AI

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Je peste assez souvent sur le fait que, en cours de maths ou de science, ou même lors des formations professionnelles, l’on nous crache des formules sur un tableau que l’on doit ensuite copier sur un cahier et ressortir en contrôle, puis faire trois ou quatre applications numériques pour « montrer qu’on a bien compris ».

Sauf qu’appliquer une formule littérale en y injectant des valeurs numériques, ce n’est n’est pas « comprendre la formule » et la physique sous-jacente. C’est comprendre le principe d’une formule quelconque, c’est tout.

Un exemple simple : l’énergie électrique consommée, c’est égale à la puissance produite multipliée par la durée de production. La puissance s’exprime en kilowatts, et la durée en heures. L’énergie étant le produit des deux, c’est pour cette raison que l’énergie s’exprime habituellement en kilowatt⋅heures, c’est à dire des kilowattheures.
Inversement, si l’on divise une énergie consommée par une durée, on divise des kilowattheures par des heures, et on se retrouve avec des kilowatts, une puissance. La puissance est donc un débit d’énergie.

Toutes les formules en sciences ont une logique comme ça.

Autre exemple : si une grandeur dans une formule se trouve au numérateur, et qu’elle augmente, elle augmente aussi ce qu’on cherche à calculer. Si la même grandeur est au dénominateur, son augmentation diminue notre résultat ! Trivial quand on le sait, mais compliqué pour beaucoup.
Pourquoi ? Parce que c’est tellement trivial qu’on ne l’enseigne pas, ou bien qu’on n’insiste pas dessus avec une l’importance qui s’impose.

Dans l’autre sens, maintenant, quand on a un ensemble de grandeurs que l’on sait reliées par une formule que l’on a oublié, on peut prendre chaque grandeur et voir ce qu’elle fait sur le résultat : si elle l’augmente ou la diminue, on peut savoir s’il faut la mettre au numérateur ou au dénominateur respectivement.

Dès l’instant où l’on a un minimum d’intuition sur l’action des grandeurs entres elles, on retrouve assez facilement les formules pour peu qu’elles soient assez simples.
Pour les formules plus complexes, avec des racines ou des exponentielles, on peut utiliser l’outil très puissant de l’analyse dimensionnelle.
En résumé, des outils existent pour retrouver n’importe quelle formule physique simplement avec la liste des grandeurs qui doivent s’y trouver.

Ça c’était l’intro.

Si j’en parle c’est pour ce qui suit.


Récemment je discutais avec quelqu’un qui posait la question de savoir combien il y a de combinaisons possibles sur un cadenas à 3 chiffres. Vous pouvez essayer en posant la question autour de vous : normalement, tout le monde tombe dans le piège et dira « 999 », là où la réponse est 1 000, car il ne faut pas oublier la combinaison 000, en plus des neuf cent quatre-vingt-dix-neuf autres de 001 à 999.

Si cadenas dispose de 3 disques et que chaque disque permet de choisir un chiffre parmi 10, alors le nombre de combinaisons est 10 à la puissance 3, soit 10³.
Plus généralement, avec N disques de M valeurs, alors le nombre de combinaisons possibles est MN.

La personne avec qui on s’amusait sur ces calculs se souvenait d’une formule avec des factorielles. Je m’en souvenais aussi, mais quelle était cette formule ? Comment la retrouver ?

Sur un cadenas à 3 disques de 10 chiffres, le nombre de combinaisons est bien 10³. Pas de factorielles ici. La raison est que chaque disque a autant de chiffres et que on peut réutiliser plusieurs fois le même chiffre.

À l’inverse, si on avait un cadenas qui interdisait d’avoir plusieurs fois le même chiffre, le formule n’est plus 10×10×10, mais plutôt 10×9×8. La raison est que l’on a 10 choix sur le premier chiffres, mais une fois qu’on a choisi le premier, le second chiffre n’a plus que 9 choix, vu que l’on s’interdit de prendre le chiffre du premier disque. Pour le troisième disque, on s’interdit les chiffres des deux autres disques, d’où seulement 8 possibilités restantes. Le nombre de combinaisons est donc 10×9×8, soit 720.

On remarque ici que 10×9×8, c’est le début de l’expression d’une factorielle : en effet, 10! = 10×9×8×7×6×5×4×3×2×1.

Comme il nous faut seulement le 10×9×8, on peut prendre 10! et le diviser par 7!, c’est à dire 7×6×5×4×3×2×1. Ainsi, il ne restera effectivement que 10×9×8 lorsque l’on simplifie. La formule pour un cadenas où chaque chiffre doit être unique est donc 10!÷7!

Or, 7 = 10−3, d’où la formule qui est plus précisément : 10!÷(10-3)! Le 10 étant le nombre de chiffres sur chaque disque et 3 étant le nombre de disques. On retrouve notre formule générale, avec des factorielles :

formule mathématique : M!/(M-N)!
Où :

Cette formule, je ne la connaissais pas par cœur. Je ne la connais toujours pas par cœur. Mais je la retrouve très facilement.

Cette formule est applicable quand on fait ce qu’on appelle un tirage sans remise.

C’est à dire que l’on tire un élément d’un ensemble (par exemple le premier chiffre parmi un ensemble de 10 chiffres), sans la remettre dans l’ensemble pour les tirages suivants. De plus ici, l’ordre a une importance : le tirage {1,2,0} est différent de {2,0,1} par exemple. Le tiercé dans l’ordre aux courses de chevaux est un exemple où l’on pourra employer ceci.

C’est donc différent du Loto. Au Loto, l’ordre n’est pas important. Le tirage {1,2,3,4,5} a autant de valeur que le tirage {3,5,2,4,1} ou encore {5,4,1,2,3}. Autrement dit, on a davantage de chances de gagner que s’il fallait trouver le bon ordre, en plus des bons chiffres.
Pour le loto, avec 5 boules, on a 5×4×3×2×1 façons de les arranger, soit 5! = 120 arrangements, ayant tous la même estime pour la Française des Jeux.

La formule précédente qui donne le nombre de possibilités différentes de tirages sans remise mais ordonnés est donc à diviser par 5!, et l’on aura la formule qui donne le nombre de possibilités différentes de tirages sans remise et sans ordre.

Autrement dit :

Formule : M!/(M-N)! ×1/N!
Ou

Formule : M!/((M-N)!N!)
La voici donc, la formule avec les factorielles, retrouvée assez facilement et sans aide.

Ainsi, pour le loto, le nombre de possibilités pour un tirage de 5 boules parmi 49 valeurs est 49!÷((49-5)!×5!), soit 1 906 884 possibilités de tirages. En d’autres termes, on a une chance sur 1 906 884 de gagner.
Si l’on devait tenir compte de l’ordre, on aurait 120 fois plus de possibilités, et donc d’autant moins de chances de gagner. La probabilité deviendrait alors une chance sur 228 826 080.


Et si l’on voulait enseigner quelque chose, c’est ce type de raisonnement qu’on chercherait à faire apprendre et à ressortir lors d’un contrôle.

Pas juste la formule toute prête suivie de quatre ou cinq applications numériques. Une application numérique, c’est juste un exemple d’utilisation d’une formule. Mais retrouver la formule elle-même, y compris si c’est petit à petit, ça c’est démontrer que l’on a compris quelque chose. Ça c’est quelque chose de beaucoup plus important, et de bien moins courant.

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Je peste assez souvent sur le fait que, en cours de maths ou de science, ou même lors des formations professionnelles, l’on nous crache des formules sur un tableau que l’on doit ensuite copier sur un cahier et ressortir en contrôle, puis faire trois ou quatre applications numériques pour « montrer qu’on a bien compris ».

Sauf qu’appliquer une formule littérale en y injectant des valeurs numériques, ce n’est n’est pas « comprendre la formule » et la physique sous-jacente. C’est comprendre le principe d’une formule quelconque, c’est tout.

Un exemple simple : l’énergie électrique consommée, c’est égale à la puissance produite multipliée par la durée de production. La puissance s’exprime en kilowatts, et la durée en heures. L’énergie étant le produit des deux, c’est pour cette raison que l’énergie s’exprime habituellement en kilowatt⋅heures, c’est à dire des kilowattheures.
Inversement, si l’on divise une énergie consommée par une durée, on divise des kilowattheures par des heures, et on se retrouve avec des kilowatts, une puissance. La puissance est donc un débit d’énergie.

Toutes les formules en sciences ont une logique comme ça.

Autre exemple : si une grandeur dans une formule se trouve au numérateur, et qu’elle augmente, elle augmente aussi ce qu’on cherche à calculer. Si la même grandeur est au dénominateur, son augmentation diminue notre résultat ! Trivial quand on le sait, mais compliqué pour beaucoup.
Pourquoi ? Parce que c’est tellement trivial qu’on ne l’enseigne pas, ou bien qu’on n’insiste pas dessus avec une l’importance qui s’impose.

Dans l’autre sens, maintenant, quand on a un ensemble de grandeurs que l’on sait reliées par une formule que l’on a oublié, on peut prendre chaque grandeur et voir ce qu’elle fait sur le résultat : si elle l’augmente ou la diminue, on peut savoir s’il faut la mettre au numérateur ou au dénominateur respectivement.

Dès l’instant où l’on a un minimum d’intuition sur l’action des grandeurs entres elles, on retrouve assez facilement les formules pour peu qu’elles soient assez simples.
Pour les formules plus complexes, avec des racines ou des exponentielles, on peut utiliser l’outil très puissant de l’analyse dimensionnelle.
En résumé, des outils existent pour retrouver n’importe quelle formule physique simplement avec la liste des grandeurs qui doivent s’y trouver.

Ça c’était l’intro.

Si j’en parle c’est pour ce qui suit.


Récemment je discutais avec quelqu’un qui posait la question de savoir combien il y a de combinaisons possibles sur un cadenas à 3 chiffres. Vous pouvez essayer en posant la question autour de vous : normalement, tout le monde tombe dans le piège et dira « 999 », là où la réponse est 1 000, car il ne faut pas oublier la combinaison 000, en plus des neuf cent quatre-vingt-dix-neuf autres de 001 à 999.

Si cadenas dispose de 3 disques et que chaque disque permet de choisir un chiffre parmi 10, alors le nombre de combinaisons est 10 à la puissance 3, soit 10³.
Plus généralement, avec N disques de M valeurs, alors le nombre de combinaisons possibles est MN.

La personne avec qui on s’amusait sur ces calculs se souvenait d’une formule avec des factorielles. Je m’en souvenais aussi, mais quelle était cette formule ? Comment la retrouver ?

Sur un cadenas à 3 disques de 10 chiffres, le nombre de combinaisons est bien 10³. Pas de factorielles ici. La raison est que chaque disque a autant de chiffres et que on peut réutiliser plusieurs fois le même chiffre.

À l’inverse, si on avait un cadenas qui interdisait d’avoir plusieurs fois le même chiffre, le formule n’est plus 10×10×10, mais plutôt 10×9×8. La raison est que l’on a 10 choix sur le premier chiffres, mais une fois qu’on a choisi le premier, le second chiffre n’a plus que 9 choix, vu que l’on s’interdit de prendre le chiffre du premier disque. Pour le troisième disque, on s’interdit les chiffres des deux autres disques, d’où seulement 8 possibilités restantes. Le nombre de combinaisons est donc 10×9×8, soit 720.

On remarque ici que 10×9×8, c’est le début de l’expression d’une factorielle : en effet, 10! = 10×9×8×7×6×5×4×3×2×1.

Comme il nous faut seulement le 10×9×8, on peut prendre 10! et le diviser par 7!, c’est à dire 7×6×5×4×3×2×1. Ainsi, il ne restera effectivement que 10×9×8 lorsque l’on simplifie. La formule pour un cadenas où chaque chiffre doit être unique est donc 10!÷7!

Or, 7 = 10−3, d’où la formule qui est plus précisément : 10!÷(10-3)! Le 10 étant le nombre de chiffres sur chaque disque et 3 étant le nombre de disques. On retrouve notre formule générale, avec des factorielles :

formule mathématique : M!/(M-N)!
Où :

Cette formule, je ne la connaissais pas par cœur. Je ne la connais toujours pas par cœur. Mais je la retrouve très facilement.

Cette formule est applicable quand on fait ce qu’on appelle un tirage sans remise.

C’est à dire que l’on tire un élément d’un ensemble (par exemple le premier chiffre parmi un ensemble de 10 chiffres), sans la remettre dans l’ensemble pour les tirages suivants. De plus ici, l’ordre a une importance : le tirage {1,2,0} est différent de {2,0,1} par exemple. Le tiercé dans l’ordre aux courses de chevaux est un exemple où l’on pourra employer ceci.

C’est donc différent du Loto. Au Loto, l’ordre n’est pas important. Le tirage {1,2,3,4,5} a autant de valeur que le tirage {3,5,2,4,1} ou encore {5,4,1,2,3}. Autrement dit, on a davantage de chances de gagner que s’il fallait trouver le bon ordre, en plus des bons chiffres.
Pour le loto, avec 5 boules, on a 5×4×3×2×1 façons de les arranger, soit 5! = 120 arrangements, ayant tous la même estime pour la Française des Jeux.

La formule précédente qui donne le nombre de possibilités différentes de tirages sans remise mais ordonnés est donc à diviser par 5!, et l’on aura la formule qui donne le nombre de possibilités différentes de tirages sans remise et sans ordre.

Autrement dit :

Formule : M!/(M-N)! ×1/N!
Ou

Formule : M!/((M-N)!N!)
La voici donc, la formule avec les factorielles, retrouvée assez facilement et sans aide.

Ainsi, pour le loto, le nombre de possibilités pour un tirage de 5 boules parmi 49 valeurs est 49!÷((49-5)!×5!), soit 1 906 884 possibilités de tirages. En d’autres termes, on a une chance sur 1 906 884 de gagner.
Si l’on devait tenir compte de l’ordre, on aurait 120 fois plus de possibilités, et donc d’autant moins de chances de gagner. La probabilité deviendrait alors une chance sur 228 826 080.


Et si l’on voulait enseigner quelque chose, c’est ce type de raisonnement qu’on chercherait à faire apprendre et à ressortir lors d’un contrôle.

Pas juste la formule toute prête suivie de quatre ou cinq applications numériques. Une application numérique, c’est juste un exemple d’utilisation d’une formule. Mais retrouver la formule elle-même, y compris si c’est petit à petit, ça c’est démontrer que l’on a compris quelque chose. Ça c’est quelque chose de beaucoup plus important, et de bien moins courant.

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Pour ceux qui seraient passés à côté de l’info : dès ce WE et pendant environ 3-4 semaines, une comète sera visible dans le ciel nocturne : c’est la Comète du Diable (comète 12P/Pons-Brooks).

Une comète ?

Une comète, c’est un corps fait de glaces et de poussières issues des confins du système solaire et ayant une orbite elliptique très allongée. Autrement dit, elle passe la majeure partie de son existence loin du Soleil, et une petite fraction proche d’elle.
Lorsqu’elle est proche, les glaces se subliment (passent directement de solide à gazeux) et cette vapeur en produit la queue (ou les queues, car elles en ont plusieurs, plus ou moins visibles).

Si le rocher mesure quelques kilomètres seulement, la queue mesure plusieurs millions de kilomètres, et c’est ce que l’on voit dans le ciel. Certaines comètes comme celle-ci sont périodiques et reviennent régulièrement : tous les 71 ans, pour celle-ci.

Ça reste un phénomène très rare.

Durant l’été 2020, on avait eu la chance de pouvoir observer la comète Neowise. Celle-ci était totalement inconnue jusqu’alors, et n’avait été découverte que quelques mois avant. La Comète du Diable a, elle, été observée pour la première fois en 1812. Et la plus célèbre des comètes, la Comète de Halley, est connue depuis l’antiquité, en revenant toutes les 76 ans.

Bref, on pourra donc en voir une dès ce week-end et pendant environ un mois.

Et pour la photographier ?

Il est évident que si vous avez un télescope, une lunette, ou un vrai appareil photo et tout l’équipement permettant de prendre en photo le ciel nocturne, c’est le moment de tout ressortir.

Pour tous les autres, un simplement smartphone suffit pour la prendre en photo (et une jumelle sera appréciée pour l’observation simple).

Pour cela, il faut deux choses :

Le moindre tremblement ou mouvement rendra toute l’image floue durant une prise de vue en exposition longue.

Si c’est un iPhone, il détectera qu’il est immobilisé, et vous proposera des prises longues de 5, 10… voire jusqu’à 30 secondes !
Ensuite, utilisez votre montre connectée, vos écouteurs ou une télécommande bluetooth pour prendre la photo : l’idée étant de ne pas utiliser les doigts pour ne pas bouger le téléphone, c’est essentiel lors des prises longues. On peut aussi le mode retardateur pour déclencher la prise de vue après avoir cliqué, si l’on n’a pas de déclencheur à distance.

Pour ma part, j’utilise un simple selfie-stick à 12 € qui fait aussi trépied et télécommande bluetooth (lien en bas).

Pour donner une idée, voici ce que ça avait donné avec Neowise en 2020 (cliquez dessus pour ouvrir la photo en grand) :

Avec trépied :Sans trépied :
Prise de vue avec téléphone immobilisé. Prise de vue avec téléphone tenu en mains.

Et voici d’autres exemples de photos tout à fait sympa que l’on peut obtenir grâce à cette façon de faire et un simple téléphone (iPhone 13 mini) :

La grande et la petite Ourse :La Voie Lactée :
Photo de la grande ourse prise avec un iPhone. Photo de la voie lactée prise avec un iPhone.

Ça reste un simple téléphone, ça ne vaudra pas un téléscope ou un appareil photo de pros, mais tout le monde en a un et ils ont tous de quoi prendre des photos en expo longue. Ce serait bête de passer à côté de l’astuce.

Lien

";s:7:"content";s:5129:"

Pour ceux qui seraient passés à côté de l’info : dès ce WE et pendant environ 3-4 semaines, une comète sera visible dans le ciel nocturne : c’est la Comète du Diable (comète 12P/Pons-Brooks).

Une comète ?

Une comète, c’est un corps fait de glaces et de poussières issues des confins du système solaire et ayant une orbite elliptique très allongée. Autrement dit, elle passe la majeure partie de son existence loin du Soleil, et une petite fraction proche d’elle.
Lorsqu’elle est proche, les glaces se subliment (passent directement de solide à gazeux) et cette vapeur en produit la queue (ou les queues, car elles en ont plusieurs, plus ou moins visibles).

Si le rocher mesure quelques kilomètres seulement, la queue mesure plusieurs millions de kilomètres, et c’est ce que l’on voit dans le ciel. Certaines comètes comme celle-ci sont périodiques et reviennent régulièrement : tous les 71 ans, pour celle-ci.

Ça reste un phénomène très rare.

Durant l’été 2020, on avait eu la chance de pouvoir observer la comète Neowise. Celle-ci était totalement inconnue jusqu’alors, et n’avait été découverte que quelques mois avant. La Comète du Diable a, elle, été observée pour la première fois en 1812. Et la plus célèbre des comètes, la Comète de Halley, est connue depuis l’antiquité, en revenant toutes les 76 ans.

Bref, on pourra donc en voir une dès ce week-end et pendant environ un mois.

Et pour la photographier ?

Il est évident que si vous avez un télescope, une lunette, ou un vrai appareil photo et tout l’équipement permettant de prendre en photo le ciel nocturne, c’est le moment de tout ressortir.

Pour tous les autres, un simplement smartphone suffit pour la prendre en photo (et une jumelle sera appréciée pour l’observation simple).

Pour cela, il faut deux choses :

Le moindre tremblement ou mouvement rendra toute l’image floue durant une prise de vue en exposition longue.

Si c’est un iPhone, il détectera qu’il est immobilisé, et vous proposera des prises longues de 5, 10… voire jusqu’à 30 secondes !
Ensuite, utilisez votre montre connectée, vos écouteurs ou une télécommande bluetooth pour prendre la photo : l’idée étant de ne pas utiliser les doigts pour ne pas bouger le téléphone, c’est essentiel lors des prises longues. On peut aussi le mode retardateur pour déclencher la prise de vue après avoir cliqué, si l’on n’a pas de déclencheur à distance.

Pour ma part, j’utilise un simple selfie-stick à 12 € qui fait aussi trépied et télécommande bluetooth (lien en bas).

Pour donner une idée, voici ce que ça avait donné avec Neowise en 2020 (cliquez dessus pour ouvrir la photo en grand) :

Avec trépied :Sans trépied :
Prise de vue avec téléphone immobilisé. Prise de vue avec téléphone tenu en mains.

Et voici d’autres exemples de photos tout à fait sympa que l’on peut obtenir grâce à cette façon de faire et un simple téléphone (iPhone 13 mini) :

La grande et la petite Ourse :La Voie Lactée :
Photo de la grande ourse prise avec un iPhone. Photo de la voie lactée prise avec un iPhone.

Ça reste un simple téléphone, ça ne vaudra pas un téléscope ou un appareil photo de pros, mais tout le monde en a un et ils ont tous de quoi prendre des photos en expo longue. Ce serait bête de passer à côté de l’astuce.

Lien

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Un troll réparant des trucs dans sa caverne.
On n’en parle pas beaucoup, mais OVH (le géant français de l’internet) fait aussi des abonnements à la fibre pour chez soi (et aussi de l’ADSL).

Pas de TV.
Pas de box bridée obligatoire à la con (on peut louer un routeur, ou utiliser le sien gratuitement).
Juste la fibre.

Vu que l’ADSL a manifestement été coupé chez moi (ils commencent — pas seulement chez OVH mais partout en France — à couper des lignes ADSL), je viens de commander une ligne fibre.
Je suis éligible à la fibre depuis quelques mois seulement, et pour l’instant j’ai attendu car je ne suis pas trop pressé de subir les déconnexions quotidiennes pour que le voisin puisse à son tour se connecter, comme ça se fait entre les sous-traitants du Cartel Télécom.

Mais bon, désormais j’y suis bien contraint si je ne veux pas rester en thethering sur mon téléphone indéfiniment (et Starlink c’est pas possible pour le moment). Je découvre donc par hasard qu’OVH propose la fibre chez moi. C’est parfait, car je suis en ADSL chez eux depuis plus de 10 ans et j’ai clairement pas envie de changer de fournisseur. OVH ça marche, je paye, ils me foutent la paix. Jamais un pourriel publicitaire, jamais une augmentation de tarif, jamais un sondage à la con ou des frais cachés. C’est tout ce que je demande.

La connexion n’est pas encore active, mais c’est lancé.
Là je viens de recevoir un mail avec les informations de paramétrage de la connexion. Ce qui me plaît chez eux, c’est qu’ils balancent les infos techniques comme ça, dans un mail en plain-text, pas de « nous vous remercions de votre fidélité […] espérons vous comptez parmi nos clients […] cordialement, votre équipe dévouée […] les petites fleurs et les petits oiseaux cui-cui […]… »

Je sais que Madame Michu préfère qu’un technicien vienne tout configurer chez elle et ne plus jamais avoir à y toucher de sa vie, mais je préfère la méthode OVH : ils donnent la caisse à outils et le manuel et nous laissent bidouiller. Magnifique.

Si toutes les sociétés pouvaient nous donne le choix du service (méthode Michu ou méthode RTFM) pour leurs services ou leur produit, ça serait le top.

J’ai pas besoin qu’on me tienne pas la main pour beaucoup trop de choses, j’ai pas besoin qu’on me cache les rouages de la technique sous-jacente à un gros paquet de produits du quotidien. Je me démerde.

Quand j’ai un problème, trop souvent y a des murs et je dois passer par des conseillers clients à qui je dois expliquer mon problème comme s’ils avaient 6 ans (ils en ont probablement 25, mais ils sont aussi techniciens que moi je suis magicien), qui vont ensuite cliquer partout sur leur écran pour se transmettre le « ticket » sur 4 ou 5 niveaux avant qu’un gus dans un autre pays daigne appuyer sur le bouton à côté du bouton qui résoudrait mon problème.
Et ça, ça a le don de me les briser. Juste, donne-moi le putain de bouton et laisse-moi faire, tout le monde y gagnera (surtout moi).

A-t-on déjà vu un constructeur d’une plaque à induction nous donner les plans de leur appareil ?
Pourrait-on nous laisser réparer nous-même le frigo qui déconne ?
Est-il envisageable de les appeler, de commander la pièce qui a lâché, et de réinstaller nous-même ?

Surtout pas malheureux ! Car : secret industriel, garantie et assurances !
Il faut que ça soit fait par le seul technicien agréé du pays qui est actuellement (malheureusement, c’est domaaaage) en vacances et qui n’a pas de créneau de libre avant 3 ans et 4 mois.

Eh ben allez vous faire foutre le secret industriel, bouffez vos morts les garanties et brûlez en enfer les assurances.

Y a des gens qui savent se démerder, savent (et veulent) réparer ! On s’en branle que vous ne vouliez pas nous laisser faire ou que ça va déplaire à votre chef. On veut juste la pièce, le tournevis. Laissez-nous faire ce qu’on veut, on ne vous demande pas votre avis.

En France, on se gargarise sur les scores de réparabilité, les chèques réparation et la garantie pièces détachées. C’est pas mal dans l’idée, mais dans la pratique ce sont encore des usines à gaz immondes destinées à nous faire abandonner toute idée de réparation avant même qu’on ait commencé, et à racheter du neuf. C’est pas ça qu’on veut.
Nous on veut les plans du frigo, un e-mail et un RIB où envoyer le bon de commander pour la pièce qu’on veut changer, c’est tout. Ça c’est de la réparabilité. Ça c’est efficace, écologique et économique.

Image d’en-tête produite par Bing AI

";s:7:"content";s:5280:"

Un troll réparant des trucs dans sa caverne.
On n’en parle pas beaucoup, mais OVH (le géant français de l’internet) fait aussi des abonnements à la fibre pour chez soi (et aussi de l’ADSL).

Pas de TV.
Pas de box bridée obligatoire à la con (on peut louer un routeur, ou utiliser le sien gratuitement).
Juste la fibre.

Vu que l’ADSL a manifestement été coupé chez moi (ils commencent — pas seulement chez OVH mais partout en France — à couper des lignes ADSL), je viens de commander une ligne fibre.
Je suis éligible à la fibre depuis quelques mois seulement, et pour l’instant j’ai attendu car je ne suis pas trop pressé de subir les déconnexions quotidiennes pour que le voisin puisse à son tour se connecter, comme ça se fait entre les sous-traitants du Cartel Télécom.

Mais bon, désormais j’y suis bien contraint si je ne veux pas rester en thethering sur mon téléphone indéfiniment (et Starlink c’est pas possible pour le moment). Je découvre donc par hasard qu’OVH propose la fibre chez moi. C’est parfait, car je suis en ADSL chez eux depuis plus de 10 ans et j’ai clairement pas envie de changer de fournisseur. OVH ça marche, je paye, ils me foutent la paix. Jamais un pourriel publicitaire, jamais une augmentation de tarif, jamais un sondage à la con ou des frais cachés. C’est tout ce que je demande.

La connexion n’est pas encore active, mais c’est lancé.
Là je viens de recevoir un mail avec les informations de paramétrage de la connexion. Ce qui me plaît chez eux, c’est qu’ils balancent les infos techniques comme ça, dans un mail en plain-text, pas de « nous vous remercions de votre fidélité […] espérons vous comptez parmi nos clients […] cordialement, votre équipe dévouée […] les petites fleurs et les petits oiseaux cui-cui […]… »

Je sais que Madame Michu préfère qu’un technicien vienne tout configurer chez elle et ne plus jamais avoir à y toucher de sa vie, mais je préfère la méthode OVH : ils donnent la caisse à outils et le manuel et nous laissent bidouiller. Magnifique.

Si toutes les sociétés pouvaient nous donne le choix du service (méthode Michu ou méthode RTFM) pour leurs services ou leur produit, ça serait le top.

J’ai pas besoin qu’on me tienne pas la main pour beaucoup trop de choses, j’ai pas besoin qu’on me cache les rouages de la technique sous-jacente à un gros paquet de produits du quotidien. Je me démerde.

Quand j’ai un problème, trop souvent y a des murs et je dois passer par des conseillers clients à qui je dois expliquer mon problème comme s’ils avaient 6 ans (ils en ont probablement 25, mais ils sont aussi techniciens que moi je suis magicien), qui vont ensuite cliquer partout sur leur écran pour se transmettre le « ticket » sur 4 ou 5 niveaux avant qu’un gus dans un autre pays daigne appuyer sur le bouton à côté du bouton qui résoudrait mon problème.
Et ça, ça a le don de me les briser. Juste, donne-moi le putain de bouton et laisse-moi faire, tout le monde y gagnera (surtout moi).

A-t-on déjà vu un constructeur d’une plaque à induction nous donner les plans de leur appareil ?
Pourrait-on nous laisser réparer nous-même le frigo qui déconne ?
Est-il envisageable de les appeler, de commander la pièce qui a lâché, et de réinstaller nous-même ?

Surtout pas malheureux ! Car : secret industriel, garantie et assurances !
Il faut que ça soit fait par le seul technicien agréé du pays qui est actuellement (malheureusement, c’est domaaaage) en vacances et qui n’a pas de créneau de libre avant 3 ans et 4 mois.

Eh ben allez vous faire foutre le secret industriel, bouffez vos morts les garanties et brûlez en enfer les assurances.

Y a des gens qui savent se démerder, savent (et veulent) réparer ! On s’en branle que vous ne vouliez pas nous laisser faire ou que ça va déplaire à votre chef. On veut juste la pièce, le tournevis. Laissez-nous faire ce qu’on veut, on ne vous demande pas votre avis.

En France, on se gargarise sur les scores de réparabilité, les chèques réparation et la garantie pièces détachées. C’est pas mal dans l’idée, mais dans la pratique ce sont encore des usines à gaz immondes destinées à nous faire abandonner toute idée de réparation avant même qu’on ait commencé, et à racheter du neuf. C’est pas ça qu’on veut.
Nous on veut les plans du frigo, un e-mail et un RIB où envoyer le bon de commander pour la pièce qu’on veut changer, c’est tout. Ça c’est de la réparabilité. Ça c’est efficace, écologique et économique.

Image d’en-tête produite par Bing AI

";s:7:"dateiso";s:15:"20240319_174420";}s:15:"20240229_180124";a:7:{s:5:"title";s:51:"Laissez les gens faire ce qu’ils veulent (bis) !";s:4:"link";s:97:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2024/02/29/18/01/24-laissez-les-gens-faire-ce-quils-veulent-bis";s:4:"guid";s:22:"20240229180124-article";s:7:"pubDate";s:31:"Thu, 29 Feb 2024 18:01:24 +0100";s:11:"description";s:4504:"

Désolé pour ce titre, j’étais pas inspiré.
Ce post fait suite au premier : Laissez les gens faire ce qu’ils veulent, mais j’y mets juste un exemple plus spécifique.

L’Allemagne a légalisé la consommation du cannabis récemment (voir).

Personnellement, je ne fume pas.
Ni de tabac, ni de cannabis, ni rien. Je déteste ça : ça pue, ça coûte cher, ça ruine la santé, te rend dépendant, modifie qui tu es… bref je n’aime pas ça. Tout comme se saouler la gueule à l’alcool, d’ailleurs. Pour moi ça sert à rien, strictement aucun intérêt.

Pourtant je suis content que le cannabis se légalise de plus en plus, un peu partout dans le monde.

Pourquoi ?
Pourquoi pas, plutôt ?

Pourquoi interdirait-on ça et pas le tabac ? Ça et pas l’alcool ?
L’alcool en particulier est autant sinon plus dangereux pour les autres que le cannabis.

C’est également dangereux pour le consommateur lui-même, mais rappelez-vous : ce que les gens se font à eux-mêmes, ça ne nous regarde pas. Tu veux fumer ? Fume. Je m’en tape. Tu veux boire ? Bois. Rien à cirer. Rien à foutre de ce que tu (te) fais. Tu es libre. Tu veux que je te dise quoi ? Du moment que tu fais pas ça chez moi, j’ai rien à te dire, je ne te dirais rien, et tu fais ce que tu veux.

Bien sûr qu’intérieurement je n’en penserais pas moins. Mais je suis encore libre de penser ce que je veux, non ?

Aussi, que tu fumes n’est pas le problème. Juste ne t’approche pas de moi tant que tu pues la clope. Car oui, la clope, ça pue. C’est aussi mon droit de ne pas être empesté. Nuisance, autrui, etc.
Et l’odeur de fumée dégueulasse, c’est une nuisance. Tout comme balancer ton mégot par terre, au passage, mais ça c’est aussi une question d’éducation, d’aptitude à vivre en société et d’être ou non un porc qui trouve normal de vivre dans ses déchets.

Revenons-en aux substances à interdire, ou ne pas interdire.

Tu veux interdire le cannabis parce que c’est dangereux ? Très bien, interdisons l’alcool aussi alors. Et le tabac. Et le Coca-Cola, ainsi que le Nutella, le saucisson, le beurre, le white spirit… bref tous les trucs qui n’ont pas grand-chose de positif pour la santé, et ont même beaucoup de côtés négatifs pour elle.

Non tu veux pas ? Bizarre.
Quoi ? Mettre des limites, comme ont mets des limites d’âges à l’alcool et au tabac, et des limites d’usages sur le lieu de travail, ou encore au volant ?

Ah mais ça, très certainement ! Car là on entre effectivement dans le domaine de la société, et où — justement, comme le dit l’Article 4 — nos actes ont un impact, et sont parfois une nuisance pour les autres. Être défoncé au boulot ou saoul au volant, c’est objectivement pas l’idéal. Et pareil pour les enfants : les parents et la société décident pour les enfants. Ce n’est qu’une fois qu’ils sont majeurs qu’ils font ce qu’ils veulent. C’est pas mal comme principe, enfin je trouve.

Et si tu relis l’Article 4, en entier cette fois, tu verras aussi que la loi détermine toujours ces limites. C’est prévu.

Est-ce qu’ils le font en Allemagne ? Bah oui. Ils prévoient des limites.
Est-ce qu’ils le font dans les autres pays qui ont légalisé le cannabis (Portugal, Pays-Bas, etc.) ? Bah oui aussi.

Bref, rien ne justifie un traitement différent pour certaines substances plutôt que d’autres, à impact égal sur la société dans son ensemble.

L’histoire, les meurs, les traditions, peut-être. Mais bon, on avait aussi pour tradition de brûler des sorcières, de se mettre des épées dans le ventre, et de travailler 14 heures par jour sans téléphone. Certaines choses changent et le monde évolue. Certaines traditions sont parties. D’autres ont pris leur place. Le cannabis se trouve en être une qui, et qui se trouve aussi ne pas forcément être bien pire que les autres.
Maintenir son interdiction est sûrement plus maléfique, et bien moins bénéfique pour la société. Alors arrêtons de tourner autour du pot : légalisons ça, encadrons ça une bonne fois pour toute.

";s:7:"content";s:4504:"

Désolé pour ce titre, j’étais pas inspiré.
Ce post fait suite au premier : Laissez les gens faire ce qu’ils veulent, mais j’y mets juste un exemple plus spécifique.

L’Allemagne a légalisé la consommation du cannabis récemment (voir).

Personnellement, je ne fume pas.
Ni de tabac, ni de cannabis, ni rien. Je déteste ça : ça pue, ça coûte cher, ça ruine la santé, te rend dépendant, modifie qui tu es… bref je n’aime pas ça. Tout comme se saouler la gueule à l’alcool, d’ailleurs. Pour moi ça sert à rien, strictement aucun intérêt.

Pourtant je suis content que le cannabis se légalise de plus en plus, un peu partout dans le monde.

Pourquoi ?
Pourquoi pas, plutôt ?

Pourquoi interdirait-on ça et pas le tabac ? Ça et pas l’alcool ?
L’alcool en particulier est autant sinon plus dangereux pour les autres que le cannabis.

C’est également dangereux pour le consommateur lui-même, mais rappelez-vous : ce que les gens se font à eux-mêmes, ça ne nous regarde pas. Tu veux fumer ? Fume. Je m’en tape. Tu veux boire ? Bois. Rien à cirer. Rien à foutre de ce que tu (te) fais. Tu es libre. Tu veux que je te dise quoi ? Du moment que tu fais pas ça chez moi, j’ai rien à te dire, je ne te dirais rien, et tu fais ce que tu veux.

Bien sûr qu’intérieurement je n’en penserais pas moins. Mais je suis encore libre de penser ce que je veux, non ?

Aussi, que tu fumes n’est pas le problème. Juste ne t’approche pas de moi tant que tu pues la clope. Car oui, la clope, ça pue. C’est aussi mon droit de ne pas être empesté. Nuisance, autrui, etc.
Et l’odeur de fumée dégueulasse, c’est une nuisance. Tout comme balancer ton mégot par terre, au passage, mais ça c’est aussi une question d’éducation, d’aptitude à vivre en société et d’être ou non un porc qui trouve normal de vivre dans ses déchets.

Revenons-en aux substances à interdire, ou ne pas interdire.

Tu veux interdire le cannabis parce que c’est dangereux ? Très bien, interdisons l’alcool aussi alors. Et le tabac. Et le Coca-Cola, ainsi que le Nutella, le saucisson, le beurre, le white spirit… bref tous les trucs qui n’ont pas grand-chose de positif pour la santé, et ont même beaucoup de côtés négatifs pour elle.

Non tu veux pas ? Bizarre.
Quoi ? Mettre des limites, comme ont mets des limites d’âges à l’alcool et au tabac, et des limites d’usages sur le lieu de travail, ou encore au volant ?

Ah mais ça, très certainement ! Car là on entre effectivement dans le domaine de la société, et où — justement, comme le dit l’Article 4 — nos actes ont un impact, et sont parfois une nuisance pour les autres. Être défoncé au boulot ou saoul au volant, c’est objectivement pas l’idéal. Et pareil pour les enfants : les parents et la société décident pour les enfants. Ce n’est qu’une fois qu’ils sont majeurs qu’ils font ce qu’ils veulent. C’est pas mal comme principe, enfin je trouve.

Et si tu relis l’Article 4, en entier cette fois, tu verras aussi que la loi détermine toujours ces limites. C’est prévu.

Est-ce qu’ils le font en Allemagne ? Bah oui. Ils prévoient des limites.
Est-ce qu’ils le font dans les autres pays qui ont légalisé le cannabis (Portugal, Pays-Bas, etc.) ? Bah oui aussi.

Bref, rien ne justifie un traitement différent pour certaines substances plutôt que d’autres, à impact égal sur la société dans son ensemble.

L’histoire, les meurs, les traditions, peut-être. Mais bon, on avait aussi pour tradition de brûler des sorcières, de se mettre des épées dans le ventre, et de travailler 14 heures par jour sans téléphone. Certaines choses changent et le monde évolue. Certaines traditions sont parties. D’autres ont pris leur place. Le cannabis se trouve en être une qui, et qui se trouve aussi ne pas forcément être bien pire que les autres.
Maintenir son interdiction est sûrement plus maléfique, et bien moins bénéfique pour la société. Alors arrêtons de tourner autour du pot : légalisons ça, encadrons ça une bonne fois pour toute.

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Je vais le dire une fois pour toutes :

LAISSEZ LES GENS FAIRE CE QU’ILS VEULENT.

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits.
— Article 4, de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui fait partie de la Constitution française.

Dites-moi, quoi exactement ne comprenez-vous pas là-dedans ?

Si je fais un truc qui n’a strictement aucun impacte négatif sur toi, ou même aucun impact du tout, tu n’as juste rien à dire en fait.

Oui c’est à toi que je parle,

Toi qui veux interdire l’IVG, alors que cette pratique ne te nuit pas ;
Toi qui veux interdire le cannabis, alors que personne ne te demande d’en consommer ;
Toi qui veux interdire le mariage pour tous, alors que tu n’es pas concerné ;
Toi qui veux interdire le voile, alors que tu n’as pas te mêler des vêtements des autres ;
Toi qui veux interdire plein d’autres trucs qui ne te concernent pas, ni de près ni de loin, à des gens que tu ne connais pas.

Le fait que tu considères que quelque chose soit délétère pour la personne concernée : « mé l’IVG c’est un acte médical », « mé le cannabis c’est dangereux », « mé le mariage c’est contre nature », « mé le voile c’est pas un choix »… tout ça, c’est ton avis, et ton avis tu te le roules en boule et tu te le fourres où je pense.

Laissez les gens faire ce qu’ils veulent. Ce qu’ils veulent, ne vous regarde pas.

Là je sais ce que tu vas me dire : « d’accord, je fais ce que je veux ? Ok, je vais rouler à 110 en ville, je vais me torcher à l’alcool et me balader en ville, je vais braquer une banque ! ». Sauf que non, ça ne tient pas. Ça, ça nuit à autrui. C’est pour ça que c’est interdit.

Par contre l’IVG de ta voisine de gauche, la weed qui pousse dans le jardin de tes voisins d’en-face, ou encore le mariage de tes deux voisins de gauche, ça ne te nuit pas. Ça ne nuit — objectivement — à personne.

Et non, une bonne fois pour toutes là-aussi : NON, juste parce que c’est contraire à tes croyances, à tes mœurs ou à ta religion, n’est pas suffisant pour être une nuisance. Les croyances, les religions, les mœurs n’ont pas de droits, seuls les gens en ont. En tout cas en France.

Bien sûr, tu as le droit de penser le contraire.
Bien sûr, tu as aussi le droit de dire ce que tu penses, par exemple comme je fais ici moi-même (en ligne, en public, sur un blog), ou encore partout où tu voudras.

Mais ne deviens pas une nuisance pour les autres : mettre des tracts ou des affiches d’extrême-droite dans les boîtes aux lettres ou sur les murs, ou véhiculer de la haine, essayer d’imposer ta vision du monde sur les autres, ça, ça nuit à autrui. Directement ou indirectement. Et là tu te mettras hors la loi.

";s:7:"content";s:3162:"

Je vais le dire une fois pour toutes :

LAISSEZ LES GENS FAIRE CE QU’ILS VEULENT.

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits.
— Article 4, de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui fait partie de la Constitution française.

Dites-moi, quoi exactement ne comprenez-vous pas là-dedans ?

Si je fais un truc qui n’a strictement aucun impacte négatif sur toi, ou même aucun impact du tout, tu n’as juste rien à dire en fait.

Oui c’est à toi que je parle,

Toi qui veux interdire l’IVG, alors que cette pratique ne te nuit pas ;
Toi qui veux interdire le cannabis, alors que personne ne te demande d’en consommer ;
Toi qui veux interdire le mariage pour tous, alors que tu n’es pas concerné ;
Toi qui veux interdire le voile, alors que tu n’as pas te mêler des vêtements des autres ;
Toi qui veux interdire plein d’autres trucs qui ne te concernent pas, ni de près ni de loin, à des gens que tu ne connais pas.

Le fait que tu considères que quelque chose soit délétère pour la personne concernée : « mé l’IVG c’est un acte médical », « mé le cannabis c’est dangereux », « mé le mariage c’est contre nature », « mé le voile c’est pas un choix »… tout ça, c’est ton avis, et ton avis tu te le roules en boule et tu te le fourres où je pense.

Laissez les gens faire ce qu’ils veulent. Ce qu’ils veulent, ne vous regarde pas.

Là je sais ce que tu vas me dire : « d’accord, je fais ce que je veux ? Ok, je vais rouler à 110 en ville, je vais me torcher à l’alcool et me balader en ville, je vais braquer une banque ! ». Sauf que non, ça ne tient pas. Ça, ça nuit à autrui. C’est pour ça que c’est interdit.

Par contre l’IVG de ta voisine de gauche, la weed qui pousse dans le jardin de tes voisins d’en-face, ou encore le mariage de tes deux voisins de gauche, ça ne te nuit pas. Ça ne nuit — objectivement — à personne.

Et non, une bonne fois pour toutes là-aussi : NON, juste parce que c’est contraire à tes croyances, à tes mœurs ou à ta religion, n’est pas suffisant pour être une nuisance. Les croyances, les religions, les mœurs n’ont pas de droits, seuls les gens en ont. En tout cas en France.

Bien sûr, tu as le droit de penser le contraire.
Bien sûr, tu as aussi le droit de dire ce que tu penses, par exemple comme je fais ici moi-même (en ligne, en public, sur un blog), ou encore partout où tu voudras.

Mais ne deviens pas une nuisance pour les autres : mettre des tracts ou des affiches d’extrême-droite dans les boîtes aux lettres ou sur les murs, ou véhiculer de la haine, essayer d’imposer ta vision du monde sur les autres, ça, ça nuit à autrui. Directement ou indirectement. Et là tu te mettras hors la loi.

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Mail reçu par certains clients Hyundai :

i
Comme on lit :

Notre base de données contenant des données de clients a récemment fait l’objet d’une attaque informatique par un tiers non autorisé qui a accédé à certaines données personnelles de nos clients (nom, prénom, adresse postale, numéro de téléphone, photos de véhicules, plaque d’immatriculation et numéro de châssis). Aucune donnée financière ou sensible n’a été affectée.

Oh ben ça vaaaa, c’est pas sensible, si y a juste mon nom, adresse, numéro de téléphone, photo de ma voiture, sa plaque et son numéro de châssis unique à une échelle mondiale.

Allez vous faire foutre.

Pas pour vous être fait pirater, mais pour considérer que les données personnelles de vos clients ne sont pas sensibles.

ÉDIT : l’on me signale que le terme « données sensibles » a une définition exacte selon la Cnil :

Ce sont des informations qui révèlent la prétendue origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques ou l'appartenance syndicale, ainsi que le traitement des données génétiques, des données biométriques aux fins d'identifier une personne physique de manière unique, des données concernant la santé ou des données concernant la vie sexuelle ou l'orientation sexuelle d'une personne physique.

D’accord, la plaque d’immat et autres ne sont donc pas « sensibles ». Ça vaaaaa… Toi par contre, et pour les petites gens, mettre en ligne une vidéo avec une plaque visible, c’est très très mal. Justice à deux vitesses de mes deux.

";s:7:"content";s:2015:"

Mail reçu par certains clients Hyundai :

i
Comme on lit :

Notre base de données contenant des données de clients a récemment fait l’objet d’une attaque informatique par un tiers non autorisé qui a accédé à certaines données personnelles de nos clients (nom, prénom, adresse postale, numéro de téléphone, photos de véhicules, plaque d’immatriculation et numéro de châssis). Aucune donnée financière ou sensible n’a été affectée.

Oh ben ça vaaaa, c’est pas sensible, si y a juste mon nom, adresse, numéro de téléphone, photo de ma voiture, sa plaque et son numéro de châssis unique à une échelle mondiale.

Allez vous faire foutre.

Pas pour vous être fait pirater, mais pour considérer que les données personnelles de vos clients ne sont pas sensibles.

ÉDIT : l’on me signale que le terme « données sensibles » a une définition exacte selon la Cnil :

Ce sont des informations qui révèlent la prétendue origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques ou l'appartenance syndicale, ainsi que le traitement des données génétiques, des données biométriques aux fins d'identifier une personne physique de manière unique, des données concernant la santé ou des données concernant la vie sexuelle ou l'orientation sexuelle d'une personne physique.

D’accord, la plaque d’immat et autres ne sont donc pas « sensibles ». Ça vaaaaa… Toi par contre, et pour les petites gens, mettre en ligne une vidéo avec une plaque visible, c’est très très mal. Justice à deux vitesses de mes deux.

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i
Sur couleur-science, mon blog science : dans les commentaires, on me dit que Bard (l’IA générative de Google) dit quelque chose de contraire à ce que je mets dans mon article.

À moi donc de prendre le temps de dire que Bard dit de la merde.

Mais vous voyez venir le bordel ?

  1. Qui suis-je, moi, ou n’importe qui, n’importe quel prof, face à une IA fabriquée par l’entreprise la plus futuriste de la planète ?
  2. Si on doit désormais prendre le temps à débunker les IA en plus de devoir débunker les conspis (au lieu de passer du temps à faire des vrais trucs), on va pas s’en sortir.
  3. Ces « IA » fonctionnent en lisant des milliards de textes et en recrachant des combinaisons de mots qu’il rencontre le plus souvent dans le champ lexical de la question qu’on lui soumet. C’est pour cette raison que le texte produit semble crédible, est généralement grammaticalement correcte, mais peut être factuellement et totalement faux.

Y a 20 ans, le grand méchant c’était Wikipédia : « Oui, Wikipédia c’est cool et collaboratif, mais parfois y a de la merde. » Quel prof n’a jamais dit ça ? Quel élève n’a jamais entendu ça ?
Et c’est vrai, pourtant, bien que ça ne soit pas pire qu’ailleurs.

J’ai déjà corrigé des pages Wikipédia à la vue d’erreurs. Mais j’ai chez moi un dictionnaire encyclopédique qui dit que la molécule d’eau H20 contient deux atomes d’oxygène pour un atome d’hydrogène (alors que c’est exactement le contraire).
L’erreur est humaine, elle s’est glissée dedans. Soit. Je suppose que ça a été corrigé depuis. Je l’espère.

Tiens, justement : l’erreur est humaine. Sauf qu’une IA, c’est humain ? Non. Voilà un joli paradoxe. On fait quoi ?

Perso je resterais éloigné de ce genre de générateurs de blabla si l’on n’est pas conscient de tout ça. Ce qu’ils produisent, c’est du flan, un truc artistique, pour le fun, mais rien de plus. Ils prennent des mots et des phrases, mélangent tout ça, et ressortent un texte qui se lit mais dont le fond est bancal.

C’est dangereux de considérer de l’art comme de la vérité.

Vous imaginez un alien qui verrait un Picasso, et qui se mettrait à la recherche d’un organisme qui ressemble à ce qu’il a vu ? On ne pourrait pas lui reprocher : après tout, s’il fait ça sur un De Vinci ou un Raphaël, ça marche.
Donc pourquoi pas un Picasso ? S’il a vu les deux premiers et que ça marche, pourquoi penser que ça en serait différent pour le suivant ?

Ben ici, on est exactement en train de faire pareil : on a à faire à un texte créé par un programme qui ne sait absolument pas ce qu’il fait, qui ne fait que mélanger des mots et les ressortir avec des calculs probabilistes. Mais c’est précisément pour cela que le texte final est tout sauf juste.

Et encore… Je ne parle pas des Deep-Fake : ces contenus (textes, photos, vidéos…) volontairement fausses pour faire dire n’importe quoi à n’importe qui avec une crédibilité telle que même les médias les plus sérieux sont enclins à tomber dans le panneau (et là aussi, les médias sérieux doivent passer du temps à débunker ça plutôt que faire leur vrai travail…).

Image d’en-tête produite par Bing AI (ou je sais)

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i
Sur couleur-science, mon blog science : dans les commentaires, on me dit que Bard (l’IA générative de Google) dit quelque chose de contraire à ce que je mets dans mon article.

À moi donc de prendre le temps de dire que Bard dit de la merde.

Mais vous voyez venir le bordel ?

  1. Qui suis-je, moi, ou n’importe qui, n’importe quel prof, face à une IA fabriquée par l’entreprise la plus futuriste de la planète ?
  2. Si on doit désormais prendre le temps à débunker les IA en plus de devoir débunker les conspis (au lieu de passer du temps à faire des vrais trucs), on va pas s’en sortir.
  3. Ces « IA » fonctionnent en lisant des milliards de textes et en recrachant des combinaisons de mots qu’il rencontre le plus souvent dans le champ lexical de la question qu’on lui soumet. C’est pour cette raison que le texte produit semble crédible, est généralement grammaticalement correcte, mais peut être factuellement et totalement faux.

Y a 20 ans, le grand méchant c’était Wikipédia : « Oui, Wikipédia c’est cool et collaboratif, mais parfois y a de la merde. » Quel prof n’a jamais dit ça ? Quel élève n’a jamais entendu ça ?
Et c’est vrai, pourtant, bien que ça ne soit pas pire qu’ailleurs.

J’ai déjà corrigé des pages Wikipédia à la vue d’erreurs. Mais j’ai chez moi un dictionnaire encyclopédique qui dit que la molécule d’eau H20 contient deux atomes d’oxygène pour un atome d’hydrogène (alors que c’est exactement le contraire).
L’erreur est humaine, elle s’est glissée dedans. Soit. Je suppose que ça a été corrigé depuis. Je l’espère.

Tiens, justement : l’erreur est humaine. Sauf qu’une IA, c’est humain ? Non. Voilà un joli paradoxe. On fait quoi ?

Perso je resterais éloigné de ce genre de générateurs de blabla si l’on n’est pas conscient de tout ça. Ce qu’ils produisent, c’est du flan, un truc artistique, pour le fun, mais rien de plus. Ils prennent des mots et des phrases, mélangent tout ça, et ressortent un texte qui se lit mais dont le fond est bancal.

C’est dangereux de considérer de l’art comme de la vérité.

Vous imaginez un alien qui verrait un Picasso, et qui se mettrait à la recherche d’un organisme qui ressemble à ce qu’il a vu ? On ne pourrait pas lui reprocher : après tout, s’il fait ça sur un De Vinci ou un Raphaël, ça marche.
Donc pourquoi pas un Picasso ? S’il a vu les deux premiers et que ça marche, pourquoi penser que ça en serait différent pour le suivant ?

Ben ici, on est exactement en train de faire pareil : on a à faire à un texte créé par un programme qui ne sait absolument pas ce qu’il fait, qui ne fait que mélanger des mots et les ressortir avec des calculs probabilistes. Mais c’est précisément pour cela que le texte final est tout sauf juste.

Et encore… Je ne parle pas des Deep-Fake : ces contenus (textes, photos, vidéos…) volontairement fausses pour faire dire n’importe quoi à n’importe qui avec une crédibilité telle que même les médias les plus sérieux sont enclins à tomber dans le panneau (et là aussi, les médias sérieux doivent passer du temps à débunker ça plutôt que faire leur vrai travail…).

Image d’en-tête produite par Bing AI (ou je sais)

";s:7:"dateiso";s:15:"20240205_181026";}s:15:"20240106_115450";a:7:{s:5:"title";s:34:"Crème de visage « quantique »";s:4:"link";s:79:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2024/01/06/11/54/50-creme-de-visage-quantique";s:4:"guid";s:22:"20240106115450-article";s:7:"pubDate";s:31:"Sat, 06 Jan 2024 11:54:50 +0100";s:11:"description";s:13797:"

i
Voir :

Déjà merci pour ce titre chez Libé, c’est drôle. Sinon c’est 650 € les 50 mL chez Guerlain, et probablement seulement 15 balles si ça n’avait pas été quantique (et donc vendu sous la marque Monoprix pour les gueux).

Pour résumer l’affaire : Guerlain a sorti une « crème quantique » pour la peau, vendue très chère. Il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour que ça soit devenu la risée du bullshito-marketing sur les réseaux sociaux, tout simplement parce que le terme « quantique » n’a strictement rien à foutre dans le nom d’un produit, et cela même si cette crème était véritablement quantique — ce qu’elle est, en un sens, voir plus bas, même si ce n’est pas un argument.

Pour être clair, je suis 100 % pour mettre de la science dans les produits quotidiens. C’est à ça que sert la science : améliorer le quotidien du monde entier. En témoigne ainsi mon dernier article sur Couleur-Science à propos des canettes de café chauffées à l’explosif ou à la chaux vive (le truc corrosif produit par Dae… pardon Lafarge pour la prise rapide du ciment).
Mais comme j’ai aussi mis dans ce même article, parfois, le côté insolite dans ces produits (apporté par la science) la rend plus fun que le produit lui-même. Il y a bien d’autres façons d’avoir du café chaud, par exemple en utilisant une pompe à chaleur solaire dont une extrémité se mettait dans le café et l’autre dans votre cul, cela fonctionnerait et améliorerait du même coup le #CCC matinal. Mais c’est tout de suite moins instagramable.

Je considère en réalité qu’une canette qui chauffe avec un explosif, c’est un gadget rigolo qui mériterait l’équivalent d’un prix igNobel pour les inventions à la con. Ce n’est clairement pas un produit à prendre au sérieux.

… au contraire de Guerlain, donc, qui est en train d’essayer de se défendre et de se justifier comme il peut et sur tous les fronts en ce moment même. Rassurez-vous, ou non, il y a des chances que toute l’équipe marketing sera prochainement virée. Sauf s’il se produit l’inverse : c’est-à-dire des tas d’influenceurs à la con — comme moi, mais plus riches — vont acheter le produit juste pour la postérité et faire une vidéo sur KwanTiktok, ce qui permettra à Guerlain d’atteindre leur objectif de ventes. N’oublions pas que ce sont des génies : arriver à vendre un demi-SMIC un petit pot d’hydrocarbures dénaturé pour que les gens s’en tartinent la face, ça relève du génie, ah si si !

Un autre truc, et que je trouve plutôt rigolo, c’est qu’avant, quand on disait « chimique », « de synthèse », « artificiel » ou pire « nucléaire », c’était forcément mal, forcément mauvais et transformait n’importe quel produit en source à psychose.
Suffit de voir pourquoi on parle d’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) et non d’IRMN (Imagerie par Résonance Magnétique Nucléaire), qui sont une seule et même chose, c’est juste qu’on a enlevé le mot-en-N, car les gens se seraient imaginés qu’on allait les envoyer sous le réacteur n°4 d’une centrale soviétique quelque part en Ukraine alors qu’on les envoyait juste dans la salle du scanner en face de la salle d’attente de l’hôpital après leur avoir fait retirer tous leurs bijoux pour les revendre sur LeBonCoin une fois la personne vaporisée et téléportée sur Chorizo du Centaure.

Similairement, historiquement tout ce qui est « naturel » ou « bio » est forcément bon et juste, personne ne se doutant que le cyanure d’une pomme c’est bio, que les 8 000 becquerels du corps humain sont tout à fait normaux aussi et que la nature elle-même est sûrement l’endroit le plus injuste et le plus dangereux pour la pauvre pôtite souris que vous choisissez de bon cœur de relâcher dehors, plutôt que de la laisser chez vous à l’abri du froid, du chaud, des prédateurs, de la faim, des inondations ou encore de l’effondrement de son terrier parce que vous roulerez dessus en 4x4 lors de la partie de chasse dimanche prochain avec tonton René ; grand protecteur de la nature et de la faune sauvage que vous êtes.

Pourtant, il semble qu’à l’inverse de « chimique », le terme « quantique » jouit d’une bien meilleure image auprès du public !

On parle et on attend avec impatience les ordinateurs quantiques (qui vous permettra de mieux crypter vos secrets bancaires avec un code à 4 chiffres), les batteries quantiques (à l’autonomie illimitée évidemment) et le tout à tel point que même le président Macron décide qu’il faut investir dedans (sûrement son projet de Start-up nation et Économie Quantique pour des Retraites Relativistes… ou relatives, je ne sais plus).

Et donc aujourd’hui en 2024 on décide de parler de crème beauté quantique pour la peau.

Pourquoi ?

Parce que pourquoi pas, voyons !
En vrai, c’est parce que, soi-disant, le produit — soi-disant (bis) — actif dans la crème ne pourrait l’être sans la physique quantique.

Et c’est là que tout le monde devrait se dire que c’est ridicule ! Et pour cause : si la physique quantique est une réalité, elle gouverne tous les phénomènes, qu’on les lui attribue ou non.
Ce n’est pas parce que le café n’est pas vendu comme « café quantique » que les molécules qui sont dedans ne sont pas soumises à la physique quantique, ni qu’elles y sont grâce à la physique quantique.

Bien-sûr, dira-t-on, que dans ce cas de la crème, les phénomènes mis en jeux (toujours soi-disant) ne sont explicables qu’avec la physique quantique.

Un peu comme l’anomalie de précession du périhélie de Mercure de 43 minutes d’arc par siècle n’est explicable qu’avec la relativité générale de 1915, vous voyez ? Non vous ne voyez pas, faites pas comme si vous aviez compris cette phrase, bande de bouffons, sinon vous auriez constaté que j’ai mis une erreur dans ce baratin bien réel : la vérité est 43 secondes d’arc, pas minutes d’arc !

D’ailleurs c’est quoi la physique quantique ?

Je ne vais pas tout expliquer (trop long, et j’en serais incapable), mais je dirais simplement que c’est un niveau d’abstraction plus élevée de la réalité que la physique classique (celle qu’on apprend à l’école).

Certaines choses, en effet, ne sont pas explicables avec la physique classique : il faut plonger un peu plus profondément dans la nature des choses, et c’est là qu’on « voit » tout un tas de choses très étranges (dans le sens de « très différentes de ce qu’offre la vie courante »), dont l’ensemble est placé sous la coupe que l’on appelle « physique quantique ». Si vous suivez, ça veut dire que la physique quantique englobe la physique classique (les molécules, H2O, les aimants aussi, tout ça). Et que si quelque chose est « classique », elle peut aussi être expliquée avec la physique quantique — du moins c’est ce qu’on essaye de faire, car le cadre théorique de la quantique n’est pas encore totalement construit — c’est juste que ça rendrait tout très vite beaucoup trop compliqué, et c’est pour ça que dans les cas simples de la vie courante, la physique classique suffit amplement. Pas besoin de quantique pour expliquer le fonctionnement d’un frigo. On pourrait, mais on le fait pas.

À ceci il faut ajouter que ce n’est pas parce que l’on a dû utiliser la physique quantique pour expliquer un phénomène que le phénomène lui-même n’existait pas avant. Cela fait des milliers d’années que l’on utilise l’écorce de saule pour se soigner ! Ça marchait, et ça marche encore : c’est juste qu’aujourd’hui on sait pourquoi ça marche et quelle est la molécule responsable : l’aspirine (ou pain à l’aspire, pour les gens civilisés), présente dans le saule et qui soulage l’organisme de divers maux ou fièvres.

Autre exemple, ce n’est pas parce que Kepler, Newton et Galilée ont découvert les lois de la gravité qu’avant eux tout le monde flottait dans les airs ou pouvait voler. C’est juste qu’avant on avait mieux à faire que s’interroger sur le pourquoi du comment !
… et aussi peut-être parce que ceux qui ont essayé avant eux étaient décapités par l’inquisition religieuse ; en toute liberté et démocratiquement, vu que c’était des gentils cathos blancs, mais bon quand-même, délesté d’une tête, réfléchir devient difficile, même si ça n’empêche pas de vivre sinon BFMTV et CNews n’auraient pas l’audimat effarant qu’ils ont.

Mais on divague.

Certains phénomènes sont ainsi mis à profit bien avant qu’on sache pourquoi ou comment ça fonctionne !
La machine à vapeur et toute la thermodynamique du XIXᵉ siècle en est un dernier exemple que je donnerai ici : les machines thermiques existaient bien avant toute la théorie de la thermodynamique : les ingénieurs n’ont pas attendu les théoriciens pour construire des moteurs. Et ça marchait, c’est juste que personne ne savait vraiment pourquoi ! La théorie a été construite après pour expliquer tout ça. Évidemment, comprendre le fonctionnement a permis d’en améliorer drastiquement le rendement, et la qualité par la suite : moteurs plus puissants, plus solides, moins chers, plus sobres en charbon… et, petit détail : moins sujets à exploser dans la tronche des opérateurs aussi (si vous doutiez de l’utilité des théoriciens devant les ingénieurs de l’époque, ravisez-vous, ils servent !).

Aujourd’hui on observe de plus en plus l’inverse : la théorie avance plus vite que l’observation et on recherche des trucs que la théorie avait prédits depuis plus d’un demi-siècle. Le laser ou les trous noirs en sont deux exemples, mais c’est hors sujet.

Au final, et pour conclure, entendons nous sur le fait que « quantique », tout comme « chimique » ou « nucléaire » ne sont que des adjectifs, pas des phénomènes en soi. Ce n’est pas parce que votre téléphone n’est pas un « quant-iPhone » que la physique quantique n’intervient pas dans son fonctionnement (bien au contraire).

Et pour dire, donc, que si vous lisez « quantique » dans un produit grand public, fuyez, car c’est probablement du bullshit. Et si c’est vous qui mettez le quantique dans le marketing de ce produit, vous devriez avoir honte (sauf à savoir démontrer la gravitation quantique, dans ce cas pourquoi pas, je vous y autorise, mais vous devriez bosser ailleurs que chez Guerlain, par pitié).

Et ça vaut aussi pour les mots « chimiques », « naturels », « bio » ou « artificiel ». Ces ternes ne veulent rien dire, ni en bien, ni en mal. Ce ne sont pas des arguments, juste du marketing destinés à pigeonner ceux qui y croient sans réellement ni savoir ni comprendre pourquoi.

Tout est quantique, tout est naturel, tout est chimique.

Et encore une bonne année chimico-quantique et meilleurs bio-nucléo-vœux à tous (sous réserve des habituelles conditions d’acceptation des vœux) !

(PS : oui c’est évidemment Guerlain qui sponsorise cet article et mon blog, aux côtés d’EDF, Aréva, Tesla… et pour je ne sais quelle raison, les protège-poignées de tiroir Moulon et Gastille, mais merci à eux.)

Image d’en-tête produite par Bing AI

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Voir :

Déjà merci pour ce titre chez Libé, c’est drôle. Sinon c’est 650 € les 50 mL chez Guerlain, et probablement seulement 15 balles si ça n’avait pas été quantique (et donc vendu sous la marque Monoprix pour les gueux).

Pour résumer l’affaire : Guerlain a sorti une « crème quantique » pour la peau, vendue très chère. Il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour que ça soit devenu la risée du bullshito-marketing sur les réseaux sociaux, tout simplement parce que le terme « quantique » n’a strictement rien à foutre dans le nom d’un produit, et cela même si cette crème était véritablement quantique — ce qu’elle est, en un sens, voir plus bas, même si ce n’est pas un argument.

Pour être clair, je suis 100 % pour mettre de la science dans les produits quotidiens. C’est à ça que sert la science : améliorer le quotidien du monde entier. En témoigne ainsi mon dernier article sur Couleur-Science à propos des canettes de café chauffées à l’explosif ou à la chaux vive (le truc corrosif produit par Dae… pardon Lafarge pour la prise rapide du ciment).
Mais comme j’ai aussi mis dans ce même article, parfois, le côté insolite dans ces produits (apporté par la science) la rend plus fun que le produit lui-même. Il y a bien d’autres façons d’avoir du café chaud, par exemple en utilisant une pompe à chaleur solaire dont une extrémité se mettait dans le café et l’autre dans votre cul, cela fonctionnerait et améliorerait du même coup le #CCC matinal. Mais c’est tout de suite moins instagramable.

Je considère en réalité qu’une canette qui chauffe avec un explosif, c’est un gadget rigolo qui mériterait l’équivalent d’un prix igNobel pour les inventions à la con. Ce n’est clairement pas un produit à prendre au sérieux.

… au contraire de Guerlain, donc, qui est en train d’essayer de se défendre et de se justifier comme il peut et sur tous les fronts en ce moment même. Rassurez-vous, ou non, il y a des chances que toute l’équipe marketing sera prochainement virée. Sauf s’il se produit l’inverse : c’est-à-dire des tas d’influenceurs à la con — comme moi, mais plus riches — vont acheter le produit juste pour la postérité et faire une vidéo sur KwanTiktok, ce qui permettra à Guerlain d’atteindre leur objectif de ventes. N’oublions pas que ce sont des génies : arriver à vendre un demi-SMIC un petit pot d’hydrocarbures dénaturé pour que les gens s’en tartinent la face, ça relève du génie, ah si si !

Un autre truc, et que je trouve plutôt rigolo, c’est qu’avant, quand on disait « chimique », « de synthèse », « artificiel » ou pire « nucléaire », c’était forcément mal, forcément mauvais et transformait n’importe quel produit en source à psychose.
Suffit de voir pourquoi on parle d’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) et non d’IRMN (Imagerie par Résonance Magnétique Nucléaire), qui sont une seule et même chose, c’est juste qu’on a enlevé le mot-en-N, car les gens se seraient imaginés qu’on allait les envoyer sous le réacteur n°4 d’une centrale soviétique quelque part en Ukraine alors qu’on les envoyait juste dans la salle du scanner en face de la salle d’attente de l’hôpital après leur avoir fait retirer tous leurs bijoux pour les revendre sur LeBonCoin une fois la personne vaporisée et téléportée sur Chorizo du Centaure.

Similairement, historiquement tout ce qui est « naturel » ou « bio » est forcément bon et juste, personne ne se doutant que le cyanure d’une pomme c’est bio, que les 8 000 becquerels du corps humain sont tout à fait normaux aussi et que la nature elle-même est sûrement l’endroit le plus injuste et le plus dangereux pour la pauvre pôtite souris que vous choisissez de bon cœur de relâcher dehors, plutôt que de la laisser chez vous à l’abri du froid, du chaud, des prédateurs, de la faim, des inondations ou encore de l’effondrement de son terrier parce que vous roulerez dessus en 4x4 lors de la partie de chasse dimanche prochain avec tonton René ; grand protecteur de la nature et de la faune sauvage que vous êtes.

Pourtant, il semble qu’à l’inverse de « chimique », le terme « quantique » jouit d’une bien meilleure image auprès du public !

On parle et on attend avec impatience les ordinateurs quantiques (qui vous permettra de mieux crypter vos secrets bancaires avec un code à 4 chiffres), les batteries quantiques (à l’autonomie illimitée évidemment) et le tout à tel point que même le président Macron décide qu’il faut investir dedans (sûrement son projet de Start-up nation et Économie Quantique pour des Retraites Relativistes… ou relatives, je ne sais plus).

Et donc aujourd’hui en 2024 on décide de parler de crème beauté quantique pour la peau.

Pourquoi ?

Parce que pourquoi pas, voyons !
En vrai, c’est parce que, soi-disant, le produit — soi-disant (bis) — actif dans la crème ne pourrait l’être sans la physique quantique.

Et c’est là que tout le monde devrait se dire que c’est ridicule ! Et pour cause : si la physique quantique est une réalité, elle gouverne tous les phénomènes, qu’on les lui attribue ou non.
Ce n’est pas parce que le café n’est pas vendu comme « café quantique » que les molécules qui sont dedans ne sont pas soumises à la physique quantique, ni qu’elles y sont grâce à la physique quantique.

Bien-sûr, dira-t-on, que dans ce cas de la crème, les phénomènes mis en jeux (toujours soi-disant) ne sont explicables qu’avec la physique quantique.

Un peu comme l’anomalie de précession du périhélie de Mercure de 43 minutes d’arc par siècle n’est explicable qu’avec la relativité générale de 1915, vous voyez ? Non vous ne voyez pas, faites pas comme si vous aviez compris cette phrase, bande de bouffons, sinon vous auriez constaté que j’ai mis une erreur dans ce baratin bien réel : la vérité est 43 secondes d’arc, pas minutes d’arc !

D’ailleurs c’est quoi la physique quantique ?

Je ne vais pas tout expliquer (trop long, et j’en serais incapable), mais je dirais simplement que c’est un niveau d’abstraction plus élevée de la réalité que la physique classique (celle qu’on apprend à l’école).

Certaines choses, en effet, ne sont pas explicables avec la physique classique : il faut plonger un peu plus profondément dans la nature des choses, et c’est là qu’on « voit » tout un tas de choses très étranges (dans le sens de « très différentes de ce qu’offre la vie courante »), dont l’ensemble est placé sous la coupe que l’on appelle « physique quantique ». Si vous suivez, ça veut dire que la physique quantique englobe la physique classique (les molécules, H2O, les aimants aussi, tout ça). Et que si quelque chose est « classique », elle peut aussi être expliquée avec la physique quantique — du moins c’est ce qu’on essaye de faire, car le cadre théorique de la quantique n’est pas encore totalement construit — c’est juste que ça rendrait tout très vite beaucoup trop compliqué, et c’est pour ça que dans les cas simples de la vie courante, la physique classique suffit amplement. Pas besoin de quantique pour expliquer le fonctionnement d’un frigo. On pourrait, mais on le fait pas.

À ceci il faut ajouter que ce n’est pas parce que l’on a dû utiliser la physique quantique pour expliquer un phénomène que le phénomène lui-même n’existait pas avant. Cela fait des milliers d’années que l’on utilise l’écorce de saule pour se soigner ! Ça marchait, et ça marche encore : c’est juste qu’aujourd’hui on sait pourquoi ça marche et quelle est la molécule responsable : l’aspirine (ou pain à l’aspire, pour les gens civilisés), présente dans le saule et qui soulage l’organisme de divers maux ou fièvres.

Autre exemple, ce n’est pas parce que Kepler, Newton et Galilée ont découvert les lois de la gravité qu’avant eux tout le monde flottait dans les airs ou pouvait voler. C’est juste qu’avant on avait mieux à faire que s’interroger sur le pourquoi du comment !
… et aussi peut-être parce que ceux qui ont essayé avant eux étaient décapités par l’inquisition religieuse ; en toute liberté et démocratiquement, vu que c’était des gentils cathos blancs, mais bon quand-même, délesté d’une tête, réfléchir devient difficile, même si ça n’empêche pas de vivre sinon BFMTV et CNews n’auraient pas l’audimat effarant qu’ils ont.

Mais on divague.

Certains phénomènes sont ainsi mis à profit bien avant qu’on sache pourquoi ou comment ça fonctionne !
La machine à vapeur et toute la thermodynamique du XIXᵉ siècle en est un dernier exemple que je donnerai ici : les machines thermiques existaient bien avant toute la théorie de la thermodynamique : les ingénieurs n’ont pas attendu les théoriciens pour construire des moteurs. Et ça marchait, c’est juste que personne ne savait vraiment pourquoi ! La théorie a été construite après pour expliquer tout ça. Évidemment, comprendre le fonctionnement a permis d’en améliorer drastiquement le rendement, et la qualité par la suite : moteurs plus puissants, plus solides, moins chers, plus sobres en charbon… et, petit détail : moins sujets à exploser dans la tronche des opérateurs aussi (si vous doutiez de l’utilité des théoriciens devant les ingénieurs de l’époque, ravisez-vous, ils servent !).

Aujourd’hui on observe de plus en plus l’inverse : la théorie avance plus vite que l’observation et on recherche des trucs que la théorie avait prédits depuis plus d’un demi-siècle. Le laser ou les trous noirs en sont deux exemples, mais c’est hors sujet.

Au final, et pour conclure, entendons nous sur le fait que « quantique », tout comme « chimique » ou « nucléaire » ne sont que des adjectifs, pas des phénomènes en soi. Ce n’est pas parce que votre téléphone n’est pas un « quant-iPhone » que la physique quantique n’intervient pas dans son fonctionnement (bien au contraire).

Et pour dire, donc, que si vous lisez « quantique » dans un produit grand public, fuyez, car c’est probablement du bullshit. Et si c’est vous qui mettez le quantique dans le marketing de ce produit, vous devriez avoir honte (sauf à savoir démontrer la gravitation quantique, dans ce cas pourquoi pas, je vous y autorise, mais vous devriez bosser ailleurs que chez Guerlain, par pitié).

Et ça vaut aussi pour les mots « chimiques », « naturels », « bio » ou « artificiel ». Ces ternes ne veulent rien dire, ni en bien, ni en mal. Ce ne sont pas des arguments, juste du marketing destinés à pigeonner ceux qui y croient sans réellement ni savoir ni comprendre pourquoi.

Tout est quantique, tout est naturel, tout est chimique.

Et encore une bonne année chimico-quantique et meilleurs bio-nucléo-vœux à tous (sous réserve des habituelles conditions d’acceptation des vœux) !

(PS : oui c’est évidemment Guerlain qui sponsorise cet article et mon blog, aux côtés d’EDF, Aréva, Tesla… et pour je ne sais quelle raison, les protège-poignées de tiroir Moulon et Gastille, mais merci à eux.)

Image d’en-tête produite par Bing AI

";s:7:"dateiso";s:15:"20240106_115450";}s:15:"20231214_185503";a:7:{s:5:"title";s:31:"Produire un fichier Excel en JS";s:4:"link";s:85:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2023/12/14/18/55/03-produire-un-fichier-excel-en-js";s:4:"guid";s:22:"20231214185503-article";s:7:"pubDate";s:31:"Thu, 14 Dec 2023 18:55:03 +0100";s:11:"description";s:5950:"

Code excel.
… et en moins de 10 lignes de code.

Mon problème était de rendre simple l’export de données stockés dans un outil web (SQL + PHP + JS) en fichier Excel.
Au départ, j’avais proposé une production de code CSV, que l’utilisateur devait copier-coller dans Excel, puis fait quelques manips pour qu’Excel ne voie pas une plâtrée de texte, mais du CSV (chose que LibreOffice fait tout seul).

Mais c’était trop compliqué.

Le mieux que j’ai trouvé ensuite, c’est de produire un tableau dans la page web, en HTML, puis sélectionner le contenu, le copier, et prier pour qu’Excel détecte ça comme un tableau et redistribue ça dans les bonnes cellules.

Mais c’était ni assez simple, ni suffisamment fiable.

Du coup j’ai pondu un système avec un bouton : on clique dessus et ça ouvre Excel (.xls) directement avec le contenu du tableau.

Bien plus simple.

Prérequis

Le tableau de données doit être produit en tant que tableau HTML. Le tableau n’a pas besoin d’être dans la page. Cela peut être un objet DOM quelque part.
L’astuce ici fonctionne donc que le tableau soit dans la page, en mémoire, ou bien produit à la volée à partir des données brutes au moment du clic.

Le fait de l’afficher dans la page permet cependant de montrer le tableau avant de le proposer au téléchargement.

Fonctionnement

Un fichier Excel reste du simple XML. Il suffit de prendre les entêtes d’un fichier .xls et de mettre le tableau HTML en dessous. Ensuite, on récupère tout ça sous forme de base64, on force le navigateur à télécharger ça.

Code

Le HTML


<button type="button" onclick="tableToExcel(ID_TABLEAU)">Export to Excel</button>

<table id="ID_TABLEAU">
    …
    …
</table>

Le JS :


function tableToExcel(table_ID) {
	var template = '<html xmlns:o="urn:schemas-microsoft-com:office:office" xmlns:x="urn:schemas-microsoft-com:office:excel" xmlns="http://www.w3.org/TR/REC-html40"><meta http-equiv="content-type" content="application/vnd.ms-excel; charset=UTF-8"><head><!--[if gte mso 9]><xml><x:ExcelWorkbook><x:ExcelWorksheets><x:ExcelWorksheet><x:Name>Worksheet</x:Name><x:WorksheetOptions><x:DisplayGridlines/></x:WorksheetOptions></x:ExcelWorksheet></x:ExcelWorksheets></x:ExcelWorkbook></xml><![endif]--></head><body><table>{table}</table></body></html>';
	var table = document.getElementById(table_ID).innerHTML;
	var xml_table = template.replace(/{table}/g, table);
	var base64_xml_table = window.btoa(unescape(encodeURIComponent(xml_table)));
	window.location.href = 'data:application/vnd.ms-excel;base64,' + base64_xml_table;
}

Je n’ai pas dit que c’était propre, mais ça marche.

Petite amélioration

Ici, le nom du fichier est plus ou moins une chaîne aléatoire. On peut changer ça, en utilisant un lien plutôt qu’un bouton : le bouton modifie l’URL de la page, mais avec un lien on peut actionner le téléchargement directement, avec l’attribut download.

Et si on veut juste garder l’apparence du bouton, on peut simplement mettre le lien autour du bouton :

<a href="#" download="tableau.xls"  onclick="tableToExcel(this, 'ID_TABLEAU')"><button>Export to Excel</button></a>

<table id="ID_TABLEAU">
    …
    …
</table>
function tableToExcel(link, table_ID) {
	var template = '<html xmlns:o="urn:schemas-microsoft-com:office:office" xmlns:x="urn:schemas-microsoft-com:office:excel" xmlns="http://www.w3.org/TR/REC-html40"><meta http-equiv="content-type" content="application/vnd.ms-excel; charset=UTF-8"><head><!--[if gte mso 9]><xml><x:ExcelWorkbook><x:ExcelWorksheets><x:ExcelWorksheet><x:Name>Worksheet</x:Name><x:WorksheetOptions><x:DisplayGridlines/></x:WorksheetOptions></x:ExcelWorksheet></x:ExcelWorksheets></x:ExcelWorkbook></xml><![endif]--></head><body><table>{table}</table></body></html>';
	var table = document.getElementById(table_ID).innerHTML;
	var xml_table = template.replace(/{table}/g, table);
	var base64_xml_table = window.btoa(unescape(encodeURIComponent(xml_table)));
	link.href = 'data:application/vnd.ms-excel;base64,' + base64_xml_table;
}

Exemples

Exemple sur Codepen.io.

Notes et limites

Une des limites est que les styles ne sont pas forcément pris en compte. Les dispositions des cellules (rowspan et colspan) semblent bien fonctionner systématiquement, du moment que le tableau est en HTML et pas reconstitué avec du CSS (display: table-cell, ou encore avec des grid), mais les couleurs et autres formatages ne sont pas garanties.

Un autre problème peut survenir quand les tableaux sont vraiment très grands. Je ne sais pas si les navigateurs mettent une limite sur le contenu d’un href, mais ce n’est pas exclu non plus.

Image d’en-tête produite par Bing AI

";s:7:"content";s:5953:"

Code excel.
… et en moins de 10 lignes de code.

Mon problème était de rendre simple l’export de données stockés dans un outil web (SQL + PHP + JS) en fichier Excel.
Au départ, j’avais proposé une production de code CSV, que l’utilisateur devait copier-coller dans Excel, puis fait quelques manips pour qu’Excel ne voie pas une plâtrée de texte, mais du CSV (chose que LibreOffice fait tout seul).

Mais c’était trop compliqué.

Le mieux que j’ai trouvé ensuite, c’est de produire un tableau dans la page web, en HTML, puis sélectionner le contenu, le copier, et prier pour qu’Excel détecte ça comme un tableau et redistribue ça dans les bonnes cellules.

Mais c’était ni assez simple, ni suffisamment fiable.

Du coup j’ai pondu un système avec un bouton : on clique dessus et ça ouvre Excel (.xls) directement avec le contenu du tableau.

Bien plus simple.

Prérequis

Le tableau de données doit être produit en tant que tableau HTML. Le tableau n’a pas besoin d’être dans la page. Cela peut être un objet DOM quelque part.
L’astuce ici fonctionne donc que le tableau soit dans la page, en mémoire, ou bien produit à la volée à partir des données brutes au moment du clic.

Le fait de l’afficher dans la page permet cependant de montrer le tableau avant de le proposer au téléchargement.

Fonctionnement

Un fichier Excel reste du simple XML. Il suffit de prendre les entêtes d’un fichier .xls et de mettre le tableau HTML en dessous. Ensuite, on récupère tout ça sous forme de base64, on force le navigateur à télécharger ça.

Code

Le HTML


<button type="button" onclick="tableToExcel(ID_TABLEAU)">Export to Excel</button>

<table id="ID_TABLEAU">
    …
    …
</table>

Le JS :


function tableToExcel(table_ID) {
	var template = '<html xmlns:o="urn:schemas-microsoft-com:office:office" xmlns:x="urn:schemas-microsoft-com:office:excel" xmlns="http://www.w3.org/TR/REC-html40"><meta http-equiv="content-type" content="application/vnd.ms-excel; charset=UTF-8"><head><!--[if gte mso 9]><xml><x:ExcelWorkbook><x:ExcelWorksheets><x:ExcelWorksheet><x:Name>Worksheet</x:Name><x:WorksheetOptions><x:DisplayGridlines/></x:WorksheetOptions></x:ExcelWorksheet></x:ExcelWorksheets></x:ExcelWorkbook></xml><![endif]--></head><body><table>{table}</table></body></html>';
	var table = document.getElementById(table_ID).innerHTML;
	var xml_table = template.replace(/{table}/g, table);
	var base64_xml_table = window.btoa(unescape(encodeURIComponent(xml_table)));
	window.location.href = 'data:application/vnd.ms-excel;base64,' + base64_xml_table;
}

Je n’ai pas dit que c’était propre, mais ça marche.

Petite amélioration

Ici, le nom du fichier est plus ou moins une chaîne aléatoire. On peut changer ça, en utilisant un lien plutôt qu’un bouton : le bouton modifie l’URL de la page, mais avec un lien on peut actionner le téléchargement directement, avec l’attribut download.

Et si on veut juste garder l’apparence du bouton, on peut simplement mettre le lien autour du bouton :

<a href="#" download="tableau.xls"  onclick="tableToExcel(this, 'ID_TABLEAU')"><button>Export to Excel</button></a>

<table id="ID_TABLEAU">
    …
    …
</table>
function tableToExcel(link, table_ID) {
	var template = '<html xmlns:o="urn:schemas-microsoft-com:office:office" xmlns:x="urn:schemas-microsoft-com:office:excel" xmlns="http://www.w3.org/TR/REC-html40"><meta http-equiv="content-type" content="application/vnd.ms-excel; charset=UTF-8"><head><!--[if gte mso 9]><xml><x:ExcelWorkbook><x:ExcelWorksheets><x:ExcelWorksheet><x:Name>Worksheet</x:Name><x:WorksheetOptions><x:DisplayGridlines/></x:WorksheetOptions></x:ExcelWorksheet></x:ExcelWorksheets></x:ExcelWorkbook></xml><![endif]--></head><body><table>{table}</table></body></html>';
	var table = document.getElementById(table_ID).innerHTML;
	var xml_table = template.replace(/{table}/g, table);
	var base64_xml_table = window.btoa(unescape(encodeURIComponent(xml_table)));
	link.href = 'data:application/vnd.ms-excel;base64,' + base64_xml_table;
}

Exemples

Exemple sur Codepen.io.

Notes et limites

Une des limites est que les styles ne sont pas forcément pris en compte. Les dispositions des cellules (rowspan et colspan) semblent bien fonctionner systématiquement, du moment que le tableau est en HTML et pas reconstitué avec du CSS (display: table-cell, ou encore avec des grid), mais les couleurs et autres formatages ne sont pas garanties.

Un autre problème peut survenir quand les tableaux sont vraiment très grands. Je ne sais pas si les navigateurs mettent une limite sur le contenu d’un href, mais ce n’est pas exclu non plus.

Image d’en-tête produite par Bing AI

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Image d’une voiture électrique devant une station électrique avec des statistiques.
Je possède une EV, et j’ai aussi acquis un scanner OBD-2 (On-Board Diagnostic). Il s’agit d’un petit boîtier (ou dongle), qui se branche sur la prise diagnostique de la voiture. Le boîtier peut alors lire les informations de l’ordinateur de bord.

Les informations affichées (via la liaison avec le smartphone) vont du compteur de vitesse au compteur kilométrique, à la température extérieure et intérieure, au taux d’oxygène dans le carburateur (sur une thermique) ou la tension et la température des cellules (dans une voiture électrique), etc.

C’est aussi par là que le garagiste peut lire les fameux « codes erreur » (codes DTC, pour Data Trouble Codeliste de codes DTC ici) de la voiture lorsque le témoin d’erreur s’affiche.

Toutes les voitures vendues depuis 2001 en Europe disposent d’un port OBD-2, y compris sur les voitures électriques, qui ont alors des codes et des informations spécifiques pour elles.

Dans la mienne et avec l’outil que j’ai, j’ai 27 pages d’informations (dont 7 pages sur les tensions sur chaque cellule). Ça fait un gros paquet d’informations pour tout nerd qui aiment les chiffres :

Parmi elles figurent aussi les données accumulées d’énergie : combien d’énergie j’ai injecté dans la voiture depuis que je l’ai ?
Cette donnée en particulier permet quelques calculs et statistiques, et c’est sur ça que je reviens ici.

Liste de données utiles relevées

Les chiffres qui nous intéressent aujourd’hui :

L’ODO, c’est simple : c’est l’odomètre, le compteur de kilomètres.

L’AQC : c’est la quantité d’énergie (en kWh) chargée sur un chargeur rapide (quick charge), au total, cumulativement.
L’ANC : c’est la quantité d’énergie (en kWh) chargée sur un chargeur normal, ou lent, au total, cumulativement
La somme AQC + ANC est donc l’énergie totale que l’on a chargée avec une prise de recharge.

Le CEC : c’est une information donnée par le système de gestion de la batterie (BMS) et qui représente la quantité totale d’énergie qui a transité dans la batterie. Ceci inclut donc l’AQC et l’ANC, mais également l’énergie régénérée grâce au freinage régénératif.
Le CED : c’est la quantité totale d’énergie sortie de la batterie. Celle-ci peut avoir servie pour rouler, pour charger la batterie 12 V, pour faire tourner les accessoires, le chauffage, etc.

Avec tout ça, quelques calculs sont possibles.

Consommation moyenne à la prise

J’ai fait 17 251 km.
J’ai chargé — avec une prise — 382 + 1 875 = 2 257 kWh.

Conclusion : je roule à environ 130 Wh/km, soit 13 kWh/100 km. C’est tout à fait honorable, sachant que ce sont des trajets assez représentatifs de ce que je roule toute l’année, y compris avec des longs trajets.

ÉDIT : ces trajets sont pris entre fin mai et début décembre. En toute rigueur, je referais un calcul en mai de l’an prochain, pour prendre en compte les chiffres de cet hiver.

À cela, on peut ajouter 10 à 15 % de pertes de recharge. En gros, pour chaque kWh reçu par la voiture, environ 10 % est perdue en chaleur entre la prise et la batterie. Cette perte n’est pas prise en compte par l’affichage de la consommation de la voiture.

Ceci donne donc une valeur, celle que je paye, d’environ 15 kWh/100 km. Ça reste un bon score, une bonne moyenne parmi les différentes voitures électriques du marché (à qui on doit également rajouter ~10 % à la valeur affichée).

On voit aussi que l’essentiel de la conso se fait à la maison : l’ANC est bien supérieur à l’AQC. Je fais comme la majorité des gens sur ce point-là. Je ne me vois pas faire autrement : c’est le plus pratique et le plus économique.
Ceci dit, si je n’en avais pas la possibilité et si j’avais une borne en bas de chez moi, je m’en sortirais, c’est juste que je verrais ça comme une contrainte, tout comme faire un plein d’essence était plus une contrainte qu’autre chose aussi.

Consommation moyenne au véhicule

La consommation ci-dessus, les 15 kWh/100 km c’est ce que je paye à EDF. Ce n’est pas ce que consomme le véhicule, ou le moteur, lorsqu’il tourne. Lui, il consomme beaucoup plus.

Pour ça, regardons le CEC (charge) et le CED (décharge).
Le CEC indique l’énergie totale qui est rentrée dans la batterie, et le CED c’est pour ce qui est sorti.

On voit que le CEC est plus élevé que l’AQC+ANC. L’énergie qui a transité vers la batterie est donc plus élevée que ce que l’on a chargé : c’est normal : le CEC intègre l’énergie gagnée lors du freinage régénératif.

La régénération, c’est de l’énergie qui est récupérée et stockée dans la batterie lorsqu’on utilise le frein moteur électrique. Cela peut être lorsqu’on ralentit, ou dans une descente. Cette énergie est stockée au lieu d’être perdue dans l’usure et l’échauffement des plaquettes de frein ou de la compression de gaz dans un moteur à piston lors du freinage moteur.

En termes de consommation du moteur et du reste des accessoires du véhicule, c’est ça qui faut prendre.

Avec ces chiffres, et avec l’ODO, on tombe donc sur 20 kWh/100. C’est ce que l’on consommerait si la régénération n’existait pas. C’est ce qu’une logique de voiture thermique consommerait.

Ce chiffre est plus élevé que les 13 ou 15 kWh/100 km, mais on s’en fiche : on ne paye pas la différence, il s’agit de récupération d’énergie.

(ÉDIT : cette énergie inclut aussi l’énergie transitant par la batterie dans le cas où on utilise le V2L (vehicle-2-load), le V2H (vehicle-2-home) ou V2G (vehicle-2-grid), qui ne sert donc pas pour rouler mais pour alimenter un appareil externe ou sa maison — certaines voitures le permettent, dont la mienne, même si sur ces chiffres je ne m’en suis pas encore servi. Les chiffres ici sont donc uniquement lié au régen)

Rendement de la batterie

Le CEC est de 3 568 kWh et le CED est de 3 441 kWh. Autrement dit, la batterie a vu rentrer 3 568 kWh et vu sortir 3 441 kWh. La différence de 127 kWh est liée aux pertes thermiques de la batterie : une partie de ce qui est rentré n’en est jamais ressorti ! Aussi, n’oublions pas la quantité d’énergie actuellement dans la batterie, qui est donc mise dedans sans en être sortie encore !
À ce moment-là, la batterie contenait 52 kWh. Les pertes ne sont donc « que » de 75 kWh.

Tenant compte de ça, on trouve que le rendement électrochimique de la batterie est un remarquable 97,8 %. Ça signifie que pour 100 kWh qui entrent dans la batterie, on peut en restituer 97,8 ; et le reste, la différence de 2,2 %, sera perdue.

Pas mal, et d’autant plus que sur les longs trajets dans le froid, une partie de ces 2,2 % de pertes thermiques est utilisée pour chauffer l’habitacle. Efficience énergétique jusqu’au bout (une thermique recycle elle-aussi la chaleur perdue du moteur).

La régénération : combien ?

La différence entre le CEC et le ANC+AQC donne la quantité d’énergie totale qui a été mise dans la batterie hors cycle de recharge, donc uniquement avec de la régénération.

On est ici à 1 311 kWh, soit 1,3 MWh. C’est quand-même assez conséquent.
Au tarif EDF de base, ça revient à 260 €.

Une voiture électrique sans régen (ou une conduite qui n’en profite pas) aurait donc eu à payer tout ça en plus en courant pour la même distance parcourue. Raison supplémentaire pour apprendre la conduite électrique et l’usage du freinage régénératif. Normalement la voiture le fait toute seule, mais une conduite adaptée permet de l’optimiser (et une conduite inadaptée a pour effet de shunter cette possibilité).

Toute cette énergie est de la récupération lors des descentes et des freinages. Oui, on parle en mégawattheures. Tous les véhicules électrifiés (électriques (EV), hydrogène à pile à combustible (FCEV), hybrides (HEV), hybrides rechargeables (PHEV)…) récupèrent cette énergie et l’utilisent pour rouler au lieu de cramer des plaquettes et des disques de frein.

À raison de 20 kWh/100 km, ça correspond à avoir roulé 6 550 km uniquement grâce à cette récup, soit plus de 33 % de ce que j’ai roulé. Le fait de rouler beaucoup en montagne doit aider à mon avis, mais ça reste conséquent (et réel dans mon cas).

Ceci rejoint le chiffre de ~30 % de consommation de carburant en moins retrouvée sur les hybrides par rapport à leur modèle non-hybride. Ce n’est donc pas absurde, même si je persiste à trouver ça impressionnant et intéressant.

Notons que la régen est d’autant plus pertinente pour les voitures qui font des trajets en ville, routes de campagne, ou montagne. Là où on ralentit, s’arrête, ou profite souvent des descentes. Si vous faites exclusivement de l’autoroute, le gain est moins important sur une électrique. Il peut subsister un gain conséquent sur les hybrides pour des questions de cycle optimal du moteur thermique (sur une hybride, à chaque fois que vous roulez et que le moteur thermique s’éteint, c’est de l’énergie « gagnée » grâce à l’hybridation).

Et en termes de CO2 ?

17 000 km, ça fait combien de CO2 ?

J’ai consommé, voir plus haut, 2 257 kWh, incluant les pertes au chargement (de 10 à 15 %).

En France, en été — cet été — l’électricité chez EDF a émis environ 20 gCO2/kWh. Ça revient donc à 55 kg de CO2 émis. Ce n’est pas rien, mais c’est sur 17 000 km.

Si j’avais fait ça en voiture essence, j’aurais émis beaucoup plus. Chaque kilogramme d’essence émet environ 3 kg de CO2 (la molécule de CO2 a environ trois fois la masse de son seul atome de carbone).
55 kg de CO2 correspondent donc aux émissions de 18 kg d’essence, soit environ 25 litres.

Et 25 L d’essence, c’est environ 350 km de parcourus (à raison de 7,1 L/100 km, qui semble la moyenne — on peut compter 700 km si l’on veut, on reste un ordre de grandeur en dessous de la distance parcourue par une EV pour un tel bilan).

En d’autres termes : on émet autant de CO2 en 17 000 km en EV qu’en 350 km en thermique. Si j’avais fait 17 000 km en thermique, ça aurait produit 2 715 kg de CO2. Sacrée différence !

Incidemment, ces 2,7 tonnes représentent environ 90 % du surplus de CO2 émis à la production d’un VE par rapport à un VT (qui est de ~3 tonnes selon les sources, et probablement selon les voitures aussi).
Dit autrement, dès ~19 000 km, je serais gagnant en termes de CO2 : ce que j’ai émis en plus en achetant une EV, je l’aurais compensé par une (quasi)-absence d’émission à l’usage (considérant que ces trajets auraient été là même si j’avais pris une voiture essence d’un gabarit similaire).

On peut aussi dire que la VE ne serait toujours pas perdante en termes de CO2, même si je changeais de batterie tous les 19 000 km… ce qui est on n’est plus éloigné de la réalité, vu qu’elles sont prévues pour durer au moins de 200 000 à 750 000 km.

Au final, si on considère 200 000 km comme la durée de vie d’une voiture, une thermique émet 4x plus de CO2 qu’une EV (incluant production et usage de la voiture).
Dans le cas, donc, où les trajets sont réalisés quoi qu’il arrive, alors on peut acheter 4 EV et ça émettra toujours moins qu’une thermique qui continue de rouler.

Enfonçons donc le clou : non, garder sa vieille voiture thermique au lieu d’acheter une électrique n’est pas un geste pour le climat. Au contraire.

(PS : ces calculs sur le CO2 sont faits pour la France, avec le mix énergétique fortement décarboné que l’on a. Il est aussi valable pour les pays scandinaves, Québec et quelques autres régions du monde. Si vous êtes en Allemagne, en Pologne, au Texas, ou même aux Pays-Bas, qui ont un mix électrique fortement carboné grâce aux écologistes, le gain — bien que positif — est [i]nettement moins fort).[/i]

Conclusion

Un module OBD-2 peut-être sympa à explorer, quel que soit le véhicule.

Sur une électrique comme ici, ça m’a permis de sortir quelques chiffres, basés sur une conduite quotidienne réelle et fortement mixte, tant en vitesse qu’en termes de relief (je fais du plat, de la montagne, un peu de tout).

Attention : ce n’est pas parce que c’est mixte que ça sera représentatif pour vous. Pour ce qui est de la conso brute, évidemment elle augmente avec la vitesse (plus d’autoroute = consommation qui monte). Pour ce qui est de la proportion de régen, elle augmente en ville et en montagne.

Ces calculs permettent de voir que le rendement électrochimique de la batterie est excellent (97,8 %), bien que cela exclut les 10 à 15 % de pertes entre la prise chez vous et la batterie. Ce chiffre n’est pas de moi, mais semble retrouvée sur pratiquement tous les véhicules (voir là).
On peut aussi donner 15 kWh/100 km réels — à la prise — pour la Ioniq 6 la moins efficiente (AWD 20"), et par un temps d’été. Comme j’ai dis, je reviendrais après avoir bouclé une année.

Concernant la régénération, avec une conduite montagneuse, mixte, et aux limitations de vitesse (110 sur autoroute), on obtient environ 33 % de trajets roulés uniquement grâce à de la récupération. C’est assez extraordinaire.

Ma voiture et mon module OBD, enfin :

Pour ce qui est de l’application que j’utilise, oubliez celui d’OBD-Link. Prenez plutôt Car Scanner (sur l’Apple Store — sur Android Play Store). Perso j’ai payé les 7,99 € de la version payante sur iOS.

Image d’en-tête produite par Bing AI

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Image d’une voiture électrique devant une station électrique avec des statistiques.
Je possède une EV, et j’ai aussi acquis un scanner OBD-2 (On-Board Diagnostic). Il s’agit d’un petit boîtier (ou dongle), qui se branche sur la prise diagnostique de la voiture. Le boîtier peut alors lire les informations de l’ordinateur de bord.

Les informations affichées (via la liaison avec le smartphone) vont du compteur de vitesse au compteur kilométrique, à la température extérieure et intérieure, au taux d’oxygène dans le carburateur (sur une thermique) ou la tension et la température des cellules (dans une voiture électrique), etc.

C’est aussi par là que le garagiste peut lire les fameux « codes erreur » (codes DTC, pour Data Trouble Codeliste de codes DTC ici) de la voiture lorsque le témoin d’erreur s’affiche.

Toutes les voitures vendues depuis 2001 en Europe disposent d’un port OBD-2, y compris sur les voitures électriques, qui ont alors des codes et des informations spécifiques pour elles.

Dans la mienne et avec l’outil que j’ai, j’ai 27 pages d’informations (dont 7 pages sur les tensions sur chaque cellule). Ça fait un gros paquet d’informations pour tout nerd qui aiment les chiffres :

Parmi elles figurent aussi les données accumulées d’énergie : combien d’énergie j’ai injecté dans la voiture depuis que je l’ai ?
Cette donnée en particulier permet quelques calculs et statistiques, et c’est sur ça que je reviens ici.

Liste de données utiles relevées

Les chiffres qui nous intéressent aujourd’hui :

L’ODO, c’est simple : c’est l’odomètre, le compteur de kilomètres.

L’AQC : c’est la quantité d’énergie (en kWh) chargée sur un chargeur rapide (quick charge), au total, cumulativement.
L’ANC : c’est la quantité d’énergie (en kWh) chargée sur un chargeur normal, ou lent, au total, cumulativement
La somme AQC + ANC est donc l’énergie totale que l’on a chargée avec une prise de recharge.

Le CEC : c’est une information donnée par le système de gestion de la batterie (BMS) et qui représente la quantité totale d’énergie qui a transité dans la batterie. Ceci inclut donc l’AQC et l’ANC, mais également l’énergie régénérée grâce au freinage régénératif.
Le CED : c’est la quantité totale d’énergie sortie de la batterie. Celle-ci peut avoir servie pour rouler, pour charger la batterie 12 V, pour faire tourner les accessoires, le chauffage, etc.

Avec tout ça, quelques calculs sont possibles.

Consommation moyenne à la prise

J’ai fait 17 251 km.
J’ai chargé — avec une prise — 382 + 1 875 = 2 257 kWh.

Conclusion : je roule à environ 130 Wh/km, soit 13 kWh/100 km. C’est tout à fait honorable, sachant que ce sont des trajets assez représentatifs de ce que je roule toute l’année, y compris avec des longs trajets.

ÉDIT : ces trajets sont pris entre fin mai et début décembre. En toute rigueur, je referais un calcul en mai de l’an prochain, pour prendre en compte les chiffres de cet hiver.

À cela, on peut ajouter 10 à 15 % de pertes de recharge. En gros, pour chaque kWh reçu par la voiture, environ 10 % est perdue en chaleur entre la prise et la batterie. Cette perte n’est pas prise en compte par l’affichage de la consommation de la voiture.

Ceci donne donc une valeur, celle que je paye, d’environ 15 kWh/100 km. Ça reste un bon score, une bonne moyenne parmi les différentes voitures électriques du marché (à qui on doit également rajouter ~10 % à la valeur affichée).

On voit aussi que l’essentiel de la conso se fait à la maison : l’ANC est bien supérieur à l’AQC. Je fais comme la majorité des gens sur ce point-là. Je ne me vois pas faire autrement : c’est le plus pratique et le plus économique.
Ceci dit, si je n’en avais pas la possibilité et si j’avais une borne en bas de chez moi, je m’en sortirais, c’est juste que je verrais ça comme une contrainte, tout comme faire un plein d’essence était plus une contrainte qu’autre chose aussi.

Consommation moyenne au véhicule

La consommation ci-dessus, les 15 kWh/100 km c’est ce que je paye à EDF. Ce n’est pas ce que consomme le véhicule, ou le moteur, lorsqu’il tourne. Lui, il consomme beaucoup plus.

Pour ça, regardons le CEC (charge) et le CED (décharge).
Le CEC indique l’énergie totale qui est rentrée dans la batterie, et le CED c’est pour ce qui est sorti.

On voit que le CEC est plus élevé que l’AQC+ANC. L’énergie qui a transité vers la batterie est donc plus élevée que ce que l’on a chargé : c’est normal : le CEC intègre l’énergie gagnée lors du freinage régénératif.

La régénération, c’est de l’énergie qui est récupérée et stockée dans la batterie lorsqu’on utilise le frein moteur électrique. Cela peut être lorsqu’on ralentit, ou dans une descente. Cette énergie est stockée au lieu d’être perdue dans l’usure et l’échauffement des plaquettes de frein ou de la compression de gaz dans un moteur à piston lors du freinage moteur.

En termes de consommation du moteur et du reste des accessoires du véhicule, c’est ça qui faut prendre.

Avec ces chiffres, et avec l’ODO, on tombe donc sur 20 kWh/100. C’est ce que l’on consommerait si la régénération n’existait pas. C’est ce qu’une logique de voiture thermique consommerait.

Ce chiffre est plus élevé que les 13 ou 15 kWh/100 km, mais on s’en fiche : on ne paye pas la différence, il s’agit de récupération d’énergie.

(ÉDIT : cette énergie inclut aussi l’énergie transitant par la batterie dans le cas où on utilise le V2L (vehicle-2-load), le V2H (vehicle-2-home) ou V2G (vehicle-2-grid), qui ne sert donc pas pour rouler mais pour alimenter un appareil externe ou sa maison — certaines voitures le permettent, dont la mienne, même si sur ces chiffres je ne m’en suis pas encore servi. Les chiffres ici sont donc uniquement lié au régen)

Rendement de la batterie

Le CEC est de 3 568 kWh et le CED est de 3 441 kWh. Autrement dit, la batterie a vu rentrer 3 568 kWh et vu sortir 3 441 kWh. La différence de 127 kWh est liée aux pertes thermiques de la batterie : une partie de ce qui est rentré n’en est jamais ressorti ! Aussi, n’oublions pas la quantité d’énergie actuellement dans la batterie, qui est donc mise dedans sans en être sortie encore !
À ce moment-là, la batterie contenait 52 kWh. Les pertes ne sont donc « que » de 75 kWh.

Tenant compte de ça, on trouve que le rendement électrochimique de la batterie est un remarquable 97,8 %. Ça signifie que pour 100 kWh qui entrent dans la batterie, on peut en restituer 97,8 ; et le reste, la différence de 2,2 %, sera perdue.

Pas mal, et d’autant plus que sur les longs trajets dans le froid, une partie de ces 2,2 % de pertes thermiques est utilisée pour chauffer l’habitacle. Efficience énergétique jusqu’au bout (une thermique recycle elle-aussi la chaleur perdue du moteur).

La régénération : combien ?

La différence entre le CEC et le ANC+AQC donne la quantité d’énergie totale qui a été mise dans la batterie hors cycle de recharge, donc uniquement avec de la régénération.

On est ici à 1 311 kWh, soit 1,3 MWh. C’est quand-même assez conséquent.
Au tarif EDF de base, ça revient à 260 €.

Une voiture électrique sans régen (ou une conduite qui n’en profite pas) aurait donc eu à payer tout ça en plus en courant pour la même distance parcourue. Raison supplémentaire pour apprendre la conduite électrique et l’usage du freinage régénératif. Normalement la voiture le fait toute seule, mais une conduite adaptée permet de l’optimiser (et une conduite inadaptée a pour effet de shunter cette possibilité).

Toute cette énergie est de la récupération lors des descentes et des freinages. Oui, on parle en mégawattheures. Tous les véhicules électrifiés (électriques (EV), hydrogène à pile à combustible (FCEV), hybrides (HEV), hybrides rechargeables (PHEV)…) récupèrent cette énergie et l’utilisent pour rouler au lieu de cramer des plaquettes et des disques de frein.

À raison de 20 kWh/100 km, ça correspond à avoir roulé 6 550 km uniquement grâce à cette récup, soit plus de 33 % de ce que j’ai roulé. Le fait de rouler beaucoup en montagne doit aider à mon avis, mais ça reste conséquent (et réel dans mon cas).

Ceci rejoint le chiffre de ~30 % de consommation de carburant en moins retrouvée sur les hybrides par rapport à leur modèle non-hybride. Ce n’est donc pas absurde, même si je persiste à trouver ça impressionnant et intéressant.

Notons que la régen est d’autant plus pertinente pour les voitures qui font des trajets en ville, routes de campagne, ou montagne. Là où on ralentit, s’arrête, ou profite souvent des descentes. Si vous faites exclusivement de l’autoroute, le gain est moins important sur une électrique. Il peut subsister un gain conséquent sur les hybrides pour des questions de cycle optimal du moteur thermique (sur une hybride, à chaque fois que vous roulez et que le moteur thermique s’éteint, c’est de l’énergie « gagnée » grâce à l’hybridation).

Et en termes de CO2 ?

17 000 km, ça fait combien de CO2 ?

J’ai consommé, voir plus haut, 2 257 kWh, incluant les pertes au chargement (de 10 à 15 %).

En France, en été — cet été — l’électricité chez EDF a émis environ 20 gCO2/kWh. Ça revient donc à 55 kg de CO2 émis. Ce n’est pas rien, mais c’est sur 17 000 km.

Si j’avais fait ça en voiture essence, j’aurais émis beaucoup plus. Chaque kilogramme d’essence émet environ 3 kg de CO2 (la molécule de CO2 a environ trois fois la masse de son seul atome de carbone).
55 kg de CO2 correspondent donc aux émissions de 18 kg d’essence, soit environ 25 litres.

Et 25 L d’essence, c’est environ 350 km de parcourus (à raison de 7,1 L/100 km, qui semble la moyenne — on peut compter 700 km si l’on veut, on reste un ordre de grandeur en dessous de la distance parcourue par une EV pour un tel bilan).

En d’autres termes : on émet autant de CO2 en 17 000 km en EV qu’en 350 km en thermique. Si j’avais fait 17 000 km en thermique, ça aurait produit 2 715 kg de CO2. Sacrée différence !

Incidemment, ces 2,7 tonnes représentent environ 90 % du surplus de CO2 émis à la production d’un VE par rapport à un VT (qui est de ~3 tonnes selon les sources, et probablement selon les voitures aussi).
Dit autrement, dès ~19 000 km, je serais gagnant en termes de CO2 : ce que j’ai émis en plus en achetant une EV, je l’aurais compensé par une (quasi)-absence d’émission à l’usage (considérant que ces trajets auraient été là même si j’avais pris une voiture essence d’un gabarit similaire).

On peut aussi dire que la VE ne serait toujours pas perdante en termes de CO2, même si je changeais de batterie tous les 19 000 km… ce qui est on n’est plus éloigné de la réalité, vu qu’elles sont prévues pour durer au moins de 200 000 à 750 000 km.

Au final, si on considère 200 000 km comme la durée de vie d’une voiture, une thermique émet 4x plus de CO2 qu’une EV (incluant production et usage de la voiture).
Dans le cas, donc, où les trajets sont réalisés quoi qu’il arrive, alors on peut acheter 4 EV et ça émettra toujours moins qu’une thermique qui continue de rouler.

Enfonçons donc le clou : non, garder sa vieille voiture thermique au lieu d’acheter une électrique n’est pas un geste pour le climat. Au contraire.

(PS : ces calculs sur le CO2 sont faits pour la France, avec le mix énergétique fortement décarboné que l’on a. Il est aussi valable pour les pays scandinaves, Québec et quelques autres régions du monde. Si vous êtes en Allemagne, en Pologne, au Texas, ou même aux Pays-Bas, qui ont un mix électrique fortement carboné grâce aux écologistes, le gain — bien que positif — est [i]nettement moins fort).[/i]

Conclusion

Un module OBD-2 peut-être sympa à explorer, quel que soit le véhicule.

Sur une électrique comme ici, ça m’a permis de sortir quelques chiffres, basés sur une conduite quotidienne réelle et fortement mixte, tant en vitesse qu’en termes de relief (je fais du plat, de la montagne, un peu de tout).

Attention : ce n’est pas parce que c’est mixte que ça sera représentatif pour vous. Pour ce qui est de la conso brute, évidemment elle augmente avec la vitesse (plus d’autoroute = consommation qui monte). Pour ce qui est de la proportion de régen, elle augmente en ville et en montagne.

Ces calculs permettent de voir que le rendement électrochimique de la batterie est excellent (97,8 %), bien que cela exclut les 10 à 15 % de pertes entre la prise chez vous et la batterie. Ce chiffre n’est pas de moi, mais semble retrouvée sur pratiquement tous les véhicules (voir là).
On peut aussi donner 15 kWh/100 km réels — à la prise — pour la Ioniq 6 la moins efficiente (AWD 20"), et par un temps d’été. Comme j’ai dis, je reviendrais après avoir bouclé une année.

Concernant la régénération, avec une conduite montagneuse, mixte, et aux limitations de vitesse (110 sur autoroute), on obtient environ 33 % de trajets roulés uniquement grâce à de la récupération. C’est assez extraordinaire.

Ma voiture et mon module OBD, enfin :

Pour ce qui est de l’application que j’utilise, oubliez celui d’OBD-Link. Prenez plutôt Car Scanner (sur l’Apple Store — sur Android Play Store). Perso j’ai payé les 7,99 € de la version payante sur iOS.

Image d’en-tête produite par Bing AI

";s:7:"dateiso";s:15:"20231208_200219";}s:15:"20231206_190226";a:7:{s:5:"title";s:66:"« Tape ton second prénom dans la barre de recherche des gifs »";s:4:"link";s:112:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2023/12/06/13/02/26-tape-ton-second-prenom-dans-la-barre-de-recherche-des-gifs";s:4:"guid";s:22:"20231206130226-article";s:7:"pubDate";s:31:"Wed, 06 Dec 2023 19:02:26 +0100";s:11:"description";s:2468:"

Hacker devant un tas d’écrans.
Apparemment c’est la grande mode actuellement de demander aux gens de taper dans les gifs (sur Twitter, Facebook et ailleurs) leur nom, prénom, année, mois ou jours de naissance, ville d’origine, dernier chiffres du téléphone, etc. :

i

Alors ça peut sembler innocent, et ça l’est sûrement la plupart du temps, mais c’est aussi une méthode pour obtenir des informations assez rapidement sur quelqu’un (ou plein de monde).

Si on demande la ville de naissance et que ça sort la Tour Eiffel, hop, j’ai ta ville de naissance.
Si on demande l’année de naissance et que ça sort le mur de Berlin, j’ai ton année de naissance.

Ça peut aller loin. En faisant au préalable une table en cherchant les prénoms usuels, on peut associer des gifs aux prénoms et ainsi trouver le prénom des gens en fonction de leur gif.

Qu’est-ce que ça peut foutre que l’on connaisse de moi ces informations ?

Je sais pas. Rappelez-moi comment un bon nombre de sites sécurisent les comptes utilisateurs ? « Quelle est votre ville de naissance ? », « Quelle est votre deuxième prénom ? », ça vous dit quelque chose ?

Et ça c’est seulement à distance.
Si la personne est mal intentionnée et cible sa victime (harceleur, etc.), il peut être très content d’avoir le plus d’informations sur vous. Ne serait-ce que pour bluffer en envoyant un mail d’hameçonnage listant tout ce qu’il sait sur vous (histoire de sembler crédible) pour vous extorquer de l’argent (ou d’autres renseignements).

Ou encore pour se faire passer pour vous après d’un autre site (qui va demander date de naissance, ville de naissance, etc.), ou d’un de vos amis auprès d’un proche, votre voisin, etc.

Comme j’ai dit, ces posts peuvent sembler innocents. Mais ça reste une technique d’ingénierie sociale.

Ne répondez pas à ces trucs-là.

";s:7:"content";s:2474:"

Hacker devant un tas d’écrans.
Apparemment c’est la grande mode actuellement de demander aux gens de taper dans les gifs (sur Twitter, Facebook et ailleurs) leur nom, prénom, année, mois ou jours de naissance, ville d’origine, dernier chiffres du téléphone, etc. :

i

Alors ça peut sembler innocent, et ça l’est sûrement la plupart du temps, mais c’est aussi une méthode pour obtenir des informations assez rapidement sur quelqu’un (ou plein de monde).

Si on demande la ville de naissance et que ça sort la Tour Eiffel, hop, j’ai ta ville de naissance.
Si on demande l’année de naissance et que ça sort le mur de Berlin, j’ai ton année de naissance.

Ça peut aller loin. En faisant au préalable une table en cherchant les prénoms usuels, on peut associer des gifs aux prénoms et ainsi trouver le prénom des gens en fonction de leur gif.

Qu’est-ce que ça peut foutre que l’on connaisse de moi ces informations ?

Je sais pas. Rappelez-moi comment un bon nombre de sites sécurisent les comptes utilisateurs ? « Quelle est votre ville de naissance ? », « Quelle est votre deuxième prénom ? », ça vous dit quelque chose ?

Et ça c’est seulement à distance.
Si la personne est mal intentionnée et cible sa victime (harceleur, etc.), il peut être très content d’avoir le plus d’informations sur vous. Ne serait-ce que pour bluffer en envoyant un mail d’hameçonnage listant tout ce qu’il sait sur vous (histoire de sembler crédible) pour vous extorquer de l’argent (ou d’autres renseignements).

Ou encore pour se faire passer pour vous après d’un autre site (qui va demander date de naissance, ville de naissance, etc.), ou d’un de vos amis auprès d’un proche, votre voisin, etc.

Comme j’ai dit, ces posts peuvent sembler innocents. Mais ça reste une technique d’ingénierie sociale.

Ne répondez pas à ces trucs-là.

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Ou pas.

Du moment que les nobles peuvent se gaver, c’est tout ce qui compte :

Y a vraiment des gens qui lisent les alt ?
(source)

Et voici la réaction de Geoffrey Dornes, que je partage : Je baisse, j’éteins, je décale. Et je lève le pied.

Car tant que les « gestes pour la planète » seront imposés aux gueux pendant que les nobles se gavent, on peut considérer que l’écologie est une cause perdue.

Je suis sérieux : une cause perdue. Ça ne sert à rien.

Pendant qu’on baisse le chauffage ou qu’on pisse sous la douche, y a un projet pour faire des JO 2026 d’hiver en plein désert et la coupe du monde 2030 en Europe, Afrique et Amérique du Sud à la fois.

Bilan carbone des avions ? Mais osef !
Bilan carbone des clims géantes dans le sable ? Balek !

Le fric d’abord bordel : le but c’est que les gens soient devant leur télé et pas dans la rue, comme ça ils voient les publicités des sponsors et consomment. C’est ça qui finance ces événements, et ces événements sont à leur tour rentables pour les sponsors.

Avec les gestes là, on n’arrivera à rien.
Non ! Être neutre en carbone dans un siècle ne résoudra rien non plus. Il faut avoir un bilan négatif pour rattraper nos conneries.
Et pas dans cent ans, non ! On aurait dû l’être y a 30 ans environ.

Pendant que je dis ça, on est à +12 °C au-dessus des températures de normales, et en déficit de 50 % de pluviométrie sur la saison.
Ah et non seulement on bat tous les records sur ces deux points, mais on bat aussi le record du nombre de records explosés !

Est-ce qu’on mesure l’ampleur de ce qui passe là ?

À ce rythme il ne restera bientôt plus assez d’arbres sur Terre pour imprimer le Livre des Records Édition « Spécial Climat » !

Rouler à 110 au lieu de 130 ? Je le fais, et vous devriez aussi. Mais pas pour la planète.
Faites-le votre porte-feuille : on y gagne pas mal en vrai, sans perdre réellement en temps.

Et si on vous demande : mentez. Peu importe : dîtes leur que vous êtes écolos alors que vous êtes justes économique.
Mentez aux autres, personne n’ira vérifier. On s’en branle. C’est le résultat qui compte.

Mais ne vous mentez pas à vous-même : vous savez très bien que même si 60 millions de personnes éteignaient leurs lumières ou roulaient moins vite, ça ne compenserait que dalle à côté des événements émetteurs à mort mais qu’on continue parce que l’économie en a besoin pour ruiner le climat.

Non, pour la planète, il faudrait brûler un noble.
Mais je crois c’est interdit.

Too bad.

Du coup c’est comme je dis : une cause perdue.

";s:7:"content";s:3159:"

Ou pas.

Du moment que les nobles peuvent se gaver, c’est tout ce qui compte :

Y a vraiment des gens qui lisent les alt ?
(source)

Et voici la réaction de Geoffrey Dornes, que je partage : Je baisse, j’éteins, je décale. Et je lève le pied.

Car tant que les « gestes pour la planète » seront imposés aux gueux pendant que les nobles se gavent, on peut considérer que l’écologie est une cause perdue.

Je suis sérieux : une cause perdue. Ça ne sert à rien.

Pendant qu’on baisse le chauffage ou qu’on pisse sous la douche, y a un projet pour faire des JO 2026 d’hiver en plein désert et la coupe du monde 2030 en Europe, Afrique et Amérique du Sud à la fois.

Bilan carbone des avions ? Mais osef !
Bilan carbone des clims géantes dans le sable ? Balek !

Le fric d’abord bordel : le but c’est que les gens soient devant leur télé et pas dans la rue, comme ça ils voient les publicités des sponsors et consomment. C’est ça qui finance ces événements, et ces événements sont à leur tour rentables pour les sponsors.

Avec les gestes là, on n’arrivera à rien.
Non ! Être neutre en carbone dans un siècle ne résoudra rien non plus. Il faut avoir un bilan négatif pour rattraper nos conneries.
Et pas dans cent ans, non ! On aurait dû l’être y a 30 ans environ.

Pendant que je dis ça, on est à +12 °C au-dessus des températures de normales, et en déficit de 50 % de pluviométrie sur la saison.
Ah et non seulement on bat tous les records sur ces deux points, mais on bat aussi le record du nombre de records explosés !

Est-ce qu’on mesure l’ampleur de ce qui passe là ?

À ce rythme il ne restera bientôt plus assez d’arbres sur Terre pour imprimer le Livre des Records Édition « Spécial Climat » !

Rouler à 110 au lieu de 130 ? Je le fais, et vous devriez aussi. Mais pas pour la planète.
Faites-le votre porte-feuille : on y gagne pas mal en vrai, sans perdre réellement en temps.

Et si on vous demande : mentez. Peu importe : dîtes leur que vous êtes écolos alors que vous êtes justes économique.
Mentez aux autres, personne n’ira vérifier. On s’en branle. C’est le résultat qui compte.

Mais ne vous mentez pas à vous-même : vous savez très bien que même si 60 millions de personnes éteignaient leurs lumières ou roulaient moins vite, ça ne compenserait que dalle à côté des événements émetteurs à mort mais qu’on continue parce que l’économie en a besoin pour ruiner le climat.

Non, pour la planète, il faudrait brûler un noble.
Mais je crois c’est interdit.

Too bad.

Du coup c’est comme je dis : une cause perdue.

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Juste quelques extraits de presse à propos des voitures électriques, car c’est hilarant de voir l’ancien monde chier dans son froc, un peu comme quand l’arrivée d’Internet ou des jeux vidéos allait faire tomber notre société en décadence (ou pas).


Chez Automobile-Propre (pourtant dédié aux EV), ce serait un « sale temps pour la voiture électrique ».

Étonnant choix de mot, quand y a jamais eu autant de ventes, tant en nombre qu’en proportions (les ventes d’EV dépassent les ventes de Diesel aujourd’hui).

En réalité, c’est juste les EV des marques traditionnelles et surtout françaises qui sont en berne depuis que Tesla ou MG cassent les prix. Le premier rafle la moitié du marché européen à lui seul (forcément, quand leur berline luxueuse à la pointe qui a fait ses preuves est pratiquement au même tarif qu’une citadine de base qui a tout à prouver chez Peugeot).

D’ailleurs, concernant la Peugeot e208 L’Argus nous sort une vidéo intitulée « il y a mieux, mais c'est moins cher ». Et après le PDG de Peugeot nous dira que l’EV ne se vend pas… lol.


Chez Automobile-Magazine, dans un article à propos de Porsche, on pourrait penser qu’on voudrait nous faire croire que le modèle électrique du constructeur — la Taycan — ne se vend pas bien, lorsqu’on lit que la marque fait des ventes record mais où la Taycan constitue, je cite « une ombre au tableau ».

En fait, si Porsche n’en vend pas autant qu’ils devraient, c’est juste qu’ils peinent à trouver les composants.
La demande, elle, est, bien présente. Et forte.


À l’Ardenais, sur le sujet des vacances en EV, on n’hésite pas à raconter n’importe quoi non plus.

Comme « une heure d’attente pour charger », ou encore « pour un trajet de 500 km, il faut en moyenne trois arrêts », ce qui est bien-sûr totalement faux.

Presque tous les constructeurs ont un modèle électrique capable d’avaler au moins 300 km d’autoroute d’une traite, et donc finir les 500 km avec un petit arrêt recharge de 15-20 minutes au milieu et en guise de pause.

Après, si on choisit de faire un tour de France en voiturette, je conçois que ça prend un poil plus de temps. Tout comme il prendre plus de temps de labourer un champ avec une Formule 1 plutôt qu’avec un tracteur.
Dont-on vraiment apprendre à des adultes que le problème ne vient pas du matériel mais de celui qui l’a choisi ?


À Franceinfo ce n’est pas mieux, où l’on évoque 6 heures de charge pour faire 600 km. Le problème ici est la méthode : il prennent le départ avec seulement 90% de charge (alors que le départ est le seul moment où l’on doit charger à 100%) et ils essayent de charger complètement lors des arrêts (alors qu’on devrait ici s’arrêter à 80%, car au delà c’est hyper lent et contre-productif).

Clairement, ils le font exprès. C’est du travail indigne.

Est-ce représentatif de Mr Michu ? Je ne sais pas. Toujours est-il qu’on ne voyage pas en électrique comme on voyage avec une thermique. Va falloir se mettre ça dans la tête, en tout cas pour le moment. Y’a quelques ajustements à entreprendre, mais ça les constructeurs ne l’expliquent pas forcément. Heureusement les planificateurs de trajets essaient de compenser ça.


Sur le service public toujours, voyons chez France 2 : même son de cloche..
Ils parlent d’un Paris-Lyon en neuf heures ! Le plus drôle, c’est qu’ils prennent ça comme une victoire car en 2013 le même trajet leur avait pris 25 heures.

Pourquoi une telle durée ? Parce qu’ils font le trajet en Renault Zoé dénuée de charge rapide. C’est comme essayer, en 2023, de télécharger une vidéo HD sur un téléphone bridé en Edge, et de conclure que la HD c’est pourri. Ça vous semble normal ?

À titre de comparaison, une simulation avec ABRP pour le même trajet en Ioniq 6 en roulant à 130 km/h me donne 3h56 de trajet auquel on ajoute 15 minutes de charge (qui nous sert alors de petite pause). Avec une Renault Megane eTech, qui « remplace » la Zoé en quelque sorte pour Renault, on doit pas être loin de la même chose. Même une Dacia Spring (qui n’a que 100-150 km sur autoroute) avec charge rapide ne mettra jamais 9 heures.

On notera toutefois que même si cela prend du temps, le trajet n’est pas impossible. Pourquoi ? Car l’infrastructure de recharge se trouve dans chaque maison, chaque hôtel, chaque station service. Il y a des prises de courant partout. Oui ça sera lent, mais c’est possible. Bien plus possible que n’importe quel autre moyen de transport hormis le vélo et la marche.


Selon le Figaro, un propriétaire de voiture électrique sur deux regrette son achat. Cette news a également été reprise dans tous les autres journaux.

Quand on creuse un peu, on voit que cette étude est à la ramasse :

La question porte également uniquement sur le prix de l’électricité, pas sur tout le reste.
À ça je dirais simplement que même si l’électricité était multipliée par 5 à 10 (donc 500 % à 1 000 % d’inflation), on serait toujours pas aussi cher que l’essence (qui lui aussi n’a pas un prix bien stable, je le rappelle).

Quant au reste, mon avis n’est que le miens, mais l’absence de bruit, d’entretien, d’odeurs à la pompe et dans la bagnole, de vibrations, la dualité souplesse-dynamique de conduite, ou tout simplement la possibilité de pouvoir faire le plein à la maison et ne pas avoir à se déplacer pour ça… même si l’électricité venait à dépasser l’essence en terme de prix au kilomètres, je ne reviendrai jamais en arrière.


Mauvaise foi, incompétence, conflit d’intérêt, volonté d’entretenir le buzz auprès d’un public ancré en 1973 ? Je ne sais pas. Possiblement un peu de tout.
Mais que tous les médias fassent systématiquement les pires choix possibles pour voyager, c’est tout de même très fort et ça se voit.

… ça continue de se voir en fait, car j’en avais déjà parlé.

Enfin, on saluera tout de même quelques articles de qualité :

Le vrai problème est plutôt ailleurs

Tout n’est pas rose quand même.

Le voyage peut se faire dans 100 % des cas, mais il subsiste des désagréments. Je parle notamment des bornes et des applications.

C’est du détail, mais si je prends la station de l’aire du Bourbonnais (dans l’Allier, le long de l’A79), on y trouve une station Ionity. Voici ce que ça donne dans quatre applications différentes, à la même heure :

(Je n’ai pris ici que les prises CSS 350 kW, pas les CHAdeMO ou AC 43/50 kW)

C’est quand-même dingue non ?

Et c’est cela de façon systématique : y a jamais rien qui correspond.
Dans un sens comme dans l’autre, le nombre de bornes disponibles réellement ne correspond que rarement à ceux indiqués dans les applications, et encore moins leur puissance réelle, l’état du service (bornes de 350 kW bridés temporairement à 150 ou 50 par exemple), et parfois même leur positions géographiques.

Sur les autoroutes, en vrai ça marche plutôt bien : y a toujours de quoi (bien) charger, mais les données sont globalement fausses. C’est ici qu’il y a des choses à dire et que sera la source des potentiels problèmes. Et je ne parle pas des tarifications, où c’est la fête du slip.

Le nombre de bornes aujourd’hui est tel qu’on ne sera jamais à sec sur l’autoroute, mais c’est quand-même pas pratique d’avoir un paquet d’appli pour nous aider et qu’aucune ne soit fichue de correspondre à la réalité. Ça mérite mieux.

Quant aux bornes EV en ville, c’est peu comme trouver de l’essence en cas de pénurie d’essence, mais en dehors des pénuries : c’est encore plus la merde, entre les places occupées par un Diesel, une borne unique en panne et une tarification à coucher dehors (à l’acte, à la minute, au kWh, qui dépend de l’heure et de la durée… en plus de la place de parking qui est elle aussi tarifée en fonction de l’heure et des jours).

Une expérience personnelle

Je reviens de 3 000 km de voyage, en haute montagne (Route Napoléon, dans les Alpes du sud), puis un Clermont-Paris-Metz-Lyon-Clermont en Ioniq 6.

Dans le sud, je ne prends jamais les autoroutes : ça enlève l’intérêt des paysages et je préfère autant que possible manger dans les petits villages.
Dans la seconde partie direction Paris, J’ai pris l’autoroute.

En tout, ça m’a fait faire deux expériences. Et le moins qu’on puisse dire, c’est « deux salles, deux ambiances ».

Descente dans le sud hors autoroute

Je pars de Clermont direction Nîmes. Premier arrêt pour déjeuner : je découvre des bornes sur le parking en bord du village. Ce n’était pas prévu, mais j’en profite pour me brancher le temps de manger. La charge n’est donc pas une perte de temps (si ce n’est que la première bornes ne fonctionnait pas et qu’il fallait changer de place #fail). J’ai aussi pu faire découvrir comment ça se passe à quelqu’un qui avait une PHEV depuis peu. D’ailleurs, si vous n’avez jamais vu ou compris comment ça marche, n’hésitez pas à demander ou à regarder les bornes si vous voulez voir comment ça se passe !

Second arrêt : 10 minutes à un Géant Casino en charge rapide en vu du départ le lendemain pour une longue route. Ensuite, chargement à l’hôtel durant la nuit, passant de 72 % à 97 %. Batterie pleine le matin, c’était parfait. Là encore, aucune perte de temps.

Troisième arrêt : petit passage sur une station Ionity pour monter à nouveau à un pourcentage très élevé (95 %) car là où j’allais, les bornes rapides sont rares et éparses. J’ai chargé en deux temps : jusqu’à 80 % sur une borne rapide et ensuite j’ai basculé sur la borne lente pour libérer la borne rapide.

Ensuite j’ai poursuivi ma route et j’ai traversé 400 km de montagnes. J’étais descendu à 15 %. C’était la première « galère » pour charger à un Lidl. Les applications indiquaient 2 bornes de 150 kW et 4 de 22 kW. En réalité, c’était une borne de 50 kW, qui ne chargeait que 18 kW (et les bornes en AC lentes étaient « en pannes »). Où étaient les bornes 150 kW ? Nulle ne le sait.
Deux bornes de 60 kW (réels) se trouvaient de l’autre côté de la rue, mais je ne les aurait pas vu si un utilisateur sur ChargeMap n’avait pas pris le temps d’écrire un commentaire. Pour ne rien arranger, une des deux places était occupée par une voiture qui avait fini de charger et l’autre place bloquée par un car. On était clairement dans le pire des scénarios : pannes, incivilités, bridage des bornes…

Finalement, la voiture et le car ont débloqué les deux places et j’ai pu charger convenablement. L’avantage c’est que j’ai pu renseigner deux autres personnes au Lidl et les rediriger au bon endroit, et on a fini par discuter de nos vacances. J’aurais pu rester 15 minutes supplémentaires, ça m’aurait permis de rentrer totalement chez moi, mais j’avais envie de rouler et de voir ensuite (sinon c’est pas fun).
J’ai donc poursuivi ma route. Le planificateur dans la voiture estimait une arrivée chez moi avec 1 % de batterie (estimation bidon chez Hyundai, qui signifie « t’y arriveras pas » : ils mettent 1 % pour ne pas mettre −15 %). J’ai donc chargé à un autre Lidl (où le tarif via Chargemap est très attractif). C’était la nuit, il n’y avait personne. Je suis resté 25 minutes pour 35 % de charge (à 60 kW). Largement plus que nécessaire pour ma destination, mais quitte à charger pas cher, autant rester un peu en marchant (j’adore la nuit).

En bref, en dehors des autoroutes, ce n’est pas la voiture le problème. Ce ne sont pas les files d’attente non plus. Et ce n’est pas le temps d’attente de la recharge non plus : si on se débrouille bien, on s’arrange pour charger pendant la nuit ou pendant la pause repas. Et le peu d’attente que j’ai eu, j’ai discuté avec des gens, y compris des hollandais.

Le problème c’est :

Dans tous les cas, on s’en sort. Je n’ai jamais eu besoin d’une dépanneuse ou d’un groupe électrogène comme on entend parfois troller. Au pire, j’aurais chargé sur une borne lente durant 1 h pendant lequel je serais allé me poser à une terrasse. C’est tout.
On peut faire le parallèle avec des stations essence qui n’ont plus de carburant. C’est beaucoup plus rare, car le système est bien rodé, mais ça arrive. Dans le cas des bornes électriques, le système n’est pas rodé du tout. Tesla est rodé. Le réseau autoroutier est rodé. Mais le reste, pas encore. Heureusement on peu se contenter de charger à la maison 95 % du temps.

Quant au fait de faire des pauses toutes les 2-3 heures… je ne les vois pas passer car la pause est là quoi qu’il arrive. Faut alors simplement s’arranger pour charger pendant la pause. Et j’insiste : de charger pendant la pause, pas de prendre une pause pendant la charge. C’est la machine qui s’adapte à vous, pas l’inverse. Si vous devez vous plier à votre voiture, vous n’avez pas la bonne.

Autoroute Paris, Metz, puis Clermont

Sur autoroute, c’est une autre histoire : ça marche très bien. C’est également le constat fait par les gens avec qui j’ai discuté. Toutes les aires d’autoroute ont des stations EV où l’on peut charger vite.
Parfois la vitesse n’est pas optimale : la seule fois où j’ai utilisé Total, je plafonnait à 150 kW au lieu de 350 kW de la borne, mais ce n’est pas la mort non plus : ça reste rapide. Ionity, en revanche, ça a systématiquement très bien marché : j’étais systématiquement à >230 kW (le max de la voiture). Sur une session, j’ai pris 60 kWh en 22 minutes, ce qui est quand-même une performance de charge exceptionnelle.
Pour info, avec la Ioniq 6 est venu un an d’abonnement à tarif avantageux chez Ionity. C’est pour ça que j’ai privilégié ce réseau autant que possible. Néanmoins, pour un premier voyage en EV, j’ai aussi voulu découvrir différents réseaux. Au final y a rien de sorcier et il faut suivre ce que la borne nous dit : généralement on branche la voiture puis on passe son badge (qui vient avec la voiture généralement). Quand on autorise le paiement par CB, on paye avant de se servir (comme pour l’essence).

À noter que j’ai voyagé en semaine. Cela a sûrement joué car les stations étaient systématiquement vides. Aucune queue, aucune attente. Et sur 5 arrêts, j’ai croisé seulement deux voitures en charge en même temps que moi. Sur les pompes à essence, par contre, il y avait de l’attente. Une ou deux voitures seulement, mais de l’attente. Moi non.

Ajoutons enfin que dans la Hyundai, le planificateur embarqué est totalement inutile. Quelqu’un qui le suivrait à l’aveugle arriverait à destination, mais c’est foireux à mort. Une fois il m’avait imposé un arrêt sur une borne AC lente pour gagner exactement 0 %, chargeant de 96 % à 96 %. Déjà, à ce niveau de charge, un arrêt devrait être interdit, mais ensuite, une telle absurdité c’est clairement un bug pourri. Je n’ai évidemment pas suivi le planificateur, mais faites donc attention : ça reste un travail pas fini.

Aussi, le planificateur Hyundai fera forcément faire des recharges rapides de X % à 80 %. Même si on n’a pas besoin de 80 % pour se rendre à destination, il fera monter à 80 %. En soi ce n’est pas de l’énergie perdue, mais c’est pas une façon optimale : la charge rapide est plus chère que charger chez soi. On attend donc un correctif et un message dans la voiture qui indique « la charge continue, mais vous avez désormais assez pour continuer le trajet » (comme chez Tesla ou Porsche). Hyundai débute et c’est encore excusable, mais le planificateur ABRP, maintenu par « un gus dans son garage » a des années-lumières d’avance dans ce domaine.

En bref, sur Autoroute, tout s’est déroulé à la perfection (si ce n’est le planificateur embarqué). Toutes les aires ont effectivement des bornes, ce qui rend le planificateur également inutile. Il serait juste pratique qu’ils mettent le réseau de charge : Ionity, Fastned, Total, Engie… Comme ils mettent le carburant : Shell, Total, Avia, Esso… Ça peut être un gros plus pour ceux qui ont un abonnement pour un réseau et pas un autre (là aussi, comme pour l’essence, notamment les professionnels, qui ont une carte Total par exemple).

Et je le redis : c’était en semaine, pas un samedi. Ça explique les stations de charge vides, mais ça constitue peut-être également la solution pour voyager ? Dans mon cas, c’est ce que je fais depuis des années.

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Juste quelques extraits de presse à propos des voitures électriques, car c’est hilarant de voir l’ancien monde chier dans son froc, un peu comme quand l’arrivée d’Internet ou des jeux vidéos allait faire tomber notre société en décadence (ou pas).


Chez Automobile-Propre (pourtant dédié aux EV), ce serait un « sale temps pour la voiture électrique ».

Étonnant choix de mot, quand y a jamais eu autant de ventes, tant en nombre qu’en proportions (les ventes d’EV dépassent les ventes de Diesel aujourd’hui).

En réalité, c’est juste les EV des marques traditionnelles et surtout françaises qui sont en berne depuis que Tesla ou MG cassent les prix. Le premier rafle la moitié du marché européen à lui seul (forcément, quand leur berline luxueuse à la pointe qui a fait ses preuves est pratiquement au même tarif qu’une citadine de base qui a tout à prouver chez Peugeot).

D’ailleurs, concernant la Peugeot e208 L’Argus nous sort une vidéo intitulée « il y a mieux, mais c'est moins cher ». Et après le PDG de Peugeot nous dira que l’EV ne se vend pas… lol.


Chez Automobile-Magazine, dans un article à propos de Porsche, on pourrait penser qu’on voudrait nous faire croire que le modèle électrique du constructeur — la Taycan — ne se vend pas bien, lorsqu’on lit que la marque fait des ventes record mais où la Taycan constitue, je cite « une ombre au tableau ».

En fait, si Porsche n’en vend pas autant qu’ils devraient, c’est juste qu’ils peinent à trouver les composants.
La demande, elle, est, bien présente. Et forte.


À l’Ardenais, sur le sujet des vacances en EV, on n’hésite pas à raconter n’importe quoi non plus.

Comme « une heure d’attente pour charger », ou encore « pour un trajet de 500 km, il faut en moyenne trois arrêts », ce qui est bien-sûr totalement faux.

Presque tous les constructeurs ont un modèle électrique capable d’avaler au moins 300 km d’autoroute d’une traite, et donc finir les 500 km avec un petit arrêt recharge de 15-20 minutes au milieu et en guise de pause.

Après, si on choisit de faire un tour de France en voiturette, je conçois que ça prend un poil plus de temps. Tout comme il prendre plus de temps de labourer un champ avec une Formule 1 plutôt qu’avec un tracteur.
Dont-on vraiment apprendre à des adultes que le problème ne vient pas du matériel mais de celui qui l’a choisi ?


À Franceinfo ce n’est pas mieux, où l’on évoque 6 heures de charge pour faire 600 km. Le problème ici est la méthode : il prennent le départ avec seulement 90% de charge (alors que le départ est le seul moment où l’on doit charger à 100%) et ils essayent de charger complètement lors des arrêts (alors qu’on devrait ici s’arrêter à 80%, car au delà c’est hyper lent et contre-productif).

Clairement, ils le font exprès. C’est du travail indigne.

Est-ce représentatif de Mr Michu ? Je ne sais pas. Toujours est-il qu’on ne voyage pas en électrique comme on voyage avec une thermique. Va falloir se mettre ça dans la tête, en tout cas pour le moment. Y’a quelques ajustements à entreprendre, mais ça les constructeurs ne l’expliquent pas forcément. Heureusement les planificateurs de trajets essaient de compenser ça.


Sur le service public toujours, voyons chez France 2 : même son de cloche..
Ils parlent d’un Paris-Lyon en neuf heures ! Le plus drôle, c’est qu’ils prennent ça comme une victoire car en 2013 le même trajet leur avait pris 25 heures.

Pourquoi une telle durée ? Parce qu’ils font le trajet en Renault Zoé dénuée de charge rapide. C’est comme essayer, en 2023, de télécharger une vidéo HD sur un téléphone bridé en Edge, et de conclure que la HD c’est pourri. Ça vous semble normal ?

À titre de comparaison, une simulation avec ABRP pour le même trajet en Ioniq 6 en roulant à 130 km/h me donne 3h56 de trajet auquel on ajoute 15 minutes de charge (qui nous sert alors de petite pause). Avec une Renault Megane eTech, qui « remplace » la Zoé en quelque sorte pour Renault, on doit pas être loin de la même chose. Même une Dacia Spring (qui n’a que 100-150 km sur autoroute) avec charge rapide ne mettra jamais 9 heures.

On notera toutefois que même si cela prend du temps, le trajet n’est pas impossible. Pourquoi ? Car l’infrastructure de recharge se trouve dans chaque maison, chaque hôtel, chaque station service. Il y a des prises de courant partout. Oui ça sera lent, mais c’est possible. Bien plus possible que n’importe quel autre moyen de transport hormis le vélo et la marche.


Selon le Figaro, un propriétaire de voiture électrique sur deux regrette son achat. Cette news a également été reprise dans tous les autres journaux.

Quand on creuse un peu, on voit que cette étude est à la ramasse :

La question porte également uniquement sur le prix de l’électricité, pas sur tout le reste.
À ça je dirais simplement que même si l’électricité était multipliée par 5 à 10 (donc 500 % à 1 000 % d’inflation), on serait toujours pas aussi cher que l’essence (qui lui aussi n’a pas un prix bien stable, je le rappelle).

Quant au reste, mon avis n’est que le miens, mais l’absence de bruit, d’entretien, d’odeurs à la pompe et dans la bagnole, de vibrations, la dualité souplesse-dynamique de conduite, ou tout simplement la possibilité de pouvoir faire le plein à la maison et ne pas avoir à se déplacer pour ça… même si l’électricité venait à dépasser l’essence en terme de prix au kilomètres, je ne reviendrai jamais en arrière.


Mauvaise foi, incompétence, conflit d’intérêt, volonté d’entretenir le buzz auprès d’un public ancré en 1973 ? Je ne sais pas. Possiblement un peu de tout.
Mais que tous les médias fassent systématiquement les pires choix possibles pour voyager, c’est tout de même très fort et ça se voit.

… ça continue de se voir en fait, car j’en avais déjà parlé.

Enfin, on saluera tout de même quelques articles de qualité :

Le vrai problème est plutôt ailleurs

Tout n’est pas rose quand même.

Le voyage peut se faire dans 100 % des cas, mais il subsiste des désagréments. Je parle notamment des bornes et des applications.

C’est du détail, mais si je prends la station de l’aire du Bourbonnais (dans l’Allier, le long de l’A79), on y trouve une station Ionity. Voici ce que ça donne dans quatre applications différentes, à la même heure :

(Je n’ai pris ici que les prises CSS 350 kW, pas les CHAdeMO ou AC 43/50 kW)

C’est quand-même dingue non ?

Et c’est cela de façon systématique : y a jamais rien qui correspond.
Dans un sens comme dans l’autre, le nombre de bornes disponibles réellement ne correspond que rarement à ceux indiqués dans les applications, et encore moins leur puissance réelle, l’état du service (bornes de 350 kW bridés temporairement à 150 ou 50 par exemple), et parfois même leur positions géographiques.

Sur les autoroutes, en vrai ça marche plutôt bien : y a toujours de quoi (bien) charger, mais les données sont globalement fausses. C’est ici qu’il y a des choses à dire et que sera la source des potentiels problèmes. Et je ne parle pas des tarifications, où c’est la fête du slip.

Le nombre de bornes aujourd’hui est tel qu’on ne sera jamais à sec sur l’autoroute, mais c’est quand-même pas pratique d’avoir un paquet d’appli pour nous aider et qu’aucune ne soit fichue de correspondre à la réalité. Ça mérite mieux.

Quant aux bornes EV en ville, c’est peu comme trouver de l’essence en cas de pénurie d’essence, mais en dehors des pénuries : c’est encore plus la merde, entre les places occupées par un Diesel, une borne unique en panne et une tarification à coucher dehors (à l’acte, à la minute, au kWh, qui dépend de l’heure et de la durée… en plus de la place de parking qui est elle aussi tarifée en fonction de l’heure et des jours).

Une expérience personnelle

Je reviens de 3 000 km de voyage, en haute montagne (Route Napoléon, dans les Alpes du sud), puis un Clermont-Paris-Metz-Lyon-Clermont en Ioniq 6.

Dans le sud, je ne prends jamais les autoroutes : ça enlève l’intérêt des paysages et je préfère autant que possible manger dans les petits villages.
Dans la seconde partie direction Paris, J’ai pris l’autoroute.

En tout, ça m’a fait faire deux expériences. Et le moins qu’on puisse dire, c’est « deux salles, deux ambiances ».

Descente dans le sud hors autoroute

Je pars de Clermont direction Nîmes. Premier arrêt pour déjeuner : je découvre des bornes sur le parking en bord du village. Ce n’était pas prévu, mais j’en profite pour me brancher le temps de manger. La charge n’est donc pas une perte de temps (si ce n’est que la première bornes ne fonctionnait pas et qu’il fallait changer de place #fail). J’ai aussi pu faire découvrir comment ça se passe à quelqu’un qui avait une PHEV depuis peu. D’ailleurs, si vous n’avez jamais vu ou compris comment ça marche, n’hésitez pas à demander ou à regarder les bornes si vous voulez voir comment ça se passe !

Second arrêt : 10 minutes à un Géant Casino en charge rapide en vu du départ le lendemain pour une longue route. Ensuite, chargement à l’hôtel durant la nuit, passant de 72 % à 97 %. Batterie pleine le matin, c’était parfait. Là encore, aucune perte de temps.

Troisième arrêt : petit passage sur une station Ionity pour monter à nouveau à un pourcentage très élevé (95 %) car là où j’allais, les bornes rapides sont rares et éparses. J’ai chargé en deux temps : jusqu’à 80 % sur une borne rapide et ensuite j’ai basculé sur la borne lente pour libérer la borne rapide.

Ensuite j’ai poursuivi ma route et j’ai traversé 400 km de montagnes. J’étais descendu à 15 %. C’était la première « galère » pour charger à un Lidl. Les applications indiquaient 2 bornes de 150 kW et 4 de 22 kW. En réalité, c’était une borne de 50 kW, qui ne chargeait que 18 kW (et les bornes en AC lentes étaient « en pannes »). Où étaient les bornes 150 kW ? Nulle ne le sait.
Deux bornes de 60 kW (réels) se trouvaient de l’autre côté de la rue, mais je ne les aurait pas vu si un utilisateur sur ChargeMap n’avait pas pris le temps d’écrire un commentaire. Pour ne rien arranger, une des deux places était occupée par une voiture qui avait fini de charger et l’autre place bloquée par un car. On était clairement dans le pire des scénarios : pannes, incivilités, bridage des bornes…

Finalement, la voiture et le car ont débloqué les deux places et j’ai pu charger convenablement. L’avantage c’est que j’ai pu renseigner deux autres personnes au Lidl et les rediriger au bon endroit, et on a fini par discuter de nos vacances. J’aurais pu rester 15 minutes supplémentaires, ça m’aurait permis de rentrer totalement chez moi, mais j’avais envie de rouler et de voir ensuite (sinon c’est pas fun).
J’ai donc poursuivi ma route. Le planificateur dans la voiture estimait une arrivée chez moi avec 1 % de batterie (estimation bidon chez Hyundai, qui signifie « t’y arriveras pas » : ils mettent 1 % pour ne pas mettre −15 %). J’ai donc chargé à un autre Lidl (où le tarif via Chargemap est très attractif). C’était la nuit, il n’y avait personne. Je suis resté 25 minutes pour 35 % de charge (à 60 kW). Largement plus que nécessaire pour ma destination, mais quitte à charger pas cher, autant rester un peu en marchant (j’adore la nuit).

En bref, en dehors des autoroutes, ce n’est pas la voiture le problème. Ce ne sont pas les files d’attente non plus. Et ce n’est pas le temps d’attente de la recharge non plus : si on se débrouille bien, on s’arrange pour charger pendant la nuit ou pendant la pause repas. Et le peu d’attente que j’ai eu, j’ai discuté avec des gens, y compris des hollandais.

Le problème c’est :

Dans tous les cas, on s’en sort. Je n’ai jamais eu besoin d’une dépanneuse ou d’un groupe électrogène comme on entend parfois troller. Au pire, j’aurais chargé sur une borne lente durant 1 h pendant lequel je serais allé me poser à une terrasse. C’est tout.
On peut faire le parallèle avec des stations essence qui n’ont plus de carburant. C’est beaucoup plus rare, car le système est bien rodé, mais ça arrive. Dans le cas des bornes électriques, le système n’est pas rodé du tout. Tesla est rodé. Le réseau autoroutier est rodé. Mais le reste, pas encore. Heureusement on peu se contenter de charger à la maison 95 % du temps.

Quant au fait de faire des pauses toutes les 2-3 heures… je ne les vois pas passer car la pause est là quoi qu’il arrive. Faut alors simplement s’arranger pour charger pendant la pause. Et j’insiste : de charger pendant la pause, pas de prendre une pause pendant la charge. C’est la machine qui s’adapte à vous, pas l’inverse. Si vous devez vous plier à votre voiture, vous n’avez pas la bonne.

Autoroute Paris, Metz, puis Clermont

Sur autoroute, c’est une autre histoire : ça marche très bien. C’est également le constat fait par les gens avec qui j’ai discuté. Toutes les aires d’autoroute ont des stations EV où l’on peut charger vite.
Parfois la vitesse n’est pas optimale : la seule fois où j’ai utilisé Total, je plafonnait à 150 kW au lieu de 350 kW de la borne, mais ce n’est pas la mort non plus : ça reste rapide. Ionity, en revanche, ça a systématiquement très bien marché : j’étais systématiquement à >230 kW (le max de la voiture). Sur une session, j’ai pris 60 kWh en 22 minutes, ce qui est quand-même une performance de charge exceptionnelle.
Pour info, avec la Ioniq 6 est venu un an d’abonnement à tarif avantageux chez Ionity. C’est pour ça que j’ai privilégié ce réseau autant que possible. Néanmoins, pour un premier voyage en EV, j’ai aussi voulu découvrir différents réseaux. Au final y a rien de sorcier et il faut suivre ce que la borne nous dit : généralement on branche la voiture puis on passe son badge (qui vient avec la voiture généralement). Quand on autorise le paiement par CB, on paye avant de se servir (comme pour l’essence).

À noter que j’ai voyagé en semaine. Cela a sûrement joué car les stations étaient systématiquement vides. Aucune queue, aucune attente. Et sur 5 arrêts, j’ai croisé seulement deux voitures en charge en même temps que moi. Sur les pompes à essence, par contre, il y avait de l’attente. Une ou deux voitures seulement, mais de l’attente. Moi non.

Ajoutons enfin que dans la Hyundai, le planificateur embarqué est totalement inutile. Quelqu’un qui le suivrait à l’aveugle arriverait à destination, mais c’est foireux à mort. Une fois il m’avait imposé un arrêt sur une borne AC lente pour gagner exactement 0 %, chargeant de 96 % à 96 %. Déjà, à ce niveau de charge, un arrêt devrait être interdit, mais ensuite, une telle absurdité c’est clairement un bug pourri. Je n’ai évidemment pas suivi le planificateur, mais faites donc attention : ça reste un travail pas fini.

Aussi, le planificateur Hyundai fera forcément faire des recharges rapides de X % à 80 %. Même si on n’a pas besoin de 80 % pour se rendre à destination, il fera monter à 80 %. En soi ce n’est pas de l’énergie perdue, mais c’est pas une façon optimale : la charge rapide est plus chère que charger chez soi. On attend donc un correctif et un message dans la voiture qui indique « la charge continue, mais vous avez désormais assez pour continuer le trajet » (comme chez Tesla ou Porsche). Hyundai débute et c’est encore excusable, mais le planificateur ABRP, maintenu par « un gus dans son garage » a des années-lumières d’avance dans ce domaine.

En bref, sur Autoroute, tout s’est déroulé à la perfection (si ce n’est le planificateur embarqué). Toutes les aires ont effectivement des bornes, ce qui rend le planificateur également inutile. Il serait juste pratique qu’ils mettent le réseau de charge : Ionity, Fastned, Total, Engie… Comme ils mettent le carburant : Shell, Total, Avia, Esso… Ça peut être un gros plus pour ceux qui ont un abonnement pour un réseau et pas un autre (là aussi, comme pour l’essence, notamment les professionnels, qui ont une carte Total par exemple).

Et je le redis : c’était en semaine, pas un samedi. Ça explique les stations de charge vides, mais ça constitue peut-être également la solution pour voyager ? Dans mon cas, c’est ce que je fais depuis des années.

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La Ioniq 6.
J’avais fait un article quand j’avais acheté une voiture hybride rechargeable en 2020.

Depuis, j’ai voulu passer à une 100 % électrique. L’hybride rechargeable, ça permet de rouler en 100 % électrique sur 50 à 100 km selon les voitures, tout en laissant la possibilité de faire 900 à 1 000 km avec un plein d’essence en plus de ça. C’est donc un peu le meilleur des deux mondes si on souhaite concilier l’électromobilité au quotidien, avec une expérience sans prise de tête sur les longues distances.

L’achat précédent avait été fait juste avant le Covid, c’est-à-dire aussi juste avant que le marché des véhicules électriques (EV) et le nombre de bornes explose, notamment grâce aux aides gouvernementales. En ce qui me concerne, que ce soit l’achat de 2020 ou celui-ci de 2023, je n’ai pas eu un seul centime de subventions : mauvais timing, trop riche, etc.

Dans le contexte de 2020, je n’aurais toujours pas pris d’EV, même si j’avais su ce qui allait se passer. En particulier la Hyundai Ioniq Electric, au lieu de la Ioniq PHEV, car l’autonomie de cette voiture n’aurait pas été suffisante pour un trop grand nombre de mes trajets. De surcroît, l’absence de charge rapide était son gros point noir (ce qui est très dommage, car cette voiture est excellente partout ailleurs).
En 2023, par contre, les choses ont changé.

Qu’est-ce qui a changé ?

Déjà mon budget.

Ensuite, les autonomies et les bornes. On peut ainsi faire Paris-Nîmes avec 2 arrêts de 15 minutes et qui recouvrent donc très facilement les pauses « humaines » :

i
Paris-Nîmes avec une Ioniq 6 (en roulant à 110 km/h en conditions estivales) ; calculé avec ABRP

Niveau voitures, on trouve quelques berlines, entre les citadines à l’autonomie trop faible et les SUV bien trop gros. Par rapport à la Ioniq Electric de Hyundai et ses deux gros défauts (autonomie, pas de charge rapide), leur nouvelle Ioniq 6 corrige le tire. C’est cette voiture que j’ai.

En ce qui concerne les bornes de recharge, indispensables aux longs trajets, le réseau s’est considérablement développé. Le maillage du réseau est devenu praticable. Ionity, Shell, Total, Engie, FastNed, Elektra… et une majorité des aires d’autoroute en ont. Sans compter les parkings de supermarchés (merci à la législation pour pousser à ça). Et ça continue de s’améliorer :

Graph des nombres de bornes en France et par réseau.
Sur les 10 dernières années, ça ne fait que 2 ans que le réseau hors-Tesla est praticable, et 5 ans où il y a (enfin) autre chose que du Tesla (source).

Le nombre de bornes pour chaque station de charge (2 à 6 généralement, rarement plus) ne rivalise toujours pas avec les super-chargeurs Tesla (6-20 bornes à chaque fois, parfois jusqu’à 50), le réseau est praticable avec un peu d’organisation.

Le truc c’est surtout qu’il faut prendre en compte :

À part ces quelques points pénibles, ça marche et l’anxiété de l’autonomie n’a plus lieu d’être.
Concernant le réseau de niveau 2 (charge semi-rapide), il est là, mais peu intéressant pour les touristes de loin en passage.

Pourquoi pas Tesla ?

La Tesla Model 3 Long-Range était mon choix initial (y a 1 an).

Sur le papier, les Tesla écrasent toute concurrence. Aucun autre modèle n’offre autant pour son prix en termes d’autonomie, prix, performances, volume du coffre, réseau de charge… et surtout — surtout — la fiabilité du réseau de charge, qui a un uptime dépassant tous les autres réseaux et de très loin.
J’ai fini par abandonner Tesla, car ils ont augmenté le tarif de façon indécente — +20 % — fin 2021. Aujourd’hui, Tesla a rebaissé ses prix (−20 %, et −10 % de plus depuis juin), mais j’avais déjà fait le choix de la Ioniq 6 entre-temps. Les deux sont sympa et les deux m’auraient plu. Néanmoins la balance a penché vers la Ioniq 6.

Je mets ici quelques points de comparaison qui m’ont permis de départager l’un de l’autre. Il n’y a pas que la technique qui joue : les deux ont 500 à 600 km d’autonomie (avec un petit avantage pour Tesla), les deux ont une charge très rapide (avec un petit avantage pour Hyundai). Les deux sont comparables. Les quelques différences importantes peuvent se résumer ici :

Ioniq 6Tesla Model 3
Réseau de charge :praticable, sans plusexcellent
Planificateur de trajet :praticable (Hyundai débute [mais s’améliore] sur le sujet)excellent (Tesla a une grande expérience)
Design extérieur :originalpas moche, mais devenu banal
Réseau de distributeurs :excellentbof
Palettes au volant pour la régèn :OuiNon
V2L et prise 220 V :OuiNon
Mises à jour OTA :Oui (basique)Oui (complète)
Connectivité :Oui (gratuit)Oui (gratuit, payant pour la version complète)
Plug-and-Charge :Oui (sur réseau supporté)Oui (sur réseau Tesla et très bien intégré)
Application mobile :Oui (merdique)Oui (excellente)
Autopilote :Nv 2 (incluse, efficace)Nv 2 (bonne, mais notoirement en régression) ; Nv 3 (option)
Coffre avant :Oui, tout petit sur ma configOui, grand
Isolation sonore :Exceptionnellebonne
Android Auto et Apple CarPlay :Oui et OuiNon et Non

Ainsi qu’un gros point en faveur de Hyundai concernait la reprise de mon ancien véhicule : 21 k€, contre 11 k€ chez Tesla (ce qui dans mon cas aurait rendu la Tesla plus cher à la date de l’achat).

Bref, une voiture ça ne se roule pas sur le papier, j’ai préféré la Ioniq 6. La Tesla a des avantages certains, mais qui pour moi n’ont pas trop d’intérêt. Un coffre plus grand ? Bof.
Par contre, les palettes au volant sont devenues pour moi un automatisme depuis 3 ans et la proximité d’une concession, un réseau de distribution sont un plus. Les quelques options comme le V2L semblent gadget, mais c’est le genre de truc qu’on est content d’avoir le jour où on en a besoin.

Re-Hyundai donc ?

En 2020, ma Ioniq Plug-In (PHEV) avait quelques problèmes de sortie d’usine et la prise en charge avait été merdique. Cette expérience m’avait un peu refroidi. Ceci dit, l’expérience des visites plus récentes ont montré une amélioration de la considération client à la concession où j’étais. Je me suis donc permis de leur laisser une autre chance.

Entre le moment où j’ai commandé et la livraison du véhicule, il y a eu moult retards. Hyundai France — pas la concession — a très clairement merdé et est resté particulièrement opaque dans les raisons du retard. En vrai, ils n’ont pas donné suite à 3/4 de mes tentatives d’entrer en contact avec eux et sur les 25 % de tentatives où j’ai pu obtenir une réponse, ces dernières étaient creuses, sans information. Bref, ne comptez pas sur le service client de Hyundai pour vous renseigner : ils ne diront rien et vous laissent vous démerder.

Quant au site de suivi de commande (« click-to-buy »), il n’est absolument pas fiable et les dates sont des leurres bidons destinés à faire patienter le client.

À la concession ils étaient tout aussi désabusés par leur attitude, mais ne semblaient toutefois pas en mesure de faire bouger les choses malgré leur insistance. Arrivé à 3 mois et 1/2 de retard — en plus des 3 mois prévus initialement — et voyant que d’autres clients étaient livrés en trois semaines malgré une commande passée bien après moi, j’ai mis en demeure la concession de me livrer.
L’idée était d’annuler la commande et d’acheter le véhicule dans une autre concession, qui avait le même modèle disponible sur le champ. Le passage par une mise en demeure (et un délai supplémentaire) est une obligation légale prévue au contrat.

Il faut ajouter que je leur avais prévenu oralement la semaine d’avant que j’aille les mettre en demeure, et un mois avant (donc déjà 2 mois après la date de livraison prévue) que l’annulation de la commande deviendrait une option si la livraison n’était pas faite rapidement.

Trois jours après que je leur aie apporté le courrier en main propre, le véhicule était livré à la concession. Efficacité de la mise en demeure ou simple coïncidence, je ne sais pas, mais le résultat est là.

Quoi qu’il en fût, après avoir eu le véhicule de démonstration pour un week-end (avant la livraison), j’ai définitivement été convaincu de la Ioniq 6, notamment par rapport à la Tesla 3, avec lequel j’ai hésité jusqu’au bout quand-même.

… d’où Hyundai et la Ioniq 6.

Ioniq 6

La version que j’ai est la First Edition : toutes options, HTRAC (transmission intégrale) avec les jantes de 20" et les logos Hyundai noir. Les seules choses qu’elle n’a pas par rapport aux options disponibles dans les autres finitions sont les rétroviseurs caméra et les sièges ventilés (chauffées oui, mais pas ventilés à cause de l’assise spécifique).

En vrai, il s’agit de la version la moins efficiente du véhicule :

Autonomies WLTP des différentes configurations de la Ioniq 6
MotorisationØ jantesAutonomie
RWD18"614 km
20"545 km
AWD18"583 km
20"518 km

On voit que le passage en 4 roues motrices fait perdre ~30 km, mais c’est surtout le fait de passer aux roues de 20” qui fait perdre 60-70 km !
Le diamètre ne joue pas tellement (le diamètre roue+pneu est identique), c’est surtout la largeur des pneus qui induit une prise au vent accrue (la trainée aérodynamique (SCx) est fonction de la surface d’attaque (S) et du coefficient de traînée (Cx)) et la hauteur de la bande latérale du pneu qui permet une meilleur élasticité. Les jantes 20" ne sont également pas des jantes « pleines » style « aero-wheels » (bien que ceci semble très peu jouer).

Heureusement, les roues ça peut se changer. Mes roues de 20" vont donc probablement sauter pour des 18", car même si c’est beaucoup plus joli, l’autonomie prend assez cher.

Concernant les rétroviseurs-caméra, je suis content de ne pas les avoir. Le gain en autonomie est anecdotique. Ce n’est pas ça qui me gêne. En vrai… c’est super moche !
De l’intérieur, cela ne me gêne pas d’avoir des écrans OLED, d’autant qu’ils sont joliment intégrés au tableau de bord (pas comme dans la Ioniq 5). Un écran, ça ne réagit pas non plus comme un miroir, en particulier quand on bouge la tête pour changer d’angle, mais j’aurais pu m’y faire, tout comme l’écran la nuit, qui semble fonctionner vraiment très bien aussi.
C’est de l’extérieur que le design est vraiment raté. Ils auraient pu faire quelque chose de plus abouti, comme chez Honda par exemple, où c’est bien plus travaillé.

Ce qui suit concerne les points positifs et négatifs de la voiture.

Les gros plus

L’efficience
Même avec la configuration la moins efficiente pour une Ioniq 6, j’ai des chiffres de consommation très honorables :

Sur autoroute (de montagne ; trajet de 66 km aller avec gain d’altitude + 66 km retour avec perte d’altitude) :

Sur mes trajets réguliers, je suis à 13-14 kWh/100 (en été), comportant moitié route à 90 km/h et moitié ville, là aussi avec dans l’ensemble une asymétrie d’altitude à cause de la montagne (je fais 9,5 kWh/100 à l’aller, et plutôt 17,5 au retour).

Avec la version la plus efficiente du véhicule, les chiffres seraient encore meilleurs (sûrement 15-16 kWh/100 km à 110 km/h et 18-19 kWh/100 km à 130 km/h)

La charge hyper-rapide.
18 minutes (réelles, dans de bonnes conditions) pour passer de 10 à 80 % sur un chargeur rapide ? Moi je dis oui. De quoi rouler 300 km pour 20 minutes de pause. À ce niveau, on peut aussi choisir son chargeur : on s’arrête où on veut, pas où l’on doit. Et si un chargeur est saturé, on prend le suivant. Si l’on s’arrête toutes les 2 heures, on charge pendant qu’on va aux WC, et c’est reparti.

Le plug-and-charge.
On arrive à la borne, on branche, ça charge. Pas besoin de badge : la voiture communique avec la borne. Cette intégration rend l’ensemble plus pratique qu’une pompe à essence.
Pour le moment, ce n’est pas praticable faute de bornes compatibles (c’est très rare que ça marche), mais la voiture est future-proof.

Notons que cela demande une standardisation (mise à la norme ISO 15118) des voitures, des bornes, des réseaux de charge (qui exploitent les bornes) et des moyens de paiement. C’est donc pas demain la veille que ça sera en place je pense, sauf chez Tesla chez qui ça marche très bien depuis 10 ans, mais bon, quand on possède son propre réseau, c’est pas bien compliqué.

L’espace à bord, en particulier à l’arrière.
La garde au toit à l’arrière est un peu faible (si vous faites 1m80 ou plus, ça va gêner), mais l’espace pour les genoux est immense, même avec les sièges avant reculés !
En avançant les sièges, on peut limite dormir par terre et sur la banquette.

Le silence.
Même à 110 km/h, le silence est impressionnant. C’est ultra-reposant. C’était déjà un luxe sur ma voiture précédente, mais sur la Ioniq 6, c’est absolument incroyable. On peut parler à voix basse et toujours s’entendre.

Les écrans LCD et le HUD
Je suis assez surpris que l’éblouissement du Soleil ne gêne pas plus que cela. Tant mieux ! Par contre, ils auraient pu utiliser un écran OLED, pour éviter d’avoir du noir qui éclaire, au moins pour le HUD la nuit.

Aussi, le HUD directement sur le pare-brise implique d’avoir un pare-brise compatible (sigle « HUD » inscrit sur la vitre, à côté du logo « securit »). C’est à savoir en cas de remplacement du pare-brise. Prévoyez d’ailleurs une assurance avec une franchise adaptée, car le remplacement du pare-brise coûte 2 500 €.

Le HUD sur la vitre ne fonctionne pas non plus (ou mal) avec des lunettes à verres polarisés.

Quelques petits plus appréciables et bien pensées en vrac :

Les gros points négatifs

La taille & la position de la trappe de recharge
Ce sont les seuls gros reproches réels et physiques que je peux lui trouver actuellement et qui ne soit pas logiciel.
Pour la taille : c’est une grande voiture, particulièrement loooongue. Ça ne se gare pas partout, faut le savoir et s’y préparer.
Pour le port de charge : il est à droite à l’arrière. S’ils avaient réfléchi, ils auraient mis le port au même endroit que le fait Tesla (à l’arrière à gauche). Ainsi, ça aurait été du côté conducteur d’une part, mais ça aurait aussi simplifié la recharge sur le réseau Tesla, dont la longueur des câbles et la position des places sont adaptées à une charge côté gauche. C’est un peu con.

Quelques petits reproches supplémentaires :

En dehors de ça, c’est un véhicule excellent, mais plombé par le software. Hormis Tesla et les Chinois, aucun constructeur n’a encore réalisé qu’ils fabriquaient désormais des iPhone sur roues et non un engin mobile de mécanique huileuse comme au XXᵉ siècle. Va falloir qu’ils se réveillent et sortent de leur déni.

Les défauts sont donc essentiellement logiciel. Cela signifie également qu’on peut espérer que ça soit corrigé un jour (même si j’y crois moyennement).

L’interface du système d’info-divertissement.
C’était le cas aussi sur la Plug-In et sur toutes les Hyundai : d’une façon générale, il FAUT absolument qu’ils changent ça. N’importe quelle action exige 5-10 clics. Ça n’enlève rien au fait que tout soit fonctionnel, mais l’interface est une horreur et semble faite par un gosse de 8 ans, pas par des ingénieurs UX.

La philosophie du système d’info-divertissement
C’est un système repris du thermique corrigé pour l’EV. Ça laisse des marques : quand on a 300 km d’autonomie mais 500 km de route, il demande si on veut ajouter des points de charge. Vous ne voyez pas le problème ? Le voilà le problème : bien-sûr qu’on veut ajouter des points de charge !

Idéalement, il faut ajouter une option pour la navigation au même titre que l’évitement des péages ou des tunnels : « inclure les points de charge sur le trajet ? ». Mais ne me demandez pas à chaque fois si oui ou non il faut des points de charge.

Les options non sauvegardées
C’était un défaut sur ma Plug-In aussi : certaines options sont persistantes après le redémarrage de la voiture. D’autres non. C’est ridicule.

Les bip bip bip tout le temps.
La voiture adore biper. En particulier l’option de la limite de vitesse via la lecture des panneaux. La voiture se met à bipper quand on roule à 81 alors que la limite légale est à 80. Cette même lecture est parfois imparfaite ou pas à jour. C’est vite chiant : parfois le lecteur de panneaux voit un 70 km/h qui est pour la sortie d’autoroute, pas pour moi, et du coup ça bipe tant qu’il ne voit pas un panneau 110 ou 130. La raison à tout ça est législative : elle leur permet d’avoir une étoile de plus au EuroNCAP, mais c’est relou.

Sinon ça bipe pour le chevauchement de ligne, pour la détection d’un nouveau panneau, pour le régulateur qui s’active, pour le passage en iPedal, la détection des zones de danger, etc. C’est infernal. Certains sont désactivables, mais il n’est pas possible de rouler sans aucun bip.

La détection des mains sur le volant
Bien que la voiture ait un suivi de voie performant (vraiment), il faut garder les mains sur le volant. Pas trop, sinon il considère qu’on conduit à sa place, mais un peu quand-même sinon il considère qu’on n’a pas les mains sur le volant… et il se met à biper. Et comme sur les longs trajets d’autoroute on ne reste pas crispé sur le volant, il considère toutes les 30 secondes que je ne tiens pas le volant et il me faut donner un petit à-coup pour dire que je suis bien là. Sur un long trajet autoroutier, c’est vite chiant aussi.

Certaines voitures utilisent un détecteur capacitif sur le volant : un contact suffit. D’autres utilisent l’eye-tracking : pas besoin de tenir le volant, il détecte si je regarde la route ou pas. Si je tourne la tête, il gueule.

Autre point : si je ne fais rien, il bip plus fort et après 1 minute, il désactive tout.
Je trouve ça particulièrement dangereux. Le maintien de voie pourrait être une assistance d’urgence en cas de malaise. Autrement dit, c’est quand le conducteur ne réagit pas qu’il ne devrait surtout pas se désactiver ! Il devrait alors se mettre sur la bande d’arrêt d’urgence et s’arrêter en warning. La voiture en est capable : elle change de voie toute seule, elle s’arrête toute seule, et peut se garer toute seule. Elle a tout ce qu’il faut pour faire tout ça.
Si toujours aucune réaction de la part du conducteur, la voiture devrait appeler les secours. Là aussi, elle en est capable.

Chez Mercedes, c’est exactement ce qu’ils font.
Hyundai, lui, désactive tout et t’envoie dans le décor. La philosophie du système est à revoir ici. Coucou Hyundai ?

Le GPS et la priorité de la navigation.
Quand on entre une destination, il demande un trajet en ligne qui tient compte des bouchons, des travaux, des déviations… Si le réseau ne fonctionne pas ou si le serveur ne répond pas (après 1 minute), alors il cherche un trajet en local, en fallback.

Ce qu’ils devraient faire, c’est afficher le trajet calculé localement (en 3~4 secondes) puis le remplacer par le trajet en ligne quand ce dernier devient disponible. Comme ça, on peut commencer à voyager le temps qu’il cherche. Idem quand je veux modifier le trajet (inclure ou exclure les péages, etc.) : à chaque action il demande en ligne. C’est ridicule et fait perdre du temps.

Le planificateur de charge
Il y en a un, c’est cool, mais il n’est pas au point. On ne peut pas chercher des stations de charge par commune ou par zone, ni tous les afficher comme le fait n’importe quelle application du style Chargemap. On doit d’abord mettre la commune en destination, puis chercher des stations proches de la destination. Les applications comme ChargeMap ou ABRP sont encore indispensables pour savoir où on va (bien que le nombre de bornes soit désormais suffisantes pour partir sans planification).

Chez Tesla, quand on entre une destination, il affiche la carte avec une ligne droite entre le départ et l’arrivée. Ensuite, il trouve les chargeurs proches de cette ligne. Enfin, in planifie un trajet qui passe par ces chargeurs et ne conserve que les arrêts nécessaires en tenant compte de l’affluence sur chaque station. Idéal, complet et très rapide.

Hyundai fait exactement le contraire : il calcule un trajet routier (c’est long), puis ajoute des points de charges, et recalcule tout, ce qui prend encore plus de temps. Si le système est là et que ça semble fiable, le choix des chargeurs n’est pas « intelligent » : il prend ceux des aires d’autoroute alors même qu’on a dit « pas d’autoroute », il prend parfois ceux qui sont à contre-sens… bref, c’est encore en phase bêta. Hyundai débute sur ça, mais sont très très en retard sur Tesla et même BMW ou Porsche.

Bluelink
Il s’agit de l’application « voiture connecté » de Hyundai. C’était déjà aléatoire avec la Plug-In, ça reste lent et plein de bugs. Un exemple typique où les concepteurs n’utilisent pas leur propre système.

Pour commencer, la liste des fonctions reste ridicule : dans la voiture, tout passe par des capteurs et des boutons virtuels. Tout pourrait être commandé de façon logicielle. L’application pourrait donc absolument tout contrôler. Un peu dommage d’avoir fait une appli qui se limite à lancer la clim, la charge ou à déverrouiller les portes. Le véhicule est câblé pour permettre 100 fois plus. Il n’est même pas possible d’ouvrir le coffre ou les fenêtres, alors que clé de la voiture le permet. Et on peut chauffer l’habitacle, le volant, mais pas les sièges ? Sérieusement ?

Sinon l’ergonomie est merdique également. Par exemple, pour régler la limite de charge, c’est dans l’onglet « accueil ». Pour régler les heures de charge, c’est dans l’onglet « à distance », et pour voir si ça charge, c’est dans l’onglet « status ».
Sérieux les gars : faites un onglet « charge », un onglet « climatisation », un onglet « verrouillage, fenêtres, coffre »… C’est quoi votre problème ?

Ah et comme pour le système de bord : des confirmations, des confirmations partout. Arrêtez ! Oui, je veux rafraîchir les données et les infos ! Qui a déjà dit non à cette question ?
Non, ne me mettez pas une fenêtre modale pour dire que la charge a démarré suite à ma demande ! Une simple une mise à jour du témoin de charge dans l’appli suffit, c’est là pour ça.

Les actions commandes vocales.
Avec la commande vocale, on peut ouvrir le coffre. Cool. Par contre, impossible de fermer le coffre. C’est fait par mesure de sécurité (pas que quelqu’un coince sa tête par exemple), mais sérieusement ? D’autres trucs sont impossibles à commander : le toit ouvrant ? Il reconnaît la commande, mais nous dit qu’elle n’est pas disponible (alors qu’elle l’est en Corée).

À un moment il faut qu’ils assument faire de l’IA : le but c’est justement que la machine agisse toute seule pour des trivialités, pas de forcer les gens de réfléchir à la place de leur IA. Tout ceci pourrait largement être corrigé avec des mises à jour logicielles, mais on doute que ça arrive.

Le popup de confirmation au démarrage
Quand on démarre la voiture, le système affiche un popup du style « faites bien attention, respectez le code de la route, etc. ». Tant qu’on ne le valide pas, on ne peut rien faire : pas de carte, pas de nav. C’est chiant. On n’est pas des enfants : virez-moi ça.

Les points dont je me fiche un peu

Quelques points qui auraient été cool mais dont l’absence n’est pas non plus rédhibitoire.

Pas de haillon.
On peut rabattre la banquette arrière (en 60/40) et ça permet de transporter des gros trucs, mais l’ouverture du coffre n’est pas aussi grand que sur la PHEV que j’avais avant. Dans ce dernier, on transportait une bibliothèque Billy de chez Ikea, coffre fermé (juste pour dire et à titre de référence). Je n’ai pas testé dans la Ioniq 6, ça pourrait être un test intéressant.

Pas de toit solaire
La version de lancement de la Ioniq 5 avait un toit solaire en option (à la place du toit ouvrant). Vu la taille de la Ioniq 6, et la surface de toit disponible, ils auraient clairement pu mettre les deux. Le toit solaire de la Ioniq 5 permettait de gagner, dans de bonnes conditions, une dizaine de kilomètres par jour. On ne fera pas un Paris-Lyon avec ça, mais au moins c’est toujours ça d’énergie d’économisée. J’aurais bien aimé ça sur la mienne. Au moins pour le principe.

Un frunk et un sous-coffre tout petit.
Tesla, même sur sa Model 3 dual-motor a un gros coffre à bagages avant, un gros coffre arrière et un gros sous-coffre arrière (oui, c’est hallucinant : les moteurs et le reste sont ailleurs, probablement dans le Cloud). Sur la Ioniq 6, ils n’ont pas autant optimisé. C’est dommage, ça aurait été un argument face à sa concurrente.

M’enfin, le coffre avant contient mon câble de recharge T2-T2 (c’est tout ce qu’on peut mettre dans le frunk en version AWD — celui de la version RWD a un vrai frunk où on peut mettre ses courses). Le sous-coffre arrière contient le kit anti-crevaison, le triangle, et l’adaptateur V2L… et c’est tout, avec un rangement en polystyrène qui prend lui-même toute la place, totalement cheap et ridicule. Je ferais bien quelque chose de mieux moi-même.

Il manque des fonctionnalités
Là encore on subit le marasme bureaucratico-légalo-administratif en France et en Europe. En Corée, la voiture vient avec une Dashcam intégrée directement dans le système de bord. Les autres marchés n’ont pas ça. La voiture a donc des caméras 360°, mais rien pour enregistrer les 30 dernières minutes sur une clé USB ou visualiser ça sur les deux grands écrans 12" de la voiture.
Heureusement, FitcamX m’a dit qu’ils allaient faire une dashcam intégrée pour la Ioniq 6 comme ils ont pour la Ioniq 5 et plein d’autres voitures. Vivement (ça sera intégré physiquement, pas logiciellement par contre).

Idem pour le télépéage : les Coréens ont un bouton au plafond et c’est dans la voiture. Dommage de ne pas avoir ça ici.

Le marché US a aussi la possibilité d’avoir une clé RFID (format carte de crédit) ou de transformer leur téléphone en clé. Je n’en suis pas à regretter ça, mais c’est juste que la clé « normale » est trop grosse et a une forme peu pratique. Je songe à racheter une clé et à créer un circuit plus compact.

Android auto & Apple Carplay filaire seulement
Ces trucs ne fonctionnent pas en sans-fil dans la Ioniq 6. Sur une telle voiture, c’est une honte. Je n’utilise pas ça, et Tesla ne propose aucun des deux, mais quitte à proposer les deux systèmes, autant prévoir la fonctionnalité sans fil, non ? On n’a pas envie d’entrer dans une voiture et devoir commencer par brancher des trucs. On veut de la transparence fonctionnelle, surtout que ça existe, le sans-fil.

Pas de passage à travers la banquette arrière.
Parfois, quand on baisse l’accoudoir central dans la banquette, il y a une trappe pour accéder au coffre (typiquement pour passer les skis). Ici non. Il y a un machin en caoutchouc qui s’enlève, mais je crois que c’est pour éviter que l’accoudoir relevé ne vibre. Pas de trappe. Un peu dommage. Il n’est pas non plus possible de rabaisser la banquette depuis l’intérieur : il faut passer par le coffre.

Les caches du port de recharge en caoutchouc
Certaines voitures mettent des caches sous forme de trappe (en plus de la trappe extérieure). Certains vont même jusqu’à faire de sorte que l’ouverture de la sous-trappe CCS ouvre aussi la trappe Type-2, mais ouvrir la trappe Type-2 n’ouvre pas la CCS (ce qui est logique). Ici, Hyundai a choisi de mettre des caches en caoutchouc qui pendouillent par un fil. Un peu décevant.
Ah et s’il y a bien un bouton physique à côté du volant pour ouvrir/fermer la trappe (bien), il n’y a toujours pas d’ouverture de la trappe à l’approche d’un câble de recharge, comme chez Tesla. C’est vraiment un détail à la con, mais Tesla, eux, y ont pensé, et c’est sur ces détails qu’ils excellent constamment.

Il manque des accessoires
Dans la plug-in, j’avais un range lunettes dans le plafond. C’est pratique, mine de rien. C’est le genre de petits détails qui changent la vie. Dans la Ioniq 6, il n’y en a pas. On peut en commander un en accessoire, mais seulement en Corée.

L’accoudoir central est lui très grand et profond. Ce qu’on met dedans finit donc en bordel. Heureusement, il existe des accessoires (non-officiels) pour organiser tout ça. C’est typiquement le genre de trucs que la marque devrait prévoir de base. Même chose pour la boîte à gants et l’espace sous la console centrale : ce sont des espaces en vrac qui devraient prévoir options de compartimentation, au besoin, enlevable.

Ah et sur les 4 compartiments au centre, 3 ont des pads anti-dérapant en caoutchouc, pas le dernier. Sérieusement, les gars ?

Enfin, arrêtez avec vos supports de tasse : qui boit dans sa voiture en fait ? Perso j’aurais préféré un compartiment carré plus grand au lieu de deux rangements ronds dans lequel on ne peut rien mettre d’autre que des bouteilles. Et encore : les grandes bouteilles n’y entrent pas, et les petites ne sont pas maintenus car trop petites.
On dirait que c’est spécifiquement un format Starbuck. Aux constructeurs : à moins de proposer une consommation gratuite par jour chez Starbucks, arrêtez avec ces repose-tases à la con

Idées d’améliorations de ma part

Cette partie est à destination de Hyundai, s’ils lisent ça : ce sont quelques idées en vrac pour corriger l’ergonomie globale du véhicule :

Et ici quelques idées supplémentaires pour améliorer tout ça encore plus :

En gros, ces quelques idées (pratiquement toutes implémentées chez Tesla au passage) sont des petits trucs qu’il est possible de faire sur une EV mais pas une thermique. Or, on parle d’une EV, ça tombe bien. Donc faites-le !

Quelques accessoires tiers

En vrac, quelques accessoires qu’il peut être utile d’avoir :

Et à propos de la conduite ?

Beaucoup de gens me demandent « ça roule bien ? ».

Ben écoute : oui !
C’est une voiture, ça roule… Bien… Que dire de plus ?

Pour ma part, j’ai déjà roulé 3 ans en hybride rechargeable (essentiellement en mode électrique, donc), donc je ne suis pas dépaysé. Je retrouve mes palettes au volant, les mêmes boutons dessus, ainsi qu’à peu près la même logique sur le freinage régénératif, les aides actives, etc.

Honnêtement, c’est une voiture avec moult options, mais le fait qu’elle soit électrique (et ça vaut aussi pour une Zoé ou une Dacia Spring), signifie :

La boîte auto, pour moi, c’est un must have. Je comprends qu’il puisse y avoir quelques enthousiastes en mécanique qui aiment conduire en boîte mécanique. Mais pour le commun des mortels, je ne pige même pas que les boîtes auto ne soient pas plus répandues. Si : le prix de l’option, peut-être…
Pas de vitesses à passer, pas d’embrayage, impossible de caler… C’est une charge mentale en moins, et pas des moindres. J’ai conduit des boîtes manuelles, j’ai passé mon permis dessus, mais quand on essaye une boîte auto, on se rend compte qu’il faut laisser à la machine ce qu’elle peut faire.

Que dire de plus ?
La Ioniq 6 est une voiture de 2 tonnes (oui je sais), mais elle ne les fait pas. Les moteurs électriques lui donnent une sensation de légèreté assez incroyable.

Et pour la charge ?
Ben j’arrive chez moi, je branche la voiture, je laisse faire. J’ai programmé pour une charge entre 22 h et 06 h, et limité à 80 %. Chose qui se qui se passe. Le lendemain, je déverrouille la voiture, le câble se débloque, je peux retirer la prise de la voiture, et je pars. C’est pas plus compliqué que brancher son téléphone portable. Le plein d’essence ? C’est du passé.

Quant aux bornes, il faut suivre les indications sur les bornes et bien lire ce qu’elles disent. Prenez votre temps : lisez ce qu’il y a dessus. Certaines bornes diront de passer le badge (carte), puis de brancher la voiture. D’autres diront l’inverse.. Si tout est ok, la charge se lance, et ça s’affichera sur la borne, dans la voiture et éventuellement sur votre application.
Et pour arrêter, on repasse le même badge sur la borne, qui comprend qu’on veut terminer la session, et c’est bon, le câble se débloque. Rien de compliqué.

En conclusion

Aucun regret pour cet achat : j’avais déjà vu et essayé la voiture avant l’achat. J’étais même le premier à l’essayer à la concession. J’en suis satisfait.
Étant de la même marque de la même « lignée » que ma voiture précédente, je ne suis pas du tout dépaysé.

Je ne pense pas que j’aurais préféré une Tesla Model 3.
Cette dernière m’aurait clairement plu, on va pas dire le contraire, mais la Ioniq 6 est tout aussi plaisante, mais plus jolie (chose qui compte aussi) et plus futuriste et travaillée (chose que j’aime particulièrement)… malgré un software de merde.

Quant aux quelques défauts, ils sont essentiellement logiciels : soit des gros manques, soit des choix questionnables des concepteurs, soit liés à l’interface merdique. On peut espérer une correction, mais l’espoir reste mince.

Ce qui manque autrement avec Hyundai, c’est un moyen de communiquer avec des gens compétents directement chez eux. Qu’ils prennent en compte les demandes des clients et leurs remarques. Qu’ils s’inscrivent sur les forum d’utilisateurs (il y en a) et lisent les doléances des utilisateurs.

Comme chez Tesla, en fait.
On a déjà vu Elon Musk approuver des idées postées sur Twitter et les transmettre à ses équipes. J’imagine qu’ils ne peuvent pas satisfaire tout le monde, mais rien ne leur empêche de mettre en place une plateforme pour voter pour des idées, ou au moins rajouter des options de personalisation : ça ne coûte presque rien en terme d’investissement de rajouter un paramètre utilisateur à la place d’une variable codée en dur.

Étant quelqu’un qui teste explore toujours tout à fond, je suis prêt à leur soumettre un rapport complet avec des remarques à l’usage.

Mais je ne suis pas sûr qu’ils veulent réellement faire ça. Ils vendent des voitures, une fois qu’ils ont le pognon, c’est fini, on ne les intéresse plus. Ils l’ont prouvé avec les retards : Hyundai vend la voiture à ma concession, qui elle me la vend à moi. Une fois la commande de la concession passée, Hyundai devient un mur.
Pas juste Hyundai, hein, mais presque tout le monde.

Tesla se démarque : et vous savez pourquoi ? Probablement parce que son patron roule lui-même avec ses propres voitures. Et quand on utilise son propre produit, ça change tout. Je doute que les PDG de Hyundai ou des autres roulent avec leurs voitures (et même qu’ils conduisent eux-mêmes).

Mais bon. Ça n’empêche pas que la Ioniq 6 soit un beau joujou qui en vaille le coup.

(D’autres articles seront à venir, même si ça dévie un peu du contenu habituel, je sais)

Mises à jour

2023-05-17 : réception de la voiture.

2023-06-20 : mise à jour du système de la voiture. L’OTA n’est pas encore actif, ça passe par une clé USB et un logiciel Windows (22 Go à télécharger). La principale nouveauté est un meilleur planificateur.

2023-08-22 : avec la fin de l’été, les matins sont un peu plus fraîches. J’ai eu un message d’erreur lié au système électrique. Sur une EV ça ne présage rien de bon. La clim ne fonctionne plus, tout le reste est OK. Le garage est contacté. Ils ont constaté l’erreur dans les journaux systèmes, mais ont besoin de plus de temps pour chercher. Je peux continuer à rouler avec pour le moment.

2023-09-01 : il s’agit d’une valve tri-directionnelle liée à clim qui merde. Elle sera changée quand ils pourront recevoir la pièce. C’est pris en charge par la garantie évidemment.
Note : en allant au garage, le message qui était resté toute la semaine est parti.

2023-09-30 : c’est bien la température qui provoque le problème. Quand il fait froid, l’erreur s’affiche et la clim s’arrête de marcher. Quand il refait chaud (ou que la voiture est chaude, après une recharge ou un long trajet par exemple), tout rentre dans l’ordre. Probablement que la tri-valve en question se grippe avec les dilatation et contractions thermiques.
Vu qu’on est en automne, le fait de ne pas avoir de clim n’est pas trop un soucis. Ce qui est un soucis, c’est que Hyundai Assistance sont des gros nazes qui exigent que la voiture soit remorquée pour débloquer une voiture de prêt, même si c’est pour une broutille. Problème, quand j’appelle l’assistance, personne ne vient. Ce sont des branquignoles. Hyundai France semble s’en foutre également. La concession trouve ça inadmissible.

2023-10-23 : après quelques semaines, la pièce de rechange est arrivée et je leur laisse la voiture pour 24 heures. On me prête une petit hybride boîte auto (ça me va : je ne supporte plus les boîtes manuelles).

2023-10-24 : récupération de la voiture.

2023-11-21 : RàS depuis. Tout roule. Je suis aussi passé en roues+pneus hiver (vivant dans les montagnes, c’est indispensable).
Avoir des sièges chauffants, volants chauffants et un dégivrage + désembuage à distance est un gros plus. C’est un joli confort et très pratique.
La consommation augmente de 5-10 % maintenant que les températures sont de l’ordre de 5 °C le matin. Rien d’insurmontable. L’autonomie affichée est toujours supérieure à 500 km.

2024-05-31 : Première révision (30 000 km). RàS. Tout roule.
La batterie n’est pas usée : toutes les cellules sont à la même tension (ce qui est un indicateur important) et selon le lecteur OBD, l’état de santé de la batterie est toujours à 100,0 %. Dans l’ensemble, aucun indice ne laisse à penser une usure quelconque de la batterie, ce qui est plutôt encourageant. D’autant que je ne suis pas le seul dans cet état là.

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La Ioniq 6.
J’avais fait un article quand j’avais acheté une voiture hybride rechargeable en 2020.

Depuis, j’ai voulu passer à une 100 % électrique. L’hybride rechargeable, ça permet de rouler en 100 % électrique sur 50 à 100 km selon les voitures, tout en laissant la possibilité de faire 900 à 1 000 km avec un plein d’essence en plus de ça. C’est donc un peu le meilleur des deux mondes si on souhaite concilier l’électromobilité au quotidien, avec une expérience sans prise de tête sur les longues distances.

L’achat précédent avait été fait juste avant le Covid, c’est-à-dire aussi juste avant que le marché des véhicules électriques (EV) et le nombre de bornes explose, notamment grâce aux aides gouvernementales. En ce qui me concerne, que ce soit l’achat de 2020 ou celui-ci de 2023, je n’ai pas eu un seul centime de subventions : mauvais timing, trop riche, etc.

Dans le contexte de 2020, je n’aurais toujours pas pris d’EV, même si j’avais su ce qui allait se passer. En particulier la Hyundai Ioniq Electric, au lieu de la Ioniq PHEV, car l’autonomie de cette voiture n’aurait pas été suffisante pour un trop grand nombre de mes trajets. De surcroît, l’absence de charge rapide était son gros point noir (ce qui est très dommage, car cette voiture est excellente partout ailleurs).
En 2023, par contre, les choses ont changé.

Qu’est-ce qui a changé ?

Déjà mon budget.

Ensuite, les autonomies et les bornes. On peut ainsi faire Paris-Nîmes avec 2 arrêts de 15 minutes et qui recouvrent donc très facilement les pauses « humaines » :

i
Paris-Nîmes avec une Ioniq 6 (en roulant à 110 km/h en conditions estivales) ; calculé avec ABRP

Niveau voitures, on trouve quelques berlines, entre les citadines à l’autonomie trop faible et les SUV bien trop gros. Par rapport à la Ioniq Electric de Hyundai et ses deux gros défauts (autonomie, pas de charge rapide), leur nouvelle Ioniq 6 corrige le tire. C’est cette voiture que j’ai.

En ce qui concerne les bornes de recharge, indispensables aux longs trajets, le réseau s’est considérablement développé. Le maillage du réseau est devenu praticable. Ionity, Shell, Total, Engie, FastNed, Elektra… et une majorité des aires d’autoroute en ont. Sans compter les parkings de supermarchés (merci à la législation pour pousser à ça). Et ça continue de s’améliorer :

Graph des nombres de bornes en France et par réseau.
Sur les 10 dernières années, ça ne fait que 2 ans que le réseau hors-Tesla est praticable, et 5 ans où il y a (enfin) autre chose que du Tesla (source).

Le nombre de bornes pour chaque station de charge (2 à 6 généralement, rarement plus) ne rivalise toujours pas avec les super-chargeurs Tesla (6-20 bornes à chaque fois, parfois jusqu’à 50), le réseau est praticable avec un peu d’organisation.

Le truc c’est surtout qu’il faut prendre en compte :

À part ces quelques points pénibles, ça marche et l’anxiété de l’autonomie n’a plus lieu d’être.
Concernant le réseau de niveau 2 (charge semi-rapide), il est là, mais peu intéressant pour les touristes de loin en passage.

Pourquoi pas Tesla ?

La Tesla Model 3 Long-Range était mon choix initial (y a 1 an).

Sur le papier, les Tesla écrasent toute concurrence. Aucun autre modèle n’offre autant pour son prix en termes d’autonomie, prix, performances, volume du coffre, réseau de charge… et surtout — surtout — la fiabilité du réseau de charge, qui a un uptime dépassant tous les autres réseaux et de très loin.
J’ai fini par abandonner Tesla, car ils ont augmenté le tarif de façon indécente — +20 % — fin 2021. Aujourd’hui, Tesla a rebaissé ses prix (−20 %, et −10 % de plus depuis juin), mais j’avais déjà fait le choix de la Ioniq 6 entre-temps. Les deux sont sympa et les deux m’auraient plu. Néanmoins la balance a penché vers la Ioniq 6.

Je mets ici quelques points de comparaison qui m’ont permis de départager l’un de l’autre. Il n’y a pas que la technique qui joue : les deux ont 500 à 600 km d’autonomie (avec un petit avantage pour Tesla), les deux ont une charge très rapide (avec un petit avantage pour Hyundai). Les deux sont comparables. Les quelques différences importantes peuvent se résumer ici :

Ioniq 6Tesla Model 3
Réseau de charge :praticable, sans plusexcellent
Planificateur de trajet :praticable (Hyundai débute [mais s’améliore] sur le sujet)excellent (Tesla a une grande expérience)
Design extérieur :originalpas moche, mais devenu banal
Réseau de distributeurs :excellentbof
Palettes au volant pour la régèn :OuiNon
V2L et prise 220 V :OuiNon
Mises à jour OTA :Oui (basique)Oui (complète)
Connectivité :Oui (gratuit)Oui (gratuit, payant pour la version complète)
Plug-and-Charge :Oui (sur réseau supporté)Oui (sur réseau Tesla et très bien intégré)
Application mobile :Oui (merdique)Oui (excellente)
Autopilote :Nv 2 (incluse, efficace)Nv 2 (bonne, mais notoirement en régression) ; Nv 3 (option)
Coffre avant :Oui, tout petit sur ma configOui, grand
Isolation sonore :Exceptionnellebonne
Android Auto et Apple CarPlay :Oui et OuiNon et Non

Ainsi qu’un gros point en faveur de Hyundai concernait la reprise de mon ancien véhicule : 21 k€, contre 11 k€ chez Tesla (ce qui dans mon cas aurait rendu la Tesla plus cher à la date de l’achat).

Bref, une voiture ça ne se roule pas sur le papier, j’ai préféré la Ioniq 6. La Tesla a des avantages certains, mais qui pour moi n’ont pas trop d’intérêt. Un coffre plus grand ? Bof.
Par contre, les palettes au volant sont devenues pour moi un automatisme depuis 3 ans et la proximité d’une concession, un réseau de distribution sont un plus. Les quelques options comme le V2L semblent gadget, mais c’est le genre de truc qu’on est content d’avoir le jour où on en a besoin.

Re-Hyundai donc ?

En 2020, ma Ioniq Plug-In (PHEV) avait quelques problèmes de sortie d’usine et la prise en charge avait été merdique. Cette expérience m’avait un peu refroidi. Ceci dit, l’expérience des visites plus récentes ont montré une amélioration de la considération client à la concession où j’étais. Je me suis donc permis de leur laisser une autre chance.

Entre le moment où j’ai commandé et la livraison du véhicule, il y a eu moult retards. Hyundai France — pas la concession — a très clairement merdé et est resté particulièrement opaque dans les raisons du retard. En vrai, ils n’ont pas donné suite à 3/4 de mes tentatives d’entrer en contact avec eux et sur les 25 % de tentatives où j’ai pu obtenir une réponse, ces dernières étaient creuses, sans information. Bref, ne comptez pas sur le service client de Hyundai pour vous renseigner : ils ne diront rien et vous laissent vous démerder.

Quant au site de suivi de commande (« click-to-buy »), il n’est absolument pas fiable et les dates sont des leurres bidons destinés à faire patienter le client.

À la concession ils étaient tout aussi désabusés par leur attitude, mais ne semblaient toutefois pas en mesure de faire bouger les choses malgré leur insistance. Arrivé à 3 mois et 1/2 de retard — en plus des 3 mois prévus initialement — et voyant que d’autres clients étaient livrés en trois semaines malgré une commande passée bien après moi, j’ai mis en demeure la concession de me livrer.
L’idée était d’annuler la commande et d’acheter le véhicule dans une autre concession, qui avait le même modèle disponible sur le champ. Le passage par une mise en demeure (et un délai supplémentaire) est une obligation légale prévue au contrat.

Il faut ajouter que je leur avais prévenu oralement la semaine d’avant que j’aille les mettre en demeure, et un mois avant (donc déjà 2 mois après la date de livraison prévue) que l’annulation de la commande deviendrait une option si la livraison n’était pas faite rapidement.

Trois jours après que je leur aie apporté le courrier en main propre, le véhicule était livré à la concession. Efficacité de la mise en demeure ou simple coïncidence, je ne sais pas, mais le résultat est là.

Quoi qu’il en fût, après avoir eu le véhicule de démonstration pour un week-end (avant la livraison), j’ai définitivement été convaincu de la Ioniq 6, notamment par rapport à la Tesla 3, avec lequel j’ai hésité jusqu’au bout quand-même.

… d’où Hyundai et la Ioniq 6.

Ioniq 6

La version que j’ai est la First Edition : toutes options, HTRAC (transmission intégrale) avec les jantes de 20" et les logos Hyundai noir. Les seules choses qu’elle n’a pas par rapport aux options disponibles dans les autres finitions sont les rétroviseurs caméra et les sièges ventilés (chauffées oui, mais pas ventilés à cause de l’assise spécifique).

En vrai, il s’agit de la version la moins efficiente du véhicule :

Autonomies WLTP des différentes configurations de la Ioniq 6
MotorisationØ jantesAutonomie
RWD18"614 km
20"545 km
AWD18"583 km
20"518 km

On voit que le passage en 4 roues motrices fait perdre ~30 km, mais c’est surtout le fait de passer aux roues de 20” qui fait perdre 60-70 km !
Le diamètre ne joue pas tellement (le diamètre roue+pneu est identique), c’est surtout la largeur des pneus qui induit une prise au vent accrue (la trainée aérodynamique (SCx) est fonction de la surface d’attaque (S) et du coefficient de traînée (Cx)) et la hauteur de la bande latérale du pneu qui permet une meilleur élasticité. Les jantes 20" ne sont également pas des jantes « pleines » style « aero-wheels » (bien que ceci semble très peu jouer).

Heureusement, les roues ça peut se changer. Mes roues de 20" vont donc probablement sauter pour des 18", car même si c’est beaucoup plus joli, l’autonomie prend assez cher.

Concernant les rétroviseurs-caméra, je suis content de ne pas les avoir. Le gain en autonomie est anecdotique. Ce n’est pas ça qui me gêne. En vrai… c’est super moche !
De l’intérieur, cela ne me gêne pas d’avoir des écrans OLED, d’autant qu’ils sont joliment intégrés au tableau de bord (pas comme dans la Ioniq 5). Un écran, ça ne réagit pas non plus comme un miroir, en particulier quand on bouge la tête pour changer d’angle, mais j’aurais pu m’y faire, tout comme l’écran la nuit, qui semble fonctionner vraiment très bien aussi.
C’est de l’extérieur que le design est vraiment raté. Ils auraient pu faire quelque chose de plus abouti, comme chez Honda par exemple, où c’est bien plus travaillé.

Ce qui suit concerne les points positifs et négatifs de la voiture.

Les gros plus

L’efficience
Même avec la configuration la moins efficiente pour une Ioniq 6, j’ai des chiffres de consommation très honorables :

Sur autoroute (de montagne ; trajet de 66 km aller avec gain d’altitude + 66 km retour avec perte d’altitude) :

Sur mes trajets réguliers, je suis à 13-14 kWh/100 (en été), comportant moitié route à 90 km/h et moitié ville, là aussi avec dans l’ensemble une asymétrie d’altitude à cause de la montagne (je fais 9,5 kWh/100 à l’aller, et plutôt 17,5 au retour).

Avec la version la plus efficiente du véhicule, les chiffres seraient encore meilleurs (sûrement 15-16 kWh/100 km à 110 km/h et 18-19 kWh/100 km à 130 km/h)

La charge hyper-rapide.
18 minutes (réelles, dans de bonnes conditions) pour passer de 10 à 80 % sur un chargeur rapide ? Moi je dis oui. De quoi rouler 300 km pour 20 minutes de pause. À ce niveau, on peut aussi choisir son chargeur : on s’arrête où on veut, pas où l’on doit. Et si un chargeur est saturé, on prend le suivant. Si l’on s’arrête toutes les 2 heures, on charge pendant qu’on va aux WC, et c’est reparti.

Le plug-and-charge.
On arrive à la borne, on branche, ça charge. Pas besoin de badge : la voiture communique avec la borne. Cette intégration rend l’ensemble plus pratique qu’une pompe à essence.
Pour le moment, ce n’est pas praticable faute de bornes compatibles (c’est très rare que ça marche), mais la voiture est future-proof.

Notons que cela demande une standardisation (mise à la norme ISO 15118) des voitures, des bornes, des réseaux de charge (qui exploitent les bornes) et des moyens de paiement. C’est donc pas demain la veille que ça sera en place je pense, sauf chez Tesla chez qui ça marche très bien depuis 10 ans, mais bon, quand on possède son propre réseau, c’est pas bien compliqué.

L’espace à bord, en particulier à l’arrière.
La garde au toit à l’arrière est un peu faible (si vous faites 1m80 ou plus, ça va gêner), mais l’espace pour les genoux est immense, même avec les sièges avant reculés !
En avançant les sièges, on peut limite dormir par terre et sur la banquette.

Le silence.
Même à 110 km/h, le silence est impressionnant. C’est ultra-reposant. C’était déjà un luxe sur ma voiture précédente, mais sur la Ioniq 6, c’est absolument incroyable. On peut parler à voix basse et toujours s’entendre.

Les écrans LCD et le HUD
Je suis assez surpris que l’éblouissement du Soleil ne gêne pas plus que cela. Tant mieux ! Par contre, ils auraient pu utiliser un écran OLED, pour éviter d’avoir du noir qui éclaire, au moins pour le HUD la nuit.

Aussi, le HUD directement sur le pare-brise implique d’avoir un pare-brise compatible (sigle « HUD » inscrit sur la vitre, à côté du logo « securit »). C’est à savoir en cas de remplacement du pare-brise. Prévoyez d’ailleurs une assurance avec une franchise adaptée, car le remplacement du pare-brise coûte 2 500 €.

Le HUD sur la vitre ne fonctionne pas non plus (ou mal) avec des lunettes à verres polarisés.

Quelques petits plus appréciables et bien pensées en vrac :

Les gros points négatifs

La taille & la position de la trappe de recharge
Ce sont les seuls gros reproches réels et physiques que je peux lui trouver actuellement et qui ne soit pas logiciel.
Pour la taille : c’est une grande voiture, particulièrement loooongue. Ça ne se gare pas partout, faut le savoir et s’y préparer.
Pour le port de charge : il est à droite à l’arrière. S’ils avaient réfléchi, ils auraient mis le port au même endroit que le fait Tesla (à l’arrière à gauche). Ainsi, ça aurait été du côté conducteur d’une part, mais ça aurait aussi simplifié la recharge sur le réseau Tesla, dont la longueur des câbles et la position des places sont adaptées à une charge côté gauche. C’est un peu con.

Quelques petits reproches supplémentaires :

En dehors de ça, c’est un véhicule excellent, mais plombé par le software. Hormis Tesla et les Chinois, aucun constructeur n’a encore réalisé qu’ils fabriquaient désormais des iPhone sur roues et non un engin mobile de mécanique huileuse comme au XXᵉ siècle. Va falloir qu’ils se réveillent et sortent de leur déni.

Les défauts sont donc essentiellement logiciel. Cela signifie également qu’on peut espérer que ça soit corrigé un jour (même si j’y crois moyennement).

L’interface du système d’info-divertissement.
C’était le cas aussi sur la Plug-In et sur toutes les Hyundai : d’une façon générale, il FAUT absolument qu’ils changent ça. N’importe quelle action exige 5-10 clics. Ça n’enlève rien au fait que tout soit fonctionnel, mais l’interface est une horreur et semble faite par un gosse de 8 ans, pas par des ingénieurs UX.

La philosophie du système d’info-divertissement
C’est un système repris du thermique corrigé pour l’EV. Ça laisse des marques : quand on a 300 km d’autonomie mais 500 km de route, il demande si on veut ajouter des points de charge. Vous ne voyez pas le problème ? Le voilà le problème : bien-sûr qu’on veut ajouter des points de charge !

Idéalement, il faut ajouter une option pour la navigation au même titre que l’évitement des péages ou des tunnels : « inclure les points de charge sur le trajet ? ». Mais ne me demandez pas à chaque fois si oui ou non il faut des points de charge.

Les options non sauvegardées
C’était un défaut sur ma Plug-In aussi : certaines options sont persistantes après le redémarrage de la voiture. D’autres non. C’est ridicule.

Les bip bip bip tout le temps.
La voiture adore biper. En particulier l’option de la limite de vitesse via la lecture des panneaux. La voiture se met à bipper quand on roule à 81 alors que la limite légale est à 80. Cette même lecture est parfois imparfaite ou pas à jour. C’est vite chiant : parfois le lecteur de panneaux voit un 70 km/h qui est pour la sortie d’autoroute, pas pour moi, et du coup ça bipe tant qu’il ne voit pas un panneau 110 ou 130. La raison à tout ça est législative : elle leur permet d’avoir une étoile de plus au EuroNCAP, mais c’est relou.

Sinon ça bipe pour le chevauchement de ligne, pour la détection d’un nouveau panneau, pour le régulateur qui s’active, pour le passage en iPedal, la détection des zones de danger, etc. C’est infernal. Certains sont désactivables, mais il n’est pas possible de rouler sans aucun bip.

La détection des mains sur le volant
Bien que la voiture ait un suivi de voie performant (vraiment), il faut garder les mains sur le volant. Pas trop, sinon il considère qu’on conduit à sa place, mais un peu quand-même sinon il considère qu’on n’a pas les mains sur le volant… et il se met à biper. Et comme sur les longs trajets d’autoroute on ne reste pas crispé sur le volant, il considère toutes les 30 secondes que je ne tiens pas le volant et il me faut donner un petit à-coup pour dire que je suis bien là. Sur un long trajet autoroutier, c’est vite chiant aussi.

Certaines voitures utilisent un détecteur capacitif sur le volant : un contact suffit. D’autres utilisent l’eye-tracking : pas besoin de tenir le volant, il détecte si je regarde la route ou pas. Si je tourne la tête, il gueule.

Autre point : si je ne fais rien, il bip plus fort et après 1 minute, il désactive tout.
Je trouve ça particulièrement dangereux. Le maintien de voie pourrait être une assistance d’urgence en cas de malaise. Autrement dit, c’est quand le conducteur ne réagit pas qu’il ne devrait surtout pas se désactiver ! Il devrait alors se mettre sur la bande d’arrêt d’urgence et s’arrêter en warning. La voiture en est capable : elle change de voie toute seule, elle s’arrête toute seule, et peut se garer toute seule. Elle a tout ce qu’il faut pour faire tout ça.
Si toujours aucune réaction de la part du conducteur, la voiture devrait appeler les secours. Là aussi, elle en est capable.

Chez Mercedes, c’est exactement ce qu’ils font.
Hyundai, lui, désactive tout et t’envoie dans le décor. La philosophie du système est à revoir ici. Coucou Hyundai ?

Le GPS et la priorité de la navigation.
Quand on entre une destination, il demande un trajet en ligne qui tient compte des bouchons, des travaux, des déviations… Si le réseau ne fonctionne pas ou si le serveur ne répond pas (après 1 minute), alors il cherche un trajet en local, en fallback.

Ce qu’ils devraient faire, c’est afficher le trajet calculé localement (en 3~4 secondes) puis le remplacer par le trajet en ligne quand ce dernier devient disponible. Comme ça, on peut commencer à voyager le temps qu’il cherche. Idem quand je veux modifier le trajet (inclure ou exclure les péages, etc.) : à chaque action il demande en ligne. C’est ridicule et fait perdre du temps.

Le planificateur de charge
Il y en a un, c’est cool, mais il n’est pas au point. On ne peut pas chercher des stations de charge par commune ou par zone, ni tous les afficher comme le fait n’importe quelle application du style Chargemap. On doit d’abord mettre la commune en destination, puis chercher des stations proches de la destination. Les applications comme ChargeMap ou ABRP sont encore indispensables pour savoir où on va (bien que le nombre de bornes soit désormais suffisantes pour partir sans planification).

Chez Tesla, quand on entre une destination, il affiche la carte avec une ligne droite entre le départ et l’arrivée. Ensuite, il trouve les chargeurs proches de cette ligne. Enfin, in planifie un trajet qui passe par ces chargeurs et ne conserve que les arrêts nécessaires en tenant compte de l’affluence sur chaque station. Idéal, complet et très rapide.

Hyundai fait exactement le contraire : il calcule un trajet routier (c’est long), puis ajoute des points de charges, et recalcule tout, ce qui prend encore plus de temps. Si le système est là et que ça semble fiable, le choix des chargeurs n’est pas « intelligent » : il prend ceux des aires d’autoroute alors même qu’on a dit « pas d’autoroute », il prend parfois ceux qui sont à contre-sens… bref, c’est encore en phase bêta. Hyundai débute sur ça, mais sont très très en retard sur Tesla et même BMW ou Porsche.

Bluelink
Il s’agit de l’application « voiture connecté » de Hyundai. C’était déjà aléatoire avec la Plug-In, ça reste lent et plein de bugs. Un exemple typique où les concepteurs n’utilisent pas leur propre système.

Pour commencer, la liste des fonctions reste ridicule : dans la voiture, tout passe par des capteurs et des boutons virtuels. Tout pourrait être commandé de façon logicielle. L’application pourrait donc absolument tout contrôler. Un peu dommage d’avoir fait une appli qui se limite à lancer la clim, la charge ou à déverrouiller les portes. Le véhicule est câblé pour permettre 100 fois plus. Il n’est même pas possible d’ouvrir le coffre ou les fenêtres, alors que clé de la voiture le permet. Et on peut chauffer l’habitacle, le volant, mais pas les sièges ? Sérieusement ?

Sinon l’ergonomie est merdique également. Par exemple, pour régler la limite de charge, c’est dans l’onglet « accueil ». Pour régler les heures de charge, c’est dans l’onglet « à distance », et pour voir si ça charge, c’est dans l’onglet « status ».
Sérieux les gars : faites un onglet « charge », un onglet « climatisation », un onglet « verrouillage, fenêtres, coffre »… C’est quoi votre problème ?

Ah et comme pour le système de bord : des confirmations, des confirmations partout. Arrêtez ! Oui, je veux rafraîchir les données et les infos ! Qui a déjà dit non à cette question ?
Non, ne me mettez pas une fenêtre modale pour dire que la charge a démarré suite à ma demande ! Une simple une mise à jour du témoin de charge dans l’appli suffit, c’est là pour ça.

Les actions commandes vocales.
Avec la commande vocale, on peut ouvrir le coffre. Cool. Par contre, impossible de fermer le coffre. C’est fait par mesure de sécurité (pas que quelqu’un coince sa tête par exemple), mais sérieusement ? D’autres trucs sont impossibles à commander : le toit ouvrant ? Il reconnaît la commande, mais nous dit qu’elle n’est pas disponible (alors qu’elle l’est en Corée).

À un moment il faut qu’ils assument faire de l’IA : le but c’est justement que la machine agisse toute seule pour des trivialités, pas de forcer les gens de réfléchir à la place de leur IA. Tout ceci pourrait largement être corrigé avec des mises à jour logicielles, mais on doute que ça arrive.

Le popup de confirmation au démarrage
Quand on démarre la voiture, le système affiche un popup du style « faites bien attention, respectez le code de la route, etc. ». Tant qu’on ne le valide pas, on ne peut rien faire : pas de carte, pas de nav. C’est chiant. On n’est pas des enfants : virez-moi ça.

Les points dont je me fiche un peu

Quelques points qui auraient été cool mais dont l’absence n’est pas non plus rédhibitoire.

Pas de haillon.
On peut rabattre la banquette arrière (en 60/40) et ça permet de transporter des gros trucs, mais l’ouverture du coffre n’est pas aussi grand que sur la PHEV que j’avais avant. Dans ce dernier, on transportait une bibliothèque Billy de chez Ikea, coffre fermé (juste pour dire et à titre de référence). Je n’ai pas testé dans la Ioniq 6, ça pourrait être un test intéressant.

Pas de toit solaire
La version de lancement de la Ioniq 5 avait un toit solaire en option (à la place du toit ouvrant). Vu la taille de la Ioniq 6, et la surface de toit disponible, ils auraient clairement pu mettre les deux. Le toit solaire de la Ioniq 5 permettait de gagner, dans de bonnes conditions, une dizaine de kilomètres par jour. On ne fera pas un Paris-Lyon avec ça, mais au moins c’est toujours ça d’énergie d’économisée. J’aurais bien aimé ça sur la mienne. Au moins pour le principe.

Un frunk et un sous-coffre tout petit.
Tesla, même sur sa Model 3 dual-motor a un gros coffre à bagages avant, un gros coffre arrière et un gros sous-coffre arrière (oui, c’est hallucinant : les moteurs et le reste sont ailleurs, probablement dans le Cloud). Sur la Ioniq 6, ils n’ont pas autant optimisé. C’est dommage, ça aurait été un argument face à sa concurrente.

M’enfin, le coffre avant contient mon câble de recharge T2-T2 (c’est tout ce qu’on peut mettre dans le frunk en version AWD — celui de la version RWD a un vrai frunk où on peut mettre ses courses). Le sous-coffre arrière contient le kit anti-crevaison, le triangle, et l’adaptateur V2L… et c’est tout, avec un rangement en polystyrène qui prend lui-même toute la place, totalement cheap et ridicule. Je ferais bien quelque chose de mieux moi-même.

Il manque des fonctionnalités
Là encore on subit le marasme bureaucratico-légalo-administratif en France et en Europe. En Corée, la voiture vient avec une Dashcam intégrée directement dans le système de bord. Les autres marchés n’ont pas ça. La voiture a donc des caméras 360°, mais rien pour enregistrer les 30 dernières minutes sur une clé USB ou visualiser ça sur les deux grands écrans 12" de la voiture.
Heureusement, FitcamX m’a dit qu’ils allaient faire une dashcam intégrée pour la Ioniq 6 comme ils ont pour la Ioniq 5 et plein d’autres voitures. Vivement (ça sera intégré physiquement, pas logiciellement par contre).

Idem pour le télépéage : les Coréens ont un bouton au plafond et c’est dans la voiture. Dommage de ne pas avoir ça ici.

Le marché US a aussi la possibilité d’avoir une clé RFID (format carte de crédit) ou de transformer leur téléphone en clé. Je n’en suis pas à regretter ça, mais c’est juste que la clé « normale » est trop grosse et a une forme peu pratique. Je songe à racheter une clé et à créer un circuit plus compact.

Android auto & Apple Carplay filaire seulement
Ces trucs ne fonctionnent pas en sans-fil dans la Ioniq 6. Sur une telle voiture, c’est une honte. Je n’utilise pas ça, et Tesla ne propose aucun des deux, mais quitte à proposer les deux systèmes, autant prévoir la fonctionnalité sans fil, non ? On n’a pas envie d’entrer dans une voiture et devoir commencer par brancher des trucs. On veut de la transparence fonctionnelle, surtout que ça existe, le sans-fil.

Pas de passage à travers la banquette arrière.
Parfois, quand on baisse l’accoudoir central dans la banquette, il y a une trappe pour accéder au coffre (typiquement pour passer les skis). Ici non. Il y a un machin en caoutchouc qui s’enlève, mais je crois que c’est pour éviter que l’accoudoir relevé ne vibre. Pas de trappe. Un peu dommage. Il n’est pas non plus possible de rabaisser la banquette depuis l’intérieur : il faut passer par le coffre.

Les caches du port de recharge en caoutchouc
Certaines voitures mettent des caches sous forme de trappe (en plus de la trappe extérieure). Certains vont même jusqu’à faire de sorte que l’ouverture de la sous-trappe CCS ouvre aussi la trappe Type-2, mais ouvrir la trappe Type-2 n’ouvre pas la CCS (ce qui est logique). Ici, Hyundai a choisi de mettre des caches en caoutchouc qui pendouillent par un fil. Un peu décevant.
Ah et s’il y a bien un bouton physique à côté du volant pour ouvrir/fermer la trappe (bien), il n’y a toujours pas d’ouverture de la trappe à l’approche d’un câble de recharge, comme chez Tesla. C’est vraiment un détail à la con, mais Tesla, eux, y ont pensé, et c’est sur ces détails qu’ils excellent constamment.

Il manque des accessoires
Dans la plug-in, j’avais un range lunettes dans le plafond. C’est pratique, mine de rien. C’est le genre de petits détails qui changent la vie. Dans la Ioniq 6, il n’y en a pas. On peut en commander un en accessoire, mais seulement en Corée.

L’accoudoir central est lui très grand et profond. Ce qu’on met dedans finit donc en bordel. Heureusement, il existe des accessoires (non-officiels) pour organiser tout ça. C’est typiquement le genre de trucs que la marque devrait prévoir de base. Même chose pour la boîte à gants et l’espace sous la console centrale : ce sont des espaces en vrac qui devraient prévoir options de compartimentation, au besoin, enlevable.

Ah et sur les 4 compartiments au centre, 3 ont des pads anti-dérapant en caoutchouc, pas le dernier. Sérieusement, les gars ?

Enfin, arrêtez avec vos supports de tasse : qui boit dans sa voiture en fait ? Perso j’aurais préféré un compartiment carré plus grand au lieu de deux rangements ronds dans lequel on ne peut rien mettre d’autre que des bouteilles. Et encore : les grandes bouteilles n’y entrent pas, et les petites ne sont pas maintenus car trop petites.
On dirait que c’est spécifiquement un format Starbuck. Aux constructeurs : à moins de proposer une consommation gratuite par jour chez Starbucks, arrêtez avec ces repose-tases à la con

Idées d’améliorations de ma part

Cette partie est à destination de Hyundai, s’ils lisent ça : ce sont quelques idées en vrac pour corriger l’ergonomie globale du véhicule :

Et ici quelques idées supplémentaires pour améliorer tout ça encore plus :

En gros, ces quelques idées (pratiquement toutes implémentées chez Tesla au passage) sont des petits trucs qu’il est possible de faire sur une EV mais pas une thermique. Or, on parle d’une EV, ça tombe bien. Donc faites-le !

Quelques accessoires tiers

En vrac, quelques accessoires qu’il peut être utile d’avoir :

Et à propos de la conduite ?

Beaucoup de gens me demandent « ça roule bien ? ».

Ben écoute : oui !
C’est une voiture, ça roule… Bien… Que dire de plus ?

Pour ma part, j’ai déjà roulé 3 ans en hybride rechargeable (essentiellement en mode électrique, donc), donc je ne suis pas dépaysé. Je retrouve mes palettes au volant, les mêmes boutons dessus, ainsi qu’à peu près la même logique sur le freinage régénératif, les aides actives, etc.

Honnêtement, c’est une voiture avec moult options, mais le fait qu’elle soit électrique (et ça vaut aussi pour une Zoé ou une Dacia Spring), signifie :

La boîte auto, pour moi, c’est un must have. Je comprends qu’il puisse y avoir quelques enthousiastes en mécanique qui aiment conduire en boîte mécanique. Mais pour le commun des mortels, je ne pige même pas que les boîtes auto ne soient pas plus répandues. Si : le prix de l’option, peut-être…
Pas de vitesses à passer, pas d’embrayage, impossible de caler… C’est une charge mentale en moins, et pas des moindres. J’ai conduit des boîtes manuelles, j’ai passé mon permis dessus, mais quand on essaye une boîte auto, on se rend compte qu’il faut laisser à la machine ce qu’elle peut faire.

Que dire de plus ?
La Ioniq 6 est une voiture de 2 tonnes (oui je sais), mais elle ne les fait pas. Les moteurs électriques lui donnent une sensation de légèreté assez incroyable.

Et pour la charge ?
Ben j’arrive chez moi, je branche la voiture, je laisse faire. J’ai programmé pour une charge entre 22 h et 06 h, et limité à 80 %. Chose qui se qui se passe. Le lendemain, je déverrouille la voiture, le câble se débloque, je peux retirer la prise de la voiture, et je pars. C’est pas plus compliqué que brancher son téléphone portable. Le plein d’essence ? C’est du passé.

Quant aux bornes, il faut suivre les indications sur les bornes et bien lire ce qu’elles disent. Prenez votre temps : lisez ce qu’il y a dessus. Certaines bornes diront de passer le badge (carte), puis de brancher la voiture. D’autres diront l’inverse.. Si tout est ok, la charge se lance, et ça s’affichera sur la borne, dans la voiture et éventuellement sur votre application.
Et pour arrêter, on repasse le même badge sur la borne, qui comprend qu’on veut terminer la session, et c’est bon, le câble se débloque. Rien de compliqué.

En conclusion

Aucun regret pour cet achat : j’avais déjà vu et essayé la voiture avant l’achat. J’étais même le premier à l’essayer à la concession. J’en suis satisfait.
Étant de la même marque de la même « lignée » que ma voiture précédente, je ne suis pas du tout dépaysé.

Je ne pense pas que j’aurais préféré une Tesla Model 3.
Cette dernière m’aurait clairement plu, on va pas dire le contraire, mais la Ioniq 6 est tout aussi plaisante, mais plus jolie (chose qui compte aussi) et plus futuriste et travaillée (chose que j’aime particulièrement)… malgré un software de merde.

Quant aux quelques défauts, ils sont essentiellement logiciels : soit des gros manques, soit des choix questionnables des concepteurs, soit liés à l’interface merdique. On peut espérer une correction, mais l’espoir reste mince.

Ce qui manque autrement avec Hyundai, c’est un moyen de communiquer avec des gens compétents directement chez eux. Qu’ils prennent en compte les demandes des clients et leurs remarques. Qu’ils s’inscrivent sur les forum d’utilisateurs (il y en a) et lisent les doléances des utilisateurs.

Comme chez Tesla, en fait.
On a déjà vu Elon Musk approuver des idées postées sur Twitter et les transmettre à ses équipes. J’imagine qu’ils ne peuvent pas satisfaire tout le monde, mais rien ne leur empêche de mettre en place une plateforme pour voter pour des idées, ou au moins rajouter des options de personalisation : ça ne coûte presque rien en terme d’investissement de rajouter un paramètre utilisateur à la place d’une variable codée en dur.

Étant quelqu’un qui teste explore toujours tout à fond, je suis prêt à leur soumettre un rapport complet avec des remarques à l’usage.

Mais je ne suis pas sûr qu’ils veulent réellement faire ça. Ils vendent des voitures, une fois qu’ils ont le pognon, c’est fini, on ne les intéresse plus. Ils l’ont prouvé avec les retards : Hyundai vend la voiture à ma concession, qui elle me la vend à moi. Une fois la commande de la concession passée, Hyundai devient un mur.
Pas juste Hyundai, hein, mais presque tout le monde.

Tesla se démarque : et vous savez pourquoi ? Probablement parce que son patron roule lui-même avec ses propres voitures. Et quand on utilise son propre produit, ça change tout. Je doute que les PDG de Hyundai ou des autres roulent avec leurs voitures (et même qu’ils conduisent eux-mêmes).

Mais bon. Ça n’empêche pas que la Ioniq 6 soit un beau joujou qui en vaille le coup.

(D’autres articles seront à venir, même si ça dévie un peu du contenu habituel, je sais)

Mises à jour

2023-05-17 : réception de la voiture.

2023-06-20 : mise à jour du système de la voiture. L’OTA n’est pas encore actif, ça passe par une clé USB et un logiciel Windows (22 Go à télécharger). La principale nouveauté est un meilleur planificateur.

2023-08-22 : avec la fin de l’été, les matins sont un peu plus fraîches. J’ai eu un message d’erreur lié au système électrique. Sur une EV ça ne présage rien de bon. La clim ne fonctionne plus, tout le reste est OK. Le garage est contacté. Ils ont constaté l’erreur dans les journaux systèmes, mais ont besoin de plus de temps pour chercher. Je peux continuer à rouler avec pour le moment.

2023-09-01 : il s’agit d’une valve tri-directionnelle liée à clim qui merde. Elle sera changée quand ils pourront recevoir la pièce. C’est pris en charge par la garantie évidemment.
Note : en allant au garage, le message qui était resté toute la semaine est parti.

2023-09-30 : c’est bien la température qui provoque le problème. Quand il fait froid, l’erreur s’affiche et la clim s’arrête de marcher. Quand il refait chaud (ou que la voiture est chaude, après une recharge ou un long trajet par exemple), tout rentre dans l’ordre. Probablement que la tri-valve en question se grippe avec les dilatation et contractions thermiques.
Vu qu’on est en automne, le fait de ne pas avoir de clim n’est pas trop un soucis. Ce qui est un soucis, c’est que Hyundai Assistance sont des gros nazes qui exigent que la voiture soit remorquée pour débloquer une voiture de prêt, même si c’est pour une broutille. Problème, quand j’appelle l’assistance, personne ne vient. Ce sont des branquignoles. Hyundai France semble s’en foutre également. La concession trouve ça inadmissible.

2023-10-23 : après quelques semaines, la pièce de rechange est arrivée et je leur laisse la voiture pour 24 heures. On me prête une petit hybride boîte auto (ça me va : je ne supporte plus les boîtes manuelles).

2023-10-24 : récupération de la voiture.

2023-11-21 : RàS depuis. Tout roule. Je suis aussi passé en roues+pneus hiver (vivant dans les montagnes, c’est indispensable).
Avoir des sièges chauffants, volants chauffants et un dégivrage + désembuage à distance est un gros plus. C’est un joli confort et très pratique.
La consommation augmente de 5-10 % maintenant que les températures sont de l’ordre de 5 °C le matin. Rien d’insurmontable. L’autonomie affichée est toujours supérieure à 500 km.

2024-05-31 : Première révision (30 000 km). RàS. Tout roule.
La batterie n’est pas usée : toutes les cellules sont à la même tension (ce qui est un indicateur important) et selon le lecteur OBD, l’état de santé de la batterie est toujours à 100,0 %. Dans l’ensemble, aucun indice ne laisse à penser une usure quelconque de la batterie, ce qui est plutôt encourageant. D’autant que je ne suis pas le seul dans cet état là.

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Mème de Bob l’Éponge « science ».
Ceux qui me lisent depuis plus de dix ans savent ce que je pense des (soi-disant) moteurs à énergie libre, ce genre de trucs. J’en parle dans ces vieux articles :

Il fut un temps où les vidéos et autres posts à propos de tels dispositifs foisonnaient, avec à chaque fois les mêmes erreurs, la même arnaque, bref, du bullshit systématique.

Ce matin je trouve cet article :

Ça m’a fait penser à ces vieux articles, mais, c’était une erreur !
Car en y regardant de plus près, ici, contrairement aux autres vidéos à la con, le principe tient la route. Qui plus est, l’article ni la vidéo ne parlent d’énergie, de puissance, de travail ou de force à tort et à travers en mélangeant tout.

Pour une fois ce n’est donc pas un escroc avec des aimants qui essaye de faire un moteur à énergie surnuméraire et qui appelle les médias une fois qu’il a suffisamment planqué la batterie et les câbles. Ici c’est totalement réel et pour cause, il a compris la base :

Le principe est de chauffer l’air d’un côté […]

Et la partie importante ici évidemment le « d’un côté » !

Car ça peut fonctionner si le soleil éclaire un côté et pas l’autre de façon asymétrique. L’asymétrie est toujours la clé pour un moteur thermodynamique : réchauffement d’un côté, refroidissement de l’autre. Ça fait une détente de gaz d’une zone chaude vers la zone froide, et le déplacement d’un piston, et donc un mouvement et un travail.
Dans le moteur de l’article, l’échauffement primaire est fourni par le Soleil à l’air dans les bouteilles. Le piston est un liquide (l’eau), qui est éjectée par l’air qui se détend. La bouteille devient plus légère et ça fait basculer la roue. Ceci place la bouteille vide à l’ombre, au frais, ce qui contracte l’air et aspire le liquide.
Le truc ensuite c’est de rendre ça cyclique. Idéalement, ce déplacement de l’air d’une région à une autre est rendu possible par la force du piston lui-même mis en déplacement par le gaz.
Au final, la chaleur absorbée d’un côté et libéré de l’autre permet de faire tourner le moteur.

Par contre il n’a rien inventé.

Ce mécanisme est très similaire au principe de l’oiseau buveur, un petit jouet thermodynamique (fun et vraiment pas cher !). Ce système peut être étendu en un moteur rotatif : la roue de Minto, où un fluide est successivement refroidi puis réchauffé. Cette succession est assurée par la même rotation qu’elle engendre. On a donc notre phénomène cyclique et auto-entretenu.

Ça reste impressionnant d’avoir faire ça à partir de matériaux de récupération, et surtout d’avoir quelque chose qui tourne « comme par magie », mais c’est simplement un moteur thermique dont la source chaude est le soleil.


En complément, voici quelques-uns de mes articles sur le sujet des moteurs thermiques :

Et sinon toujours des articles sur d’autres moteurs ou objets qui tournent tout seuls sous la lumière :

Et sinon, il y a toujours la Pendule Atmos (voir ici, à la fin de l’article), de la manufacture horlogère Jaeger-LeCoultre : une horloge de bureau qui peut fonctionner indéfiniment. Pas besoin de le remonter ni d’utiliser une pile : l’énergie est donnée par les variations de température au cours d’une journée dans la pièce, et captée par la dillatation d’un fil métallique qui remonte alors le mécanisme. Un delta d’un degré suffit à remonter le mécanisme pour deux jours. Par contre je ne l’ai pas dans ma collection, car il coûte dans les 9 000 € :-(

";s:7:"content";s:6591:"

Mème de Bob l’Éponge « science ».
Ceux qui me lisent depuis plus de dix ans savent ce que je pense des (soi-disant) moteurs à énergie libre, ce genre de trucs. J’en parle dans ces vieux articles :

Il fut un temps où les vidéos et autres posts à propos de tels dispositifs foisonnaient, avec à chaque fois les mêmes erreurs, la même arnaque, bref, du bullshit systématique.

Ce matin je trouve cet article :

Ça m’a fait penser à ces vieux articles, mais, c’était une erreur !
Car en y regardant de plus près, ici, contrairement aux autres vidéos à la con, le principe tient la route. Qui plus est, l’article ni la vidéo ne parlent d’énergie, de puissance, de travail ou de force à tort et à travers en mélangeant tout.

Pour une fois ce n’est donc pas un escroc avec des aimants qui essaye de faire un moteur à énergie surnuméraire et qui appelle les médias une fois qu’il a suffisamment planqué la batterie et les câbles. Ici c’est totalement réel et pour cause, il a compris la base :

Le principe est de chauffer l’air d’un côté […]

Et la partie importante ici évidemment le « d’un côté » !

Car ça peut fonctionner si le soleil éclaire un côté et pas l’autre de façon asymétrique. L’asymétrie est toujours la clé pour un moteur thermodynamique : réchauffement d’un côté, refroidissement de l’autre. Ça fait une détente de gaz d’une zone chaude vers la zone froide, et le déplacement d’un piston, et donc un mouvement et un travail.
Dans le moteur de l’article, l’échauffement primaire est fourni par le Soleil à l’air dans les bouteilles. Le piston est un liquide (l’eau), qui est éjectée par l’air qui se détend. La bouteille devient plus légère et ça fait basculer la roue. Ceci place la bouteille vide à l’ombre, au frais, ce qui contracte l’air et aspire le liquide.
Le truc ensuite c’est de rendre ça cyclique. Idéalement, ce déplacement de l’air d’une région à une autre est rendu possible par la force du piston lui-même mis en déplacement par le gaz.
Au final, la chaleur absorbée d’un côté et libéré de l’autre permet de faire tourner le moteur.

Par contre il n’a rien inventé.

Ce mécanisme est très similaire au principe de l’oiseau buveur, un petit jouet thermodynamique (fun et vraiment pas cher !). Ce système peut être étendu en un moteur rotatif : la roue de Minto, où un fluide est successivement refroidi puis réchauffé. Cette succession est assurée par la même rotation qu’elle engendre. On a donc notre phénomène cyclique et auto-entretenu.

Ça reste impressionnant d’avoir faire ça à partir de matériaux de récupération, et surtout d’avoir quelque chose qui tourne « comme par magie », mais c’est simplement un moteur thermique dont la source chaude est le soleil.


En complément, voici quelques-uns de mes articles sur le sujet des moteurs thermiques :

Et sinon toujours des articles sur d’autres moteurs ou objets qui tournent tout seuls sous la lumière :

Et sinon, il y a toujours la Pendule Atmos (voir ici, à la fin de l’article), de la manufacture horlogère Jaeger-LeCoultre : une horloge de bureau qui peut fonctionner indéfiniment. Pas besoin de le remonter ni d’utiliser une pile : l’énergie est donnée par les variations de température au cours d’une journée dans la pièce, et captée par la dillatation d’un fil métallique qui remonte alors le mécanisme. Un delta d’un degré suffit à remonter le mécanisme pour deux jours. Par contre je ne l’ai pas dans ma collection, car il coûte dans les 9 000 € :-(

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Le plus souvent quand on fait un thème sombre et un thème clair pour son site, on a déjà l’un des deux et on fait en sorte d’ajouter un « patch » qui va ajouter le support de l’autre.

Dans ce qui suit, je ferais comme si on avait un thème clair, et qu’on veut l’adapter (le patcher) pour avoir un thème sombre.

Introduction et méthode

Idéalement, le on ne touchera pas du tout au thème de base. C’est le patch qui va alors écraser certains styles du thème de base.

En pratique, le CSS qui concerne l’agencement des éléments n’est pas modifié : position, margin, padding, display, etc. ne changeront pas.
Seules quelques déclarations esthétiques vont être réécrites : color, background, *-shadow, border

Ceci rend extrêmement simple la création d’un thème sombre à partir d’un thème clair.

Typiquement, pour un site initialement en noir sur blanc, on va faire en sorte qu’il soit en blanc sur noir avec le thème sombre.

Par exemple, si le thème initial est ça :

body {
    color: black;
    background-color: white;
    margin: 20px;
    font-size: 3em;
}

p {
   text-align: center;
}

Le patch pourrait être tout simplement :

body {
    color: white;
    background-color: black;
}

On mettra alors ceci comme patch dans le CSS destiné uniquement au thème sombre :

@media (prefers-color-scheme: dark) {
    body {
        color: white;
        background-color: black;
    }
}

Seul le CSS qui change est redéfini. Inutile de faire une duplication complète du thème.

Bien-sûr, ça fait un peu plus de CSS, mais l’avantage est qu’il contiendra les deux variantes en même temps. Ceci est pratique si c’est le navigateur qui choisi lequel appliquer, selon la politique thème clair/sombre du système et donc de l’utilisateur (politique que je vous conseille d’appliquer). Rappelons que le thème sombre/clair peut changer au cours de la journée sur certains systèmes (iOS le fait très bien par exemple).

On peut mettre le thème sombre (ou son patch) dans un fichier à part, et le navigateur ne le chargera qu’à sa discrétion, avec l’utilisation d’un élément LINK dédiée :

<link type="text/css" rel="stylesheet" media="(prefers-color-scheme: dark)" href="styles/style-dark.css" />

Plus votre thème est bien pensé, plus il sera rapide de l’adapter. Si vous aviez mis des color à chaque élément, il faudra tous les réécrire. Mais si vous n’avez mis qu’une couleur initiale, qui est héritée sur tous les éléments de la page, changer le thème sera rapide.

Approche avec les variables

Une autre approche qui existe, et que je conseille pour les thèmes nouveaux que vous créez est de faire un « template de thème » avec des variables, qui va convenir au clair, comme au sombre, et dont les couleurs sont contenues dans des variables qui eux dépendront du thème choisi.

C’est une méthode moderne, mais qui ne marchera pas sur les vieux navigateurs (sans support du prefered-color-scheme, ou des variables).

L’idée est de faire ça :

/* Définition des variables couleurs thème clair */
@media (prefers-color-scheme: light) {
body {
    --couleur-text: black;
    --couleur-fond: white;
}

/* Définition des variables couleurs thème sombre */
@media (prefers-color-scheme: dark) {
body {
    --couleur-text: white;
    --couleur-fond: black;
}

/* CSS normal */
body {
    color: var(--couleur-text);
    background-color: var(--couleur-fond);
}

Bien-sûr, ces variables sont globales et peuvent être utilisées partout où l’on souhaite mettre cette couleur. Donc pour le texte, mais aussi des bordures ou des couleurs d’ombres par exemple :

table, td {
    border: 1px solid var(--couleur-text);
}

(Même si pour cet exemple spécifique, il serait bien plus judicieux de mettre border: 1px solid currentColor; qui est une valeur CSS existante depuis très longtemps).

Le thème clair/sombre contiendra alors seulement une série de variables. On pourra, de même, ajouter des thèmes rouges, bleu, inversé… bref c’est plus libre.

Dans ce qui suit, quelques astuces en vrac, car les différences entre un thème sombre et un thème clair ne se limitent pas qu’à changer du noir-sur-blanc en blanc-sur-noir.

Astuces diverses

Certains éléments peuvent changer de couleur (au hover, au focus…) même dans le seul thème clair. D’autres éléments ont des couleurs par défaut du système, qu’il faudra réécrire si l’utilisateur choisit un thème web sombre sans un thème système sombre.
Il faudra tester intensivement son CSS pour vérifier que les couleurs soient assez lisibles.

Il faut aussi s’assurer que toutes les couleurs soient cohérentes (sinon ça sera moche) : donc le texte et les fonds, mais aussi la couleur :

Pour les images, il faut faire attention :

Assombrir les images en CSS sans changer la couleur

L’idée ici est de prendre une PNG transparente avec, par exemple, du texte écrit en noir. Si le fond de la page est clair, pas de soucis. Si le fond de la page est noir, l’image sera illisible.

On peut utiliser ce CSS :

@media (prefers-color-scheme: dark) {
	img[src$=".png"] {
		filter: invert(1);
	}
}

Cela inversera la luminosité des couleurs (le blanc devient noir, le noir devient blanc, et le gris 50 % reste tel qu’il est.
Problème : cela inverse également le sens du cercle chromatique : le rouge deviendra vert, le bleu deviendra jaune, etc. Ce n’est pas idéal.

Pour conserver les teintes des couleurs, il faut retourner le cercler de 180° : hue-rotate(180deg). Ainsi, le rouge redevient rouge, le vert redevient vert. C’est juste que le rouge foncé deviendra rouge clair, etc.

Personnellement, j’ajoute également un saturate(3) afin d’ajuster l’ensemble. Le CSS final :

@media (prefers-color-scheme: dark) {
	img[src$=".png"] {
		filter: invert(1) hue-rotate(180deg) saturate(3);
	}
}

Le résultat :

Exemple d’application des filtres CSS.
Avec le filtre, les couleurs sombres dans l’image transparente restent lisibles.

Cette méthode n’est pas parfaite (le bleu semble un peu terne par exemple), mais il a l’avantage d’inverser la luminosité pour que ça reste lisible quel que soit le fond, et de conserver les teintes (le rouge reste rouge, le vert reste vert).

Évitez les ombres

La seconde astuce dans la confection d’un thème sombre concerne les ombres (text-shadow, box-shadow).

Les ombres, c’est joli sur un thème clair car ça ajoute de la profondeur et permet de définir la hauteur d’un élément sur l’axe Z. Ça permet de voir quel élément est littéralement à l’avant-plan. L’ombre fonctionne donc exactement comme dans la vie réelle : si elle est large est diffuse, l’objet est plus haut que si l’ombre est petite et sombre.

En thème sombre, si vous mettez une ombre claire, on perd la relation avec la vie réelle, car les ombres claires ça n’existe pas ! Conserver la relation avec la vie réelle est un des fondements du design en Material Design, par exemple.

Il faut donc éviter les ombres dans un thème sombre : ça n’a pas de sens. Préférez jouer sur la couleur de fond. En particulier pour ce qui est du :focus ou du :hover. Il faut toujours que l’interaction soit visible par l’utilisateur. En faisant ça on retrouve un parallèle avec la vie réelle : si on éclaire un élément sous une faible luminosité, les éléments en avant seront plus clairs que ceux en arrière plans.

Voici un exemple, avec un champ texte qui est ombré dans le thème clair et coloré dans le thème sombre :

Champ texte en clair VS sombre
Ici, lors du focus, le thème sombre joue sur la couleur de fond, alors que le thème clair joue sur l’ombre.

En material design, c’est ce qu’il faut faire. D’autres design utilisent autre méthodes.

Évitez les bordures

De même que les ombres, en thème sombre, les bordures n’ont pas la même signification.

Sur un thème clair, les bordures délimitent les éléments un peu comme dans la réalité, car la lumière se diffuse à cet endroit. En thème sombre, si on veut que ça se voit, on met un bord clair, mais on perd là aussi le rapprochement avec la réalité. Préférez donc là aussi de jouer plutôt sur les couleurs de fond.

Si vous voulez tout de même une bordure, il y a une petite astuce qui consiste à utiliser des bordures grises transparentes (avec RGBA). Ainsi, la bordure sera toujours visible quel que soit le thème de fond (même gris) car sa couleur sera sa propre couleur transparente additionnée à la couleur de fond.

Essayez par exemple :

border: 1px solid rgba(0, 0, 0, .15)

Du gris plutôt que du blanc

Quand je parle plus haut d’utiliser du blanc sur du noir, c’est une caricature. Le blanc sur du noir, principalement sur des écrans à fort contraste, comme les écrans OLED, cela pique les yeux : le contraste est trop fort.

Préférez donc du gris clair sur du gris foncé. Au besoin, en plus d’un thème sombre, vous pouvez proposer un thème « noir ». Ici, un fond noir et du texte gris clair donnera un rendu particulièrement appréciable sur des écrans OLED, où les noirs sont absolus.

Faites attention à tout

Je le répète, mais testez bien votre code. Certains éléments de page tirent toujours leurs couleurs des styles système (les menus ou les éléments de formulaire notamment, telles que les optgroup ou select).
Si le thème système est clair, mais que vous voulez forcer un thème sombre, alors le système mettra un texte sombre et vous un fond sombre : ça sera illisible. Le mieux, je le recommande, c’est de se conformer au thème du système de vos visiteurs.

Au pire, mettez un bouton pour permettre à l’utilisateur de choisir.

Concernant l’accessibilité

Faites attention à tout… y compris à l’accessibilité ! Généralement les contrastes sont moins bons sur les thèmes sombres. À titre d’exemple, on peut facilement constater que les textes en gras sont plus difficiles à repérer sur un thème sombre. Une astuce couramment utilisée pour ça, si votre texte est en gris clair sur noir, c’est de mettre le gras en blanc (en plus de le mettre en gras) pour le faire ressortir d’autant plus.

Notez également que même si le thème sombre est là pour reposer vos yeux dans un environnement faiblement éclairé, il semblerait qu’il fatigue beaucoup plus au contraire (source et source) !

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Le plus souvent quand on fait un thème sombre et un thème clair pour son site, on a déjà l’un des deux et on fait en sorte d’ajouter un « patch » qui va ajouter le support de l’autre.

Dans ce qui suit, je ferais comme si on avait un thème clair, et qu’on veut l’adapter (le patcher) pour avoir un thème sombre.

Introduction et méthode

Idéalement, le on ne touchera pas du tout au thème de base. C’est le patch qui va alors écraser certains styles du thème de base.

En pratique, le CSS qui concerne l’agencement des éléments n’est pas modifié : position, margin, padding, display, etc. ne changeront pas.
Seules quelques déclarations esthétiques vont être réécrites : color, background, *-shadow, border

Ceci rend extrêmement simple la création d’un thème sombre à partir d’un thème clair.

Typiquement, pour un site initialement en noir sur blanc, on va faire en sorte qu’il soit en blanc sur noir avec le thème sombre.

Par exemple, si le thème initial est ça :

body {
    color: black;
    background-color: white;
    margin: 20px;
    font-size: 3em;
}

p {
   text-align: center;
}

Le patch pourrait être tout simplement :

body {
    color: white;
    background-color: black;
}

On mettra alors ceci comme patch dans le CSS destiné uniquement au thème sombre :

@media (prefers-color-scheme: dark) {
    body {
        color: white;
        background-color: black;
    }
}

Seul le CSS qui change est redéfini. Inutile de faire une duplication complète du thème.

Bien-sûr, ça fait un peu plus de CSS, mais l’avantage est qu’il contiendra les deux variantes en même temps. Ceci est pratique si c’est le navigateur qui choisi lequel appliquer, selon la politique thème clair/sombre du système et donc de l’utilisateur (politique que je vous conseille d’appliquer). Rappelons que le thème sombre/clair peut changer au cours de la journée sur certains systèmes (iOS le fait très bien par exemple).

On peut mettre le thème sombre (ou son patch) dans un fichier à part, et le navigateur ne le chargera qu’à sa discrétion, avec l’utilisation d’un élément LINK dédiée :

<link type="text/css" rel="stylesheet" media="(prefers-color-scheme: dark)" href="styles/style-dark.css" />

Plus votre thème est bien pensé, plus il sera rapide de l’adapter. Si vous aviez mis des color à chaque élément, il faudra tous les réécrire. Mais si vous n’avez mis qu’une couleur initiale, qui est héritée sur tous les éléments de la page, changer le thème sera rapide.

Approche avec les variables

Une autre approche qui existe, et que je conseille pour les thèmes nouveaux que vous créez est de faire un « template de thème » avec des variables, qui va convenir au clair, comme au sombre, et dont les couleurs sont contenues dans des variables qui eux dépendront du thème choisi.

C’est une méthode moderne, mais qui ne marchera pas sur les vieux navigateurs (sans support du prefered-color-scheme, ou des variables).

L’idée est de faire ça :

/* Définition des variables couleurs thème clair */
@media (prefers-color-scheme: light) {
body {
    --couleur-text: black;
    --couleur-fond: white;
}

/* Définition des variables couleurs thème sombre */
@media (prefers-color-scheme: dark) {
body {
    --couleur-text: white;
    --couleur-fond: black;
}

/* CSS normal */
body {
    color: var(--couleur-text);
    background-color: var(--couleur-fond);
}

Bien-sûr, ces variables sont globales et peuvent être utilisées partout où l’on souhaite mettre cette couleur. Donc pour le texte, mais aussi des bordures ou des couleurs d’ombres par exemple :

table, td {
    border: 1px solid var(--couleur-text);
}

(Même si pour cet exemple spécifique, il serait bien plus judicieux de mettre border: 1px solid currentColor; qui est une valeur CSS existante depuis très longtemps).

Le thème clair/sombre contiendra alors seulement une série de variables. On pourra, de même, ajouter des thèmes rouges, bleu, inversé… bref c’est plus libre.

Dans ce qui suit, quelques astuces en vrac, car les différences entre un thème sombre et un thème clair ne se limitent pas qu’à changer du noir-sur-blanc en blanc-sur-noir.

Astuces diverses

Certains éléments peuvent changer de couleur (au hover, au focus…) même dans le seul thème clair. D’autres éléments ont des couleurs par défaut du système, qu’il faudra réécrire si l’utilisateur choisit un thème web sombre sans un thème système sombre.
Il faudra tester intensivement son CSS pour vérifier que les couleurs soient assez lisibles.

Il faut aussi s’assurer que toutes les couleurs soient cohérentes (sinon ça sera moche) : donc le texte et les fonds, mais aussi la couleur :

Pour les images, il faut faire attention :

Assombrir les images en CSS sans changer la couleur

L’idée ici est de prendre une PNG transparente avec, par exemple, du texte écrit en noir. Si le fond de la page est clair, pas de soucis. Si le fond de la page est noir, l’image sera illisible.

On peut utiliser ce CSS :

@media (prefers-color-scheme: dark) {
	img[src$=".png"] {
		filter: invert(1);
	}
}

Cela inversera la luminosité des couleurs (le blanc devient noir, le noir devient blanc, et le gris 50 % reste tel qu’il est.
Problème : cela inverse également le sens du cercle chromatique : le rouge deviendra vert, le bleu deviendra jaune, etc. Ce n’est pas idéal.

Pour conserver les teintes des couleurs, il faut retourner le cercler de 180° : hue-rotate(180deg). Ainsi, le rouge redevient rouge, le vert redevient vert. C’est juste que le rouge foncé deviendra rouge clair, etc.

Personnellement, j’ajoute également un saturate(3) afin d’ajuster l’ensemble. Le CSS final :

@media (prefers-color-scheme: dark) {
	img[src$=".png"] {
		filter: invert(1) hue-rotate(180deg) saturate(3);
	}
}

Le résultat :

Exemple d’application des filtres CSS.
Avec le filtre, les couleurs sombres dans l’image transparente restent lisibles.

Cette méthode n’est pas parfaite (le bleu semble un peu terne par exemple), mais il a l’avantage d’inverser la luminosité pour que ça reste lisible quel que soit le fond, et de conserver les teintes (le rouge reste rouge, le vert reste vert).

Évitez les ombres

La seconde astuce dans la confection d’un thème sombre concerne les ombres (text-shadow, box-shadow).

Les ombres, c’est joli sur un thème clair car ça ajoute de la profondeur et permet de définir la hauteur d’un élément sur l’axe Z. Ça permet de voir quel élément est littéralement à l’avant-plan. L’ombre fonctionne donc exactement comme dans la vie réelle : si elle est large est diffuse, l’objet est plus haut que si l’ombre est petite et sombre.

En thème sombre, si vous mettez une ombre claire, on perd la relation avec la vie réelle, car les ombres claires ça n’existe pas ! Conserver la relation avec la vie réelle est un des fondements du design en Material Design, par exemple.

Il faut donc éviter les ombres dans un thème sombre : ça n’a pas de sens. Préférez jouer sur la couleur de fond. En particulier pour ce qui est du :focus ou du :hover. Il faut toujours que l’interaction soit visible par l’utilisateur. En faisant ça on retrouve un parallèle avec la vie réelle : si on éclaire un élément sous une faible luminosité, les éléments en avant seront plus clairs que ceux en arrière plans.

Voici un exemple, avec un champ texte qui est ombré dans le thème clair et coloré dans le thème sombre :

Champ texte en clair VS sombre
Ici, lors du focus, le thème sombre joue sur la couleur de fond, alors que le thème clair joue sur l’ombre.

En material design, c’est ce qu’il faut faire. D’autres design utilisent autre méthodes.

Évitez les bordures

De même que les ombres, en thème sombre, les bordures n’ont pas la même signification.

Sur un thème clair, les bordures délimitent les éléments un peu comme dans la réalité, car la lumière se diffuse à cet endroit. En thème sombre, si on veut que ça se voit, on met un bord clair, mais on perd là aussi le rapprochement avec la réalité. Préférez donc là aussi de jouer plutôt sur les couleurs de fond.

Si vous voulez tout de même une bordure, il y a une petite astuce qui consiste à utiliser des bordures grises transparentes (avec RGBA). Ainsi, la bordure sera toujours visible quel que soit le thème de fond (même gris) car sa couleur sera sa propre couleur transparente additionnée à la couleur de fond.

Essayez par exemple :

border: 1px solid rgba(0, 0, 0, .15)

Du gris plutôt que du blanc

Quand je parle plus haut d’utiliser du blanc sur du noir, c’est une caricature. Le blanc sur du noir, principalement sur des écrans à fort contraste, comme les écrans OLED, cela pique les yeux : le contraste est trop fort.

Préférez donc du gris clair sur du gris foncé. Au besoin, en plus d’un thème sombre, vous pouvez proposer un thème « noir ». Ici, un fond noir et du texte gris clair donnera un rendu particulièrement appréciable sur des écrans OLED, où les noirs sont absolus.

Faites attention à tout

Je le répète, mais testez bien votre code. Certains éléments de page tirent toujours leurs couleurs des styles système (les menus ou les éléments de formulaire notamment, telles que les optgroup ou select).
Si le thème système est clair, mais que vous voulez forcer un thème sombre, alors le système mettra un texte sombre et vous un fond sombre : ça sera illisible. Le mieux, je le recommande, c’est de se conformer au thème du système de vos visiteurs.

Au pire, mettez un bouton pour permettre à l’utilisateur de choisir.

Concernant l’accessibilité

Faites attention à tout… y compris à l’accessibilité ! Généralement les contrastes sont moins bons sur les thèmes sombres. À titre d’exemple, on peut facilement constater que les textes en gras sont plus difficiles à repérer sur un thème sombre. Une astuce couramment utilisée pour ça, si votre texte est en gris clair sur noir, c’est de mettre le gras en blanc (en plus de le mettre en gras) pour le faire ressortir d’autant plus.

Notez également que même si le thème sombre est là pour reposer vos yeux dans un environnement faiblement éclairé, il semblerait qu’il fatigue beaucoup plus au contraire (source et source) !

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J’ai récemment déclaré mes revenus aux impôts, reçu un colis par Chronopost, changé de voiture, fait un transfert bancaire, changé d’assurance auto, commandé des trucs en ligne… Et tous ces trucs ont quelque chose en commun.

Quoi donc ?

Le fait qu’à chaque fois, les sites concernés m’envoient un e-mail pour me demander mon putain d’avis avec une note sur comment s’est passé l’opération que j’ai faite :

E-mail marketing de merde Chronopost.
Mon avis, tu veux vraiment mon avis ?

Déjà, je ne vis pas dans un monde où je recommande un service de livraison à mon entourage au détour d’une conversation. Bon.
D’autant moins quand ce service de livraison appartient au même groupe — La Poste — qui vole ses clients sans qu’on ne puisse faire quoi que ce soit (si ce n’est foutre le feu aux bureaux, mais il paraît que c’est mal considéré par la société, allez comprendre).

Donc mon avis, je le donne ici, sur mon site, en public. Démerdez-vous avec ça.

Chronopost : vous avez fait votre boulot, mais avec 3 jours de retard sur la date annoncée. Vous êtes mauvais. Et en plus j’ai pas eu le choix que de passer par vous. Forcément, quand on écrase la concurrence, on a l’impression d’être les meilleurs, alors qu’en vrai, on est juste de la merde incontournable.

Les impôts : votre site est une galère à utiliser. Une chance que je sois plutôt geek et que je m’en sors après 2 heures. Cela dit, le papier c’était pas mieux. On est rendu à un point où je me sens obligé, à la fin des formulaires dans le champ de texte libre, de m’excuser par avance pour toute erreur que j’aurais pu commettre dans votre foutoir de site, et de faire un récapitulatif des revenus au cas où ils voudraient changer les cases à cocher à ma place. Comptable c’est un métier, et éplucher 26 pages d’un formulaire, on n’a pas idée d’infliger ça à la population.

Mon Assurance : ça s’est bien passé, comme ça doit se passer. Rien de plus, rien de moins. Si je suis chez vous, c’est pour le rapport prestations / prix. Pas pour les pizzas que vous n’offrez pas avec la souscription (au cas où vous voudriez une idée pour vous démarquer réellement).

Ma banque : un transfert de fonds qui fonctionne normalement doit-il mériter un « normal/10 » ou un « oh putain j’adore ma banque épousez-moi/10 » ?

Le constructeur pour la voiture : l’attitude de la concession a été exemplaire, celle de la marque au niveau national, absolument déplorable (et encore, si l’on compte le silence radio comme une attitude).

Voilà mon avis. Content ?
Maintenant arrêtez.

Ne demandez pas les avis des gens. Vous ne les lisez pas. Vous n’en tiendrez pas compte et vous le savez. Vous savez qu’un client de perdu, c’est dix de retrouvés ailleurs.

Et vous savez pourquoi ?

Parce que le consommateur n’aura de toute façon pas le choix que de s’empêtrer dans un service pourri, où qu’il aille. Y a personne pour rattraper les autres.
On en est là : où qu’on aille, le service est merdique. Vous le savez, ça aussi. Et vous ne vous en cachez pas.

« les standards de qualité baissent, dans tout le secteur, y compris nos concurrents », m’a-t-on un jour répondu quand je reprochais la qualité d’un produit.
En gros : ils assument faire de la merde, car pourquoi se casser cul à faire les choses bien et à se démarquer si ça coûte plus cher et que ça n’apporte rien d’autre que la satisfaction du client ?

Au final, vos clients ne vous choisissent pas avec le sourire, mais par dépit.
Ah et pour le prix. Quitte à ne pas avoir le choix de la qualité, autant essayer d’aller là où c’est encore moins cher.

Je vous le dis : vous n’êtes pas prêts pour recevoir une réponse honnête.

Étrangement, ceux qui font un boulot de qualité — cher mais exceptionnel — ne nous demandent pas incessamment notre avis, car ils savent qu’on reviendra.

Ils savent qu’ils sont chers.
Ils l’assument et le revendiquent pleinement.

Mais ils le justifient : la qualité ça a un coût, et quand on veut faire les choses bien, on prend le temps et on le facture. Si le client n’est pas prêt pour ça, qu’il aille chez le concurrent, où les prix seront tirés vers le bas, le travail fait à l’arrache, et les produits et outils utilisés peu durables. Ils font la course aux économies, mais la baisse de qualité sera pour vous.

Perso j’en ai assez de ceux là. Je préfère rester avec ceux qui sont discrets mais efficaces. Quand ils sont là, c’est vers eux que je me tourne.

Mais l’exceptionnel reste, malheureusement, l’exception. Ils sont rares.

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J’ai récemment déclaré mes revenus aux impôts, reçu un colis par Chronopost, changé de voiture, fait un transfert bancaire, changé d’assurance auto, commandé des trucs en ligne… Et tous ces trucs ont quelque chose en commun.

Quoi donc ?

Le fait qu’à chaque fois, les sites concernés m’envoient un e-mail pour me demander mon putain d’avis avec une note sur comment s’est passé l’opération que j’ai faite :

E-mail marketing de merde Chronopost.
Mon avis, tu veux vraiment mon avis ?

Déjà, je ne vis pas dans un monde où je recommande un service de livraison à mon entourage au détour d’une conversation. Bon.
D’autant moins quand ce service de livraison appartient au même groupe — La Poste — qui vole ses clients sans qu’on ne puisse faire quoi que ce soit (si ce n’est foutre le feu aux bureaux, mais il paraît que c’est mal considéré par la société, allez comprendre).

Donc mon avis, je le donne ici, sur mon site, en public. Démerdez-vous avec ça.

Chronopost : vous avez fait votre boulot, mais avec 3 jours de retard sur la date annoncée. Vous êtes mauvais. Et en plus j’ai pas eu le choix que de passer par vous. Forcément, quand on écrase la concurrence, on a l’impression d’être les meilleurs, alors qu’en vrai, on est juste de la merde incontournable.

Les impôts : votre site est une galère à utiliser. Une chance que je sois plutôt geek et que je m’en sors après 2 heures. Cela dit, le papier c’était pas mieux. On est rendu à un point où je me sens obligé, à la fin des formulaires dans le champ de texte libre, de m’excuser par avance pour toute erreur que j’aurais pu commettre dans votre foutoir de site, et de faire un récapitulatif des revenus au cas où ils voudraient changer les cases à cocher à ma place. Comptable c’est un métier, et éplucher 26 pages d’un formulaire, on n’a pas idée d’infliger ça à la population.

Mon Assurance : ça s’est bien passé, comme ça doit se passer. Rien de plus, rien de moins. Si je suis chez vous, c’est pour le rapport prestations / prix. Pas pour les pizzas que vous n’offrez pas avec la souscription (au cas où vous voudriez une idée pour vous démarquer réellement).

Ma banque : un transfert de fonds qui fonctionne normalement doit-il mériter un « normal/10 » ou un « oh putain j’adore ma banque épousez-moi/10 » ?

Le constructeur pour la voiture : l’attitude de la concession a été exemplaire, celle de la marque au niveau national, absolument déplorable (et encore, si l’on compte le silence radio comme une attitude).

Voilà mon avis. Content ?
Maintenant arrêtez.

Ne demandez pas les avis des gens. Vous ne les lisez pas. Vous n’en tiendrez pas compte et vous le savez. Vous savez qu’un client de perdu, c’est dix de retrouvés ailleurs.

Et vous savez pourquoi ?

Parce que le consommateur n’aura de toute façon pas le choix que de s’empêtrer dans un service pourri, où qu’il aille. Y a personne pour rattraper les autres.
On en est là : où qu’on aille, le service est merdique. Vous le savez, ça aussi. Et vous ne vous en cachez pas.

« les standards de qualité baissent, dans tout le secteur, y compris nos concurrents », m’a-t-on un jour répondu quand je reprochais la qualité d’un produit.
En gros : ils assument faire de la merde, car pourquoi se casser cul à faire les choses bien et à se démarquer si ça coûte plus cher et que ça n’apporte rien d’autre que la satisfaction du client ?

Au final, vos clients ne vous choisissent pas avec le sourire, mais par dépit.
Ah et pour le prix. Quitte à ne pas avoir le choix de la qualité, autant essayer d’aller là où c’est encore moins cher.

Je vous le dis : vous n’êtes pas prêts pour recevoir une réponse honnête.

Étrangement, ceux qui font un boulot de qualité — cher mais exceptionnel — ne nous demandent pas incessamment notre avis, car ils savent qu’on reviendra.

Ils savent qu’ils sont chers.
Ils l’assument et le revendiquent pleinement.

Mais ils le justifient : la qualité ça a un coût, et quand on veut faire les choses bien, on prend le temps et on le facture. Si le client n’est pas prêt pour ça, qu’il aille chez le concurrent, où les prix seront tirés vers le bas, le travail fait à l’arrache, et les produits et outils utilisés peu durables. Ils font la course aux économies, mais la baisse de qualité sera pour vous.

Perso j’en ai assez de ceux là. Je préfère rester avec ceux qui sont discrets mais efficaces. Quand ils sont là, c’est vers eux que je me tourne.

Mais l’exceptionnel reste, malheureusement, l’exception. Ils sont rares.

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Visiblement il est à la mode de faire des longs trajets en EV pour ensuite conclure que c’est la galère.

Sauf que faire 500 km avec une Zoé, sans charge rapide j’appelle pas ça pertinent (non plus, car cet article débunke lui aussi le test décrit) ; faire 4 000 km en faisant des presque 30 arrêts, ou encore faire 1 000 km avec un SUV en roulant à 130, j’appelle pas ça pertinent non.

Après faut pas s’étonner que 70 % des gens trouvent les EV pas pertinents, quand bien même ils n’ont jamais utilisé de voiture électrique.

Ça ne m’empêche pas de revenir un peu ici, car je trouve ces tests débiles, et que je veux remettre un peu de vrai dans tout ça. Pas pour vous vendre des EV, mais pour remettre les pendules à l’heure avec des informations moins faussées.

Du choix du véhicule

Question : si vous devez transporter une botte de foin dans un pré, vous prenez quoi : un Ford Ranger, ou une Porsche 911 ?

Le Ford Ranger, qui est un gros pickup 4x4, on est d’accord.
Si vous prenez la Porsche 911, et que ça marche pas, vous dites quoi : que la Porsche c’est de la merde, ou que vous êtes juste un peu con ?

Bien.
Vous comprenez où je veux en venir.

Car autant avec une petite thermique (style Clio), on peut aussi facilement faire des distances que faire de la ville, autant, pour les EV, ce n’est pas aussi simple.
Les EV sont nettement moins versatiles.
C’est une de leurs limites. C’est assumé. Des gens travaillent dessus, mais pour l’instant, c’est comme ça.

Les EV ont un rayon d’action sur une seule charge qui est limitée. Certaines sont également limitées en vitesse de charge. Par conséquent, pour faire des distances, on ne prend pas ces voitures. Pas besoin de sortie de Saint-Cyr pour comprendre ça.

Je le redis : aujourd’hui, chaque EV est très adaptée à ce pourquoi elle est faite, mais très mauvaise pour faire tout le reste (avec le principe « qui peut le plus peut le moins » toutefois respecté).

Alors oui, on peut faire un tour de France en Twizzy (voiturette électrique). C’est possible, tout comme on peut le faire en poussette ou en rollers. Mais faut prendre son temps. Un chauffeur de taxi ou un commercial en vadrouille ne peut pas prendre son temps : le temps c’est de l’argent. Lui il lui fait une voiture avec de l’autonomie et dont le plein d’énergie ne prend pas trois heures.

C’est compliqué à comprendre ça ?

Donc la prochaine fois que vous voulez faire un article pour décrire l’expérience de faire des kilomètres en EV, prenez une Tesla Model 3 ou S. Prenez une Porsche Taycan, une Lucid Air, une Ioniq 6 ou tout autre berline taillée pour aller loin.

Ne prenez pas une citadine sans charge rapide, ni un SUV qui draine la batterie plus vite qu’un iPhone 4S en surchauffe.

Du choix de la conduite

Autre point, le style de conduite.
Car oui, la façon de piloter une machine influe sur la quantité d’énergie qu’elle consomme. Je vous l’apprends ?

Déjà, conduire un EV ce n’est pas juste rouler sur une grosse pile. C’est aussi tout un style de conduite à revoir. C’est comme passer d’une cuisinière à bois à une plaque à induction : les temps d’exécution ne sont pas exactement les mêmes.

Sur une thermique, on fait des économies de carburant en diminuant le régime moteur, en accélérant doucement, en passant les rapports de vitesse au plus tôt.
Sur un EV, fini tout ça : le régime moteur, on s’en fiche, et l’accélération n’est pas ce qui vous plombera le trajet.

En EV, ce n’est pas tant le fait d’accélérer qui va plomber votre conso, mais plutôt le fait de ne pas freiner qui va la maintenir. Quand on voit un STOP, inutile de maintenir son allure et de piler cinq mètres avant. Une EV a la possibilité de récupérer son énergie cinétique : il faut utiliser ça. Et ça, ça passe par un freinage doux et anticipé. C’est juste un exemple d’astuce.

Bien-sûr, sur autoroute, on roule sans freiner. Cette astuce ne compte donc que pour les trajets ville.
Sur autoroute, à quoi bon rouler à 130, si c’est pour perdre en recharge ce qu’on gagne en temps de conduite ? À rien ! Sauf si vous aimez attendre et faire des pauses.

Sur le test de Numérama, on parle d’une Nissan Ariya. Les données sont incomplètes sur EV-Database, mais ce Youtubeur allemand qui teste les EV à différentes vitesses obtient les consommations suivantes pour ce modèle :

Ces vitesses sont des vitesses typiques en Allemagne. On peut interpoler pour 110 et 130 en France :

Cela nous donne une idée.

Maintenant c’est quoi le but de tout trajet en voiture ? C’est parcourir des distances en un temps donné. Ainsi, pour un trajet de 500 km :

L’autre facteur à prendre en compte, c’est l’énergie consommée. Dans un EV, cette énergie se traduit ensuite en temps de recharge. Avec le même véhicule :

Maintenant, ce surplus d’énergie doit être remis dans la batterie. Vu que la Ariya a une puissance moyenne de charge de 110 kW dans de bonnes conditions, les 31,5 kW peuvent être remis dans la batterie en environ 20 minutes.

Autrement dit, en roulant à 110 km/h au lieu de 130 km, dans les conditions de cet exemple, on gagne 20 minutes de temps de charge, bien qu’on perde 33 minutes en conduisant.
Au final, le trajet n’est allongé que de 13 minutes, sur un total de 4 heures environ, soit 6 % de temps de plus, pour une économie d’énergie de 32 %).

Est-ce que ça vaut réellement le coup de rouler à 130 ? Sachant que ça fait s’arrêter plus longtemps, plus souvent, et de surcroît engorge les stations (et donc provoquer des files d’attentes en plus) ? Je vous laisse juger.

Par ailleurs, si le trajet est bien fait et bien planifié, la dernière charge d’un tel trajet peut généralement être omise si on peut se recharger une fois arrivé à destination (auquel cas le temps de charge n’est pas « perdu » car on fait d’autre chose entre-temps). Dans ces conditions, rouler moins vite peut effectivement faire gagner du temps.
Et ça c’est sans parler des temps annexes incompressibles : arrivée sur l’aire d’autoroute, branchement, lancement de la charge… qui sont d’autant de temps économisé si l’on réduit le nombre de charges.

Dans l’ensemble, je ne suis donc pas sûr que les 13 minutes de gagnées en roulant à 130 km/h soient réellement là. Au plus on gagnera 5-10 minutes.

De la courbe de charge

Dernier point très important (qui semble être respecté dans le test de Numérama, mais très peu par les autres journalistes et encore moins par les électromobilistes non-avertis) : la façon de charger.
Sur une batterie, que ce soit celle d’une voiture ou celle de votre téléphone, les derniers pourcents sont toujours beaucoup plus lents à compléter.

En gros : charger de 90 à 100 % prend autant de temps que de charger de 10 à 80 %. Sauf que dans le premier cas, on gagne 10 %, dans le second on gagne 70 %. Et donc autant en autonomie.

Ce qu’il faut donc faire, c’est privilégier la plage de 10 à 80 % pour se charger : c’est comme ça qu’on gagne le plus de kilomètres avec le moins de temps d’attente.

Et ici… chaque véhicule est un peu différent. Certains ont une charge la plus rapide entre 20 et 40 %, d’autres entre 30 et 60. Les meilleurs sont très rapides entre 10 et 70 %.

Par ailleurs, la puissance maximale de charge, en pic, n’est pas importante si ce pic n’est pas maintenu dans le temps. Charger à 250 kW durant 1 minutes, puis charger à 50 kW pendant 4 minutes, ça fait une puissance moyenne de 90 kW. Alors que charger à 150 kW durant 5 minutes, c’est nettement moins haut en pic, mais la puissance moyenne est de 150 kW, soit de moitié plus rapide !

D’ailleurs, toutes les bornes ne se valent pas : inutile de brancher une Dacia Spring sur un chargeur 350 kW au lieu d’un 150 kW. Vous n’y gagnerez rien. Par contre, le type avec sa Taycan, lui il y perd. Et pour peu que les chargeurs divisent les puissances de charges entre les bagnoles, vous y perdrez tous les deux en vitesse de charge ! Comme on ne prend pas du gazole sur une voiture essence, on évite de se mettre sur une borne inappropriée qui pourrait profiter à quelqu’un d’autre sans profiter à vous. Tout le monde y gagnera.

Mais pour ça, il faut connaître son véhicule. La plupart des gens s’en fichent et attendront le temps que leur véhicule leur dit de rester, et ils auront raison.

Mais quand on fait du journalisme spécialisé, il peut être bien de mentionner ces bonnes pratiques et ces astuces, et surtout que perdre du temps n’est pas une fatalité.

Conclusion

Pour conclure, c’est assez simple :

Pour commenter sur les articles de presse : je dirais — en tant que nerd du sujet justement — que ces articles me font bondir.
Certes, ils reflètent un usage « grand public non-éclairé », mais j’aurais aimé qu’ils éclairent ce grand public au lieu d’éteindre les quelques flammes qui s’allument lentement.

Je rejoins cependant quelques autres points évoqués dans l’article de Numérama :

Et malgré tout, faire un road-trip en EV est — oui — de plus en plus accessible, mais n’a toujours pas la facilité d’un road-trip en thermique. Inutile de le nier. Ça s’améliore énormément, mais on n’y est pas encore en 2023. Je maintiens toutefois que le souligner c’est bien, mais caricaturer l’ensemble en disant que c’est une galère pas possible, c’est mal.
Finissons toutefois par dire que si le road-trip vous fait peur, ça ne devrait pas gêner comme voiture « de tous les jours » et rechargée à la maison.

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Visiblement il est à la mode de faire des longs trajets en EV pour ensuite conclure que c’est la galère.

Sauf que faire 500 km avec une Zoé, sans charge rapide j’appelle pas ça pertinent (non plus, car cet article débunke lui aussi le test décrit) ; faire 4 000 km en faisant des presque 30 arrêts, ou encore faire 1 000 km avec un SUV en roulant à 130, j’appelle pas ça pertinent non.

Après faut pas s’étonner que 70 % des gens trouvent les EV pas pertinents, quand bien même ils n’ont jamais utilisé de voiture électrique.

Ça ne m’empêche pas de revenir un peu ici, car je trouve ces tests débiles, et que je veux remettre un peu de vrai dans tout ça. Pas pour vous vendre des EV, mais pour remettre les pendules à l’heure avec des informations moins faussées.

Du choix du véhicule

Question : si vous devez transporter une botte de foin dans un pré, vous prenez quoi : un Ford Ranger, ou une Porsche 911 ?

Le Ford Ranger, qui est un gros pickup 4x4, on est d’accord.
Si vous prenez la Porsche 911, et que ça marche pas, vous dites quoi : que la Porsche c’est de la merde, ou que vous êtes juste un peu con ?

Bien.
Vous comprenez où je veux en venir.

Car autant avec une petite thermique (style Clio), on peut aussi facilement faire des distances que faire de la ville, autant, pour les EV, ce n’est pas aussi simple.
Les EV sont nettement moins versatiles.
C’est une de leurs limites. C’est assumé. Des gens travaillent dessus, mais pour l’instant, c’est comme ça.

Les EV ont un rayon d’action sur une seule charge qui est limitée. Certaines sont également limitées en vitesse de charge. Par conséquent, pour faire des distances, on ne prend pas ces voitures. Pas besoin de sortie de Saint-Cyr pour comprendre ça.

Je le redis : aujourd’hui, chaque EV est très adaptée à ce pourquoi elle est faite, mais très mauvaise pour faire tout le reste (avec le principe « qui peut le plus peut le moins » toutefois respecté).

Alors oui, on peut faire un tour de France en Twizzy (voiturette électrique). C’est possible, tout comme on peut le faire en poussette ou en rollers. Mais faut prendre son temps. Un chauffeur de taxi ou un commercial en vadrouille ne peut pas prendre son temps : le temps c’est de l’argent. Lui il lui fait une voiture avec de l’autonomie et dont le plein d’énergie ne prend pas trois heures.

C’est compliqué à comprendre ça ?

Donc la prochaine fois que vous voulez faire un article pour décrire l’expérience de faire des kilomètres en EV, prenez une Tesla Model 3 ou S. Prenez une Porsche Taycan, une Lucid Air, une Ioniq 6 ou tout autre berline taillée pour aller loin.

Ne prenez pas une citadine sans charge rapide, ni un SUV qui draine la batterie plus vite qu’un iPhone 4S en surchauffe.

Du choix de la conduite

Autre point, le style de conduite.
Car oui, la façon de piloter une machine influe sur la quantité d’énergie qu’elle consomme. Je vous l’apprends ?

Déjà, conduire un EV ce n’est pas juste rouler sur une grosse pile. C’est aussi tout un style de conduite à revoir. C’est comme passer d’une cuisinière à bois à une plaque à induction : les temps d’exécution ne sont pas exactement les mêmes.

Sur une thermique, on fait des économies de carburant en diminuant le régime moteur, en accélérant doucement, en passant les rapports de vitesse au plus tôt.
Sur un EV, fini tout ça : le régime moteur, on s’en fiche, et l’accélération n’est pas ce qui vous plombera le trajet.

En EV, ce n’est pas tant le fait d’accélérer qui va plomber votre conso, mais plutôt le fait de ne pas freiner qui va la maintenir. Quand on voit un STOP, inutile de maintenir son allure et de piler cinq mètres avant. Une EV a la possibilité de récupérer son énergie cinétique : il faut utiliser ça. Et ça, ça passe par un freinage doux et anticipé. C’est juste un exemple d’astuce.

Bien-sûr, sur autoroute, on roule sans freiner. Cette astuce ne compte donc que pour les trajets ville.
Sur autoroute, à quoi bon rouler à 130, si c’est pour perdre en recharge ce qu’on gagne en temps de conduite ? À rien ! Sauf si vous aimez attendre et faire des pauses.

Sur le test de Numérama, on parle d’une Nissan Ariya. Les données sont incomplètes sur EV-Database, mais ce Youtubeur allemand qui teste les EV à différentes vitesses obtient les consommations suivantes pour ce modèle :

Ces vitesses sont des vitesses typiques en Allemagne. On peut interpoler pour 110 et 130 en France :

Cela nous donne une idée.

Maintenant c’est quoi le but de tout trajet en voiture ? C’est parcourir des distances en un temps donné. Ainsi, pour un trajet de 500 km :

L’autre facteur à prendre en compte, c’est l’énergie consommée. Dans un EV, cette énergie se traduit ensuite en temps de recharge. Avec le même véhicule :

Maintenant, ce surplus d’énergie doit être remis dans la batterie. Vu que la Ariya a une puissance moyenne de charge de 110 kW dans de bonnes conditions, les 31,5 kW peuvent être remis dans la batterie en environ 20 minutes.

Autrement dit, en roulant à 110 km/h au lieu de 130 km, dans les conditions de cet exemple, on gagne 20 minutes de temps de charge, bien qu’on perde 33 minutes en conduisant.
Au final, le trajet n’est allongé que de 13 minutes, sur un total de 4 heures environ, soit 6 % de temps de plus, pour une économie d’énergie de 32 %).

Est-ce que ça vaut réellement le coup de rouler à 130 ? Sachant que ça fait s’arrêter plus longtemps, plus souvent, et de surcroît engorge les stations (et donc provoquer des files d’attentes en plus) ? Je vous laisse juger.

Par ailleurs, si le trajet est bien fait et bien planifié, la dernière charge d’un tel trajet peut généralement être omise si on peut se recharger une fois arrivé à destination (auquel cas le temps de charge n’est pas « perdu » car on fait d’autre chose entre-temps). Dans ces conditions, rouler moins vite peut effectivement faire gagner du temps.
Et ça c’est sans parler des temps annexes incompressibles : arrivée sur l’aire d’autoroute, branchement, lancement de la charge… qui sont d’autant de temps économisé si l’on réduit le nombre de charges.

Dans l’ensemble, je ne suis donc pas sûr que les 13 minutes de gagnées en roulant à 130 km/h soient réellement là. Au plus on gagnera 5-10 minutes.

De la courbe de charge

Dernier point très important (qui semble être respecté dans le test de Numérama, mais très peu par les autres journalistes et encore moins par les électromobilistes non-avertis) : la façon de charger.
Sur une batterie, que ce soit celle d’une voiture ou celle de votre téléphone, les derniers pourcents sont toujours beaucoup plus lents à compléter.

En gros : charger de 90 à 100 % prend autant de temps que de charger de 10 à 80 %. Sauf que dans le premier cas, on gagne 10 %, dans le second on gagne 70 %. Et donc autant en autonomie.

Ce qu’il faut donc faire, c’est privilégier la plage de 10 à 80 % pour se charger : c’est comme ça qu’on gagne le plus de kilomètres avec le moins de temps d’attente.

Et ici… chaque véhicule est un peu différent. Certains ont une charge la plus rapide entre 20 et 40 %, d’autres entre 30 et 60. Les meilleurs sont très rapides entre 10 et 70 %.

Par ailleurs, la puissance maximale de charge, en pic, n’est pas importante si ce pic n’est pas maintenu dans le temps. Charger à 250 kW durant 1 minutes, puis charger à 50 kW pendant 4 minutes, ça fait une puissance moyenne de 90 kW. Alors que charger à 150 kW durant 5 minutes, c’est nettement moins haut en pic, mais la puissance moyenne est de 150 kW, soit de moitié plus rapide !

D’ailleurs, toutes les bornes ne se valent pas : inutile de brancher une Dacia Spring sur un chargeur 350 kW au lieu d’un 150 kW. Vous n’y gagnerez rien. Par contre, le type avec sa Taycan, lui il y perd. Et pour peu que les chargeurs divisent les puissances de charges entre les bagnoles, vous y perdrez tous les deux en vitesse de charge ! Comme on ne prend pas du gazole sur une voiture essence, on évite de se mettre sur une borne inappropriée qui pourrait profiter à quelqu’un d’autre sans profiter à vous. Tout le monde y gagnera.

Mais pour ça, il faut connaître son véhicule. La plupart des gens s’en fichent et attendront le temps que leur véhicule leur dit de rester, et ils auront raison.

Mais quand on fait du journalisme spécialisé, il peut être bien de mentionner ces bonnes pratiques et ces astuces, et surtout que perdre du temps n’est pas une fatalité.

Conclusion

Pour conclure, c’est assez simple :

Pour commenter sur les articles de presse : je dirais — en tant que nerd du sujet justement — que ces articles me font bondir.
Certes, ils reflètent un usage « grand public non-éclairé », mais j’aurais aimé qu’ils éclairent ce grand public au lieu d’éteindre les quelques flammes qui s’allument lentement.

Je rejoins cependant quelques autres points évoqués dans l’article de Numérama :

Et malgré tout, faire un road-trip en EV est — oui — de plus en plus accessible, mais n’a toujours pas la facilité d’un road-trip en thermique. Inutile de le nier. Ça s’améliore énormément, mais on n’y est pas encore en 2023. Je maintiens toutefois que le souligner c’est bien, mais caricaturer l’ensemble en disant que c’est une galère pas possible, c’est mal.
Finissons toutefois par dire que si le road-trip vous fait peur, ça ne devrait pas gêner comme voiture « de tous les jours » et rechargée à la maison.

";s:7:"dateiso";s:15:"20230530_185854";}s:15:"20230508_075208";a:7:{s:5:"title";s:40:"LaPoste, service client & coup de gueule";s:4:"link";s:91:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2023/05/08/07/52/08-laposte-service-client-coup-de-gueule";s:4:"guid";s:22:"20230508075208-article";s:7:"pubDate";s:31:"Mon, 08 May 2023 07:52:08 +0200";s:11:"description";s:12304:"

Quelques déboires avec le SAV de LaPoste…

Envoi avec LaPoste / Colissimo

Mai 2022.
Notez : c’est bien 2022.

Pour une fois, j’ai voulu envoyer un colis. Naturellement, je passe par la Poste car il me semblait que c’est leur job.

Mon envoi, donc, a été fait le vendredi 13 mai 2022 (oui je sais…), à destination des Pays-Bas.

Le colis traverse la frontière, et là, La Poste sous-traite l’opération à la poste locale, Post NL. Ce sont eux qui ont perdu mon colis (d’après la Poste française, évidemment).

Ceci étant dit, ce n’est pas mon problème : je suis client de La Poste en France et c’est à eux de me rendre des comptes. À eux ensuite de se démerder avec Post NL. Je ne l’invente pas : c’est ce que m’ont dit Post NL. La réclamation doit être fait par moi à La Poste, et ensuite La Poste s’en prend à Post NL. Logique, chacun est client d’un maillon de la chaîne.

Au moment de poster le colis, la postière en France m’a indiqué que le colis serait livré en 5-8 jours en Collissimo. Tu parles : à 18 euros l’envoie d’un paquet de 1 kg, c’était la moindre des choses.

Après 10 jours, le site de suivi de la Poste — quand il veut bien fonctionner — ne montre plus de progrès : le colis ne bouge plus. Le destinataire me confirme avoir interrogé Post NL, qui ont dit que le colis était perdu.

Je vais donc au seul endroit où les community managers répondent, c’est à dire Twitter. Là, un bot me répond et me donne mot pour mot ce que le site de suivi me dit. Ça ne sert donc à rien. Je vais donc sur le site de La Poste, pour faire une réclamation.

Comme la page est particulièrement cachée — essayez donc de la retrouver à partir de la page d’accueil du site — la voici : contact - Colissimo.

Ici, je remplis le formulaire et j’attends.
Après 5 jours supplémentaires, toujours aucune réponse.

Je refais une demande sur Twitter. Un être humain, je crois, daigne me répondre et me dit de patienter. Alors que ça fait quand-même une semaine que le suivi du colis est bloqué et donc bien 15 jours après l’envoi.
Face à cette non-réponse, je refais une réclamation (leur formulaire de 3 page ne me rebute pas : vive le préremplissage).

Une semaine après, soit trois semaines après l’envoi, toujours aucune réponse. Go Twitter. Je tombe directement sur un être humain, je crois. Ce dernier me confirme que deux réclamations sont en attente et seront « traitées dans les meilleurs délais ».

Pour info, ce que je demande est simple :

Ce n’est pas excessif, c’est juste normal. La moindre des choses en fait.

Après une autre semaine d’attente, je reçois un mail de la Poste : ils me demandent de fournir la preuve de dépôt : le « ticket de caisse » de la Poste, qu’il faut toujours conserver jusqu’à livraison ; un descriptif du contenu ; probablement pour qu’ils puissent ouvrir les colis perdus et identifier le miens dans le lot ; et des factures de ce que j’envoie.
Pour ce dernier élément, j’avais une partie des factures, heureusement, mais j’imagine pas trop la tête de la personne qui envoi quelque chose trouvé sur une brocante, par exemple, donc sans facture…

Le colis avait été envoyé le 13 mai, on est désormais le 25 juin et toujours rien.

23 Juillet 2022

Le 23 juillet, toujours rien. Aucune nouvelle. Du coup, je relance le truc sur Twitter : un être humain, je crois, me répond. Je leur donne le numéro de dossier et après quelques minutes, on me répond que le dossier est encore en cours, et que la date de clôture prévisionnelle est prévue au 16 septembre au plus tard.

20 septembre 2022

Le 20 septembre : aucune nouvelle.
Après les avoir recontacté moi-même, on m’indique que le dossier est toujours en cours, que le service concerné a mon dossier.

15 novembre 2022

Le 15 novembre : toujours pas de nouvelles, donc à nouveau une prise de contact sur Twitter. Réponse reçu dans la journée :

Bonjour Timo,
Désolée de cette situation. Je regrette je n'ai pas plus d'informations concernant votre réclamation, je vous invite à contacter le service client international par téléphone au 3631.
Bonne journée,
Lisa

Bref on tourne en rond.

Ah, et vu que ça fait maintenant plus de 6 mois que le colis a été déposé, le numéro de suivi ne fonctionne plus. Ils sont malins hein ?

Quant au 3631, c’est un robot qui demande évidemment le même numéro de suivi (et nous fait reboucler car ce dernier a plus de 6 mois également par téléphone).

18 novembre 2022

Le 18 novembre, je décide de porter ça devant le médiateur de la Poste.

Sauf que… pour ça, je dois d’abord avoir envoyé tout ça au service réclamation niveau 2, tel que détaillé là.

J’envoie donc un e-mail à l’adresse électronique indiquée.

Dans le mail, je détaille ma requête :

Notez qu’à ce stade j’en ai raz le cul et j’ai inclus une ligne où je demande 500 € au titre du préjudice subi : temps perdu, désagrément du colis perdu, etc.

Non je n’ai pas honte : une entreprise fout en l’air un service qu’elle me doit et pour lequel j’ai payé le prix qu’elle a fixé, j’estime normal qu’elle s’excuse quand ils chient dans la colle.
Et comme ça fait 2 670 ans qu’on a inventé l’argent, ça fait aussi 2 670 ans que la question ne se pose plus quant à savoir comment ils pourraient s’excuser.

D’après leur site et de celui du médiateur, ils ont 2 mois pour me répondre.

Rendez-vous en 2023.

20 janvier 2023

Le 20 janvier 2023 : le niveau 2 de la réclamation n’a rien donné. Personne ne m’a jamais répondu.
Je relance la procédure et cette fois il s’agit du médiateur.

Il faut aller sur cette page.

Notez que la saisine du médiateur ne peut se faire que si la réclamation initiale n’a rien donné et que la réclamation niveau 2 n’a rien donné non plus après 2 mois.
J’insiste : le site du médiateur ne fonctionnera pas si tout ceci n’est pas respecté. On doit rentrer les dates et il se bloquera si elles ne sont pas bonnes.

À ce stade, assurez-vous aussi d’avoir :

Ainsi que :

Il vous sera demandé — au terme d’un formulaire interminable — pour justifier de la bonne forme de la procédure (respect des étapes, des délais) :

Attention pour les PJ : si vous avez une connexion internet merdique : après 30 secondes, pour chaque PJ, ça plante et vous devez recommencer l’envoi de celle-ci. Préférez donc des PDF de taille modeste.

Ensuite on vous demandera vos coordonnées et, de manière facultative, celles du destinataire, et enfin le bouton « envoyer ».

À partir de là, quelqu’un va mettre tout le dossier à la poubelle — pardon — vérifier la recevabilité du dossier dans un délais de 3 semaines.

Bien.

Pour être honnête : je n’espère plus rien : j’ai perdu espoir pour revoir le colis ou un quelconque remboursement.

La Poste a rejoint, au même titre que la SNCF, EDF ou encore France Télécom / Orange, le groupe des EFM : entreprises françaises de merde. Typique de l’absurdité administrative de ce pays, où on alloue des ressources considérables à de la bureaucratie destinée à résoudre des problèmes qu’ils n’auraient pas si tous ces bureaucrates papelards et incapables bossaient dans le monde réel, sur le terrain.

Au final on arrive à une société où plus rien ne fonctionne correctement et où tout le monde s’affaire à gérer les plaintes lié au non-fonctionnement plutôt qu’à faire fonctionner le système.

Ouais on en est là.

Je m’emballe, mais c’est bien la vérité : des services de SAV à de multiple niveaux, des call-center et des systèmes de tchatbot à n’en plus finir, des procédures dans tous les sens… tout ça pour essayer de résoudre des problèmes qui ne seraient pas là si le travail était tout simplement fait de façon consciencieuse. Je pense aussi qu’il ne peut en être autrement quand on embauche des singes au salaire minimal plutôt que des gens capables et professionnels au salaire qu’ils méritent.

8 février 2023

18 jours sur les 21 donnés pour répondre. Ils sont grave à l’avance !

On me dit dans un e-mail que mon dossier est recevable et que le médiateur se saisit du dossier. Youpi ?

Ce dernier me demande :

A la lecture de votre dossier, je constate l’absence de la copie de la preuve de dépôt de l'envoi concerné sur laquelle figure les coordonnées expéditeur/destinataire, prix, poids, date, montant d’indemnisations.

Je vous invite donc à me la transmettre dès réception de la présente via le lien […]

Sauf que… je n’ai rien.

J’ai ma preuve de dépôt, oui, où figurent la date et le numéro de l’envoi, mais c’est tout. C’est le seul document que la Poste m’a donné.
Je vais leur transmettre, à défaut.

Le mail indique qu’une réponse me sera donnée dans un délais de 3 mois à partir de leur e-mail. Donc rendez-vous le 8 mai au plus tard.

Pour info : s’ils veulent l’adresse de l’expéditeur ainsi que celui du destinataire, et une liste exhaustive du contenu du paquet, ils n’ont qu’a retrouver le colis et regarder dessus et dedans… Plutôt que d’organiser des ventes aux enchères des colis perdus (mais retrouvés pour la vente, étrangement) et pour lesquels ils n’ont pas de noms (alors que c’est littéralement écrit dessus).

8 mai 2023

8 mai.
Rien.

Je sais, c’est férié. Mais bon, trois mois pour lire un mail, s’ils avaient voulu se bouger le renflement brun, ils l’auraient fait.

Conclusion

Quand on s’appelle « La Poste », on peut prendre le bien des gens, se torcher avec, le détruire, le perdre… sans rien risquer et sans jamais rembourser quoi que ce soit.

Et faire perdre un an de procédures à ses clients.

Mème : c’est beau, c’est français.

";s:7:"content";s:12307:"

Quelques déboires avec le SAV de LaPoste…

Envoi avec LaPoste / Colissimo

Mai 2022.
Notez : c’est bien 2022.

Pour une fois, j’ai voulu envoyer un colis. Naturellement, je passe par la Poste car il me semblait que c’est leur job.

Mon envoi, donc, a été fait le vendredi 13 mai 2022 (oui je sais…), à destination des Pays-Bas.

Le colis traverse la frontière, et là, La Poste sous-traite l’opération à la poste locale, Post NL. Ce sont eux qui ont perdu mon colis (d’après la Poste française, évidemment).

Ceci étant dit, ce n’est pas mon problème : je suis client de La Poste en France et c’est à eux de me rendre des comptes. À eux ensuite de se démerder avec Post NL. Je ne l’invente pas : c’est ce que m’ont dit Post NL. La réclamation doit être fait par moi à La Poste, et ensuite La Poste s’en prend à Post NL. Logique, chacun est client d’un maillon de la chaîne.

Au moment de poster le colis, la postière en France m’a indiqué que le colis serait livré en 5-8 jours en Collissimo. Tu parles : à 18 euros l’envoie d’un paquet de 1 kg, c’était la moindre des choses.

Après 10 jours, le site de suivi de la Poste — quand il veut bien fonctionner — ne montre plus de progrès : le colis ne bouge plus. Le destinataire me confirme avoir interrogé Post NL, qui ont dit que le colis était perdu.

Je vais donc au seul endroit où les community managers répondent, c’est à dire Twitter. Là, un bot me répond et me donne mot pour mot ce que le site de suivi me dit. Ça ne sert donc à rien. Je vais donc sur le site de La Poste, pour faire une réclamation.

Comme la page est particulièrement cachée — essayez donc de la retrouver à partir de la page d’accueil du site — la voici : contact - Colissimo.

Ici, je remplis le formulaire et j’attends.
Après 5 jours supplémentaires, toujours aucune réponse.

Je refais une demande sur Twitter. Un être humain, je crois, daigne me répondre et me dit de patienter. Alors que ça fait quand-même une semaine que le suivi du colis est bloqué et donc bien 15 jours après l’envoi.
Face à cette non-réponse, je refais une réclamation (leur formulaire de 3 page ne me rebute pas : vive le préremplissage).

Une semaine après, soit trois semaines après l’envoi, toujours aucune réponse. Go Twitter. Je tombe directement sur un être humain, je crois. Ce dernier me confirme que deux réclamations sont en attente et seront « traitées dans les meilleurs délais ».

Pour info, ce que je demande est simple :

Ce n’est pas excessif, c’est juste normal. La moindre des choses en fait.

Après une autre semaine d’attente, je reçois un mail de la Poste : ils me demandent de fournir la preuve de dépôt : le « ticket de caisse » de la Poste, qu’il faut toujours conserver jusqu’à livraison ; un descriptif du contenu ; probablement pour qu’ils puissent ouvrir les colis perdus et identifier le miens dans le lot ; et des factures de ce que j’envoie.
Pour ce dernier élément, j’avais une partie des factures, heureusement, mais j’imagine pas trop la tête de la personne qui envoi quelque chose trouvé sur une brocante, par exemple, donc sans facture…

Le colis avait été envoyé le 13 mai, on est désormais le 25 juin et toujours rien.

23 Juillet 2022

Le 23 juillet, toujours rien. Aucune nouvelle. Du coup, je relance le truc sur Twitter : un être humain, je crois, me répond. Je leur donne le numéro de dossier et après quelques minutes, on me répond que le dossier est encore en cours, et que la date de clôture prévisionnelle est prévue au 16 septembre au plus tard.

20 septembre 2022

Le 20 septembre : aucune nouvelle.
Après les avoir recontacté moi-même, on m’indique que le dossier est toujours en cours, que le service concerné a mon dossier.

15 novembre 2022

Le 15 novembre : toujours pas de nouvelles, donc à nouveau une prise de contact sur Twitter. Réponse reçu dans la journée :

Bonjour Timo,
Désolée de cette situation. Je regrette je n'ai pas plus d'informations concernant votre réclamation, je vous invite à contacter le service client international par téléphone au 3631.
Bonne journée,
Lisa

Bref on tourne en rond.

Ah, et vu que ça fait maintenant plus de 6 mois que le colis a été déposé, le numéro de suivi ne fonctionne plus. Ils sont malins hein ?

Quant au 3631, c’est un robot qui demande évidemment le même numéro de suivi (et nous fait reboucler car ce dernier a plus de 6 mois également par téléphone).

18 novembre 2022

Le 18 novembre, je décide de porter ça devant le médiateur de la Poste.

Sauf que… pour ça, je dois d’abord avoir envoyé tout ça au service réclamation niveau 2, tel que détaillé là.

J’envoie donc un e-mail à l’adresse électronique indiquée.

Dans le mail, je détaille ma requête :

Notez qu’à ce stade j’en ai raz le cul et j’ai inclus une ligne où je demande 500 € au titre du préjudice subi : temps perdu, désagrément du colis perdu, etc.

Non je n’ai pas honte : une entreprise fout en l’air un service qu’elle me doit et pour lequel j’ai payé le prix qu’elle a fixé, j’estime normal qu’elle s’excuse quand ils chient dans la colle.
Et comme ça fait 2 670 ans qu’on a inventé l’argent, ça fait aussi 2 670 ans que la question ne se pose plus quant à savoir comment ils pourraient s’excuser.

D’après leur site et de celui du médiateur, ils ont 2 mois pour me répondre.

Rendez-vous en 2023.

20 janvier 2023

Le 20 janvier 2023 : le niveau 2 de la réclamation n’a rien donné. Personne ne m’a jamais répondu.
Je relance la procédure et cette fois il s’agit du médiateur.

Il faut aller sur cette page.

Notez que la saisine du médiateur ne peut se faire que si la réclamation initiale n’a rien donné et que la réclamation niveau 2 n’a rien donné non plus après 2 mois.
J’insiste : le site du médiateur ne fonctionnera pas si tout ceci n’est pas respecté. On doit rentrer les dates et il se bloquera si elles ne sont pas bonnes.

À ce stade, assurez-vous aussi d’avoir :

Ainsi que :

Il vous sera demandé — au terme d’un formulaire interminable — pour justifier de la bonne forme de la procédure (respect des étapes, des délais) :

Attention pour les PJ : si vous avez une connexion internet merdique : après 30 secondes, pour chaque PJ, ça plante et vous devez recommencer l’envoi de celle-ci. Préférez donc des PDF de taille modeste.

Ensuite on vous demandera vos coordonnées et, de manière facultative, celles du destinataire, et enfin le bouton « envoyer ».

À partir de là, quelqu’un va mettre tout le dossier à la poubelle — pardon — vérifier la recevabilité du dossier dans un délais de 3 semaines.

Bien.

Pour être honnête : je n’espère plus rien : j’ai perdu espoir pour revoir le colis ou un quelconque remboursement.

La Poste a rejoint, au même titre que la SNCF, EDF ou encore France Télécom / Orange, le groupe des EFM : entreprises françaises de merde. Typique de l’absurdité administrative de ce pays, où on alloue des ressources considérables à de la bureaucratie destinée à résoudre des problèmes qu’ils n’auraient pas si tous ces bureaucrates papelards et incapables bossaient dans le monde réel, sur le terrain.

Au final on arrive à une société où plus rien ne fonctionne correctement et où tout le monde s’affaire à gérer les plaintes lié au non-fonctionnement plutôt qu’à faire fonctionner le système.

Ouais on en est là.

Je m’emballe, mais c’est bien la vérité : des services de SAV à de multiple niveaux, des call-center et des systèmes de tchatbot à n’en plus finir, des procédures dans tous les sens… tout ça pour essayer de résoudre des problèmes qui ne seraient pas là si le travail était tout simplement fait de façon consciencieuse. Je pense aussi qu’il ne peut en être autrement quand on embauche des singes au salaire minimal plutôt que des gens capables et professionnels au salaire qu’ils méritent.

8 février 2023

18 jours sur les 21 donnés pour répondre. Ils sont grave à l’avance !

On me dit dans un e-mail que mon dossier est recevable et que le médiateur se saisit du dossier. Youpi ?

Ce dernier me demande :

A la lecture de votre dossier, je constate l’absence de la copie de la preuve de dépôt de l'envoi concerné sur laquelle figure les coordonnées expéditeur/destinataire, prix, poids, date, montant d’indemnisations.

Je vous invite donc à me la transmettre dès réception de la présente via le lien […]

Sauf que… je n’ai rien.

J’ai ma preuve de dépôt, oui, où figurent la date et le numéro de l’envoi, mais c’est tout. C’est le seul document que la Poste m’a donné.
Je vais leur transmettre, à défaut.

Le mail indique qu’une réponse me sera donnée dans un délais de 3 mois à partir de leur e-mail. Donc rendez-vous le 8 mai au plus tard.

Pour info : s’ils veulent l’adresse de l’expéditeur ainsi que celui du destinataire, et une liste exhaustive du contenu du paquet, ils n’ont qu’a retrouver le colis et regarder dessus et dedans… Plutôt que d’organiser des ventes aux enchères des colis perdus (mais retrouvés pour la vente, étrangement) et pour lesquels ils n’ont pas de noms (alors que c’est littéralement écrit dessus).

8 mai 2023

8 mai.
Rien.

Je sais, c’est férié. Mais bon, trois mois pour lire un mail, s’ils avaient voulu se bouger le renflement brun, ils l’auraient fait.

Conclusion

Quand on s’appelle « La Poste », on peut prendre le bien des gens, se torcher avec, le détruire, le perdre… sans rien risquer et sans jamais rembourser quoi que ce soit.

Et faire perdre un an de procédures à ses clients.

Mème : c’est beau, c’est français.

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« Le chef a toujours raison. »

On rigole de cette « règle », mais c’est essentiellement ça qui fait que beaucoup de choses ne tournent plus rond un peu partout. Que ce soit dans une entreprise, à la tête d’un pays, ou dans une association, une équipe de sport, ou tout groupe de personne qui veut accomplir quelque chose.

Une personne ne peut pas tout faire. Elle doit déléguer et faire confiance. Pour ça, elle s’entoure de personnes expertes dans les tâches qu’on leur confie. Ces gens vont alors effectuer ces tâches de la manière qu’ils connaissent, grâce à leur formation, leur expérience.

Car oui : on recrute des gens experts non pas pour leur dire comment travailler, mais pour leur dire quel résultat ont attend d’eux. C’est à eux de savoir et de choisir comment ils travaillent. La structure doit leur donner les moyens, et ils donneront des résultats.

Est-ce que c’est ce qui se passe en vrai ?

Pas toujours.
Rarement, en fait.

On a plutôt tendance à se voir dire ce qu’on doit faire ET comment on doit le faire.
On n’est alors que les mains de gens non-experts qui n’en ont pas suffisamment à leur goût. Or c’est comme ça qu’on pousse les gens à ne plus rien faire du tout, car s’ils agissent ça ne sera jamais comme le chef le voudrait. Donc on ne fait rien. Donc rien ne progresse. Et on coule.

La hiérarchie est là pour poser un cahier des charges : à dire où on veut aller. Les experts (à leur poste) sont là pour faire en sorte — par une méthode qui est à leur discrétion — de parvenir au résultat demandé.
Mais le chef, la hiérarchie, qui admet d’ailleurs très bien « [qu’il n’est] pas un expert », n’a pas à dire comment les choses doivent être faites. Est-ce qu’il sait faire lui ? Très certainement que non. Quelle valeur a sa parole face à l’ouvrier qui pilote sa machine depuis 30 ans ?

Peu importe le grade : n’essayez pas d’apprendre leur boulot aux gens que vous recrutez. Si la personne n’y arrive pas, vous n’avez pas pris la bonne. Cherchez mieux. Mais s’il est compétant et sait ce qu’il fait, fermez-la et laissez-le travailler.

Merci.

";s:7:"content";s:2286:"

« Le chef a toujours raison. »

On rigole de cette « règle », mais c’est essentiellement ça qui fait que beaucoup de choses ne tournent plus rond un peu partout. Que ce soit dans une entreprise, à la tête d’un pays, ou dans une association, une équipe de sport, ou tout groupe de personne qui veut accomplir quelque chose.

Une personne ne peut pas tout faire. Elle doit déléguer et faire confiance. Pour ça, elle s’entoure de personnes expertes dans les tâches qu’on leur confie. Ces gens vont alors effectuer ces tâches de la manière qu’ils connaissent, grâce à leur formation, leur expérience.

Car oui : on recrute des gens experts non pas pour leur dire comment travailler, mais pour leur dire quel résultat ont attend d’eux. C’est à eux de savoir et de choisir comment ils travaillent. La structure doit leur donner les moyens, et ils donneront des résultats.

Est-ce que c’est ce qui se passe en vrai ?

Pas toujours.
Rarement, en fait.

On a plutôt tendance à se voir dire ce qu’on doit faire ET comment on doit le faire.
On n’est alors que les mains de gens non-experts qui n’en ont pas suffisamment à leur goût. Or c’est comme ça qu’on pousse les gens à ne plus rien faire du tout, car s’ils agissent ça ne sera jamais comme le chef le voudrait. Donc on ne fait rien. Donc rien ne progresse. Et on coule.

La hiérarchie est là pour poser un cahier des charges : à dire où on veut aller. Les experts (à leur poste) sont là pour faire en sorte — par une méthode qui est à leur discrétion — de parvenir au résultat demandé.
Mais le chef, la hiérarchie, qui admet d’ailleurs très bien « [qu’il n’est] pas un expert », n’a pas à dire comment les choses doivent être faites. Est-ce qu’il sait faire lui ? Très certainement que non. Quelle valeur a sa parole face à l’ouvrier qui pilote sa machine depuis 30 ans ?

Peu importe le grade : n’essayez pas d’apprendre leur boulot aux gens que vous recrutez. Si la personne n’y arrive pas, vous n’avez pas pris la bonne. Cherchez mieux. Mais s’il est compétant et sait ce qu’il fait, fermez-la et laissez-le travailler.

Merci.

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Celside, j’en avais parlé .

Ce sont des assureurs pour mobile, membre de la SFAM (société française des arnaques mobile, je crois).

Bref, juste pour dire que ce soit ils m’ont appelés. Ils ont laissé un message (je ne réponds jamais au téléphone). Ils me disent que je suis un ancien client (à cause de mon contrat passé). Ils me disent aussi que le contrat est bien clôturé.

Ensuite, ils me disent que j’ai gagné un iPhone 12.

Super.

Allez-vous faire foutre, Celside.

J’ai pas besoin de votre charité à deux balles.

Et ne me rappelez plus.

";s:7:"content";s:794:"

Celside, j’en avais parlé .

Ce sont des assureurs pour mobile, membre de la SFAM (société française des arnaques mobile, je crois).

Bref, juste pour dire que ce soit ils m’ont appelés. Ils ont laissé un message (je ne réponds jamais au téléphone). Ils me disent que je suis un ancien client (à cause de mon contrat passé). Ils me disent aussi que le contrat est bien clôturé.

Ensuite, ils me disent que j’ai gagné un iPhone 12.

Super.

Allez-vous faire foutre, Celside.

J’ai pas besoin de votre charité à deux balles.

Et ne me rappelez plus.

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i

Max Planck: "la vérité scientifique ne triomphe pas en convainquant ses détracteurs mais plutôt parce que les opposants finissent par disparaître et qu'une nouvelle génération plus familière de cette vérité finit par apparaître". Les comptes pro-science de twitter en sueur.

C’est un tweet auquel je me permets de répondre.

Il ne s’agit pas tant d’une réponse directe.

Ce qui est la réalité, reste la réalité, or quand on montre à quelqu’un que le ciel est bleu et qu’ils continuent de dire qu’il est vert, je considère qu’il n’y a plus rien à faire ou à répondre. Ce ne serait que du temps de perdu.

Je m’adresse donc d’avantage à tous les « pro-science » ici dénoncés.

Donc voici ma réponse.

Lord Kelvin en 1902 à la question « pensez-vous qu’un aéronef puisse traverser l’Atlantique ? », répondit « absolument impossible » et ajouta « l’aviation n’aura jamais un succès en pratique » (source)

J’aurais pu parler de son fameux « la physique n’a aucun avenir », si ce n’était qu’il n’a jamais dit ça et que c’était un peu plus subtil.
Kelvin, en 1901, a tenu une conférence sur l’état de la science de son époque, et intitulée « Nuages ​​du dix-neuvième siècle sur la théorie dynamique de la chaleur et de la lumière » (Nineteenth-Century Clouds Over the Dynamical Theory of Heat and Light).

Les deux problèmes qui restaient à résoudre à l’époque, après un siècle de découvertes immenses en science, furent :

Bref, deux petits problèmes dans deux expériences assez simples.

Deux petits nuages.

Si vous avez déjà entendu tout ça, alors vous savez que ces « deux petits nuages » ont finalement été à l’origine des deux plus gros orages jamais connus en physique : la relativité générale et la physique quantique, qui sont aujourd’hui les deux piliers de la toute la physique.

Je m’arrête là, mais tout ça pour dire que les citations de Kelvin ou de Planck font de jolies anecdotes (en supposant qu’elles soient vraies), mais c’est globalement insignifiant quand-même.

Pour le dire autrement : ce n’est pas parce qu’on s’appelle Lord Kelvin que tout ce qu’on dit sur l’avenir est une prémonition.

Pour un revenir au tweet d’origine et contrairement à ce qu’il (ou Planck) partage : non, les détracteurs d’une réalité scientifique ne disparaissent pas comme ça. Et sûrement pas quand la désinformation se répand comme un virus. Si c’était le cas, toute la science démontrée serait universellement admise.

Seuls les enfants poseraient des questions, on leur répondrait et leur ignorance à leur tour disparaîtrait. Or, en 2023, on est encore à combattre l’idée de la Terre-plate plus de 2 500 ans après que la sphéricité de la Terre fut constatée par l’expérience.

Comment peut-on sincèrement dire dans ces conditions que l’ignorance s’efface avec le temps ?

Et donc oui, combattre l’obscurantisme par la simplification et la vulgarisation est nécessaire. Constamment. Et ça le sera pour toujours.

C’est l’incompréhension d’une chose qui amène à son rejet, son rejet qui mène à la peur, la peur qui mène à s’opposer à la réalité.

Et quand cela mène à certains problèmes, comme le réchauffement du climat, je ne pense pas exagérer en disant que la survie même de notre espèce en est compromise.
Et malheureusement, le fait que la science véhicule une réalité objective, ne signifie pas qu’elle gagne cette guerre : certains projets et certaines solutions visant à mitiger ces problèmes peuvent être terminées à cause de ça.

Plus il y a de science de faite, plus il y’a de réalité à défendre. Et si aujourd’hui on doit encore défendre la Terre ronde, comment voulez-vous qu’on défende la chromodynamique quantique ou l’expansion de l’univers face à ceux qui brandissent un simple bouquin comme « preuve » de l’Existence ?

Oui, l’ignorance est un choix.
Et celui d’aller à notre perte également.

Et les deux sont beaucoup plus liés qu’on ne le croit.
Combattre l’ignorance, c’est résister face à ça. Et c’est un combat permanent.


PS : Ceci est un article écrit il y a plusieurs mois, mais jamais publié, comme tant de choses sur ce site. Il s’agissait d’une réaction à un tweet qui m’a fait bondir.

Ce tweet n’existe plus aujourd’hui, son auteur semble l’avoir supprimé.

Je le cite (recopié à l’époque) mais n’y met pas le lien, qui est mort. Hormis ce petit paragraphe de « contexte », qui est juste là pour expliquer ça, le reste de l’article me semblait apte à être publié, après relecture et lissage.

Ah et : les résultats Google pour la citation renvoient vers des tweets, mais aucun d’eux n’est celui sur lequel j’étais tombé.

image d’en-tête de Daniel Schrädler

";s:7:"content";s:6055:"

i

Max Planck: "la vérité scientifique ne triomphe pas en convainquant ses détracteurs mais plutôt parce que les opposants finissent par disparaître et qu'une nouvelle génération plus familière de cette vérité finit par apparaître". Les comptes pro-science de twitter en sueur.

C’est un tweet auquel je me permets de répondre.

Il ne s’agit pas tant d’une réponse directe.

Ce qui est la réalité, reste la réalité, or quand on montre à quelqu’un que le ciel est bleu et qu’ils continuent de dire qu’il est vert, je considère qu’il n’y a plus rien à faire ou à répondre. Ce ne serait que du temps de perdu.

Je m’adresse donc d’avantage à tous les « pro-science » ici dénoncés.

Donc voici ma réponse.

Lord Kelvin en 1902 à la question « pensez-vous qu’un aéronef puisse traverser l’Atlantique ? », répondit « absolument impossible » et ajouta « l’aviation n’aura jamais un succès en pratique » (source)

J’aurais pu parler de son fameux « la physique n’a aucun avenir », si ce n’était qu’il n’a jamais dit ça et que c’était un peu plus subtil.
Kelvin, en 1901, a tenu une conférence sur l’état de la science de son époque, et intitulée « Nuages ​​du dix-neuvième siècle sur la théorie dynamique de la chaleur et de la lumière » (Nineteenth-Century Clouds Over the Dynamical Theory of Heat and Light).

Les deux problèmes qui restaient à résoudre à l’époque, après un siècle de découvertes immenses en science, furent :

Bref, deux petits problèmes dans deux expériences assez simples.

Deux petits nuages.

Si vous avez déjà entendu tout ça, alors vous savez que ces « deux petits nuages » ont finalement été à l’origine des deux plus gros orages jamais connus en physique : la relativité générale et la physique quantique, qui sont aujourd’hui les deux piliers de la toute la physique.

Je m’arrête là, mais tout ça pour dire que les citations de Kelvin ou de Planck font de jolies anecdotes (en supposant qu’elles soient vraies), mais c’est globalement insignifiant quand-même.

Pour le dire autrement : ce n’est pas parce qu’on s’appelle Lord Kelvin que tout ce qu’on dit sur l’avenir est une prémonition.

Pour un revenir au tweet d’origine et contrairement à ce qu’il (ou Planck) partage : non, les détracteurs d’une réalité scientifique ne disparaissent pas comme ça. Et sûrement pas quand la désinformation se répand comme un virus. Si c’était le cas, toute la science démontrée serait universellement admise.

Seuls les enfants poseraient des questions, on leur répondrait et leur ignorance à leur tour disparaîtrait. Or, en 2023, on est encore à combattre l’idée de la Terre-plate plus de 2 500 ans après que la sphéricité de la Terre fut constatée par l’expérience.

Comment peut-on sincèrement dire dans ces conditions que l’ignorance s’efface avec le temps ?

Et donc oui, combattre l’obscurantisme par la simplification et la vulgarisation est nécessaire. Constamment. Et ça le sera pour toujours.

C’est l’incompréhension d’une chose qui amène à son rejet, son rejet qui mène à la peur, la peur qui mène à s’opposer à la réalité.

Et quand cela mène à certains problèmes, comme le réchauffement du climat, je ne pense pas exagérer en disant que la survie même de notre espèce en est compromise.
Et malheureusement, le fait que la science véhicule une réalité objective, ne signifie pas qu’elle gagne cette guerre : certains projets et certaines solutions visant à mitiger ces problèmes peuvent être terminées à cause de ça.

Plus il y a de science de faite, plus il y’a de réalité à défendre. Et si aujourd’hui on doit encore défendre la Terre ronde, comment voulez-vous qu’on défende la chromodynamique quantique ou l’expansion de l’univers face à ceux qui brandissent un simple bouquin comme « preuve » de l’Existence ?

Oui, l’ignorance est un choix.
Et celui d’aller à notre perte également.

Et les deux sont beaucoup plus liés qu’on ne le croit.
Combattre l’ignorance, c’est résister face à ça. Et c’est un combat permanent.


PS : Ceci est un article écrit il y a plusieurs mois, mais jamais publié, comme tant de choses sur ce site. Il s’agissait d’une réaction à un tweet qui m’a fait bondir.

Ce tweet n’existe plus aujourd’hui, son auteur semble l’avoir supprimé.

Je le cite (recopié à l’époque) mais n’y met pas le lien, qui est mort. Hormis ce petit paragraphe de « contexte », qui est juste là pour expliquer ça, le reste de l’article me semblait apte à être publié, après relecture et lissage.

Ah et : les résultats Google pour la citation renvoient vers des tweets, mais aucun d’eux n’est celui sur lequel j’étais tombé.

image d’en-tête de Daniel Schrädler

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Photo de lignes électriques.
Dans le tarif Bleu d’EDF, et outre l’option Base et l’option heures creuses / heures pleines (HC/HP), EDF propose également une option appelée « Tempo ». Il pousse encore plus loin de concept des HC/HP, en proposant non plus deux tarifs différents, mais six, dont cinq sont moins chers et un plus cher.

L’idée des HC/HP est d’inciter les gens à faire tourner leurs appareils la nuit plutôt que le jour. Pourquoi ? Car la nuit, la demande en électricité est très faible, et le jour, très forte. En décalant sa conso la nuit, on décale les pics de consommation et donc la charge sur le réseau. Ça arrange EDF (en production) et RTE (en transport).

En échange de cette souscription à la place du tarif de base et de la volonté de décaler sa consommation, on paye un peu plus cher le jour (10 % en plus) mais on paye bien moins cher la nuit (25 %).
Autrement dit, avec un peu de méthode, ça touche directement au portefeuille et dans le bon sens.

Le tarif Tempo pousse l’idée encore plus loin. On conserve l’idée d’une différentiation jour / nuit, mais on ajoute aussi une différentiation sur les jours de l’année. Ainsi, on trouvera des jours rouges, des jours blancs, et des jours bleus :

C’est RTE qui fixe la « couleur » du jour. Dans une année de 365 jours (qu’ils comptent de septembre à août) ils ont droit de poser :

Il est à noter que par rapport au tarif de base, le tarif en tempo est toujours avantageux, sauf 22 jours par an, et dans ce cas, seulement en journée.

Bien-sûr, pour que ça soit rentable, il faut pouvoir décaler sa consommation. C’est-à-dire la nuit, toutes les nuits, mais aussi hors des jours rouges. Or, les journées rouges sont les jours où tout le monde consomme plus, et probablement vous y compris. Néanmoins, ce n’est pas forcément un problème si on se chauffe autrement qu’à l’électricité par exemple.

Voici les tarifs EDF, extraits de leur brochure tarifaire :

Tableau des tarifs EDF 2023.
Tarif Bleu EDF en 2023, prix en centimes d’euros (source)

Dans mon cas

Dans mon cas, je n’ai pas le gaz. Tout est électrique : cuisine, chauffage, eau chaude, voiture, et tous les autres appareils.

Mes trois gros postes de consommation sont l’eau chaude, la voiture et le chauffage (en hiver). Le chauffe-eau et la voiture sont déjà programmées pour fonctionner exclusivement la nuit.

Deux des trois sont donc décalés la nuit, le choix d’être en HC/HP était totalement logique. Sur une année, je consomme 3 fois plus en heures creuses qu’en heures pleines : cette option était déjà attractive pour moi et je l’avais aussi déjà.

Et cela se voit sur la facture !

Avec le Linky et depuis le site d’EDF, on peut récupérer ses données de consommation. J’ai donc fait le calcul sur tout 2022.

Si j’étais resté en tarif Base, j’aurais payé 1 042 €.
Grâce à l’option HC/HP, je suis passé à 924 €.

J’ai donc gagné environ 10 % sur la facture.

Pas mal, surtout que je n’ai rien eu à faire sinon à programmer la voiture et le chauffe-eau une bonne fois pour toutes. Le chauffe-eau était lui déjà branché sur un rupteur activé par le signal « heures creuses » du réseau EDF.

Et en Tempo, ça donne quoi ?

Je viens de passer en Tempo depuis un mois, après en avoir découvert l’existence il n’y a pas longtemps.

Je n’ai pas beaucoup de recul avec l’utilisation en Tempo et en adaptant la consommation pour le moment. Néanmoins, vu que c’est plus attractif la grande majorité du temps et que je continue de consommer surtout la nuit, ça ne peut qu’être intéressant.

Pour en être absolument sûr, j’ai fait une simulation sur l’année 2022 : avec les consommations passées, est-ce que l’option Tempo aurait été attractive ?

J’ai simplement appliqué la facturation Tempo à ma conso sur 2022, en appliquant les différents tarifs sur les différents jours de l’année. Et là, j’obtiens un total de 765 € en Tempo, contre 924 € en HC/HP (et 1 042 en base).

J’aurais donc économisé 277 €, soit pas loin de 25 % de la facture par rapport au tarif Base, et environ 20 % par rapport au tarif HC/HP.

Autrement dit, c’est une option très intéressante pour moi !

Mieux : ceci est une estimation sur ma conso réelle, mais surtout, non-optimisée. Nul doute qu’avec quelques ajustements, essentiellement les jours rouges, je peux économiser beaucoup plus. Et à raison de 0,67 € par kWh en HP les jours rouges, les économies, si elles sont possibles, vont être très faciles.

Une chose notable : sur ces 765 €, il y a 289 € pour les seuls 22 jours rouges. C’est presque autant que les 300 jours bleus, où j’aurais payé 353 € au total !
Le kilowattheure est environ 7 fois plus cher en HP-Rouge qu’en HC-bleu. Cela va donc très vite dès qu’on a trouvé comme décaler sa consommation.

Est-ce que cette tarification est faite pour vous ?

Déjà, si vous n’avez pas envie de vous embêter avec les HC/HP et la couleur des jours, c’est simple : l’option n’est pas faite pour vous. Il faut le pouvoir, mais aussi le vouloir.

Ensuite, si vous utilisez peu le chauffage électrique et que votre ballon d’eau chaude et même éventuellement votre voiture électrique sont programmés pour tourner la nuit, faites une simulation ! L’option HC/HP est probablement très clairement faite pour vous, et peut-être l’option Tempo aussi.

Il faut bien voir que seuls les HP rouges sont beaucoup plus chères, et ça ne concerne que la période diurne et au cours de seulement 22 jours par an.

Maintenant, il y a fort à parier que les économies tout le reste de l’année peut très facilement être suffisant pour dépasser la perte sur quelques journées rouges. C’est exactement mon cas : en appliquant une tarification Tempo sur ma conso de l’an dernier, ma facture diminue immédiatement de 20 % !
Bien-sûr, l’idée est d’inciter à décaler sa consommation, histoire de consommer quand l’électricité est disponible et quand elle est la moins chère possible.

Si vous avez un chauffe-eau programmable et véhicule électrique, et bien-sûr si cette gymnastique vous amuse, alors Tempo est fait pour vous (à condition de ne pas avoir un très gros poste de consommation à côté et en journée, comme un grand besoin de chauffage électrique par exemple.

Quelques points supplémentaires

En vrac :

Sur les HC/HP :

Sur les couleurs :

Sur votre Linky, vous pouvez voir quel tarif est appliqué en ce moment. Il s’agit de l’index qui a le petit astérisque devant : « * ». Il n’est pas possible par contre de voir quel sera le jour de demain directement sur le compteur. Il existe par contre les sites qui permettent de voir ça :

Ces outils sont branchés sur les API de RTE/EDF.

On peut aussi demander à être notifié par mail ou SMS dès que la couleur du lendemain est connu d’EDF. Dans mon cas, juste pour voir, je constate que le SMS n’est envoyé que si le lendemain est rouge. Si c’est bleu ou blanc, je ne reçois rien.

Conclusion

Je ne cherche pas ici à vous pousser vers l’option Tempo.

Mon but ici est de :

Ce dernier point est évidemment subordonné à quelques ajustements de votre consommation, mais c’est possible et dans certains cas, facile.
Il est même possible que ce soit déjà attractif sans rien changer si vous consommez déjà majoritairement la nuit.

En bref, renseignez-vous !

Pour ceux qui veulent, voici mon tableau avec les jours, dans lequel il suffit de coller les données en page 1 que vous donne EDF (si vous avez un Linky et êtes déjà en HP/HC) et pour l’année 2022, et de voir en page 2 le résultat :

Ça n’est pas à prendre pour argent comptant, car c’est une simulation, mais ça donne une idée : si vous avez, comme moi, déjà une différence de −20 % sur votre facture, alors le gain n’est pas trop à démontrer.

image d’en-tête de Chris Hunkeler

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Photo de lignes électriques.
Dans le tarif Bleu d’EDF, et outre l’option Base et l’option heures creuses / heures pleines (HC/HP), EDF propose également une option appelée « Tempo ». Il pousse encore plus loin de concept des HC/HP, en proposant non plus deux tarifs différents, mais six, dont cinq sont moins chers et un plus cher.

L’idée des HC/HP est d’inciter les gens à faire tourner leurs appareils la nuit plutôt que le jour. Pourquoi ? Car la nuit, la demande en électricité est très faible, et le jour, très forte. En décalant sa conso la nuit, on décale les pics de consommation et donc la charge sur le réseau. Ça arrange EDF (en production) et RTE (en transport).

En échange de cette souscription à la place du tarif de base et de la volonté de décaler sa consommation, on paye un peu plus cher le jour (10 % en plus) mais on paye bien moins cher la nuit (25 %).
Autrement dit, avec un peu de méthode, ça touche directement au portefeuille et dans le bon sens.

Le tarif Tempo pousse l’idée encore plus loin. On conserve l’idée d’une différentiation jour / nuit, mais on ajoute aussi une différentiation sur les jours de l’année. Ainsi, on trouvera des jours rouges, des jours blancs, et des jours bleus :

C’est RTE qui fixe la « couleur » du jour. Dans une année de 365 jours (qu’ils comptent de septembre à août) ils ont droit de poser :

Il est à noter que par rapport au tarif de base, le tarif en tempo est toujours avantageux, sauf 22 jours par an, et dans ce cas, seulement en journée.

Bien-sûr, pour que ça soit rentable, il faut pouvoir décaler sa consommation. C’est-à-dire la nuit, toutes les nuits, mais aussi hors des jours rouges. Or, les journées rouges sont les jours où tout le monde consomme plus, et probablement vous y compris. Néanmoins, ce n’est pas forcément un problème si on se chauffe autrement qu’à l’électricité par exemple.

Voici les tarifs EDF, extraits de leur brochure tarifaire :

Tableau des tarifs EDF 2023.
Tarif Bleu EDF en 2023, prix en centimes d’euros (source)

Dans mon cas

Dans mon cas, je n’ai pas le gaz. Tout est électrique : cuisine, chauffage, eau chaude, voiture, et tous les autres appareils.

Mes trois gros postes de consommation sont l’eau chaude, la voiture et le chauffage (en hiver). Le chauffe-eau et la voiture sont déjà programmées pour fonctionner exclusivement la nuit.

Deux des trois sont donc décalés la nuit, le choix d’être en HC/HP était totalement logique. Sur une année, je consomme 3 fois plus en heures creuses qu’en heures pleines : cette option était déjà attractive pour moi et je l’avais aussi déjà.

Et cela se voit sur la facture !

Avec le Linky et depuis le site d’EDF, on peut récupérer ses données de consommation. J’ai donc fait le calcul sur tout 2022.

Si j’étais resté en tarif Base, j’aurais payé 1 042 €.
Grâce à l’option HC/HP, je suis passé à 924 €.

J’ai donc gagné environ 10 % sur la facture.

Pas mal, surtout que je n’ai rien eu à faire sinon à programmer la voiture et le chauffe-eau une bonne fois pour toutes. Le chauffe-eau était lui déjà branché sur un rupteur activé par le signal « heures creuses » du réseau EDF.

Et en Tempo, ça donne quoi ?

Je viens de passer en Tempo depuis un mois, après en avoir découvert l’existence il n’y a pas longtemps.

Je n’ai pas beaucoup de recul avec l’utilisation en Tempo et en adaptant la consommation pour le moment. Néanmoins, vu que c’est plus attractif la grande majorité du temps et que je continue de consommer surtout la nuit, ça ne peut qu’être intéressant.

Pour en être absolument sûr, j’ai fait une simulation sur l’année 2022 : avec les consommations passées, est-ce que l’option Tempo aurait été attractive ?

J’ai simplement appliqué la facturation Tempo à ma conso sur 2022, en appliquant les différents tarifs sur les différents jours de l’année. Et là, j’obtiens un total de 765 € en Tempo, contre 924 € en HC/HP (et 1 042 en base).

J’aurais donc économisé 277 €, soit pas loin de 25 % de la facture par rapport au tarif Base, et environ 20 % par rapport au tarif HC/HP.

Autrement dit, c’est une option très intéressante pour moi !

Mieux : ceci est une estimation sur ma conso réelle, mais surtout, non-optimisée. Nul doute qu’avec quelques ajustements, essentiellement les jours rouges, je peux économiser beaucoup plus. Et à raison de 0,67 € par kWh en HP les jours rouges, les économies, si elles sont possibles, vont être très faciles.

Une chose notable : sur ces 765 €, il y a 289 € pour les seuls 22 jours rouges. C’est presque autant que les 300 jours bleus, où j’aurais payé 353 € au total !
Le kilowattheure est environ 7 fois plus cher en HP-Rouge qu’en HC-bleu. Cela va donc très vite dès qu’on a trouvé comme décaler sa consommation.

Est-ce que cette tarification est faite pour vous ?

Déjà, si vous n’avez pas envie de vous embêter avec les HC/HP et la couleur des jours, c’est simple : l’option n’est pas faite pour vous. Il faut le pouvoir, mais aussi le vouloir.

Ensuite, si vous utilisez peu le chauffage électrique et que votre ballon d’eau chaude et même éventuellement votre voiture électrique sont programmés pour tourner la nuit, faites une simulation ! L’option HC/HP est probablement très clairement faite pour vous, et peut-être l’option Tempo aussi.

Il faut bien voir que seuls les HP rouges sont beaucoup plus chères, et ça ne concerne que la période diurne et au cours de seulement 22 jours par an.

Maintenant, il y a fort à parier que les économies tout le reste de l’année peut très facilement être suffisant pour dépasser la perte sur quelques journées rouges. C’est exactement mon cas : en appliquant une tarification Tempo sur ma conso de l’an dernier, ma facture diminue immédiatement de 20 % !
Bien-sûr, l’idée est d’inciter à décaler sa consommation, histoire de consommer quand l’électricité est disponible et quand elle est la moins chère possible.

Si vous avez un chauffe-eau programmable et véhicule électrique, et bien-sûr si cette gymnastique vous amuse, alors Tempo est fait pour vous (à condition de ne pas avoir un très gros poste de consommation à côté et en journée, comme un grand besoin de chauffage électrique par exemple.

Quelques points supplémentaires

En vrac :

Sur les HC/HP :

Sur les couleurs :

Sur votre Linky, vous pouvez voir quel tarif est appliqué en ce moment. Il s’agit de l’index qui a le petit astérisque devant : « * ». Il n’est pas possible par contre de voir quel sera le jour de demain directement sur le compteur. Il existe par contre les sites qui permettent de voir ça :

Ces outils sont branchés sur les API de RTE/EDF.

On peut aussi demander à être notifié par mail ou SMS dès que la couleur du lendemain est connu d’EDF. Dans mon cas, juste pour voir, je constate que le SMS n’est envoyé que si le lendemain est rouge. Si c’est bleu ou blanc, je ne reçois rien.

Conclusion

Je ne cherche pas ici à vous pousser vers l’option Tempo.

Mon but ici est de :

Ce dernier point est évidemment subordonné à quelques ajustements de votre consommation, mais c’est possible et dans certains cas, facile.
Il est même possible que ce soit déjà attractif sans rien changer si vous consommez déjà majoritairement la nuit.

En bref, renseignez-vous !

Pour ceux qui veulent, voici mon tableau avec les jours, dans lequel il suffit de coller les données en page 1 que vous donne EDF (si vous avez un Linky et êtes déjà en HP/HC) et pour l’année 2022, et de voir en page 2 le résultat :

Ça n’est pas à prendre pour argent comptant, car c’est une simulation, mais ça donne une idée : si vous avez, comme moi, déjà une différence de −20 % sur votre facture, alors le gain n’est pas trop à démontrer.

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Un écureuil au téléphone.
Free Mobile propose un système de filtrage des appels, entrants ou sortants, assez poussé.

Ça tombe bien, je suis client chez eux, et depuis le 1ᵉʳ janvier, les démarcheurs ne peuvent utiliser qu’une liste précise de numéros, à savoir :

01 62 ** ** **
01 63 ** ** **
02 70 ** ** **
02 71 ** ** **
03 77 ** ** **
03 78 ** ** **
04 24 ** ** **
04 25 ** ** **
05 68 ** ** **
05 69 ** ** **
09 48 ** ** **
09 49 ** ** **

Autrement dit, pour bloquer — en théorie — tous les démarcheurs, vous pouvez créer 10 règles de blocages et le démarchage sera du passé.
Bien-sûr, ça serait le cas si tous ces harceleurs publicitaires respectaient les règles. J’en doute. Néanmoins, un tel filtrage devraient en bloquer un certain nombre.

Si vous êtes client Free Mobile, allez dans votre espace client > mes services.

Activez l’option (gratuite) du filtrage des appels :

Capture d’écran Free.
Ensuite, cliquez sur le petit crayon pour ajouter des règles :

Capture d’écran Free.
Vous avez alors un formulaire comme ça :

Capture d’écran Free.
Ce formulaire est assez rapide à comprendre, mais il est un peu bugué.

En particulier pour ce qui est de « entrante » et « sortante » : si vous cochez les deux, seul le « sortante » ne sera pris en compte. Le mieux est donc de ne cocher que le « entrante », et de remplir le reste exactement comme suit, puis de valider :

Capture d’écran Free.
Ensuite, vous faites pareil pour les autres numéros, avec à chaque fois les 4 premiers chiffres de la plage de numéros de démarchage, puis un astérisque « * ».

À la fin, vous aurez toute la liste de bloquée :

Capture d’écran Free.
Et voilà, normalement plus aucun numéro de démarchage — en tout cas ceux qui respectent la loi — ne devrait vous parvenir, quel que soit votre téléphone (Android, iOS…) car le filtre se fait directement au niveau de l’opérateur téléphonique.

Il est même possible (à vérifier, chez les clients Free pour le téléphone fixe) que ça bloque aussi sur votre fixe.

On verra si ça marche.
Autrement, quel que soit votre opérateur, il y a l’application Orange Téléphone qui est pas mal du tout. Elle a une grande base de données de numéros fumeux, renseigné par les utilisateurs. Une fois installée, l’application regarde le numéro appelant et bloque (ou rend silencieux) un appel détecté comme étant du spam.

L’appli Orange :

image d’en-tête de Brecht Bug

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Un écureuil au téléphone.
Free Mobile propose un système de filtrage des appels, entrants ou sortants, assez poussé.

Ça tombe bien, je suis client chez eux, et depuis le 1ᵉʳ janvier, les démarcheurs ne peuvent utiliser qu’une liste précise de numéros, à savoir :

01 62 ** ** **
01 63 ** ** **
02 70 ** ** **
02 71 ** ** **
03 77 ** ** **
03 78 ** ** **
04 24 ** ** **
04 25 ** ** **
05 68 ** ** **
05 69 ** ** **
09 48 ** ** **
09 49 ** ** **

Autrement dit, pour bloquer — en théorie — tous les démarcheurs, vous pouvez créer 10 règles de blocages et le démarchage sera du passé.
Bien-sûr, ça serait le cas si tous ces harceleurs publicitaires respectaient les règles. J’en doute. Néanmoins, un tel filtrage devraient en bloquer un certain nombre.

Si vous êtes client Free Mobile, allez dans votre espace client > mes services.

Activez l’option (gratuite) du filtrage des appels :

Capture d’écran Free.
Ensuite, cliquez sur le petit crayon pour ajouter des règles :

Capture d’écran Free.
Vous avez alors un formulaire comme ça :

Capture d’écran Free.
Ce formulaire est assez rapide à comprendre, mais il est un peu bugué.

En particulier pour ce qui est de « entrante » et « sortante » : si vous cochez les deux, seul le « sortante » ne sera pris en compte. Le mieux est donc de ne cocher que le « entrante », et de remplir le reste exactement comme suit, puis de valider :

Capture d’écran Free.
Ensuite, vous faites pareil pour les autres numéros, avec à chaque fois les 4 premiers chiffres de la plage de numéros de démarchage, puis un astérisque « * ».

À la fin, vous aurez toute la liste de bloquée :

Capture d’écran Free.
Et voilà, normalement plus aucun numéro de démarchage — en tout cas ceux qui respectent la loi — ne devrait vous parvenir, quel que soit votre téléphone (Android, iOS…) car le filtre se fait directement au niveau de l’opérateur téléphonique.

Il est même possible (à vérifier, chez les clients Free pour le téléphone fixe) que ça bloque aussi sur votre fixe.

On verra si ça marche.
Autrement, quel que soit votre opérateur, il y a l’application Orange Téléphone qui est pas mal du tout. Elle a une grande base de données de numéros fumeux, renseigné par les utilisateurs. Une fois installée, l’application regarde le numéro appelant et bloque (ou rend silencieux) un appel détecté comme étant du spam.

L’appli Orange :

image d’en-tête de Brecht Bug

";s:7:"dateiso";s:15:"20230104_181517";}s:15:"20230103_183748";a:7:{s:5:"title";s:55:"« J’ai pas besoin de pneus neige, j’ai un 4x4 »";s:4:"link";s:94:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2023/01/03/18/37/48-jai-pas-besoin-de-pneus-neige-jai-un-4x4";s:4:"guid";s:22:"20230103183748-article";s:7:"pubDate";s:31:"Tue, 03 Jan 2023 18:37:48 +0100";s:11:"description";s:5950:"
gneugneugneu j’ai pas besoin de pneus neige, j’ai un 4x4.

Combien de fois faut pas l’entendre ça ?

Regardez les comparatifs : 4WD VS Winter Tyres - Do you need winter tyres if you have 4WD? - YouTube.

Là il fait le test, sur la neige :

Le résultat est sans appel : ce sont les pneus qui font tout. Et pas qu’un peu : la différence est grande.

Maintenant deux choses très importantes que n’ont absolument pas compris ceux qui râlent contre la loi Montagne (la loi obligeant les équipements hivernaux dans certains départements) :

  1. Les pneus neige ne sont pas juste des pneus avec plus de crampons.
  2. Les départements concernés ne le sont pas seulement parce qu’il y a plus de neige.

Concernant le #1 : La gomme est différente également.
Par temps froid, le caoutchouc se vitrifie (au niveau moléculaire) et devient dure et lisse comme du verre. Dans les pneus été, la température de transition vitreuse (T°g) est à environ 7 °C.

Dans les pneus hiver, il est beaucoup plus bas (ce brevet de Michelin parle d’un T°g entre 0 °C et −80 °C) : la gomme reste tendre et le pneu conserve son adhérence et sa souplesse.

Donc on peut bien avoir un Hummer si on veut, mais si on a des pneus glissants comme du verre, ça reviendra à rouler sur des peaux de bananes.

Concernant le #2 : Les départements concernés sont montagneux, ce qui signifie qu’il y a des montés et des descentes partout. Je parle de pentes >5 % avec 100 à 400 m de dénivelés à chaque fois, quand c’est pas nettement plus localement, y compris sur autoroute, et globalement absolument partout. Ce n’est pas le Nord ou la Belgique (ni les Pays-Bas) où la seule montée est celle du trottoir que vous obstruez.
Et une montée, c'est franchement pas comme du plat. Même avec 2 cm de neige, si vous n'avez pas l'équipement qu'il faut, c'est simple vous restez en bas.

Et donc au milieu de route, incapable de vous ranger. Quant à ceux qui descendent, le freinage est difficile est ça sera l'accident. Et comme vous n'avez pas l'équipement adéquat, vous n'êtes pas en situation de rouler et vous serez déclaré responsables.

Voilà un autre exemple, où ils comparent une citadine en traction et 2 pneus hiver, et un 4x4 avec quatre pneus été. Certes, le 4x4 est bien plus lourd dans leur test. Mais il l’est aussi dans la réalité : votre 4x4 est plus lourd qu’une petite voiture, et finira dans le fossé dès qu’il y a un peu de neige.

Et concernant les pneus 4 saisons ?

Voir ici et .

Là le résultat est plus mitigé :

Si on devait classer tout ça, du meilleur au pire et en extrapolant sur les configurations qui n’ont pas été essayées :

  1. 4x4 en pneu hiver
  2. 4x4 en pneu quatre saisons
  3. 2x4 en pneu hiver
  4. 2x4 en pneu quatre saisons
  5. 4x4 en pneu été
  6. 2x4 en pneu été

On constate qu’avoir des pneus adapté est plus important qu’une transmission intégrale (4x4). Le pneu 4 saisons est un bon compromis, mais sur la neige, il ne vaut pas un pneu hiver (et en été, en termes de consommation de carburant et usure, il ne vaudra pas un pneu été).

En ce qui me concerne : je continuerais à faire changer mes pneus deux fois par an : pneus été en été, et pneus hiver en hiver.
En hiver, je le fais par souci de sécurité : j’ai déjà roulé dans la neige, et les pneus hiver s’en sortent parfaitement, y a pas à dire. Ça reste une conduite sur la neige, mais ça n’agit pas comme des skis.

Et en été, par souci d’économie.
Aucune loi n’interdit d’utiliser un pneu hiver en été, c’est juste que si c’est pour bouffer les pneus en 1 000 km, c’est pas la peine.

Si le pneu hiver est adapté en hiver car reste tendre et conserve son adhérence, en été il est beaucoup trop tendre et s’use très vite, en plus de provoquer une surconsommation importante (beaucoup de pertes de couple dans le caoutchouc).

J’estime, mais il faudrait tester (je ne les ferais pas), que jongler avec deux sets de pneus revient moins cher que conserver juste un set de pneus 4 saisons. Ok, y a pas le changement à faire, mais le pneu 4 saison sera bouffé plus rapidement que les autres dans leur saison respective. Qui plus est, en été, le pneu été offrira un net avantage en termes de consommation de carburant : moins de pertes élastiques dans la gomme.

Et faut pas oublier que ce n’est pas une dépense supplémentaire : pendant que vous roulez en pneus hiver, les pneus été ne s’useront pas, et vice-versa. Vos deux sets combinés dureront par exemple 5 ans, là où un set seul durera 2,5 ans (voire moins, vu que l’usure sera plus rapide à cause de l’usage par des temps inappropriés).

";s:7:"content";s:5950:"
gneugneugneu j’ai pas besoin de pneus neige, j’ai un 4x4.

Combien de fois faut pas l’entendre ça ?

Regardez les comparatifs : 4WD VS Winter Tyres - Do you need winter tyres if you have 4WD? - YouTube.

Là il fait le test, sur la neige :

Le résultat est sans appel : ce sont les pneus qui font tout. Et pas qu’un peu : la différence est grande.

Maintenant deux choses très importantes que n’ont absolument pas compris ceux qui râlent contre la loi Montagne (la loi obligeant les équipements hivernaux dans certains départements) :

  1. Les pneus neige ne sont pas juste des pneus avec plus de crampons.
  2. Les départements concernés ne le sont pas seulement parce qu’il y a plus de neige.

Concernant le #1 : La gomme est différente également.
Par temps froid, le caoutchouc se vitrifie (au niveau moléculaire) et devient dure et lisse comme du verre. Dans les pneus été, la température de transition vitreuse (T°g) est à environ 7 °C.

Dans les pneus hiver, il est beaucoup plus bas (ce brevet de Michelin parle d’un T°g entre 0 °C et −80 °C) : la gomme reste tendre et le pneu conserve son adhérence et sa souplesse.

Donc on peut bien avoir un Hummer si on veut, mais si on a des pneus glissants comme du verre, ça reviendra à rouler sur des peaux de bananes.

Concernant le #2 : Les départements concernés sont montagneux, ce qui signifie qu’il y a des montés et des descentes partout. Je parle de pentes >5 % avec 100 à 400 m de dénivelés à chaque fois, quand c’est pas nettement plus localement, y compris sur autoroute, et globalement absolument partout. Ce n’est pas le Nord ou la Belgique (ni les Pays-Bas) où la seule montée est celle du trottoir que vous obstruez.
Et une montée, c'est franchement pas comme du plat. Même avec 2 cm de neige, si vous n'avez pas l'équipement qu'il faut, c'est simple vous restez en bas.

Et donc au milieu de route, incapable de vous ranger. Quant à ceux qui descendent, le freinage est difficile est ça sera l'accident. Et comme vous n'avez pas l'équipement adéquat, vous n'êtes pas en situation de rouler et vous serez déclaré responsables.

Voilà un autre exemple, où ils comparent une citadine en traction et 2 pneus hiver, et un 4x4 avec quatre pneus été. Certes, le 4x4 est bien plus lourd dans leur test. Mais il l’est aussi dans la réalité : votre 4x4 est plus lourd qu’une petite voiture, et finira dans le fossé dès qu’il y a un peu de neige.

Et concernant les pneus 4 saisons ?

Voir ici et .

Là le résultat est plus mitigé :

Si on devait classer tout ça, du meilleur au pire et en extrapolant sur les configurations qui n’ont pas été essayées :

  1. 4x4 en pneu hiver
  2. 4x4 en pneu quatre saisons
  3. 2x4 en pneu hiver
  4. 2x4 en pneu quatre saisons
  5. 4x4 en pneu été
  6. 2x4 en pneu été

On constate qu’avoir des pneus adapté est plus important qu’une transmission intégrale (4x4). Le pneu 4 saisons est un bon compromis, mais sur la neige, il ne vaut pas un pneu hiver (et en été, en termes de consommation de carburant et usure, il ne vaudra pas un pneu été).

En ce qui me concerne : je continuerais à faire changer mes pneus deux fois par an : pneus été en été, et pneus hiver en hiver.
En hiver, je le fais par souci de sécurité : j’ai déjà roulé dans la neige, et les pneus hiver s’en sortent parfaitement, y a pas à dire. Ça reste une conduite sur la neige, mais ça n’agit pas comme des skis.

Et en été, par souci d’économie.
Aucune loi n’interdit d’utiliser un pneu hiver en été, c’est juste que si c’est pour bouffer les pneus en 1 000 km, c’est pas la peine.

Si le pneu hiver est adapté en hiver car reste tendre et conserve son adhérence, en été il est beaucoup trop tendre et s’use très vite, en plus de provoquer une surconsommation importante (beaucoup de pertes de couple dans le caoutchouc).

J’estime, mais il faudrait tester (je ne les ferais pas), que jongler avec deux sets de pneus revient moins cher que conserver juste un set de pneus 4 saisons. Ok, y a pas le changement à faire, mais le pneu 4 saison sera bouffé plus rapidement que les autres dans leur saison respective. Qui plus est, en été, le pneu été offrira un net avantage en termes de consommation de carburant : moins de pertes élastiques dans la gomme.

Et faut pas oublier que ce n’est pas une dépense supplémentaire : pendant que vous roulez en pneus hiver, les pneus été ne s’useront pas, et vice-versa. Vos deux sets combinés dureront par exemple 5 ans, là où un set seul durera 2,5 ans (voire moins, vu que l’usure sera plus rapide à cause de l’usage par des temps inappropriés).

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Nostalgie oblige, il m’arrive parfois de chercher de vieux jeux de GameBoy (GB, GBC, GBA…) en ligne ou sur les brocantes, mais il faut faire attention car il circule de fausses cartouches.

Les fausses cartouches sont des système de jeu fonctionnels, mais la cartouche et le circuit à l’intérieur ne sont pas authentiques. Généralement ce sont des circuits récents et dans lequel on a enregistré le jeu que l’on veut puis qu’on a mis dans une cartouche elle aussi « fausse ».

Personnellement j’ai surtout constaté ça avec les jeux Pokémon (rouge, bleu, jaune, or, argent, cristal…) car ce sont ceux que je recherche.
Si vous voulez simplement jouer, ces cartouches vous le permettront sans problème et pour sûrement moins cher.

Mais si vous souhaitez une cartouche de jeu authentique, il faudra faire attention. Cet article vise à montrer comment différencier les fausses cartouches de cartouches authentiques.

L’examen est purement visuel, mais ça se fait très bien. Il y a plusieurs indices qu’on va voir ici.

L’effet « cheap »

Les contrefaçons sont essentiellement « cheap » : la facture est mauvaise, le plastique mal ébavuré, et les deux faces de la cartouche (qui sont maintenues par une vis) ne sont pas forcément l’une en face de l’autre. On voit que c’est du travail bâché, qu’on qualifierait couramment de « chinoiserie » bas de gamme.

i
La qualité globale de la cartouche n’est pas la même : cartouche authentique (à gauche) et une cartouche contrefaite (à droite).

La vis de maintien

Sur la cartouche, repérez la vis au dos.
Sur les cartouches GameBoy, ou GameBoy Color (ou Compatible GameBoy Color), bref, les grandes cartouches, la vis est une étoile à 6 branches vers l’extérieur (forme mâle) :

i
La vis sur la cartouche est différente : cartouche authentique (à gauche) et une cartouche contrefaite (à droite).

La plupart des contrefaçons ont une vis à trois branches vers l’intérieur (les branches sont « femelles »). Sur la GameBoy elle-même, Nintendo utilise des vis à trois branches, mais sur les cartouches ils ont toujours utilisé des vis à 6 branches.
Les cartouches pour GameBoy Advance comportent-elles bien des vis à trois branches.

Les inscriptions sur la cartouche

Un signe qui ne trompe pas : la cartouche authentique indique « Game Boy® » et de l’autre côté une fine bande avec « Nintendo ».
La plupart des fausses cartouches montrent « Game » et rien de l’autre côté.

i
Les inscriptions sur la cartouche diffèrent : cartouche authentique (à gauche) et une cartouche contrefaite (à droite).

La fiche de connexion de la cartouche

Sur la plupart des jeux (tous ?), en tout cas sur les jeux Pokémon, la cartouche ferme entièrement au niveau de l’entrée.
Sur certaines contrefaçons, on note une ouverture :

i
La cartouche doit être fermée au niveau de la fiche : cartouche authentique (à gauche) et une cartouche contrefaite (à droite).

La dimension du circuit

La plupart des jeux GB et GBC ont un circuit qui fait la dimension de la cartouche. Certains jeux parmi les plus récents ont une cartouche au format GB, mais un circuit au format GBA (moins haute).
Dans les contrefaçons, notamment des jeux Pokémon, le circuit est petit dans une grande cartouche. Nintendo n’a jamais fait ça.

Cela peut se voir par transparence :

i
Certaines cartouches contrefaites ont un circuit plus petit, visible par transparence. Sur la cartouche authentique, la transparence ne fonctionne pas.

Conclusion

Voilà comment déceler les faux jeux qui circulent.

Notez que si vous achetez un jeu qui semble authentique mais dont la sauvegarde ne fonctionne pas, c’est sûrement parce que la pile interne (de la cartouche) est morte. Ces cartouches, anciennes, portaient une pile bouton (CR1616 ou CR2032 typiquement qui permettait d’alimenter la mémoire et de maintenir la sauvegarde intacte. C’était avant l’utilisation de mémoires flash, qui elles n’avaient pas besoin d’être sous tension en permanence.

Ces piles pouvaient fonctionner 10 ans sans problème, mais pour un jeu Pokémon Rouge ou Jaune, dîtes vous que ces jeux sont sortis il y a environ 23 ans en France. La pile est donc vide depuis des lustres.

Pour continuer à jouer, il faut changer la pile en dessoudant l’ancienne et en en soudant une neuve (qu’on trouve facilement en ligne, avec les languettes de fixation).

";s:7:"content";s:5619:"

Nostalgie oblige, il m’arrive parfois de chercher de vieux jeux de GameBoy (GB, GBC, GBA…) en ligne ou sur les brocantes, mais il faut faire attention car il circule de fausses cartouches.

Les fausses cartouches sont des système de jeu fonctionnels, mais la cartouche et le circuit à l’intérieur ne sont pas authentiques. Généralement ce sont des circuits récents et dans lequel on a enregistré le jeu que l’on veut puis qu’on a mis dans une cartouche elle aussi « fausse ».

Personnellement j’ai surtout constaté ça avec les jeux Pokémon (rouge, bleu, jaune, or, argent, cristal…) car ce sont ceux que je recherche.
Si vous voulez simplement jouer, ces cartouches vous le permettront sans problème et pour sûrement moins cher.

Mais si vous souhaitez une cartouche de jeu authentique, il faudra faire attention. Cet article vise à montrer comment différencier les fausses cartouches de cartouches authentiques.

L’examen est purement visuel, mais ça se fait très bien. Il y a plusieurs indices qu’on va voir ici.

L’effet « cheap »

Les contrefaçons sont essentiellement « cheap » : la facture est mauvaise, le plastique mal ébavuré, et les deux faces de la cartouche (qui sont maintenues par une vis) ne sont pas forcément l’une en face de l’autre. On voit que c’est du travail bâché, qu’on qualifierait couramment de « chinoiserie » bas de gamme.

i
La qualité globale de la cartouche n’est pas la même : cartouche authentique (à gauche) et une cartouche contrefaite (à droite).

La vis de maintien

Sur la cartouche, repérez la vis au dos.
Sur les cartouches GameBoy, ou GameBoy Color (ou Compatible GameBoy Color), bref, les grandes cartouches, la vis est une étoile à 6 branches vers l’extérieur (forme mâle) :

i
La vis sur la cartouche est différente : cartouche authentique (à gauche) et une cartouche contrefaite (à droite).

La plupart des contrefaçons ont une vis à trois branches vers l’intérieur (les branches sont « femelles »). Sur la GameBoy elle-même, Nintendo utilise des vis à trois branches, mais sur les cartouches ils ont toujours utilisé des vis à 6 branches.
Les cartouches pour GameBoy Advance comportent-elles bien des vis à trois branches.

Les inscriptions sur la cartouche

Un signe qui ne trompe pas : la cartouche authentique indique « Game Boy® » et de l’autre côté une fine bande avec « Nintendo ».
La plupart des fausses cartouches montrent « Game » et rien de l’autre côté.

i
Les inscriptions sur la cartouche diffèrent : cartouche authentique (à gauche) et une cartouche contrefaite (à droite).

La fiche de connexion de la cartouche

Sur la plupart des jeux (tous ?), en tout cas sur les jeux Pokémon, la cartouche ferme entièrement au niveau de l’entrée.
Sur certaines contrefaçons, on note une ouverture :

i
La cartouche doit être fermée au niveau de la fiche : cartouche authentique (à gauche) et une cartouche contrefaite (à droite).

La dimension du circuit

La plupart des jeux GB et GBC ont un circuit qui fait la dimension de la cartouche. Certains jeux parmi les plus récents ont une cartouche au format GB, mais un circuit au format GBA (moins haute).
Dans les contrefaçons, notamment des jeux Pokémon, le circuit est petit dans une grande cartouche. Nintendo n’a jamais fait ça.

Cela peut se voir par transparence :

i
Certaines cartouches contrefaites ont un circuit plus petit, visible par transparence. Sur la cartouche authentique, la transparence ne fonctionne pas.

Conclusion

Voilà comment déceler les faux jeux qui circulent.

Notez que si vous achetez un jeu qui semble authentique mais dont la sauvegarde ne fonctionne pas, c’est sûrement parce que la pile interne (de la cartouche) est morte. Ces cartouches, anciennes, portaient une pile bouton (CR1616 ou CR2032 typiquement qui permettait d’alimenter la mémoire et de maintenir la sauvegarde intacte. C’était avant l’utilisation de mémoires flash, qui elles n’avaient pas besoin d’être sous tension en permanence.

Ces piles pouvaient fonctionner 10 ans sans problème, mais pour un jeu Pokémon Rouge ou Jaune, dîtes vous que ces jeux sont sortis il y a environ 23 ans en France. La pile est donc vide depuis des lustres.

Pour continuer à jouer, il faut changer la pile en dessoudant l’ancienne et en en soudant une neuve (qu’on trouve facilement en ligne, avec les languettes de fixation).

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des pylônes électriques au Canada

L’effet Bison Futé ?

Ce que j’appelle l’effet Bison Futé personnellement, car il ne me semble pas que ce soit le nom « officiel », date de l’époque avant Waze et compagnie.
C’est un peu le contraire d’une prophétie auto-réalisatrice. Peut-être une prophétie auto-inhibitrice ?

Bison Futé, à la télé (et pas que) c’était une « météo des autoroutes », où on annonçait le soir les prévisions de bouchons sur les routes pour le lendemain.
Chaque journée pouvait alors être classée verte, orange, rouge ou noire en fonction de la prévision. Vert signifiant un trafic fluide, noir un trafic fortement bouchonné, très dense, avec beaucoup de monde sur les routes.

L’idée était que les gens sachent à quoi s’attendre et se préparent, voire décalent leur départ ou modifient leur trajet.

L’effet, tel que je l’appelle, c’est que si un jour était annoncé « noir », la circulation pouvait finalement être fluide si suffisamment de gens modifiaient leur trajet.

Paradoxal ?

Oui à première vue, mais en réalité c’est logique : si la journée était noire sur une route donnée, une partie des gens, prévenus, préféraient faire un détour, libérant ainsi l’autoroute. Le trafic routier était alors dilué sur les autres routes ou bien dans le temps (si l’on décalait le départ un peu plus tôt dans la journée).

Bien-sûr, une bonne partie des gens en concluaient que Bison Futé ne fonctionnait pas et s’étaient trompé dans leur prévision. Mais pour Bison Futé lui-même, se tromper comme ça était le signe que le système fonctionnait parfaitement : non seulement la prévision était fondée, mais l’attente que les gens évitent la route noire se réalisait.

À l’époque, tout ça était basé sur les dates de début des vacances, de fin des vacances, des sondages dans la rue ou ailleurs, et probablement — déjà à l’époque — des informations obtenues au niveau des hôtels ou agences de voyage pour savoir quels étaient les jours où beaucoup de personnes avaient prévu de partir.

Aujourd’hui, les bouchons sont affichés en temps réel par Waze (Google), Apple, Tomtom… Ces entreprises, via votre GPS ou votre téléphone savent où vous êtes (via la géolocalisation) et savent donc si beaucoup de personnes sont au même endroit ou n’avancent pas sur une route (ie : un bouchon). L’algorithme qui propose l’itinéraire peut alors recalculer le trajet pour éviter les zones bouchées, le tout en direct.

Ça marche bien (même s’il est possible de troller l’algorithme en se promenant avec 99 téléphones sur soi et faire croire à Google Maps qu’il y a autant de voitures coincées dans un bouchon)

Quel rapport avec EDF ?

On peut mettre ça en parallèle avec Ecowatt, qui est un peu la météo de l’approvisionnement de notre électricité. Ici aussi, on a des prévisions de journées verte, orange, rouges, et ici aussi il est attendu que les gens prennent leur dispositions pour éviter la panne.

En effet, EDF (ou ses filliales RTE, Enedis, etc. qui gèrent le transport du courant dans les fils électriques et la distribution aux clients) publie chaque jour les prévisions pour les 2-3 jours à venir. S’ils prévoient subitement un jour « rouge », ils s’attendent à ce que les gens coupent leurs appareils électriques ou décalent leur consommation.
Le risque est réel : EDF préférera (et à raison) couper des portions du réseau afin de soulager ce dernier. Car si ce n’est pas fait, et que le réseau finit en surcharge, on risque une énorme panne : le « black out », qui mettrait des jours à être rétabli (on ne rallume pas une machine électrique de la taille d’un pays avec un simple bouton).

Maintenant, si tout le monde joue effectivement le jeu, alors le réseau est soulagé, les coupures ne sont pas nécessaires et la journée « rouge » n’a finalement pas viré à la « catastrophe ».

C’est l’effet Bison Futé : le fait que la catastrophe prévue ait été évitée par l’action collective des gens pour éviter ladite catastrophe.

Ce système est bien pensé, je trouve; mais il est aussi risqué.

Il y a un fort risque qu’un grand nombre de personnes, par incrédulité ou simplement par manque de compréhension, finissent par penser que si y a pas de coupure les jours rouges, c’est que EDF ment ou se trompent, et que finalement éteindre les appareils est totalement inutile, et du coup ne le font plus.

Or c’est bien tout le contraire : s’il y a une prévision de coupure, que les gens agissent et évitent la coupure, ça ne veut pas dire que la prévision était fausse ! Ça veut dire que les actions de tout le monde ont porté leur fruit. Et surtout : qu’il faut continuer !

Inversement, chez EDF, ils ne doivent pas tomber dans le piège inverse : vu que la coupure a été évitée un jour rouge, ça ne signifie pas que le lendemain, initialement prévue rouge aussi, peut être passée verte.
Car là, le risque serait que tout le monde se dise « ok, c’est bon, on peut tout rallumer », et hop, black-out. Mais je ne crains pas trop que ça se produise.


Ce qui suit n’est qu’un avis complémentaire.

Oui, on a des soucis d’électricité actuellement.

L’hiver vient seulement de commencer, le parc nucléaire n’est pas encore totalement remis d’une grosse opération de maintenance (pour cause retard Covid), et le parc renouvelable peine à fonctionner à cause d’une météo qui ne s’y prête pas. Heureusement, les barrages hydro à sec à cause de cet été sont globalement à un niveau normal (c’est toujours ça).
Bref, l’approvisionnement est tendu.

Pourtant il n’y a pas encore eu de coupures : tout est géré à la perfection, et c’est un travail très compliqué d’ajuster la production à la demande à la minute près, car si c’est mal fait, tous les systèmes, des centrales jusqu’à votre télé, en passant par tous les postes de transformation, compteurs ou armoires électriques, peuvent se mettre en défaut, et là c’est le black-out et tout être relancé, dans l’ordre et tout doucement.

Aussi, si personne ne change ses habitudes, des coupures il y en aura.

Par contre, si tout le monde joue le jeu, on passera probablement l’hiver sans coupures. Mais pour ça, il faut continuer à jouer le jeu.

Maintenant, je dis aussi que si nous passons l’hiver sans coupure, ça sera grâce à l’action de chacun et chacune d’entre nous qui auront agi, et ça sera une victoire. Et pour ça, il faudra qu’on se remercie réellement. Rendez-vous à la fin de l’hiver pour le voir.

Mais ne vous y trompez pas : si EDF dit rouge et que finalement tout se passe bien, c’est signe que le système fonctionne exactement comme prévu.
Pas que les prévisions sont mauvaises. Ne vous laissez pas avoir par l’effet « Bison Futé ».

image d’en-tête de Indigo Skies

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des pylônes électriques au Canada

L’effet Bison Futé ?

Ce que j’appelle l’effet Bison Futé personnellement, car il ne me semble pas que ce soit le nom « officiel », date de l’époque avant Waze et compagnie.
C’est un peu le contraire d’une prophétie auto-réalisatrice. Peut-être une prophétie auto-inhibitrice ?

Bison Futé, à la télé (et pas que) c’était une « météo des autoroutes », où on annonçait le soir les prévisions de bouchons sur les routes pour le lendemain.
Chaque journée pouvait alors être classée verte, orange, rouge ou noire en fonction de la prévision. Vert signifiant un trafic fluide, noir un trafic fortement bouchonné, très dense, avec beaucoup de monde sur les routes.

L’idée était que les gens sachent à quoi s’attendre et se préparent, voire décalent leur départ ou modifient leur trajet.

L’effet, tel que je l’appelle, c’est que si un jour était annoncé « noir », la circulation pouvait finalement être fluide si suffisamment de gens modifiaient leur trajet.

Paradoxal ?

Oui à première vue, mais en réalité c’est logique : si la journée était noire sur une route donnée, une partie des gens, prévenus, préféraient faire un détour, libérant ainsi l’autoroute. Le trafic routier était alors dilué sur les autres routes ou bien dans le temps (si l’on décalait le départ un peu plus tôt dans la journée).

Bien-sûr, une bonne partie des gens en concluaient que Bison Futé ne fonctionnait pas et s’étaient trompé dans leur prévision. Mais pour Bison Futé lui-même, se tromper comme ça était le signe que le système fonctionnait parfaitement : non seulement la prévision était fondée, mais l’attente que les gens évitent la route noire se réalisait.

À l’époque, tout ça était basé sur les dates de début des vacances, de fin des vacances, des sondages dans la rue ou ailleurs, et probablement — déjà à l’époque — des informations obtenues au niveau des hôtels ou agences de voyage pour savoir quels étaient les jours où beaucoup de personnes avaient prévu de partir.

Aujourd’hui, les bouchons sont affichés en temps réel par Waze (Google), Apple, Tomtom… Ces entreprises, via votre GPS ou votre téléphone savent où vous êtes (via la géolocalisation) et savent donc si beaucoup de personnes sont au même endroit ou n’avancent pas sur une route (ie : un bouchon). L’algorithme qui propose l’itinéraire peut alors recalculer le trajet pour éviter les zones bouchées, le tout en direct.

Ça marche bien (même s’il est possible de troller l’algorithme en se promenant avec 99 téléphones sur soi et faire croire à Google Maps qu’il y a autant de voitures coincées dans un bouchon)

Quel rapport avec EDF ?

On peut mettre ça en parallèle avec Ecowatt, qui est un peu la météo de l’approvisionnement de notre électricité. Ici aussi, on a des prévisions de journées verte, orange, rouges, et ici aussi il est attendu que les gens prennent leur dispositions pour éviter la panne.

En effet, EDF (ou ses filliales RTE, Enedis, etc. qui gèrent le transport du courant dans les fils électriques et la distribution aux clients) publie chaque jour les prévisions pour les 2-3 jours à venir. S’ils prévoient subitement un jour « rouge », ils s’attendent à ce que les gens coupent leurs appareils électriques ou décalent leur consommation.
Le risque est réel : EDF préférera (et à raison) couper des portions du réseau afin de soulager ce dernier. Car si ce n’est pas fait, et que le réseau finit en surcharge, on risque une énorme panne : le « black out », qui mettrait des jours à être rétabli (on ne rallume pas une machine électrique de la taille d’un pays avec un simple bouton).

Maintenant, si tout le monde joue effectivement le jeu, alors le réseau est soulagé, les coupures ne sont pas nécessaires et la journée « rouge » n’a finalement pas viré à la « catastrophe ».

C’est l’effet Bison Futé : le fait que la catastrophe prévue ait été évitée par l’action collective des gens pour éviter ladite catastrophe.

Ce système est bien pensé, je trouve; mais il est aussi risqué.

Il y a un fort risque qu’un grand nombre de personnes, par incrédulité ou simplement par manque de compréhension, finissent par penser que si y a pas de coupure les jours rouges, c’est que EDF ment ou se trompent, et que finalement éteindre les appareils est totalement inutile, et du coup ne le font plus.

Or c’est bien tout le contraire : s’il y a une prévision de coupure, que les gens agissent et évitent la coupure, ça ne veut pas dire que la prévision était fausse ! Ça veut dire que les actions de tout le monde ont porté leur fruit. Et surtout : qu’il faut continuer !

Inversement, chez EDF, ils ne doivent pas tomber dans le piège inverse : vu que la coupure a été évitée un jour rouge, ça ne signifie pas que le lendemain, initialement prévue rouge aussi, peut être passée verte.
Car là, le risque serait que tout le monde se dise « ok, c’est bon, on peut tout rallumer », et hop, black-out. Mais je ne crains pas trop que ça se produise.


Ce qui suit n’est qu’un avis complémentaire.

Oui, on a des soucis d’électricité actuellement.

L’hiver vient seulement de commencer, le parc nucléaire n’est pas encore totalement remis d’une grosse opération de maintenance (pour cause retard Covid), et le parc renouvelable peine à fonctionner à cause d’une météo qui ne s’y prête pas. Heureusement, les barrages hydro à sec à cause de cet été sont globalement à un niveau normal (c’est toujours ça).
Bref, l’approvisionnement est tendu.

Pourtant il n’y a pas encore eu de coupures : tout est géré à la perfection, et c’est un travail très compliqué d’ajuster la production à la demande à la minute près, car si c’est mal fait, tous les systèmes, des centrales jusqu’à votre télé, en passant par tous les postes de transformation, compteurs ou armoires électriques, peuvent se mettre en défaut, et là c’est le black-out et tout être relancé, dans l’ordre et tout doucement.

Aussi, si personne ne change ses habitudes, des coupures il y en aura.

Par contre, si tout le monde joue le jeu, on passera probablement l’hiver sans coupures. Mais pour ça, il faut continuer à jouer le jeu.

Maintenant, je dis aussi que si nous passons l’hiver sans coupure, ça sera grâce à l’action de chacun et chacune d’entre nous qui auront agi, et ça sera une victoire. Et pour ça, il faudra qu’on se remercie réellement. Rendez-vous à la fin de l’hiver pour le voir.

Mais ne vous y trompez pas : si EDF dit rouge et que finalement tout se passe bien, c’est signe que le système fonctionne exactement comme prévu.
Pas que les prévisions sont mauvaises. Ne vous laissez pas avoir par l’effet « Bison Futé ».

image d’en-tête de Indigo Skies

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I served the soviet nation meme.
Une petite réflexion sur le « patriotisme ».

Certains se disent amoureux de leur pays, prêt à combattre pour lui, le défendre ou même de mourir pour lui. C’est quelque chose que je peux comprendre : chacun a le droit d’aimer ce qu’il veut, et de mener le combat qu’il souhaite, ainsi que de juger si ce combat doit aller jusqu’à la mort — sa mort — ou non.

Je comprends, donc, mais je ne partage pas. Du tout.

Personnellement, il m’est totalement égal d’être un ressortissant d’un pays ou d’un autre. Je n’éprouve ni amour, ni haine, et ne ressent ni honte ni fierté de ma nationalité, ni d’aucune autre.

C’est quelque chose que je n’ai pas choisi et pour lequel je manifeste de l’indifférence.

Maintenant, je fais partie des gens qui vivent dans un pays, la France, alors qu’ils sont nés dans un autre, les Pays-Bas. Est-ce que ce changement était mon choix ? Non. Est-ce qu’il l’est désormais ? Oui. Est-ce que je suis content de ça : oui. Mais je ne le dois pas à ces deux états.

Vivre en France est un choix désormais, pour moi. Est-ce que je considère dès lors devoir quelque chose envers ce pays ? Non. Ce pays me donne-t-il quelque chose, lui ? Non.

Alors oui, comme les Français « français », j’utilise des services publics et des infrastructures au quotidien. Tout ceci sont des biens communs accessibles à tout le monde.
En tant qu’habitant ici, je fais ma part en travaillant et payant des charges, des impôts, des taxes, en participant à la vie de ce pays. Je participe à ça, comme tout le monde, comme n’importe qui — Français ou non-Français — en France. J’estime, qu’en faisant ce qu’ils me disent de faire pour avoir le droit de m’établir ici, je me suis acquitté de toute redevance envers ce pays.

Quant aux Pays-Bas ? J’y suis né, comme mes parents et mes ancêtres sur un certain nombre de générations. J’y ai également vécu plusieurs années, et je m’y rends de temps à autre. Une partie de ma famille y vit.

Bien-sûr que je partage quelque chose avec ce pays ! Mais ce n’est pas pour ça que je tire un quelconque honneur à ça. Si je vais aux Pays-Bas, ce n’est sûrement pas pour faire plaisir à l’État néerlandais ou à satisfaire un sentiment patriotique.

Le fait que je sois de nationalité néerlandaise, à la limite, ça constitue un sujet de discussion, ou un axe de comparaison entre les deux modes de vie, français et néerlandais.

C’est plutôt de ça, de cette expérience, que je suis fier : avoir vécu ailleurs et ici, et être en mesure de comparer les choses, de rapporter des bonnes idées d’ailleurs, ou de qualifier de mauvaises celles d’ici grâce à un œil extérieur qui peut prétendre savoir des choses que quelqu’un qui n’est jamais sorti ne peut juste pas connaître.

Mais cela, je ne le dois qu’à moi. C’est moi qui suis allé là-bas et suis revenu, comme n’importe qui peut le faire, et pour des raisons qui me regardent.

Donc, non. Non je n’ai aucun sentiment de patriotisme, ni envers le pays où je suis né, ni envers le pays où je vis. J’aime la localité, ainsi que le mode et le rythme de vie en France, mais ça n’a rien avoir avec le fait d’aimer la France en tant que patrie. On peut très bien être fier et vivre ailleurs. Perso je préfère vivre ici tout en étant indifférent.

Pour moi, encore, la nationalité ce n’est rien de plus qu’une donnée administrative qui dit à quel groupe arbitrairement défini on a décidé que je faisais partie. À aucun moment on m’a demandé mon avis. À aucun moment on s’est préoccupé des avantages que cela me procurerait. À aucun moment je n’ai à dire « merci » pour ça.


Ce billet fait suite à la guerre déclarée par la Russie à l’Ukraine, et plus précisément au fait que beaucoup de Russes désormais enrôlés de force dans l’armée, choisissent de se rendre à l’Ukraine, d’eux-mêmes, immédiatement, simplement parce qu’ils ne veulent pas combattre.

Et je comprends tout à fait ça : ces gens n’ont pas choisi de combattre. On les a forcés. Un état, qui n’a jamais fait quoi que ce soit pour eux, les a forcés.
À leur place, je ferais pareil.

Je soutiens ces gens dans ce choix, et ils n’ont pas à être moqués ou pointés du doigt : entre l’enrôlement forcé dans l’armée avec une mise à mort certaine au bout, et se rendre pour éventuellement refaire sa vie de l’autre côté, le choix est vite fait.

Pour aller plus loin : je n’ai rien contre les corps armés, tant que les gens qui se font la guerre entre eux le font volontairement et en connaissance de cause. Je pense aussi que c’est un mal nécessaire : la nature humaine est ainsi faite qu’il y aura toujours des sentiments belliqueux entre différents groupes de gens, différents peuples, et il me parait nécessaire de pouvoir se défendre contre ça (ou, de l’autre côté, d’attiser les rancœurs et la guerre, si tel est la volonté populaire : qui sommes-nous pour décider ?).
La seule chose que je ne peux accepter, c’est qu’on oblige les gens à aller se faire la guerre contre leur volonté.

Après tout, si personne parmi la population ne veut aller à une guerre décidée par un chef, peut-être ce dernier devrait-il ne pas faire la guerre et respecter la volonté de son peuple ? Et inversement : si t’es pour la guerre mais pas prêt à y aller toi-même, t’as pas à dire aux autres ce qu’ils doivent faire ou pas faire.

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I served the soviet nation meme.
Une petite réflexion sur le « patriotisme ».

Certains se disent amoureux de leur pays, prêt à combattre pour lui, le défendre ou même de mourir pour lui. C’est quelque chose que je peux comprendre : chacun a le droit d’aimer ce qu’il veut, et de mener le combat qu’il souhaite, ainsi que de juger si ce combat doit aller jusqu’à la mort — sa mort — ou non.

Je comprends, donc, mais je ne partage pas. Du tout.

Personnellement, il m’est totalement égal d’être un ressortissant d’un pays ou d’un autre. Je n’éprouve ni amour, ni haine, et ne ressent ni honte ni fierté de ma nationalité, ni d’aucune autre.

C’est quelque chose que je n’ai pas choisi et pour lequel je manifeste de l’indifférence.

Maintenant, je fais partie des gens qui vivent dans un pays, la France, alors qu’ils sont nés dans un autre, les Pays-Bas. Est-ce que ce changement était mon choix ? Non. Est-ce qu’il l’est désormais ? Oui. Est-ce que je suis content de ça : oui. Mais je ne le dois pas à ces deux états.

Vivre en France est un choix désormais, pour moi. Est-ce que je considère dès lors devoir quelque chose envers ce pays ? Non. Ce pays me donne-t-il quelque chose, lui ? Non.

Alors oui, comme les Français « français », j’utilise des services publics et des infrastructures au quotidien. Tout ceci sont des biens communs accessibles à tout le monde.
En tant qu’habitant ici, je fais ma part en travaillant et payant des charges, des impôts, des taxes, en participant à la vie de ce pays. Je participe à ça, comme tout le monde, comme n’importe qui — Français ou non-Français — en France. J’estime, qu’en faisant ce qu’ils me disent de faire pour avoir le droit de m’établir ici, je me suis acquitté de toute redevance envers ce pays.

Quant aux Pays-Bas ? J’y suis né, comme mes parents et mes ancêtres sur un certain nombre de générations. J’y ai également vécu plusieurs années, et je m’y rends de temps à autre. Une partie de ma famille y vit.

Bien-sûr que je partage quelque chose avec ce pays ! Mais ce n’est pas pour ça que je tire un quelconque honneur à ça. Si je vais aux Pays-Bas, ce n’est sûrement pas pour faire plaisir à l’État néerlandais ou à satisfaire un sentiment patriotique.

Le fait que je sois de nationalité néerlandaise, à la limite, ça constitue un sujet de discussion, ou un axe de comparaison entre les deux modes de vie, français et néerlandais.

C’est plutôt de ça, de cette expérience, que je suis fier : avoir vécu ailleurs et ici, et être en mesure de comparer les choses, de rapporter des bonnes idées d’ailleurs, ou de qualifier de mauvaises celles d’ici grâce à un œil extérieur qui peut prétendre savoir des choses que quelqu’un qui n’est jamais sorti ne peut juste pas connaître.

Mais cela, je ne le dois qu’à moi. C’est moi qui suis allé là-bas et suis revenu, comme n’importe qui peut le faire, et pour des raisons qui me regardent.

Donc, non. Non je n’ai aucun sentiment de patriotisme, ni envers le pays où je suis né, ni envers le pays où je vis. J’aime la localité, ainsi que le mode et le rythme de vie en France, mais ça n’a rien avoir avec le fait d’aimer la France en tant que patrie. On peut très bien être fier et vivre ailleurs. Perso je préfère vivre ici tout en étant indifférent.

Pour moi, encore, la nationalité ce n’est rien de plus qu’une donnée administrative qui dit à quel groupe arbitrairement défini on a décidé que je faisais partie. À aucun moment on m’a demandé mon avis. À aucun moment on s’est préoccupé des avantages que cela me procurerait. À aucun moment je n’ai à dire « merci » pour ça.


Ce billet fait suite à la guerre déclarée par la Russie à l’Ukraine, et plus précisément au fait que beaucoup de Russes désormais enrôlés de force dans l’armée, choisissent de se rendre à l’Ukraine, d’eux-mêmes, immédiatement, simplement parce qu’ils ne veulent pas combattre.

Et je comprends tout à fait ça : ces gens n’ont pas choisi de combattre. On les a forcés. Un état, qui n’a jamais fait quoi que ce soit pour eux, les a forcés.
À leur place, je ferais pareil.

Je soutiens ces gens dans ce choix, et ils n’ont pas à être moqués ou pointés du doigt : entre l’enrôlement forcé dans l’armée avec une mise à mort certaine au bout, et se rendre pour éventuellement refaire sa vie de l’autre côté, le choix est vite fait.

Pour aller plus loin : je n’ai rien contre les corps armés, tant que les gens qui se font la guerre entre eux le font volontairement et en connaissance de cause. Je pense aussi que c’est un mal nécessaire : la nature humaine est ainsi faite qu’il y aura toujours des sentiments belliqueux entre différents groupes de gens, différents peuples, et il me parait nécessaire de pouvoir se défendre contre ça (ou, de l’autre côté, d’attiser les rancœurs et la guerre, si tel est la volonté populaire : qui sommes-nous pour décider ?).
La seule chose que je ne peux accepter, c’est qu’on oblige les gens à aller se faire la guerre contre leur volonté.

Après tout, si personne parmi la population ne veut aller à une guerre décidée par un chef, peut-être ce dernier devrait-il ne pas faire la guerre et respecter la volonté de son peuple ? Et inversement : si t’es pour la guerre mais pas prêt à y aller toi-même, t’as pas à dire aux autres ce qu’ils doivent faire ou pas faire.

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« France nation verte ». L’intitulé de l’outil de planification écologique dévoilé, vendredi 21 octobre, par la première ministre, Elisabeth Borne, annonce la couleur. Reste à inventer le modèle de société qui va avec.

Voir : La transition écologique en manque de récit

Ils veulent des idées ?

En voilà des idées :

  1. remettre en place la consignation des bouteilles en verre et en plastique
  2. taxer les « super profits » pour financer à grande échelle la rénovation des logements.
  3. rendre 100 % piétons tous les centre-villes des villes françaises
  4. rendre le vélo possible partout, tout le temps
  5. forcer la sobriété des voitures en taxant la conversion vers un véhicule qui émet plus que celui qu’on remplace
  6. interdire la vente pure et simple des voitures qui émettent plus qu’un certain seuil.
  7. rendre le train compétitif, pour le fret et pour les voyageurs
  8. arrêter avec l’écologie à deux balles qui n’en est pas

Pour la consignation
Tout le monde le réclame, personne ne le remet en place. Pour les bouteilles en verre, il est une hérésie totale de briser une bouteille pour la refondre et refaire une bouteille identique, qui est un processus qui demande énormément d’énergie.
Alors que laver une bouteille, ça demande juste de l’eau, et probablement pas beaucoup plus que le lavage des débris de verre qu’on fait déjà.

Pour la rénovation des logements
Rénover la coûte cher, oui. Mais c’est avant tout un investissement sur le long terme : on dépense 20 k€ pour ensuite économiser une centaine d’euros par mois. Le calcul est vite fait, mais tout le monde n’est pas capable de mettre 20 k€ sur la table à un instant T et dépense donc plus chaque moi.
Financer ne serait-ce que le passage d’un expert chez tout le monde pour estimer la nécessité ou le coût de travaux d’isolation serait déjà un bond en avant, car ça permettrait de cibler ceux qui en ont le plus besoin.
Le fait d’avoir interdit les augmentations de loyer aux logements que les propriétaires refusent de rénover pour atteindre les nouveaux standards énergétiques est un bon début, mais ça ne règle pas le problème à la source.

Pour la piétonisation des centre-villes
Faut vraiment vous faire un dessin pour voir que personne ne veut voir les voitures dans les lieux de vie des villes ? Que y en a trop ? Que c’est étouffant ? Que ça prend trop de place ? Que c’est bruyant ? Accidentogène ? Que ça pue ?
Évidemment, ça demandera la création de parking en périphérie ou sur des axes excentrés, mais marcher 500 mètres n’a jamais tué personne.

Faire que le vélo devienne une alternative viable
On ne va demander à personne de faire 50 km par jour en vélo. Mais quand le trajet à faire fait 2 km et n’implique pas de transporter 2 tonnes de matériel, il devrait être interdit de prendre sa voiture. On transporte sans problème une baguette de pain, un sac de courses ou une lettre à poster en vélo.
Problème : beaucoup prennent aussi la voiture car c’est moins dangereux (créant un cercle vicieux). Les pistes cyclables actuelles ne sont pas séparées physiquement de la route et se limitent à de la peinture par terre. Je le dis à tous les maires et préfets de France : autant ne rien mettre, franchement.
Ce sont des vraies voies cyclables qu’il faut, séparées des voitures, inaccessibles à ces dernières. Et pas seulement sur 50 mètres mais partout où il y a des routes.

Qui plus est, il faut encourager les employés et à utiliser le vélo pour se rendre au travail. Je veux dire réellement : 0,25 € par km et plafonné à 200 € par an, c’est du foutage de gueule. Personne ne fera l’effort si c’est tout ce qu’il y a à la clé. Or, tout comme on décourage des pratiques en touchant au portefeuille, on peut faire l’inverse aussi.
Mettez 1 € du kilomètre et sans limite, le tout en crédit d’impôt pour l’entreprise, et vous verrez à quelle vitesse les entreprises encourageront les employés à utiliser un vélo, et à quelle vitesse ces derniers le prendront. Pour que les deux acteurs s’y mettent, il faut que les deux y voient un avantage (c’est pas compliqué : jouez sur le pognon).

Forcer la sobriété des voitures
Les voitures sont de plus en plus grosses et consomment de plus en plus. Il faut arrêter cette mode ridicule et dangereuse.

Interdire les véhicules les plus polluants.
Actuellement, il existe un barème pour le « malus » écologique. Il monte à 40 000 € pour les véhicules qui émettent plus de 223 gCO2/km. C’est beaucoup pour la majorité, mais ce n’est pas suffisant pour celui qui se fout du pognon car il en a trop. À ce niveau, la pollution inutile est simplement un droit exclusif pour les riches.
C’est pas une taxe de 40 000 € qu’il faut pour l’acquisition d’une telle voiture, mais une taxe égale à 40 % des revenus du propriétaire. Là, ça serait dissuasif pour tout le monde.
On peut aussi interdire la vente de véhicules qui émettent plus d’un certain seuil.

Rendre le train plus compétitif
Actuellement, n’importe où l’on va, l’avion est moins cher que le train. C’est assez ridicule et totalement absurde d’un point de vue écologique. Il faut renverser ça.
Et je ne parle même pas du fait que le train de fret est de plus en plus remplacé par des camions, et que l’offre pour les voyageurs est de pire en pire lorsqu’elle est seulement existante.

Pour l’écologie à deux balles
Utiliser des matériaux végétaux pour faire des sièges auto, des sacs de courses ou des vêtements c’est du bullshit. Ces matériaux sont à base de bambou ou de maïs, ok, mais ils sont tellement transformés que niveau CO2 c’est totalement contre-productif. Même remarque pour les biocarburants, au passage.
Quant aux gobelets ou couverts en bambou, là aussi c’est d’une absurdité sans nom. Les gobelets en carton, par exemple sont recouverts de plastique et ne sont donc ni recyclables, ni réutilisables, ni biodégradables (là où les gobelets en plastiques étaient au moins recyclables) ; et les couverts en bambou sont quant à eux conditionnés dans des sachets individuels en plastique.
De façon générale, il faut arrêter avec le tout jetable et les emballages partout.

En conclusion je dirais que tout n’est probablement pas aussi simple que c’est mis ici, mais si on est capable d’aller à la déchetterie pour jeter des bouteilles en verre, on peut aussi les emmener au supermarché pour faire jouer les consignes. Ça se fait déjà ailleurs comme en Hollande : une bouteille c’est 0,25 € de consigne. Deux packs de six bouteilles c’est déjà 3 € en bon d’achat. C’est quand-même pas rien. D’autant que ces consignes existaient déjà il y a longtemps, pour le vin ou autre.

J’ai pas non plus dit que c’étaient de « petits gestes ». Les petits gestes n’y arriveront pas. Ce qu’il faut c’est une révolution.
En vit une crise climatique : en France on a désormais 4 mois sans pluie, les rivières sont vides, les cultures mortes, et bientôt on n’aura plus aucun glacier dans les Alpes ou les Pyrénées et on a des mois d’octobre où il fait 30 °C sur la moitié du pays. Et ce n’est que le début. Si on veut corriger le tir, il faut des actions à la hauteur de cette crise.

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« France nation verte ». L’intitulé de l’outil de planification écologique dévoilé, vendredi 21 octobre, par la première ministre, Elisabeth Borne, annonce la couleur. Reste à inventer le modèle de société qui va avec.

Voir : La transition écologique en manque de récit

Ils veulent des idées ?

En voilà des idées :

  1. remettre en place la consignation des bouteilles en verre et en plastique
  2. taxer les « super profits » pour financer à grande échelle la rénovation des logements.
  3. rendre 100 % piétons tous les centre-villes des villes françaises
  4. rendre le vélo possible partout, tout le temps
  5. forcer la sobriété des voitures en taxant la conversion vers un véhicule qui émet plus que celui qu’on remplace
  6. interdire la vente pure et simple des voitures qui émettent plus qu’un certain seuil.
  7. rendre le train compétitif, pour le fret et pour les voyageurs
  8. arrêter avec l’écologie à deux balles qui n’en est pas

Pour la consignation
Tout le monde le réclame, personne ne le remet en place. Pour les bouteilles en verre, il est une hérésie totale de briser une bouteille pour la refondre et refaire une bouteille identique, qui est un processus qui demande énormément d’énergie.
Alors que laver une bouteille, ça demande juste de l’eau, et probablement pas beaucoup plus que le lavage des débris de verre qu’on fait déjà.

Pour la rénovation des logements
Rénover la coûte cher, oui. Mais c’est avant tout un investissement sur le long terme : on dépense 20 k€ pour ensuite économiser une centaine d’euros par mois. Le calcul est vite fait, mais tout le monde n’est pas capable de mettre 20 k€ sur la table à un instant T et dépense donc plus chaque moi.
Financer ne serait-ce que le passage d’un expert chez tout le monde pour estimer la nécessité ou le coût de travaux d’isolation serait déjà un bond en avant, car ça permettrait de cibler ceux qui en ont le plus besoin.
Le fait d’avoir interdit les augmentations de loyer aux logements que les propriétaires refusent de rénover pour atteindre les nouveaux standards énergétiques est un bon début, mais ça ne règle pas le problème à la source.

Pour la piétonisation des centre-villes
Faut vraiment vous faire un dessin pour voir que personne ne veut voir les voitures dans les lieux de vie des villes ? Que y en a trop ? Que c’est étouffant ? Que ça prend trop de place ? Que c’est bruyant ? Accidentogène ? Que ça pue ?
Évidemment, ça demandera la création de parking en périphérie ou sur des axes excentrés, mais marcher 500 mètres n’a jamais tué personne.

Faire que le vélo devienne une alternative viable
On ne va demander à personne de faire 50 km par jour en vélo. Mais quand le trajet à faire fait 2 km et n’implique pas de transporter 2 tonnes de matériel, il devrait être interdit de prendre sa voiture. On transporte sans problème une baguette de pain, un sac de courses ou une lettre à poster en vélo.
Problème : beaucoup prennent aussi la voiture car c’est moins dangereux (créant un cercle vicieux). Les pistes cyclables actuelles ne sont pas séparées physiquement de la route et se limitent à de la peinture par terre. Je le dis à tous les maires et préfets de France : autant ne rien mettre, franchement.
Ce sont des vraies voies cyclables qu’il faut, séparées des voitures, inaccessibles à ces dernières. Et pas seulement sur 50 mètres mais partout où il y a des routes.

Qui plus est, il faut encourager les employés et à utiliser le vélo pour se rendre au travail. Je veux dire réellement : 0,25 € par km et plafonné à 200 € par an, c’est du foutage de gueule. Personne ne fera l’effort si c’est tout ce qu’il y a à la clé. Or, tout comme on décourage des pratiques en touchant au portefeuille, on peut faire l’inverse aussi.
Mettez 1 € du kilomètre et sans limite, le tout en crédit d’impôt pour l’entreprise, et vous verrez à quelle vitesse les entreprises encourageront les employés à utiliser un vélo, et à quelle vitesse ces derniers le prendront. Pour que les deux acteurs s’y mettent, il faut que les deux y voient un avantage (c’est pas compliqué : jouez sur le pognon).

Forcer la sobriété des voitures
Les voitures sont de plus en plus grosses et consomment de plus en plus. Il faut arrêter cette mode ridicule et dangereuse.

Interdire les véhicules les plus polluants.
Actuellement, il existe un barème pour le « malus » écologique. Il monte à 40 000 € pour les véhicules qui émettent plus de 223 gCO2/km. C’est beaucoup pour la majorité, mais ce n’est pas suffisant pour celui qui se fout du pognon car il en a trop. À ce niveau, la pollution inutile est simplement un droit exclusif pour les riches.
C’est pas une taxe de 40 000 € qu’il faut pour l’acquisition d’une telle voiture, mais une taxe égale à 40 % des revenus du propriétaire. Là, ça serait dissuasif pour tout le monde.
On peut aussi interdire la vente de véhicules qui émettent plus d’un certain seuil.

Rendre le train plus compétitif
Actuellement, n’importe où l’on va, l’avion est moins cher que le train. C’est assez ridicule et totalement absurde d’un point de vue écologique. Il faut renverser ça.
Et je ne parle même pas du fait que le train de fret est de plus en plus remplacé par des camions, et que l’offre pour les voyageurs est de pire en pire lorsqu’elle est seulement existante.

Pour l’écologie à deux balles
Utiliser des matériaux végétaux pour faire des sièges auto, des sacs de courses ou des vêtements c’est du bullshit. Ces matériaux sont à base de bambou ou de maïs, ok, mais ils sont tellement transformés que niveau CO2 c’est totalement contre-productif. Même remarque pour les biocarburants, au passage.
Quant aux gobelets ou couverts en bambou, là aussi c’est d’une absurdité sans nom. Les gobelets en carton, par exemple sont recouverts de plastique et ne sont donc ni recyclables, ni réutilisables, ni biodégradables (là où les gobelets en plastiques étaient au moins recyclables) ; et les couverts en bambou sont quant à eux conditionnés dans des sachets individuels en plastique.
De façon générale, il faut arrêter avec le tout jetable et les emballages partout.

En conclusion je dirais que tout n’est probablement pas aussi simple que c’est mis ici, mais si on est capable d’aller à la déchetterie pour jeter des bouteilles en verre, on peut aussi les emmener au supermarché pour faire jouer les consignes. Ça se fait déjà ailleurs comme en Hollande : une bouteille c’est 0,25 € de consigne. Deux packs de six bouteilles c’est déjà 3 € en bon d’achat. C’est quand-même pas rien. D’autant que ces consignes existaient déjà il y a longtemps, pour le vin ou autre.

J’ai pas non plus dit que c’étaient de « petits gestes ». Les petits gestes n’y arriveront pas. Ce qu’il faut c’est une révolution.
En vit une crise climatique : en France on a désormais 4 mois sans pluie, les rivières sont vides, les cultures mortes, et bientôt on n’aura plus aucun glacier dans les Alpes ou les Pyrénées et on a des mois d’octobre où il fait 30 °C sur la moitié du pays. Et ce n’est que le début. Si on veut corriger le tir, il faut des actions à la hauteur de cette crise.

";s:7:"dateiso";s:15:"20221023_145659";}s:15:"20221007_131901";a:7:{s:5:"title";s:63:"Voulez-vous être spammés par les fournisseurs d’énergie ?";s:4:"link";s:108:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2022/10/07/13/19/01-voulez-vous-etre-spammes-par-les-fournisseurs-denergie";s:4:"guid";s:22:"20221007131901-article";s:7:"pubDate";s:31:"Fri, 07 Oct 2022 13:19:01 +0200";s:11:"description";s:5792:"

i
Un courrier papier reçu aujourd’hui de la part d’EDF.

Si vous avez le tarif réglementé d’EDF (« tarif bleu »), vous devriez le recevoir aussi.
Là où je pousse un coup de gueule pour ça, c’est sur le fond mais aussi sur la forme. Et c’est pas contre EDF qu’il est dirigé.

Déjà, le contenu :

Bonjour Monsieur Van Neerden,

En application des engagements qu’elle a pris dans le cadre de la décision de l’Autorité de la concurrence n° 22-D-06 du 22 février 2022, EDF est dans l’obligation de mettre à disposition des fournisseurs d’électricité qui en feraient la demande certaines données relatives aux contrats de fourniture d’électricité de ses clients au tarif réglementé de vente (ou Tarif Bleu). Cette mesure vise à ce que ces fournisseurs d’électricité puissent mener des actions de prospection commerciale et vous proposer des offres d’électricité, de gaz ou de services.

Titulaire d’un contrat au Tarif Bleu, vous êtes concerné(e) par cette décision.

[…]

Les fournisseurs d’énergie (autre qu’EDF) ont donc obtenus auprès de l’Autorité de la concurrence — ie : la loi — qu’EDF leur transmette les données de ses clients dans un but purement commercial afin de vous prospecter.

En gros : la loi autorise le démarchage commercial ciblant les clients Tarif Bleu d’EDF et par des fournisseurs d’énergie tiers (Total Énergie, ENI, SueZ, etc.) grâce aux données que vous avez chez EDF.

Déjà ça, de la part de l’Autorité de la concurrence, c’est dégueulasse.

Heureusement, on peut s’y opposer :

[…]
Vous avez la possibilité d’autoriser ou de vous opposer à la mise à disposition de tout ou partie de ces données. Le coupon détachable en bas de ce courrier vous permet de nous communiquer votre choix. Vous pouvez le compléter et nous le retourner via l’enveloppe T jointe.
[…]

Là où ça m’agace maintenant c’est que pour un truc aussi simple que dire oui / non, il y a encore des complications à la con :

[…]
Deux types de données sont concernées par cette mise à disposition :

a. Les données d’identité et de contact transmises uniquement avec votre accord : la civilité, le nom et le prénom, les numéros de téléphone fixe et mobile, l’adresse électronique, l’adresse de facturation, ainsi que l’indication de la présence (ou non) d’un chauffage électrique.

b. Les données de votre contrat transmises sauf opposition de votre part : l’adresse de consommation, le numéro de point de livraison, la puissance souscrite en kVA, le volume annuel de consommation sur les deux dernières années, la dénomination commerciale de l’option tarifaire souscrite et le type de compteur (communicant ou non).
[…]

Certaines données sont donc en opt-in et d’autres en opt-out.
C’est-à-dire que certaines données SONT transmises sauf si le client dit non, et d’autres NE SONT PAS transmises, sauf accord du client.

Vous commencez à être perdus ? C’est normal.

Car pour le même résultat « on ne veut pas être démarché, bordel de mayrde ! », il faudra dire oui dans un cas et non dans l’autre.

Ça s’appelle un dark-pattern, et c’est un procédé plus ou moins malhonnête destiné à obtenir le consentement pour un truc que vous ne voulez pas, mais dont la question est tournée de telle sorte que vous finissez par consentir en pensant avoir dit non.

Un autre exemple de ces magouilles sont les questions à double ou triple négative, du style : « refusez-vous que j’arrête de ne pas vous spammer ? Oui / Non ».

Lisez donc bien le courrier et les intitulés des questions.

Dans mon cas, sur mon courrier, les deux cases à cocher sont celles situées à droite (au point où on en est, il n’est pas exclu qu’il y ait différents types de lettres pour différents abonnés) :

Lettre de EDF.

Une fois cochés, n’oubliez pas de signer tout en bas du coupon, puis découpez celui-ci, mettez-le dans l’enveloppe T et postez-la rapidement sans l’affranchir.
Ne tardez pas, car tout ça prend effet le mois prochain :

Si vous acceptez la transmission de tout ou partie de vos données (ou ne vous y opposez pas), celle-ci sera réalisée à partir du mois de novembre 2022.

Voilà.
Si vous refusez tout et que ces enseignes vous démarchent, menacez-leur de déposer une plainte RGPD parce que vous avez activement refusé tout ça.


ÉDIT : on me signale que l’on peut également faire cette démarche en ligne dans notre espace-client EDF.
Rendez-vous sur la page Espace client > mon compte, puis l’onglet préférences, puis tout en bas : on retrouve les mêmes deux questions.
Une fois que vous les avez cochés, n’oubliez pas d’enregistrer via le bouton vert apparu en bas.

image d’en-tête de Jon Feinstein

";s:7:"content";s:5798:"

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Un courrier papier reçu aujourd’hui de la part d’EDF.

Si vous avez le tarif réglementé d’EDF (« tarif bleu »), vous devriez le recevoir aussi.
Là où je pousse un coup de gueule pour ça, c’est sur le fond mais aussi sur la forme. Et c’est pas contre EDF qu’il est dirigé.

Déjà, le contenu :

Bonjour Monsieur Van Neerden,

En application des engagements qu’elle a pris dans le cadre de la décision de l’Autorité de la concurrence n° 22-D-06 du 22 février 2022, EDF est dans l’obligation de mettre à disposition des fournisseurs d’électricité qui en feraient la demande certaines données relatives aux contrats de fourniture d’électricité de ses clients au tarif réglementé de vente (ou Tarif Bleu). Cette mesure vise à ce que ces fournisseurs d’électricité puissent mener des actions de prospection commerciale et vous proposer des offres d’électricité, de gaz ou de services.

Titulaire d’un contrat au Tarif Bleu, vous êtes concerné(e) par cette décision.

[…]

Les fournisseurs d’énergie (autre qu’EDF) ont donc obtenus auprès de l’Autorité de la concurrence — ie : la loi — qu’EDF leur transmette les données de ses clients dans un but purement commercial afin de vous prospecter.

En gros : la loi autorise le démarchage commercial ciblant les clients Tarif Bleu d’EDF et par des fournisseurs d’énergie tiers (Total Énergie, ENI, SueZ, etc.) grâce aux données que vous avez chez EDF.

Déjà ça, de la part de l’Autorité de la concurrence, c’est dégueulasse.

Heureusement, on peut s’y opposer :

[…]
Vous avez la possibilité d’autoriser ou de vous opposer à la mise à disposition de tout ou partie de ces données. Le coupon détachable en bas de ce courrier vous permet de nous communiquer votre choix. Vous pouvez le compléter et nous le retourner via l’enveloppe T jointe.
[…]

Là où ça m’agace maintenant c’est que pour un truc aussi simple que dire oui / non, il y a encore des complications à la con :

[…]
Deux types de données sont concernées par cette mise à disposition :

a. Les données d’identité et de contact transmises uniquement avec votre accord : la civilité, le nom et le prénom, les numéros de téléphone fixe et mobile, l’adresse électronique, l’adresse de facturation, ainsi que l’indication de la présence (ou non) d’un chauffage électrique.

b. Les données de votre contrat transmises sauf opposition de votre part : l’adresse de consommation, le numéro de point de livraison, la puissance souscrite en kVA, le volume annuel de consommation sur les deux dernières années, la dénomination commerciale de l’option tarifaire souscrite et le type de compteur (communicant ou non).
[…]

Certaines données sont donc en opt-in et d’autres en opt-out.
C’est-à-dire que certaines données SONT transmises sauf si le client dit non, et d’autres NE SONT PAS transmises, sauf accord du client.

Vous commencez à être perdus ? C’est normal.

Car pour le même résultat « on ne veut pas être démarché, bordel de mayrde ! », il faudra dire oui dans un cas et non dans l’autre.

Ça s’appelle un dark-pattern, et c’est un procédé plus ou moins malhonnête destiné à obtenir le consentement pour un truc que vous ne voulez pas, mais dont la question est tournée de telle sorte que vous finissez par consentir en pensant avoir dit non.

Un autre exemple de ces magouilles sont les questions à double ou triple négative, du style : « refusez-vous que j’arrête de ne pas vous spammer ? Oui / Non ».

Lisez donc bien le courrier et les intitulés des questions.

Dans mon cas, sur mon courrier, les deux cases à cocher sont celles situées à droite (au point où on en est, il n’est pas exclu qu’il y ait différents types de lettres pour différents abonnés) :

Lettre de EDF.

Une fois cochés, n’oubliez pas de signer tout en bas du coupon, puis découpez celui-ci, mettez-le dans l’enveloppe T et postez-la rapidement sans l’affranchir.
Ne tardez pas, car tout ça prend effet le mois prochain :

Si vous acceptez la transmission de tout ou partie de vos données (ou ne vous y opposez pas), celle-ci sera réalisée à partir du mois de novembre 2022.

Voilà.
Si vous refusez tout et que ces enseignes vous démarchent, menacez-leur de déposer une plainte RGPD parce que vous avez activement refusé tout ça.


ÉDIT : on me signale que l’on peut également faire cette démarche en ligne dans notre espace-client EDF.
Rendez-vous sur la page Espace client > mon compte, puis l’onglet préférences, puis tout en bas : on retrouve les mêmes deux questions.
Une fois que vous les avez cochés, n’oubliez pas d’enregistrer via le bouton vert apparu en bas.

image d’en-tête de Jon Feinstein

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Photo d’une croix en granit.
Haha, ça me fait rire.

Ce Tweet :

je vous présente la croix de baptême de mon fils...1 cm de long...la maîtresse lui a demandé de la cacher...signe ostentatoire ?🤨bientôt il faudra avoir honte d être blanc et chrétien ?🧐#reconquete #parentsvigilants #VAPlus #charlottedornellas

Les FAFs qui se sont battus contre les voiles et les signes musulreligieux pleurent désormais qu’on leur demande de masquer les croix de baptême.

Je lol : alors ça fait drôle de goûter à sa propre médecine hein ?

En tout cas, ça prouve une fois encore que personne n’a rien compris à la laïcité.

La laïcité ne signifie pas que l’on doit tout cacher, ni en public, ni ailleurs.
La laïcité signifie que l’État n’a pas à se mêler de la religion et des croyances des gens, ni que les institutions religieuses ne puissent s’immiscer dans les actions de l’État. L’État doit donc traiter tout le monde de façon égale sans distinction de croyance.

C’est juste une application du principe d’égalité et de celle de la neutralité.

Réciproquement, ça signifie aussi que les gens n’ont pas le droit d’opposer à l’État des règles issues de leurs croyances.
Par exemple, si ma religion me dit que je dois dévaliser une bijouterie une fois par an, ma religion ne sera pas une excuse pour le tribunal qui me jugera pour cet acte illégal.

Du coup faut interdire les croix ou pas ?

À vous de me dire : faut-il interdire les burkas ou pas ?

La réponse doit être la même dans les deux cas : la laïcité dit que l’État (et donc la loi) ne doit pas favoriser une religion sur une autre, on ne peut donc pas interdire les burkas et autoriser les croix.

Mais il semble que la société a choisi depuis longtemps : les burkas doivent être cachées. Très bien. Dans ce cas les croix aussi. Vous l’avez voulu. Assumez.

Personnellement je ne suis pas pour le fait de tout cacher ou interdire. De toute façon c’est impossible : le nom des jours de la semaine, notre calendrier, et même le nombre d’heure dans une journée proviennent de faits religieux. On ne va pas changer tout ça en plus de milliers d’autres choses. Enfin j’espère.

Je suis pour n’interdire ni croix, ni burka. Mais visiblement cet avis était minoritaire à l’époque où le législateur, poussé par des manifestations à gogo de gogos, a décidé au nom de la laïcité que les signes religieux devaient être masqués, faisant, de facto, de la France un pays où l’expression de sa religion est gouvernée par l’État.

Ironique, non ?

À moins que tout ça c’était pas de la laïcité, mais de l’islamophobie, mais je n’oserai pas dire ça. Ça serait impensable ici, n’est-ce pas.
C’est juste drôle qu’il y ait désormais des retours de bâtons…

image d’en-tête d’Antony

";s:7:"content";s:3623:"

Photo d’une croix en granit.
Haha, ça me fait rire.

Ce Tweet :

je vous présente la croix de baptême de mon fils...1 cm de long...la maîtresse lui a demandé de la cacher...signe ostentatoire ?🤨bientôt il faudra avoir honte d être blanc et chrétien ?🧐#reconquete #parentsvigilants #VAPlus #charlottedornellas

Les FAFs qui se sont battus contre les voiles et les signes musulreligieux pleurent désormais qu’on leur demande de masquer les croix de baptême.

Je lol : alors ça fait drôle de goûter à sa propre médecine hein ?

En tout cas, ça prouve une fois encore que personne n’a rien compris à la laïcité.

La laïcité ne signifie pas que l’on doit tout cacher, ni en public, ni ailleurs.
La laïcité signifie que l’État n’a pas à se mêler de la religion et des croyances des gens, ni que les institutions religieuses ne puissent s’immiscer dans les actions de l’État. L’État doit donc traiter tout le monde de façon égale sans distinction de croyance.

C’est juste une application du principe d’égalité et de celle de la neutralité.

Réciproquement, ça signifie aussi que les gens n’ont pas le droit d’opposer à l’État des règles issues de leurs croyances.
Par exemple, si ma religion me dit que je dois dévaliser une bijouterie une fois par an, ma religion ne sera pas une excuse pour le tribunal qui me jugera pour cet acte illégal.

Du coup faut interdire les croix ou pas ?

À vous de me dire : faut-il interdire les burkas ou pas ?

La réponse doit être la même dans les deux cas : la laïcité dit que l’État (et donc la loi) ne doit pas favoriser une religion sur une autre, on ne peut donc pas interdire les burkas et autoriser les croix.

Mais il semble que la société a choisi depuis longtemps : les burkas doivent être cachées. Très bien. Dans ce cas les croix aussi. Vous l’avez voulu. Assumez.

Personnellement je ne suis pas pour le fait de tout cacher ou interdire. De toute façon c’est impossible : le nom des jours de la semaine, notre calendrier, et même le nombre d’heure dans une journée proviennent de faits religieux. On ne va pas changer tout ça en plus de milliers d’autres choses. Enfin j’espère.

Je suis pour n’interdire ni croix, ni burka. Mais visiblement cet avis était minoritaire à l’époque où le législateur, poussé par des manifestations à gogo de gogos, a décidé au nom de la laïcité que les signes religieux devaient être masqués, faisant, de facto, de la France un pays où l’expression de sa religion est gouvernée par l’État.

Ironique, non ?

À moins que tout ça c’était pas de la laïcité, mais de l’islamophobie, mais je n’oserai pas dire ça. Ça serait impensable ici, n’est-ce pas.
C’est juste drôle qu’il y ait désormais des retours de bâtons…

image d’en-tête d’Antony

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Une statue soviétique.
J’ai par le passé gueulé contre les abrutis qui détruisaient les statues qui les dérangeaient, notamment certains Américains et les statues de Christophe Colomb.

Vous lirez le lien si vous voulez, vous verrez rapidement ce que j’en pense.

Ou pensais.

Récemment, avec l’attaque de l’Ukraine par l’envahisseur russe, certains pays issus de l’ex-URSS ont décidé de montrer leur soutien au peuple ukrainien en détruisant les symboles de ce passé communiste, notamment des statues.

Je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement avec les statues de Colomb. Pour autant, ici, je serais d’avis de faire pareil : je condamne les actions de la Russie et ces choses-là ne sont pas à célébrer.

Par conséquent, je me permets d’amender mon avis (qui n’engage que moi).

Je pense dorénavant que les nations peuvent et doivent choisir les événements de leur passé qu’elles commémorent, indépendamment de leur importance historique. La honte de notre histoire n’est pas la nôtre, et elle ne doit pas entacher notre présent, et encore moins l’avenir.

Cependant, l’Histoire et ce qu’elle comporte de violence, a eu lieu et rien ne changera cela. Je pense donc également qu’il reste une nécessité de ne pas l’oublier, ne serait-ce que pour ne pas la reproduire. Cela peut passer par l’enseignement, la culture au sens large, ou des mémoriaux plus neutres : non pas glorifiant les envahisseurs, mais commémorant les victimes, par exemple.

Aucun peuple n’a une histoire exempte de violence, mais entre une statue à l’effigie d’un dictateur ou un conquérant sanguinaire d’une part et un mémorial neutre ou un musée de l’autre, il y a une différence et je préfère le second.

Ces deux points ne doivent pas aller l’un sans l’autre. Oui on peut retirer des symboles que nous ne voulons plus voir entacher dans l’avenir, mais non, on ne doit pas oublier le passé pour autant.

On pourrait résumer ça en « accepte ton passé, mais choisit ton avenir », à quoi j’ajouterais également « mais sois en paix avec les deux ».

image d’en-tête d’Ermakov

";s:7:"content";s:2819:"

Une statue soviétique.
J’ai par le passé gueulé contre les abrutis qui détruisaient les statues qui les dérangeaient, notamment certains Américains et les statues de Christophe Colomb.

Vous lirez le lien si vous voulez, vous verrez rapidement ce que j’en pense.

Ou pensais.

Récemment, avec l’attaque de l’Ukraine par l’envahisseur russe, certains pays issus de l’ex-URSS ont décidé de montrer leur soutien au peuple ukrainien en détruisant les symboles de ce passé communiste, notamment des statues.

Je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement avec les statues de Colomb. Pour autant, ici, je serais d’avis de faire pareil : je condamne les actions de la Russie et ces choses-là ne sont pas à célébrer.

Par conséquent, je me permets d’amender mon avis (qui n’engage que moi).

Je pense dorénavant que les nations peuvent et doivent choisir les événements de leur passé qu’elles commémorent, indépendamment de leur importance historique. La honte de notre histoire n’est pas la nôtre, et elle ne doit pas entacher notre présent, et encore moins l’avenir.

Cependant, l’Histoire et ce qu’elle comporte de violence, a eu lieu et rien ne changera cela. Je pense donc également qu’il reste une nécessité de ne pas l’oublier, ne serait-ce que pour ne pas la reproduire. Cela peut passer par l’enseignement, la culture au sens large, ou des mémoriaux plus neutres : non pas glorifiant les envahisseurs, mais commémorant les victimes, par exemple.

Aucun peuple n’a une histoire exempte de violence, mais entre une statue à l’effigie d’un dictateur ou un conquérant sanguinaire d’une part et un mémorial neutre ou un musée de l’autre, il y a une différence et je préfère le second.

Ces deux points ne doivent pas aller l’un sans l’autre. Oui on peut retirer des symboles que nous ne voulons plus voir entacher dans l’avenir, mais non, on ne doit pas oublier le passé pour autant.

On pourrait résumer ça en « accepte ton passé, mais choisit ton avenir », à quoi j’ajouterais également « mais sois en paix avec les deux ».

image d’en-tête d’Ermakov

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i
Juste parce que j’en ai marre de rechercher tout le temps les mêmes liens et les mêmes chiffres, voici un récap de trois chiffres clés à à propos du charbon, soi-disant préférable au nucléaire en matière d’énergie.
Vous verrez : même en ce qui concerne les radiations, le charbon dépasse de loin le nucléaire… Un comble, donc.

Il faut 3 000 000 de tonnes de charbon pour produire autant d’énergie qu’une tonne d’uranium

En d’autres termes : une remorque de voiture d’uranium équivaut à un convoi de 100 poids lourds de charbon…

C’est une question de densité d’énergie et de forme d’énergie exploitable. Le charbon est une énergie chimique. L’uranium libère son énergie par fission de son noyau. Cette forme de libération d’énergie est de l’ordre de 1 000 000 de fois plus concentrée que l’énergie chimique.

En l’occurrence, l’uranium et le charbon diffèrent d’un facteur 3 millions environ. Cette différence influe sur l’extraction, le transport, le traitement et les déchets, qui sont alors d’une échelle incomparable entre les deux.

Source : Tableau de densité massique d'énergie — Wikipédia.

L’industrie du charbon émet dix fois plus de radioactivité que l’industrie du nucléaire

Oui, même en incluant Fukushima, Tchernobyl, Three Miles Island, et tout le reste.

Le charbon est une roche. Ce n’est pas du carbone pur : il contient des impuretés. L’une de ces impuretés est le radon, un gaz produit naturellement dans le sol. Le radon est radioactif, et les mines, le raffinement et les centrales le relâchent dans l’air. Ce radon est issu de la décomposition de l’uranium et du thorium, eux-même encore présents à l’état de traces dans le charbon (et rejetés essentiellement dans l’air).

L’extraction de l’uranium émet aussi du radon, mais comme il faut beaucoup plus de charbon pour produire autant qu’un petit peu d’uranium, il en sort que la contribution du secteur du charbon à l’exposition de rayonnement est environ dix à cent fois plus importante que la contribution du secteur nucléaire dans leur ensemble.

Et oui : ceci tient compte même des émissions passives ou accidentelles de tritium, d’iode ou d’autres polluants radioactifs à cause d’un accident nucléaire passé.

Source : SOURCES, EFFECTS AND RISKS OF IONIZING RADIATION — UNSCEAR 2016 Report (ONU)

Le secteur du charbon tue 2 500 fois plus que le secteur du nucléaire

À énergie produite égale.

Tous les secteurs, toutes les activités engendrent des accidents, dont certains sont mortels. C’est inévitable.
Les secteurs de l’énergie ne sont pas exclus. Ni le nucléaire, ni le charbon. Ni les autres (hydro, solaire, gaz)…

Si on compte le nombre de morts par secteur d’énergie, on obtient quelque chose comme ça :

Nombre de morts par source d’énergie (en morts / TWh)
Type d’énergie Nombre de morts
Charbon 100
Pétrole 36
Biomasse 12
Gaz 4
Hydro 1,4
Solaire 0,44
Vent 0,15
Nucléaire 0,04

Sur toute la filière, on voit que celle du charbon est 2 500 fois plus mortelle que celle du nucléaire.

Une grande partie de ces chiffres dépendent du pays de production. À tel point que dans la source, il fait un autre tableau où il distingue la Chine du reste, notamment pour le charbon. Les conditions de travail n’y sont pas les mêmes que dans les pays occidentaux : le charbon fait 170 morts par TWh en Chine, mais 30 aux USA.

Cela ne change rien à la conclusion ni au constat : cela reste donc beaucoup plus que le nucléaire.

Source : Deaths per TWH by energy source (citant entre autre ces études : Economic Analysis of Various Options of Electricity Generation - Taking into Account Health and Environmental Effects, COMPARATIVE RISK ASSESSMENTS OF ENERGY OPTIONS).

Conclusions et commentaire

En global, en termes de nombre de morts, aucune source d’énergie n’est aussi sûr que le nucléaire. Et aucune source n’est aussi mortelle que le charbon.
En termes de radiation, le charbon est pire que le nucléaire (viennent ensuite le nucléaire, puis le gaz, et la géothermie — voyez les sources).

Concernant la radiotoxicité justement, il faut noter que les émissions radioactives dont on parle restent faibles devant la radioactivité naturelle et artificielle globale.
Oui, le charbon émet plus de radioactivité que le nucléaire. Mais non, ce n’est pas spécialement un danger. Il reste que si c’est la radioactivité qui vous font peur et que vous en voulez le moins possible, le nucléaire est un meilleur choix que le charbon.

Mais dans ce cas, vous auriez encore plus peur d’un voyage en avion (voler en altitude vous expose à des radiations cosmiques), d’un portique à rayons-X ou d’une simple radiographie et même d’une cigarette. Toutes ces choses-là comptent largement plus en termes de radiations nocives que l’industrie nucléaire, celle du charbon, et même la radioactivité naturelle (voir là).

Pour le dernier nombre, il s’agit un peu du même biais qu’entre l’avion et la voiture. La voiture fait dix fois plus de morts chaque jour que l’avion n’en fait par an. Pourtant personne n’en parle. Pourquoi ? Car mille accidents de 2 personnes se voient toujours moins qu’un seul accident tuant 500 personnes. Sauf qu’un accident d’un gros avion est beaucoup plus rare qu’un accident de voiture, et au final, le moyen de transport le plus sûr reste l’avion.
Pour le nucléaire c’est la même chose : cette source d’électricité est celle qui fait le plus peur, mais au final, c’est celle qui tue le moins, et de loin.

La comparaison avec l’avion peut aller plus loin. Tout comme dans l’aviation, l’industrie du nucléaire est parfaitement conscience de cette « peur » de la part du public. Résultat : ils mettent les bouchées doubles sur la sécurité. L’aviation civile a des plans d’actions très précis en cas d’accident, à la fois pour gérer la crise et organiser les secours que pour réduire les risques de crash en premier lieu. Le nucléaire c’est pareil : c’est ultra surveillé et contrôlé.
Si la moitié des centrales nucléaires françaises sont arrêtées actuellement, ce n’est pas parce qu’elles vont exploser : c’est juste parce qu’on a constaté des anomalies très mineures et que l’on prend des précautions. L’aéronautique opère de même : quand un problème est constaté, c’est toute une flotte d’avion qui peut être clouée au sol (souvenez vous le Boeing 737 Max). Et cela vaut mieux. On n’empêchera jamais un accident, mais on peut au moins éviter deux accidents identiques, et même éviter un accident potentiel.

image d’en-tête de Oatsy40

";s:7:"content";s:8403:"

i
Juste parce que j’en ai marre de rechercher tout le temps les mêmes liens et les mêmes chiffres, voici un récap de trois chiffres clés à à propos du charbon, soi-disant préférable au nucléaire en matière d’énergie.
Vous verrez : même en ce qui concerne les radiations, le charbon dépasse de loin le nucléaire… Un comble, donc.

Il faut 3 000 000 de tonnes de charbon pour produire autant d’énergie qu’une tonne d’uranium

En d’autres termes : une remorque de voiture d’uranium équivaut à un convoi de 100 poids lourds de charbon…

C’est une question de densité d’énergie et de forme d’énergie exploitable. Le charbon est une énergie chimique. L’uranium libère son énergie par fission de son noyau. Cette forme de libération d’énergie est de l’ordre de 1 000 000 de fois plus concentrée que l’énergie chimique.

En l’occurrence, l’uranium et le charbon diffèrent d’un facteur 3 millions environ. Cette différence influe sur l’extraction, le transport, le traitement et les déchets, qui sont alors d’une échelle incomparable entre les deux.

Source : Tableau de densité massique d'énergie — Wikipédia.

L’industrie du charbon émet dix fois plus de radioactivité que l’industrie du nucléaire

Oui, même en incluant Fukushima, Tchernobyl, Three Miles Island, et tout le reste.

Le charbon est une roche. Ce n’est pas du carbone pur : il contient des impuretés. L’une de ces impuretés est le radon, un gaz produit naturellement dans le sol. Le radon est radioactif, et les mines, le raffinement et les centrales le relâchent dans l’air. Ce radon est issu de la décomposition de l’uranium et du thorium, eux-même encore présents à l’état de traces dans le charbon (et rejetés essentiellement dans l’air).

L’extraction de l’uranium émet aussi du radon, mais comme il faut beaucoup plus de charbon pour produire autant qu’un petit peu d’uranium, il en sort que la contribution du secteur du charbon à l’exposition de rayonnement est environ dix à cent fois plus importante que la contribution du secteur nucléaire dans leur ensemble.

Et oui : ceci tient compte même des émissions passives ou accidentelles de tritium, d’iode ou d’autres polluants radioactifs à cause d’un accident nucléaire passé.

Source : SOURCES, EFFECTS AND RISKS OF IONIZING RADIATION — UNSCEAR 2016 Report (ONU)

Le secteur du charbon tue 2 500 fois plus que le secteur du nucléaire

À énergie produite égale.

Tous les secteurs, toutes les activités engendrent des accidents, dont certains sont mortels. C’est inévitable.
Les secteurs de l’énergie ne sont pas exclus. Ni le nucléaire, ni le charbon. Ni les autres (hydro, solaire, gaz)…

Si on compte le nombre de morts par secteur d’énergie, on obtient quelque chose comme ça :

Nombre de morts par source d’énergie (en morts / TWh)
Type d’énergie Nombre de morts
Charbon 100
Pétrole 36
Biomasse 12
Gaz 4
Hydro 1,4
Solaire 0,44
Vent 0,15
Nucléaire 0,04

Sur toute la filière, on voit que celle du charbon est 2 500 fois plus mortelle que celle du nucléaire.

Une grande partie de ces chiffres dépendent du pays de production. À tel point que dans la source, il fait un autre tableau où il distingue la Chine du reste, notamment pour le charbon. Les conditions de travail n’y sont pas les mêmes que dans les pays occidentaux : le charbon fait 170 morts par TWh en Chine, mais 30 aux USA.

Cela ne change rien à la conclusion ni au constat : cela reste donc beaucoup plus que le nucléaire.

Source : Deaths per TWH by energy source (citant entre autre ces études : Economic Analysis of Various Options of Electricity Generation - Taking into Account Health and Environmental Effects, COMPARATIVE RISK ASSESSMENTS OF ENERGY OPTIONS).

Conclusions et commentaire

En global, en termes de nombre de morts, aucune source d’énergie n’est aussi sûr que le nucléaire. Et aucune source n’est aussi mortelle que le charbon.
En termes de radiation, le charbon est pire que le nucléaire (viennent ensuite le nucléaire, puis le gaz, et la géothermie — voyez les sources).

Concernant la radiotoxicité justement, il faut noter que les émissions radioactives dont on parle restent faibles devant la radioactivité naturelle et artificielle globale.
Oui, le charbon émet plus de radioactivité que le nucléaire. Mais non, ce n’est pas spécialement un danger. Il reste que si c’est la radioactivité qui vous font peur et que vous en voulez le moins possible, le nucléaire est un meilleur choix que le charbon.

Mais dans ce cas, vous auriez encore plus peur d’un voyage en avion (voler en altitude vous expose à des radiations cosmiques), d’un portique à rayons-X ou d’une simple radiographie et même d’une cigarette. Toutes ces choses-là comptent largement plus en termes de radiations nocives que l’industrie nucléaire, celle du charbon, et même la radioactivité naturelle (voir là).

Pour le dernier nombre, il s’agit un peu du même biais qu’entre l’avion et la voiture. La voiture fait dix fois plus de morts chaque jour que l’avion n’en fait par an. Pourtant personne n’en parle. Pourquoi ? Car mille accidents de 2 personnes se voient toujours moins qu’un seul accident tuant 500 personnes. Sauf qu’un accident d’un gros avion est beaucoup plus rare qu’un accident de voiture, et au final, le moyen de transport le plus sûr reste l’avion.
Pour le nucléaire c’est la même chose : cette source d’électricité est celle qui fait le plus peur, mais au final, c’est celle qui tue le moins, et de loin.

La comparaison avec l’avion peut aller plus loin. Tout comme dans l’aviation, l’industrie du nucléaire est parfaitement conscience de cette « peur » de la part du public. Résultat : ils mettent les bouchées doubles sur la sécurité. L’aviation civile a des plans d’actions très précis en cas d’accident, à la fois pour gérer la crise et organiser les secours que pour réduire les risques de crash en premier lieu. Le nucléaire c’est pareil : c’est ultra surveillé et contrôlé.
Si la moitié des centrales nucléaires françaises sont arrêtées actuellement, ce n’est pas parce qu’elles vont exploser : c’est juste parce qu’on a constaté des anomalies très mineures et que l’on prend des précautions. L’aéronautique opère de même : quand un problème est constaté, c’est toute une flotte d’avion qui peut être clouée au sol (souvenez vous le Boeing 737 Max). Et cela vaut mieux. On n’empêchera jamais un accident, mais on peut au moins éviter deux accidents identiques, et même éviter un accident potentiel.

image d’en-tête de Oatsy40

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Suite à mon passage d’Android à iOS, je reviens ici sur des trucs bien ou des trucs chiants de ce système.

J’ai eu quelques retours suite au précédent billet, à la fois de personnes qui hésitaient à faire comme moi, que de personnes qui avaient déjà fait le pas et qui me donnaient des astuces ou la confirmation (ou non) de ce que je disais dans l’article.

Déjà, merci à eux pour leurs astuces ou partage des applications indispensables, je vais les ajouter ici.

Les plus

L’OCR

L’OCR, c’est la reconnaissance de caractères.

Dans iOS 15 (peut-être avant), je peux photographier un texte et sélectionner puis copier le texte, directement sur la photo. Il reconnaît le texte à la volée. Ça marche même plutôt bien avec du japonais, mais beaucoup moins avec du coréen.

C’est possible à chaque fois qu’on veut prendre une photo (il y a un bouton qui permet de forcer la détection de texte), qu’une photo est déjà prise (il suffit alors cliquer sur le texte dans la photo et ça devient sélectionnable), ou encore sur une capture d’écran ou n’importe quelle autre image.

Ensuite on peut évidemment copier le texte, le partager, etc.

Ce qui est assez impressionnant, c’est que dans l’application de traduction, on peut prendre une photo dans le champ de texte à traduire. On prend alors en photo une pancarte, ça détecte le texte, et il suffit de valider pour que ça le traduise immédiatement. L’intégration et l’enchaînement des opérations est fluide et impressionnante, là où autrement il aurait fallu passer par 3 applications et donc 3 fois des copier/coller.

QRcode & Shaazam

Shaazam c’est l’application qui vous donne le titre d’une chanson après l’avoir fait écouter à votre téléphone.

Apple a racheté Shaazam il y a quelques années, et désormais il s’agit d’une fonction intégrée à l’OS. Contrairement à une application tierce, qui met toujours du temps à se lancer, ici, c’est instantané : il enregistre immédiatement dès qu’on touche cette option (dans le menu en haut). Bien-sûr, il vous propose d’acheter le morceau si vous ne l’avez pas (via Apple Music).

Pour les QRCode, c’est pareil : l’appareil photo suffit pour scanner un QRCode. C’est vraiment tout con, mais ça m’a toujours manqué dans Android, où il faut une application tierce.

Une certaine forme d’IA

Parmi toutes mes photos, il y en a beaucoup de mon chat. Il suffit que je cherche « chat » dans l’appli des photos pour qu’il me les sorte. Idem plus « fleurs », « montagne »…

Ce n’est pas parfait, car il oublie quelques photos, et je n’ai pas testé en cherchant des noms de personnes qui apparaissent sur certaines photos, mais c’est une fonctionnalité qui peut éventuellement faire gagner un peu de temps, surtout si on est du genre à conserver beaucoup de photos, images, mèmes…

Les scripts

Certaines applications sur Android le permettaient aussi, mais iOS le permet en natif : réaliser des actions automatiquement basées sur votre géolocalisation, l’heure ou autre. Par exemple, vous voulez couper le Wifi et le son à chaque fois que vous allez au travail ? Il suffit de dire qu’à chaque fois que vous êtes au boulot (basé sur le GPS) et seulement en semaine, vous réalisez l’action de couper le wifi et de baisser le son.

Bien configuré, ça s’activera tout seul.

Autre exemple : dès que le GPS détecte que vous êtes à la maison, ou encore si vous branchez le téléphone, il peut réactiver le Wifi.
Les possibilités sont très nombreuses : il y a plein de situations « déclencheurs », que l’on peut même combiner, et encore plus d’actions à accomplir.

D’autres types de scripts permettent d’ajouter des entrées dans le menu « partager », ou de réaliser des raccourcis personnels. Un exemple : on peut faire un raccourci pour tout enregistrer : vidéo, audio, puis retranscrire tout ça et l’envoyer dans le cloud. Certains s’en servent dans le cas où ils sont contrôlés par les flics qui ont tendance à abuser parfois.

Il existe même des sites avec des scripts dédiés pour ça. Voir l’article de Korben pour la présentation ou le site directement : routinehub.co.

Les photos

On en parle systématiquement quand on parle des iPhones, mais c’est pas sans raison.
Sous Android et depuis toujours, j’ai toujours pris l’habitude de mitrailler le sujet de photos, en espérant qu’il y en ait au moins une de nette voire de jolie. Sous iOS, ce n’est plus nécessaire. Toutes les photos sont nettes et belles.

Il y a beau n’y avoir que 12 mégapixels, ça suffit largement. La course aux mégapixels est ridicule et ici ils le démontrent. Le traitement de stabilisation et tous les traitements logiciels disponibles sont très réussis. À noter que certains téléphones haut de gamme de Samsung ou Sony sont également de très belles photos, mais perso j’étais toujours resté dans l’entrée et le milieu de gamme jusqu’à maintenant (200-400 €).

Les moins

Le clavier et la prédiction orthographique

La prédiction et la correction est merdique. Non vraiment : c’est véritablement pourri.

Je désactive toujours la correction automatique (je refuse qu’on modifie ce que je tape), mais je conserve les suggestions, sur lesquelles je peux cliquer pour les utiliser.
Ces suggestions sont beaucoup, beaucoup moins pertinentes sur iOS que ce que j’avais sur Android.

Quand je tape « a », il n’a pas exemple même pas l’intelligence de me proposer « à ». C’est ridicule :

Prédiction sur Android et sur iOS pour « a ».
(Android est à gauche et iOS est à droite)

Ensuite, il ne semble proposer que des mots qui débutent par ce qu’on a mis. Pas des mots similaires.

Ainsi, si je veux écrire « masque » mais que je tape « masue », il ne me propose pas « masque », qui diffère seulement d’une lettre. Le système ne lit pas les pensées, bien-sûr, mais le clavier Android fonctionne lui, et propose bien « masque ».

À la place, iOS proposera « masure ».
Une masure est une petite maison délabrée. Exemple : « les covidiots portent mal leur masure ».

Ces systèmes de prédiction et de correction de fautes fonctionnent généralement de façons statistiques. Ils peuvent par exemple :

Le clavier Swiftkey (acquis par Microsoft) et même le clavier Google d’Android sont très forts sur ce système :

Prédiction pour chien et char.
Swiftkey utilise la proximité des touches du clavier pour déterminer ce qu’on a voulu taper : on peut même aller voir la « heat-map » dans les paramètres pour voir quelles touches vous tapez généralement bien, et lesquelles sont loupées à chaque fois.

C’est un algorithme brillant qui prend en compte le clavier, la langue (deux mots proches peuvent être confondues humainement) et le contexte (analyse du champ lexical).

Apple ne fait pas tout ça, ou ne semble pas le faire, ou le fait alors vraiment très très mal.

Pourtant, avec toute la pub qu’ils font autour de Siri et son « IA », et les puces « bionic » avec des unités d’apprentissage, de prédiction et d’analyse intelligente… je m’attendais à mieux. Beaucoup mieux. Tout ça c’est clairement du flan.

Je ne sais pas si Apple a voulu expérimenter avec un apprentissage naturel et évolutif plutôt qu’intégrer les statistiques et la logique pure, mais c’est pas une réussite. Et je ne considère plus être en phase d’apprentissage : j’ai ce téléphone depuis 8 mois maintenant et c’est toujours aussi pourri.

Sur Android, je pouvais taper (ou swiper) mon texte comme un porc et valider les suggestions et c’était généralement nickel. Sous iOS, j’ai laissé tomber 80 % de mon swipage, car c’est catastrophique.

Le clavier, c’est le gros point noir d’iOS en ce qui me concerne.
On peut toujours installer Google Keyboard ou d’autres claviers, mais c’est l’intégration qui en prend un coup.

L’UX du clavier

Je ne peux pas m’empêcher d’en remettre une couche. C’est vraiment à se taper la tête contre les murs.
Sur certains trucs, l’interface elle-même est à chier.

J’ai mis quelques mots en prédiction, comme certains noms propres. Pour l’exemple, voici l’expression « pkmn » qui se fait remplacer par « Pokémon » :

i
À votre avis, pour que le remplacement soit fait, j’appuie où ? Sur la suggestion ? Perdu ! Si j’appuie sur la suggestion, ça l’annule comme si j’avais appuyé sur la croix de la suggestion. À la place, pour valider le remplacement, je dois appuyer sur la barre d’espace du clavier. Je trouve ça déroutant, mais ce n’est pas la seule chose de déroutant chez Apple ces derniers temps, Grumpy Website en parle très souvent.

Les paramètres rapides

J’en avais parlé dans mon article initial : les paramètres rapides sont faux.

Oui, il y a un bouton « wifi » et « bluetooth », mais ces derniers ne désactivent pas l’un ou l’autre. Ils coupent la connexion courante, mais le module reste actif : le bluetooth continue de chercher et le wifi aussi. Pour ce qui est de l’économie de la batterie, c’est donc inutile.

On peut tout de même désactiver tout ça, mais il faut aller dans les paramètres d’iOS > Bluetoot / Wifi > désactiver. C’est plus long, et ça rend totalement inutile les boutons Wifi/Bluetooth.
Enfin, pas tout à fait : ces boutons peuvent les rallumer, juste pas les éteindre. Je sais pas quel ingénieur a imposé ça, mais il ne pensait pas à l’utilisateur à ce moment-là.

Pas de .flac

iOS et iTunes ne prend pas en charge le format audio « FLAC ». Ils ont leur propre format lossless (ALAC), mais c’est quand-même un peu chiant : c’est un format autrement assez répandu.

Ah et iTunes manque de transférer une partie des morceaux à chaque synchro. C’est n’importe quoi là aussi.
Et évidemment, impossible de transférer de la musique via USB comme sur une clé USB : ça finira dans les dossiers, pas dans la bibliothèque musicale.

L’appareil photo

Alors autant les photons sont magnifiques, autant l’appareil photo est plutôt limité. Sous Android (du moins sur le BQ Aquaris X2) je pouvais choisir l’ISO, la vitesse d’exposition, la luminosité… autant sous iOS, hormis quelques options de filtres, il n’y a rien de technique (pas d’ISO ou de temps d’exposition).

Heureusement, il y a des applications tierces qui permettent tout ça, mais ça manque quand-même dans l’application native. Est-ce que c’est seulement sur le 13 Mini que tout ça est retiré ?
En tout cas, cette appli est un exemple de remplacement. L’interface est austère, mais ça marche pas mal : Easy Long Exposure Camera (la version gratuite a une pub une fois qu’on a pris une photo et ne permet pas de régler l’ISO, mais la version « pro » est prise à vie et lève toutes ces limites et la pub).

ÉDIT : j’avais découvert par hasard que le temps d’expo longue passe de 3 secondes à 10 s voire à 30 s si le téléphone est posé immobile. Pour ça, servez-vous d’un trépied (comme celui-ci, déjà partagé ).

Safari

J’avais dit que Safari c’était pourri, eh ben, oui c’est pourri. On se fait très bien à l’interface, mais certains éléments de page web (les :hover ou les datalists HTML5) ne fonctionnent pas ou pas bien.

Étrangement, avec certains modules complémentaires, tout ça refonctionne. Je ne comprends pas tout ici.
Par contre, tous ces navigateurs mobiles qui n’ont pas de console JS ni d’outils de dév, c’est chiant (et épargnez-moi la méthode pour accéder aux outils de dév du mobile depuis un ordi sur le même réseau : ça marche jamais, encore moins sur iOS où il faut un Mac).

Le bluetooth

Le bluetooth fonctionne pour lire ma musique dans la voiture, mais envoyer une photo d’un téléphone à un autre, ça ne marche que via airdrop, donc d’un iPhone à un iPhone.

Airdrop est très simple et on peut transférer à peu près n’importe quoi (contacts, événements, photos…) et c’est hyper rapide, mais pour envoyer une simple photo à un appareil Android, c’est impossible. C’est vraiment du bullshit de la part d’Apple.

Les scripts

Oui, j’ai mis ça dans les plus et maintenant dans les moins.
Évidemment, les scripts c’est cool : ça permet de faire en sorte que le téléphone lance tout seul des actions. Par exemple, quand je connecte mon tél en bluetooth dans la voiture, c’est que je m’en vais de chez moi. Du coup, j’ai programmé qu’il me coupe le wifi de la maison. Ça semble logique et comme ça il ne passe pas tout le trajet à chercher du Wifi. Je lance aussi l’application musicale juste après.

Sauf que… certains scripts ne peuvent pas tourner en tâche de fond. Ils se contentent d’afficher un popup et c’est à nous d’exécuter le script. Ça marche, mais ça enlève environ 90 % de l’intérêt d’une machine qui fait des actions qu’on lui dit de faire, à notre place, en tâche de fond et selon les circonstances

Un autre exemple, j’ai fait en sorte que dès que j’arrive à proximité de chez moi, il active le Wifi, puis attend, et coupe le bluetooth. L’idée est que quand je rentre, je suis généralement en voiture, et donc je veux qu’il coupe le blutooth après que j’en suis sorti, d’où l’attente. Sauf que non : les scripts qui se déclenchent avec la localisation du téléphone ne peuvent pas se lancer en tâche de fond tout seul : il faut les valider à chaque fois. C’est complètement con.

Les scripts donc, s’il faut être derrière le téléphone à chaque fois, c’est inutile.
Seul avantage : faire un bouton customisé qui désactive le wifi et le bluetooth. Qui le désactive réellement, contrairement à ce que font les boutons natifs.

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Suite à mon passage d’Android à iOS, je reviens ici sur des trucs bien ou des trucs chiants de ce système.

J’ai eu quelques retours suite au précédent billet, à la fois de personnes qui hésitaient à faire comme moi, que de personnes qui avaient déjà fait le pas et qui me donnaient des astuces ou la confirmation (ou non) de ce que je disais dans l’article.

Déjà, merci à eux pour leurs astuces ou partage des applications indispensables, je vais les ajouter ici.

Les plus

L’OCR

L’OCR, c’est la reconnaissance de caractères.

Dans iOS 15 (peut-être avant), je peux photographier un texte et sélectionner puis copier le texte, directement sur la photo. Il reconnaît le texte à la volée. Ça marche même plutôt bien avec du japonais, mais beaucoup moins avec du coréen.

C’est possible à chaque fois qu’on veut prendre une photo (il y a un bouton qui permet de forcer la détection de texte), qu’une photo est déjà prise (il suffit alors cliquer sur le texte dans la photo et ça devient sélectionnable), ou encore sur une capture d’écran ou n’importe quelle autre image.

Ensuite on peut évidemment copier le texte, le partager, etc.

Ce qui est assez impressionnant, c’est que dans l’application de traduction, on peut prendre une photo dans le champ de texte à traduire. On prend alors en photo une pancarte, ça détecte le texte, et il suffit de valider pour que ça le traduise immédiatement. L’intégration et l’enchaînement des opérations est fluide et impressionnante, là où autrement il aurait fallu passer par 3 applications et donc 3 fois des copier/coller.

QRcode & Shaazam

Shaazam c’est l’application qui vous donne le titre d’une chanson après l’avoir fait écouter à votre téléphone.

Apple a racheté Shaazam il y a quelques années, et désormais il s’agit d’une fonction intégrée à l’OS. Contrairement à une application tierce, qui met toujours du temps à se lancer, ici, c’est instantané : il enregistre immédiatement dès qu’on touche cette option (dans le menu en haut). Bien-sûr, il vous propose d’acheter le morceau si vous ne l’avez pas (via Apple Music).

Pour les QRCode, c’est pareil : l’appareil photo suffit pour scanner un QRCode. C’est vraiment tout con, mais ça m’a toujours manqué dans Android, où il faut une application tierce.

Une certaine forme d’IA

Parmi toutes mes photos, il y en a beaucoup de mon chat. Il suffit que je cherche « chat » dans l’appli des photos pour qu’il me les sorte. Idem plus « fleurs », « montagne »…

Ce n’est pas parfait, car il oublie quelques photos, et je n’ai pas testé en cherchant des noms de personnes qui apparaissent sur certaines photos, mais c’est une fonctionnalité qui peut éventuellement faire gagner un peu de temps, surtout si on est du genre à conserver beaucoup de photos, images, mèmes…

Les scripts

Certaines applications sur Android le permettaient aussi, mais iOS le permet en natif : réaliser des actions automatiquement basées sur votre géolocalisation, l’heure ou autre. Par exemple, vous voulez couper le Wifi et le son à chaque fois que vous allez au travail ? Il suffit de dire qu’à chaque fois que vous êtes au boulot (basé sur le GPS) et seulement en semaine, vous réalisez l’action de couper le wifi et de baisser le son.

Bien configuré, ça s’activera tout seul.

Autre exemple : dès que le GPS détecte que vous êtes à la maison, ou encore si vous branchez le téléphone, il peut réactiver le Wifi.
Les possibilités sont très nombreuses : il y a plein de situations « déclencheurs », que l’on peut même combiner, et encore plus d’actions à accomplir.

D’autres types de scripts permettent d’ajouter des entrées dans le menu « partager », ou de réaliser des raccourcis personnels. Un exemple : on peut faire un raccourci pour tout enregistrer : vidéo, audio, puis retranscrire tout ça et l’envoyer dans le cloud. Certains s’en servent dans le cas où ils sont contrôlés par les flics qui ont tendance à abuser parfois.

Il existe même des sites avec des scripts dédiés pour ça. Voir l’article de Korben pour la présentation ou le site directement : routinehub.co.

Les photos

On en parle systématiquement quand on parle des iPhones, mais c’est pas sans raison.
Sous Android et depuis toujours, j’ai toujours pris l’habitude de mitrailler le sujet de photos, en espérant qu’il y en ait au moins une de nette voire de jolie. Sous iOS, ce n’est plus nécessaire. Toutes les photos sont nettes et belles.

Il y a beau n’y avoir que 12 mégapixels, ça suffit largement. La course aux mégapixels est ridicule et ici ils le démontrent. Le traitement de stabilisation et tous les traitements logiciels disponibles sont très réussis. À noter que certains téléphones haut de gamme de Samsung ou Sony sont également de très belles photos, mais perso j’étais toujours resté dans l’entrée et le milieu de gamme jusqu’à maintenant (200-400 €).

Les moins

Le clavier et la prédiction orthographique

La prédiction et la correction est merdique. Non vraiment : c’est véritablement pourri.

Je désactive toujours la correction automatique (je refuse qu’on modifie ce que je tape), mais je conserve les suggestions, sur lesquelles je peux cliquer pour les utiliser.
Ces suggestions sont beaucoup, beaucoup moins pertinentes sur iOS que ce que j’avais sur Android.

Quand je tape « a », il n’a pas exemple même pas l’intelligence de me proposer « à ». C’est ridicule :

Prédiction sur Android et sur iOS pour « a ».
(Android est à gauche et iOS est à droite)

Ensuite, il ne semble proposer que des mots qui débutent par ce qu’on a mis. Pas des mots similaires.

Ainsi, si je veux écrire « masque » mais que je tape « masue », il ne me propose pas « masque », qui diffère seulement d’une lettre. Le système ne lit pas les pensées, bien-sûr, mais le clavier Android fonctionne lui, et propose bien « masque ».

À la place, iOS proposera « masure ».
Une masure est une petite maison délabrée. Exemple : « les covidiots portent mal leur masure ».

Ces systèmes de prédiction et de correction de fautes fonctionnent généralement de façons statistiques. Ils peuvent par exemple :

Le clavier Swiftkey (acquis par Microsoft) et même le clavier Google d’Android sont très forts sur ce système :

Prédiction pour chien et char.
Swiftkey utilise la proximité des touches du clavier pour déterminer ce qu’on a voulu taper : on peut même aller voir la « heat-map » dans les paramètres pour voir quelles touches vous tapez généralement bien, et lesquelles sont loupées à chaque fois.

C’est un algorithme brillant qui prend en compte le clavier, la langue (deux mots proches peuvent être confondues humainement) et le contexte (analyse du champ lexical).

Apple ne fait pas tout ça, ou ne semble pas le faire, ou le fait alors vraiment très très mal.

Pourtant, avec toute la pub qu’ils font autour de Siri et son « IA », et les puces « bionic » avec des unités d’apprentissage, de prédiction et d’analyse intelligente… je m’attendais à mieux. Beaucoup mieux. Tout ça c’est clairement du flan.

Je ne sais pas si Apple a voulu expérimenter avec un apprentissage naturel et évolutif plutôt qu’intégrer les statistiques et la logique pure, mais c’est pas une réussite. Et je ne considère plus être en phase d’apprentissage : j’ai ce téléphone depuis 8 mois maintenant et c’est toujours aussi pourri.

Sur Android, je pouvais taper (ou swiper) mon texte comme un porc et valider les suggestions et c’était généralement nickel. Sous iOS, j’ai laissé tomber 80 % de mon swipage, car c’est catastrophique.

Le clavier, c’est le gros point noir d’iOS en ce qui me concerne.
On peut toujours installer Google Keyboard ou d’autres claviers, mais c’est l’intégration qui en prend un coup.

L’UX du clavier

Je ne peux pas m’empêcher d’en remettre une couche. C’est vraiment à se taper la tête contre les murs.
Sur certains trucs, l’interface elle-même est à chier.

J’ai mis quelques mots en prédiction, comme certains noms propres. Pour l’exemple, voici l’expression « pkmn » qui se fait remplacer par « Pokémon » :

i
À votre avis, pour que le remplacement soit fait, j’appuie où ? Sur la suggestion ? Perdu ! Si j’appuie sur la suggestion, ça l’annule comme si j’avais appuyé sur la croix de la suggestion. À la place, pour valider le remplacement, je dois appuyer sur la barre d’espace du clavier. Je trouve ça déroutant, mais ce n’est pas la seule chose de déroutant chez Apple ces derniers temps, Grumpy Website en parle très souvent.

Les paramètres rapides

J’en avais parlé dans mon article initial : les paramètres rapides sont faux.

Oui, il y a un bouton « wifi » et « bluetooth », mais ces derniers ne désactivent pas l’un ou l’autre. Ils coupent la connexion courante, mais le module reste actif : le bluetooth continue de chercher et le wifi aussi. Pour ce qui est de l’économie de la batterie, c’est donc inutile.

On peut tout de même désactiver tout ça, mais il faut aller dans les paramètres d’iOS > Bluetoot / Wifi > désactiver. C’est plus long, et ça rend totalement inutile les boutons Wifi/Bluetooth.
Enfin, pas tout à fait : ces boutons peuvent les rallumer, juste pas les éteindre. Je sais pas quel ingénieur a imposé ça, mais il ne pensait pas à l’utilisateur à ce moment-là.

Pas de .flac

iOS et iTunes ne prend pas en charge le format audio « FLAC ». Ils ont leur propre format lossless (ALAC), mais c’est quand-même un peu chiant : c’est un format autrement assez répandu.

Ah et iTunes manque de transférer une partie des morceaux à chaque synchro. C’est n’importe quoi là aussi.
Et évidemment, impossible de transférer de la musique via USB comme sur une clé USB : ça finira dans les dossiers, pas dans la bibliothèque musicale.

L’appareil photo

Alors autant les photons sont magnifiques, autant l’appareil photo est plutôt limité. Sous Android (du moins sur le BQ Aquaris X2) je pouvais choisir l’ISO, la vitesse d’exposition, la luminosité… autant sous iOS, hormis quelques options de filtres, il n’y a rien de technique (pas d’ISO ou de temps d’exposition).

Heureusement, il y a des applications tierces qui permettent tout ça, mais ça manque quand-même dans l’application native. Est-ce que c’est seulement sur le 13 Mini que tout ça est retiré ?
En tout cas, cette appli est un exemple de remplacement. L’interface est austère, mais ça marche pas mal : Easy Long Exposure Camera (la version gratuite a une pub une fois qu’on a pris une photo et ne permet pas de régler l’ISO, mais la version « pro » est prise à vie et lève toutes ces limites et la pub).

ÉDIT : j’avais découvert par hasard que le temps d’expo longue passe de 3 secondes à 10 s voire à 30 s si le téléphone est posé immobile. Pour ça, servez-vous d’un trépied (comme celui-ci, déjà partagé ).

Safari

J’avais dit que Safari c’était pourri, eh ben, oui c’est pourri. On se fait très bien à l’interface, mais certains éléments de page web (les :hover ou les datalists HTML5) ne fonctionnent pas ou pas bien.

Étrangement, avec certains modules complémentaires, tout ça refonctionne. Je ne comprends pas tout ici.
Par contre, tous ces navigateurs mobiles qui n’ont pas de console JS ni d’outils de dév, c’est chiant (et épargnez-moi la méthode pour accéder aux outils de dév du mobile depuis un ordi sur le même réseau : ça marche jamais, encore moins sur iOS où il faut un Mac).

Le bluetooth

Le bluetooth fonctionne pour lire ma musique dans la voiture, mais envoyer une photo d’un téléphone à un autre, ça ne marche que via airdrop, donc d’un iPhone à un iPhone.

Airdrop est très simple et on peut transférer à peu près n’importe quoi (contacts, événements, photos…) et c’est hyper rapide, mais pour envoyer une simple photo à un appareil Android, c’est impossible. C’est vraiment du bullshit de la part d’Apple.

Les scripts

Oui, j’ai mis ça dans les plus et maintenant dans les moins.
Évidemment, les scripts c’est cool : ça permet de faire en sorte que le téléphone lance tout seul des actions. Par exemple, quand je connecte mon tél en bluetooth dans la voiture, c’est que je m’en vais de chez moi. Du coup, j’ai programmé qu’il me coupe le wifi de la maison. Ça semble logique et comme ça il ne passe pas tout le trajet à chercher du Wifi. Je lance aussi l’application musicale juste après.

Sauf que… certains scripts ne peuvent pas tourner en tâche de fond. Ils se contentent d’afficher un popup et c’est à nous d’exécuter le script. Ça marche, mais ça enlève environ 90 % de l’intérêt d’une machine qui fait des actions qu’on lui dit de faire, à notre place, en tâche de fond et selon les circonstances

Un autre exemple, j’ai fait en sorte que dès que j’arrive à proximité de chez moi, il active le Wifi, puis attend, et coupe le bluetooth. L’idée est que quand je rentre, je suis généralement en voiture, et donc je veux qu’il coupe le blutooth après que j’en suis sorti, d’où l’attente. Sauf que non : les scripts qui se déclenchent avec la localisation du téléphone ne peuvent pas se lancer en tâche de fond tout seul : il faut les valider à chaque fois. C’est complètement con.

Les scripts donc, s’il faut être derrière le téléphone à chaque fois, c’est inutile.
Seul avantage : faire un bouton customisé qui désactive le wifi et le bluetooth. Qui le désactive réellement, contrairement à ce que font les boutons natifs.

";s:7:"dateiso";s:15:"20220820_233719";}s:15:"20220816_192643";a:7:{s:5:"title";s:76:"« climato-sceptique » n’est pas le bon terme (même si on s’en fout)";s:4:"link";s:113:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2022/08/16/19/26/43-climato-sceptique-nest-pas-le-bon-terme-meme-si-on-sen-fout";s:4:"guid";s:22:"20220816192643-article";s:7:"pubDate";s:31:"Tue, 16 Aug 2022 19:26:43 +0200";s:11:"description";s:4842:"

Je pense qu’il faut arrêter de dire « climato-sceptique ».

Le scepticisme c’est questionner les assertions, c’est ne pas tout croire sur parole et aller examiner les études et les données et aller la critiquer (au sens de « esprit critique »).
C’est une démarche saine.

Or ici c’est tout le contraire. Les gens dont on dit qu’ils sont les « climato-sceptiques » balayent tout argument scientifique, mais en même temps acceptent n’importe quelle nouvelle ânerie qui va dans leur sens. C’est pas du scepticisme, ça !

Le scepticisme et la recherche d’information en général doit avant tout conduire à accepter une hypothèse quand les arguments tiennent (et à refuser les autres qui ne tiennent pas).

Aujourd’hui, il ne faut pas oublier que le savoir se construit sur celui des générations précédentes. Chercher les preuves et les vérifier, c’est remonter dans les travaux passés. Un sceptique raisonnable s’arrêtera quand il tombe sur une information qui a été démontrée comme étant vraie.
Si quelqu’un est invité à la télé pour débattre du climat et des énergies fossiles, il ne va pas venir avec son échantillon de charbon, un chalumeau et son eau de chaux pour prouver que « vous voyez, le charbon produit du CO2 ! », puis enchaîner sur la chimique quantique et montrer que « et c’est pour ça que la molécule de CO2 absorbe le rayonnement infrarouge émis par la Terre ».

Ces choses-là sont admises. Considérons-les comme tels. Aujourd’hui, la relation entre les énergies fossiles et le réchauffement du climat en est là : c’est admis. Pareil sur le fait que le climat se réchauffe effectivement. On l’observe, année après année, mois après mois même (voir , , , …)

Il ne devrait pas y avoir de débat là-dessus.

Autrement on n’en finirait pas : si on veut remonter toute la pyramide des connaissances, au-delà du fait que ça nous prendrait plus que notre espérance de vie, on finira par tomber sur des axiomes, c’est-à-dire des propositions indémontrables, mais acceptées comme vraies.
Alors on laisserait ces gens remettre en cause le fait que 1+1=2 ? Pour qu’au final il quitte le débat parce que « de toute façon la science c’est bancal ! » ? Soyons sérieux.

Aujourd’hui, les effets sur réchauffement commencent à se voir : on en est à un stade où ne plus le constater relève d’une démarche active. Il y a 20 ans, on pouvait dire « je n’y crois pas, parce que je le ne vois pas ! ». Aujourd’hui, ça s’accélère et n’importe qui constate que les canicules sont plus nombreuses, que les étés sont plus chauds, qu’il pleut moins, qu’il y a moins de neige en hiver (s’il y en a), que les forêts soufrent, qu’il y a moins d’insectes, que les animaux migrent vers le nord…

Et si le réchauffement est réel, démontré et visible, je n’ai pas envie de vérifier si les différentes hypothèses répondant à la question « et maintenant, il va se passer quoi ? » vont se réaliser ou pas :

C’est trop risqué.

Ce n’est pas de se casser un ongle, ni même de se couper le doigt dont on parle ici.
On parle d’un risque qui menace l’espèce humaine et la vie sur Terre.

Et contrairement à ce que nos ministres disent : on ne pourra pas « vivre avec ». On souffrira et on en mourra.

Pour finir, par quoi remplacer le terme « climato-sceptique » ? Je ne sais pas. Peu importe en fait : je m’en fous. L’idée est surtout de comprendre que le réchauffement et le changement du climat ne sont plus à démontrer. Le débat doit avancer. On sait ce qu’on doit faire : arrêter les énergies fossiles. Le débat doit porter sur comment on va faire ça, et comment on va faire pour que tout le monde puisse y parvenir.

ÉDIT : On me propose (Matt) le terme de climato-négationiste. Ça me semble pas mal.

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Je pense qu’il faut arrêter de dire « climato-sceptique ».

Le scepticisme c’est questionner les assertions, c’est ne pas tout croire sur parole et aller examiner les études et les données et aller la critiquer (au sens de « esprit critique »).
C’est une démarche saine.

Or ici c’est tout le contraire. Les gens dont on dit qu’ils sont les « climato-sceptiques » balayent tout argument scientifique, mais en même temps acceptent n’importe quelle nouvelle ânerie qui va dans leur sens. C’est pas du scepticisme, ça !

Le scepticisme et la recherche d’information en général doit avant tout conduire à accepter une hypothèse quand les arguments tiennent (et à refuser les autres qui ne tiennent pas).

Aujourd’hui, il ne faut pas oublier que le savoir se construit sur celui des générations précédentes. Chercher les preuves et les vérifier, c’est remonter dans les travaux passés. Un sceptique raisonnable s’arrêtera quand il tombe sur une information qui a été démontrée comme étant vraie.
Si quelqu’un est invité à la télé pour débattre du climat et des énergies fossiles, il ne va pas venir avec son échantillon de charbon, un chalumeau et son eau de chaux pour prouver que « vous voyez, le charbon produit du CO2 ! », puis enchaîner sur la chimique quantique et montrer que « et c’est pour ça que la molécule de CO2 absorbe le rayonnement infrarouge émis par la Terre ».

Ces choses-là sont admises. Considérons-les comme tels. Aujourd’hui, la relation entre les énergies fossiles et le réchauffement du climat en est là : c’est admis. Pareil sur le fait que le climat se réchauffe effectivement. On l’observe, année après année, mois après mois même (voir , , , …)

Il ne devrait pas y avoir de débat là-dessus.

Autrement on n’en finirait pas : si on veut remonter toute la pyramide des connaissances, au-delà du fait que ça nous prendrait plus que notre espérance de vie, on finira par tomber sur des axiomes, c’est-à-dire des propositions indémontrables, mais acceptées comme vraies.
Alors on laisserait ces gens remettre en cause le fait que 1+1=2 ? Pour qu’au final il quitte le débat parce que « de toute façon la science c’est bancal ! » ? Soyons sérieux.

Aujourd’hui, les effets sur réchauffement commencent à se voir : on en est à un stade où ne plus le constater relève d’une démarche active. Il y a 20 ans, on pouvait dire « je n’y crois pas, parce que je le ne vois pas ! ». Aujourd’hui, ça s’accélère et n’importe qui constate que les canicules sont plus nombreuses, que les étés sont plus chauds, qu’il pleut moins, qu’il y a moins de neige en hiver (s’il y en a), que les forêts soufrent, qu’il y a moins d’insectes, que les animaux migrent vers le nord…

Et si le réchauffement est réel, démontré et visible, je n’ai pas envie de vérifier si les différentes hypothèses répondant à la question « et maintenant, il va se passer quoi ? » vont se réaliser ou pas :

C’est trop risqué.

Ce n’est pas de se casser un ongle, ni même de se couper le doigt dont on parle ici.
On parle d’un risque qui menace l’espèce humaine et la vie sur Terre.

Et contrairement à ce que nos ministres disent : on ne pourra pas « vivre avec ». On souffrira et on en mourra.

Pour finir, par quoi remplacer le terme « climato-sceptique » ? Je ne sais pas. Peu importe en fait : je m’en fous. L’idée est surtout de comprendre que le réchauffement et le changement du climat ne sont plus à démontrer. Le débat doit avancer. On sait ce qu’on doit faire : arrêter les énergies fossiles. Le débat doit porter sur comment on va faire ça, et comment on va faire pour que tout le monde puisse y parvenir.

ÉDIT : On me propose (Matt) le terme de climato-négationiste. Ça me semble pas mal.

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Voir :

C’est marrant, car quand les travailleurs se sentaient pris en otage par le marché du travail saturé et contrôlé par les patrons, BFM et TF1 n’en parlait pas. Maintenant que le rapport de force a changé, c’est ouin-ouin matin, midi et soir.

Voyons ça du point de vue d’un employé lambda :

Ceux qui viennent travailler chez nous indiquent leurs conditions à leur arrivée

Oui ça s’appelle un contrat : tu vois, le truc dans lequel les deux partis indiquent leurs conditions, puis signent.
On vous a dit que c’était un truc écrit par les RH et à faire signer par les employés ? On vous a menti. Bye bye, au suivant !

On paie au Smic mais avec des qualités de travail exceptionnelles.

Voyons quel est le problème ? Ah oui : les quatre premiers mots de ta phrase.
Parce qu’EDF, Orange, Free, Suez, etc. s’en branlent de l’ambiance à ton travail : ce qu’ils veulent c’est qu’on leur paye les factures. Or, c’est pas une bonne ambiance qu’on paye ça, mais avec une partie du salaire.

Et comme les prix augmentent mais pas le smic, bah les gens vont là où on paye autre chose que le smic.
… et si t’es obligé de fermer, car tu peux pas faire tourner la boutique, désolé pour toi, mais c’est que ton business pue la merde d’un point de vue économique. C’est tout.

Il y a une bonne ambiance et ceux qui viennent une première saison, reviennent en général d'année en année

Visiblement pas, car sinon tu serais pas plus en manque cette année que l’an dernier. Et puis franchement, quand vous les patrons faites des vérifications de références sur un CV en contactant les anciens employeurs, bah nous on fait pareil. Une boîte qui paye pas, ou une boîte où les conditions sont merdiques, ça se sait très vite. Et ça marche aussi dans l’autre sens : une boîte qui est prête à payer pour recruter ça se sait également.

"Avant de commencer ils demandent des jours de congés. Quand on signe un contrat de travail, ils s'en foutent, ils n'ont aucun devoir. Ils viennent deux jours et ne viennent plus sans prévenir. La personne qui signe un contrat de travail en tant que salarié n'a aucun devoir. Il n'a aucune valeur juridique, les gens font ce qu'ils veulent de leur contrat de travail. On est pris en otage.

Oui ça s’appelle la période d’essai. Tu sais, le truc que tu utilises (toi et tes potes patrons) pour jarter les employés du jour au lendemain.
Autrement tu racontes absolument n’importe quoi. Le contrat est un contrat pour les deux parties et ça a une valeur, justement.

La première année, vous êtes payés au Smic. La deuxième vous avez 100 euros de plus et encore 100 euros la troisième.

Bravo ! au train où vont les choses, ça n’est pas une augmentation, ça, c’est juste le SMIC qui suit l’inflation.

On a une fidélisation pour ceux qui sont venus une première fois et on l'esprit du travail. Vous avez également plus de responsabilités", explique-t-il.

On a plus de responsabilités. Ok, donc ça mérite un salaire plus élevé, si ne me trompe pas. Du coup la hausse de 100€ dont tu parles, c’est pour les responsabilités en plus ? la fidélité ? ou ton bon cœur ? Un choix possible parmi les trois.

Car si tu veux la jouer « chuis sympa, je récompense les fidèles et le travail en plus », c’est 3×100 € qu’il faut donner.

Mais c'est difficile de donner à un jeune de 16-17-18 ans plus que le Smic alors qu'il ne connaît pas du tout le travail

Très juste.
C’est pour ça qu’il existe l’intérim et la période d’essai.
De là, l’augmentation c’est pas au bout d’un an qu’il faut la donner : c’est au bout d’une semaine. Tu serais surpris de constater où ça mène de récompenser les efforts.

Enfin ça c’est si on est un formateur, un chef d’équipe. C’est sûr que si t’es un pingouin qui fait du Power-Point / Excel huit heures par jour dans un bureau sans voir qui fait quoi dans ton entreprise, c’est plus difficile de repérer les bons éléments et les branleurs.

Le rapport s'est inversé" ", déplore Vincent Humbert.

You goddamn right !

Comme j’ai dit, quand les travailleurs gueulaient vous n’avez pas voulu écouter. Vous vous êtes même foutus de nous.

La fête est finie maintenant : vous partagez ou vous crevez.

Ah et dernière chose : si vos employés se barrent, c’est généralement qu’ils se barrent ailleurs, parce que ailleurs ça paye mieux. Ils traversent des rues, comme Manu leur a dit de faire, tu vois ?

Ça veut donc dire qu’il existe des patrons qui eux sont moins cons et payent correctement. Je me répète, mais : vous partagez ou vous crevez. Et si c’est pas possible, je me répète encore, c’est que ton business pue et que t’es pas à la hauteur.

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Voir :

C’est marrant, car quand les travailleurs se sentaient pris en otage par le marché du travail saturé et contrôlé par les patrons, BFM et TF1 n’en parlait pas. Maintenant que le rapport de force a changé, c’est ouin-ouin matin, midi et soir.

Voyons ça du point de vue d’un employé lambda :

Ceux qui viennent travailler chez nous indiquent leurs conditions à leur arrivée

Oui ça s’appelle un contrat : tu vois, le truc dans lequel les deux partis indiquent leurs conditions, puis signent.
On vous a dit que c’était un truc écrit par les RH et à faire signer par les employés ? On vous a menti. Bye bye, au suivant !

On paie au Smic mais avec des qualités de travail exceptionnelles.

Voyons quel est le problème ? Ah oui : les quatre premiers mots de ta phrase.
Parce qu’EDF, Orange, Free, Suez, etc. s’en branlent de l’ambiance à ton travail : ce qu’ils veulent c’est qu’on leur paye les factures. Or, c’est pas une bonne ambiance qu’on paye ça, mais avec une partie du salaire.

Et comme les prix augmentent mais pas le smic, bah les gens vont là où on paye autre chose que le smic.
… et si t’es obligé de fermer, car tu peux pas faire tourner la boutique, désolé pour toi, mais c’est que ton business pue la merde d’un point de vue économique. C’est tout.

Il y a une bonne ambiance et ceux qui viennent une première saison, reviennent en général d'année en année

Visiblement pas, car sinon tu serais pas plus en manque cette année que l’an dernier. Et puis franchement, quand vous les patrons faites des vérifications de références sur un CV en contactant les anciens employeurs, bah nous on fait pareil. Une boîte qui paye pas, ou une boîte où les conditions sont merdiques, ça se sait très vite. Et ça marche aussi dans l’autre sens : une boîte qui est prête à payer pour recruter ça se sait également.

"Avant de commencer ils demandent des jours de congés. Quand on signe un contrat de travail, ils s'en foutent, ils n'ont aucun devoir. Ils viennent deux jours et ne viennent plus sans prévenir. La personne qui signe un contrat de travail en tant que salarié n'a aucun devoir. Il n'a aucune valeur juridique, les gens font ce qu'ils veulent de leur contrat de travail. On est pris en otage.

Oui ça s’appelle la période d’essai. Tu sais, le truc que tu utilises (toi et tes potes patrons) pour jarter les employés du jour au lendemain.
Autrement tu racontes absolument n’importe quoi. Le contrat est un contrat pour les deux parties et ça a une valeur, justement.

La première année, vous êtes payés au Smic. La deuxième vous avez 100 euros de plus et encore 100 euros la troisième.

Bravo ! au train où vont les choses, ça n’est pas une augmentation, ça, c’est juste le SMIC qui suit l’inflation.

On a une fidélisation pour ceux qui sont venus une première fois et on l'esprit du travail. Vous avez également plus de responsabilités", explique-t-il.

On a plus de responsabilités. Ok, donc ça mérite un salaire plus élevé, si ne me trompe pas. Du coup la hausse de 100€ dont tu parles, c’est pour les responsabilités en plus ? la fidélité ? ou ton bon cœur ? Un choix possible parmi les trois.

Car si tu veux la jouer « chuis sympa, je récompense les fidèles et le travail en plus », c’est 3×100 € qu’il faut donner.

Mais c'est difficile de donner à un jeune de 16-17-18 ans plus que le Smic alors qu'il ne connaît pas du tout le travail

Très juste.
C’est pour ça qu’il existe l’intérim et la période d’essai.
De là, l’augmentation c’est pas au bout d’un an qu’il faut la donner : c’est au bout d’une semaine. Tu serais surpris de constater où ça mène de récompenser les efforts.

Enfin ça c’est si on est un formateur, un chef d’équipe. C’est sûr que si t’es un pingouin qui fait du Power-Point / Excel huit heures par jour dans un bureau sans voir qui fait quoi dans ton entreprise, c’est plus difficile de repérer les bons éléments et les branleurs.

Le rapport s'est inversé" ", déplore Vincent Humbert.

You goddamn right !

Comme j’ai dit, quand les travailleurs gueulaient vous n’avez pas voulu écouter. Vous vous êtes même foutus de nous.

La fête est finie maintenant : vous partagez ou vous crevez.

Ah et dernière chose : si vos employés se barrent, c’est généralement qu’ils se barrent ailleurs, parce que ailleurs ça paye mieux. Ils traversent des rues, comme Manu leur a dit de faire, tu vois ?

Ça veut donc dire qu’il existe des patrons qui eux sont moins cons et payent correctement. Je me répète, mais : vous partagez ou vous crevez. Et si c’est pas possible, je me répète encore, c’est que ton business pue et que t’es pas à la hauteur.

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Le 14 Juillet, en France, c’est le défilé militaire.

Il reste à mes yeux assez aberrant qu’au XXIᵉ siècle on fasse encore des défilés militaires (ie : défilés de « c’est moi qui ai la plus grosse »). Ça montre qu’on a quand-même loupé quelque chose sur le plan diplomatique international.

Pour ce qui est de la France, on devrait faire défiler ce qui fait la France la France. Pas seulement des types armés.

Je veux dire : les artistes, les écrivains, les chercheurs et leurs découvertes, les ingénieurs avec leurs produits à la pointe, les architectes, diplomates, médecins, artisans, cuisiniers… et à chaque fois une projection ou un aperçu, un extrait ou explication de leurs œuvres, travaux ou réalisation.
Des choses qui touchent tout le monde, dans leur vie quotidienne, dans la culture, et dans notre rayonnement à l’international, ce qui fait réellement sa grandeur.

Ça serait tellement plus inspirant pour les générations futures que des chars avant tout destinés à tuer des étrangers.

Bien-sûr, on va me dire que c’est pas avec un album de Johnny, une crème brûlée ou des baguettes que l’on va vaincre que le terrorisme. Et c’est vrai. La défense est importante. Mais je ne vois pas 1) en quoi la défense seule représente la France et devrait être représentée, et 2) pourquoi c’est spécifiquement ça qui faut exhiber lors de la fête de ce pays.

D’ailleurs, ce que le terrorisme attaque en s’attaquant à la France, n’est-ce pas la culture, le savoir vivre ? C’était pas ça que tout le monde disait après le 13 novembre : que le terrorisme islamiste était ridicule à vouloir apprendre le savoir vivre à la France — la France — parmi tous les pays ?

Si on veut combattre ceux qui détruisent ce en quoi nous croyons, la moindre des choses serait justement de mettre en avant tout ça : notre culture, nos valeurs, notre savoir vivre.
Et ça, cela n’est vraiment pas visible lors d’un défilé militaire.

";s:7:"content";s:2111:"

Le 14 Juillet, en France, c’est le défilé militaire.

Il reste à mes yeux assez aberrant qu’au XXIᵉ siècle on fasse encore des défilés militaires (ie : défilés de « c’est moi qui ai la plus grosse »). Ça montre qu’on a quand-même loupé quelque chose sur le plan diplomatique international.

Pour ce qui est de la France, on devrait faire défiler ce qui fait la France la France. Pas seulement des types armés.

Je veux dire : les artistes, les écrivains, les chercheurs et leurs découvertes, les ingénieurs avec leurs produits à la pointe, les architectes, diplomates, médecins, artisans, cuisiniers… et à chaque fois une projection ou un aperçu, un extrait ou explication de leurs œuvres, travaux ou réalisation.
Des choses qui touchent tout le monde, dans leur vie quotidienne, dans la culture, et dans notre rayonnement à l’international, ce qui fait réellement sa grandeur.

Ça serait tellement plus inspirant pour les générations futures que des chars avant tout destinés à tuer des étrangers.

Bien-sûr, on va me dire que c’est pas avec un album de Johnny, une crème brûlée ou des baguettes que l’on va vaincre que le terrorisme. Et c’est vrai. La défense est importante. Mais je ne vois pas 1) en quoi la défense seule représente la France et devrait être représentée, et 2) pourquoi c’est spécifiquement ça qui faut exhiber lors de la fête de ce pays.

D’ailleurs, ce que le terrorisme attaque en s’attaquant à la France, n’est-ce pas la culture, le savoir vivre ? C’était pas ça que tout le monde disait après le 13 novembre : que le terrorisme islamiste était ridicule à vouloir apprendre le savoir vivre à la France — la France — parmi tous les pays ?

Si on veut combattre ceux qui détruisent ce en quoi nous croyons, la moindre des choses serait justement de mettre en avant tout ça : notre culture, nos valeurs, notre savoir vivre.
Et ça, cela n’est vraiment pas visible lors d’un défilé militaire.

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Je suis tombé sur ce tweet qui traite d’un sujet récurent à propos des voitures électriques : les métaux rares utilisés :

Capture d’écran d’un tweet sur le Lutécium
(tweet)

L’ironie ici, c’est qu’il souligne la pollution engendrée par le lutécium pour dénoncer les EV, quand ce métal est utilisé dans les raffineries pétrolières et que les batteries d’EV contiennent 0 % de terres rares.

C’est savoureux, non ?

Précisons tout de même quelques trucs.

Origine du poste

Son tweet est une capture d’écran d’un petit paragraphe sur le lutécium paru dans un numéro de Charlie Hebdo et dédié à descendre les voitures électriques et paru le 1er Juin 2022.
Cet article est à charge et ce passage est complètement faux (le reste de l’article, je n’ai pas lu).

En effet, l’auteur se trompe ou ment : le lutécium n’est pas utilisé dans les EV, et encore moins dans les batteries des EV. Batteries qui ne contiennent d’ailleurs aucune terre-rare.

Les « terres-rares »

Les terres-rares, ce sont les éléments chimiques de la ligne des lanthanides sur le tableau périodique : la deuxième ligne en partant du bas, qui débute par le lanthane — d’où leur nom :

Le tableau périodique avec la mise en évidence des terres rares.
Les terres rares, en jaune et bleu. (source)

Le néodyme ou le samarium font partie des terres rares. Ces deux éléments, parmi d’autres sont utilisés dans les EV, mais pas dans la batterie comme on l’entend souvent.

Ils sont utilisés dans les moteurs : on les utilise dans les aimants qu’ils renferment. De façon générale, tous les aimants durs en contiennent : donc aussi bien ceux des disques durs d’ordinateur, que certains aimants de hauts parleurs, que les aimants pour ramasser les boules à la pétanque… Les terres rares ne sont donc pas du tout quelque chose de spécifique aux voitures électriques.

Mieux : certaines voitures électriques n’utilisent pas du tout d’aimants dans leurs moteurs.

C’est le cas de la Renault Zoé et Mégane E-Tech, certaines Tesla (tous les Roadsters, certains S, 3, X, Y), l’Audi e-Tron, la BMW iX3, iX, I5, la Smart EQ, la Mercedes EQC… Excusez du peu.

C’est souvent un choix délibéré des constructeurs pour s’en passer, car le principal producteur de néodyme est la Chine, qui limite fortement les exportations pour son propre marché. Aussi, si ces métaux ne sont pas rares, ils ne sont pas communs non plus et restent cher, car la demande est forte.

Le lutécium : 0 % dans les voitures électriques

Si l’on revient au lutécium : c’est le moins commun des lanthanides (excluant le prométhium, qui est sans isotope stable et quasi-innexistant à l’état naturel). Ses applications sont vraiment très limitées, et en aucun cas on ne l’utilise dans les EV.

Une de ses applications est plutôt le craquage d’hydrocarbures dans les raffineries pétrolières. D’où l’ironie initiale qui m’a fait rire : les pétrole, c’est pour les voitures thermiques, pas les EV.

Les voitures thermiques contiennent des éléments encore plus rares que le lutécium

Enfin, le lutécium se trouve à 0,5 ppm (0,5 parties par million) dans la croûte terrestre.

C’est du même ordre de rareté que l’argent (0,1 ppm), que l’on va jusqu’à mettre dans les confiseries (additif E174) ou qu’on tire en l’air pour faire pleuvoir (ensemencement des nuages).

L’argent ne court pas les rues, mais on se permet de l’utiliser pour décorer nos gâteaux d’anniversaires avec, donc bon.

Plus ironique encore : le platine (0,001 ppm) ou le palladium (0,0006 ppm) sont autant sinon plus rares que l’or (0,001 ppm). Ils sont 100 fois plus rare que le lutécium et sont utilisés… dans les voitures thermiques, au sein des pots d’échappements catalytiques… d’où ils sortent et se retrouvent dans la nature et où ils ne font rien de bien.

Et un pot d’échappement, vous pouvez toujours chercher, il n’y a en a pas sur les voitures électriques.
Les voitures à hydrogène en ont un, mais c’est juste un pot, sans catalyseur, donc sans platine ni palladium.

Conclusion

Le lutécium n’a donc rien à faire dans un article sur les EV, et encore moins sur les batteries.

Faut arrêter.


Pour ma part, je suis de façon très attentive les questions liées à la pollution liée aux EV. Et sur ce point de vu là, il n’y a pas besoin de fabuler à propos du lutécium : il y en a bien assez de pollutions bien réelles liées aux voitures électriques dont on pourrait parler avant d’avoir à faire du #FUD.

Car non, je n’ai jamais dit que ça ne polluait pas : la pollution est juste très différente. À la fois des voitures thermiques, et de ce que la majorité des gens pensent, veulent penser, ou que sont poussés à penser par des journaux quelconques dont la rédaction ne fait pas son travail ou a pour ordre de raconter n’importe quoi histoire de plaire au sponsors ou aux réactionnaires de tout bord.

Les sources :


Édit : il semble que cet extrait foireux sont issu d’un numéro de Charlie Hebdo (et ) effectivement destiné à descendre la voiture électrique (Merci Xavier pour l’info).

";s:7:"content";s:7302:"

Je suis tombé sur ce tweet qui traite d’un sujet récurent à propos des voitures électriques : les métaux rares utilisés :

Capture d’écran d’un tweet sur le Lutécium
(tweet)

L’ironie ici, c’est qu’il souligne la pollution engendrée par le lutécium pour dénoncer les EV, quand ce métal est utilisé dans les raffineries pétrolières et que les batteries d’EV contiennent 0 % de terres rares.

C’est savoureux, non ?

Précisons tout de même quelques trucs.

Origine du poste

Son tweet est une capture d’écran d’un petit paragraphe sur le lutécium paru dans un numéro de Charlie Hebdo et dédié à descendre les voitures électriques et paru le 1er Juin 2022.
Cet article est à charge et ce passage est complètement faux (le reste de l’article, je n’ai pas lu).

En effet, l’auteur se trompe ou ment : le lutécium n’est pas utilisé dans les EV, et encore moins dans les batteries des EV. Batteries qui ne contiennent d’ailleurs aucune terre-rare.

Les « terres-rares »

Les terres-rares, ce sont les éléments chimiques de la ligne des lanthanides sur le tableau périodique : la deuxième ligne en partant du bas, qui débute par le lanthane — d’où leur nom :

Le tableau périodique avec la mise en évidence des terres rares.
Les terres rares, en jaune et bleu. (source)

Le néodyme ou le samarium font partie des terres rares. Ces deux éléments, parmi d’autres sont utilisés dans les EV, mais pas dans la batterie comme on l’entend souvent.

Ils sont utilisés dans les moteurs : on les utilise dans les aimants qu’ils renferment. De façon générale, tous les aimants durs en contiennent : donc aussi bien ceux des disques durs d’ordinateur, que certains aimants de hauts parleurs, que les aimants pour ramasser les boules à la pétanque… Les terres rares ne sont donc pas du tout quelque chose de spécifique aux voitures électriques.

Mieux : certaines voitures électriques n’utilisent pas du tout d’aimants dans leurs moteurs.

C’est le cas de la Renault Zoé et Mégane E-Tech, certaines Tesla (tous les Roadsters, certains S, 3, X, Y), l’Audi e-Tron, la BMW iX3, iX, I5, la Smart EQ, la Mercedes EQC… Excusez du peu.

C’est souvent un choix délibéré des constructeurs pour s’en passer, car le principal producteur de néodyme est la Chine, qui limite fortement les exportations pour son propre marché. Aussi, si ces métaux ne sont pas rares, ils ne sont pas communs non plus et restent cher, car la demande est forte.

Le lutécium : 0 % dans les voitures électriques

Si l’on revient au lutécium : c’est le moins commun des lanthanides (excluant le prométhium, qui est sans isotope stable et quasi-innexistant à l’état naturel). Ses applications sont vraiment très limitées, et en aucun cas on ne l’utilise dans les EV.

Une de ses applications est plutôt le craquage d’hydrocarbures dans les raffineries pétrolières. D’où l’ironie initiale qui m’a fait rire : les pétrole, c’est pour les voitures thermiques, pas les EV.

Les voitures thermiques contiennent des éléments encore plus rares que le lutécium

Enfin, le lutécium se trouve à 0,5 ppm (0,5 parties par million) dans la croûte terrestre.

C’est du même ordre de rareté que l’argent (0,1 ppm), que l’on va jusqu’à mettre dans les confiseries (additif E174) ou qu’on tire en l’air pour faire pleuvoir (ensemencement des nuages).

L’argent ne court pas les rues, mais on se permet de l’utiliser pour décorer nos gâteaux d’anniversaires avec, donc bon.

Plus ironique encore : le platine (0,001 ppm) ou le palladium (0,0006 ppm) sont autant sinon plus rares que l’or (0,001 ppm). Ils sont 100 fois plus rare que le lutécium et sont utilisés… dans les voitures thermiques, au sein des pots d’échappements catalytiques… d’où ils sortent et se retrouvent dans la nature et où ils ne font rien de bien.

Et un pot d’échappement, vous pouvez toujours chercher, il n’y a en a pas sur les voitures électriques.
Les voitures à hydrogène en ont un, mais c’est juste un pot, sans catalyseur, donc sans platine ni palladium.

Conclusion

Le lutécium n’a donc rien à faire dans un article sur les EV, et encore moins sur les batteries.

Faut arrêter.


Pour ma part, je suis de façon très attentive les questions liées à la pollution liée aux EV. Et sur ce point de vu là, il n’y a pas besoin de fabuler à propos du lutécium : il y en a bien assez de pollutions bien réelles liées aux voitures électriques dont on pourrait parler avant d’avoir à faire du #FUD.

Car non, je n’ai jamais dit que ça ne polluait pas : la pollution est juste très différente. À la fois des voitures thermiques, et de ce que la majorité des gens pensent, veulent penser, ou que sont poussés à penser par des journaux quelconques dont la rédaction ne fait pas son travail ou a pour ordre de raconter n’importe quoi histoire de plaire au sponsors ou aux réactionnaires de tout bord.

Les sources :


Édit : il semble que cet extrait foireux sont issu d’un numéro de Charlie Hebdo (et ) effectivement destiné à descendre la voiture électrique (Merci Xavier pour l’info).

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Un automobiliste verbalisé par une policière.

Une réflexion est en cours au sein du ministère de l’Intérieur afin de ne plus retirer de points sur le permis de conduire des automobilistes coupables de "petits excès de vitesse", a-t-on appris aujourd’hui auprès de la place Beauvau #AFP
source AFP

Pour commencer : un « micro-excès » de vitesse, ça n’existe pas. On parle ici d’un excès de vitesse de moins de 20 km/h au-dessus de la limite autorisée.
Parler de « micro-excès », ça serait comme parler de « petit vol », « maigre homicide » ou « légère fraude ». Juste non : arrêtez de minimiser et assumez vos actes. Vous n’avez plus 12 ans.

Bien.

Maintenant, la première chose à noter sur l’annonce de l’AFP (et avec cette seule info), c’est que ceci ne concerne que le retrait de point. L’infraction, elle, subsisterait bien, tout comme l’amende (en tout cas, j’espère).

Dans tous les cas, je trouve une telle loi regrettable, pour ne pas dire complètement stupide.

Car aujourd’hui, si tu fais un excès de vitesse de moins de 20 km/h (85 retenus au lieu de 80, par exemple), on perd 1 point. Sauf que ce point est automatiquement restitué si l’on ne commet aucune autre infraction au Code de la route durant 6 mois.

Quelqu’un qui commettrait exceptionnellement une infraction d’excès de vitesse, et qui a suffisamment retenu la leçon pour ne pas recommencer pendant 6 mois, ben il récupère son point et ça s’arrête là. C’est comme si rien ne s’était passé, tout va bien.

Par contre, celui qui commet excès sur excès, et qui perd 1 point, puis encore 1 point et ainsi de suite, c’est que la pédagogie ne marche pas. Rappelons qu’on a quand-même 12 points : faire 12 infractions de ce type à la suite, c’est vraiment le faire exprès. Or, c’est bien à ces gens-là que le fait de ne plus retirer de points pour ces excès de vitesse profitera. Ces gens-là, pour peu qu’ils soient friqués, pourront se faire prendre 10 fois par jour pour avec 5 km/h au-dessus de la limite, ça ne les fera pas changer.
Dit autrement : une telle mesure profitera avant tout aux chauffards qui se torchent déjà avec le Code de la route..

Veut-on vraiment d’un système qui encourage ce genre d’individus à jouer avec la loi ? Moi, en tant qu’usager lambda, non, je ne veux pas de ça.

Et puis, bien-sûr, tout ça c’est sans compter que l’on commence à être verbalisable que quand on est au moins à 10 km/h au compteur au-dessus de la limite autorisée : si le compteur affiche 90 km/h pour une limite à 80 km/h, par exemple.

Car si le compteur affiche 90, alors la vitesse réelle est d’environ 85 km/h (ça dépend des voitures : la différence entre vitesse affichée et vitesse réelle peut aller de 1 km/h à 10 km/h, mais généralement c’est autour de 4-5 : faites le test avec une vitesse GPS, qui est la vitesse réelle). Et si la vitesse réelle est de 85, alors la vitesse retenue est inférieure de 5 km/h, de 80 km/h, donc non verbalisable.

Ce qu’il faut comprendre ici, c’est que personne ne peut prétendre sans une gigantesque dose de mauvaise foi qu’il ne savait pas qu’il était au-dessus. Vous n’aurez JAMAIS d’amende pour excès de vitesse si votre compteur affiche 1 ou 2 km/h au-dessus de la limite de vitesse. C’est impossible (ou alors votre compteur est trafiqué).
Et la surveillance du compteur, ça fait partie de l’activité de la conduite : maîtrise du véhicule, respect du Code de la route et adaptation de l’allure à la situation… ça vous parle ? Si vous n’y arrivez pas, vous ne méritez pas votre permis de conduire et n’avez rien à faire sur la route.

(et enfin : si cette mesure passe, dans 3 ans on aura les mêmes pleurnichards qui diront « ouin ouin, j’étais seulement 6 km/h au dessus : j’ai donc perdu mon permis pour 1 km/h au dessus, ouin ouin »)

image d’en-tête de Michael Coghlan

";s:7:"content";s:4723:"

Un automobiliste verbalisé par une policière.

Une réflexion est en cours au sein du ministère de l’Intérieur afin de ne plus retirer de points sur le permis de conduire des automobilistes coupables de "petits excès de vitesse", a-t-on appris aujourd’hui auprès de la place Beauvau #AFP
source AFP

Pour commencer : un « micro-excès » de vitesse, ça n’existe pas. On parle ici d’un excès de vitesse de moins de 20 km/h au-dessus de la limite autorisée.
Parler de « micro-excès », ça serait comme parler de « petit vol », « maigre homicide » ou « légère fraude ». Juste non : arrêtez de minimiser et assumez vos actes. Vous n’avez plus 12 ans.

Bien.

Maintenant, la première chose à noter sur l’annonce de l’AFP (et avec cette seule info), c’est que ceci ne concerne que le retrait de point. L’infraction, elle, subsisterait bien, tout comme l’amende (en tout cas, j’espère).

Dans tous les cas, je trouve une telle loi regrettable, pour ne pas dire complètement stupide.

Car aujourd’hui, si tu fais un excès de vitesse de moins de 20 km/h (85 retenus au lieu de 80, par exemple), on perd 1 point. Sauf que ce point est automatiquement restitué si l’on ne commet aucune autre infraction au Code de la route durant 6 mois.

Quelqu’un qui commettrait exceptionnellement une infraction d’excès de vitesse, et qui a suffisamment retenu la leçon pour ne pas recommencer pendant 6 mois, ben il récupère son point et ça s’arrête là. C’est comme si rien ne s’était passé, tout va bien.

Par contre, celui qui commet excès sur excès, et qui perd 1 point, puis encore 1 point et ainsi de suite, c’est que la pédagogie ne marche pas. Rappelons qu’on a quand-même 12 points : faire 12 infractions de ce type à la suite, c’est vraiment le faire exprès. Or, c’est bien à ces gens-là que le fait de ne plus retirer de points pour ces excès de vitesse profitera. Ces gens-là, pour peu qu’ils soient friqués, pourront se faire prendre 10 fois par jour pour avec 5 km/h au-dessus de la limite, ça ne les fera pas changer.
Dit autrement : une telle mesure profitera avant tout aux chauffards qui se torchent déjà avec le Code de la route..

Veut-on vraiment d’un système qui encourage ce genre d’individus à jouer avec la loi ? Moi, en tant qu’usager lambda, non, je ne veux pas de ça.

Et puis, bien-sûr, tout ça c’est sans compter que l’on commence à être verbalisable que quand on est au moins à 10 km/h au compteur au-dessus de la limite autorisée : si le compteur affiche 90 km/h pour une limite à 80 km/h, par exemple.

Car si le compteur affiche 90, alors la vitesse réelle est d’environ 85 km/h (ça dépend des voitures : la différence entre vitesse affichée et vitesse réelle peut aller de 1 km/h à 10 km/h, mais généralement c’est autour de 4-5 : faites le test avec une vitesse GPS, qui est la vitesse réelle). Et si la vitesse réelle est de 85, alors la vitesse retenue est inférieure de 5 km/h, de 80 km/h, donc non verbalisable.

Ce qu’il faut comprendre ici, c’est que personne ne peut prétendre sans une gigantesque dose de mauvaise foi qu’il ne savait pas qu’il était au-dessus. Vous n’aurez JAMAIS d’amende pour excès de vitesse si votre compteur affiche 1 ou 2 km/h au-dessus de la limite de vitesse. C’est impossible (ou alors votre compteur est trafiqué).
Et la surveillance du compteur, ça fait partie de l’activité de la conduite : maîtrise du véhicule, respect du Code de la route et adaptation de l’allure à la situation… ça vous parle ? Si vous n’y arrivez pas, vous ne méritez pas votre permis de conduire et n’avez rien à faire sur la route.

(et enfin : si cette mesure passe, dans 3 ans on aura les mêmes pleurnichards qui diront « ouin ouin, j’étais seulement 6 km/h au dessus : j’ai donc perdu mon permis pour 1 km/h au dessus, ouin ouin »)

image d’en-tête de Michael Coghlan

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Je suis allé récemment aux PB. L’occasion de constater si le réseau de recharge pour EV est meilleur qu’en France ou non.

Résultat, pour la ville d’Arnhem où j’étais et la ville de Clermont-Ferrand qui est la grande ville la plus proche de chez moi, les deux faisant grosso-modo la même taille (environ 150 000 hab) :

Carte réseau de charge PB versus France.
Le niveau de zoom est identique, tout comme les filtres appliqués (je n’ai mis que les bornes Type2 et prise domestique), et à chaque fois c’est grosso-modo ce qui correspond au centre-ville. Mais si l’envie vous prend d’aller voir, vous constaterez que c’est pareil dans tous les quartiers, même si là-bas les villes ne sont pas construites pareil (on a plutôt des pâtés de maisons avec chacun leur mini centre de commerces entourés de logements, au lieu d’avoir un seul hypercentre et uniquement des logements autour).

On notera que le nombre de bornes en panne est identique dans les deux cas : 3. Sauf qu’à Clermont, cela correspond à la moitié des bornes, alors qu’à Arnhem ce nombre est imperceptible dans la masse.

Et c’est loin d’être un cas isolé. Voici un autre exemple, avec Lyon (1,6 Mhab) et Utrecht (0,4 Mhab), et le constat est identique :

Carte réseau de charge PB versus France (2).

Et c’est pareil partout.

Alors, est-ce que c’est parce que les gens achètent des EV que l’on installe des bornes, ou inversement ? Je ne sais pas. Car oui, il y a beaucoup d’EV là-bas, mais encore plus d’hybrides.
Est-ce que c’est parce que même avec une Zoé, on peut traverser le pays tout entier sur une seule charge ? Je pense, oui. Mais ça n’explique, ni n’excuse, pas tout.

Je pense surtout qu’en France personne n’a réellement la volonté ni la motivation de se bouger le cul à changer les choses. Du coup, ça évolue bien trop lentement.

Et c’est la même chose pour les arbres, les points d’eau, les micro-espaces verts, et surtout aussi les pistes cyclables et les trottoirs. Exemple tout con : au lieu d’avoir une route au centre, une bande stationnable et un trottoir de chaque côté, ils font du 2×1 voie séparées par un terre-plein, le stationnement au centre et les piétons ont de l’espace :

Rue aux PB
Pourquoi on n’y a pas pensé ?
Pourquoi on ne fait pas ça ici ?

J’entends souvent l’excuse du « ouais, mais on va pas raser Paris pour reconstruire des pistes cyclables ». Non, c’est sûr, et rassurez-vous : on n’a pas rasé Amsterdam non plus. On l’a juste rendu piéton (pratiquement, hormis quelques axes), et adapté les habitudes.

On a les maires et les élus qu’on mérite, et donc les projets d’urbanisations qui vont avec. Mais je pense que si on veut faire bouger les choses, quel que soit le sujet et dans n’importe quel sens, il faut à un moment donné prendre la responsabilité de foutre un gros coup de pied dans la fourmilière, quitte à se faire détester au début. Mais avec le temps, je pense que l’on pourra se rendre compte que c’est vraiment pour le mieux.

Haussman avait fait quelque chose de grand, il y a 150 ans, à Paris, et cela s’accordait avec les temps d’alors. Je pense qu’on n’arrivera à rien sans un esprit similaire, adapté à la société moderne et à l’avenir, au moins pour les nouvelles constructions.

Pourquoi les écoles sont en centre-ville et pas entre les immeubles d’habitation ?
Pourquoi les parkings n’entourent pas les villes en gardant le centre piéton et cyclable ?
Pourquoi les espaces verts sont l’exception et pas la règle ?

Par exemple, voilà à quoi une ville peut ressembler quand on y pense à faire les choses correctement plutôt que de faire comme on fait depuis des siècles :

i
i
Oui c’est dans la ville ça. C’est un quartier résidentiel, mais l’école est juste à côté (pas visible) et deux rues plus loin y a les petits commerces et commodités. Le centre-ville historique (piéton) est à environ 5 minutes en voiture ou en bus. Je rappelle que c’est la 10ᵉ ville du pays, et les proportions sont environ celles de Clermont, Nîmes, Rennes ou même Metz.
Or, hormis un parc ou deux et quelques places bétonnées, il n’y a pas réellement de tels espaces dans ces villes.

Ces espaces verts ici sont au pied des maisons et au bord de l’eau. Les routes, pour les voitures, elles, sont de l’autre côté des maisons. Ce qui fait qu’il y a un sorti d’énorme espace verduré impossible d’accès aux voitures, donc hyper calme, avec des canaux.
Ça sépare bien les choses et permet aux piétons d’éviter les voitures (et inversement), plutôt que d’avoir tout mélangé et de demander aux voitures, vélos et poussettes de cohabiter (chose qui n’arrivera jamais car c’est juste pas possible).

Et ceci est loin d’être un exemple isolé : pratiquement toutes les constructions de moins de 50 ans sont faites sur ce schéma, qui n’a rien d’une règle absolue, mais dont on retrouve les grandes lignes de façon systématique.

Bref, je tiens à la vie en France : le cours de la vie est différent, moins stressante, tout ça. Mais niveau architecture urbaine, je continue de penser que la France a bien 200 ans de retard. Les constructions récentes ressemblent aux villes anciennes et rien n’est pensé ni au présent, ni à l’avenir.

C’est dommage.

C’est quelque chose qui manque.

";s:7:"content";s:6781:"

Je suis allé récemment aux PB. L’occasion de constater si le réseau de recharge pour EV est meilleur qu’en France ou non.

Résultat, pour la ville d’Arnhem où j’étais et la ville de Clermont-Ferrand qui est la grande ville la plus proche de chez moi, les deux faisant grosso-modo la même taille (environ 150 000 hab) :

Carte réseau de charge PB versus France.
Le niveau de zoom est identique, tout comme les filtres appliqués (je n’ai mis que les bornes Type2 et prise domestique), et à chaque fois c’est grosso-modo ce qui correspond au centre-ville. Mais si l’envie vous prend d’aller voir, vous constaterez que c’est pareil dans tous les quartiers, même si là-bas les villes ne sont pas construites pareil (on a plutôt des pâtés de maisons avec chacun leur mini centre de commerces entourés de logements, au lieu d’avoir un seul hypercentre et uniquement des logements autour).

On notera que le nombre de bornes en panne est identique dans les deux cas : 3. Sauf qu’à Clermont, cela correspond à la moitié des bornes, alors qu’à Arnhem ce nombre est imperceptible dans la masse.

Et c’est loin d’être un cas isolé. Voici un autre exemple, avec Lyon (1,6 Mhab) et Utrecht (0,4 Mhab), et le constat est identique :

Carte réseau de charge PB versus France (2).

Et c’est pareil partout.

Alors, est-ce que c’est parce que les gens achètent des EV que l’on installe des bornes, ou inversement ? Je ne sais pas. Car oui, il y a beaucoup d’EV là-bas, mais encore plus d’hybrides.
Est-ce que c’est parce que même avec une Zoé, on peut traverser le pays tout entier sur une seule charge ? Je pense, oui. Mais ça n’explique, ni n’excuse, pas tout.

Je pense surtout qu’en France personne n’a réellement la volonté ni la motivation de se bouger le cul à changer les choses. Du coup, ça évolue bien trop lentement.

Et c’est la même chose pour les arbres, les points d’eau, les micro-espaces verts, et surtout aussi les pistes cyclables et les trottoirs. Exemple tout con : au lieu d’avoir une route au centre, une bande stationnable et un trottoir de chaque côté, ils font du 2×1 voie séparées par un terre-plein, le stationnement au centre et les piétons ont de l’espace :

Rue aux PB
Pourquoi on n’y a pas pensé ?
Pourquoi on ne fait pas ça ici ?

J’entends souvent l’excuse du « ouais, mais on va pas raser Paris pour reconstruire des pistes cyclables ». Non, c’est sûr, et rassurez-vous : on n’a pas rasé Amsterdam non plus. On l’a juste rendu piéton (pratiquement, hormis quelques axes), et adapté les habitudes.

On a les maires et les élus qu’on mérite, et donc les projets d’urbanisations qui vont avec. Mais je pense que si on veut faire bouger les choses, quel que soit le sujet et dans n’importe quel sens, il faut à un moment donné prendre la responsabilité de foutre un gros coup de pied dans la fourmilière, quitte à se faire détester au début. Mais avec le temps, je pense que l’on pourra se rendre compte que c’est vraiment pour le mieux.

Haussman avait fait quelque chose de grand, il y a 150 ans, à Paris, et cela s’accordait avec les temps d’alors. Je pense qu’on n’arrivera à rien sans un esprit similaire, adapté à la société moderne et à l’avenir, au moins pour les nouvelles constructions.

Pourquoi les écoles sont en centre-ville et pas entre les immeubles d’habitation ?
Pourquoi les parkings n’entourent pas les villes en gardant le centre piéton et cyclable ?
Pourquoi les espaces verts sont l’exception et pas la règle ?

Par exemple, voilà à quoi une ville peut ressembler quand on y pense à faire les choses correctement plutôt que de faire comme on fait depuis des siècles :

i
i
Oui c’est dans la ville ça. C’est un quartier résidentiel, mais l’école est juste à côté (pas visible) et deux rues plus loin y a les petits commerces et commodités. Le centre-ville historique (piéton) est à environ 5 minutes en voiture ou en bus. Je rappelle que c’est la 10ᵉ ville du pays, et les proportions sont environ celles de Clermont, Nîmes, Rennes ou même Metz.
Or, hormis un parc ou deux et quelques places bétonnées, il n’y a pas réellement de tels espaces dans ces villes.

Ces espaces verts ici sont au pied des maisons et au bord de l’eau. Les routes, pour les voitures, elles, sont de l’autre côté des maisons. Ce qui fait qu’il y a un sorti d’énorme espace verduré impossible d’accès aux voitures, donc hyper calme, avec des canaux.
Ça sépare bien les choses et permet aux piétons d’éviter les voitures (et inversement), plutôt que d’avoir tout mélangé et de demander aux voitures, vélos et poussettes de cohabiter (chose qui n’arrivera jamais car c’est juste pas possible).

Et ceci est loin d’être un exemple isolé : pratiquement toutes les constructions de moins de 50 ans sont faites sur ce schéma, qui n’a rien d’une règle absolue, mais dont on retrouve les grandes lignes de façon systématique.

Bref, je tiens à la vie en France : le cours de la vie est différent, moins stressante, tout ça. Mais niveau architecture urbaine, je continue de penser que la France a bien 200 ans de retard. Les constructions récentes ressemblent aux villes anciennes et rien n’est pensé ni au présent, ni à l’avenir.

C’est dommage.

C’est quelque chose qui manque.

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ING ferme sa filiale française et les clients sont invités à changer de banque. Ils ont fait un partenariat avec Boursorama, qui ont à quelque chose près les mêmes solutions bancaires.

Ce partenariat inclut également une procédure simplifiée pour migrer d’une banque à l’autre.

Je viens de recevoir le courrier d’ING m’indiquant la marche à suivre. Je dois dire que la procédure est très simple à faire : tout est déjà prérempli et y a pratiquement plus qu’à choisir le type de compte qu’on voudra chez Boursorama et de signer (électroniquement) les documents.

En plus, l’ouverture du compte donne une prime (80 €), l’activation de la mobilité bancaire donne une prime (50 €), et l’ouverture d’un livret A chez Boursorama donne une prime aussi (30 €), ou le LDD (30 €) et un paquet d’autres trucs comme les comptes épargnes ou bourse. Pas mal.

Par contre, le site de Boursorama est un véritable foutoir. Je pensais qu’on avait dépassé l’époque des sites surchargés de boutons, de liens et d’encarts, mais faut croire que non (ou alors ING, Twitter ou Google m’ont habitués à des outils simples et clairs).

Voilà pour vous donner une idée, des captures d’écran des espaces clients chez ING :

i
Ce n’est pas parfait, mais c’est clair.
Il y a l’essentiel, les éléments sont clairements distingués, et à peu près organisés correctement.

Les liens et les autres fonctions sont planqués dans des menus ou en bas de page. C’est ce qu’il faut, c’est à ça que ça sert.

Maintenant la page des comptes chez Boursorama :

i
C’est totalement surchargé. Certains éléments sont redondants et d’autres sont secondaires :

Pour vous donner une idée, voilà l’interface nettoyée, à ma façon :

i
Vous voyez la différence ?

Le menu en haut est plus clair :

L’affichage des différents avoirs est bien plus clair :

Notez que j’ai aussi changé le « boursorama banque » dans la liste des comptes par le numéro de compte.

Au centre, la liste des opérations avec une barre de recherche simplifiée :

J’ai aussi viré le « mes mouvements à venir ». La liste des mouvements à venir est effectivement affiché juste au-dessus.
J’ai en revanche ajouté un lien « Mes moyens de paiement ». Cela comprend alors la gestion de la carte, du chéquier, du RIB, bref, toute la barre des gros boutons ronds sur la droite.

J’ai viré le bouton « votre avis » (dont je vais peut-être me servir pour leur envoyer ma capture d’écran) : ceci doit être envoyé dans les notifs avec 1 ou 2 mois d’utilisation, pas le jour même de l’ouverture du compte !

J’ai viré le tchatbot aussi. Arrêtez avec ça, tout le monde, c’est d’une débilité sans nom et ça n’a jamais aidé personne.

On pourrait aller encore un peu plus loin dans la simplification de l’affichage, mais je pense que c’est déjà pas mal. Je vais en tout cas déjà leur soumettre ça (sans grande illusion).

";s:7:"content";s:6760:"

ING ferme sa filiale française et les clients sont invités à changer de banque. Ils ont fait un partenariat avec Boursorama, qui ont à quelque chose près les mêmes solutions bancaires.

Ce partenariat inclut également une procédure simplifiée pour migrer d’une banque à l’autre.

Je viens de recevoir le courrier d’ING m’indiquant la marche à suivre. Je dois dire que la procédure est très simple à faire : tout est déjà prérempli et y a pratiquement plus qu’à choisir le type de compte qu’on voudra chez Boursorama et de signer (électroniquement) les documents.

En plus, l’ouverture du compte donne une prime (80 €), l’activation de la mobilité bancaire donne une prime (50 €), et l’ouverture d’un livret A chez Boursorama donne une prime aussi (30 €), ou le LDD (30 €) et un paquet d’autres trucs comme les comptes épargnes ou bourse. Pas mal.

Par contre, le site de Boursorama est un véritable foutoir. Je pensais qu’on avait dépassé l’époque des sites surchargés de boutons, de liens et d’encarts, mais faut croire que non (ou alors ING, Twitter ou Google m’ont habitués à des outils simples et clairs).

Voilà pour vous donner une idée, des captures d’écran des espaces clients chez ING :

i
Ce n’est pas parfait, mais c’est clair.
Il y a l’essentiel, les éléments sont clairements distingués, et à peu près organisés correctement.

Les liens et les autres fonctions sont planqués dans des menus ou en bas de page. C’est ce qu’il faut, c’est à ça que ça sert.

Maintenant la page des comptes chez Boursorama :

i
C’est totalement surchargé. Certains éléments sont redondants et d’autres sont secondaires :

Pour vous donner une idée, voilà l’interface nettoyée, à ma façon :

i
Vous voyez la différence ?

Le menu en haut est plus clair :

L’affichage des différents avoirs est bien plus clair :

Notez que j’ai aussi changé le « boursorama banque » dans la liste des comptes par le numéro de compte.

Au centre, la liste des opérations avec une barre de recherche simplifiée :

J’ai aussi viré le « mes mouvements à venir ». La liste des mouvements à venir est effectivement affiché juste au-dessus.
J’ai en revanche ajouté un lien « Mes moyens de paiement ». Cela comprend alors la gestion de la carte, du chéquier, du RIB, bref, toute la barre des gros boutons ronds sur la droite.

J’ai viré le bouton « votre avis » (dont je vais peut-être me servir pour leur envoyer ma capture d’écran) : ceci doit être envoyé dans les notifs avec 1 ou 2 mois d’utilisation, pas le jour même de l’ouverture du compte !

J’ai viré le tchatbot aussi. Arrêtez avec ça, tout le monde, c’est d’une débilité sans nom et ça n’a jamais aidé personne.

On pourrait aller encore un peu plus loin dans la simplification de l’affichage, mais je pense que c’est déjà pas mal. Je vais en tout cas déjà leur soumettre ça (sans grande illusion).

";s:7:"dateiso";s:15:"20220504_180441";}s:15:"20220411_193221";a:7:{s:5:"title";s:67:"Exercice de math à destination des sans-honte et de la bourgeoisie";s:4:"link";s:120:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2022/04/11/19/32/21-exercice-de-math-a-destination-des-sans-honte-et-de-la-bourgeoisie";s:4:"guid";s:22:"20220411193221-article";s:7:"pubDate";s:31:"Mon, 11 Apr 2022 19:32:21 +0200";s:11:"description";s:3073:"

Un mandiant.
Le problème :

Valérie déclare un patrimoine de 9,7 millions d’euros.
Elle décide, comme une grande, de dépenser 5 millions d’euros pour une campagne à la présidentielle, en espérant que la république le lui rembourse si elle fait un score suffisant.

Malheureusement pour Valérie, ça ne sera pas le cas.

Question 1.
Connaissant son patrimoine de départ, et sa dépense, combien lui reste-t-il en patrimoine ?

Question 2.
Si ce dernier est négatif, Valérie est endettée.
Au vu de la réponse à la question précédente, est-ce que Valérie est endettée ?

Question 3.
Sachant que le salaire minimum en France (le Smic) horaire est de 8,37 € net, combien d’heures de travail au Smic peuvent rembourser les 5 M€ de dépenses de Valérie ?
Combien cela représente-t-il d’années de travail (une année travaillée valant 1 607 heures) ?

Question 4.
Le patrimoine restant à Valérie est 9,7−5,0 = 4,7 M€.
Combien d’années de Smic cela constitue-t-il ?

Question 5.
Plutôt que de se contenter de ces siècles de Smic (en équivalence), Valérie décide de demander aux Français qu’elle a déçu de lui donner tout cet argent.
Au vu de la réponse à la question 4, cela vous paraît-il justifié ?

Question 6.
Pensez-vous que si vous ou moi dépensions 50 % de notre propre patrimoine, les plus pauvres se cotiseraient pour nous pour rembourser ça si on le demandait ?
Votre réponse est-elle la même que dans le cas de Valérie ? Pourquoi ? Justifiez.

Questions bonus.

(Les calculatrices non programmables sont autorisées.)

image d’en-tête de Tarek

";s:7:"content";s:3076:"

Un mandiant.
Le problème :

Valérie déclare un patrimoine de 9,7 millions d’euros.
Elle décide, comme une grande, de dépenser 5 millions d’euros pour une campagne à la présidentielle, en espérant que la république le lui rembourse si elle fait un score suffisant.

Malheureusement pour Valérie, ça ne sera pas le cas.

Question 1.
Connaissant son patrimoine de départ, et sa dépense, combien lui reste-t-il en patrimoine ?

Question 2.
Si ce dernier est négatif, Valérie est endettée.
Au vu de la réponse à la question précédente, est-ce que Valérie est endettée ?

Question 3.
Sachant que le salaire minimum en France (le Smic) horaire est de 8,37 € net, combien d’heures de travail au Smic peuvent rembourser les 5 M€ de dépenses de Valérie ?
Combien cela représente-t-il d’années de travail (une année travaillée valant 1 607 heures) ?

Question 4.
Le patrimoine restant à Valérie est 9,7−5,0 = 4,7 M€.
Combien d’années de Smic cela constitue-t-il ?

Question 5.
Plutôt que de se contenter de ces siècles de Smic (en équivalence), Valérie décide de demander aux Français qu’elle a déçu de lui donner tout cet argent.
Au vu de la réponse à la question 4, cela vous paraît-il justifié ?

Question 6.
Pensez-vous que si vous ou moi dépensions 50 % de notre propre patrimoine, les plus pauvres se cotiseraient pour nous pour rembourser ça si on le demandait ?
Votre réponse est-elle la même que dans le cas de Valérie ? Pourquoi ? Justifiez.

Questions bonus.

(Les calculatrices non programmables sont autorisées.)

image d’en-tête de Tarek

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Image de Lakitu, un personnage de Mario sur son nuage.
En discutant par e-mail suite à mon article sur l’iPhone, et vu le fait que chacun a ses propres usages d’un téléphone, mais aussi ses propres usages d’un service Cloud comme Google Drive ou iCloud, j’en suis venu à faire cet article.

Google Drive, iCloud, etc. c’est pratique :

Ces deux derniers points sont essentiels. Tout le monde n’est pas capable de superviser, surveiller, maintenir, sécuriser ou mettre en place une solution décentralisée, libre, et tout le tralala linuxien habituel
.
La grande majorité des gens veulent appuyer sur un bouton et ne plus jamais avoir à y penser. Et c’est leur droit, et ils ont raison.

Par contre, je remarque que de plus en plus de monde, y compris des non-techniciens, non-geek, y voit aussi la limite habituelle des Gafam :

Ces questions sont légitimes, et ce sont celles qui poussent les geeks à ne pas utiliser le cloud Gafam.

Pour ma part, j’ai fait le choix d’utiliser un système « cloud » mais sans Gafam, et ceci au moyen d’un Nas chez moi.

Un Nas ?

Un Nas c’est un disque réseau, généralement chez soi, connecté à votre box et accessible depuis tous les autres appareils chez vous (télé, téléphone, ordi, console…) ou même depuis Internet (car oui, vous pouvez accéder à votre box ou votre PC depuis l’extérieur, si c’est ce que vous voulez).

Les Nas grand public sont des boîtiers dans lequel on met un disque dur, et qu’on configure avec une interface web (dans votre navigateur) ou une application tierce (sur mobile). Tout est simplifié et ça marche comme iCloud ou Google Drive, sauf que les données sont chez vous.

Physiquement, chez vous : le disque dur se trouve dans votre salon.

On peut faire quoi avec ?

Les boîtiers Nas sont des mini-ordinateurs avec leur propre système. Selon leur tarif, ils sont plus ou moins puissants, plus ou moins rapides et on peut faire plus ou moins de trucs avec.

Tous proposent des interfaces simples d’accès aux fichiers : Web, FTP, multimédia, applications…

Avec les applications dédiées, on peut mettre en place une synchronisation de ses documents, y compris entre plusieurs appareils, plusieurs comptes. On peut aussi gérer des dossiers partagés ou réservés.

Certains Nas peuvent servir de plateforme multimédia (comme un disque dur multimédia), avec ou sans ré-encodage ou streaming. Ils ont une sortie HDMI et peuvent streamer sur votre télé ou votre vidéoprojecteur.

Les Nas étant des serveurs, si on le configure pour être accessible depuis l’extérieur, on peut s’en servir pour héberger bien plus que ses documents et photos. On peut y mettre son lecteur RSS, son serveur e-mail, son blog, son nom de domaine… Et tout ça chez soi.

Les plus férus n’ont pas besoin de Nas : ils peuvent transformer un ordinateur ou un vieux téléphone pour faire tout ça. Mais pour le grand public, un Nas vient avec tout ce qu’il faut pour faire tout ça le plus simplement possible, et out-of-the-box.

Quelles sont les limites d’un Nas ?

Il existe des Nas avec un seul disque dur dedans, mais aussi avec 2, 4, 6, 8, 12 disques durs. On peut alors augmenter autant qu’on veut l’espace disque disponible.

On peut aussi mettre plusieurs disques identiques et redondants. Dans ce cas, la perte d’un disque dur n’entraine pas la perte des données. C’est donc plus sécurisé qu’utiliser un disque dur externe unique.

Néanmoins, il ne faut pas tomber dans le piège : en cas de coupure de courant ou d’un orage, si le Nas grille, tous les disques sont dedans et peuvent griller en même temps, et vous perdez tout.

Ce n’est donc pas infaillible.

Un Nas, même avec X disques dedans, ce n’est toujours qu’une seule copie de vos fichiers. Une copie robuste, mais toujours qu’une seule copie.

Et une copie, c’est pas de copie.
Ce n’est pas de la sauvegarde.

Heureusement, il existe des solutions pour relier plusieurs Nas entre eux et les synchroniser entre eux. Si un Nas est chez vous et un autre ailleurs (chez vos parents, vos proches), alors vous ne perdez pas vos données s’il y a une panne, un cambriolage ou un incendie chez vous (ou chez eux).

Donc là aussi, des limites existent et sont réelles, mais des solutions sont proposées.

Est-ce que c’est rentable ?

À vous de voir : les Nas ne sont pas donnés, il s’agit d’un investissement. Il faut aussi se dire que vu que c’est chez vous, vous payez l’électricité aussi (20-30 euros par an pour un Nas) et la maintenance est à votre charge, si y a un disque qui grille par exemple.

Maintenant, vu que tout est chez vous, vos données y restent et ne sont pas soumis au règlement des Gafam et leur épée de Damoclès que constitue leur arbitraire.

De nombreuses personnes ont perdu leur vie numérique à cause de ça… Si le Gafam le décide, ils peuvent tout vous prendre du jour au lendemain et il n’y a pas de recours.

Rien n’empêche par contre d’utiliser un stockage chez vous et un stockage cloud chez un Gafam. Dans ce cas, on peut imaginer une copie chiffrée chez le Gafam.

À vous de voir ce que vaut 15 ans d’archives numériques personnelles à vos yeux. Perso j’ai fait mon choix.

Liens ?

Il existe plusieurs marques de Nas, les deux plus connus sont sûrement Synology et QNap.
Perso j’ai fait le choix de Qnap.

Ci-dessous quelques liens. Les liens Amazon sont affiliés :
Le Nas :

Le Nas étant vendu sans les disques durs, il faut les prendre à part. Idéalement, pour de bonnes performances et une bonne compatibilité, prenez deux disques durs identiques destinés au stockage longue durée. Référez-vous aussi au site du constructeur du nas pour prendre des disques compatibles. En cas de RAID1, prenez deux disques de même taille.

Mes disques durs sont :

Si vous prenez plusieurs Nas pour les mettre en réseau (entre chez vous et un autre lieu), prenez deux Nas compatibles (même marque) mais avec des disques différents : ça évitera d’avoir des disques identiques, et donc avec des pannes potentiellement similaires partout.

Enfin, pour accélérer les transferts en Wifi entre vos appareils et votre Nas, votre Box Internet doit être récente (Wifi AC conseillée pour faire du 50 Mo/s) et vos appareils également. Sinon c’est juste un peu lent (le Wifi N plafonne à 5-15 Mo/s).

image d’en-tête

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Image de Lakitu, un personnage de Mario sur son nuage.
En discutant par e-mail suite à mon article sur l’iPhone, et vu le fait que chacun a ses propres usages d’un téléphone, mais aussi ses propres usages d’un service Cloud comme Google Drive ou iCloud, j’en suis venu à faire cet article.

Google Drive, iCloud, etc. c’est pratique :

Ces deux derniers points sont essentiels. Tout le monde n’est pas capable de superviser, surveiller, maintenir, sécuriser ou mettre en place une solution décentralisée, libre, et tout le tralala linuxien habituel
.
La grande majorité des gens veulent appuyer sur un bouton et ne plus jamais avoir à y penser. Et c’est leur droit, et ils ont raison.

Par contre, je remarque que de plus en plus de monde, y compris des non-techniciens, non-geek, y voit aussi la limite habituelle des Gafam :

Ces questions sont légitimes, et ce sont celles qui poussent les geeks à ne pas utiliser le cloud Gafam.

Pour ma part, j’ai fait le choix d’utiliser un système « cloud » mais sans Gafam, et ceci au moyen d’un Nas chez moi.

Un Nas ?

Un Nas c’est un disque réseau, généralement chez soi, connecté à votre box et accessible depuis tous les autres appareils chez vous (télé, téléphone, ordi, console…) ou même depuis Internet (car oui, vous pouvez accéder à votre box ou votre PC depuis l’extérieur, si c’est ce que vous voulez).

Les Nas grand public sont des boîtiers dans lequel on met un disque dur, et qu’on configure avec une interface web (dans votre navigateur) ou une application tierce (sur mobile). Tout est simplifié et ça marche comme iCloud ou Google Drive, sauf que les données sont chez vous.

Physiquement, chez vous : le disque dur se trouve dans votre salon.

On peut faire quoi avec ?

Les boîtiers Nas sont des mini-ordinateurs avec leur propre système. Selon leur tarif, ils sont plus ou moins puissants, plus ou moins rapides et on peut faire plus ou moins de trucs avec.

Tous proposent des interfaces simples d’accès aux fichiers : Web, FTP, multimédia, applications…

Avec les applications dédiées, on peut mettre en place une synchronisation de ses documents, y compris entre plusieurs appareils, plusieurs comptes. On peut aussi gérer des dossiers partagés ou réservés.

Certains Nas peuvent servir de plateforme multimédia (comme un disque dur multimédia), avec ou sans ré-encodage ou streaming. Ils ont une sortie HDMI et peuvent streamer sur votre télé ou votre vidéoprojecteur.

Les Nas étant des serveurs, si on le configure pour être accessible depuis l’extérieur, on peut s’en servir pour héberger bien plus que ses documents et photos. On peut y mettre son lecteur RSS, son serveur e-mail, son blog, son nom de domaine… Et tout ça chez soi.

Les plus férus n’ont pas besoin de Nas : ils peuvent transformer un ordinateur ou un vieux téléphone pour faire tout ça. Mais pour le grand public, un Nas vient avec tout ce qu’il faut pour faire tout ça le plus simplement possible, et out-of-the-box.

Quelles sont les limites d’un Nas ?

Il existe des Nas avec un seul disque dur dedans, mais aussi avec 2, 4, 6, 8, 12 disques durs. On peut alors augmenter autant qu’on veut l’espace disque disponible.

On peut aussi mettre plusieurs disques identiques et redondants. Dans ce cas, la perte d’un disque dur n’entraine pas la perte des données. C’est donc plus sécurisé qu’utiliser un disque dur externe unique.

Néanmoins, il ne faut pas tomber dans le piège : en cas de coupure de courant ou d’un orage, si le Nas grille, tous les disques sont dedans et peuvent griller en même temps, et vous perdez tout.

Ce n’est donc pas infaillible.

Un Nas, même avec X disques dedans, ce n’est toujours qu’une seule copie de vos fichiers. Une copie robuste, mais toujours qu’une seule copie.

Et une copie, c’est pas de copie.
Ce n’est pas de la sauvegarde.

Heureusement, il existe des solutions pour relier plusieurs Nas entre eux et les synchroniser entre eux. Si un Nas est chez vous et un autre ailleurs (chez vos parents, vos proches), alors vous ne perdez pas vos données s’il y a une panne, un cambriolage ou un incendie chez vous (ou chez eux).

Donc là aussi, des limites existent et sont réelles, mais des solutions sont proposées.

Est-ce que c’est rentable ?

À vous de voir : les Nas ne sont pas donnés, il s’agit d’un investissement. Il faut aussi se dire que vu que c’est chez vous, vous payez l’électricité aussi (20-30 euros par an pour un Nas) et la maintenance est à votre charge, si y a un disque qui grille par exemple.

Maintenant, vu que tout est chez vous, vos données y restent et ne sont pas soumis au règlement des Gafam et leur épée de Damoclès que constitue leur arbitraire.

De nombreuses personnes ont perdu leur vie numérique à cause de ça… Si le Gafam le décide, ils peuvent tout vous prendre du jour au lendemain et il n’y a pas de recours.

Rien n’empêche par contre d’utiliser un stockage chez vous et un stockage cloud chez un Gafam. Dans ce cas, on peut imaginer une copie chiffrée chez le Gafam.

À vous de voir ce que vaut 15 ans d’archives numériques personnelles à vos yeux. Perso j’ai fait mon choix.

Liens ?

Il existe plusieurs marques de Nas, les deux plus connus sont sûrement Synology et QNap.
Perso j’ai fait le choix de Qnap.

Ci-dessous quelques liens. Les liens Amazon sont affiliés :
Le Nas :

Le Nas étant vendu sans les disques durs, il faut les prendre à part. Idéalement, pour de bonnes performances et une bonne compatibilité, prenez deux disques durs identiques destinés au stockage longue durée. Référez-vous aussi au site du constructeur du nas pour prendre des disques compatibles. En cas de RAID1, prenez deux disques de même taille.

Mes disques durs sont :

Si vous prenez plusieurs Nas pour les mettre en réseau (entre chez vous et un autre lieu), prenez deux Nas compatibles (même marque) mais avec des disques différents : ça évitera d’avoir des disques identiques, et donc avec des pannes potentiellement similaires partout.

Enfin, pour accélérer les transferts en Wifi entre vos appareils et votre Nas, votre Box Internet doit être récente (Wifi AC conseillée pour faire du 50 Mo/s) et vos appareils également. Sinon c’est juste un peu lent (le Wifi N plafonne à 5-15 Mo/s).

image d’en-tête

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Un kit de nettoyage.
Juste quelques solutions pour le ménage chez vous (oui j’ai envie de partager ça).

Eau + IPA

Pour la maison (ou les vitres intérieures de la voiture).
Faites un mélange 50/50 d’alcool isopropylique (IPA, ou isopropanol — trouvable ici) et d’eau déminéralisé, et nettoyez une vitre avec ça.

En voiture, j’ai horreur des traces sur les vitres, tout comme sur l’écran d’un ordi. Sur l’extérieur, c’est saleté et calcaire, mais à l’intérieur c’est des corps gras qui émanent des cuirs et des éléments en plastique. Dans la maison, le gras de la cuisine se colle également sur les vitres.
Pour ça, ce mélange 50/50 est radical.

Sur la vitre rapidement débarassée de la poussière avec de l’eau puis essuyée, vaporisez le mélange sur une microfibre (elle doit être juste humide, mais pas gouttant) puis essuyez la vitre. Utilisez ensuite une microfibre propre et neuf pour essuyer le surplus complètement.

Ça fonctionne aussi pour dégraisser la gazinière ou autre. Au besoin, rajoutez du bicarbonate de soude (ce dernier agit mécaniquement : il ne faut justement pas le dissoudre complètement).

Pour le calcaire

Sur la vitre arrière de ma voiture, qui est relativement peu inclinée dans mon cas, l’eau ruisselait pas et des traces de calcaire s’accumulaient et l’ensemble ressemblait plus à une vitre de salle de bain qu’autre chose. Ça en devenait suffisamment critique pour que je juge ça dangereux : à contre jour on ne voyait plus rien).

J’ai essayé absolument tous les remèdes grand-mère : vinaigre froid, vinaigre chaud, citron, antical, éponge magique, alcool, argile… mais rien n’y fit.
Juste avant de passer par un polissage professionnel, j’ai réussi à tout retirer avec ce produit.

Ça contient de l’acide sulfurique, c’est peut-être pour ça que ça marche. Sur une vitre lavée à l’eau puis séchée, étalez une fine couche de produit en frottant avec une microfibre, laissez agir 5-10 minutes, remuez un peu, puis lavez à l’eau. Séchez la vitre avec de l’IPA et enfin sur une microfibre propre et sèche. C’est radical.

En revanche, ça n’a rien fait pour ma salle de bain : j’ai beau avoir laissé agir une nuit, je crois que le calcaire fait partie de la vitre désormais. Peut-être de l’acide sulfurique pure fonctionnerait, mais je n’essayerais pas, c’est bien trop dangereux.

Du vinaigre chaud pour le tartre dans une bouilloire

Celle-là je la note aussi, mais j’en avais déjà parlé je crois : mettez 100 mL (1/2 verre) de vinaigre blanc dans la bouilloire et complétez d’eau du robinet (assez pour que toute la partie entartrée soit immergée).
Faites ensuite bouillir l’ensemble. Ça devrait détartrer tout l’appareil du premier coup. Jetez le produit chaud dans l’évier (ça détartrera l’éviter en même temps) puis rincez 2 ou 3 fois la bouilloire.

Si les vapeurs du vinaigre vous importunent, vous pouvez faire ça dehors.

La javel pour les boules à thé

Si vous avez des boules à thé en ferraille, le gris laisse peu à peu place au marron. Ce n’est pas dangereux, mais c’est pas joli.
Pour ça, mettez vos boules à thé dans un verre ou un saladier. Ajoutez 100 mL de javel pure puis ajoutez de l’eau froide jusqu’à inonder complètement les boules à thé. Mélangez pour que la javel ne soit pas juste au fond. N’utilisez pas d’eau chaude : ça décompose l’hypochlorite de sodium de la javel et en retire toutes les propriétés nettoyantes et bactéricides (en plus de dégager du chlore).

Laissez agit 15 à 30 minutes en remuant une fois entre-temps.
Elles seront comme neuves à la fin. Rincez bien : le mieux est de les laisser dans l’eau claire pendant une heure puis rincer de nouveau une dernière fois.

Par contre ne faites pas ça dans votre théière en porcelaine ou en céramique. Premièrement, il est normal qu’une théière s’imprègne du thé au fil des années. Et deuxièmement, la Javel risquerait de l’attaquer et de rester dans les pores, ce qui n’est pas l’idéal.

image d’en-tête de alabama extension

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Un kit de nettoyage.
Juste quelques solutions pour le ménage chez vous (oui j’ai envie de partager ça).

Eau + IPA

Pour la maison (ou les vitres intérieures de la voiture).
Faites un mélange 50/50 d’alcool isopropylique (IPA, ou isopropanol — trouvable ici) et d’eau déminéralisé, et nettoyez une vitre avec ça.

En voiture, j’ai horreur des traces sur les vitres, tout comme sur l’écran d’un ordi. Sur l’extérieur, c’est saleté et calcaire, mais à l’intérieur c’est des corps gras qui émanent des cuirs et des éléments en plastique. Dans la maison, le gras de la cuisine se colle également sur les vitres.
Pour ça, ce mélange 50/50 est radical.

Sur la vitre rapidement débarassée de la poussière avec de l’eau puis essuyée, vaporisez le mélange sur une microfibre (elle doit être juste humide, mais pas gouttant) puis essuyez la vitre. Utilisez ensuite une microfibre propre et neuf pour essuyer le surplus complètement.

Ça fonctionne aussi pour dégraisser la gazinière ou autre. Au besoin, rajoutez du bicarbonate de soude (ce dernier agit mécaniquement : il ne faut justement pas le dissoudre complètement).

Pour le calcaire

Sur la vitre arrière de ma voiture, qui est relativement peu inclinée dans mon cas, l’eau ruisselait pas et des traces de calcaire s’accumulaient et l’ensemble ressemblait plus à une vitre de salle de bain qu’autre chose. Ça en devenait suffisamment critique pour que je juge ça dangereux : à contre jour on ne voyait plus rien).

J’ai essayé absolument tous les remèdes grand-mère : vinaigre froid, vinaigre chaud, citron, antical, éponge magique, alcool, argile… mais rien n’y fit.
Juste avant de passer par un polissage professionnel, j’ai réussi à tout retirer avec ce produit.

Ça contient de l’acide sulfurique, c’est peut-être pour ça que ça marche. Sur une vitre lavée à l’eau puis séchée, étalez une fine couche de produit en frottant avec une microfibre, laissez agir 5-10 minutes, remuez un peu, puis lavez à l’eau. Séchez la vitre avec de l’IPA et enfin sur une microfibre propre et sèche. C’est radical.

En revanche, ça n’a rien fait pour ma salle de bain : j’ai beau avoir laissé agir une nuit, je crois que le calcaire fait partie de la vitre désormais. Peut-être de l’acide sulfurique pure fonctionnerait, mais je n’essayerais pas, c’est bien trop dangereux.

Du vinaigre chaud pour le tartre dans une bouilloire

Celle-là je la note aussi, mais j’en avais déjà parlé je crois : mettez 100 mL (1/2 verre) de vinaigre blanc dans la bouilloire et complétez d’eau du robinet (assez pour que toute la partie entartrée soit immergée).
Faites ensuite bouillir l’ensemble. Ça devrait détartrer tout l’appareil du premier coup. Jetez le produit chaud dans l’évier (ça détartrera l’éviter en même temps) puis rincez 2 ou 3 fois la bouilloire.

Si les vapeurs du vinaigre vous importunent, vous pouvez faire ça dehors.

La javel pour les boules à thé

Si vous avez des boules à thé en ferraille, le gris laisse peu à peu place au marron. Ce n’est pas dangereux, mais c’est pas joli.
Pour ça, mettez vos boules à thé dans un verre ou un saladier. Ajoutez 100 mL de javel pure puis ajoutez de l’eau froide jusqu’à inonder complètement les boules à thé. Mélangez pour que la javel ne soit pas juste au fond. N’utilisez pas d’eau chaude : ça décompose l’hypochlorite de sodium de la javel et en retire toutes les propriétés nettoyantes et bactéricides (en plus de dégager du chlore).

Laissez agit 15 à 30 minutes en remuant une fois entre-temps.
Elles seront comme neuves à la fin. Rincez bien : le mieux est de les laisser dans l’eau claire pendant une heure puis rincer de nouveau une dernière fois.

Par contre ne faites pas ça dans votre théière en porcelaine ou en céramique. Premièrement, il est normal qu’une théière s’imprègne du thé au fil des années. Et deuxièmement, la Javel risquerait de l’attaquer et de rester dans les pores, ce qui n’est pas l’idéal.

image d’en-tête de alabama extension

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Safari sur iOS (et sur Mac) n’utilisent pas Blink, mais Webkit. Apple est parti de son côté avec Webkit et du coup fait un peu n’importe quoi. Ayant désormais un iPhone, je me retrouve à corriger mes sites et outils pour iOS.

Voici quelques trucs et astuces. Cet article sera emmené à être étendu avec le temps.

Zoom lors du tap sur un champ texte

Safari nous zoom la page quand on tape sur un champ texte. Ça part d’une bonne intention, mais premièrement ça déforme la page, et ensuite, quand on sort du champ texte, ça ne dézoome pas. C’est stupide.

La solution qui marche, sans toutefois interdire le zoom à l’utilisateur (ça c’est très important), c’est mettre ce HTML dans votre <head> :

<meta name="viewport" content="initial-scale=1, maximum-scale=1, user-scalable=yes"/>

La magie vient du « maximum-scale ». Notez bien qu’il s’agit de l’échelle automatique. Le user-scalable="yes" assure que le zoom à deux doigts reste possible. Si vous mettez « user-scalable="no" », je n’aurais que deux mots : au bûcher !!

Le :hover sur iOS

Sur Vivaldi comme Firefox mobile (android), le :hover est activé lors du tap. Sur iOS il n’en est rien (enfin pas toujours). Ça se résout en ajoutant l’attribut « onclick » sur l’élément. Juste l’attribut, pas de valeur. iOS considère en effet que si l’on click, le hover s’active. Ici on clique, ça n’a pas d’effet directement, mais ça déclenche tout de même le hover.

Alternativement, et en mieux, on peut mettre dans son JS :

document.addEventListener("click", function() { });

Ce qui rend la correction plus rapide que d’ajouter onclick="" partout dans la page.

Certains parlent de mettre un « cursor: pointer » en CSS. Ça aurait été tout à fait pertinent que iOS active le :hover sur un élément dont le curseur est un pointeur (la petite main qui clique), mais malheureusement cette solution ne semble pas fonctionner.

Pour le parsage des dates en JS

La plupart des navigateurs, en JS, quand on leur donne un texte représentatif d’une date, essayent de parser ça comme ils peuvent. C’est censé marcher même quand on leur donne une date en langage naturel, comme « vendredi 4 mars 2022 », qu’ils traduiront en le bon objet de date.

Perso j’utilisais une chaîne de date-heure égale à « 2022-03-04 18:30:59 ». Firefox et Chrome n’ont pas de problèmes pour parser ça. Safari exige qu’on mette un « T » entre la date et l’heure : « 2022-03-04T18:30:59 », sinon il renvoie une erreur.

Safari a raison : le T pour « time » provient de l’ISO 8601 étendue et il faudrait l’inclure tout le temps.
Ceci est donc un rappel que ce n’est pas parce que ça marche sans le T que c’est une bonne pratique.

Placeholder sur [type=date]

Si vous avez un input de type date sans placeholder, alors Firefox et Chrome (blink) mettront une date vide : « jj / mm / aaaa ».

Safari (sur Mac) mettra la date du jour… mais en placeholder, donnant l’illusion que la date est remplie, alors que ce n’est pas le cas. Vérifiez bien que ça soit effectivement le cas dans vos app.

Étrangement, sur iOS, je n’ai pas ce souci, mais il est bien réel sur certaines versions de Safari sur Mac que j’ai pu voir (pas pu regarder plus en détail, désolé).

Les événements load, beforeunload, unload

Ces événements sont dépréciés sur iOS, et ne sont pas forcément fiables ailleurs. En effet, le comportement des utilisateurs sur mobile est de changer d’appli ou d’onglet sans fermer la page, donc sans « unload ». Le problème se pose aussi sur Android, même sur iOS, ces fonctions ne semblent plus fonctionner du tout, ce qui pose effectivement problème dans le cas où l’on ferme l’onglet en cours.

À la place, il est préférable d’utiliser l’événement « visibilitychange » (qui se lance quand on change d’application ou d’onglet) et « pagehide », qui est lancée à la fois quand on change la visibilité de l’onglet et juste avant qu’on le ferme. Dans les faits, pensez à utiliser les deux car le premier agit sur mobile et le second sur desktop. De plus, un bug sur Webkit fait que le « pageHide » n’est pas déclenché quand on change de page lors qu’on clique sur un lien dans celui-ci.

Plus d’information ici (avec un tableau de compatibilité). Et voyez sur les événements supportés par iOS.

Enfin, il en va de même pour l’événement « load », qu’il faudrait remplacer par « pageshow ».

";s:7:"content";s:5183:"

Safari sur iOS (et sur Mac) n’utilisent pas Blink, mais Webkit. Apple est parti de son côté avec Webkit et du coup fait un peu n’importe quoi. Ayant désormais un iPhone, je me retrouve à corriger mes sites et outils pour iOS.

Voici quelques trucs et astuces. Cet article sera emmené à être étendu avec le temps.

Zoom lors du tap sur un champ texte

Safari nous zoom la page quand on tape sur un champ texte. Ça part d’une bonne intention, mais premièrement ça déforme la page, et ensuite, quand on sort du champ texte, ça ne dézoome pas. C’est stupide.

La solution qui marche, sans toutefois interdire le zoom à l’utilisateur (ça c’est très important), c’est mettre ce HTML dans votre <head> :

<meta name="viewport" content="initial-scale=1, maximum-scale=1, user-scalable=yes"/>

La magie vient du « maximum-scale ». Notez bien qu’il s’agit de l’échelle automatique. Le user-scalable="yes" assure que le zoom à deux doigts reste possible. Si vous mettez « user-scalable="no" », je n’aurais que deux mots : au bûcher !!

Le :hover sur iOS

Sur Vivaldi comme Firefox mobile (android), le :hover est activé lors du tap. Sur iOS il n’en est rien (enfin pas toujours). Ça se résout en ajoutant l’attribut « onclick » sur l’élément. Juste l’attribut, pas de valeur. iOS considère en effet que si l’on click, le hover s’active. Ici on clique, ça n’a pas d’effet directement, mais ça déclenche tout de même le hover.

Alternativement, et en mieux, on peut mettre dans son JS :

document.addEventListener("click", function() { });

Ce qui rend la correction plus rapide que d’ajouter onclick="" partout dans la page.

Certains parlent de mettre un « cursor: pointer » en CSS. Ça aurait été tout à fait pertinent que iOS active le :hover sur un élément dont le curseur est un pointeur (la petite main qui clique), mais malheureusement cette solution ne semble pas fonctionner.

Pour le parsage des dates en JS

La plupart des navigateurs, en JS, quand on leur donne un texte représentatif d’une date, essayent de parser ça comme ils peuvent. C’est censé marcher même quand on leur donne une date en langage naturel, comme « vendredi 4 mars 2022 », qu’ils traduiront en le bon objet de date.

Perso j’utilisais une chaîne de date-heure égale à « 2022-03-04 18:30:59 ». Firefox et Chrome n’ont pas de problèmes pour parser ça. Safari exige qu’on mette un « T » entre la date et l’heure : « 2022-03-04T18:30:59 », sinon il renvoie une erreur.

Safari a raison : le T pour « time » provient de l’ISO 8601 étendue et il faudrait l’inclure tout le temps.
Ceci est donc un rappel que ce n’est pas parce que ça marche sans le T que c’est une bonne pratique.

Placeholder sur [type=date]

Si vous avez un input de type date sans placeholder, alors Firefox et Chrome (blink) mettront une date vide : « jj / mm / aaaa ».

Safari (sur Mac) mettra la date du jour… mais en placeholder, donnant l’illusion que la date est remplie, alors que ce n’est pas le cas. Vérifiez bien que ça soit effectivement le cas dans vos app.

Étrangement, sur iOS, je n’ai pas ce souci, mais il est bien réel sur certaines versions de Safari sur Mac que j’ai pu voir (pas pu regarder plus en détail, désolé).

Les événements load, beforeunload, unload

Ces événements sont dépréciés sur iOS, et ne sont pas forcément fiables ailleurs. En effet, le comportement des utilisateurs sur mobile est de changer d’appli ou d’onglet sans fermer la page, donc sans « unload ». Le problème se pose aussi sur Android, même sur iOS, ces fonctions ne semblent plus fonctionner du tout, ce qui pose effectivement problème dans le cas où l’on ferme l’onglet en cours.

À la place, il est préférable d’utiliser l’événement « visibilitychange » (qui se lance quand on change d’application ou d’onglet) et « pagehide », qui est lancée à la fois quand on change la visibilité de l’onglet et juste avant qu’on le ferme. Dans les faits, pensez à utiliser les deux car le premier agit sur mobile et le second sur desktop. De plus, un bug sur Webkit fait que le « pageHide » n’est pas déclenché quand on change de page lors qu’on clique sur un lien dans celui-ci.

Plus d’information ici (avec un tableau de compatibilité). Et voyez sur les événements supportés par iOS.

Enfin, il en va de même pour l’événement « load », qu’il faudrait remplacer par « pageshow ».

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Comment dire que ton client e-mail est pourri sans dire que ton client mail est pourri :

Message d’erreur Outlook.
Ça rejoint mon coup de gueule contre GMail il y a des années

Je veux envoyer des fichiers par mail, oui. C’est visiblement un crime, chez Microsoft comme chez Google.

Depuis quand c’est à moi de faire attention à ce que les gens reçoivent ? D’autant plus quand ils demandent à le recevoir ?

Si t’es pas content, tu mets une alerte de leur côté. Une fois que j’ai envoyé mon mail, ce n’est plus mon problème : ils n’ont qu’à configurer leur client e-mail correctement ou changer de service e-mail. Chacun son boulot.

Oui j’aimerais que les jeunes soient formés au numérique et pas déformés au Microsoft. On exige par la loi des gens qu’ils configurent leur Box internet pour empêcher les intrusions et de surveiller l’usage qui en est fait (OpenOffice pourra vous aider), mais en même temps on sait très bien que la majorité des gens en est incapable, au vu de ce genre de messages.

Mais bon, continuez à transformer ce protocole d’échange électronique ouvert et interopérable qui tient et fonctionne depuis 50 ans en un tchat immonde et fermé pour cadre commerco-bullshito-powerpoint.

Bah.

";s:7:"content";s:1864:"

Comment dire que ton client e-mail est pourri sans dire que ton client mail est pourri :

Message d’erreur Outlook.
Ça rejoint mon coup de gueule contre GMail il y a des années

Je veux envoyer des fichiers par mail, oui. C’est visiblement un crime, chez Microsoft comme chez Google.

Depuis quand c’est à moi de faire attention à ce que les gens reçoivent ? D’autant plus quand ils demandent à le recevoir ?

Si t’es pas content, tu mets une alerte de leur côté. Une fois que j’ai envoyé mon mail, ce n’est plus mon problème : ils n’ont qu’à configurer leur client e-mail correctement ou changer de service e-mail. Chacun son boulot.

Oui j’aimerais que les jeunes soient formés au numérique et pas déformés au Microsoft. On exige par la loi des gens qu’ils configurent leur Box internet pour empêcher les intrusions et de surveiller l’usage qui en est fait (OpenOffice pourra vous aider), mais en même temps on sait très bien que la majorité des gens en est incapable, au vu de ce genre de messages.

Mais bon, continuez à transformer ce protocole d’échange électronique ouvert et interopérable qui tient et fonctionne depuis 50 ans en un tchat immonde et fermé pour cadre commerco-bullshito-powerpoint.

Bah.

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Photo d’un bulletin placé dans une urne.
Je crois que j’ai un problème de candidats à la présidentielle.

Aucun ne me convient parfaitement.

Ah. Je crois ne pas avoir été assez clair. Laissez-moi répéter en insistant sur le mot important : aucun ne me convient parfaitement.

Ça veut dire quoi ?

Il y a bien une dizaine de candidats, à droite, à gauche, au centre, en haut, en bas… bref de tous les bords.
Parallèlement, il y a également tout un tas d’enjeux et de sujets divers qu’ils traitent tous plus ou moins à longueur de journée : emploi, économie, impôts, écologie, énergie, santé, éducation, immigration, politique extérieure… vous les connaissez.

C’est quoi le problème ?

Le problème c’est que tous les candidats ont des bonnes idées. Tous les candidats ont aussi des mauvaises idées.
C’est ça mon problème : en votant pour quelqu’un, on ne peut pas garder juste le bon. On doit garder le mauvais aussi.

Dans ces conditions, choisir un candidat revient à choisir non pas le meilleur des candidats, mais sur le moins mauvais. Pas sur celui qui nous correspond, mais sur celui avec le moins de mauvaises idées.

Je pense qu’il y a un paquet de gens qui sont dans cette situation, qui vont soit voter « utile », soit pas voter, soit voter blanc, soit voter nul, soit voter en espérant une améliorant dans un des enjeux tout en sachant que ça plombera tous les autres, etc.

C’est le problème de cette méthode de représentation des citoyens appelé « élections présidentielles » : un vote pour un gus dont on sait pertinemment qu’il n’est pas parfait et qu’il fera de la merde sur certains trucs, en espérant qu’il fera des trucs un peu moins pourris sur d’autres, sans garanties.

Alors pourquoi on vote pour un gus ? Pourquoi on ne peut pas voter pour des idées ? Sur des enjeux en particulier ?

Perso ça me fait une belle jambe de savoir que tel ou telle personne dirige le pays parce qu’on l’aura élu. Je préférerais largement qu’ils fassent des référendums tous les 3 mois à la place, pour discuter d’un sujet, et pas d’une personne.

image de Element5 Digital

";s:7:"content";s:2676:"

Photo d’un bulletin placé dans une urne.
Je crois que j’ai un problème de candidats à la présidentielle.

Aucun ne me convient parfaitement.

Ah. Je crois ne pas avoir été assez clair. Laissez-moi répéter en insistant sur le mot important : aucun ne me convient parfaitement.

Ça veut dire quoi ?

Il y a bien une dizaine de candidats, à droite, à gauche, au centre, en haut, en bas… bref de tous les bords.
Parallèlement, il y a également tout un tas d’enjeux et de sujets divers qu’ils traitent tous plus ou moins à longueur de journée : emploi, économie, impôts, écologie, énergie, santé, éducation, immigration, politique extérieure… vous les connaissez.

C’est quoi le problème ?

Le problème c’est que tous les candidats ont des bonnes idées. Tous les candidats ont aussi des mauvaises idées.
C’est ça mon problème : en votant pour quelqu’un, on ne peut pas garder juste le bon. On doit garder le mauvais aussi.

Dans ces conditions, choisir un candidat revient à choisir non pas le meilleur des candidats, mais sur le moins mauvais. Pas sur celui qui nous correspond, mais sur celui avec le moins de mauvaises idées.

Je pense qu’il y a un paquet de gens qui sont dans cette situation, qui vont soit voter « utile », soit pas voter, soit voter blanc, soit voter nul, soit voter en espérant une améliorant dans un des enjeux tout en sachant que ça plombera tous les autres, etc.

C’est le problème de cette méthode de représentation des citoyens appelé « élections présidentielles » : un vote pour un gus dont on sait pertinemment qu’il n’est pas parfait et qu’il fera de la merde sur certains trucs, en espérant qu’il fera des trucs un peu moins pourris sur d’autres, sans garanties.

Alors pourquoi on vote pour un gus ? Pourquoi on ne peut pas voter pour des idées ? Sur des enjeux en particulier ?

Perso ça me fait une belle jambe de savoir que tel ou telle personne dirige le pays parce qu’on l’aura élu. Je préférerais largement qu’ils fassent des référendums tous les 3 mois à la place, pour discuter d’un sujet, et pas d’une personne.

image de Element5 Digital

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Probablement entendu à la rédaction du Figaro, ce soir :

Blanquer fait un virage à Pi radians.

(référence)

";s:7:"content";s:363:"

Probablement entendu à la rédaction du Figaro, ce soir :

Blanquer fait un virage à Pi radians.

(référence)

";s:7:"dateiso";s:15:"20220208_173723";}s:15:"20220131_185959";a:7:{s:5:"title";s:49:"Fnac, assurance Celside et galère pour résilier";s:4:"link";s:100:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2022/01/31/18/59/59-fnac-assurance-celside-et-galere-pour-resilier";s:4:"guid";s:22:"20220131185959-article";s:7:"pubDate";s:31:"Mon, 31 Jan 2022 18:59:59 +0100";s:11:"description";s:8390:"

En achetant mon récent téléphone, le vendeur (à la Fnac) m’a souscrit à une assurance smartphone, avec les 30 premiers jours gratuits (perso je n’avais rien demandé), je me suis retrouvé avec ça à la fin de la commande. Je trouvais étrange aussi qu’il prenne 15 minutes à consulter ses stocks. M’enfin.

J’ai déjà dit ce que je pensais de ces assurances spécifiques pour téléphones, électroniques ou autre.

Ici j’avais donc une assurance pour 300 € par an (!) et moults garanties. Donc j’ai demandé à résilier ça.

Bah c’est la merde :

Résilier un truc : expectation VS réalité.

Leurs CGU permettent de résilier ça facilement, gratuitement et sans raison durant les 30 premiers jours : un coup de fil, et hop. Ou un courrier simple avec un formulaire joint… que je n’ai pas reçu.

Va pour le coup de fil…

Donc 3j après l’achat, j’appelle. Après 10 minutes d’attente, je suis en ligne avec quelqu’un.

Je donne mon nom, ma référence dossier et je dis « j’aimerais résilier cette assurance ».

Là la personne commence à me demander pourquoi. Je lui dit que je n’ai pas de raison à avoir (dixit les CGU, article 6.2) et je répète machinalement que « j’aimerais résilier ».

Là la personne commence à m’inventer un scénario catastrophe au cours duquel mon téléphone subit des dommages et où l’assurance, dans son infinie bonté arrive à la rescousse*

[*] suggestion de présentation.

Je n’ai pas laissé le temps à la personne de finir son baratin. Je lui ait dit « Excusez-moi de vous interrompre, mais je souhaite juste ré-si-lier, maintenant et sans histoires. ».

J’ajoute que « cela fait trois que je le dis clairement, si je dois le redire une fois de plus je raccroche et vais voir un avocat et il vous fera une lettre puis une mise en demeure. ».

La personne me dit « inutile d’en arriver là, on va résilier ».
Moi : « bien. »
d’autres questions ?
c’est résilié ?
je suis en train de le faire.
– …
c’est fait. Vous recevrez un mail de confirmation d’ici 48 h.
Bien. Merci. Bonne journée.

Je ne me suis pas énervé, j’ai juste été ferme et clair. Aussi j’ai horreur qu’on me prenne pour un demeuré. Si j’appelle pour résilier, c’est pas pour ne pas résilier.

Du coup, il me restait à attendre l’e-mail de confirmation.

Ni 48h ni maintenant (on est 15 jours après), je n’ai reçu quoi que ce soit.
Et non, pas non plus dans les spam.

Du coup, je vais sur leur site et leur formulaire de contact. J’envoie un message. Le site bug, je le renvoie. Pas de réponse.

Quelques jours après, j’envoie un mail à l’adresse trouvé dans l’e-mail de bienvenu.

Je reçois un mail automatique me disant que la demande a été envoyée au broyeur reçue. Mais je n’ai pas eu de suite même après quelques jours.

Le mardi suivant (on est à J+15 après l’achat) j’envoie une LRAR avec une lettre où j’indique vouloir résilier. J’indique clairement ma demande et ses références dossiers. J’ajoute aussi que ça fait suite à mes précédentes tentatives, et j’enfonce le clou en disant que si je me fais prélever une quelconque somme de leur part (signe que la résiliation n’a pas été prise en compte), j’engagerai des poursuites.

Une semaine après (aujourd’hui) je reçois un SMS disant qu’ils ont reçu la demande (laquelle, je ne sais pas : email, courrier, tél ?) et qu’elle sera effective sous 12 jours.

12 jours à parti d’aujourd’hui, c’est à J+31 à partir de l’achat.
1 jour après la fin des 30 jours gratuits, donc.

Rien à foutre : ils me prélèvent un centime, je dépose une plainte jusqu’à ce que me soient remboursés ça.

Oui ça m’énerve. Oui je suis en colère.
Ces pratiques sont honteuses, pour ne pas dire douteuses.

Je hais, de base, ce genre de paperasse. Je déteste aussi les assureurs, qui ne servent à rien jusqu’au jour où on a besoin d’eux : là, ils t’envoient chier avec cordialité. Et avec ton pognon. Et je hais tout ce bordel en plus quand on n’a rien demandé.

Mise à jour du 2022-02-08, soit 3 semaines après mon mail : j’ai eu la réponse et leur confirmation (écrite) que ma résiliation est désormais prise en compte. Bien. Je rappelle que je devais, 48 heures après mon appel, recevoir une confirmation par e-mail de la résiliation. Si je l’avais eu, je n’aurais pas eu besoin de faire un mail suivi d’une LRAR, ni cet article. Souvenez-vous : les paroles s’envolent, les écrits restent. Si ce n’est pas écrit, c’est que ça n’a pas eu lieu. D’où mon obstination absolue à exiger un mail, un courrier, ou un accusé de réception, et ne pas me contenter d’un « oui-oui » au téléphone.


Ne vous faites pas avoir : à moins que ce soit vraiment votre intention (libre à vous de jeter du fric par la fenêtre), NE SOUSCRIVEZ PAS CES TRUCS LÀ : c’est la galère pour en sortir et ils vous feront chier jusqu’au bout.

Et maintenant, quand on achète un truc, il faut aussi déclarer NE PAS vouloir d’assurances et de services à la con ? Bah.

Quant à l’assurance en question, « Celside », filiale de la « SFAM », il suffit de chercher sur Google et voir les différentes mentions sur les forums comme UFC Que choisir pour se rendre compte que c’est du gros n’importe quoi, et que — comme toutes les assurances, y compris l’assurance chômage — ce sont des […nom d’oiseau ici…].

Voilà.


Dans mon cas, on verra ce qui se passe. En attendant, j’ai mes relevés téléphoniques indiquant la date de l’appel, les différents mails envoyés et la note de bonne réception de leur part, ainsi que l’accusé de réception du LRAR, et le courrier envoyé.

La LRAR étant la seule preuve légale, les autres papiers serviront éventuellement pour la bonne foi.

Si vous vous faites avoir : ne perdez pas de temps avec le téléphone et les e-mail. Foncez à la poste avec un modèle de lettre et envoyez ça en LRAR. Y a effectivement que ça qui fonctionne. Et qui soit légal aussi.

Leur formulaire a beau dire « résiliez par courrier », j’imagine qu’ils font ça pour qu’on envoie un courrier simple qu’ils déclareront ne jamais avoir reçu une fois les 30 jours écoulés et les premiers prélèvements effectués (et après, pour résilier, c’est encore plus chiant, et probablement pas gratuit).

Oui je vois le mal partout.
En même temps on parle des assureurs.


Inutile de dire que je ne serais plus jamais client à la Fnac pour quoi que ce soit. Ici, c’était dans une boutique physique, mais ça vaut aussi pour en ligne.

Ça rejoindra Cdiscount, Priceminister et tous les autres groupes qui prennent leurs clients pour des cons.

Étrangement, tous sont des groupes Français.

Amazon ?
Jamais eu une seule prise de tête avec : les problèmes de colis cassés ont été résolus dans l’heure les deux ou trois fois que c’est arrivé en 10 ans.

Achetez français, qu’ils disent.
Allez vous faire foutre, que je réponds.

";s:7:"content";s:8396:"

En achetant mon récent téléphone, le vendeur (à la Fnac) m’a souscrit à une assurance smartphone, avec les 30 premiers jours gratuits (perso je n’avais rien demandé), je me suis retrouvé avec ça à la fin de la commande. Je trouvais étrange aussi qu’il prenne 15 minutes à consulter ses stocks. M’enfin.

J’ai déjà dit ce que je pensais de ces assurances spécifiques pour téléphones, électroniques ou autre.

Ici j’avais donc une assurance pour 300 € par an (!) et moults garanties. Donc j’ai demandé à résilier ça.

Bah c’est la merde :

Résilier un truc : expectation VS réalité.

Leurs CGU permettent de résilier ça facilement, gratuitement et sans raison durant les 30 premiers jours : un coup de fil, et hop. Ou un courrier simple avec un formulaire joint… que je n’ai pas reçu.

Va pour le coup de fil…

Donc 3j après l’achat, j’appelle. Après 10 minutes d’attente, je suis en ligne avec quelqu’un.

Je donne mon nom, ma référence dossier et je dis « j’aimerais résilier cette assurance ».

Là la personne commence à me demander pourquoi. Je lui dit que je n’ai pas de raison à avoir (dixit les CGU, article 6.2) et je répète machinalement que « j’aimerais résilier ».

Là la personne commence à m’inventer un scénario catastrophe au cours duquel mon téléphone subit des dommages et où l’assurance, dans son infinie bonté arrive à la rescousse*

[*] suggestion de présentation.

Je n’ai pas laissé le temps à la personne de finir son baratin. Je lui ait dit « Excusez-moi de vous interrompre, mais je souhaite juste ré-si-lier, maintenant et sans histoires. ».

J’ajoute que « cela fait trois que je le dis clairement, si je dois le redire une fois de plus je raccroche et vais voir un avocat et il vous fera une lettre puis une mise en demeure. ».

La personne me dit « inutile d’en arriver là, on va résilier ».
Moi : « bien. »
d’autres questions ?
c’est résilié ?
je suis en train de le faire.
– …
c’est fait. Vous recevrez un mail de confirmation d’ici 48 h.
Bien. Merci. Bonne journée.

Je ne me suis pas énervé, j’ai juste été ferme et clair. Aussi j’ai horreur qu’on me prenne pour un demeuré. Si j’appelle pour résilier, c’est pas pour ne pas résilier.

Du coup, il me restait à attendre l’e-mail de confirmation.

Ni 48h ni maintenant (on est 15 jours après), je n’ai reçu quoi que ce soit.
Et non, pas non plus dans les spam.

Du coup, je vais sur leur site et leur formulaire de contact. J’envoie un message. Le site bug, je le renvoie. Pas de réponse.

Quelques jours après, j’envoie un mail à l’adresse trouvé dans l’e-mail de bienvenu.

Je reçois un mail automatique me disant que la demande a été envoyée au broyeur reçue. Mais je n’ai pas eu de suite même après quelques jours.

Le mardi suivant (on est à J+15 après l’achat) j’envoie une LRAR avec une lettre où j’indique vouloir résilier. J’indique clairement ma demande et ses références dossiers. J’ajoute aussi que ça fait suite à mes précédentes tentatives, et j’enfonce le clou en disant que si je me fais prélever une quelconque somme de leur part (signe que la résiliation n’a pas été prise en compte), j’engagerai des poursuites.

Une semaine après (aujourd’hui) je reçois un SMS disant qu’ils ont reçu la demande (laquelle, je ne sais pas : email, courrier, tél ?) et qu’elle sera effective sous 12 jours.

12 jours à parti d’aujourd’hui, c’est à J+31 à partir de l’achat.
1 jour après la fin des 30 jours gratuits, donc.

Rien à foutre : ils me prélèvent un centime, je dépose une plainte jusqu’à ce que me soient remboursés ça.

Oui ça m’énerve. Oui je suis en colère.
Ces pratiques sont honteuses, pour ne pas dire douteuses.

Je hais, de base, ce genre de paperasse. Je déteste aussi les assureurs, qui ne servent à rien jusqu’au jour où on a besoin d’eux : là, ils t’envoient chier avec cordialité. Et avec ton pognon. Et je hais tout ce bordel en plus quand on n’a rien demandé.

Mise à jour du 2022-02-08, soit 3 semaines après mon mail : j’ai eu la réponse et leur confirmation (écrite) que ma résiliation est désormais prise en compte. Bien. Je rappelle que je devais, 48 heures après mon appel, recevoir une confirmation par e-mail de la résiliation. Si je l’avais eu, je n’aurais pas eu besoin de faire un mail suivi d’une LRAR, ni cet article. Souvenez-vous : les paroles s’envolent, les écrits restent. Si ce n’est pas écrit, c’est que ça n’a pas eu lieu. D’où mon obstination absolue à exiger un mail, un courrier, ou un accusé de réception, et ne pas me contenter d’un « oui-oui » au téléphone.


Ne vous faites pas avoir : à moins que ce soit vraiment votre intention (libre à vous de jeter du fric par la fenêtre), NE SOUSCRIVEZ PAS CES TRUCS LÀ : c’est la galère pour en sortir et ils vous feront chier jusqu’au bout.

Et maintenant, quand on achète un truc, il faut aussi déclarer NE PAS vouloir d’assurances et de services à la con ? Bah.

Quant à l’assurance en question, « Celside », filiale de la « SFAM », il suffit de chercher sur Google et voir les différentes mentions sur les forums comme UFC Que choisir pour se rendre compte que c’est du gros n’importe quoi, et que — comme toutes les assurances, y compris l’assurance chômage — ce sont des […nom d’oiseau ici…].

Voilà.


Dans mon cas, on verra ce qui se passe. En attendant, j’ai mes relevés téléphoniques indiquant la date de l’appel, les différents mails envoyés et la note de bonne réception de leur part, ainsi que l’accusé de réception du LRAR, et le courrier envoyé.

La LRAR étant la seule preuve légale, les autres papiers serviront éventuellement pour la bonne foi.

Si vous vous faites avoir : ne perdez pas de temps avec le téléphone et les e-mail. Foncez à la poste avec un modèle de lettre et envoyez ça en LRAR. Y a effectivement que ça qui fonctionne. Et qui soit légal aussi.

Leur formulaire a beau dire « résiliez par courrier », j’imagine qu’ils font ça pour qu’on envoie un courrier simple qu’ils déclareront ne jamais avoir reçu une fois les 30 jours écoulés et les premiers prélèvements effectués (et après, pour résilier, c’est encore plus chiant, et probablement pas gratuit).

Oui je vois le mal partout.
En même temps on parle des assureurs.


Inutile de dire que je ne serais plus jamais client à la Fnac pour quoi que ce soit. Ici, c’était dans une boutique physique, mais ça vaut aussi pour en ligne.

Ça rejoindra Cdiscount, Priceminister et tous les autres groupes qui prennent leurs clients pour des cons.

Étrangement, tous sont des groupes Français.

Amazon ?
Jamais eu une seule prise de tête avec : les problèmes de colis cassés ont été résolus dans l’heure les deux ou trois fois que c’est arrivé en 10 ans.

Achetez français, qu’ils disent.
Allez vous faire foutre, que je réponds.

";s:7:"dateiso";s:15:"20220131_185959";}s:15:"20220127_204819";a:7:{s:5:"title";s:36:"Ça y est je suis passé sous iPhone";s:4:"link";s:87:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2022/01/27/20/48/19-a-y-est-je-suis-passe-sous-iphone";s:4:"guid";s:22:"20220127204819-article";s:7:"pubDate";s:31:"Thu, 27 Jan 2022 20:48:19 +0100";s:11:"description";s:15971:"

Photo d’un ail et d’un vieux téléphone : ail-phone.
Je suis passé sous iPhone.

En effet, un publicitaire m’a offert un iPhone 13 Pro Maxi-choco XL+ S V8 42 light+X GTR Bio sans gluten 8G AK47 double-cheese C++ RATP pour que j’en vante les mérites sur mon blog devant des millions milliers douze lecteurs quotidiens mensuels !

Les trolls vous arrêtez de lire ici.
Les autres aussi, si vous voulez.

Pour l’unique lecteur qui reste désormais, s’il arrêtait de ronfler au fond de la pièce, il pourrait voir ici pourquoi moi, un utilisateur plutôt « power-user » a décidé de passer d’un Android ouvert à un iOS fermé (ainsi qu’un avis sur l’iPhone).

Et non, je n’ai évidemment pas reçu cet iPhone de façon promotionnel, pas que je n’aurais pas pu le faire, et plusieurs fois par an, vu tout ce que les annonceurs me proposent et que je refuse pour vous tous toi.

Pourquoi changer de téléphone ?

Mon ancien téléphone avait 3 ans — déjà, mais aussi seulement — et même si je l’ai adoré, il commençait à avoir des problèmes logiciels (reboot intempestifs) et matériels (l’écran jouait du tactile tout seul et l’appareil photo prenait parfois des demi-photos).

Et quand on a déjà changé la batterie une fois, l’écran une fois (parce qu’on est manchot et qu’on casse l’écran en changeant la batterie), que le système n’est plus mis à jour parce que le constructeur a mis la clé sous la porte, qu’on me l’a fait tomber et que le dos a été pété aussi et ben si on veut continuer d’utiliser un smartphone à jour et fonctionnel sans se ruiner en réparations qui finiront par avoir été vaines, il faut en changer. L’obstination de tout réparer ça a ses limites aussi.

Pourquoi prendre un iPhone plutôt qu’autre chose ?

Comme d’hab, je suis assez méticuleux dans mes choix avec un cahier des charges long comme le bras. Cette fois j’étais bien embêté, parce que aucun téléphone ne me semblait convenable.

L’iPhone était hors concours jusqu’à ce que je me dise « et pourquoi pas ? ».

Comme ça :
Moi : « Et pourquoi pas ? »

Il y a 3 ans, un iPhone j’aurais dit non merci à cause de l’absence de Jack et de port SD. En plus c’est cher.

Aujourd’hui, j’ai changé mes usages.

J’écoute la musique autrement : le Jack Sparrow ne m’est pas utile.
La carte SD était principalement là pour étendre l’espace de stockage interne et pour sauver toutes les photos si le téléphone mourrait subitement. Un iPhone 13 de base, c’est 128 Go : le double de tout ce que j’ai besoin et les backup se font chez moi, en Wifi et tout seuls.

L’ouverture d’Android ? Bof. Elle est toute relative : où est mon accès à /etc, /sys, /usr, /bin d’un vrai système ouvert ? En plus, je n’en ai que peu eu besoin : je n’ai jamais installé de ROM custom, et mon dernier téléphone n’a même jamais été rooté non plus (AOSP de base avait tout le nécessaire).

Comme j’expliquais dans un autre article, je n’ai plus besoin d’une machine à bidouille. Maintenant, je veux un truc qui marche. Au besoin je saurais comment le dépanner, mais j’ai pas besoin de plus. Et puis, arrêter de bidouiller pour bidouiller, c’est aussi arrêter de rendre le système constamment instable, ce qui aide à ne plus avoir besoin de le réparer, en fait.

Pour ce qui est du passage d’Android à iOS, ça ne faisait pas partie de mes inquiétudes. Si je trouve les surcouches constructeurs Android bâclées et lourdes, iOS est propre et fluide. En plus, mes logiciels habituels sont disponibles indifféremment sur les deux OS. Pour mes achats sur Google Play, un petit mail au développeur suffit parfois pour avoir la version iOS sans avoir à repayer (coucou, et merci beaucoup, l’équipe d’OsmAnd).

Ensuite, l’omniprésence de Google dans Android y est de plus en plus malsaine. Je n’aime pas du tout. Idem pour celui des constructeurs. Je ne suis pas sûr que pour Apple ce soit réellement mieux, mais en tout cas, ce n’est pas pire. Android a donc fini par perdre cet argument là.

Un des deux gros points qui m’importaient c’est la taille du téléphone. Je constate que plus aucun constructeur de premier plan ne fait de téléphones haut de gamme (puissants et équipés, j’entends) qui ne soient pas des phablettes de 6, 7, ou 8 pouces destinées aux soit-disant « influenceurs ». Or je veux du 5", un truc à utiliser d’une main et qui tienne dans une poche, pas un pavé.

Enfin, l’autre gros point important pour moi concerne un point noir d’Android, à savoir le manque de sérieux global dans les mises à jour du système, y compris Android One et ses 3 petites années de mises à jour et qui tombe si le constructeur tombe aussi (coucou le regretté BQ, chez qui j’ai pris mes deux derniers téléphones).

Je suis donc emmerdé pour trouvé téléphone qui m’aille.

Mes critères, cette fois :

Avec ça, il ne reste pas grand monde. Quelques modèles anciens tout au plus, mais surtout, l’iPhone Mini. C’est donc le critère du prix qui a été mis de côté ici.

J’ai donc sorti mes liasses de billets reçus d’EDF et d’Orano pour vanter l’électronucléaire sur mon site ma carte bancaire et ma prime énergie mes chèques cadeau du boulot et j’ai pleuré fait le choix de l’iPhone 13 mini.

C’était ça ou le 12 Mini, le modèle précédent, mais le 13 avait des caractéristiques nettement plus attirantes, principalement au niveau de la batterie, pour un prix qui en valait selon moi le coup.

Ce téléphone compense tout les points listés plus haut :

Bref, tout ça c’était pour expliquer un peu ma problématique et finalement mon choix.

Ci dessous, une petites liste des trucs bien ou pas bien avec ce téléphone.

Les plus et les moins

Points négatifs

Le prix.
C’est le double du prix de mon téléphone précédent. Maintenant, s’il me dure le double de temps, ça revient au même. On verra. J’espère en tout cas.
J’ai pu en réduire le prix avec mes chèques cadeaux du boulot (dont je ne sais autrement jamais quoi faire, et je ne cache pas que sans ça, je n’aurais pas changé tout de suite), mais ça reste un objet cher.

iTunes
Ce logiciel est une merde, probablement encore plus sous Windows que sur Mac. Heureusement qu’EDF m’a gentiment offert un Mac. Mais c’est le seul moyen de transférer sa musique (50 Go) sur un iPhone, hormis tout racheter sur Apple Music depuis le téléphone.
Comme ça reste un truc à faire quelque fois par an seulement, pas tous les jours, ça ira.

Safari
Sur iOS, Apple interdit les autres navigateurs que Safari. Plus précisément, c’est le moteur de rendu qui est bloqué. On a donc bien des navigateurs comme Firefox ou Opera, mais ce ne sont que des Safari déguisés.
Or, le moteur de rendu de Safari (pas juste sur iOS) est en retard par rapport au reste et a ses particularités. Pour un webdév, Safari c’est un peu l’équivalent d’IE-6 à une époque sombre, très sombre : un mouton noir de couleur qui pose problème.
Safari n’a pas non plus de bloqueur de pub/popup aussi puissant que Vivaldi sur Android. Globalement faudra s’y faire et c’est pas la mort, mais c’est un point noir quand-même, pour moi.

Port Lightning.
J’ai toujours préféré le design du port Lightning au port USB-C. Le lightning est une broche plein et dure, alors que l’USB-C peut s’écraser et les broches sont fragiles. Même si je préfère lightning, j’ai quand-même dû refaire mon stock de câbles (le seul fourni est USB-C-Lightning).

AppStore
Pourquoi le champ de recherche de l’AppStore n’est pas mis en avant comme celui de Google Play ? Ici il est sur la dernière page, WTF ? Entre ça et le Google Play, ce dernier est mieux fait, je trouve.

L’encoche de l’appareil photo
Le fameux « notch » sur le haut de l’écran et totalement affreux, mais pas propre à ce téléphone. Le même sans appareil photo frontale m’irait tout aussi bien sinon mieux. Je ne prends que des photos de chats et ils n’ont encore jamais fait de selfies.

Des petits détails
Apple vante le multitouch, mais ne l’utilise lui-même pas partout. Par exemple, là où Android permet de pivoter une photo avec deux doigts qu’on fait pivoter, Apple Photo ne le permet pas. Il faut passer par un bouton « rotation », puis « tourner 90° ». C’est ubuesque.
Un autre exemple est le clavier : pas assez personnalisable. Et le fait d’appuyer longtemps sur une touche (E) pour afficher les diacritiques (ÉÈÊË) ne marche pas toujours (je suppute que je m’y prenne mal mais où…). Et la ligne des chiffres sur le clavier me manque également.
Un autre truc : dans le « drawer » des paramètres rapides (équivalent au menu du haut dans Android), les boutons Bluetooth et Wifi ne désactivent plus ces derniers. Ils nous déconnectent seulement, et ça se réactive après X temps. C’est totalement stupide. Pour les désactiver on peut et il faut aller dans les paramètres d’iOS. Mais le drawer ne sert plus à ça.

Points positifs

Logiciels désinstallables
De façon intéressante, la très grande majorité bloatwares Apple (notes, bourse, cartes, radio…) se désinstallent sans problème, là où sur Android elles sont seulement désactivées (et encore : on finit par les retrouver en tâches de fond !). On peut les remettre via l’AppStore si besoin.

Les logiciels de base
En dehors des apps qui ne me servent pas, celles que je garde (e-mail, photos, réveil…) sont globalement utilisables et neutres.
Sur Android, l’appli e-mail est GMail, orienté GMail. Sur iOS, c’est e-mail, orienté rien du tout et ça fonctionne partout. Je ne regrette donc pas K9-Mail, qui était déjà vraiment très bon sur Android.

Options désactivables
Apple Music, iCloud… tout ça est désactivable et et ça nous fout la paix. Wow.
Là où, dans Android, il y a toujours omni-présence du compte Google Play à chaque recoin dans les menus.

L’intégration
Toutes les app natives forment des greffons à un ensemble dont le cœur est iOS. Le système fonctionne très bien sans, mais les app ajoutent des fonctions accessibles depuis partout. L’appareil photo (qui intègre l’OCR en offline (!)) est activable dans n’importe quel champ de saisie.
Le partage de données d’une app à une autre est à un niveau que je ne connaissais pas sous Android. On peut même faire des drag-n-drop d’images, par exemple d’une page web à un e-mail ou vers le logiciel de prise de notes, puis joindre ça à un rendez-vous sur l’agenda et l’envoyer à un contact directement. Bref, c’est fluide et naturel. Me gusta.

Des petits détails
Beaucoup de petits détails sympa.

Points neutres

Carte SD
Comme expliqué plus haut, ce n’est plus un requis actuellement. Je fais régulièrement le ménage et des backup de mes photos et avec tous mes fichiers actuels, je suis à 50 % de l’usage des 128 Go du téléphone (iOS inclus).

iOS
Malgré une adaptation pour retrouver ses marques, je ne crains pas ce changement. J’ai connu iOS 3 et 4 il y a deux lustres (donc 10 ans), tout est encore au même endroit. Quant aux applications tierces, je les retrouve toutes.

Port jack
C’est dommage qu’il n’y soit pas, mais je m’en sers pas ; et de toute façon le téléphone est vendu avec des écouteurs lightning au cas où.

5G
J’ai la 5G dans la ville où je bosse. C’est cool, c’est très rapide (mes cartes OSMand sont téléchargées en quelques minutes) mais la 4G/4G+ m’aurait suffit sur un téléphone. À un certain niveau de vitesse de téléchargement, je me dis que ça ne sert à rien d’avoir plus. En tout cas sans les usages qui vont avec, et qui ne sont pas les miens. La 5G rend néanmoins le téléphone future-proof. Donc pourquoi pas.

Siri
Je ne me suis jamais servis de OK Google, je ne sais pas si je me servirais de Siri un jour. Heureusement, on peut le masquer pour que ça ne traine pas constamment dans les pattes comme un installateur de Edge sur Windows. Dis Siri, tu veux bien m’empêcher de troller Microsoft ?

Liens

Image d’en-tête : montage des photos de Da Sal et de Liz West.

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Photo d’un ail et d’un vieux téléphone : ail-phone.
Je suis passé sous iPhone.

En effet, un publicitaire m’a offert un iPhone 13 Pro Maxi-choco XL+ S V8 42 light+X GTR Bio sans gluten 8G AK47 double-cheese C++ RATP pour que j’en vante les mérites sur mon blog devant des millions milliers douze lecteurs quotidiens mensuels !

Les trolls vous arrêtez de lire ici.
Les autres aussi, si vous voulez.

Pour l’unique lecteur qui reste désormais, s’il arrêtait de ronfler au fond de la pièce, il pourrait voir ici pourquoi moi, un utilisateur plutôt « power-user » a décidé de passer d’un Android ouvert à un iOS fermé (ainsi qu’un avis sur l’iPhone).

Et non, je n’ai évidemment pas reçu cet iPhone de façon promotionnel, pas que je n’aurais pas pu le faire, et plusieurs fois par an, vu tout ce que les annonceurs me proposent et que je refuse pour vous tous toi.

Pourquoi changer de téléphone ?

Mon ancien téléphone avait 3 ans — déjà, mais aussi seulement — et même si je l’ai adoré, il commençait à avoir des problèmes logiciels (reboot intempestifs) et matériels (l’écran jouait du tactile tout seul et l’appareil photo prenait parfois des demi-photos).

Et quand on a déjà changé la batterie une fois, l’écran une fois (parce qu’on est manchot et qu’on casse l’écran en changeant la batterie), que le système n’est plus mis à jour parce que le constructeur a mis la clé sous la porte, qu’on me l’a fait tomber et que le dos a été pété aussi et ben si on veut continuer d’utiliser un smartphone à jour et fonctionnel sans se ruiner en réparations qui finiront par avoir été vaines, il faut en changer. L’obstination de tout réparer ça a ses limites aussi.

Pourquoi prendre un iPhone plutôt qu’autre chose ?

Comme d’hab, je suis assez méticuleux dans mes choix avec un cahier des charges long comme le bras. Cette fois j’étais bien embêté, parce que aucun téléphone ne me semblait convenable.

L’iPhone était hors concours jusqu’à ce que je me dise « et pourquoi pas ? ».

Comme ça :
Moi : « Et pourquoi pas ? »

Il y a 3 ans, un iPhone j’aurais dit non merci à cause de l’absence de Jack et de port SD. En plus c’est cher.

Aujourd’hui, j’ai changé mes usages.

J’écoute la musique autrement : le Jack Sparrow ne m’est pas utile.
La carte SD était principalement là pour étendre l’espace de stockage interne et pour sauver toutes les photos si le téléphone mourrait subitement. Un iPhone 13 de base, c’est 128 Go : le double de tout ce que j’ai besoin et les backup se font chez moi, en Wifi et tout seuls.

L’ouverture d’Android ? Bof. Elle est toute relative : où est mon accès à /etc, /sys, /usr, /bin d’un vrai système ouvert ? En plus, je n’en ai que peu eu besoin : je n’ai jamais installé de ROM custom, et mon dernier téléphone n’a même jamais été rooté non plus (AOSP de base avait tout le nécessaire).

Comme j’expliquais dans un autre article, je n’ai plus besoin d’une machine à bidouille. Maintenant, je veux un truc qui marche. Au besoin je saurais comment le dépanner, mais j’ai pas besoin de plus. Et puis, arrêter de bidouiller pour bidouiller, c’est aussi arrêter de rendre le système constamment instable, ce qui aide à ne plus avoir besoin de le réparer, en fait.

Pour ce qui est du passage d’Android à iOS, ça ne faisait pas partie de mes inquiétudes. Si je trouve les surcouches constructeurs Android bâclées et lourdes, iOS est propre et fluide. En plus, mes logiciels habituels sont disponibles indifféremment sur les deux OS. Pour mes achats sur Google Play, un petit mail au développeur suffit parfois pour avoir la version iOS sans avoir à repayer (coucou, et merci beaucoup, l’équipe d’OsmAnd).

Ensuite, l’omniprésence de Google dans Android y est de plus en plus malsaine. Je n’aime pas du tout. Idem pour celui des constructeurs. Je ne suis pas sûr que pour Apple ce soit réellement mieux, mais en tout cas, ce n’est pas pire. Android a donc fini par perdre cet argument là.

Un des deux gros points qui m’importaient c’est la taille du téléphone. Je constate que plus aucun constructeur de premier plan ne fait de téléphones haut de gamme (puissants et équipés, j’entends) qui ne soient pas des phablettes de 6, 7, ou 8 pouces destinées aux soit-disant « influenceurs ». Or je veux du 5", un truc à utiliser d’une main et qui tienne dans une poche, pas un pavé.

Enfin, l’autre gros point important pour moi concerne un point noir d’Android, à savoir le manque de sérieux global dans les mises à jour du système, y compris Android One et ses 3 petites années de mises à jour et qui tombe si le constructeur tombe aussi (coucou le regretté BQ, chez qui j’ai pris mes deux derniers téléphones).

Je suis donc emmerdé pour trouvé téléphone qui m’aille.

Mes critères, cette fois :

Avec ça, il ne reste pas grand monde. Quelques modèles anciens tout au plus, mais surtout, l’iPhone Mini. C’est donc le critère du prix qui a été mis de côté ici.

J’ai donc sorti mes liasses de billets reçus d’EDF et d’Orano pour vanter l’électronucléaire sur mon site ma carte bancaire et ma prime énergie mes chèques cadeau du boulot et j’ai pleuré fait le choix de l’iPhone 13 mini.

C’était ça ou le 12 Mini, le modèle précédent, mais le 13 avait des caractéristiques nettement plus attirantes, principalement au niveau de la batterie, pour un prix qui en valait selon moi le coup.

Ce téléphone compense tout les points listés plus haut :

Bref, tout ça c’était pour expliquer un peu ma problématique et finalement mon choix.

Ci dessous, une petites liste des trucs bien ou pas bien avec ce téléphone.

Les plus et les moins

Points négatifs

Le prix.
C’est le double du prix de mon téléphone précédent. Maintenant, s’il me dure le double de temps, ça revient au même. On verra. J’espère en tout cas.
J’ai pu en réduire le prix avec mes chèques cadeaux du boulot (dont je ne sais autrement jamais quoi faire, et je ne cache pas que sans ça, je n’aurais pas changé tout de suite), mais ça reste un objet cher.

iTunes
Ce logiciel est une merde, probablement encore plus sous Windows que sur Mac. Heureusement qu’EDF m’a gentiment offert un Mac. Mais c’est le seul moyen de transférer sa musique (50 Go) sur un iPhone, hormis tout racheter sur Apple Music depuis le téléphone.
Comme ça reste un truc à faire quelque fois par an seulement, pas tous les jours, ça ira.

Safari
Sur iOS, Apple interdit les autres navigateurs que Safari. Plus précisément, c’est le moteur de rendu qui est bloqué. On a donc bien des navigateurs comme Firefox ou Opera, mais ce ne sont que des Safari déguisés.
Or, le moteur de rendu de Safari (pas juste sur iOS) est en retard par rapport au reste et a ses particularités. Pour un webdév, Safari c’est un peu l’équivalent d’IE-6 à une époque sombre, très sombre : un mouton noir de couleur qui pose problème.
Safari n’a pas non plus de bloqueur de pub/popup aussi puissant que Vivaldi sur Android. Globalement faudra s’y faire et c’est pas la mort, mais c’est un point noir quand-même, pour moi.

Port Lightning.
J’ai toujours préféré le design du port Lightning au port USB-C. Le lightning est une broche plein et dure, alors que l’USB-C peut s’écraser et les broches sont fragiles. Même si je préfère lightning, j’ai quand-même dû refaire mon stock de câbles (le seul fourni est USB-C-Lightning).

AppStore
Pourquoi le champ de recherche de l’AppStore n’est pas mis en avant comme celui de Google Play ? Ici il est sur la dernière page, WTF ? Entre ça et le Google Play, ce dernier est mieux fait, je trouve.

L’encoche de l’appareil photo
Le fameux « notch » sur le haut de l’écran et totalement affreux, mais pas propre à ce téléphone. Le même sans appareil photo frontale m’irait tout aussi bien sinon mieux. Je ne prends que des photos de chats et ils n’ont encore jamais fait de selfies.

Des petits détails
Apple vante le multitouch, mais ne l’utilise lui-même pas partout. Par exemple, là où Android permet de pivoter une photo avec deux doigts qu’on fait pivoter, Apple Photo ne le permet pas. Il faut passer par un bouton « rotation », puis « tourner 90° ». C’est ubuesque.
Un autre exemple est le clavier : pas assez personnalisable. Et le fait d’appuyer longtemps sur une touche (E) pour afficher les diacritiques (ÉÈÊË) ne marche pas toujours (je suppute que je m’y prenne mal mais où…). Et la ligne des chiffres sur le clavier me manque également.
Un autre truc : dans le « drawer » des paramètres rapides (équivalent au menu du haut dans Android), les boutons Bluetooth et Wifi ne désactivent plus ces derniers. Ils nous déconnectent seulement, et ça se réactive après X temps. C’est totalement stupide. Pour les désactiver on peut et il faut aller dans les paramètres d’iOS. Mais le drawer ne sert plus à ça.

Points positifs

Logiciels désinstallables
De façon intéressante, la très grande majorité bloatwares Apple (notes, bourse, cartes, radio…) se désinstallent sans problème, là où sur Android elles sont seulement désactivées (et encore : on finit par les retrouver en tâches de fond !). On peut les remettre via l’AppStore si besoin.

Les logiciels de base
En dehors des apps qui ne me servent pas, celles que je garde (e-mail, photos, réveil…) sont globalement utilisables et neutres.
Sur Android, l’appli e-mail est GMail, orienté GMail. Sur iOS, c’est e-mail, orienté rien du tout et ça fonctionne partout. Je ne regrette donc pas K9-Mail, qui était déjà vraiment très bon sur Android.

Options désactivables
Apple Music, iCloud… tout ça est désactivable et et ça nous fout la paix. Wow.
Là où, dans Android, il y a toujours omni-présence du compte Google Play à chaque recoin dans les menus.

L’intégration
Toutes les app natives forment des greffons à un ensemble dont le cœur est iOS. Le système fonctionne très bien sans, mais les app ajoutent des fonctions accessibles depuis partout. L’appareil photo (qui intègre l’OCR en offline (!)) est activable dans n’importe quel champ de saisie.
Le partage de données d’une app à une autre est à un niveau que je ne connaissais pas sous Android. On peut même faire des drag-n-drop d’images, par exemple d’une page web à un e-mail ou vers le logiciel de prise de notes, puis joindre ça à un rendez-vous sur l’agenda et l’envoyer à un contact directement. Bref, c’est fluide et naturel. Me gusta.

Des petits détails
Beaucoup de petits détails sympa.

Points neutres

Carte SD
Comme expliqué plus haut, ce n’est plus un requis actuellement. Je fais régulièrement le ménage et des backup de mes photos et avec tous mes fichiers actuels, je suis à 50 % de l’usage des 128 Go du téléphone (iOS inclus).

iOS
Malgré une adaptation pour retrouver ses marques, je ne crains pas ce changement. J’ai connu iOS 3 et 4 il y a deux lustres (donc 10 ans), tout est encore au même endroit. Quant aux applications tierces, je les retrouve toutes.

Port jack
C’est dommage qu’il n’y soit pas, mais je m’en sers pas ; et de toute façon le téléphone est vendu avec des écouteurs lightning au cas où.

5G
J’ai la 5G dans la ville où je bosse. C’est cool, c’est très rapide (mes cartes OSMand sont téléchargées en quelques minutes) mais la 4G/4G+ m’aurait suffit sur un téléphone. À un certain niveau de vitesse de téléchargement, je me dis que ça ne sert à rien d’avoir plus. En tout cas sans les usages qui vont avec, et qui ne sont pas les miens. La 5G rend néanmoins le téléphone future-proof. Donc pourquoi pas.

Siri
Je ne me suis jamais servis de OK Google, je ne sais pas si je me servirais de Siri un jour. Heureusement, on peut le masquer pour que ça ne traine pas constamment dans les pattes comme un installateur de Edge sur Windows. Dis Siri, tu veux bien m’empêcher de troller Microsoft ?

Liens

Image d’en-tête : montage des photos de Da Sal et de Liz West.

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TL;DR : Une fois que vous avez essayé 1 ou 2 mots sur Sutom, allez sur cet outil, puis mettez le format du mot et renseignez les lettres à inclure ou à exclure.

Le format du mot à mettre est de la forme « A . . . ER. $ » où A est la première lettre, E une lettre bien placée, $ indique la fin du mot et les points sont des lettres à trouver.

Attention, les téléphones ont tendance à remplacer trois points par le caractère unique des points de suspension.


S’il y a bien un truc puissant en programmation, ce sont les expressions régulières, ou « regular expressions », Regex pour les intimes.

J’en avais déjà fait une petite introduction que je vous conseille de lire.

Aujourd’hui, voyons un usage à ces choses-là.
Depuis le début de l’année, le jeu Wordle (en anglais) et Sutom (en français) sont devenus viraux. Leur principe est celui du jeu télévisé « Motus ».

Sutom ?

Le principe du jeu est le suivant.

Le but est de deviner un mot.
La première lettre nous est toujours fournie. On connaît également la longueur du mot.
On a droit à 6 essais pour deviner le mot :

Début du jeu Sutom.

À chaque fois qu’on essaye un mot, on a des indices :

Dans cet exemple, celui du 21 janvier 2022, si j’essaye le mot « Diamètre », j’obtiens :

Premier essai dans le jeu Sutom
Je sais désormais que :
– Le mot fait 8 lettres (incluant le D au début)
– D et I sont bien placés
– E et R sont mal placés (mais présents).
– A, T et M sont exclus (grisés sur le clavier)

D’essai en essai, on accumule les indices et la solution nous apparaît plus ou moins facilement.
Motus était un jeu télévisé, mais sur ces petits jeux en ligne, il n’y a rien à gagner. Il y a un seul mot par jour.

Si vous trouvez, vous recevez un code rigolo à partager sur les réseaux sociaux qui représentent les couleurs des cases du tableau. Comme personne n’essaie les mêmes mots, il est généralement unique à vous pour ce jour-là. C’est amusant :).

Utiliser les Regex pour jouer à Sutom

Sutom demande deux choses qu’un ordinateur a :

Il suffit d’une liste de mots connus suffisamment complète ainsi que quelques règles de base pour permettre à un ordinateur de jouer à Sutom.

On pourrait créer un solveur où l’on prend la grille en photo et il nous donne la réponse. Ce serait un exercice intéressant à plusieurs niveaux, mais ce n’est pas ce que je vais faire ici.

Je me contenterai ici d’utiliser une liste de mots et les Regex mentionnées plus haut pour trouver la solution grâce aux indices du jeu.

J’ai fait cette page : Rechercher un mot. Elle contient 340 000 mots et un champ de recherche.
L’intérêt est que la recherche fonctionne par Regex !

Le but de cet article est de créer une Regex puissante qui va très vite filtrer les mots et nous sortir le bon, généralement après 1 ou 2 essais seulement.

Pour l’exemple du 21 janvier 2022, le mot commence par D et fait 8 lettres.

On a donc cette Regex :

D.{7}$

Vous pouvez copier ça dans le champ de recherche de la page de recherche de mots.

La Regex signifie « un “D”, suivi de 7 lettres » (donc bien 8 au total). Le « $ » à la fin signifie que c’est la fin du mot après ça. Si on ne le met pas, il va nous sortir les mots de 8 lettres ou plus. Or nous ne voulons que les mots de 8 lettres.

À ce stade, ma page me sort 37 042 mots. On peut en utiliser un de la liste ou en poser un qu’on connaitrait déjà.

Dans mon cas, j’essaye « DIAMETRE ». J’obtiens les informations suivantes :
– D et I sont bien placés
– E et R sont mal placés (mais présents).
– A, T et M sont exclus (grisés sur le clavier)

Il faut donc un mot qui débute par DI, qui ne contienne pas A, T, M, mais qui contienne E, R. et dont la longueur totale fasse toujours 7 lettres.

Le début de la Regex est simple : le mot commence par DI.

La Regex débute donc tout naturellement par :

di

Ensuite, il faut dire que parmi tous les mots commençant par « DI », on veut ceux comportant E et R.

Il s’agit d’utiliser une assertion positive avant (positive lookahead), pour dire « je veux un E et un R après le DI ». Il existe aussi des assertions arrière, pour vérifier ce qui se trouve avant, mais ça ne nous intéresse pas ici.
L’assertion positive est inclue dans notre Regex sous la forme (?=REGEX). Elle contient elle-même une sous-Regex.

Notre sous-Regex est la forme « une lettre suivie de E ou de R ». La regex est triviale, mais comme on veut un E et un R, qu’importe l’ordre mais il nous faut les deux, il nous faut deux assertions :

(?=.*e)(?=.*r)

Maintenant un peu de technique interne aux Regex.

Normalement quand on cherche « ABC », il cherche un « A » suivi d’un « B » suivi d’un « C ». La chaîne « A1B1C1 » ne marche pas, car les trois lettres ne se suivent pas.

Effectivement, après avoir matché le « A », le parseur se positionne après le A. Il regarde donc s’il y a un « B » juste après, et ainsi de suite, à chaque fois en venant avancer dans la chaîne. Ainsi, quand on matche notre « AB », on avance de deux lettres dans le mot.

Les assertions servent à matcher des trucs, mais ne font pas avancer dans notre Regex globale. Quand on utilise l’assertion, on va parcourir le reste du mot et renvoyer un TRUE si un E et un R sont trouvés, mais on vient se remettre juste après le DI.

À ce stade, la Regex entière a filtrée les mots débutant par DI et contenant un E et un R.

Il reste à filtrer les mots pour éliminer ceux avec A, T, M.

Pour ça, on veut exclure des lettres. On va utiliser une assertion négative avant (negative lookahead) pour dire « je ne veux pas de A, T, M après le “DI” ».

L’assertion négative se construit avec (?!REGEX). Elle est négative, car on retourne FALSE si la REGEX à l’intérieur de l’assertion retourne TRUE.

Dans notre cas, on veut refuser A, T et M. Une seule assertion suffit car on veut éliminer les mots contenant une ou plusieurs des lettres parmi A, T, M :
Ce qui donne :

(?!.*[atm])

Maintenant, il nous reste à dire qu’il nous faut 6 lettres.
Inutile de lister les lettres : on peut utiliser le simple « . ». Les assertions ont déjà filtré les lettres qui nous intéressent ou non. On a donc :

.{6}

Mis bout à bout, on a :

di(?=.*e)(?=.*r)(?!.*[atm]).{6}$

Le filtre me trouve 34 mots (sur 340 000). Pas mal, mais pas suffisant pour gagner au jeu. Il faut en essayer un au hasard. J’essaye donc le mot « DISPOSER ».

Qui donne :

Essai du mot « disposer » dans Sutom.
J’apprends donc que le mot est de forme « DI...SER ». J’apprends également qu’on peut éliminer les lettres O et P, en plus de A, T, M.

On peut donc modifier notre assertion négative avant pour filtrer ces deux lettres supplémentaires. De plus, le E et le R sont bien placés : on sait où ils sont. Notre assertion positive avant devient inutile.

La Regex globale devient :

di(?!.*[atopm]).{3}ser$

Qui signifie :

Et là, bim, mon outil de recherche ne me sort plus qu’un seul mot.

Il se trouve que c’est le bon :

SUTOM #14 3/6

🟥🟥🟦🟦🟡🟦🟡🟦
🟥🟥🟦🟦🟦🟥🟥🟥
🟥🟥🟥🟥🟥🟥🟥🟥

Bingo !
Ou plutôt « Motus » !
(ou Sutom)

Bien-sûr cela fonctionne, car tous les mots dans le dictionnaire utilisé par le jeu sont contenus dans le dictionnaire de ma page.

Ma page n’utilise pas le même dictionnaire. C’est volontaire, car je veux un dictionnaire plus large. Mais il arrive bien à filtrer des choses.

Notez que ma page permet de filtrer les accents et les tirets aussi. Sutom ne les affiche pas (ou plutôt il compte le É ou le È comme un E).


Enfin, j’ai aussi un outil de visualisation de Regex. Il est repris d’un code déjà existant (pas de moi) mais ça permet de visualiser ce que signifient les expressions assez compliquées de Regex.

";s:7:"content";s:10204:"

TL;DR : Une fois que vous avez essayé 1 ou 2 mots sur Sutom, allez sur cet outil, puis mettez le format du mot et renseignez les lettres à inclure ou à exclure.

Le format du mot à mettre est de la forme « A . . . ER. $ » où A est la première lettre, E une lettre bien placée, $ indique la fin du mot et les points sont des lettres à trouver.

Attention, les téléphones ont tendance à remplacer trois points par le caractère unique des points de suspension.


S’il y a bien un truc puissant en programmation, ce sont les expressions régulières, ou « regular expressions », Regex pour les intimes.

J’en avais déjà fait une petite introduction que je vous conseille de lire.

Aujourd’hui, voyons un usage à ces choses-là.
Depuis le début de l’année, le jeu Wordle (en anglais) et Sutom (en français) sont devenus viraux. Leur principe est celui du jeu télévisé « Motus ».

Sutom ?

Le principe du jeu est le suivant.

Le but est de deviner un mot.
La première lettre nous est toujours fournie. On connaît également la longueur du mot.
On a droit à 6 essais pour deviner le mot :

Début du jeu Sutom.

À chaque fois qu’on essaye un mot, on a des indices :

Dans cet exemple, celui du 21 janvier 2022, si j’essaye le mot « Diamètre », j’obtiens :

Premier essai dans le jeu Sutom
Je sais désormais que :
– Le mot fait 8 lettres (incluant le D au début)
– D et I sont bien placés
– E et R sont mal placés (mais présents).
– A, T et M sont exclus (grisés sur le clavier)

D’essai en essai, on accumule les indices et la solution nous apparaît plus ou moins facilement.
Motus était un jeu télévisé, mais sur ces petits jeux en ligne, il n’y a rien à gagner. Il y a un seul mot par jour.

Si vous trouvez, vous recevez un code rigolo à partager sur les réseaux sociaux qui représentent les couleurs des cases du tableau. Comme personne n’essaie les mêmes mots, il est généralement unique à vous pour ce jour-là. C’est amusant :).

Utiliser les Regex pour jouer à Sutom

Sutom demande deux choses qu’un ordinateur a :

Il suffit d’une liste de mots connus suffisamment complète ainsi que quelques règles de base pour permettre à un ordinateur de jouer à Sutom.

On pourrait créer un solveur où l’on prend la grille en photo et il nous donne la réponse. Ce serait un exercice intéressant à plusieurs niveaux, mais ce n’est pas ce que je vais faire ici.

Je me contenterai ici d’utiliser une liste de mots et les Regex mentionnées plus haut pour trouver la solution grâce aux indices du jeu.

J’ai fait cette page : Rechercher un mot. Elle contient 340 000 mots et un champ de recherche.
L’intérêt est que la recherche fonctionne par Regex !

Le but de cet article est de créer une Regex puissante qui va très vite filtrer les mots et nous sortir le bon, généralement après 1 ou 2 essais seulement.

Pour l’exemple du 21 janvier 2022, le mot commence par D et fait 8 lettres.

On a donc cette Regex :

D.{7}$

Vous pouvez copier ça dans le champ de recherche de la page de recherche de mots.

La Regex signifie « un “D”, suivi de 7 lettres » (donc bien 8 au total). Le « $ » à la fin signifie que c’est la fin du mot après ça. Si on ne le met pas, il va nous sortir les mots de 8 lettres ou plus. Or nous ne voulons que les mots de 8 lettres.

À ce stade, ma page me sort 37 042 mots. On peut en utiliser un de la liste ou en poser un qu’on connaitrait déjà.

Dans mon cas, j’essaye « DIAMETRE ». J’obtiens les informations suivantes :
– D et I sont bien placés
– E et R sont mal placés (mais présents).
– A, T et M sont exclus (grisés sur le clavier)

Il faut donc un mot qui débute par DI, qui ne contienne pas A, T, M, mais qui contienne E, R. et dont la longueur totale fasse toujours 7 lettres.

Le début de la Regex est simple : le mot commence par DI.

La Regex débute donc tout naturellement par :

di

Ensuite, il faut dire que parmi tous les mots commençant par « DI », on veut ceux comportant E et R.

Il s’agit d’utiliser une assertion positive avant (positive lookahead), pour dire « je veux un E et un R après le DI ». Il existe aussi des assertions arrière, pour vérifier ce qui se trouve avant, mais ça ne nous intéresse pas ici.
L’assertion positive est inclue dans notre Regex sous la forme (?=REGEX). Elle contient elle-même une sous-Regex.

Notre sous-Regex est la forme « une lettre suivie de E ou de R ». La regex est triviale, mais comme on veut un E et un R, qu’importe l’ordre mais il nous faut les deux, il nous faut deux assertions :

(?=.*e)(?=.*r)

Maintenant un peu de technique interne aux Regex.

Normalement quand on cherche « ABC », il cherche un « A » suivi d’un « B » suivi d’un « C ». La chaîne « A1B1C1 » ne marche pas, car les trois lettres ne se suivent pas.

Effectivement, après avoir matché le « A », le parseur se positionne après le A. Il regarde donc s’il y a un « B » juste après, et ainsi de suite, à chaque fois en venant avancer dans la chaîne. Ainsi, quand on matche notre « AB », on avance de deux lettres dans le mot.

Les assertions servent à matcher des trucs, mais ne font pas avancer dans notre Regex globale. Quand on utilise l’assertion, on va parcourir le reste du mot et renvoyer un TRUE si un E et un R sont trouvés, mais on vient se remettre juste après le DI.

À ce stade, la Regex entière a filtrée les mots débutant par DI et contenant un E et un R.

Il reste à filtrer les mots pour éliminer ceux avec A, T, M.

Pour ça, on veut exclure des lettres. On va utiliser une assertion négative avant (negative lookahead) pour dire « je ne veux pas de A, T, M après le “DI” ».

L’assertion négative se construit avec (?!REGEX). Elle est négative, car on retourne FALSE si la REGEX à l’intérieur de l’assertion retourne TRUE.

Dans notre cas, on veut refuser A, T et M. Une seule assertion suffit car on veut éliminer les mots contenant une ou plusieurs des lettres parmi A, T, M :
Ce qui donne :

(?!.*[atm])

Maintenant, il nous reste à dire qu’il nous faut 6 lettres.
Inutile de lister les lettres : on peut utiliser le simple « . ». Les assertions ont déjà filtré les lettres qui nous intéressent ou non. On a donc :

.{6}

Mis bout à bout, on a :

di(?=.*e)(?=.*r)(?!.*[atm]).{6}$

Le filtre me trouve 34 mots (sur 340 000). Pas mal, mais pas suffisant pour gagner au jeu. Il faut en essayer un au hasard. J’essaye donc le mot « DISPOSER ».

Qui donne :

Essai du mot « disposer » dans Sutom.
J’apprends donc que le mot est de forme « DI...SER ». J’apprends également qu’on peut éliminer les lettres O et P, en plus de A, T, M.

On peut donc modifier notre assertion négative avant pour filtrer ces deux lettres supplémentaires. De plus, le E et le R sont bien placés : on sait où ils sont. Notre assertion positive avant devient inutile.

La Regex globale devient :

di(?!.*[atopm]).{3}ser$

Qui signifie :

Et là, bim, mon outil de recherche ne me sort plus qu’un seul mot.

Il se trouve que c’est le bon :

SUTOM #14 3/6

🟥🟥🟦🟦🟡🟦🟡🟦
🟥🟥🟦🟦🟦🟥🟥🟥
🟥🟥🟥🟥🟥🟥🟥🟥

Bingo !
Ou plutôt « Motus » !
(ou Sutom)

Bien-sûr cela fonctionne, car tous les mots dans le dictionnaire utilisé par le jeu sont contenus dans le dictionnaire de ma page.

Ma page n’utilise pas le même dictionnaire. C’est volontaire, car je veux un dictionnaire plus large. Mais il arrive bien à filtrer des choses.

Notez que ma page permet de filtrer les accents et les tirets aussi. Sutom ne les affiche pas (ou plutôt il compte le É ou le È comme un E).


Enfin, j’ai aussi un outil de visualisation de Regex. Il est repris d’un code déjà existant (pas de moi) mais ça permet de visualiser ce que signifient les expressions assez compliquées de Regex.

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Petite digression sur cet article :

Je commente juste ce passage, lié à la licence MIT car je suis totalement d’accord avec :

The MIT license to a large extent is the anti-license. The utopia of socialized programs, one that embraces the lack of marginal cost for software goods.

It’s an explicit rejection of the strong-property rights approach taken by both Gates and Stallman at their respective ends of the libertarian spectrum.

It’s the language of giving without expecting anything in return. It’s the language of sincere charity. A charity without strings attached, neither commercial nor reciprocal. With the risk of sounding sanctimonious, I read it as a pure projection of altruism.

[…]
That to me is freedom.

Car non, même si je considère que GPL et consorts sont nécessaires, ce n’est pas pour moi une licence libre.

La liberté, c’est quand je fais ce que j’ai envie de faire, et comment j’ai envie de le faire (je caricature évidemment).

Est-ce que la licence GNU me permet de faire ce que je veux ? Non. Je ne peux pas, par exemple, faire un logiciel propriétaire avec un code d’origine libre (pour ça, il y a d’autres licences qui sont apparues).

La liberté va de paire avec des devoirs, je suis absolument d’accord avec ça. Mais précisément : il faut bien distinguer les deux.

Ainsi, je vois les licences comme suit :

Parfois, souvent même, c’est utile et nécessaire de poser quelques limites. Mais dans autant de cas, une permissivité totale est également nécessaire.

Prenons l’exemple de la loi, car c’est ça qui détermine nos vies en société.

La loi, la constitution, posent des libertés et des devoirs pour chaque personne. Ainsi, par exemple, pour utiliser l’espace public, on ne doit pas être ivre. Il en va de la tranquillité de la société, sachant que l’alcool est une drogue, qu’elle rend violent et incapacitant : une personne ivre est un danger pour elle-même et les autres et il est mieux d’éviter ça.

Pourtant, il est tout à fait autorisé d’être ivre.
Il est tout à fait autorisé de boire quand on est mineur.
Et il est aussi tout à fait autorisé d’être ivre quand on est mineur.

Juste, chez soi.

Chez soi y a pas de problème.
Chez soi, la permissivité est très très large.

Encore heureux.

Stallman avec GPL, n’a pas fait une permissivité totale pour chez soi. Ce qu’il a fait, c’est un espace public : à la fois ouverte sur des libertés et délimité par des devoirs. La licence MIT, elle, c’est chez soi. Une licence propriétaire, en revanche, c’est chez les autres : on fait ce qu’on nous autorise de faire, car on n’est pas chez soi.

Quand je suis chez moi, je n’ai pas envie qu’on vienne me dire ce que j’ai le droit de faire ou non. Ni Bill Gates, qui vient me harceler parce que j’ai modifié Windows ; ni Richard Stallman qui exige le code source d’une modif que j’aurais commise (dans le cas de la AGPL, cette exigence est imposée même sans que le code ne soit redistribué).

Gates et Stallman ont beau être chacun à l’opposé d’une échelle assimilable à la droite et à la gauche en politique, cette échelle binaire, je la vois plutôt comme un polygone à trois sommets : Gates (tout interdit) à un bout, Stallman (des libertés ET des devoirs) à un autre, et les licences totalement libres telles que MIT, Apache, WTFPL au troisième (que des libertés).

Ces trois « pôles » défendent donc des intérêts différents à chaque fois : celui de l’utilisateur, du créateur, ou de la société (et on peut très bien en imaginer d’autres).

En fait, en rédigeant ce post, je viens de me mettre une image mentale sur pourquoi je n’ai jamais considéré les licences GPL comme libre, tout en étant fondamentalement convaincu de leur utilité. L’un n’empêche pas l’autre en fait.

Et le seul problème, c’est qu’on assimile GPL ou GNU à la liberté, alors qu’en réalité on devrait l’associer à une chose publique. (je n’emploie volontaire pas l’expression « domaine public », car ce vocabulaire signifie déjà quelque chose, même si le terme approprié serait bien « domaine public »). La GPL s’appelle d’ailleurs « General Public Licence », pas « General Free Licence ». C’est peut-être pas sans raison.

Car ce qui est public est accessible à tous sans appartenir à qui que ce soit.
Le bus est un transport public : pourtant je ne peux pas virer le conducteur et voler le bus pour rentrer directement jusque chez moi. Ni sortir dans un parc et couper les fleurs. Ni ramasser un banc pour mettre dans mon jardin.

Alors que ce qui est libre, je peux le prendre et en faire ce que je veux. Si y a un panier de pommes dehors où c’est écrit « Gratuit, servez-vous », je peux prendre une pomme et elle devient la mienne. Je peux la manger, la rapporter à la maison, en faire de la compote ou la jeter aux poules : j’ai le droit. C’est libre.

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Petite digression sur cet article :

Je commente juste ce passage, lié à la licence MIT car je suis totalement d’accord avec :

The MIT license to a large extent is the anti-license. The utopia of socialized programs, one that embraces the lack of marginal cost for software goods.

It’s an explicit rejection of the strong-property rights approach taken by both Gates and Stallman at their respective ends of the libertarian spectrum.

It’s the language of giving without expecting anything in return. It’s the language of sincere charity. A charity without strings attached, neither commercial nor reciprocal. With the risk of sounding sanctimonious, I read it as a pure projection of altruism.

[…]
That to me is freedom.

Car non, même si je considère que GPL et consorts sont nécessaires, ce n’est pas pour moi une licence libre.

La liberté, c’est quand je fais ce que j’ai envie de faire, et comment j’ai envie de le faire (je caricature évidemment).

Est-ce que la licence GNU me permet de faire ce que je veux ? Non. Je ne peux pas, par exemple, faire un logiciel propriétaire avec un code d’origine libre (pour ça, il y a d’autres licences qui sont apparues).

La liberté va de paire avec des devoirs, je suis absolument d’accord avec ça. Mais précisément : il faut bien distinguer les deux.

Ainsi, je vois les licences comme suit :

Parfois, souvent même, c’est utile et nécessaire de poser quelques limites. Mais dans autant de cas, une permissivité totale est également nécessaire.

Prenons l’exemple de la loi, car c’est ça qui détermine nos vies en société.

La loi, la constitution, posent des libertés et des devoirs pour chaque personne. Ainsi, par exemple, pour utiliser l’espace public, on ne doit pas être ivre. Il en va de la tranquillité de la société, sachant que l’alcool est une drogue, qu’elle rend violent et incapacitant : une personne ivre est un danger pour elle-même et les autres et il est mieux d’éviter ça.

Pourtant, il est tout à fait autorisé d’être ivre.
Il est tout à fait autorisé de boire quand on est mineur.
Et il est aussi tout à fait autorisé d’être ivre quand on est mineur.

Juste, chez soi.

Chez soi y a pas de problème.
Chez soi, la permissivité est très très large.

Encore heureux.

Stallman avec GPL, n’a pas fait une permissivité totale pour chez soi. Ce qu’il a fait, c’est un espace public : à la fois ouverte sur des libertés et délimité par des devoirs. La licence MIT, elle, c’est chez soi. Une licence propriétaire, en revanche, c’est chez les autres : on fait ce qu’on nous autorise de faire, car on n’est pas chez soi.

Quand je suis chez moi, je n’ai pas envie qu’on vienne me dire ce que j’ai le droit de faire ou non. Ni Bill Gates, qui vient me harceler parce que j’ai modifié Windows ; ni Richard Stallman qui exige le code source d’une modif que j’aurais commise (dans le cas de la AGPL, cette exigence est imposée même sans que le code ne soit redistribué).

Gates et Stallman ont beau être chacun à l’opposé d’une échelle assimilable à la droite et à la gauche en politique, cette échelle binaire, je la vois plutôt comme un polygone à trois sommets : Gates (tout interdit) à un bout, Stallman (des libertés ET des devoirs) à un autre, et les licences totalement libres telles que MIT, Apache, WTFPL au troisième (que des libertés).

Ces trois « pôles » défendent donc des intérêts différents à chaque fois : celui de l’utilisateur, du créateur, ou de la société (et on peut très bien en imaginer d’autres).

En fait, en rédigeant ce post, je viens de me mettre une image mentale sur pourquoi je n’ai jamais considéré les licences GPL comme libre, tout en étant fondamentalement convaincu de leur utilité. L’un n’empêche pas l’autre en fait.

Et le seul problème, c’est qu’on assimile GPL ou GNU à la liberté, alors qu’en réalité on devrait l’associer à une chose publique. (je n’emploie volontaire pas l’expression « domaine public », car ce vocabulaire signifie déjà quelque chose, même si le terme approprié serait bien « domaine public »). La GPL s’appelle d’ailleurs « General Public Licence », pas « General Free Licence ». C’est peut-être pas sans raison.

Car ce qui est public est accessible à tous sans appartenir à qui que ce soit.
Le bus est un transport public : pourtant je ne peux pas virer le conducteur et voler le bus pour rentrer directement jusque chez moi. Ni sortir dans un parc et couper les fleurs. Ni ramasser un banc pour mettre dans mon jardin.

Alors que ce qui est libre, je peux le prendre et en faire ce que je veux. Si y a un panier de pommes dehors où c’est écrit « Gratuit, servez-vous », je peux prendre une pomme et elle devient la mienne. Je peux la manger, la rapporter à la maison, en faire de la compote ou la jeter aux poules : j’ai le droit. C’est libre.

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Quand j’ai commencé à utiliser un ordinateur, j’adorais bidouiller. J’étais encore petit, mais je m’amusais à modifier tous les paramètres possibles et voir ce qui se passait. C’était sous un système Windows. J’essayais aussi de supprimer ou déplacer des fichiers, toujours pour voir. Là, forcément ça plantait et il fallait réparer.

Avec le temps et au fil des bidouilles, on comprend quel programme fait quoi et ce qu’il ne faut pas faire ou alors seulement en connaissances de cause.

C’est un bon moyen d’apprendre.

Au fil du temps, je me suis lassé et j’ai voulu découvrir d’autres trucs. J’ai essayé GNU/Linux (Ubuntu). J’ai pu découvrir un autre système, d’autres manières de fonctionner, d’autres paramètres à bidouiller, à casser et à réparer, d’autres fichiers dans lesquels gratter, etc.
J’utilise toujours du Linux aujourd’hui, sur mon système personnel de façon courante.

Mais j’ai l’impression que tout ça c’était avant. Aujourd’hui je ne bidouille plus comme ça.

Aujourd’hui, si je bidouille mon système, c’est pour qu’après ça marche. J’édite d’obscurs fichiers de config, j’installe des outils étranges et je fais des scripts bizarres, mais tout ça est devenu purement fonctionnel.

J’ai plus le temps ni l’envie de bidouiller pour m’amuser : la fin n’est plus l’excitation de découvrir, casser puis réparer un ordinateur. Pas que je ne suis plus curieux, mais parce qu’une fois qu’on a découvert, on ne peut plus redécouvrir. Mon intérêt s’est porté sur autre chose.

La fin est devenue d’avoir un ordinateur qui fonctionne comme je le veux. Et c’est bien ce que j’ai : j’ai passé plusieurs années étudier le fonctionnement, afin de voir ce qu’on pouvait modifier et comment, pour pouvoir avoir enfin un système qui fonctionne comme je veux.

Ça ne me dérange pas de lancer des lignes de commandes trouvées sur la dernière page de l’internet, mais ça doit avoir un but et ça doit fonctionner. C’est d’ailleurs la raison de mes checklists Linux/Windows : avoir mes commandes à porté de main et pouvoir les appliquer rapidement en cas d’installation d’un nouveau système (mise à niveau complet, changement de PC…).

Pourquoi avoir un PC qui marche ?

Avant je bidouillais pour bidouiller. Maintenant je bidouille pour que ça marche. Car si ça marche, je peux produire et créer : faire des choses constructives.

L’informatique a pris une grande place dans mon quotidien et j’aime avoir les outils pour l’exploiter correctement. Et si un outil n’existe pas (ou n’est pas à mon goût), je sais le créer.

Tout le temps passer à regarder le fonctionnement d’un ordinateur m’a permis de découvrir l’univers des possibles en informatique (car oui, un ordinateur peut faire autre chose que ses courses en ligne ou regarder Netflix).

Du coup, maintenant, je crée des outils qui me servent au quotidien dans ce que je fais. Ma page des outils en ligne est dans cette veine-là.

Je pense que c’est un peu comme quand on évolue de lecteur à écrivain : on regarde, on apprend, puis on construit des choses différentes de ce qu’on a vu grâce à ce qu’on a appris.

Peu de monde va aussi loin dans cette démarche. La plupart des gens, face à un ordinateur, n’y voient qu’un écran interactif, bien loin de se douter qu’avec les bons outils et les bonnes connaissances on peut utiliser son PC pour faire à peu près n’importe quoi.

Et aujourd’hui, c’est là que je me dirige, plus que vers le simple bidouillage.

Ça en est à un point où, parfois, les systèmes trop configurables me font chier. KDE, un environnement Linux axé sur la personnalisation, est très joli mais ne m’attire pas. Je préfère Mate (Gnome) qui a autant d’options (juste elles sont cachées) mais qui à l’utilisation n’est pas encombrante.

C’est un peu ce que je reproche à Android de plus en plus. Il y a des tas d’options partout, à tel point que celle que l’on cherche est introuvable 90 % du temps. Sur ce plan, et bien que ça ne soit pas la seule raison, je songe de plus en plus à passer sur iOS/iPhone. Un système qui tourne et qui ne traîne pas dans mes pattes, quitte à avoir moins d’options : c’est ça que je veux.

";s:7:"content";s:4570:"

Quand j’ai commencé à utiliser un ordinateur, j’adorais bidouiller. J’étais encore petit, mais je m’amusais à modifier tous les paramètres possibles et voir ce qui se passait. C’était sous un système Windows. J’essayais aussi de supprimer ou déplacer des fichiers, toujours pour voir. Là, forcément ça plantait et il fallait réparer.

Avec le temps et au fil des bidouilles, on comprend quel programme fait quoi et ce qu’il ne faut pas faire ou alors seulement en connaissances de cause.

C’est un bon moyen d’apprendre.

Au fil du temps, je me suis lassé et j’ai voulu découvrir d’autres trucs. J’ai essayé GNU/Linux (Ubuntu). J’ai pu découvrir un autre système, d’autres manières de fonctionner, d’autres paramètres à bidouiller, à casser et à réparer, d’autres fichiers dans lesquels gratter, etc.
J’utilise toujours du Linux aujourd’hui, sur mon système personnel de façon courante.

Mais j’ai l’impression que tout ça c’était avant. Aujourd’hui je ne bidouille plus comme ça.

Aujourd’hui, si je bidouille mon système, c’est pour qu’après ça marche. J’édite d’obscurs fichiers de config, j’installe des outils étranges et je fais des scripts bizarres, mais tout ça est devenu purement fonctionnel.

J’ai plus le temps ni l’envie de bidouiller pour m’amuser : la fin n’est plus l’excitation de découvrir, casser puis réparer un ordinateur. Pas que je ne suis plus curieux, mais parce qu’une fois qu’on a découvert, on ne peut plus redécouvrir. Mon intérêt s’est porté sur autre chose.

La fin est devenue d’avoir un ordinateur qui fonctionne comme je le veux. Et c’est bien ce que j’ai : j’ai passé plusieurs années étudier le fonctionnement, afin de voir ce qu’on pouvait modifier et comment, pour pouvoir avoir enfin un système qui fonctionne comme je veux.

Ça ne me dérange pas de lancer des lignes de commandes trouvées sur la dernière page de l’internet, mais ça doit avoir un but et ça doit fonctionner. C’est d’ailleurs la raison de mes checklists Linux/Windows : avoir mes commandes à porté de main et pouvoir les appliquer rapidement en cas d’installation d’un nouveau système (mise à niveau complet, changement de PC…).

Pourquoi avoir un PC qui marche ?

Avant je bidouillais pour bidouiller. Maintenant je bidouille pour que ça marche. Car si ça marche, je peux produire et créer : faire des choses constructives.

L’informatique a pris une grande place dans mon quotidien et j’aime avoir les outils pour l’exploiter correctement. Et si un outil n’existe pas (ou n’est pas à mon goût), je sais le créer.

Tout le temps passer à regarder le fonctionnement d’un ordinateur m’a permis de découvrir l’univers des possibles en informatique (car oui, un ordinateur peut faire autre chose que ses courses en ligne ou regarder Netflix).

Du coup, maintenant, je crée des outils qui me servent au quotidien dans ce que je fais. Ma page des outils en ligne est dans cette veine-là.

Je pense que c’est un peu comme quand on évolue de lecteur à écrivain : on regarde, on apprend, puis on construit des choses différentes de ce qu’on a vu grâce à ce qu’on a appris.

Peu de monde va aussi loin dans cette démarche. La plupart des gens, face à un ordinateur, n’y voient qu’un écran interactif, bien loin de se douter qu’avec les bons outils et les bonnes connaissances on peut utiliser son PC pour faire à peu près n’importe quoi.

Et aujourd’hui, c’est là que je me dirige, plus que vers le simple bidouillage.

Ça en est à un point où, parfois, les systèmes trop configurables me font chier. KDE, un environnement Linux axé sur la personnalisation, est très joli mais ne m’attire pas. Je préfère Mate (Gnome) qui a autant d’options (juste elles sont cachées) mais qui à l’utilisation n’est pas encombrante.

C’est un peu ce que je reproche à Android de plus en plus. Il y a des tas d’options partout, à tel point que celle que l’on cherche est introuvable 90 % du temps. Sur ce plan, et bien que ça ne soit pas la seule raison, je songe de plus en plus à passer sur iOS/iPhone. Un système qui tourne et qui ne traîne pas dans mes pattes, quitte à avoir moins d’options : c’est ça que je veux.

";s:7:"dateiso";s:15:"20220105_194041";}s:15:"20211218_132140";a:7:{s:5:"title";s:34:"#CSS : variables CSS et !important";s:4:"link";s:84:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2021/12/18/13/21/40-css-variables-css-et-important";s:4:"guid";s:22:"20211218132140-article";s:7:"pubDate";s:31:"Sat, 18 Dec 2021 13:21:40 +0100";s:11:"description";s:13907:"

Voici une magnifique subtilité du CSS, mais parfaitement logique quand-même :

Que se passe-t-il si on met !important dans une variable ?

Voyons ça :

div {
  --color: red !important;
  color: var(--color);
  color: yellow;
}

À votre avis ça donne quoi ça en CSS ? Le point litigieux, c’est bien-sûr la présence du !important
Sauf qu’il est à savoir que le !important n’est pas sur une déclaration de propriété, mais sur une déclaration de variable CSS.

Or, une variable ne peut contenir qu’une valeur. La valeur contenue dans --color est donc red. Il faut savoir que le !important ne fait pas partie de la valeur : il s’agit d’un élément de langage qui permet de jouer sur la spécificité, comme un drapeau (un flag).

Résultat : la couleur finale du texte sera décidée par le vainqueur des deux déclarations de color juste en dessous. Comme celle-ci ont la même spécificité, c’est la dernière qui gagne.

Conclusion : le texte est en jaune.

!important n’est pas sans effet !

Maintenant, utiliser un !important dans les variables CSS n’est pas sans effet pour autant.
Regardons :

div {
  --color: red !important;
  --color: blue;
  color: var(--color);
}

Ici, aucune ambiguïté sur la déclaration de la couleur, puisqu’il n’y en a qu’une seule : color prendra la valeur contenue dans la variable --color. Oui mais laquelle ?

Réponse : celle dont la déclaration a la spécificité la plus grande ! Autrement dit, la première.
Conclusion : ça donnera du rouge.

Il convient donc de distinguer deux cas de figure :

div {
  --color: red !important;
  color: var(--color);
  color: blue;
}
div {
  --color: red;
  color: var(--color) !important;
  color: blue;
}

Dans le premier cas, les deux déclarations de couleur ont la même spécificité. C’est donc la dernière qui gagne : le texte sera bleu.
Dans le second cas, c’est la première déclaration qui a la plus grande spécificité (à cause du !important).

Peu importe qu’elle ait une variable ou non, c’est elle qui gagne : cela donnera du rouge.

Le conflit ? Quel conflit ?

Dans sa conclusion, l’article dit qu’il y a deux niveaux de « scope » (traduction ?) sur lesquelles sont appliqués le !important. Une sur les variables, et une sur les propriétés. Je ne suis pas d’accord avec ça : pour moi il n’y a en a qu’une seule. En revanche, il a deux déclarations différentes à considérer : une sur une variable, et une sur une propriété.
Maintenant, dans les deux cas, on peut ajouter un !important si l’on veut. Et comme ce sont deux choses différentes, elles n’entreront pas en conflit.

Appliquer deux !important à deux propriétés différentes n’est pas un problème :

div {
  font-weight: bold !important;
  color: red !important;
}

Ces deux choses n’entrent pas en conflit.
Par conséquent, les deux choses suivantes non plus :

div {
  --color: bleu !important;
  color: red !important;
}

Notez que ci-dessus, la variable --color est déclarée, mais jamais utilisée, donc aucun conflit à l’horizon.

Dans ce qui suit, toujours aucun conflit :

div {
  --color: bleu !important;
  color: var(--color) !important;
}

Tout est clair : la variable reçoit du bleu. La couleur reçoit la variable. Donc la couleur finale est bleue.

Et même s’il y avait plusieurs déclarations de la variable, celle qui gagne est celle de la plus grande spécificité. Ensuite, c’est la déclaration de la couleur avec la plus grande spécificité qui gagne. Ainsi l’exemple suivant donnera du rouge :

div {
  --color: red !important;
  --color: blue;
  color: var(--color) !important;
  color: green;
}

Parmi les variables, c’est le rouge qui gagne sur le bleu.
Parmi les propriétés, c’est celui avec le var() qui gagne sur celui avec le vert. Or la variable contient du rouge. Donc le texte sera rouge.

Applications à un contexte plus large

Tout ceci est évidemment à mettre dans un contexte plus global avec des déclarations sur des sélecteurs de spécificité différente.

div {
  --color: blue !important;
  color: var(--color);
}

div#foo {
  --color: orange;
  color: var(--color);
}

Ici ça sera… Bleu !

Regardons la couleur pour commencer. La couleur reçoit ce que contient la variable. Aucune ambiguïté. Et la règle qui s’applique est celle dans le second bloc. Pourquoi ? Parce que le sélecteur y est plus spécifique.

Maintenant que contient cette variable ? Cette variable est celle qui est la plus spécifique. Donc celle avec le !important. Donc le bleu.

En effet, même s’il y a un #id sur le sélecteur du second bloc, la variable --color ne contient pas de l’orange, mais du rouge : le !important sur une propriété est plus spécifique que la même propriété placée sur un ID (Spécificité de 1-0-0-0-1 au lieu de 0-1-0-0-1).

Par contre, il en est différent si le !important sous le deuxième bloc avait été sur la variable au lieu de la propriété :

div {
  --color: blue;
  color: var(--color)!important;
}

div#foo {
  --color: orange;
  color: var(--color);
}

Dans ce cas, la variable qui s’applique est l’orange dans le second bloc (car cette variable est plus spécifique à cause de l’ID dans le sélecteur). Le texte est donc orange.

Notons de façon anecdotique que la propriété qui s’applique est bien celle du premier bloc (car cette propriété a un !important).

Le vocabulaire est important : la propriété et la variable sont deux déclarations différentes. Elles ont chacune leur spécificité (au sens de « priorité CSS »).

Si je ne conserve que les éléments qui s’appliquent réellement, ça donne ceci :

div {

  color: var(--color) !important;
}

div#foo {
  --color: orange !important;

}

La couleur reçoit une variable, comme indiqué dans le premier bloc. Mais cette variable a une valeur assignée dans le second bloc seulement.

Ça vous semble casse gueule ? Attendez la suite.

Cas des sélecteurs enfants

Jusqu’à maintenant, même si on utilise deux sélecteurs différents, ils ciblent le même élément HTML.
Poursuivons les complications par quelques exemples pour montrer ce qui se passe avec avec des sélecteurs enfants.

Voyons :

div {
  --color: red !important;
  color: var(--color) !important;
}

div a {
  --color: orange;
  color: black;
}

La question : quelle est la couleur du lien ?
Réponse : noire.

Noire ? Oui, noire. La déclaration tout à la fin.

En effet, le premier bloc a beau avoir des !important sur toutes les propriétés, ils s’appliquent au div, tout comme leur spécificité.
Or, la spécificité n’est héritée que si la valeur sur laquelle elle s’applique est également héritée. En réalité, seule la propriété la plus spécifique est alors héritée (et la spécificité devient inutile).

Ainsi, pour savoir ce qui s’applique à notre a, on regarde le code destiné au a. C’est alors lui qui s’appliquera, s’il y en a. Et le a possède une déclaration de couleur : color: black;.
L’hérédité ne s’applique donc plus : on applique le color: black;, point barre.

L’hérédité ne s’applique qu’en l’absence de déclaration.

Ainsi, si on avait mis :

div {
  --color: red !important;
  color: var(--color) !important;
}
div a {
  --color: orange;
}

Alors, le texte serait rouge. La couleur du a serait héritée du div, et contiendra var(--color), qui, dans le contexte du div (le contexte hérité, donc), est rouge.

Pas orange ?

Non : l’orange est du contexte de a. Or la propriété de couleur est héritée du contexte de div, et là, dans son contexte, c’est bien du rouge que contient la variable. Ce qui est héritée, c’est la propriété et sa valeur.

On aurait même pu mettre un !important dans le second bloc, cela ne changera rien :

div {
  --color: red !important;
  color: var(--color) !important;
}
div a {
  --color: orange!important;
}

Cela rester rouge, pour la même raison : la couleur est héritée, même si elle provient d’une variable.

Si l’on voulait du orange, on doit ajouter un color: var(--color) dans le second bloc. Comme ça, la couleur du a est déclarée et non-héritée. Mais il faut bien conserver la déclaration de la variable dans le a, sinon la variable n’est plus déclarée et elle hérite.

Il faut retenir que la variable s’applique sur les propriétés du même contexte. Le parent transmet une propriété ? D’accord, mais sa valeur est également transmise, même si c’est une variable.

Par contre, dans le code suivant, la variable est bien héritée :

div {
  --color: red !important;
}
div a {
  color: var(--color);
}

Le a sera rouge. Ici, l’on ne déclare pas la variable --color dans le a. Elle est donc héritée. Or son parent lui dit que la variable contient du rouge. Donc le texte est en rouge.

Et avec des variables partagées sur plusieurs propriétés ?

La blague n’est pas terminée !
On arrive ici à quelque chose de très drôle : quid des variables appliquées à plusieurs propriétés, l’une déclarée et l’autre héritée ?

div {
  --color: white;
  color: var(--color);
}
div a {
  --color: black;
  background-color: var(--color);
}

Ça va donner quoi ?
Ici le texte dans le a sera bien en blanc sur fond noir !

Décomposons :

Si l’on n’avait pas déclaré le --color: black;, alors la variable aurait été héritée, et on aurait eu du blanc sur fond blanc. Mais comme on l’a redéfini dans le contexte du a, elle prend une nouvelle valeur… dans son contexte seulement.

Notez que dans ce dernier exemple on n’a mis aucun !important : normal, car la spécificité n’est pas héritée si la propriété sur laquelle elle est appliquée n’est pas elle-même héritée.

On aurait pu en mettre partout dans le premier bloc, on aurait tout de même eu du blanc sur du noir.

Conclusion

Pour moi tout est logique, même si c’est parfois compliqué.
Il faut retenir :

Bref, c’est compliqué, un peu curieux, parfois casse-gueule, mais rien de nouveau.

Et rien de différent d’autre langages de prog non plus : les variables ont leur contexte et peuvent être redéfinies dans des boucles imbriquées d’où elles ne sortent pas (pensez au let en JS par exemple : deux variables redéclarées avec le même nom auront leur propre contexte :

let a = "bar";

function newScope() {
    let a = "foo";
    console.log(a); // "foo"
}

console.log(a); // "bar"

Ah et : ici on ne parle que de la propriété color. Je vous laisse imaginer ce que ça donne si l’on utilise des variables dans display, flex ou position, le tout assaisonnée de sélecteurs comme a ~ a et de pseudo-classes :not() ou :placeholder-shown. Ça promet, non ?

";s:7:"content";s:13907:"

Voici une magnifique subtilité du CSS, mais parfaitement logique quand-même :

Que se passe-t-il si on met !important dans une variable ?

Voyons ça :

div {
  --color: red !important;
  color: var(--color);
  color: yellow;
}

À votre avis ça donne quoi ça en CSS ? Le point litigieux, c’est bien-sûr la présence du !important
Sauf qu’il est à savoir que le !important n’est pas sur une déclaration de propriété, mais sur une déclaration de variable CSS.

Or, une variable ne peut contenir qu’une valeur. La valeur contenue dans --color est donc red. Il faut savoir que le !important ne fait pas partie de la valeur : il s’agit d’un élément de langage qui permet de jouer sur la spécificité, comme un drapeau (un flag).

Résultat : la couleur finale du texte sera décidée par le vainqueur des deux déclarations de color juste en dessous. Comme celle-ci ont la même spécificité, c’est la dernière qui gagne.

Conclusion : le texte est en jaune.

!important n’est pas sans effet !

Maintenant, utiliser un !important dans les variables CSS n’est pas sans effet pour autant.
Regardons :

div {
  --color: red !important;
  --color: blue;
  color: var(--color);
}

Ici, aucune ambiguïté sur la déclaration de la couleur, puisqu’il n’y en a qu’une seule : color prendra la valeur contenue dans la variable --color. Oui mais laquelle ?

Réponse : celle dont la déclaration a la spécificité la plus grande ! Autrement dit, la première.
Conclusion : ça donnera du rouge.

Il convient donc de distinguer deux cas de figure :

div {
  --color: red !important;
  color: var(--color);
  color: blue;
}
div {
  --color: red;
  color: var(--color) !important;
  color: blue;
}

Dans le premier cas, les deux déclarations de couleur ont la même spécificité. C’est donc la dernière qui gagne : le texte sera bleu.
Dans le second cas, c’est la première déclaration qui a la plus grande spécificité (à cause du !important).

Peu importe qu’elle ait une variable ou non, c’est elle qui gagne : cela donnera du rouge.

Le conflit ? Quel conflit ?

Dans sa conclusion, l’article dit qu’il y a deux niveaux de « scope » (traduction ?) sur lesquelles sont appliqués le !important. Une sur les variables, et une sur les propriétés. Je ne suis pas d’accord avec ça : pour moi il n’y a en a qu’une seule. En revanche, il a deux déclarations différentes à considérer : une sur une variable, et une sur une propriété.
Maintenant, dans les deux cas, on peut ajouter un !important si l’on veut. Et comme ce sont deux choses différentes, elles n’entreront pas en conflit.

Appliquer deux !important à deux propriétés différentes n’est pas un problème :

div {
  font-weight: bold !important;
  color: red !important;
}

Ces deux choses n’entrent pas en conflit.
Par conséquent, les deux choses suivantes non plus :

div {
  --color: bleu !important;
  color: red !important;
}

Notez que ci-dessus, la variable --color est déclarée, mais jamais utilisée, donc aucun conflit à l’horizon.

Dans ce qui suit, toujours aucun conflit :

div {
  --color: bleu !important;
  color: var(--color) !important;
}

Tout est clair : la variable reçoit du bleu. La couleur reçoit la variable. Donc la couleur finale est bleue.

Et même s’il y avait plusieurs déclarations de la variable, celle qui gagne est celle de la plus grande spécificité. Ensuite, c’est la déclaration de la couleur avec la plus grande spécificité qui gagne. Ainsi l’exemple suivant donnera du rouge :

div {
  --color: red !important;
  --color: blue;
  color: var(--color) !important;
  color: green;
}

Parmi les variables, c’est le rouge qui gagne sur le bleu.
Parmi les propriétés, c’est celui avec le var() qui gagne sur celui avec le vert. Or la variable contient du rouge. Donc le texte sera rouge.

Applications à un contexte plus large

Tout ceci est évidemment à mettre dans un contexte plus global avec des déclarations sur des sélecteurs de spécificité différente.

div {
  --color: blue !important;
  color: var(--color);
}

div#foo {
  --color: orange;
  color: var(--color);
}

Ici ça sera… Bleu !

Regardons la couleur pour commencer. La couleur reçoit ce que contient la variable. Aucune ambiguïté. Et la règle qui s’applique est celle dans le second bloc. Pourquoi ? Parce que le sélecteur y est plus spécifique.

Maintenant que contient cette variable ? Cette variable est celle qui est la plus spécifique. Donc celle avec le !important. Donc le bleu.

En effet, même s’il y a un #id sur le sélecteur du second bloc, la variable --color ne contient pas de l’orange, mais du rouge : le !important sur une propriété est plus spécifique que la même propriété placée sur un ID (Spécificité de 1-0-0-0-1 au lieu de 0-1-0-0-1).

Par contre, il en est différent si le !important sous le deuxième bloc avait été sur la variable au lieu de la propriété :

div {
  --color: blue;
  color: var(--color)!important;
}

div#foo {
  --color: orange;
  color: var(--color);
}

Dans ce cas, la variable qui s’applique est l’orange dans le second bloc (car cette variable est plus spécifique à cause de l’ID dans le sélecteur). Le texte est donc orange.

Notons de façon anecdotique que la propriété qui s’applique est bien celle du premier bloc (car cette propriété a un !important).

Le vocabulaire est important : la propriété et la variable sont deux déclarations différentes. Elles ont chacune leur spécificité (au sens de « priorité CSS »).

Si je ne conserve que les éléments qui s’appliquent réellement, ça donne ceci :

div {

  color: var(--color) !important;
}

div#foo {
  --color: orange !important;

}

La couleur reçoit une variable, comme indiqué dans le premier bloc. Mais cette variable a une valeur assignée dans le second bloc seulement.

Ça vous semble casse gueule ? Attendez la suite.

Cas des sélecteurs enfants

Jusqu’à maintenant, même si on utilise deux sélecteurs différents, ils ciblent le même élément HTML.
Poursuivons les complications par quelques exemples pour montrer ce qui se passe avec avec des sélecteurs enfants.

Voyons :

div {
  --color: red !important;
  color: var(--color) !important;
}

div a {
  --color: orange;
  color: black;
}

La question : quelle est la couleur du lien ?
Réponse : noire.

Noire ? Oui, noire. La déclaration tout à la fin.

En effet, le premier bloc a beau avoir des !important sur toutes les propriétés, ils s’appliquent au div, tout comme leur spécificité.
Or, la spécificité n’est héritée que si la valeur sur laquelle elle s’applique est également héritée. En réalité, seule la propriété la plus spécifique est alors héritée (et la spécificité devient inutile).

Ainsi, pour savoir ce qui s’applique à notre a, on regarde le code destiné au a. C’est alors lui qui s’appliquera, s’il y en a. Et le a possède une déclaration de couleur : color: black;.
L’hérédité ne s’applique donc plus : on applique le color: black;, point barre.

L’hérédité ne s’applique qu’en l’absence de déclaration.

Ainsi, si on avait mis :

div {
  --color: red !important;
  color: var(--color) !important;
}
div a {
  --color: orange;
}

Alors, le texte serait rouge. La couleur du a serait héritée du div, et contiendra var(--color), qui, dans le contexte du div (le contexte hérité, donc), est rouge.

Pas orange ?

Non : l’orange est du contexte de a. Or la propriété de couleur est héritée du contexte de div, et là, dans son contexte, c’est bien du rouge que contient la variable. Ce qui est héritée, c’est la propriété et sa valeur.

On aurait même pu mettre un !important dans le second bloc, cela ne changera rien :

div {
  --color: red !important;
  color: var(--color) !important;
}
div a {
  --color: orange!important;
}

Cela rester rouge, pour la même raison : la couleur est héritée, même si elle provient d’une variable.

Si l’on voulait du orange, on doit ajouter un color: var(--color) dans le second bloc. Comme ça, la couleur du a est déclarée et non-héritée. Mais il faut bien conserver la déclaration de la variable dans le a, sinon la variable n’est plus déclarée et elle hérite.

Il faut retenir que la variable s’applique sur les propriétés du même contexte. Le parent transmet une propriété ? D’accord, mais sa valeur est également transmise, même si c’est une variable.

Par contre, dans le code suivant, la variable est bien héritée :

div {
  --color: red !important;
}
div a {
  color: var(--color);
}

Le a sera rouge. Ici, l’on ne déclare pas la variable --color dans le a. Elle est donc héritée. Or son parent lui dit que la variable contient du rouge. Donc le texte est en rouge.

Et avec des variables partagées sur plusieurs propriétés ?

La blague n’est pas terminée !
On arrive ici à quelque chose de très drôle : quid des variables appliquées à plusieurs propriétés, l’une déclarée et l’autre héritée ?

div {
  --color: white;
  color: var(--color);
}
div a {
  --color: black;
  background-color: var(--color);
}

Ça va donner quoi ?
Ici le texte dans le a sera bien en blanc sur fond noir !

Décomposons :

Si l’on n’avait pas déclaré le --color: black;, alors la variable aurait été héritée, et on aurait eu du blanc sur fond blanc. Mais comme on l’a redéfini dans le contexte du a, elle prend une nouvelle valeur… dans son contexte seulement.

Notez que dans ce dernier exemple on n’a mis aucun !important : normal, car la spécificité n’est pas héritée si la propriété sur laquelle elle est appliquée n’est pas elle-même héritée.

On aurait pu en mettre partout dans le premier bloc, on aurait tout de même eu du blanc sur du noir.

Conclusion

Pour moi tout est logique, même si c’est parfois compliqué.
Il faut retenir :

Bref, c’est compliqué, un peu curieux, parfois casse-gueule, mais rien de nouveau.

Et rien de différent d’autre langages de prog non plus : les variables ont leur contexte et peuvent être redéfinies dans des boucles imbriquées d’où elles ne sortent pas (pensez au let en JS par exemple : deux variables redéclarées avec le même nom auront leur propre contexte :

let a = "bar";

function newScope() {
    let a = "foo";
    console.log(a); // "foo"
}

console.log(a); // "bar"

Ah et : ici on ne parle que de la propriété color. Je vous laisse imaginer ce que ça donne si l’on utilise des variables dans display, flex ou position, le tout assaisonnée de sélecteurs comme a ~ a et de pseudo-classes :not() ou :placeholder-shown. Ça promet, non ?

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i
Log4Shell est une nouvelle de ces failles informatique qui touchent des milliards d’appareils, et qui permettent potentiellement à n’importe qui d’en prendre le contrôle. Elle est décrite comme « la plus grosse et la plus critique des failles unique de la décennie » (« the single biggest, most critical vulnerability of the last decade »). La CISA et la BSI (respectivement les ANSSI américaines et allemandes) l’ont qualifié de « extrêmement critique ». Le gouvernement Canadien a lui décidé de fermer tous ses sites du service publics en attendant que ça soit corrigé.

Cette faille peut affecter non seulement un ordinateur ou un SI d’entreprise, mais aussi votre téléphone, imprimante connectée, ou de plus en plus votre frigo, télé, voiture, porte de garage ou four à micro-ondes connecté.

Pour comprendre la faille, je vous renvoie à ce thread sur Twitter.

Si je devais résumer : cela concerne un module utilisé par les outils de gestion des journaux système d’une installation informatique (les « logs »).
Beaucoup de programmes utilisent les logs (tous en fait, plus ou moins). Certains peuvent alors y mettre des variables, comme ${date}, qui seront alors remplacés par l’outil qui gère le journal (en l’occurrence, ${date} sera remplacé par la date courante au moment de l’accès au journal).

Or il se trouve que certaines variables sont renvoyées en cascade vers d’autres modules qui peuvent y placer d’autres informations. En particulier, ici un module (JNDI) qui vient remplacer une des variables par des données arbitraires… Par exemple une URL au bout de laquelle n’importe qui peut placer du code malicieux.

Ce problème est signalé depuis 2016.

Le module, utilisé par toutes les big-tech (Microsoft, Apple, Google, Tesla…) est maintenu par… Trois gus qui font ça sur leur temps libre :

Les dépendances en informatique.
Le XKCD qui va bien (source) : « toute l’infrastructure informatique moderne » soutenue par « le petit projet maintenu gracieusement depuis 2003 par un inconnu au fin fond de nulle part ».

Ces trois personnes n’y sont pour rien : les erreurs arrivent et ils vont sûrement corriger ça très vite. Le problème que je vois surtout, c’est que des sociétés dont la valorisation cumulée doit bien dépasser 5 trillions de dollars, n’ont pas gratifié ces dév ne serait-ce que de 1 000 $ durant du tout ce temps.

Ce manque de reconnaissance est à vomir.

D’ailleurs je n’aurais qu’une chose à dire : si votre architecture fonctionne comme ça : soutenez ceux qui vous permettent de bosser ! C’est la moindre des choses.

Il ne fait pas beaucoup de doutes que quelqu’un qu’on paye pour s’occuper de quelque chose à temps plein sera plus efficace pour corriger les bugs que quelqu’un qu’on laisse bosser sur son seul temps libre de temps en temps.

Je vois deux choses à retenir ici :

Qu’on soit clair : le boulot d’un amateur sur son temps libre peut être très bon. Ce que je veux dire en vrai, c’est que si l’on construit son empire sur ce boulot, il faut peut-être s’assurer que ce code « amateur » soit solide. Et en l’occurrence, ça passe par un soutien suffisant à celui qui s’occupe de ce code ou de son audit.

Les dév mangent aussi (je vous jure !), et le temps qu’ils passent à bosser ailleurs pour pouvoir manger, ils ne le passeront pas à corriger l’outil qui maintient votre empire en place. Tout simplement parce que votre empire, il s’en fout autant que vous vous foutez de lui en ne donnant pas ne serait-ce qu’un micro-pourcent de ce que vous distribuez aux actionnaires chaque année. Et c’est bien normal.

Or, n’importe quel appareil numérique aujourd’hui fonctionne grâce à des dizaines, des centaines de ces modules développées par des passionnés et des bénévoles. Ouvrez n’importe programme ou n’importe quelle application et allez dans les « crédits » ou les « à propos ». Vous y verrez le nom des personnes qui vous rendent la vie plus simple, chaque jour, y compris, si c’est fait correctement, les outils qui permettent à ces applications de fonctionner, et leurs auteurs.

Et les exemples où l’industrie se fiche de remercier ces gens et s’en retrouve à genoux également : on se souviendra de Heartbleed, la faille de 2014 qui avait fait un grand bruit parce qu’il touchait tous les sites sécurisés (SSL) et tous les outils, y compris ceux des Gafam, et avait mis en lumière le manque de moyens de la fondation OpenSSL qui s’occupe de ça. Quelques années après, OpenSSL ne tourne toujours qu’avec environ 50 000 $ par an…

ÉDIT : ah oui… Ceci est aussi à mettre en perspective avec cet article de ce journaleux qui demande aux dév d’arrêter de vouloir être payés un salaire à la hauteur de leur compétences.

";s:7:"content";s:6240:"

i
Log4Shell est une nouvelle de ces failles informatique qui touchent des milliards d’appareils, et qui permettent potentiellement à n’importe qui d’en prendre le contrôle. Elle est décrite comme « la plus grosse et la plus critique des failles unique de la décennie » (« the single biggest, most critical vulnerability of the last decade »). La CISA et la BSI (respectivement les ANSSI américaines et allemandes) l’ont qualifié de « extrêmement critique ». Le gouvernement Canadien a lui décidé de fermer tous ses sites du service publics en attendant que ça soit corrigé.

Cette faille peut affecter non seulement un ordinateur ou un SI d’entreprise, mais aussi votre téléphone, imprimante connectée, ou de plus en plus votre frigo, télé, voiture, porte de garage ou four à micro-ondes connecté.

Pour comprendre la faille, je vous renvoie à ce thread sur Twitter.

Si je devais résumer : cela concerne un module utilisé par les outils de gestion des journaux système d’une installation informatique (les « logs »).
Beaucoup de programmes utilisent les logs (tous en fait, plus ou moins). Certains peuvent alors y mettre des variables, comme ${date}, qui seront alors remplacés par l’outil qui gère le journal (en l’occurrence, ${date} sera remplacé par la date courante au moment de l’accès au journal).

Or il se trouve que certaines variables sont renvoyées en cascade vers d’autres modules qui peuvent y placer d’autres informations. En particulier, ici un module (JNDI) qui vient remplacer une des variables par des données arbitraires… Par exemple une URL au bout de laquelle n’importe qui peut placer du code malicieux.

Ce problème est signalé depuis 2016.

Le module, utilisé par toutes les big-tech (Microsoft, Apple, Google, Tesla…) est maintenu par… Trois gus qui font ça sur leur temps libre :

Les dépendances en informatique.
Le XKCD qui va bien (source) : « toute l’infrastructure informatique moderne » soutenue par « le petit projet maintenu gracieusement depuis 2003 par un inconnu au fin fond de nulle part ».

Ces trois personnes n’y sont pour rien : les erreurs arrivent et ils vont sûrement corriger ça très vite. Le problème que je vois surtout, c’est que des sociétés dont la valorisation cumulée doit bien dépasser 5 trillions de dollars, n’ont pas gratifié ces dév ne serait-ce que de 1 000 $ durant du tout ce temps.

Ce manque de reconnaissance est à vomir.

D’ailleurs je n’aurais qu’une chose à dire : si votre architecture fonctionne comme ça : soutenez ceux qui vous permettent de bosser ! C’est la moindre des choses.

Il ne fait pas beaucoup de doutes que quelqu’un qu’on paye pour s’occuper de quelque chose à temps plein sera plus efficace pour corriger les bugs que quelqu’un qu’on laisse bosser sur son seul temps libre de temps en temps.

Je vois deux choses à retenir ici :

Qu’on soit clair : le boulot d’un amateur sur son temps libre peut être très bon. Ce que je veux dire en vrai, c’est que si l’on construit son empire sur ce boulot, il faut peut-être s’assurer que ce code « amateur » soit solide. Et en l’occurrence, ça passe par un soutien suffisant à celui qui s’occupe de ce code ou de son audit.

Les dév mangent aussi (je vous jure !), et le temps qu’ils passent à bosser ailleurs pour pouvoir manger, ils ne le passeront pas à corriger l’outil qui maintient votre empire en place. Tout simplement parce que votre empire, il s’en fout autant que vous vous foutez de lui en ne donnant pas ne serait-ce qu’un micro-pourcent de ce que vous distribuez aux actionnaires chaque année. Et c’est bien normal.

Or, n’importe quel appareil numérique aujourd’hui fonctionne grâce à des dizaines, des centaines de ces modules développées par des passionnés et des bénévoles. Ouvrez n’importe programme ou n’importe quelle application et allez dans les « crédits » ou les « à propos ». Vous y verrez le nom des personnes qui vous rendent la vie plus simple, chaque jour, y compris, si c’est fait correctement, les outils qui permettent à ces applications de fonctionner, et leurs auteurs.

Et les exemples où l’industrie se fiche de remercier ces gens et s’en retrouve à genoux également : on se souviendra de Heartbleed, la faille de 2014 qui avait fait un grand bruit parce qu’il touchait tous les sites sécurisés (SSL) et tous les outils, y compris ceux des Gafam, et avait mis en lumière le manque de moyens de la fondation OpenSSL qui s’occupe de ça. Quelques années après, OpenSSL ne tourne toujours qu’avec environ 50 000 $ par an…

ÉDIT : ah oui… Ceci est aussi à mettre en perspective avec cet article de ce journaleux qui demande aux dév d’arrêter de vouloir être payés un salaire à la hauteur de leur compétences.

";s:7:"dateiso";s:15:"20211212_150111";}s:15:"20211124_221826";a:7:{s:5:"title";s:30:"Rien à foutre du baby-foot !";s:4:"link";s:80:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2021/11/15/22/18/26-rien-a-foutre-du-baby-foot";s:4:"guid";s:22:"20211115221826-article";s:7:"pubDate";s:31:"Wed, 24 Nov 2021 22:18:26 +0100";s:11:"description";s:4101:"

(Ça rime :D)

J'avais commencé de répondre jusqu'aux question bullshito-corporate qui ne veulent strictement rien dire, j’ai donc abandonné en cours de route.

Je vais donc mettre ici ce que je considère comme un poste de développeur idéal. C'est ma vision des choses ; si y'en a qui sont pas d'accord c'est leur droit et pas vraiment mon problème.

Je précise quand-même : je code aujourd'hui professionnellement comme personnellement, même si ce n'est pas mon activité principale.

Bref, voici mes critères (en dehors de la paye).

Pour commencer : un bureau FERMÉ.
Coder quoi que ce soit, c'est une activité intellectuelle et j'ai besoin d'être concentré.
Je peux rester assis à réfléchir 12 h de suite, ça me gêne pas. Par contre le moindre bruit, sonnerie de téléphone pour des broutilles, ou tocage à la porte peuvent faire perdre 5 h de réflexion, et à vous 5 h d'avancement sur la deadline. C'est vous qui voyez.

Un bon bureau, chaise, écran.
C'est notre matériel de travail, bon sang ! Pour la même raison qu'un mécano ne travaille pas avec des outils premier-prix de chez Lidl, si vous nous donnez une chaise en bois et une table bancale pour bosser sur un Médion de 2005 et son clavier en Qwertz, ça va pas le faire.
Je veux utiliser mon ordi. Ou en tout cas mon clavier et ma souris. Ainsi que si possible mon environnement de développement.

La plupart des développeurs font du dev également à titre perso et ont appris ça chez eux avec leur logiciels et ont leurs repères (raccourcis claviers, etc.). C'est comme ça qu'on est le plus efficace, et ces demandes ne sont pas pour vous faire chier, bien au contraire.

Des spec précises
Dîtes nous précisément ce que vous voulez qu'on code et pour quand et on le fait et vous aurez ce que vous voulez au moment fallu. Et passez le mot au client aussi.
Si les spec ne sont pas précises, je considère que le choix non précisés sont laissés à notre discrétion. On dit pas à un architecte « je veux une maison », mais « je veux cette maison », accompagnée d'une liste complète de critères à respecter ab-so-lu-ment.

Le dèv c'est pareil.

Trucs non-importants
Perso je me fiche et contre-fiche :

Certains aiment se sentir au jardin d’enfant pour bosser. Tant mieux pour eux, mais moi c'est pas mon cas. Je préfère l’ambiance « bibliothèque » en plein désert (et moins y a de monde, mieux j’y suis).

Et je distingue l’entreprise du reste de ma vie et j'ai envie de garder ça comme ça. Les soirées entreprise, si c’est plus d’une fois dans l’année, ça devient lourd, et si c’est pour en profiter pour parler boulot, sans moi merci. Revenez aux bons horaires.

D'ailleurs parlant de ça : les horaires et les congés flexibles c'est un gros point positif. Leur absence, un gros point négatif, sans être discriminant non plus, pour moi, pour le moment.

En résumé
Je suis dév : je travail en silence avec ma tête et mon ordi.
Il est donc normal d’être bien mentalement (au calme loin du bruit) et avec un bon ordi / chaise / souris.

Tout le reste, je m’en fiche : babyfoot & co, ce n’est pas un avantage pour moi (sauf s’il est loin loin loin au sous-sol).


PS : non, je ne recherche pas de poste de dév en ce moment.
J’ai juste tiqué sur un article d’un confrère blogueur.

";s:7:"content";s:4101:"

(Ça rime :D)

J'avais commencé de répondre jusqu'aux question bullshito-corporate qui ne veulent strictement rien dire, j’ai donc abandonné en cours de route.

Je vais donc mettre ici ce que je considère comme un poste de développeur idéal. C'est ma vision des choses ; si y'en a qui sont pas d'accord c'est leur droit et pas vraiment mon problème.

Je précise quand-même : je code aujourd'hui professionnellement comme personnellement, même si ce n'est pas mon activité principale.

Bref, voici mes critères (en dehors de la paye).

Pour commencer : un bureau FERMÉ.
Coder quoi que ce soit, c'est une activité intellectuelle et j'ai besoin d'être concentré.
Je peux rester assis à réfléchir 12 h de suite, ça me gêne pas. Par contre le moindre bruit, sonnerie de téléphone pour des broutilles, ou tocage à la porte peuvent faire perdre 5 h de réflexion, et à vous 5 h d'avancement sur la deadline. C'est vous qui voyez.

Un bon bureau, chaise, écran.
C'est notre matériel de travail, bon sang ! Pour la même raison qu'un mécano ne travaille pas avec des outils premier-prix de chez Lidl, si vous nous donnez une chaise en bois et une table bancale pour bosser sur un Médion de 2005 et son clavier en Qwertz, ça va pas le faire.
Je veux utiliser mon ordi. Ou en tout cas mon clavier et ma souris. Ainsi que si possible mon environnement de développement.

La plupart des développeurs font du dev également à titre perso et ont appris ça chez eux avec leur logiciels et ont leurs repères (raccourcis claviers, etc.). C'est comme ça qu'on est le plus efficace, et ces demandes ne sont pas pour vous faire chier, bien au contraire.

Des spec précises
Dîtes nous précisément ce que vous voulez qu'on code et pour quand et on le fait et vous aurez ce que vous voulez au moment fallu. Et passez le mot au client aussi.
Si les spec ne sont pas précises, je considère que le choix non précisés sont laissés à notre discrétion. On dit pas à un architecte « je veux une maison », mais « je veux cette maison », accompagnée d'une liste complète de critères à respecter ab-so-lu-ment.

Le dèv c'est pareil.

Trucs non-importants
Perso je me fiche et contre-fiche :

Certains aiment se sentir au jardin d’enfant pour bosser. Tant mieux pour eux, mais moi c'est pas mon cas. Je préfère l’ambiance « bibliothèque » en plein désert (et moins y a de monde, mieux j’y suis).

Et je distingue l’entreprise du reste de ma vie et j'ai envie de garder ça comme ça. Les soirées entreprise, si c’est plus d’une fois dans l’année, ça devient lourd, et si c’est pour en profiter pour parler boulot, sans moi merci. Revenez aux bons horaires.

D'ailleurs parlant de ça : les horaires et les congés flexibles c'est un gros point positif. Leur absence, un gros point négatif, sans être discriminant non plus, pour moi, pour le moment.

En résumé
Je suis dév : je travail en silence avec ma tête et mon ordi.
Il est donc normal d’être bien mentalement (au calme loin du bruit) et avec un bon ordi / chaise / souris.

Tout le reste, je m’en fiche : babyfoot & co, ce n’est pas un avantage pour moi (sauf s’il est loin loin loin au sous-sol).


PS : non, je ne recherche pas de poste de dév en ce moment.
J’ai juste tiqué sur un article d’un confrère blogueur.

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Homme criant à un téléphone fixe.
Ce week-end j’ai fait une connerie.

J’ai voulu faire une simulation d’un crédit, en ligne.

Mon but n’est pas de faire le crédit, mais de voir si cette méthode de financement peut figurer dans mon éventail d’options pour un éventuel projet.

En gros : je souhaitais juste savoir si les banques accepteraient un dossier comme le mien, sachant que je n’ai jamais contracté de crédit de ma vie et que je ne sais donc pas trop sur quoi elles se basent pour dire oui ou pour dire non…
Ces simulateurs permettent d’avoir une première indication : si c’est « clairement non sale pauvre ! », je pense que je peux oublier. Si c’est « Oui, probablement (sale un peu moins pauvre) ! », j’investiguerais davantage, en allant voir directement une banque.

À ce stade de ma réflexion, je n’ai pas besoin de devis précis.

Bref, après avoir renseigné ma situation personnelle, mes revenus, etc. vient le moment de donner le numéro de téléphone et e-mail. Autant pour l’e-mail, je donne une adresse e-mail dédiée à ce genre de sites, autant pour le téléphone, j’ai pas trop le choix que de donner mon unique et seule ligne portable. J’aurais pu leur donner ma ligne fixe (ma ligne ADSL en fait) : elle n’est reliée à rien et je ne l’ai jamais utilisé de ma vie (bienvenue au XXIᵉ siècle), mais elle ne me sert tellement pas que je j’y ait pas pensé (et je n’y ais jamais pensé du tout, en fait).

Résultat :

i

5 fois.

Ils ont essayé de m’appeler 5 fois dans la journée (en plus de m’avoir déjà appelé ce week-end déjà, juste après la simulation).

Et ça c’est sans parler des SMS que j’ai reçus ainsi que des e-mails, disant qu’ils ont essayé de me joindre par téléphone (sans déconner ?).

Foutez-moi la paix !
Je viendrai vers vous quand ça sera le moment.
J’irais directement sur votre site, et je pourrais m’engager gratuitement en un seul clic et sur le champ, ou bien me rétracter après 3 lettres recommandés, 40 € de frais de dossier et 15 jours d’attente (c’est pas comme ça que ça se passe ?).

Généralement, les banques et les assurances sont injoignables : on tombe toujours sur des robots à la cons ou des types à l’autre bout du monde qu’on ne comprend pas. Par contre pour souscrire là c’est Paris qui appelle avec les petites fleurs, le champagne, les banderoles, prostituées et tout le tralala (oui c’est du Pérusse, merci François). Bah.

J’aurais au moins appris un truc : la prochaine fois que je souhaite les joindre pour déclarer un sinistre à l’assurance ou demander une information relative à un prélèvement sur mon compte en banque, je passerais par un simulateur en ligne. Au moins j’aurais une vraie personne au bout de la ligne en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

ÉDIT : 6 fois ;-;

Image d’en-tête

";s:7:"content";s:3847:"

Homme criant à un téléphone fixe.
Ce week-end j’ai fait une connerie.

J’ai voulu faire une simulation d’un crédit, en ligne.

Mon but n’est pas de faire le crédit, mais de voir si cette méthode de financement peut figurer dans mon éventail d’options pour un éventuel projet.

En gros : je souhaitais juste savoir si les banques accepteraient un dossier comme le mien, sachant que je n’ai jamais contracté de crédit de ma vie et que je ne sais donc pas trop sur quoi elles se basent pour dire oui ou pour dire non…
Ces simulateurs permettent d’avoir une première indication : si c’est « clairement non sale pauvre ! », je pense que je peux oublier. Si c’est « Oui, probablement (sale un peu moins pauvre) ! », j’investiguerais davantage, en allant voir directement une banque.

À ce stade de ma réflexion, je n’ai pas besoin de devis précis.

Bref, après avoir renseigné ma situation personnelle, mes revenus, etc. vient le moment de donner le numéro de téléphone et e-mail. Autant pour l’e-mail, je donne une adresse e-mail dédiée à ce genre de sites, autant pour le téléphone, j’ai pas trop le choix que de donner mon unique et seule ligne portable. J’aurais pu leur donner ma ligne fixe (ma ligne ADSL en fait) : elle n’est reliée à rien et je ne l’ai jamais utilisé de ma vie (bienvenue au XXIᵉ siècle), mais elle ne me sert tellement pas que je j’y ait pas pensé (et je n’y ais jamais pensé du tout, en fait).

Résultat :

i

5 fois.

Ils ont essayé de m’appeler 5 fois dans la journée (en plus de m’avoir déjà appelé ce week-end déjà, juste après la simulation).

Et ça c’est sans parler des SMS que j’ai reçus ainsi que des e-mails, disant qu’ils ont essayé de me joindre par téléphone (sans déconner ?).

Foutez-moi la paix !
Je viendrai vers vous quand ça sera le moment.
J’irais directement sur votre site, et je pourrais m’engager gratuitement en un seul clic et sur le champ, ou bien me rétracter après 3 lettres recommandés, 40 € de frais de dossier et 15 jours d’attente (c’est pas comme ça que ça se passe ?).

Généralement, les banques et les assurances sont injoignables : on tombe toujours sur des robots à la cons ou des types à l’autre bout du monde qu’on ne comprend pas. Par contre pour souscrire là c’est Paris qui appelle avec les petites fleurs, le champagne, les banderoles, prostituées et tout le tralala (oui c’est du Pérusse, merci François). Bah.

J’aurais au moins appris un truc : la prochaine fois que je souhaite les joindre pour déclarer un sinistre à l’assurance ou demander une information relative à un prélèvement sur mon compte en banque, je passerais par un simulateur en ligne. Au moins j’aurais une vraie personne au bout de la ligne en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

ÉDIT : 6 fois ;-;

Image d’en-tête

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Photo de la Lune.
Ce soir, vers 18 heures environ, ça va être tout noir1.

La raison à cela a été inventée2 par Kepler3 en 1609 et provient de la rotation de la Terre sur elle-même face au Soleil. Cette dernière n’éclairera alors plus du tout nos contrées et nous passeront dans l’obscurité.

Vous avez bien lu : le Soleil ne sera plus visible ! Merde alors.

Ce phénomène provoquera alors ce qu’on appelle dans le jargon scientifique « la nuit ». Par chance cependant, cette nuit devrait normalement se terminer approximativement à 07h24 UTC+1 (grosso-modo) demain matin et alors le Soleil pourra à nouveau éclairer le ciel et être visible si la météo le permet et que vous n’êtes pas aveugle.

En attendant, profitez-en pour rentrer chez vous, vous mettre à l’abri et peut-être dormir (c’est-à-dire vous allonger et rester ainsi de façon inconsciente durant 7-8 heures dans un lit) pour vous reposer.

Notes :


Pourquoi cet article stupide ?

Parce que si RTL se permet de le faire, et en disant beaucoup de conneries aussi : Nouvelle Lune : pourquoi vous ne verrez pas la Lune le 4 novembre (via Twitter).

Alors qu’on soit d’accord : je plussoie la vulgarisation scientifique.

Mais là on parle de RTL, une station de radio/télé généraliste francophone, pas de Dora l’Exploratrice ou des leçons de Monsieur Patate ! Les phases de la Lune c’est du niveau quoi… CP ? CE1 ? En tout cas pas exactement le genre de choses — à mon avis — que des adultes découvrent en écoutant la radio en allant au travail le matin. Ou alors le niveau en science en France est à un niveau particulièrement alarmant.

De plus, et c’est peut-être le pire dans tout ça : l’article parle d’une « Lune Noire ». Or il n’y aura pas de Lune noire ce mois-ci.

« Lune noire » n’est pas un terme scientifique, mais désigne bien quelque chose : c’est quand, au cours d’un même mois calendaire, on observe une deuxième nouvelle Lune. Le cycle lunaire dure 29,5 jours et il y a donc de la place d’en commencer un deuxième si le premier a début tout au début du mois. D’un point de vue astronomique, ceci n’a cependant aucune signification particulière. C’est juste un hasard du calendrier.

Ceci est loin d’être systématique : la prochaine sera en avril 2022 seulement : il y aura une nouvelle lune le 1ᵉʳ avril et une autre nouvelle lune le 30 avril ; cette seconde nouvelle lune porte alors le nom de Lune Noire. Pour la suivante il faudra ensuite attendre décembre 2024 !

Dans tous les cas, ce 4 novembre-ci ne marquera, en aucun cas, un tel phénomène. Dire le contraire est faux.

De la même façon, si un mois voit deux pleines Lunes, la seconde est appelée « Lune bleue ». Là également cela est un hasard du calendrier et le « bleu » ne réfère pas du tout à sa couleur. C’est plutôt une traduction contemporaine d’une déformation de l’expression « double lune », qui aurait donné « blue moon » en anglais.

Lune bleue ou lune noire… est-ce qu’on peut parler de phénomène rare ? Pas vraiment : elles se produisent chacun environ tous les 3 ans, ce qui est moins rare que les jeux olympiques ou une coupe du monde de football. Or personne ne parle des « rares jeux olympiques »…

Donc, @RTL : que vous fassiez de la vulgarisation sur des trivialités, ok, pourquoi pas. Quitte à remonter le niveau, autant commencer par le bas, et finalement c’est peut-être pas bête.
Mais alors remontez-le effectivement et ne racontez pas n’importe quoi.

Si vous racontez de la merde sur les phases de la Lune, arrêtez immédiatement, ça vaut mieux pour vous. Car le jour où vous allez parler des Kugelblitz ou du processus de Blandford–Znajek, ça va être un carnage.

(Par contre vous pouvez toujours demander de l’aide, si c’est votre projet).

image d’en-tête de Luke Stackpoole

";s:7:"content";s:5486:"

Photo de la Lune.
Ce soir, vers 18 heures environ, ça va être tout noir1.

La raison à cela a été inventée2 par Kepler3 en 1609 et provient de la rotation de la Terre sur elle-même face au Soleil. Cette dernière n’éclairera alors plus du tout nos contrées et nous passeront dans l’obscurité.

Vous avez bien lu : le Soleil ne sera plus visible ! Merde alors.

Ce phénomène provoquera alors ce qu’on appelle dans le jargon scientifique « la nuit ». Par chance cependant, cette nuit devrait normalement se terminer approximativement à 07h24 UTC+1 (grosso-modo) demain matin et alors le Soleil pourra à nouveau éclairer le ciel et être visible si la météo le permet et que vous n’êtes pas aveugle.

En attendant, profitez-en pour rentrer chez vous, vous mettre à l’abri et peut-être dormir (c’est-à-dire vous allonger et rester ainsi de façon inconsciente durant 7-8 heures dans un lit) pour vous reposer.

Notes :


Pourquoi cet article stupide ?

Parce que si RTL se permet de le faire, et en disant beaucoup de conneries aussi : Nouvelle Lune : pourquoi vous ne verrez pas la Lune le 4 novembre (via Twitter).

Alors qu’on soit d’accord : je plussoie la vulgarisation scientifique.

Mais là on parle de RTL, une station de radio/télé généraliste francophone, pas de Dora l’Exploratrice ou des leçons de Monsieur Patate ! Les phases de la Lune c’est du niveau quoi… CP ? CE1 ? En tout cas pas exactement le genre de choses — à mon avis — que des adultes découvrent en écoutant la radio en allant au travail le matin. Ou alors le niveau en science en France est à un niveau particulièrement alarmant.

De plus, et c’est peut-être le pire dans tout ça : l’article parle d’une « Lune Noire ». Or il n’y aura pas de Lune noire ce mois-ci.

« Lune noire » n’est pas un terme scientifique, mais désigne bien quelque chose : c’est quand, au cours d’un même mois calendaire, on observe une deuxième nouvelle Lune. Le cycle lunaire dure 29,5 jours et il y a donc de la place d’en commencer un deuxième si le premier a début tout au début du mois. D’un point de vue astronomique, ceci n’a cependant aucune signification particulière. C’est juste un hasard du calendrier.

Ceci est loin d’être systématique : la prochaine sera en avril 2022 seulement : il y aura une nouvelle lune le 1ᵉʳ avril et une autre nouvelle lune le 30 avril ; cette seconde nouvelle lune porte alors le nom de Lune Noire. Pour la suivante il faudra ensuite attendre décembre 2024 !

Dans tous les cas, ce 4 novembre-ci ne marquera, en aucun cas, un tel phénomène. Dire le contraire est faux.

De la même façon, si un mois voit deux pleines Lunes, la seconde est appelée « Lune bleue ». Là également cela est un hasard du calendrier et le « bleu » ne réfère pas du tout à sa couleur. C’est plutôt une traduction contemporaine d’une déformation de l’expression « double lune », qui aurait donné « blue moon » en anglais.

Lune bleue ou lune noire… est-ce qu’on peut parler de phénomène rare ? Pas vraiment : elles se produisent chacun environ tous les 3 ans, ce qui est moins rare que les jeux olympiques ou une coupe du monde de football. Or personne ne parle des « rares jeux olympiques »…

Donc, @RTL : que vous fassiez de la vulgarisation sur des trivialités, ok, pourquoi pas. Quitte à remonter le niveau, autant commencer par le bas, et finalement c’est peut-être pas bête.
Mais alors remontez-le effectivement et ne racontez pas n’importe quoi.

Si vous racontez de la merde sur les phases de la Lune, arrêtez immédiatement, ça vaut mieux pour vous. Car le jour où vous allez parler des Kugelblitz ou du processus de Blandford–Znajek, ça va être un carnage.

(Par contre vous pouvez toujours demander de l’aide, si c’est votre projet).

image d’en-tête de Luke Stackpoole

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Voir :

« Est-ce que garder une vieille voiture est mieux pour l’environnement ? » sous entendant : « que changer pour une voiture plus récente (moins polluante) ou une voiture électrique ? ».

TL;DR : oui, sauf si vous roulez vraiment très peu.

Un EV émet-il plus de CO2 ?

J’en ai déjà parlé, mais ils font le descriptif détaillé dans la vidéo.

Il faut comprendre qu’une voiture qui existe déjà coûte zéro CO2 en fabrication (elle est déjà fabriquée !), elle coûte seulement du CO2 à l’usage.

Une voiture neuve qui n’existe pas, il faut la produire et ça va émettre du CO2 en plus par rapport à tout le CO2 déjà émis.

Sauf que les voitures plus récentes sont plus optimisées et à l’usage elles émettent moins de CO2 que les anciennes (normalement, et selon les gabarits des voitures).

Il faut donc se demander si le gain sur le long terme compense le « coût » de fabrication de la voiture neuve. C’est le but du calcul, et seulement en termes de CO2.

Le résultat :

Ce que cela veut dire…
Si vous avez une vieille voiture et que vous êtes dans la moyenne (en km par an), alors une voiture électrique neuve deviendra plus écologique après seulement 4 ans d’utilisation que rouler avec l’ancienne sur la même période.
De même si vous roulez encore 7 ans avec cette vieille voiture, vous finiriez par être plus polluant que si vous aviez changé de voiture pour une thermique récente.

Dit autrement : après 4 ans d’utilisation d’une EV, on a rentabilisé le « capital CO2 » et on devient moins polluant que si on avait continué à rouler avec la vieille voiture.

Ces chiffres sont donnés pour les USA avec la moyenne de distance parcourue par an (35 000 km/an) et la qualité de l’électricité américaine (60 % fossile).

On remarque une chose intéressante : aujourd’hui, la production d’une EV n’émet que relativement peu de CO2 en plus par rapport à une voiture thermique : 11 tonnes au lieu de 9 tonnes.
On parle de 20 % de plus : c’est donc loin des phrases types du détracteur : « mais la production est beaucoup plus polluante ! ».

En France, les chiffres ne sont pas les mêmes. Déjà, on roule en moyenne 12 000-15 000 km/an et les voitures sont un peu moins gourmandes. De plus, en France toujours, 90 % de l’électricité est décarbonée (seulement 10 % de fossile).

Dans ces conditions, si je fais le calcul (ce n’est pas dans la vidéo) :

Et si je dois changer la batterie ? Ça pollue plus !

Ça n’arrivera pas, en tout cas à la très grande majorité des gens.

Les Tesla 3 (référence de la vidéo, et EV la plus vendue au monde) ont encore une capacité de batterie de 90 % après 320 000 km (chiffres Tesla d’après leurs données de télémétrie pour les voitures qui ont dépassé cette distance).

Déjà on peut donc dire qu’il n’y a aucun risque d’avoir à changer de batterie pour cause d’usure naturelle, même après 700 000 km (certains EV les ont atteintes).

Ajoutons à ça que les voitures thermiques qui atteignent ce kilométrage tombent généralement en lambeau et beaucoup de pièces sont à changer (du moteur à l’échappement, en passant par la boîte de vitesse, l’embrayage ou le système de refroidissement… autant d’éléments qu’une EV n’a pas… et qui contiennent elles aussi des matériaux rares et toxiques comme le palladium ou le platine).

Même si cela devait être le cas, ça sera toujours moins polluant : l’usage de la Tesla Model 3 émet tellement moins qu’on peut en produire une seconde au bout de 7 ans d’usage et toujours moins avoir émis de CO2 qu’utiliser une voiture thermique… pour les USA (donc c’est encore plus valable en France)

Autrement dit — et pour ce qui est des gaz à effet de serre, j’insiste — pour un usager moyen, il n’y a aucun scénario où l’usage d’une EV émet plus de CO2 qu’une voiture thermique.
Le seul cas, mais ça n’est pas « l’usager moyen », c’est si vous roulez très peu.

Et le lithium ! Et le cobalt !

Le lithium se mine comme du sel de table : avec de l’eau qu’on envoie dans la mine, qui dissout le sel de lithium, et on récupère l’eau que l’on laisse s’évaporer pour récolter le sel de lithium. Ce n’est pas plus polluant que miner du sel de table.
Or, pour le sel de table, personne, jamais, nulle part, n’est parti en « croisade verte » parce ça polluerait. Et comme le Lithium n’est pas rare, ni lourd (il flotte sur l’eau), son transport n’est pas aussi polluant que l’acier ou (au hasard) le pétrole par exemple (dont l’acheminement jusqu’à la station essence est lui aussi émetteur de CO2).

Aussi, il faut dire qu’une EV comme la Model 3 n’en contient que… 8 kilos ! Ce n’est pas rien et il les faut pour faire avancer la voiture, mais ce n’est pas le gros du poids de la voiture comme on voudrait le penser.

Pour ce qui est du Cobalt : il est rare et à ce jour son extraction se fait de manière peu éthique, c’est vrai. Mais c’est un problème en passe d’être corrigé.

Tesla (principal constructeur d’EV) compte s’en passer complètement et les autres constructeurs en réduisent drastiquement la quantité nécessaire en améliorant sans-cesse les technologies de leur batterie. Un EV grande autonomie (400+ km) c’est 14 kilos de cobalt aujourd’hui. Et c’est en baisse. Là aussi, le cobalt est (pour l’instant) essentiel pour une EV, mais ce n’est pas non plus ce qui fait le gros de son poids.

Aussi faut-il ajouter que cette masse reste dans la voiture et ne se retrouve pas dans la nature : il est donc facilement collectable en fin de vie (ce qui, je rappelle, intervient après plusieurs centaines de milliers de kilomètres). Pour info : le taux de recyclabilité atteint (selon les sources) 90 %. Et le taux de recyclage actuel en est à 5-10 % (chiffres Toyota).

C’est pas comme les ~30 tonnes d’essence, et les huiles, liquides diverses qui partent en fumée au cours de la vie d’une voiture thermique ou finissent lentement sur la route.
Ou encore les plaquettes de freinage qui ne s’usent que très peu sur une voiture électrique (et électrifiée) grâce au freinage régénératif.

Et du coup ?

En somme, la pollution soi-disant supérieure des EV par rapport à une voiture thermique, c’est un argument qui ne tient plus. C’est devenu tout simplement faux.

Des progrès ont été faits, et on s’approche très franchement de la pollution générée par une voiture thermique. Garder une vieille voiture est très rapidement beaucoup plus polluante que passer sur une voiture électrique.

Un jour viendra où produire une EV sera moins polluante, et ça risque à mon avis d’arriver d’ici 5 ans au plus.

L’argument du lithium ne tient pas, et celui du cobalt est également en train d’être résolu, et a déjà largement été amélioré.

Concernant les terres rares (néodyme & co), l’enjeu est géopolitique. Ces éléments ne sont pas rares, contrairement à ce qu’indique leur nom, mais ils sont tous en Chine.
Néanmoins, des technologies un poil moins efficientes existent si le besoin devait se faire sentir de s’en passer (les moteur à induction asynchrone sont sans aimants permanents et donc sans ces terres rares ; ces moteurs équipaient les premières Tesla et certaines (toutes ?) les Zoé, notamment).

Les limites actuelles

À ce jour, je ne vois plus qu’un seul argument qui pourrait tenir ; ainsi qu’un potentiel problème logistique à résoudre.

L’argument : le prix. Les EV aujourd’hui sont plus chers, c’est vrai. La batterie y est pour une très grande partie, mais leur coût diminue à mesure que la production monte en échelle. On peut voir tout ça changer dans les années à venir.

Pour l’instant, passer par une hybride ou une hybride rechargeable peut être financièrement intéressant, tout en étant moins polluant (20-30 % moins de CO2 pour une hybride ; 70-80 % en moins pour une rechargeable, moyenné au cours d’une année). Note : moins de CO2, c’est moins d’essence consommée et donc des économies là-aussi.
Ces voitures sont également les plus efficaces pour les petits trajets (les plus nombreux, et ceux où les voitures thermiques sont les moins efficientes). Ces voitures sont moins chères que les voitures électriques (mais plus que les pures thermiques).

Il convient aussi de surveiller le marché de l’occasion : les EV conservent leur capacité beaucoup plus longtemps que les thermiques, et on gagne sur le long terme en coût de l’énergie mais aussi énormément en entretien (aucun fluide à changer, aucune pièce d’usure sinon les pneus et les essuie-glaces).

Si l’on est réticent à acheter du neuf parce que ça implique de produire du neuf, cherchez du côté de l’occasion !
La voiture existe déjà, donc l’acquérir ne montera pas le bilan carbone.

Je ne cherche absolument pas à inciter qui que ce soit : je dis juste ce qui est, et quels arguments ne tiennent tout simplement pas (ou plus), mais que je continue d’entendre.

Enfin, concernant les bornes de recharge : une EV n’est réellement possible qu’à condition d’avoir la possibilité de la recharger chez soi (où 95 % des recharges sont effectuées). Pas tout le monde peut se le permettre.

Quant au problème que je vois : il faudra produire plus d’électricité à un moment. Le réseau sera aussi à adapter.
Mais avec les résidences et les appareils électriques qui s’améliorent eux aussi, le problème est moins important qu’il pourrait sembler (faudrait qu’EDF communique sur ça).

Enfin, en positionnant les stations de recharge aux bons endroits, on pourra limiter les lignes de transport de l’énergie et réduire les pertes (30 % de l’électricité mondiale produite est perdue dans les lignes), voire produire sur place certains jours.


Enfin, bien sûr, question CO2, un vélo sera toujours meilleur.
Ce moyen devrait être utilisé pour tous les trajets en ville, selon moi.

Mais le débat ici n’est pas là : la voiture reste un moyen utile dans certains cas et il s’agit donc aussi d’améliorer ces cas-là.

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Voir :

« Est-ce que garder une vieille voiture est mieux pour l’environnement ? » sous entendant : « que changer pour une voiture plus récente (moins polluante) ou une voiture électrique ? ».

TL;DR : oui, sauf si vous roulez vraiment très peu.

Un EV émet-il plus de CO2 ?

J’en ai déjà parlé, mais ils font le descriptif détaillé dans la vidéo.

Il faut comprendre qu’une voiture qui existe déjà coûte zéro CO2 en fabrication (elle est déjà fabriquée !), elle coûte seulement du CO2 à l’usage.

Une voiture neuve qui n’existe pas, il faut la produire et ça va émettre du CO2 en plus par rapport à tout le CO2 déjà émis.

Sauf que les voitures plus récentes sont plus optimisées et à l’usage elles émettent moins de CO2 que les anciennes (normalement, et selon les gabarits des voitures).

Il faut donc se demander si le gain sur le long terme compense le « coût » de fabrication de la voiture neuve. C’est le but du calcul, et seulement en termes de CO2.

Le résultat :

Ce que cela veut dire…
Si vous avez une vieille voiture et que vous êtes dans la moyenne (en km par an), alors une voiture électrique neuve deviendra plus écologique après seulement 4 ans d’utilisation que rouler avec l’ancienne sur la même période.
De même si vous roulez encore 7 ans avec cette vieille voiture, vous finiriez par être plus polluant que si vous aviez changé de voiture pour une thermique récente.

Dit autrement : après 4 ans d’utilisation d’une EV, on a rentabilisé le « capital CO2 » et on devient moins polluant que si on avait continué à rouler avec la vieille voiture.

Ces chiffres sont donnés pour les USA avec la moyenne de distance parcourue par an (35 000 km/an) et la qualité de l’électricité américaine (60 % fossile).

On remarque une chose intéressante : aujourd’hui, la production d’une EV n’émet que relativement peu de CO2 en plus par rapport à une voiture thermique : 11 tonnes au lieu de 9 tonnes.
On parle de 20 % de plus : c’est donc loin des phrases types du détracteur : « mais la production est beaucoup plus polluante ! ».

En France, les chiffres ne sont pas les mêmes. Déjà, on roule en moyenne 12 000-15 000 km/an et les voitures sont un peu moins gourmandes. De plus, en France toujours, 90 % de l’électricité est décarbonée (seulement 10 % de fossile).

Dans ces conditions, si je fais le calcul (ce n’est pas dans la vidéo) :

Et si je dois changer la batterie ? Ça pollue plus !

Ça n’arrivera pas, en tout cas à la très grande majorité des gens.

Les Tesla 3 (référence de la vidéo, et EV la plus vendue au monde) ont encore une capacité de batterie de 90 % après 320 000 km (chiffres Tesla d’après leurs données de télémétrie pour les voitures qui ont dépassé cette distance).

Déjà on peut donc dire qu’il n’y a aucun risque d’avoir à changer de batterie pour cause d’usure naturelle, même après 700 000 km (certains EV les ont atteintes).

Ajoutons à ça que les voitures thermiques qui atteignent ce kilométrage tombent généralement en lambeau et beaucoup de pièces sont à changer (du moteur à l’échappement, en passant par la boîte de vitesse, l’embrayage ou le système de refroidissement… autant d’éléments qu’une EV n’a pas… et qui contiennent elles aussi des matériaux rares et toxiques comme le palladium ou le platine).

Même si cela devait être le cas, ça sera toujours moins polluant : l’usage de la Tesla Model 3 émet tellement moins qu’on peut en produire une seconde au bout de 7 ans d’usage et toujours moins avoir émis de CO2 qu’utiliser une voiture thermique… pour les USA (donc c’est encore plus valable en France)

Autrement dit — et pour ce qui est des gaz à effet de serre, j’insiste — pour un usager moyen, il n’y a aucun scénario où l’usage d’une EV émet plus de CO2 qu’une voiture thermique.
Le seul cas, mais ça n’est pas « l’usager moyen », c’est si vous roulez très peu.

Et le lithium ! Et le cobalt !

Le lithium se mine comme du sel de table : avec de l’eau qu’on envoie dans la mine, qui dissout le sel de lithium, et on récupère l’eau que l’on laisse s’évaporer pour récolter le sel de lithium. Ce n’est pas plus polluant que miner du sel de table.
Or, pour le sel de table, personne, jamais, nulle part, n’est parti en « croisade verte » parce ça polluerait. Et comme le Lithium n’est pas rare, ni lourd (il flotte sur l’eau), son transport n’est pas aussi polluant que l’acier ou (au hasard) le pétrole par exemple (dont l’acheminement jusqu’à la station essence est lui aussi émetteur de CO2).

Aussi, il faut dire qu’une EV comme la Model 3 n’en contient que… 8 kilos ! Ce n’est pas rien et il les faut pour faire avancer la voiture, mais ce n’est pas le gros du poids de la voiture comme on voudrait le penser.

Pour ce qui est du Cobalt : il est rare et à ce jour son extraction se fait de manière peu éthique, c’est vrai. Mais c’est un problème en passe d’être corrigé.

Tesla (principal constructeur d’EV) compte s’en passer complètement et les autres constructeurs en réduisent drastiquement la quantité nécessaire en améliorant sans-cesse les technologies de leur batterie. Un EV grande autonomie (400+ km) c’est 14 kilos de cobalt aujourd’hui. Et c’est en baisse. Là aussi, le cobalt est (pour l’instant) essentiel pour une EV, mais ce n’est pas non plus ce qui fait le gros de son poids.

Aussi faut-il ajouter que cette masse reste dans la voiture et ne se retrouve pas dans la nature : il est donc facilement collectable en fin de vie (ce qui, je rappelle, intervient après plusieurs centaines de milliers de kilomètres). Pour info : le taux de recyclabilité atteint (selon les sources) 90 %. Et le taux de recyclage actuel en est à 5-10 % (chiffres Toyota).

C’est pas comme les ~30 tonnes d’essence, et les huiles, liquides diverses qui partent en fumée au cours de la vie d’une voiture thermique ou finissent lentement sur la route.
Ou encore les plaquettes de freinage qui ne s’usent que très peu sur une voiture électrique (et électrifiée) grâce au freinage régénératif.

Et du coup ?

En somme, la pollution soi-disant supérieure des EV par rapport à une voiture thermique, c’est un argument qui ne tient plus. C’est devenu tout simplement faux.

Des progrès ont été faits, et on s’approche très franchement de la pollution générée par une voiture thermique. Garder une vieille voiture est très rapidement beaucoup plus polluante que passer sur une voiture électrique.

Un jour viendra où produire une EV sera moins polluante, et ça risque à mon avis d’arriver d’ici 5 ans au plus.

L’argument du lithium ne tient pas, et celui du cobalt est également en train d’être résolu, et a déjà largement été amélioré.

Concernant les terres rares (néodyme & co), l’enjeu est géopolitique. Ces éléments ne sont pas rares, contrairement à ce qu’indique leur nom, mais ils sont tous en Chine.
Néanmoins, des technologies un poil moins efficientes existent si le besoin devait se faire sentir de s’en passer (les moteur à induction asynchrone sont sans aimants permanents et donc sans ces terres rares ; ces moteurs équipaient les premières Tesla et certaines (toutes ?) les Zoé, notamment).

Les limites actuelles

À ce jour, je ne vois plus qu’un seul argument qui pourrait tenir ; ainsi qu’un potentiel problème logistique à résoudre.

L’argument : le prix. Les EV aujourd’hui sont plus chers, c’est vrai. La batterie y est pour une très grande partie, mais leur coût diminue à mesure que la production monte en échelle. On peut voir tout ça changer dans les années à venir.

Pour l’instant, passer par une hybride ou une hybride rechargeable peut être financièrement intéressant, tout en étant moins polluant (20-30 % moins de CO2 pour une hybride ; 70-80 % en moins pour une rechargeable, moyenné au cours d’une année). Note : moins de CO2, c’est moins d’essence consommée et donc des économies là-aussi.
Ces voitures sont également les plus efficaces pour les petits trajets (les plus nombreux, et ceux où les voitures thermiques sont les moins efficientes). Ces voitures sont moins chères que les voitures électriques (mais plus que les pures thermiques).

Il convient aussi de surveiller le marché de l’occasion : les EV conservent leur capacité beaucoup plus longtemps que les thermiques, et on gagne sur le long terme en coût de l’énergie mais aussi énormément en entretien (aucun fluide à changer, aucune pièce d’usure sinon les pneus et les essuie-glaces).

Si l’on est réticent à acheter du neuf parce que ça implique de produire du neuf, cherchez du côté de l’occasion !
La voiture existe déjà, donc l’acquérir ne montera pas le bilan carbone.

Je ne cherche absolument pas à inciter qui que ce soit : je dis juste ce qui est, et quels arguments ne tiennent tout simplement pas (ou plus), mais que je continue d’entendre.

Enfin, concernant les bornes de recharge : une EV n’est réellement possible qu’à condition d’avoir la possibilité de la recharger chez soi (où 95 % des recharges sont effectuées). Pas tout le monde peut se le permettre.

Quant au problème que je vois : il faudra produire plus d’électricité à un moment. Le réseau sera aussi à adapter.
Mais avec les résidences et les appareils électriques qui s’améliorent eux aussi, le problème est moins important qu’il pourrait sembler (faudrait qu’EDF communique sur ça).

Enfin, en positionnant les stations de recharge aux bons endroits, on pourra limiter les lignes de transport de l’énergie et réduire les pertes (30 % de l’électricité mondiale produite est perdue dans les lignes), voire produire sur place certains jours.


Enfin, bien sûr, question CO2, un vélo sera toujours meilleur.
Ce moyen devrait être utilisé pour tous les trajets en ville, selon moi.

Mais le débat ici n’est pas là : la voiture reste un moyen utile dans certains cas et il s’agit donc aussi d’améliorer ces cas-là.

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Programmation.
Ceci est une implémentation de l’idée que j’avais postée ici et qui concernait une gestion de cache basée sur le .htaccess et les erreur 404.

Le modèle habituel d’un cache statique PHP

Habituellement, pour gérer les caches de fichiers statique, on envoie une requête sur un fichier PHP qui va s’occuper de récupérer une ressource statique et l’envoyer vers le navigateur :

cache.php

<?php
    readfile($fichier_statique);
?>

Le $fichier_statique contient des données HTML déjà prêtes. Normalement, une fois que la page HTML est envoyée au visiteur, elle est oubliée de la mémoire de l’ordi. Si un autre visiteur fait la même requête, le serveur doit tout refaire.

L’idée d’un cache est de stocker le code HTML que l’on a envoyé au visiteur. Comme ça, si un second visiteur fait la même requête, on lui envoie ce qui se trouve en cache, sans avoir à tout recalculer : c’est beaucoup plus rapide.

Dans mon cas, je le fais avec des images d’avatar de chez Gravatar et avec des favicon que je met en face des sites dans mon lecteur RSS. Je ne fais pas une requête vers ces sites, mais vers mon lecteur RSS. C’est lui qui va faire une requête externe, sauver l’avatar ou la favicon localement, puis l’envoyer au client. La fois d’après, il envoie directement l’icône locale au client, sans faire de requête réseau. On gagne beaucoup en performances globales.

Le problème que je vois ici, c’est que le fichier cache.php est appelé pour chaque requête sur un fichier. C’est plus rapide que recalculer une miniature, mais une instance PHP est tout de même créée, ne serait-ce que pour lancer le readfile(), et éventuellement après quelques calculs rapides pour déterminer quel fichier cache on envoie au navigateur.

On peut s’affranchir de cette requête et de PHP.

Utiiliser .htaccess

On va prendre l’exemple du cache pour les images favicon et gravatar, car c’est ce que j’utilise et c’est ce pourquoi j’ai fait cette méthode.

Avant je faisais une requête vers cache.php?w=favicon&site=example.com
Et j’avais cette arborescence :

cache.php
var/
| - - cache/
      | - - favicon/
            | - - icone1.png
            | - - icone2.png
            | - - ...
      | - - gravatar/
            | - - avatar1.png
            | - - avatar2.png
            | - - ...
      | - - .htaccess

Quand je voulais une icône, je faisais un hit sur cache.php?get=icone1.png, et il m’envoyait l’icone1.png après l’avoir soit téléchargée, soit lue sur le disque.
Pour moi, l’image était située à l’URL cache.php?get=icone1.png, pas ailleurs.

Maintenant je fais autrement.

Je fais mon hit sur /var/cache/favicon/icone1.png. Plus besoin de PHP : si l’image existe, l’icône est envoyée directement.

Mais si le fichier n’existe pas, ça renvoie un 404, non ?

Exactement ! Mais ça, c’est uniquement si le fichier n’est pas là.
La distinction « fichier là / fichier pas là » n’est plus à faire par PHP comme avant : elle est déjà faite par le serveur (Apache, …), et on va s’en servir !

Il est possible d’utiliser une redirection en cas de 404. Dans le fichier .htaccess de notre arborescence, je vais mettre :

RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-f
RewriteRule (.*) ../../cache.php?w=gravatar&q=$1 [L]

L’important ici est le !-f de la première ligne.

Un simple -f signifierait « notre requête est un fichier ». Mais avec le point d’exclamation devant, ça signifie « notre requête n’est pas un fichier », dans le sens « un fichier qui n’est pas, qui n’existe pas ».

Si je demande un fichier qui n’est pas là (donc un 404), cette condition est est satisfait : « le fichier n’est pas ! » et on accède à la ligne suivante, c’est à dire le renvoie vers le script PHP.

Ce n’est pas une redirection 301 ou 302 : le serveur demande uniquement à PHP de s’occuper de la demande au lieu de s’en occuper lui-même par l’envoie d’une erreur 404.

Une fois que PHP a fait son boulot, il sauvegarde le fichier et la renvoie au navigateur : le navigateur ne reçoit jamais de 404 : si le fichier est là, le serveur lui donne. Si le fichier n’est pas là, PHP produit le fichier avant de lui donner également. Le fichier est également sauvegardé pour la prochaine fois.

En plus de ça, la requête est faite directement sur le fichier que l’on veut, pas sur une page à PHP qui devra lire le fichier. On gagne donc en logique aussi.

Pour aller plus loin

Comme je l’ai dit, j’utilise ce système à la fois pour des icônes de site et pour des avatars de commentaires. Il y a donc une distinction à un moment. Les images sont mis en cache dans deux répertoires dédiés :

var/
| - - cache/
      | - - favicon/
      | - - gravatar/
      | - - .htaccess

Aussi, une complication est de ne faire qu’un seul fichier .htaccess.

Pourquoi ? Car je ne veux pas mettre un .htaccess dans chaque dossier et ceci pour une raison simple : quand veux purger le cache (en supprimant le dossier et son contenu), je ne veux pas perdre mon fichier .htaccess.

Avec un seul fichier situé à un niveau plus haut, je supprime les dossier favicon/ et gravatar/ et c’est bon, ils seront recréés par PHP lors de la prochaine requête.

Mon .htaccess doit distinguer quel est le dossier où l’on fait la requête. Je fais ça comme ça :

RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-f
RewriteCond %{REQUEST_URI} ./gravatar/(.*)$
RewriteRule (.*)gravatar/(.*)$ ../../favatar.php?w=gravatar&q=$2 [L]

Explication ligne par ligne :

RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-f

↑ Je regarde si le fichier existe. Si oui, le fichier est envoyé au navigateur et ça s’arrête. Autrement on continue.

RewriteCond %{REQUEST_URI} ./favicon/(.*)$

↑ Je regarde sur la requête concerne un fichier dans /favicon

RewriteRule (.*)favicon/(.*)$ ../../favatar.php?w=favicon&q=$2 [L]

↑ Si oui et oui, on renvoie sur favatar.php?w=favicon&q=icone.png, et PHP fera son travail. Le [L] permet de dire qu’il s’agit de la dernière condition et que le traitement du .htaccess s’arrête.

Il reste une ligne à ajouter. En effet, si je fais une requête sur le dossier .favicon/, je ne veux pas que ça renvoie sur PHP. C’est un dossier, pas une image. Et même si je gère cette exception dans PHP pour plus de sécurité, il faut mieux mettre un garde-fou en plus.

Par conséquent, ça nous fait quatre lignes :

RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-f
RewriteCond %{REQUEST_URI} ./gravatar/(.*)$
RewriteCond %{REQUEST_URI} !./gravatar/$
RewriteRule (.*)gravatar/(.*)$ ../../favatar.php?w=gravatar&q=$2 [L]

La ligne ajoutée, la troisième, dit « si le fichier est autre que le dossier gravatar/, on applique la règle ». Dans le cas contraire, on laisse faire (et on ne renvoie pas vers PHP.

Ceci est bon pour les avatars.
Reste à faire la même chose pour les favicon. Il suffit de dupliquer tout ça :

RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-f
RewriteCond %{REQUEST_URI} ./gravatar/(.*)$
RewriteCond %{REQUEST_URI} !./gravatar/$
RewriteRule (.*)gravatar/(.*)$ ../../favatar.php?w=gravatar&q=$2 [L]

RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-f
RewriteCond %{REQUEST_URI} ./favicon/(.*)$
RewriteCond %{REQUEST_URI} !./favicon/$
RewriteRule (.*)favicon/(.*)$ ../../favatar.php?w=favicon&q=$2 [L]

Et voilà !

Exemple de fonctionnement

Juste pour résumer ce qui se passe :

Une requête sur ./gravatar/fichier.png sera traité par le premier bloc ci-dessus. Une requête sur ./favicon/fichier.png sera traité par le seconde bloc ci-dessus.

Dans les deux cas, si fichier.png existe, il est envoyé normalement au navigateur. Sinon, il est créé par PHP puis envoyé. Il n’y a pas de 404 envoyé au navigateur.
Si le fichier demandé est invalide, on renvoie une erreur 400 (Bad Request) avec PHP. C’est par exemple le cas si on demande un fichier à Gravatar qui n’est pas un MD5 d’une adresse e-mail, ou si l’on demande un favicon pour une URL qui n’est pas une URL correcte.

Enfin, si je fais une requête sur un autre dossier (./foo/fichier.png par exemple), alors il est ignoré par ce .htaccess et par PHP. Pas de risque donc de faire tourner PHP sur d’autres fichiers que des icônes ou des avatars.

image d’en-tête de Ferenc Almasi

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Programmation.
Ceci est une implémentation de l’idée que j’avais postée ici et qui concernait une gestion de cache basée sur le .htaccess et les erreur 404.

Le modèle habituel d’un cache statique PHP

Habituellement, pour gérer les caches de fichiers statique, on envoie une requête sur un fichier PHP qui va s’occuper de récupérer une ressource statique et l’envoyer vers le navigateur :

cache.php

<?php
    readfile($fichier_statique);
?>

Le $fichier_statique contient des données HTML déjà prêtes. Normalement, une fois que la page HTML est envoyée au visiteur, elle est oubliée de la mémoire de l’ordi. Si un autre visiteur fait la même requête, le serveur doit tout refaire.

L’idée d’un cache est de stocker le code HTML que l’on a envoyé au visiteur. Comme ça, si un second visiteur fait la même requête, on lui envoie ce qui se trouve en cache, sans avoir à tout recalculer : c’est beaucoup plus rapide.

Dans mon cas, je le fais avec des images d’avatar de chez Gravatar et avec des favicon que je met en face des sites dans mon lecteur RSS. Je ne fais pas une requête vers ces sites, mais vers mon lecteur RSS. C’est lui qui va faire une requête externe, sauver l’avatar ou la favicon localement, puis l’envoyer au client. La fois d’après, il envoie directement l’icône locale au client, sans faire de requête réseau. On gagne beaucoup en performances globales.

Le problème que je vois ici, c’est que le fichier cache.php est appelé pour chaque requête sur un fichier. C’est plus rapide que recalculer une miniature, mais une instance PHP est tout de même créée, ne serait-ce que pour lancer le readfile(), et éventuellement après quelques calculs rapides pour déterminer quel fichier cache on envoie au navigateur.

On peut s’affranchir de cette requête et de PHP.

Utiiliser .htaccess

On va prendre l’exemple du cache pour les images favicon et gravatar, car c’est ce que j’utilise et c’est ce pourquoi j’ai fait cette méthode.

Avant je faisais une requête vers cache.php?w=favicon&site=example.com
Et j’avais cette arborescence :

cache.php
var/
| - - cache/
      | - - favicon/
            | - - icone1.png
            | - - icone2.png
            | - - ...
      | - - gravatar/
            | - - avatar1.png
            | - - avatar2.png
            | - - ...
      | - - .htaccess

Quand je voulais une icône, je faisais un hit sur cache.php?get=icone1.png, et il m’envoyait l’icone1.png après l’avoir soit téléchargée, soit lue sur le disque.
Pour moi, l’image était située à l’URL cache.php?get=icone1.png, pas ailleurs.

Maintenant je fais autrement.

Je fais mon hit sur /var/cache/favicon/icone1.png. Plus besoin de PHP : si l’image existe, l’icône est envoyée directement.

Mais si le fichier n’existe pas, ça renvoie un 404, non ?

Exactement ! Mais ça, c’est uniquement si le fichier n’est pas là.
La distinction « fichier là / fichier pas là » n’est plus à faire par PHP comme avant : elle est déjà faite par le serveur (Apache, …), et on va s’en servir !

Il est possible d’utiliser une redirection en cas de 404. Dans le fichier .htaccess de notre arborescence, je vais mettre :

RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-f
RewriteRule (.*) ../../cache.php?w=gravatar&q=$1 [L]

L’important ici est le !-f de la première ligne.

Un simple -f signifierait « notre requête est un fichier ». Mais avec le point d’exclamation devant, ça signifie « notre requête n’est pas un fichier », dans le sens « un fichier qui n’est pas, qui n’existe pas ».

Si je demande un fichier qui n’est pas là (donc un 404), cette condition est est satisfait : « le fichier n’est pas ! » et on accède à la ligne suivante, c’est à dire le renvoie vers le script PHP.

Ce n’est pas une redirection 301 ou 302 : le serveur demande uniquement à PHP de s’occuper de la demande au lieu de s’en occuper lui-même par l’envoie d’une erreur 404.

Une fois que PHP a fait son boulot, il sauvegarde le fichier et la renvoie au navigateur : le navigateur ne reçoit jamais de 404 : si le fichier est là, le serveur lui donne. Si le fichier n’est pas là, PHP produit le fichier avant de lui donner également. Le fichier est également sauvegardé pour la prochaine fois.

En plus de ça, la requête est faite directement sur le fichier que l’on veut, pas sur une page à PHP qui devra lire le fichier. On gagne donc en logique aussi.

Pour aller plus loin

Comme je l’ai dit, j’utilise ce système à la fois pour des icônes de site et pour des avatars de commentaires. Il y a donc une distinction à un moment. Les images sont mis en cache dans deux répertoires dédiés :

var/
| - - cache/
      | - - favicon/
      | - - gravatar/
      | - - .htaccess

Aussi, une complication est de ne faire qu’un seul fichier .htaccess.

Pourquoi ? Car je ne veux pas mettre un .htaccess dans chaque dossier et ceci pour une raison simple : quand veux purger le cache (en supprimant le dossier et son contenu), je ne veux pas perdre mon fichier .htaccess.

Avec un seul fichier situé à un niveau plus haut, je supprime les dossier favicon/ et gravatar/ et c’est bon, ils seront recréés par PHP lors de la prochaine requête.

Mon .htaccess doit distinguer quel est le dossier où l’on fait la requête. Je fais ça comme ça :

RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-f
RewriteCond %{REQUEST_URI} ./gravatar/(.*)$
RewriteRule (.*)gravatar/(.*)$ ../../favatar.php?w=gravatar&q=$2 [L]

Explication ligne par ligne :

RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-f

↑ Je regarde si le fichier existe. Si oui, le fichier est envoyé au navigateur et ça s’arrête. Autrement on continue.

RewriteCond %{REQUEST_URI} ./favicon/(.*)$

↑ Je regarde sur la requête concerne un fichier dans /favicon

RewriteRule (.*)favicon/(.*)$ ../../favatar.php?w=favicon&q=$2 [L]

↑ Si oui et oui, on renvoie sur favatar.php?w=favicon&q=icone.png, et PHP fera son travail. Le [L] permet de dire qu’il s’agit de la dernière condition et que le traitement du .htaccess s’arrête.

Il reste une ligne à ajouter. En effet, si je fais une requête sur le dossier .favicon/, je ne veux pas que ça renvoie sur PHP. C’est un dossier, pas une image. Et même si je gère cette exception dans PHP pour plus de sécurité, il faut mieux mettre un garde-fou en plus.

Par conséquent, ça nous fait quatre lignes :

RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-f
RewriteCond %{REQUEST_URI} ./gravatar/(.*)$
RewriteCond %{REQUEST_URI} !./gravatar/$
RewriteRule (.*)gravatar/(.*)$ ../../favatar.php?w=gravatar&q=$2 [L]

La ligne ajoutée, la troisième, dit « si le fichier est autre que le dossier gravatar/, on applique la règle ». Dans le cas contraire, on laisse faire (et on ne renvoie pas vers PHP.

Ceci est bon pour les avatars.
Reste à faire la même chose pour les favicon. Il suffit de dupliquer tout ça :

RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-f
RewriteCond %{REQUEST_URI} ./gravatar/(.*)$
RewriteCond %{REQUEST_URI} !./gravatar/$
RewriteRule (.*)gravatar/(.*)$ ../../favatar.php?w=gravatar&q=$2 [L]

RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-f
RewriteCond %{REQUEST_URI} ./favicon/(.*)$
RewriteCond %{REQUEST_URI} !./favicon/$
RewriteRule (.*)favicon/(.*)$ ../../favatar.php?w=favicon&q=$2 [L]

Et voilà !

Exemple de fonctionnement

Juste pour résumer ce qui se passe :

Une requête sur ./gravatar/fichier.png sera traité par le premier bloc ci-dessus. Une requête sur ./favicon/fichier.png sera traité par le seconde bloc ci-dessus.

Dans les deux cas, si fichier.png existe, il est envoyé normalement au navigateur. Sinon, il est créé par PHP puis envoyé. Il n’y a pas de 404 envoyé au navigateur.
Si le fichier demandé est invalide, on renvoie une erreur 400 (Bad Request) avec PHP. C’est par exemple le cas si on demande un fichier à Gravatar qui n’est pas un MD5 d’une adresse e-mail, ou si l’on demande un favicon pour une URL qui n’est pas une URL correcte.

Enfin, si je fais une requête sur un autre dossier (./foo/fichier.png par exemple), alors il est ignoré par ce .htaccess et par PHP. Pas de risque donc de faire tourner PHP sur d’autres fichiers que des icônes ou des avatars.

image d’en-tête de Ferenc Almasi

";s:7:"dateiso";s:15:"20211007_224425";}s:15:"20210916_182308";a:7:{s:5:"title";s:49:"Encore un peu d’optimisation pour les pages Web";s:4:"link";s:100:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2021/09/16/18/23/08-encore-un-peu-doptimisation-pour-les-pages-web";s:4:"guid";s:22:"20210916182308-article";s:7:"pubDate";s:31:"Thu, 16 Sep 2021 18:23:08 +0200";s:11:"description";s:10676:"

Code de programmation.
J’ai déjà fait un article sur Pourquoi mettre le JavaScript à la fin et le CSS au début ?, et je vous invite à le lire.

Les astuces ici sont en plus.

Utiliser preload pour précharger les ressources utiles

Bien que l’on puisse mettre le CSS dans l’entête, il faut se souvenir que dans le CSS, on peut lier d’autres CSS, avec les @import, ou même des polices, des images (avec background-image). Cela peut ralentir l’affichage.

Si les fichiers sont petits, il est préférable de les précharger : le téléchargement en parallèle est alors avantageux sur le téléchargement en série des fichiers.

Pour ça, dans le head de la page HTML, on peut utiliser ça :

<link rel="stylesheet preload" href="style/style.css" as="style" />
<link rel="preload" href="fonts/font.woff2" as="font" type="font/woff2" crossorigin />

Cela permet de précharger les ressources en même temps que la page.

Quelques remarques :

Ne charger les scripts que quand ils sont utiles

Ensuite, les scripts doivent être mis à la fin (voir mon article lié plus haut).

Sauf que certains scripts dépendent du contenu d’une page.
Par exemple, sur Couleur-Science, les équations dans certains articles utilisent KaTeX (il existe un standard HTML pour afficher des équations (MathML), mais il n’est supporté que par Firefox, donc pour l’instant, on passe par une lib JS).

Certains de mes articles n’ont pas d’équations. Dans ce cas, pourquoi télécharger 150 ko de JS ?
Chez KaTeX, on identifie une équation en le plaçant entre des signes « $ ». Comme ça : « $ equation $ ».

Je fais donc un test : si le contenu de l’article contient un signe $, je charge Katex. Autrement, je ne le charge pas.

Ah et je fais ça seulement quand le reste de la page a fini de charger : rappelez-vous, si vous initiez le chargement d’un script, le rendu de la page se bloque.

Je fais donc ça :

document.addEventListener("DOMContentLoaded", function() {
	var contenuDom = document.getElementById('contenu').textContent;
	if (contenuDom.indexOf('$') !== -1) {

		// only if Katex needed is it added
		var newLink = document.createElement('link');
		newLink.rel = 'stylesheet';
		newLink.type = 'text/css';
		newLink.href = 'katex/katex.min.css';
		document.head.appendChild(newLink);

		var katexRes = document.createElement('script');
		katexRes.src = 'katex/katex.min.js';
		document.head.appendChild(katexRes);

		setTimeout(function() {
			renderMathInElement(
				document.getElementById('contenu'),
				{
					delimiters: [
						{left: "$$", right: "$$", display: true},
						{left: "$", right: "$", display: false},
					]
				}
			);
		}, 1000);
	}
});

Explications :

Pas de base64 pour le SVG inclus dans le CSS

Si l’image est très légère, une requête sera plus longue que le téléchargement, il est alors préférable de l’inclure directement dans la source. Quand on veut mettre des images très légères directement dans le CSS, on les inclut en Base64 : le fichier image se met sous une forme textuelle et on la copie-colle dans le CSS.

Inconvénient : le Base64 pèse 33 % plus lourd.

Si notre image est en SVG, tout ceci est inutile : le SVG est lui-même du texte. On peut dont le placer directement dans le code. Il suffit de dire que le format est du SVG :

background-image: url("data:image/svg+xml;utf8,<svg xmlns='http://www.w3.org/2000/svg' width='36' height='36' viewBox='0 0 36 36'><path d='M10.5 15l7.5 7.5 7.5-7.5z' /></svg>");

En prime, le SVG reste lisible. Il faut juste faire attention à correctement échapper les caractères (quotes, doublequotes…).

Pour les polices d’icônes

Concernant les petites images/icônes, j’utilise une police qui contient les glyphes. Les icônes que j’utilise sont les icônes de Google Material Design. Il y en a plus de 1 000 différentes.

Si vous n’utilisez que 10 icônes, il ne sert à rien de toutes les intégrer. Dans ce cas, on peut n’intégrer que les polices nécessaires.

Pour cela, j’utilise personnellement Icomoon, un outil en ligne. On peut lui donner ses propres SVG (ceux de Google Material par exemple) et produire une police en .woff ou un autre format.
Seul problème : il ne produit pas de .woff2 (dont la taille de fichier est moitié moindre). Il faudra donc utiliser un autre convertisseur pour transformer le .woff en .woff2.

Là aussi, si nécessaire, utilisez un préload pour ce fichier, ou bien incluez le directement dans le CSS en Base64.

Enfin, n’oubliez pas qu’il faut peut-être autoriser la mise en cache avec .htaccess (les formats .woff et .woff2 ne sont pas forcément pris en charge nativement dans ce fichier) :

<IfModule mod_expires.c>
  AddType application/x-font-woff .woff
  AddType application/x-font-woff2 .woff2
  ExpiresActive On
  ExpiresDefault "access plus 1800 seconds"
  ExpiresByType application/x-font-woff "access plus 1 year"
  ExpiresByType application/x-font-woff2 "access plus 1 year"
</IfModule>

D’autres liens

J’espère que les quelques astuces ci-dessus seront utiles.
Ci-dessous, quelques autres astuces accumulées depuis les années :

Enfin, pour des astuces plus générales :

Passer en HTTP2

Enfin, et c’est probablement le plus gros gain que vous aurez, mais il faut que ça soit mis en place au niveau du serveur (ce qui peut ne pas dépendre de vous) : passez en HTTP2.

Voir ces liens : 1 , 2 , 3 , 4 .

(merci Thibault pour celui-ci)

Résultat

Résultat satisfaisant (pour ce que ça vaut, mais ça donne une idée) :

Score PageSpeed Insight Google.
Donc non, il n’est pas nécessaire d’avoir un design ultra-flat tout blanc et noir si l’on veut qu’elles soient rapides.

image d’en-tête de Lucas Bravo

";s:7:"content";s:10685:"

Code de programmation.
J’ai déjà fait un article sur Pourquoi mettre le JavaScript à la fin et le CSS au début ?, et je vous invite à le lire.

Les astuces ici sont en plus.

Utiliser preload pour précharger les ressources utiles

Bien que l’on puisse mettre le CSS dans l’entête, il faut se souvenir que dans le CSS, on peut lier d’autres CSS, avec les @import, ou même des polices, des images (avec background-image). Cela peut ralentir l’affichage.

Si les fichiers sont petits, il est préférable de les précharger : le téléchargement en parallèle est alors avantageux sur le téléchargement en série des fichiers.

Pour ça, dans le head de la page HTML, on peut utiliser ça :

<link rel="stylesheet preload" href="style/style.css" as="style" />
<link rel="preload" href="fonts/font.woff2" as="font" type="font/woff2" crossorigin />

Cela permet de précharger les ressources en même temps que la page.

Quelques remarques :

Ne charger les scripts que quand ils sont utiles

Ensuite, les scripts doivent être mis à la fin (voir mon article lié plus haut).

Sauf que certains scripts dépendent du contenu d’une page.
Par exemple, sur Couleur-Science, les équations dans certains articles utilisent KaTeX (il existe un standard HTML pour afficher des équations (MathML), mais il n’est supporté que par Firefox, donc pour l’instant, on passe par une lib JS).

Certains de mes articles n’ont pas d’équations. Dans ce cas, pourquoi télécharger 150 ko de JS ?
Chez KaTeX, on identifie une équation en le plaçant entre des signes « $ ». Comme ça : « $ equation $ ».

Je fais donc un test : si le contenu de l’article contient un signe $, je charge Katex. Autrement, je ne le charge pas.

Ah et je fais ça seulement quand le reste de la page a fini de charger : rappelez-vous, si vous initiez le chargement d’un script, le rendu de la page se bloque.

Je fais donc ça :

document.addEventListener("DOMContentLoaded", function() {
	var contenuDom = document.getElementById('contenu').textContent;
	if (contenuDom.indexOf('$') !== -1) {

		// only if Katex needed is it added
		var newLink = document.createElement('link');
		newLink.rel = 'stylesheet';
		newLink.type = 'text/css';
		newLink.href = 'katex/katex.min.css';
		document.head.appendChild(newLink);

		var katexRes = document.createElement('script');
		katexRes.src = 'katex/katex.min.js';
		document.head.appendChild(katexRes);

		setTimeout(function() {
			renderMathInElement(
				document.getElementById('contenu'),
				{
					delimiters: [
						{left: "$$", right: "$$", display: true},
						{left: "$", right: "$", display: false},
					]
				}
			);
		}, 1000);
	}
});

Explications :

Pas de base64 pour le SVG inclus dans le CSS

Si l’image est très légère, une requête sera plus longue que le téléchargement, il est alors préférable de l’inclure directement dans la source. Quand on veut mettre des images très légères directement dans le CSS, on les inclut en Base64 : le fichier image se met sous une forme textuelle et on la copie-colle dans le CSS.

Inconvénient : le Base64 pèse 33 % plus lourd.

Si notre image est en SVG, tout ceci est inutile : le SVG est lui-même du texte. On peut dont le placer directement dans le code. Il suffit de dire que le format est du SVG :

background-image: url("data:image/svg+xml;utf8,<svg xmlns='http://www.w3.org/2000/svg' width='36' height='36' viewBox='0 0 36 36'><path d='M10.5 15l7.5 7.5 7.5-7.5z' /></svg>");

En prime, le SVG reste lisible. Il faut juste faire attention à correctement échapper les caractères (quotes, doublequotes…).

Pour les polices d’icônes

Concernant les petites images/icônes, j’utilise une police qui contient les glyphes. Les icônes que j’utilise sont les icônes de Google Material Design. Il y en a plus de 1 000 différentes.

Si vous n’utilisez que 10 icônes, il ne sert à rien de toutes les intégrer. Dans ce cas, on peut n’intégrer que les polices nécessaires.

Pour cela, j’utilise personnellement Icomoon, un outil en ligne. On peut lui donner ses propres SVG (ceux de Google Material par exemple) et produire une police en .woff ou un autre format.
Seul problème : il ne produit pas de .woff2 (dont la taille de fichier est moitié moindre). Il faudra donc utiliser un autre convertisseur pour transformer le .woff en .woff2.

Là aussi, si nécessaire, utilisez un préload pour ce fichier, ou bien incluez le directement dans le CSS en Base64.

Enfin, n’oubliez pas qu’il faut peut-être autoriser la mise en cache avec .htaccess (les formats .woff et .woff2 ne sont pas forcément pris en charge nativement dans ce fichier) :

<IfModule mod_expires.c>
  AddType application/x-font-woff .woff
  AddType application/x-font-woff2 .woff2
  ExpiresActive On
  ExpiresDefault "access plus 1800 seconds"
  ExpiresByType application/x-font-woff "access plus 1 year"
  ExpiresByType application/x-font-woff2 "access plus 1 year"
</IfModule>

D’autres liens

J’espère que les quelques astuces ci-dessus seront utiles.
Ci-dessous, quelques autres astuces accumulées depuis les années :

Enfin, pour des astuces plus générales :

Passer en HTTP2

Enfin, et c’est probablement le plus gros gain que vous aurez, mais il faut que ça soit mis en place au niveau du serveur (ce qui peut ne pas dépendre de vous) : passez en HTTP2.

Voir ces liens : 1 , 2 , 3 , 4 .

(merci Thibault pour celui-ci)

Résultat

Résultat satisfaisant (pour ce que ça vaut, mais ça donne une idée) :

Score PageSpeed Insight Google.
Donc non, il n’est pas nécessaire d’avoir un design ultra-flat tout blanc et noir si l’on veut qu’elles soient rapides.

image d’en-tête de Lucas Bravo

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Lire :

EELV veut taxer le CO2.
EELV veut aussi remplacer le nucléaire par du gaz et du charbon (en tout cas, c’est ce qu’ils font partout où ils passent).

C’est logique : ce sont avant tout des politiques et des buziness(wo)man.

Plus de CO2 émis = plus de taxes = plus de revenus.

J’appelle ça le paradoxe de pôle emploi, et ça existe sous plein de formes partout dans l’industrie.

En vrai, on ne résoudra jamais un problème en faisant confiance aux gens qui vivent de l’existence de ce problème.

Et les politiques sont très fort à ça, car c’est un peu leur job, leur poste qui en dépend. Les politiques sont élus par un programme où ils adressent des problèmes avec leurs solutions. Mais une fois que tout est fait, ils ne servent plus à rien. Résultat, ils ne résoudront jamais tout.

Ainsi, il est illusoire de croire le baratin politique habituel de tous les « grands » politiques, passés ou futurs :

On ne peut pas compter sur quelqu’un pour résoudre un problème s’il tire toute sa puissance de l’existence même du problème.

Comment résoudre ces problèmes, du coup ?
Probablement en supprimant la carotte qui pousse des gens à profiter du problème, plutôt que profiter de la solution. Pour ma part, quand on a une solution à un problème, je ne vois aucun souci à gagner sa vie avec, si ça résout effectivement le problème. J’ai en revanche plus de mal avec ceux qui profitent du problème seul, par exemple en mettant une taxe nouvelle, en installant des radars de vitesse ou en punissant ceux qui donnent aux SDF. Ces choses-là ne solutionneront jamais rien. Ils profitent du problème, c’est tout.

Empêchez plutôt de vendre du CO2.
Empêchez les lois anti-pauvres.
Empêchez la surveillance.
Et agissez réellement plutôt.

Pour le climat : punissez les responsables directs du CO2 (centrales fossiles, qui répercuteront leur amendes sur les clients, qui comprendront vite qu’ils voudront du nucléaire et du solaire pour payer moins pour la même chose, et par conséquent émettre 20x moins), subventionnez les installations moins émettrices autant qu’on subventionne le fossile (le fossile est largement plus subventionné que les ENR).

Ce ne sont que quelques idées, il y en a probablement d’autres. Mais installer des centrales à gaz à la place de centrales nucléaires, c’est absolument tout, y compris criminel, sauf un cadeau à la planète et à l’humanité.

";s:7:"content";s:5078:"

Lire :

EELV veut taxer le CO2.
EELV veut aussi remplacer le nucléaire par du gaz et du charbon (en tout cas, c’est ce qu’ils font partout où ils passent).

C’est logique : ce sont avant tout des politiques et des buziness(wo)man.

Plus de CO2 émis = plus de taxes = plus de revenus.

J’appelle ça le paradoxe de pôle emploi, et ça existe sous plein de formes partout dans l’industrie.

En vrai, on ne résoudra jamais un problème en faisant confiance aux gens qui vivent de l’existence de ce problème.

Et les politiques sont très fort à ça, car c’est un peu leur job, leur poste qui en dépend. Les politiques sont élus par un programme où ils adressent des problèmes avec leurs solutions. Mais une fois que tout est fait, ils ne servent plus à rien. Résultat, ils ne résoudront jamais tout.

Ainsi, il est illusoire de croire le baratin politique habituel de tous les « grands » politiques, passés ou futurs :

On ne peut pas compter sur quelqu’un pour résoudre un problème s’il tire toute sa puissance de l’existence même du problème.

Comment résoudre ces problèmes, du coup ?
Probablement en supprimant la carotte qui pousse des gens à profiter du problème, plutôt que profiter de la solution. Pour ma part, quand on a une solution à un problème, je ne vois aucun souci à gagner sa vie avec, si ça résout effectivement le problème. J’ai en revanche plus de mal avec ceux qui profitent du problème seul, par exemple en mettant une taxe nouvelle, en installant des radars de vitesse ou en punissant ceux qui donnent aux SDF. Ces choses-là ne solutionneront jamais rien. Ils profitent du problème, c’est tout.

Empêchez plutôt de vendre du CO2.
Empêchez les lois anti-pauvres.
Empêchez la surveillance.
Et agissez réellement plutôt.

Pour le climat : punissez les responsables directs du CO2 (centrales fossiles, qui répercuteront leur amendes sur les clients, qui comprendront vite qu’ils voudront du nucléaire et du solaire pour payer moins pour la même chose, et par conséquent émettre 20x moins), subventionnez les installations moins émettrices autant qu’on subventionne le fossile (le fossile est largement plus subventionné que les ENR).

Ce ne sont que quelques idées, il y en a probablement d’autres. Mais installer des centrales à gaz à la place de centrales nucléaires, c’est absolument tout, y compris criminel, sauf un cadeau à la planète et à l’humanité.

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Lire :

EELV veut taxer le CO2.
EELV veut aussi remplacer le nucléaire par du gaz et du charbon (en tout cas, c’est ce qu’ils font partout où ils passent).

C’est logique : ce sont avant tout des politiques et des buziness(wo)man.

Plus de CO2 émis = plus de taxes = plus de revenus.

J’appelle ça le paradoxe de pôle emploi, et ça existe sous plein de formes partout dans l’industrie.

En vrai, on ne résoudra jamais un problème en faisant confiance aux gens qui vivent de l’existence de ce problème.

Et les politiques sont très fort à ça, car c’est un peu leur job, leur poste qui en dépend. Les politiques sont élus par un programme où ils adressent des problèmes avec leurs solutions. Mais une fois que tout est fait, ils ne servent plus à rien. Résultat, ils ne résoudront jamais tout.

Ainsi, il est illusoire de croire le baratin politique habituel de tous les « grands » politiques, passés ou futurs :

On ne peut pas compter sur quelqu’un pour résoudre un problème s’il tire toute sa puissance de l’existence même du problème.

Comment résoudre ces problèmes, du coup ?
Probablement en supprimant la carotte qui pousse des gens à profiter du problème, plutôt que profiter de la solution. Pour ma part, quand on a une solution à un problème, je ne vois aucun souci à gagner sa vie avec, si ça résout effectivement le problème. J’ai en revanche plus de mal avec ceux qui profitent du problème seul, par exemple en mettant une taxe nouvelle, en installant des radars de vitesse ou en punissant ceux qui donnent aux SDF. Ces choses-là ne solutionneront jamais rien. Ils profitent du problème, c’est tout.

Empêchez plutôt de vendre du CO2.
Empêchez les lois anti-pauvres.
Empêchez la surveillance.
Et agissez réellement plutôt.

Pour le climat : punissez les responsables directs du CO2 (centrales fossiles, qui répercuteront leur amendes sur les clients, qui comprendront vite qu’ils voudront du nucléaire et du solaire pour payer moins pour la même chose, et par conséquent émettre 20x moins), subventionnez les installations moins émettrices autant qu’on subventionne le fossile (le fossile est largement plus subventionné que les ENR).

Ce ne sont que quelques idées, il y en a probablement d’autres. Mais installer des centrales à gaz à la place de centrales nucléaires, c’est absolument tout, y compris criminel, sauf un cadeau à la planète et à l’humanité.

";s:7:"content";s:5078:"

Lire :

EELV veut taxer le CO2.
EELV veut aussi remplacer le nucléaire par du gaz et du charbon (en tout cas, c’est ce qu’ils font partout où ils passent).

C’est logique : ce sont avant tout des politiques et des buziness(wo)man.

Plus de CO2 émis = plus de taxes = plus de revenus.

J’appelle ça le paradoxe de pôle emploi, et ça existe sous plein de formes partout dans l’industrie.

En vrai, on ne résoudra jamais un problème en faisant confiance aux gens qui vivent de l’existence de ce problème.

Et les politiques sont très fort à ça, car c’est un peu leur job, leur poste qui en dépend. Les politiques sont élus par un programme où ils adressent des problèmes avec leurs solutions. Mais une fois que tout est fait, ils ne servent plus à rien. Résultat, ils ne résoudront jamais tout.

Ainsi, il est illusoire de croire le baratin politique habituel de tous les « grands » politiques, passés ou futurs :

On ne peut pas compter sur quelqu’un pour résoudre un problème s’il tire toute sa puissance de l’existence même du problème.

Comment résoudre ces problèmes, du coup ?
Probablement en supprimant la carotte qui pousse des gens à profiter du problème, plutôt que profiter de la solution. Pour ma part, quand on a une solution à un problème, je ne vois aucun souci à gagner sa vie avec, si ça résout effectivement le problème. J’ai en revanche plus de mal avec ceux qui profitent du problème seul, par exemple en mettant une taxe nouvelle, en installant des radars de vitesse ou en punissant ceux qui donnent aux SDF. Ces choses-là ne solutionneront jamais rien. Ils profitent du problème, c’est tout.

Empêchez plutôt de vendre du CO2.
Empêchez les lois anti-pauvres.
Empêchez la surveillance.
Et agissez réellement plutôt.

Pour le climat : punissez les responsables directs du CO2 (centrales fossiles, qui répercuteront leur amendes sur les clients, qui comprendront vite qu’ils voudront du nucléaire et du solaire pour payer moins pour la même chose, et par conséquent émettre 20x moins), subventionnez les installations moins émettrices autant qu’on subventionne le fossile (le fossile est largement plus subventionné que les ENR).

Ce ne sont que quelques idées, il y en a probablement d’autres. Mais installer des centrales à gaz à la place de centrales nucléaires, c’est absolument tout, y compris criminel, sauf un cadeau à la planète et à l’humanité.

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La science permet de progrès technique et le progrès technique permet les avancées sociales dans leur ensemble : santé, culture, économie, politique… tout ça découle directement ou indirectement du savoir collectif accumulé par notre civilisation.

Pourtant, parfois, les étoiles de notre civilisation ne sont pas permises de briller comme elles le devraient. La folie des hommes et l’égo de quelques-uns en sont la cause. Même chez les grands savants, des ravages sont opérés par de tels comportements.

Par exemple, quel procédé aurait pu être inventé 200 ans à l’avance si des avant-gardistes comme Lavoisier n’avaient pas été décapités pour leur statut social par la violence des révolutionnaires ?

Quelle science aurions-nous eue si des scientifiques comme Carnot, Fresnel ou Maxwell n’étaient pas morts si jeune (respectivement à 36, 39 et 48 ans à cause d’une médecine lacunaire, si longtemps interdite au profit des prières ?

Combien de décennies de retard ont été accumulées parce que des génies comme Boltzmann ou Cantor ont été détruits par leur communauté à la grosse tête ?

Combien de temps a été perdu parce qu’Edison se disputait avec Tesla au lieu de regarder les faits et travailler ensemble plutôt que défendre chacun un modèle qui, au final, ne peut se passer de l’autre ?

La folie des Hommes existe partout, et c’est également partout qu’elle se fait ressentir.

Peut-être que nous n’aurions toujours pas eu les voitures volantes pour autant, mais si les personnes citées ici avaient pu avoir une vie digne de leur génie, alors nous aurions pu avoir l’ordinateur, le wifi, les smartphones depuis déjà un siècle.

Quand on sait que les téléphones tactiles existent depuis 15 ans maintenant, et que tant de chemin a été parcouru en si peu de temps, ce qui nous attend comme révolution à nouveau dans 15 ans promet d’être tout aussi spectaculaire.
Eh bien ceci, nous aurions pu l’avoir 40 ans plus tôt, laissant à notre époque 4 générations technologiques d’avance par rapport à ce qu’on aujourd’hui.

Qui sait ce qu’on aurait eu si la bêtise avait laissé place à la sagesse depuis 4 000 ans ?
Qui sait ce qu’il manquera aux générations futures si on continue à faire les mêmes bêtises aujourd’hui ?

Va-t-on continuer à nier l’évidence, pour qu’une poignée de gens se partagent le pognon du monde au détriment de la recherche, de l’éducation, de la santé, l’égalité ? Ou voulons nous faire avancer notre civilisation pour la rendre éternelle et maître d’un destin à l’horizon galactique ?

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La science permet de progrès technique et le progrès technique permet les avancées sociales dans leur ensemble : santé, culture, économie, politique… tout ça découle directement ou indirectement du savoir collectif accumulé par notre civilisation.

Pourtant, parfois, les étoiles de notre civilisation ne sont pas permises de briller comme elles le devraient. La folie des hommes et l’égo de quelques-uns en sont la cause. Même chez les grands savants, des ravages sont opérés par de tels comportements.

Par exemple, quel procédé aurait pu être inventé 200 ans à l’avance si des avant-gardistes comme Lavoisier n’avaient pas été décapités pour leur statut social par la violence des révolutionnaires ?

Quelle science aurions-nous eue si des scientifiques comme Carnot, Fresnel ou Maxwell n’étaient pas morts si jeune (respectivement à 36, 39 et 48 ans à cause d’une médecine lacunaire, si longtemps interdite au profit des prières ?

Combien de décennies de retard ont été accumulées parce que des génies comme Boltzmann ou Cantor ont été détruits par leur communauté à la grosse tête ?

Combien de temps a été perdu parce qu’Edison se disputait avec Tesla au lieu de regarder les faits et travailler ensemble plutôt que défendre chacun un modèle qui, au final, ne peut se passer de l’autre ?

La folie des Hommes existe partout, et c’est également partout qu’elle se fait ressentir.

Peut-être que nous n’aurions toujours pas eu les voitures volantes pour autant, mais si les personnes citées ici avaient pu avoir une vie digne de leur génie, alors nous aurions pu avoir l’ordinateur, le wifi, les smartphones depuis déjà un siècle.

Quand on sait que les téléphones tactiles existent depuis 15 ans maintenant, et que tant de chemin a été parcouru en si peu de temps, ce qui nous attend comme révolution à nouveau dans 15 ans promet d’être tout aussi spectaculaire.
Eh bien ceci, nous aurions pu l’avoir 40 ans plus tôt, laissant à notre époque 4 générations technologiques d’avance par rapport à ce qu’on aujourd’hui.

Qui sait ce qu’on aurait eu si la bêtise avait laissé place à la sagesse depuis 4 000 ans ?
Qui sait ce qu’il manquera aux générations futures si on continue à faire les mêmes bêtises aujourd’hui ?

Va-t-on continuer à nier l’évidence, pour qu’une poignée de gens se partagent le pognon du monde au détriment de la recherche, de l’éducation, de la santé, l’égalité ? Ou voulons nous faire avancer notre civilisation pour la rendre éternelle et maître d’un destin à l’horizon galactique ?

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La science permet de progrès technique et le progrès technique permet les avancées sociales dans leur ensemble : santé, culture, économie, politique… tout ça découle directement ou indirectement du savoir collectif accumulé par notre civilisation.

Pourtant, parfois, les étoiles de notre civilisation ne sont pas permises de briller comme elles le devraient. La folie des hommes et l’égo de quelques-uns en sont la cause. Même chez les grands savants, des ravages sont opérés par de tels comportements.

Par exemple, quel procédé aurait pu être inventé 200 ans à l’avance si des avant-gardistes comme Lavoisier n’avaient pas été décapités pour leur statut social par la violence des révolutionnaires ?

Quelle science aurions-nous eue si des scientifiques comme Carnot, Fresnel ou Maxwell n’étaient pas morts si jeune (respectivement à 36, 39 et 48 ans à cause d’une médecine lacunaire, si longtemps interdite au profit des prières ?

Combien de décennies de retard ont été accumulées parce que des génies comme Boltzmann ou Cantor ont été détruits par leur communauté à la grosse tête ?

Combien de temps a été perdu parce qu’Edison se disputait avec Tesla au lieu de regarder les faits et travailler ensemble plutôt que défendre chacun un modèle qui, au final, ne peut se passer de l’autre ?

La folie des Hommes existe partout, et c’est également partout qu’elle se fait ressentir.

Peut-être que nous n’aurions toujours pas eu les voitures volantes pour autant, mais si les personnes citées ici avaient pu avoir une vie digne de leur génie, alors nous aurions pu avoir l’ordinateur, le wifi, les smartphones depuis déjà un siècle.

Quand on sait que les téléphones tactiles existent depuis 15 ans maintenant, et que tant de chemin a été parcouru en si peu de temps, ce qui nous attend comme révolution à nouveau dans 15 ans promet d’être tout aussi spectaculaire.
Eh bien ceci, nous aurions pu l’avoir 40 ans plus tôt, laissant à notre époque 4 générations technologiques d’avance par rapport à ce qu’on aujourd’hui.

Qui sait ce qu’on aurait eu si la bêtise avait laissé place à la sagesse depuis 4 000 ans ?
Qui sait ce qu’il manquera aux générations futures si on continue à faire les mêmes bêtises aujourd’hui ?

Va-t-on continuer à nier l’évidence, pour qu’une poignée de gens se partagent le pognon du monde au détriment de la recherche, de l’éducation, de la santé, l’égalité ? Ou voulons nous faire avancer notre civilisation pour la rendre éternelle et maître d’un destin à l’horizon galactique ?

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La science permet de progrès technique et le progrès technique permet les avancées sociales dans leur ensemble : santé, culture, économie, politique… tout ça découle directement ou indirectement du savoir collectif accumulé par notre civilisation.

Pourtant, parfois, les étoiles de notre civilisation ne sont pas permises de briller comme elles le devraient. La folie des hommes et l’égo de quelques-uns en sont la cause. Même chez les grands savants, des ravages sont opérés par de tels comportements.

Par exemple, quel procédé aurait pu être inventé 200 ans à l’avance si des avant-gardistes comme Lavoisier n’avaient pas été décapités pour leur statut social par la violence des révolutionnaires ?

Quelle science aurions-nous eue si des scientifiques comme Carnot, Fresnel ou Maxwell n’étaient pas morts si jeune (respectivement à 36, 39 et 48 ans à cause d’une médecine lacunaire, si longtemps interdite au profit des prières ?

Combien de décennies de retard ont été accumulées parce que des génies comme Boltzmann ou Cantor ont été détruits par leur communauté à la grosse tête ?

Combien de temps a été perdu parce qu’Edison se disputait avec Tesla au lieu de regarder les faits et travailler ensemble plutôt que défendre chacun un modèle qui, au final, ne peut se passer de l’autre ?

La folie des Hommes existe partout, et c’est également partout qu’elle se fait ressentir.

Peut-être que nous n’aurions toujours pas eu les voitures volantes pour autant, mais si les personnes citées ici avaient pu avoir une vie digne de leur génie, alors nous aurions pu avoir l’ordinateur, le wifi, les smartphones depuis déjà un siècle.

Quand on sait que les téléphones tactiles existent depuis 15 ans maintenant, et que tant de chemin a été parcouru en si peu de temps, ce qui nous attend comme révolution à nouveau dans 15 ans promet d’être tout aussi spectaculaire.
Eh bien ceci, nous aurions pu l’avoir 40 ans plus tôt, laissant à notre époque 4 générations technologiques d’avance par rapport à ce qu’on aujourd’hui.

Qui sait ce qu’on aurait eu si la bêtise avait laissé place à la sagesse depuis 4 000 ans ?
Qui sait ce qu’il manquera aux générations futures si on continue à faire les mêmes bêtises aujourd’hui ?

Va-t-on continuer à nier l’évidence, pour qu’une poignée de gens se partagent le pognon du monde au détriment de la recherche, de l’éducation, de la santé, l’égalité ? Ou voulons nous faire avancer notre civilisation pour la rendre éternelle et maître d’un destin à l’horizon galactique ?

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Position finale de la dashcam dans la voiture.
Ici un petit tuto sur l’installation d’une dashcam « en dur » dans sa voiture, avec branchement directement dans la boîte à fusibles et quelques astuces diverses en plus.

Mon matériel :

Il y a une carte micro-SD de 16 Go fournie avec cette caméra, et qui suffit pour enregistrer environ 2 h de vidéo full-HD.

Si vous souhaitez pouvoir enregistrer davantage, prenez une carte plus grande. La carte doit être certifiée UHC-1, sinon votre dashcam ne la reconnaîtra pas. Pour info : une carte micro-SD de 64 Go certifiée UHC-1 coûte environ 10 € en ligne, en 2021.

Si possible, privilégiez en plus une carte avec une bonne capacité d’écriture / réécriture (les cartes « endurance » sont précisément faites pour ce genre d’usage, par exemple chez Samsung ou chez Sandisk).
À ces niveaux d’enregistrement en continu, la carte mémoire constitue un consommable, et une bonne carte vous évitera de devoir en changer tous les 4 matins.

La dashcam F770

Je ne suis pas spécialiste en dashcam, mais j’ai trouvé cette référence dans une vidéo où ils montrent comment l’installer dans une Ioniq, donc ma voiture. J’ai décidé de faire pareil.

En voici quelques caractéristiques rapides :

Un truc cool : la dashcam peut envoyer le flux vidéo sur le téléphone via du Wifi (il devient un hotspot wifi sur lequel se connecte le téléphone). On peut alors avoir une vision directe de la caméra sur le téléphone, ce qui est très pratique lors de la mise en place et vérifier le centrage. C’est aussi pratique pour mettre en place le filtre polarisant : il doit être orienté correctement pour filtrer les reflets.
L’application permet aussi de récupérer la vidéo sans PC et sans débrancher la carte-SD.

À noter que les vidéos sont coupés en blocs d’une minute qui pèsent chacun environ 80 Mo (soit environ 4,8 Go par heure)

Si l’on n’utilise pas le Wifi, on peut toujours lire les vidéos depuis un PC en retirant la carte micro-SD : l’adaptateur μSD→SD et μSD→USB sont fournis avec. Les vidéos sont directement accessibles sur la carte sans besoin de lecteur spécifique.

Hardwire ou prise allume-cigare ?

De façon générale, il y a deux façons de brancher une dashcam dans une voiture.

La première consiste à brancher la dashcam sur la prise allume-cigare de la voiture.
C’est de loin ce qu’il y a de plus simple : on branche et ça marche.

Attention : normalement, l’allume cigare d’une voiture n’est pas alimenté quand le contact est coupé. C’est très important, sinon la caméra ou tout autre accessoire viderait votre batterie en une nuit et vous ne pourrez plus démarrer le lendemain. Sur certaines voitures, l’allume-cigare pourrait rester allumé ! Il faut s’en assurer avant de laisser la dashcam branché. Faites bien attention !

Cette façon d’installer la caméra laisse cependant apparaître sa prise et une partie du câblage. Pour ceux qui veulent un montage plus propre et discret, on peut utiliser ce qu’on appelle le « hardwire » (« câblage en dur »). C’est la seconde façon de faire.

Avec le hardwire, on branche la caméra directement dans le circuit de la voiture (en passant par la boîte à fusible). Cela demande un peu de bricolage, mais le résultat est nettement plus propre : tous les câbles sont cachés et la dashcam fait alors partie intégrante de la voiture (sans avoir l’air d’un accessoire ajouté après).
Il s’allume directement avec la voiture et s’éteint quand on coupe le contact.

Principe du hardwire

Chaque élément de la voiture (rétroviseur électrique, fenêtres, clignotants, sièges électriques, prises USB…) a son fusible dédié dans la boîte à fusible.

Bien-sûr, par défaut il n’y a pas de prise pour dashcam, mais on peut en créer une : pour ça, on va utiliser un dédoubleur de fusible pour pouvoir brancher un élément en plus dans le boitier. Ainsi, une prise du boitier aura le fusible qu’il avait déjà (par exemple : les vitres électriques) et un autre fusible pour brancher un accessoire tiers, c’est-à-dire votre dashcam.

Le dédoubleur, c’est le petit kit hardwire listé plus haut.

Avec ce système on n’a rien modifié dans la voiture. Pour tout annuler, il suffira de virer le kit et de remettre le fusible original à sa place.

Côté technique

Premièrement, il faut savoir que toutes les voitures n’ont pas les mêmes formats de fusibles. Il faut donc un kit hardwire spécifique. Pour la Hyundai Ioniq, il faut le kit micro-2.
Si vous achetez un kit, regardez bien celui qu’il vous faut.

Ensuite dans une voiture, il y a deux circuits électriques principaux :

La dashcam doit être branchée sur le second circuit : celui qui n’est sous tension que quand la voiture est allumée (sinon il va rester brancher tout le temps et vider votre batterie en quelques heures).

Note : La dashcam F770 version Royaume-Uni vient directement avec le kit hardwire et sur deux fils : il a le mode normal quand on roule et un mode « parking » basse consommation (qui prend dix image par minute, par exemple) quand la voiture est éteinte. La caméra intègre une sécurité qui détecte la tension de la batterie et se coupe par sécurité quand elle est trop basse.
Cela permet d’avoir un enregistrement H24, voiture éteinte.

La dashcam F770 vendue sur le marché européen est capable de tout ça aussi (je suppose), mais le kit de connexion fourni avec ne le permet pas : le packaging UE ne contient que le connecteur prise allume-cigare (et ne peut donc as se brancher en mode parking).

Cela n’empêche pas de la brancher sur le boîtier à fusibles, mais pour ça il faudra sectionner le câble allume-cigare (avec une pince, donc, et irréversiblement)
À noter que dans mon cas, c’est le vendeur lui-même qui m’a conseillé de faire ainsi.

Bref, il vous faudra faire un choix :

Ce qui suit est l’explication pour le hardwire, car c’est ce que j’ai fait.

Le branchement en dur de la dashcam

Quel fusible retirer pour le installer le kit ?

Sur la Ioniq, le boîtier à fusible se trouve à gauche sous le volant. Il y a une trappe qui s’enlève.

Vous voyez alors tous les fusibles avec des numéros 5, 10, 15, 25… écrit dessus : ce sont les courants maximums que permet ce fusible. Pour la dashcam, un fusible de 5 suffit, mais ce n’est pas tout.

Comme j’ai dit, il y a deux circuits sur une voiture :

Il faut mettre la dashcam sur le second. Vous pouvez utiliser le schéma de câblage dans le manuel de la voiture ou alors et détecter les accessoires non fonctionnels quand le contact est coupé : typiquement, vitres électriques, radio, éclairage intérieur.
Pour en être sûr, il faut utiliser un voltmètre et vérifier quel fusible se trouve effectivement hors tension quand le contact est coupé.

Les fusibles ont un petit point métallique sur le dessus, qui permet de les tester. Avec le voltmètre, on va mettre la borne rouge sur le fusible et la borne noire sur la masse de la voiture : c’est-à-dire la carcasse ou n’importe quel écrou non peint pas trop loin. Sur la Ioniq, il y en a une dans le boîtier à fusible.

Intérieur de la boîte à fusibles.
En s’aidant du schéma orange sur la trappe du boîtier à fusible, repérez celui des vitres électriques par exemple :

Pour comparer, essayez avec d’autres fusibles : certains afficheront toujours 12 V, même après avoir coupé le contact.

Il faut choisir un fusible : on peut utiliser celui que l’on veut qui réponde au critère ci-dessus. Perso j’ai utilisé celui d’un accessoire non essentiel (et que je n’ai pas) : le volant chauffant.

Dans tous les cas, évitez ceux des airbags ou de l’alarme. Si la dashcam pompe un peu trop de courant, cela peut influer sur leur déclenchement, ce qui serait dangereux.

Une fois que vous avez choisi un fusible, notez-le et repérez-le. Cela nous servira pour après.

Installation de la dashcam

Traditionnellement, on place la dashcam derrière le miroir central. Dans la Ioniq, il y a déjà la caméra de reconnaissance des panneaux et le détecteur d’humidité pour l’auto-désembuage.

Il reste de la place pour la dashcam du côté du conducteur. Prévoyez alors 2 cm de plus à droite pour pouvoir retirer la dashcam de son socle (la dashcam se clip sur son socle par la droite).

À ce stade, il est pratique de mettre le contact, brancher la dashcam sur l’allume-cigare et allumer la dashcam. Connectez-vous au Wifi de la cam avec votre téléphone et utilisez l’application Thinkware et affichez directement le flux vidéo. Vous pourrez alors juger du bon centrage et de la bonne orientation et inclinaison de l’image.

Quand vous êtes sûrs de votre positionnement, et que vous avez vérifié que vous pourrez toujours la retirer du socle, ôtez le film protecteur 3M pour permettre de coller la dashcam sur la vitre.

Je recommande de faire ça par temps chaud et ensoleillé : la colle 3M prend beaucoup mieux lorsqu’il fait chaud et il ne risquera pas de tomber en pleine conduite. Rassurez-vous, ça tient très bien : ça fait 3 mois que je l’ai mis, et elle n’est jamais tombée (encore heureux).

La dashcam collée, il faut maintenant masquer le câble. Dans la vidéo, le monteur a l’ingénieuse idée d’enrouler du ruban adhésif à l’envers (collant vers l’extérieur) autour du câble, et de pousser le câble sous la mousse du plafonnier. Ça marche très bien et ça ne bougera pas. Perso j’ai fait ça par endroit, pas sur tout le câble.

Débranchez la dashcam de l’allume-cigare mais laissez la cam elle-même fixée. En partant de la dashcam à côté du rétroviseur centrale, on va passer le câble sur la gauche, jusqu’à la portière puis descendre en passant derrière le joint en caoutchouc de la portière, et enfin quand on y sera, on passera dans le compartiment à fusibles.

Enfin, passez le connecteur dans la boîte à fusible :

Cacher le câble de la dashcam.

  1. remontez le câble jusqu’au plafonnier
  2. passez le câble sous le plafonnier, jusqu’à la gauche. Arrivé au bout, passez le câble sous le plastique ; attention à l’airbag qui se trouve à cet endroit (n’y allez pas au couteau)
  3. Descendez le câble, caché par le joint de porte (côté intérieur)
  4. passez le câble par derrière dans la boîte à fusible.

(voir en grand)

Installation du kit hardwire

Maintenant que l’on sait où brancher la dashcam et que la câble (avec sa prise cigare) se trouve dans le compartiment à fusibles, on va devoir commencer la partie électrique.

Il faut retirer le fusible que vous avez repéré. Le kit vient avec une pince spéciale pour ça, sinon vous en avez une dans le second boîtier fusible qui se trouve sous le capot (dans le cas de la Ioniq).

Retirez un fusible, insérez ce fusible dans le kit. Ensuite, ajoutez un fusible pour la dashcam (venu avec le kit) :

Branchement du hardwire kit.

Enfin, branchez le kit dans l’emplacement libéré de la boîte à fusible.

C’est bon pour le kit.

Branchement de la dashcam

Schéma de câblage de la dashcam.
« Le fil vert sur le bouton vert, le fil rouge… »

Il faut alors sectionner le connecteur allume-cigare. Perso, j’ai coupé juste sous le connecteur, ne coupant pas trop de fil (si jamais je change de voiture, ça permettra de récupérer la cam et de ne pas manquer de fil).

Dénudez alors les câbles noirs (sur 5~10 cm) puis dénudez les deux petits fils (blanc et jaune sur la mienne) sur 2~3 cm.

Le fil jaune est à connecte au fil du kit hardwire. Au besoin, et avant de souder/nouer les deux fils, passez les fils dans un bout de gaine thermorétractable. Nouez ensuite les fils, glissez la gaine thermo sur la jonction et passez un peu de chaleur dessus pour serrer et fixer la gaine isolante. Branchez enfin le kit hardwire dans son emplacement fusible.

Et le fil blanc ?
C’est la masse : il faut le mettre sur la carcasse de la voiture. Dans la Ioniq, il y a un écrou pas loin : on peut enrouler le fil autour, tel quel, puis utiliser un boulon pour le fixer (le tout sans défaire quoi que ce soit de la voiture).

Il ne reste plus qu’à ranger un peu le fil de la dashcam dans la boîte à fusible (pour éviter que ça ne traîne partout) et à remettre le cache.

Démarrez la voiture et normalement la dashcam s’allume (on peut voir la petite LED du GPS qui s’allume).
Coupez le contact et la caméra s’éteint.

Fini !

Notes à l’utilisation

Si vous avez une vieille carte SD qui traîne chez vous, et que vous la mettez dans la dashcam, vous pouvez l’entendre dire qu’il y a une erreur avec la carte. Souvent au démarrage, mais parfois en pleine conduite.
Dans ce cas, la caméra reboot toute seule. C’est sûrement une section de la mémoire qui ne fonctionne plus, ou alors que la carte n’est pas (ou pas pleinement) compatible. Pour rappel : il faut une carte UHC-1 minimum, capable d’enregistrer de la vidéo HD à la volée.

Si ça se produit trop souvent, remplacez la carte SD par une neuve. Comme j’ai dit, pour ces applications intensives, les cartes mémoire sont des consommables. Il en existe qui sont adaptés à l’enregistrement continu, et qui devraient fonctionner plus longtemps (voir lien au début de l’article).

Parfois la dashcam émet une petite musique de quelques notes, parfois à l’allumage, parfois quelques minutes après le début de la conduite. Je ne sais pas du tout ce que c’est. En règle général par contre, la caméra se fait parfaitement oublier.

De temps en temps, la dashcam dit qu’il faut formater régulièrement la carte. Si les vidéos qui sont dessus ne vous importent pas, appuyez alors sur le bouton « format » de la caméra. La voix dira quand c’est bon.

Intérêt de la dashcam, assurances et législation

La dashcam est une caméra embarquée. Elle filme toute votre conduite, en particulier un accident qui pourrait survenir. Elle peut aussi enregistrer votre vitesse. Certains modèles envoient également tout ça directement dans « le cloud » (ce n’est pas le cas de la F770).

Cela permet donc d’analyser votre conduite, de filmer vos road-trips, ou un « événement » qui surviendrait sur la route. Mais surtout, l’intérêt est de filmer un accident et de fournir l’enregistrement à votre assureur, aux autorités ou au tribunal. Rien ne dit que ça soit accepté comme une preuve, mais ça peut faire pencher la balance et au moins prouver votre « bonne foi ».

Certains assureurs proposent (ou proposaient) des ristournes pour l’usage de dashcam. Pas forcément parce que cela constitue une preuve en cas de sinistre, mais aussi parce que les conducteurs, se sachant filmés, ont tendance à conduire de façon plus respectueuse du Code de la route, et seraient alors moins susceptibles de provoquer un sinistre responsable. Renseignez-vous auprès de votre assurance, et surtout voyez si ça vaut le coup pour vous (en combien de temps le coût de la caméra est rentabilité par la ristourne éventuelle) !

Pour info, certains pays (Russie) les rendent obligatoires. Certains pays (comme le Portugal, l’Autriche ou le Luxembourg) en interdisent l’utilisation pour des problèmes de confidentialité.

Les autres pays, comme la France, restent dans le flou. Et dans le flou juridique.

La loi ne dit rien sur les caméras embarquées, si ce n’est qu’en cas de diffusion, la vidéo doit être anonymisée : les visages et les plaques doivent être floutées.
Il doit également être indiqué (sur la voiture) que celle-ci enregistre tout. La dashcam F770 vient d’ailleurs avec un autocollant destiné à cet effet.

Pour le reste, même si le Cerfa-13806-3 existe pour déclarer la mise en place d’un système de vidéo surveillance protection, il n’est pas sûr que ça soit nécessaire pour une caméra embarquée et mobile : la déclaration est liée à un lieu, et on ne peut pas faire une déclaration pour chaque ville que l’on traverse…

La loi ne suit donc pas les usages actuellement. Ceci étant dit, je suis pas avocat.

Quelques liens :

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Position finale de la dashcam dans la voiture.
Ici un petit tuto sur l’installation d’une dashcam « en dur » dans sa voiture, avec branchement directement dans la boîte à fusibles et quelques astuces diverses en plus.

Mon matériel :

Il y a une carte micro-SD de 16 Go fournie avec cette caméra, et qui suffit pour enregistrer environ 2 h de vidéo full-HD.

Si vous souhaitez pouvoir enregistrer davantage, prenez une carte plus grande. La carte doit être certifiée UHC-1, sinon votre dashcam ne la reconnaîtra pas. Pour info : une carte micro-SD de 64 Go certifiée UHC-1 coûte environ 10 € en ligne, en 2021.

Si possible, privilégiez en plus une carte avec une bonne capacité d’écriture / réécriture (les cartes « endurance » sont précisément faites pour ce genre d’usage, par exemple chez Samsung ou chez Sandisk).
À ces niveaux d’enregistrement en continu, la carte mémoire constitue un consommable, et une bonne carte vous évitera de devoir en changer tous les 4 matins.

La dashcam F770

Je ne suis pas spécialiste en dashcam, mais j’ai trouvé cette référence dans une vidéo où ils montrent comment l’installer dans une Ioniq, donc ma voiture. J’ai décidé de faire pareil.

En voici quelques caractéristiques rapides :

Un truc cool : la dashcam peut envoyer le flux vidéo sur le téléphone via du Wifi (il devient un hotspot wifi sur lequel se connecte le téléphone). On peut alors avoir une vision directe de la caméra sur le téléphone, ce qui est très pratique lors de la mise en place et vérifier le centrage. C’est aussi pratique pour mettre en place le filtre polarisant : il doit être orienté correctement pour filtrer les reflets.
L’application permet aussi de récupérer la vidéo sans PC et sans débrancher la carte-SD.

À noter que les vidéos sont coupés en blocs d’une minute qui pèsent chacun environ 80 Mo (soit environ 4,8 Go par heure)

Si l’on n’utilise pas le Wifi, on peut toujours lire les vidéos depuis un PC en retirant la carte micro-SD : l’adaptateur μSD→SD et μSD→USB sont fournis avec. Les vidéos sont directement accessibles sur la carte sans besoin de lecteur spécifique.

Hardwire ou prise allume-cigare ?

De façon générale, il y a deux façons de brancher une dashcam dans une voiture.

La première consiste à brancher la dashcam sur la prise allume-cigare de la voiture.
C’est de loin ce qu’il y a de plus simple : on branche et ça marche.

Attention : normalement, l’allume cigare d’une voiture n’est pas alimenté quand le contact est coupé. C’est très important, sinon la caméra ou tout autre accessoire viderait votre batterie en une nuit et vous ne pourrez plus démarrer le lendemain. Sur certaines voitures, l’allume-cigare pourrait rester allumé ! Il faut s’en assurer avant de laisser la dashcam branché. Faites bien attention !

Cette façon d’installer la caméra laisse cependant apparaître sa prise et une partie du câblage. Pour ceux qui veulent un montage plus propre et discret, on peut utiliser ce qu’on appelle le « hardwire » (« câblage en dur »). C’est la seconde façon de faire.

Avec le hardwire, on branche la caméra directement dans le circuit de la voiture (en passant par la boîte à fusible). Cela demande un peu de bricolage, mais le résultat est nettement plus propre : tous les câbles sont cachés et la dashcam fait alors partie intégrante de la voiture (sans avoir l’air d’un accessoire ajouté après).
Il s’allume directement avec la voiture et s’éteint quand on coupe le contact.

Principe du hardwire

Chaque élément de la voiture (rétroviseur électrique, fenêtres, clignotants, sièges électriques, prises USB…) a son fusible dédié dans la boîte à fusible.

Bien-sûr, par défaut il n’y a pas de prise pour dashcam, mais on peut en créer une : pour ça, on va utiliser un dédoubleur de fusible pour pouvoir brancher un élément en plus dans le boitier. Ainsi, une prise du boitier aura le fusible qu’il avait déjà (par exemple : les vitres électriques) et un autre fusible pour brancher un accessoire tiers, c’est-à-dire votre dashcam.

Le dédoubleur, c’est le petit kit hardwire listé plus haut.

Avec ce système on n’a rien modifié dans la voiture. Pour tout annuler, il suffira de virer le kit et de remettre le fusible original à sa place.

Côté technique

Premièrement, il faut savoir que toutes les voitures n’ont pas les mêmes formats de fusibles. Il faut donc un kit hardwire spécifique. Pour la Hyundai Ioniq, il faut le kit micro-2.
Si vous achetez un kit, regardez bien celui qu’il vous faut.

Ensuite dans une voiture, il y a deux circuits électriques principaux :

La dashcam doit être branchée sur le second circuit : celui qui n’est sous tension que quand la voiture est allumée (sinon il va rester brancher tout le temps et vider votre batterie en quelques heures).

Note : La dashcam F770 version Royaume-Uni vient directement avec le kit hardwire et sur deux fils : il a le mode normal quand on roule et un mode « parking » basse consommation (qui prend dix image par minute, par exemple) quand la voiture est éteinte. La caméra intègre une sécurité qui détecte la tension de la batterie et se coupe par sécurité quand elle est trop basse.
Cela permet d’avoir un enregistrement H24, voiture éteinte.

La dashcam F770 vendue sur le marché européen est capable de tout ça aussi (je suppose), mais le kit de connexion fourni avec ne le permet pas : le packaging UE ne contient que le connecteur prise allume-cigare (et ne peut donc as se brancher en mode parking).

Cela n’empêche pas de la brancher sur le boîtier à fusibles, mais pour ça il faudra sectionner le câble allume-cigare (avec une pince, donc, et irréversiblement)
À noter que dans mon cas, c’est le vendeur lui-même qui m’a conseillé de faire ainsi.

Bref, il vous faudra faire un choix :

Ce qui suit est l’explication pour le hardwire, car c’est ce que j’ai fait.

Le branchement en dur de la dashcam

Quel fusible retirer pour le installer le kit ?

Sur la Ioniq, le boîtier à fusible se trouve à gauche sous le volant. Il y a une trappe qui s’enlève.

Vous voyez alors tous les fusibles avec des numéros 5, 10, 15, 25… écrit dessus : ce sont les courants maximums que permet ce fusible. Pour la dashcam, un fusible de 5 suffit, mais ce n’est pas tout.

Comme j’ai dit, il y a deux circuits sur une voiture :

Il faut mettre la dashcam sur le second. Vous pouvez utiliser le schéma de câblage dans le manuel de la voiture ou alors et détecter les accessoires non fonctionnels quand le contact est coupé : typiquement, vitres électriques, radio, éclairage intérieur.
Pour en être sûr, il faut utiliser un voltmètre et vérifier quel fusible se trouve effectivement hors tension quand le contact est coupé.

Les fusibles ont un petit point métallique sur le dessus, qui permet de les tester. Avec le voltmètre, on va mettre la borne rouge sur le fusible et la borne noire sur la masse de la voiture : c’est-à-dire la carcasse ou n’importe quel écrou non peint pas trop loin. Sur la Ioniq, il y en a une dans le boîtier à fusible.

Intérieur de la boîte à fusibles.
En s’aidant du schéma orange sur la trappe du boîtier à fusible, repérez celui des vitres électriques par exemple :

Pour comparer, essayez avec d’autres fusibles : certains afficheront toujours 12 V, même après avoir coupé le contact.

Il faut choisir un fusible : on peut utiliser celui que l’on veut qui réponde au critère ci-dessus. Perso j’ai utilisé celui d’un accessoire non essentiel (et que je n’ai pas) : le volant chauffant.

Dans tous les cas, évitez ceux des airbags ou de l’alarme. Si la dashcam pompe un peu trop de courant, cela peut influer sur leur déclenchement, ce qui serait dangereux.

Une fois que vous avez choisi un fusible, notez-le et repérez-le. Cela nous servira pour après.

Installation de la dashcam

Traditionnellement, on place la dashcam derrière le miroir central. Dans la Ioniq, il y a déjà la caméra de reconnaissance des panneaux et le détecteur d’humidité pour l’auto-désembuage.

Il reste de la place pour la dashcam du côté du conducteur. Prévoyez alors 2 cm de plus à droite pour pouvoir retirer la dashcam de son socle (la dashcam se clip sur son socle par la droite).

À ce stade, il est pratique de mettre le contact, brancher la dashcam sur l’allume-cigare et allumer la dashcam. Connectez-vous au Wifi de la cam avec votre téléphone et utilisez l’application Thinkware et affichez directement le flux vidéo. Vous pourrez alors juger du bon centrage et de la bonne orientation et inclinaison de l’image.

Quand vous êtes sûrs de votre positionnement, et que vous avez vérifié que vous pourrez toujours la retirer du socle, ôtez le film protecteur 3M pour permettre de coller la dashcam sur la vitre.

Je recommande de faire ça par temps chaud et ensoleillé : la colle 3M prend beaucoup mieux lorsqu’il fait chaud et il ne risquera pas de tomber en pleine conduite. Rassurez-vous, ça tient très bien : ça fait 3 mois que je l’ai mis, et elle n’est jamais tombée (encore heureux).

La dashcam collée, il faut maintenant masquer le câble. Dans la vidéo, le monteur a l’ingénieuse idée d’enrouler du ruban adhésif à l’envers (collant vers l’extérieur) autour du câble, et de pousser le câble sous la mousse du plafonnier. Ça marche très bien et ça ne bougera pas. Perso j’ai fait ça par endroit, pas sur tout le câble.

Débranchez la dashcam de l’allume-cigare mais laissez la cam elle-même fixée. En partant de la dashcam à côté du rétroviseur centrale, on va passer le câble sur la gauche, jusqu’à la portière puis descendre en passant derrière le joint en caoutchouc de la portière, et enfin quand on y sera, on passera dans le compartiment à fusibles.

Enfin, passez le connecteur dans la boîte à fusible :

Cacher le câble de la dashcam.

  1. remontez le câble jusqu’au plafonnier
  2. passez le câble sous le plafonnier, jusqu’à la gauche. Arrivé au bout, passez le câble sous le plastique ; attention à l’airbag qui se trouve à cet endroit (n’y allez pas au couteau)
  3. Descendez le câble, caché par le joint de porte (côté intérieur)
  4. passez le câble par derrière dans la boîte à fusible.

(voir en grand)

Installation du kit hardwire

Maintenant que l’on sait où brancher la dashcam et que la câble (avec sa prise cigare) se trouve dans le compartiment à fusibles, on va devoir commencer la partie électrique.

Il faut retirer le fusible que vous avez repéré. Le kit vient avec une pince spéciale pour ça, sinon vous en avez une dans le second boîtier fusible qui se trouve sous le capot (dans le cas de la Ioniq).

Retirez un fusible, insérez ce fusible dans le kit. Ensuite, ajoutez un fusible pour la dashcam (venu avec le kit) :

Branchement du hardwire kit.

Enfin, branchez le kit dans l’emplacement libéré de la boîte à fusible.

C’est bon pour le kit.

Branchement de la dashcam

Schéma de câblage de la dashcam.
« Le fil vert sur le bouton vert, le fil rouge… »

Il faut alors sectionner le connecteur allume-cigare. Perso, j’ai coupé juste sous le connecteur, ne coupant pas trop de fil (si jamais je change de voiture, ça permettra de récupérer la cam et de ne pas manquer de fil).

Dénudez alors les câbles noirs (sur 5~10 cm) puis dénudez les deux petits fils (blanc et jaune sur la mienne) sur 2~3 cm.

Le fil jaune est à connecte au fil du kit hardwire. Au besoin, et avant de souder/nouer les deux fils, passez les fils dans un bout de gaine thermorétractable. Nouez ensuite les fils, glissez la gaine thermo sur la jonction et passez un peu de chaleur dessus pour serrer et fixer la gaine isolante. Branchez enfin le kit hardwire dans son emplacement fusible.

Et le fil blanc ?
C’est la masse : il faut le mettre sur la carcasse de la voiture. Dans la Ioniq, il y a un écrou pas loin : on peut enrouler le fil autour, tel quel, puis utiliser un boulon pour le fixer (le tout sans défaire quoi que ce soit de la voiture).

Il ne reste plus qu’à ranger un peu le fil de la dashcam dans la boîte à fusible (pour éviter que ça ne traîne partout) et à remettre le cache.

Démarrez la voiture et normalement la dashcam s’allume (on peut voir la petite LED du GPS qui s’allume).
Coupez le contact et la caméra s’éteint.

Fini !

Notes à l’utilisation

Si vous avez une vieille carte SD qui traîne chez vous, et que vous la mettez dans la dashcam, vous pouvez l’entendre dire qu’il y a une erreur avec la carte. Souvent au démarrage, mais parfois en pleine conduite.
Dans ce cas, la caméra reboot toute seule. C’est sûrement une section de la mémoire qui ne fonctionne plus, ou alors que la carte n’est pas (ou pas pleinement) compatible. Pour rappel : il faut une carte UHC-1 minimum, capable d’enregistrer de la vidéo HD à la volée.

Si ça se produit trop souvent, remplacez la carte SD par une neuve. Comme j’ai dit, pour ces applications intensives, les cartes mémoire sont des consommables. Il en existe qui sont adaptés à l’enregistrement continu, et qui devraient fonctionner plus longtemps (voir lien au début de l’article).

Parfois la dashcam émet une petite musique de quelques notes, parfois à l’allumage, parfois quelques minutes après le début de la conduite. Je ne sais pas du tout ce que c’est. En règle général par contre, la caméra se fait parfaitement oublier.

De temps en temps, la dashcam dit qu’il faut formater régulièrement la carte. Si les vidéos qui sont dessus ne vous importent pas, appuyez alors sur le bouton « format » de la caméra. La voix dira quand c’est bon.

Intérêt de la dashcam, assurances et législation

La dashcam est une caméra embarquée. Elle filme toute votre conduite, en particulier un accident qui pourrait survenir. Elle peut aussi enregistrer votre vitesse. Certains modèles envoient également tout ça directement dans « le cloud » (ce n’est pas le cas de la F770).

Cela permet donc d’analyser votre conduite, de filmer vos road-trips, ou un « événement » qui surviendrait sur la route. Mais surtout, l’intérêt est de filmer un accident et de fournir l’enregistrement à votre assureur, aux autorités ou au tribunal. Rien ne dit que ça soit accepté comme une preuve, mais ça peut faire pencher la balance et au moins prouver votre « bonne foi ».

Certains assureurs proposent (ou proposaient) des ristournes pour l’usage de dashcam. Pas forcément parce que cela constitue une preuve en cas de sinistre, mais aussi parce que les conducteurs, se sachant filmés, ont tendance à conduire de façon plus respectueuse du Code de la route, et seraient alors moins susceptibles de provoquer un sinistre responsable. Renseignez-vous auprès de votre assurance, et surtout voyez si ça vaut le coup pour vous (en combien de temps le coût de la caméra est rentabilité par la ristourne éventuelle) !

Pour info, certains pays (Russie) les rendent obligatoires. Certains pays (comme le Portugal, l’Autriche ou le Luxembourg) en interdisent l’utilisation pour des problèmes de confidentialité.

Les autres pays, comme la France, restent dans le flou. Et dans le flou juridique.

La loi ne dit rien sur les caméras embarquées, si ce n’est qu’en cas de diffusion, la vidéo doit être anonymisée : les visages et les plaques doivent être floutées.
Il doit également être indiqué (sur la voiture) que celle-ci enregistre tout. La dashcam F770 vient d’ailleurs avec un autocollant destiné à cet effet.

Pour le reste, même si le Cerfa-13806-3 existe pour déclarer la mise en place d’un système de vidéo surveillance protection, il n’est pas sûr que ça soit nécessaire pour une caméra embarquée et mobile : la déclaration est liée à un lieu, et on ne peut pas faire une déclaration pour chaque ville que l’on traverse…

La loi ne suit donc pas les usages actuellement. Ceci étant dit, je suis pas avocat.

Quelques liens :

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Position finale de la dashcam dans la voiture.
Ici un petit tuto sur l’installation d’une dashcam « en dur » dans sa voiture, avec branchement directement dans la boîte à fusibles et quelques astuces diverses en plus.

Mon matériel :

Il y a une carte micro-SD de 16 Go fournie avec cette caméra, et qui suffit pour enregistrer environ 2 h de vidéo full-HD.

Si vous souhaitez pouvoir enregistrer davantage, prenez une carte plus grande. La carte doit être certifiée UHC-1, sinon votre dashcam ne la reconnaîtra pas. Pour info : une carte micro-SD de 64 Go certifiée UHC-1 coûte environ 10 € en ligne, en 2021.

Si possible, privilégiez en plus une carte avec une bonne capacité d’écriture / réécriture (les cartes « endurance » sont précisément faites pour ce genre d’usage, par exemple chez Samsung ou chez Sandisk).
À ces niveaux d’enregistrement en continu, la carte mémoire constitue un consommable, et une bonne carte vous évitera de devoir en changer tous les 4 matins.

La dashcam F770

Je ne suis pas spécialiste en dashcam, mais j’ai trouvé cette référence dans une vidéo où ils montrent comment l’installer dans une Ioniq, donc ma voiture. J’ai décidé de faire pareil.

En voici quelques caractéristiques rapides :

Un truc cool : la dashcam peut envoyer le flux vidéo sur le téléphone via du Wifi (il devient un hotspot wifi sur lequel se connecte le téléphone). On peut alors avoir une vision directe de la caméra sur le téléphone, ce qui est très pratique lors de la mise en place et vérifier le centrage. C’est aussi pratique pour mettre en place le filtre polarisant : il doit être orienté correctement pour filtrer les reflets.
L’application permet aussi de récupérer la vidéo sans PC et sans débrancher la carte-SD.

À noter que les vidéos sont coupés en blocs d’une minute qui pèsent chacun environ 80 Mo (soit environ 4,8 Go par heure)

Si l’on n’utilise pas le Wifi, on peut toujours lire les vidéos depuis un PC en retirant la carte micro-SD : l’adaptateur μSD→SD et μSD→USB sont fournis avec. Les vidéos sont directement accessibles sur la carte sans besoin de lecteur spécifique.

Hardwire ou prise allume-cigare ?

De façon générale, il y a deux façons de brancher une dashcam dans une voiture.

La première consiste à brancher la dashcam sur la prise allume-cigare de la voiture.
C’est de loin ce qu’il y a de plus simple : on branche et ça marche.

Attention : normalement, l’allume cigare d’une voiture n’est pas alimenté quand le contact est coupé. C’est très important, sinon la caméra ou tout autre accessoire viderait votre batterie en une nuit et vous ne pourrez plus démarrer le lendemain. Sur certaines voitures, l’allume-cigare pourrait rester allumé ! Il faut s’en assurer avant de laisser la dashcam branché. Faites bien attention !

Cette façon d’installer la caméra laisse cependant apparaître sa prise et une partie du câblage. Pour ceux qui veulent un montage plus propre et discret, on peut utiliser ce qu’on appelle le « hardwire » (« câblage en dur »). C’est la seconde façon de faire.

Avec le hardwire, on branche la caméra directement dans le circuit de la voiture (en passant par la boîte à fusible). Cela demande un peu de bricolage, mais le résultat est nettement plus propre : tous les câbles sont cachés et la dashcam fait alors partie intégrante de la voiture (sans avoir l’air d’un accessoire ajouté après).
Il s’allume directement avec la voiture et s’éteint quand on coupe le contact.

Principe du hardwire

Chaque élément de la voiture (rétroviseur électrique, fenêtres, clignotants, sièges électriques, prises USB…) a son fusible dédié dans la boîte à fusible.

Bien-sûr, par défaut il n’y a pas de prise pour dashcam, mais on peut en créer une : pour ça, on va utiliser un dédoubleur de fusible pour pouvoir brancher un élément en plus dans le boitier. Ainsi, une prise du boitier aura le fusible qu’il avait déjà (par exemple : les vitres électriques) et un autre fusible pour brancher un accessoire tiers, c’est-à-dire votre dashcam.

Le dédoubleur, c’est le petit kit hardwire listé plus haut.

Avec ce système on n’a rien modifié dans la voiture. Pour tout annuler, il suffira de virer le kit et de remettre le fusible original à sa place.

Côté technique

Premièrement, il faut savoir que toutes les voitures n’ont pas les mêmes formats de fusibles. Il faut donc un kit hardwire spécifique. Pour la Hyundai Ioniq, il faut le kit micro-2.
Si vous achetez un kit, regardez bien celui qu’il vous faut.

Ensuite dans une voiture, il y a deux circuits électriques principaux :

La dashcam doit être branchée sur le second circuit : celui qui n’est sous tension que quand la voiture est allumée (sinon il va rester brancher tout le temps et vider votre batterie en quelques heures).

Note : La dashcam F770 version Royaume-Uni vient directement avec le kit hardwire et sur deux fils : il a le mode normal quand on roule et un mode « parking » basse consommation (qui prend dix image par minute, par exemple) quand la voiture est éteinte. La caméra intègre une sécurité qui détecte la tension de la batterie et se coupe par sécurité quand elle est trop basse.
Cela permet d’avoir un enregistrement H24, voiture éteinte.

La dashcam F770 vendue sur le marché européen est capable de tout ça aussi (je suppose), mais le kit de connexion fourni avec ne le permet pas : le packaging UE ne contient que le connecteur prise allume-cigare (et ne peut donc as se brancher en mode parking).

Cela n’empêche pas de la brancher sur le boîtier à fusibles, mais pour ça il faudra sectionner le câble allume-cigare (avec une pince, donc, et irréversiblement)
À noter que dans mon cas, c’est le vendeur lui-même qui m’a conseillé de faire ainsi.

Bref, il vous faudra faire un choix :

Ce qui suit est l’explication pour le hardwire, car c’est ce que j’ai fait.

Le branchement en dur de la dashcam

Quel fusible retirer pour le installer le kit ?

Sur la Ioniq, le boîtier à fusible se trouve à gauche sous le volant. Il y a une trappe qui s’enlève.

Vous voyez alors tous les fusibles avec des numéros 5, 10, 15, 25… écrit dessus : ce sont les courants maximums que permet ce fusible. Pour la dashcam, un fusible de 5 suffit, mais ce n’est pas tout.

Comme j’ai dit, il y a deux circuits sur une voiture :

Il faut mettre la dashcam sur le second. Vous pouvez utiliser le schéma de câblage dans le manuel de la voiture ou alors et détecter les accessoires non fonctionnels quand le contact est coupé : typiquement, vitres électriques, radio, éclairage intérieur.
Pour en être sûr, il faut utiliser un voltmètre et vérifier quel fusible se trouve effectivement hors tension quand le contact est coupé.

Les fusibles ont un petit point métallique sur le dessus, qui permet de les tester. Avec le voltmètre, on va mettre la borne rouge sur le fusible et la borne noire sur la masse de la voiture : c’est-à-dire la carcasse ou n’importe quel écrou non peint pas trop loin. Sur la Ioniq, il y en a une dans le boîtier à fusible.

Intérieur de la boîte à fusibles.
En s’aidant du schéma orange sur la trappe du boîtier à fusible, repérez celui des vitres électriques par exemple :

Pour comparer, essayez avec d’autres fusibles : certains afficheront toujours 12 V, même après avoir coupé le contact.

Il faut choisir un fusible : on peut utiliser celui que l’on veut qui réponde au critère ci-dessus. Perso j’ai utilisé celui d’un accessoire non essentiel (et que je n’ai pas) : le volant chauffant.

Dans tous les cas, évitez ceux des airbags ou de l’alarme. Si la dashcam pompe un peu trop de courant, cela peut influer sur leur déclenchement, ce qui serait dangereux.

Une fois que vous avez choisi un fusible, notez-le et repérez-le. Cela nous servira pour après.

Installation de la dashcam

Traditionnellement, on place la dashcam derrière le miroir central. Dans la Ioniq, il y a déjà la caméra de reconnaissance des panneaux et le détecteur d’humidité pour l’auto-désembuage.

Il reste de la place pour la dashcam du côté du conducteur. Prévoyez alors 2 cm de plus à droite pour pouvoir retirer la dashcam de son socle (la dashcam se clip sur son socle par la droite).

À ce stade, il est pratique de mettre le contact, brancher la dashcam sur l’allume-cigare et allumer la dashcam. Connectez-vous au Wifi de la cam avec votre téléphone et utilisez l’application Thinkware et affichez directement le flux vidéo. Vous pourrez alors juger du bon centrage et de la bonne orientation et inclinaison de l’image.

Quand vous êtes sûrs de votre positionnement, et que vous avez vérifié que vous pourrez toujours la retirer du socle, ôtez le film protecteur 3M pour permettre de coller la dashcam sur la vitre.

Je recommande de faire ça par temps chaud et ensoleillé : la colle 3M prend beaucoup mieux lorsqu’il fait chaud et il ne risquera pas de tomber en pleine conduite. Rassurez-vous, ça tient très bien : ça fait 3 mois que je l’ai mis, et elle n’est jamais tombée (encore heureux).

La dashcam collée, il faut maintenant masquer le câble. Dans la vidéo, le monteur a l’ingénieuse idée d’enrouler du ruban adhésif à l’envers (collant vers l’extérieur) autour du câble, et de pousser le câble sous la mousse du plafonnier. Ça marche très bien et ça ne bougera pas. Perso j’ai fait ça par endroit, pas sur tout le câble.

Débranchez la dashcam de l’allume-cigare mais laissez la cam elle-même fixée. En partant de la dashcam à côté du rétroviseur centrale, on va passer le câble sur la gauche, jusqu’à la portière puis descendre en passant derrière le joint en caoutchouc de la portière, et enfin quand on y sera, on passera dans le compartiment à fusibles.

Enfin, passez le connecteur dans la boîte à fusible :

Cacher le câble de la dashcam.

  1. remontez le câble jusqu’au plafonnier
  2. passez le câble sous le plafonnier, jusqu’à la gauche. Arrivé au bout, passez le câble sous le plastique ; attention à l’airbag qui se trouve à cet endroit (n’y allez pas au couteau)
  3. Descendez le câble, caché par le joint de porte (côté intérieur)
  4. passez le câble par derrière dans la boîte à fusible.

(voir en grand)

Installation du kit hardwire

Maintenant que l’on sait où brancher la dashcam et que la câble (avec sa prise cigare) se trouve dans le compartiment à fusibles, on va devoir commencer la partie électrique.

Il faut retirer le fusible que vous avez repéré. Le kit vient avec une pince spéciale pour ça, sinon vous en avez une dans le second boîtier fusible qui se trouve sous le capot (dans le cas de la Ioniq).

Retirez un fusible, insérez ce fusible dans le kit. Ensuite, ajoutez un fusible pour la dashcam (venu avec le kit) :

Branchement du hardwire kit.

Enfin, branchez le kit dans l’emplacement libéré de la boîte à fusible.

C’est bon pour le kit.

Branchement de la dashcam

Schéma de câblage de la dashcam.
« Le fil vert sur le bouton vert, le fil rouge… »

Il faut alors sectionner le connecteur allume-cigare. Perso, j’ai coupé juste sous le connecteur, ne coupant pas trop de fil (si jamais je change de voiture, ça permettra de récupérer la cam et de ne pas manquer de fil).

Dénudez alors les câbles noirs (sur 5~10 cm) puis dénudez les deux petits fils (blanc et jaune sur la mienne) sur 2~3 cm.

Le fil jaune est à connecte au fil du kit hardwire. Au besoin, et avant de souder/nouer les deux fils, passez les fils dans un bout de gaine thermorétractable. Nouez ensuite les fils, glissez la gaine thermo sur la jonction et passez un peu de chaleur dessus pour serrer et fixer la gaine isolante. Branchez enfin le kit hardwire dans son emplacement fusible.

Et le fil blanc ?
C’est la masse : il faut le mettre sur la carcasse de la voiture. Dans la Ioniq, il y a un écrou pas loin : on peut enrouler le fil autour, tel quel, puis utiliser un boulon pour le fixer (le tout sans défaire quoi que ce soit de la voiture).

Il ne reste plus qu’à ranger un peu le fil de la dashcam dans la boîte à fusible (pour éviter que ça ne traîne partout) et à remettre le cache.

Démarrez la voiture et normalement la dashcam s’allume (on peut voir la petite LED du GPS qui s’allume).
Coupez le contact et la caméra s’éteint.

Fini !

Notes à l’utilisation

Si vous avez une vieille carte SD qui traîne chez vous, et que vous la mettez dans la dashcam, vous pouvez l’entendre dire qu’il y a une erreur avec la carte. Souvent au démarrage, mais parfois en pleine conduite.
Dans ce cas, la caméra reboot toute seule. C’est sûrement une section de la mémoire qui ne fonctionne plus, ou alors que la carte n’est pas (ou pas pleinement) compatible. Pour rappel : il faut une carte UHC-1 minimum, capable d’enregistrer de la vidéo HD à la volée.

Si ça se produit trop souvent, remplacez la carte SD par une neuve. Comme j’ai dit, pour ces applications intensives, les cartes mémoire sont des consommables. Il en existe qui sont adaptés à l’enregistrement continu, et qui devraient fonctionner plus longtemps (voir lien au début de l’article).

Parfois la dashcam émet une petite musique de quelques notes, parfois à l’allumage, parfois quelques minutes après le début de la conduite. Je ne sais pas du tout ce que c’est. En règle général par contre, la caméra se fait parfaitement oublier.

De temps en temps, la dashcam dit qu’il faut formater régulièrement la carte. Si les vidéos qui sont dessus ne vous importent pas, appuyez alors sur le bouton « format » de la caméra. La voix dira quand c’est bon.

Intérêt de la dashcam, assurances et législation

La dashcam est une caméra embarquée. Elle filme toute votre conduite, en particulier un accident qui pourrait survenir. Elle peut aussi enregistrer votre vitesse. Certains modèles envoient également tout ça directement dans « le cloud » (ce n’est pas le cas de la F770).

Cela permet donc d’analyser votre conduite, de filmer vos road-trips, ou un « événement » qui surviendrait sur la route. Mais surtout, l’intérêt est de filmer un accident et de fournir l’enregistrement à votre assureur, aux autorités ou au tribunal. Rien ne dit que ça soit accepté comme une preuve, mais ça peut faire pencher la balance et au moins prouver votre « bonne foi ».

Certains assureurs proposent (ou proposaient) des ristournes pour l’usage de dashcam. Pas forcément parce que cela constitue une preuve en cas de sinistre, mais aussi parce que les conducteurs, se sachant filmés, ont tendance à conduire de façon plus respectueuse du Code de la route, et seraient alors moins susceptibles de provoquer un sinistre responsable. Renseignez-vous auprès de votre assurance, et surtout voyez si ça vaut le coup pour vous (en combien de temps le coût de la caméra est rentabilité par la ristourne éventuelle) !

Pour info, certains pays (Russie) les rendent obligatoires. Certains pays (comme le Portugal, l’Autriche ou le Luxembourg) en interdisent l’utilisation pour des problèmes de confidentialité.

Les autres pays, comme la France, restent dans le flou. Et dans le flou juridique.

La loi ne dit rien sur les caméras embarquées, si ce n’est qu’en cas de diffusion, la vidéo doit être anonymisée : les visages et les plaques doivent être floutées.
Il doit également être indiqué (sur la voiture) que celle-ci enregistre tout. La dashcam F770 vient d’ailleurs avec un autocollant destiné à cet effet.

Pour le reste, même si le Cerfa-13806-3 existe pour déclarer la mise en place d’un système de vidéo surveillance protection, il n’est pas sûr que ça soit nécessaire pour une caméra embarquée et mobile : la déclaration est liée à un lieu, et on ne peut pas faire une déclaration pour chaque ville que l’on traverse…

La loi ne suit donc pas les usages actuellement. Ceci étant dit, je suis pas avocat.

Quelques liens :

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Position finale de la dashcam dans la voiture.
Ici un petit tuto sur l’installation d’une dashcam « en dur » dans sa voiture, avec branchement directement dans la boîte à fusibles et quelques astuces diverses en plus.

Mon matériel :

Il y a une carte micro-SD de 16 Go fournie avec cette caméra, et qui suffit pour enregistrer environ 2 h de vidéo full-HD.

Si vous souhaitez pouvoir enregistrer davantage, prenez une carte plus grande. La carte doit être certifiée UHC-1, sinon votre dashcam ne la reconnaîtra pas. Pour info : une carte micro-SD de 64 Go certifiée UHC-1 coûte environ 10 € en ligne, en 2021.

Si possible, privilégiez en plus une carte avec une bonne capacité d’écriture / réécriture (les cartes « endurance » sont précisément faites pour ce genre d’usage, par exemple chez Samsung ou chez Sandisk).
À ces niveaux d’enregistrement en continu, la carte mémoire constitue un consommable, et une bonne carte vous évitera de devoir en changer tous les 4 matins.

La dashcam F770

Je ne suis pas spécialiste en dashcam, mais j’ai trouvé cette référence dans une vidéo où ils montrent comment l’installer dans une Ioniq, donc ma voiture. J’ai décidé de faire pareil.

En voici quelques caractéristiques rapides :

Un truc cool : la dashcam peut envoyer le flux vidéo sur le téléphone via du Wifi (il devient un hotspot wifi sur lequel se connecte le téléphone). On peut alors avoir une vision directe de la caméra sur le téléphone, ce qui est très pratique lors de la mise en place et vérifier le centrage. C’est aussi pratique pour mettre en place le filtre polarisant : il doit être orienté correctement pour filtrer les reflets.
L’application permet aussi de récupérer la vidéo sans PC et sans débrancher la carte-SD.

À noter que les vidéos sont coupés en blocs d’une minute qui pèsent chacun environ 80 Mo (soit environ 4,8 Go par heure)

Si l’on n’utilise pas le Wifi, on peut toujours lire les vidéos depuis un PC en retirant la carte micro-SD : l’adaptateur μSD→SD et μSD→USB sont fournis avec. Les vidéos sont directement accessibles sur la carte sans besoin de lecteur spécifique.

Hardwire ou prise allume-cigare ?

De façon générale, il y a deux façons de brancher une dashcam dans une voiture.

La première consiste à brancher la dashcam sur la prise allume-cigare de la voiture.
C’est de loin ce qu’il y a de plus simple : on branche et ça marche.

Attention : normalement, l’allume cigare d’une voiture n’est pas alimenté quand le contact est coupé. C’est très important, sinon la caméra ou tout autre accessoire viderait votre batterie en une nuit et vous ne pourrez plus démarrer le lendemain. Sur certaines voitures, l’allume-cigare pourrait rester allumé ! Il faut s’en assurer avant de laisser la dashcam branché. Faites bien attention !

Cette façon d’installer la caméra laisse cependant apparaître sa prise et une partie du câblage. Pour ceux qui veulent un montage plus propre et discret, on peut utiliser ce qu’on appelle le « hardwire » (« câblage en dur »). C’est la seconde façon de faire.

Avec le hardwire, on branche la caméra directement dans le circuit de la voiture (en passant par la boîte à fusible). Cela demande un peu de bricolage, mais le résultat est nettement plus propre : tous les câbles sont cachés et la dashcam fait alors partie intégrante de la voiture (sans avoir l’air d’un accessoire ajouté après).
Il s’allume directement avec la voiture et s’éteint quand on coupe le contact.

Principe du hardwire

Chaque élément de la voiture (rétroviseur électrique, fenêtres, clignotants, sièges électriques, prises USB…) a son fusible dédié dans la boîte à fusible.

Bien-sûr, par défaut il n’y a pas de prise pour dashcam, mais on peut en créer une : pour ça, on va utiliser un dédoubleur de fusible pour pouvoir brancher un élément en plus dans le boitier. Ainsi, une prise du boitier aura le fusible qu’il avait déjà (par exemple : les vitres électriques) et un autre fusible pour brancher un accessoire tiers, c’est-à-dire votre dashcam.

Le dédoubleur, c’est le petit kit hardwire listé plus haut.

Avec ce système on n’a rien modifié dans la voiture. Pour tout annuler, il suffira de virer le kit et de remettre le fusible original à sa place.

Côté technique

Premièrement, il faut savoir que toutes les voitures n’ont pas les mêmes formats de fusibles. Il faut donc un kit hardwire spécifique. Pour la Hyundai Ioniq, il faut le kit micro-2.
Si vous achetez un kit, regardez bien celui qu’il vous faut.

Ensuite dans une voiture, il y a deux circuits électriques principaux :

La dashcam doit être branchée sur le second circuit : celui qui n’est sous tension que quand la voiture est allumée (sinon il va rester brancher tout le temps et vider votre batterie en quelques heures).

Note : La dashcam F770 version Royaume-Uni vient directement avec le kit hardwire et sur deux fils : il a le mode normal quand on roule et un mode « parking » basse consommation (qui prend dix image par minute, par exemple) quand la voiture est éteinte. La caméra intègre une sécurité qui détecte la tension de la batterie et se coupe par sécurité quand elle est trop basse.
Cela permet d’avoir un enregistrement H24, voiture éteinte.

La dashcam F770 vendue sur le marché européen est capable de tout ça aussi (je suppose), mais le kit de connexion fourni avec ne le permet pas : le packaging UE ne contient que le connecteur prise allume-cigare (et ne peut donc as se brancher en mode parking).

Cela n’empêche pas de la brancher sur le boîtier à fusibles, mais pour ça il faudra sectionner le câble allume-cigare (avec une pince, donc, et irréversiblement)
À noter que dans mon cas, c’est le vendeur lui-même qui m’a conseillé de faire ainsi.

Bref, il vous faudra faire un choix :

Ce qui suit est l’explication pour le hardwire, car c’est ce que j’ai fait.

Le branchement en dur de la dashcam

Quel fusible retirer pour le installer le kit ?

Sur la Ioniq, le boîtier à fusible se trouve à gauche sous le volant. Il y a une trappe qui s’enlève.

Vous voyez alors tous les fusibles avec des numéros 5, 10, 15, 25… écrit dessus : ce sont les courants maximums que permet ce fusible. Pour la dashcam, un fusible de 5 suffit, mais ce n’est pas tout.

Comme j’ai dit, il y a deux circuits sur une voiture :

Il faut mettre la dashcam sur le second. Vous pouvez utiliser le schéma de câblage dans le manuel de la voiture ou alors et détecter les accessoires non fonctionnels quand le contact est coupé : typiquement, vitres électriques, radio, éclairage intérieur.
Pour en être sûr, il faut utiliser un voltmètre et vérifier quel fusible se trouve effectivement hors tension quand le contact est coupé.

Les fusibles ont un petit point métallique sur le dessus, qui permet de les tester. Avec le voltmètre, on va mettre la borne rouge sur le fusible et la borne noire sur la masse de la voiture : c’est-à-dire la carcasse ou n’importe quel écrou non peint pas trop loin. Sur la Ioniq, il y en a une dans le boîtier à fusible.

Intérieur de la boîte à fusibles.
En s’aidant du schéma orange sur la trappe du boîtier à fusible, repérez celui des vitres électriques par exemple :

Pour comparer, essayez avec d’autres fusibles : certains afficheront toujours 12 V, même après avoir coupé le contact.

Il faut choisir un fusible : on peut utiliser celui que l’on veut qui réponde au critère ci-dessus. Perso j’ai utilisé celui d’un accessoire non essentiel (et que je n’ai pas) : le volant chauffant.

Dans tous les cas, évitez ceux des airbags ou de l’alarme. Si la dashcam pompe un peu trop de courant, cela peut influer sur leur déclenchement, ce qui serait dangereux.

Une fois que vous avez choisi un fusible, notez-le et repérez-le. Cela nous servira pour après.

Installation de la dashcam

Traditionnellement, on place la dashcam derrière le miroir central. Dans la Ioniq, il y a déjà la caméra de reconnaissance des panneaux et le détecteur d’humidité pour l’auto-désembuage.

Il reste de la place pour la dashcam du côté du conducteur. Prévoyez alors 2 cm de plus à droite pour pouvoir retirer la dashcam de son socle (la dashcam se clip sur son socle par la droite).

À ce stade, il est pratique de mettre le contact, brancher la dashcam sur l’allume-cigare et allumer la dashcam. Connectez-vous au Wifi de la cam avec votre téléphone et utilisez l’application Thinkware et affichez directement le flux vidéo. Vous pourrez alors juger du bon centrage et de la bonne orientation et inclinaison de l’image.

Quand vous êtes sûrs de votre positionnement, et que vous avez vérifié que vous pourrez toujours la retirer du socle, ôtez le film protecteur 3M pour permettre de coller la dashcam sur la vitre.

Je recommande de faire ça par temps chaud et ensoleillé : la colle 3M prend beaucoup mieux lorsqu’il fait chaud et il ne risquera pas de tomber en pleine conduite. Rassurez-vous, ça tient très bien : ça fait 3 mois que je l’ai mis, et elle n’est jamais tombée (encore heureux).

La dashcam collée, il faut maintenant masquer le câble. Dans la vidéo, le monteur a l’ingénieuse idée d’enrouler du ruban adhésif à l’envers (collant vers l’extérieur) autour du câble, et de pousser le câble sous la mousse du plafonnier. Ça marche très bien et ça ne bougera pas. Perso j’ai fait ça par endroit, pas sur tout le câble.

Débranchez la dashcam de l’allume-cigare mais laissez la cam elle-même fixée. En partant de la dashcam à côté du rétroviseur centrale, on va passer le câble sur la gauche, jusqu’à la portière puis descendre en passant derrière le joint en caoutchouc de la portière, et enfin quand on y sera, on passera dans le compartiment à fusibles.

Enfin, passez le connecteur dans la boîte à fusible :

Cacher le câble de la dashcam.

  1. remontez le câble jusqu’au plafonnier
  2. passez le câble sous le plafonnier, jusqu’à la gauche. Arrivé au bout, passez le câble sous le plastique ; attention à l’airbag qui se trouve à cet endroit (n’y allez pas au couteau)
  3. Descendez le câble, caché par le joint de porte (côté intérieur)
  4. passez le câble par derrière dans la boîte à fusible.

(voir en grand)

Installation du kit hardwire

Maintenant que l’on sait où brancher la dashcam et que la câble (avec sa prise cigare) se trouve dans le compartiment à fusibles, on va devoir commencer la partie électrique.

Il faut retirer le fusible que vous avez repéré. Le kit vient avec une pince spéciale pour ça, sinon vous en avez une dans le second boîtier fusible qui se trouve sous le capot (dans le cas de la Ioniq).

Retirez un fusible, insérez ce fusible dans le kit. Ensuite, ajoutez un fusible pour la dashcam (venu avec le kit) :

Branchement du hardwire kit.

Enfin, branchez le kit dans l’emplacement libéré de la boîte à fusible.

C’est bon pour le kit.

Branchement de la dashcam

Schéma de câblage de la dashcam.
« Le fil vert sur le bouton vert, le fil rouge… »

Il faut alors sectionner le connecteur allume-cigare. Perso, j’ai coupé juste sous le connecteur, ne coupant pas trop de fil (si jamais je change de voiture, ça permettra de récupérer la cam et de ne pas manquer de fil).

Dénudez alors les câbles noirs (sur 5~10 cm) puis dénudez les deux petits fils (blanc et jaune sur la mienne) sur 2~3 cm.

Le fil jaune est à connecte au fil du kit hardwire. Au besoin, et avant de souder/nouer les deux fils, passez les fils dans un bout de gaine thermorétractable. Nouez ensuite les fils, glissez la gaine thermo sur la jonction et passez un peu de chaleur dessus pour serrer et fixer la gaine isolante. Branchez enfin le kit hardwire dans son emplacement fusible.

Et le fil blanc ?
C’est la masse : il faut le mettre sur la carcasse de la voiture. Dans la Ioniq, il y a un écrou pas loin : on peut enrouler le fil autour, tel quel, puis utiliser un boulon pour le fixer (le tout sans défaire quoi que ce soit de la voiture).

Il ne reste plus qu’à ranger un peu le fil de la dashcam dans la boîte à fusible (pour éviter que ça ne traîne partout) et à remettre le cache.

Démarrez la voiture et normalement la dashcam s’allume (on peut voir la petite LED du GPS qui s’allume).
Coupez le contact et la caméra s’éteint.

Fini !

Notes à l’utilisation

Si vous avez une vieille carte SD qui traîne chez vous, et que vous la mettez dans la dashcam, vous pouvez l’entendre dire qu’il y a une erreur avec la carte. Souvent au démarrage, mais parfois en pleine conduite.
Dans ce cas, la caméra reboot toute seule. C’est sûrement une section de la mémoire qui ne fonctionne plus, ou alors que la carte n’est pas (ou pas pleinement) compatible. Pour rappel : il faut une carte UHC-1 minimum, capable d’enregistrer de la vidéo HD à la volée.

Si ça se produit trop souvent, remplacez la carte SD par une neuve. Comme j’ai dit, pour ces applications intensives, les cartes mémoire sont des consommables. Il en existe qui sont adaptés à l’enregistrement continu, et qui devraient fonctionner plus longtemps (voir lien au début de l’article).

Parfois la dashcam émet une petite musique de quelques notes, parfois à l’allumage, parfois quelques minutes après le début de la conduite. Je ne sais pas du tout ce que c’est. En règle général par contre, la caméra se fait parfaitement oublier.

De temps en temps, la dashcam dit qu’il faut formater régulièrement la carte. Si les vidéos qui sont dessus ne vous importent pas, appuyez alors sur le bouton « format » de la caméra. La voix dira quand c’est bon.

Intérêt de la dashcam, assurances et législation

La dashcam est une caméra embarquée. Elle filme toute votre conduite, en particulier un accident qui pourrait survenir. Elle peut aussi enregistrer votre vitesse. Certains modèles envoient également tout ça directement dans « le cloud » (ce n’est pas le cas de la F770).

Cela permet donc d’analyser votre conduite, de filmer vos road-trips, ou un « événement » qui surviendrait sur la route. Mais surtout, l’intérêt est de filmer un accident et de fournir l’enregistrement à votre assureur, aux autorités ou au tribunal. Rien ne dit que ça soit accepté comme une preuve, mais ça peut faire pencher la balance et au moins prouver votre « bonne foi ».

Certains assureurs proposent (ou proposaient) des ristournes pour l’usage de dashcam. Pas forcément parce que cela constitue une preuve en cas de sinistre, mais aussi parce que les conducteurs, se sachant filmés, ont tendance à conduire de façon plus respectueuse du Code de la route, et seraient alors moins susceptibles de provoquer un sinistre responsable. Renseignez-vous auprès de votre assurance, et surtout voyez si ça vaut le coup pour vous (en combien de temps le coût de la caméra est rentabilité par la ristourne éventuelle) !

Pour info, certains pays (Russie) les rendent obligatoires. Certains pays (comme le Portugal, l’Autriche ou le Luxembourg) en interdisent l’utilisation pour des problèmes de confidentialité.

Les autres pays, comme la France, restent dans le flou. Et dans le flou juridique.

La loi ne dit rien sur les caméras embarquées, si ce n’est qu’en cas de diffusion, la vidéo doit être anonymisée : les visages et les plaques doivent être floutées.
Il doit également être indiqué (sur la voiture) que celle-ci enregistre tout. La dashcam F770 vient d’ailleurs avec un autocollant destiné à cet effet.

Pour le reste, même si le Cerfa-13806-3 existe pour déclarer la mise en place d’un système de vidéo surveillance protection, il n’est pas sûr que ça soit nécessaire pour une caméra embarquée et mobile : la déclaration est liée à un lieu, et on ne peut pas faire une déclaration pour chaque ville que l’on traverse…

La loi ne suit donc pas les usages actuellement. Ceci étant dit, je suis pas avocat.

Quelques liens :

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Logo de YouTube.
Je vous le dis tout de suite : il y a majoritairement des youtubeurs anglophones ici.

J’en connais un bon paquet, mais certains, malgré leur grande qualité, ont fini par me lasser un peu et je ne les suis plus de façon assidue. Dans cet article, je mettrais des chaînes peut-être moins connues, mais d’une grande qualité tout de même.

Il n’y a pas vraiment d’ordre dans la liste.

Science & ingénierie

Une chaîne allemande. Les questions qui y sont soulevées sont à la fois scientifiques, philosophies, politiques, éthiques et sociétales. Ce sont souvent de grandes questions qui font généralement polémiques. Ils ont néanmoins le chic de rester neutres dans leurs positions et de peser systématiquement le pour et le contre pour chaque question (ce qui ne les empêche pas de pencher d’un côté ou de l’autre lors d’une discussion en fin de vidéo).
En dehors de ça, il y a aussi des vidéos de vulgarisation pure, également d’une grande qualité. Le tout est animé avec de petits personnages rigolotes en forme d’oiseaux.

Chaîne d’un ingénieur en électronique : il construit des trucs plus ou moins improbables avec une touche d’humour, et de vulgarisation.
Outre ses explications et son humour, les vidéos montrent aussi les choses qu’il ne faut pas faire en électronique et électricité, en en montrant les conséquences (chocs électriques, incendies…) ou au contraire les choses que l’on peut faire sans risquer sa vie (afin de débunker certains mythes).

Toutes les semaines, une longue vidéo (20-40 minutes) sur la science et le futurisme. C’est probablement la plus grande chaîne de futurisme d’Internet. Il y explore par exemple les possibilités d’une démocratie dans une civilisation de 1000 planètes ; de comment on peut nourrir 1000 milliards de personnes sur Terre ; comment miner les astéroïdes ; le concept de l’ingénierie stellaire ; comment survivre la mort thermodynamique de l’univers…
Si vous aimez les vidéos « mindblowing », cette chaîne (en anglais) est faite pour vous.

Une chaîne qui répond à des questions de la vie : des questions à priori simples, mais aux réponses très complexes. Il y a pas mal de biologie, d’évolution, de social, de science physique.

Une excellente vulgarisatrice scientifique sur la physique. Actuellement elle s’est lancée dans l’explication des principes de base en physique, mais elle fait aussi des expériences improbables, parfois en collaboration avec la chaîne Veritasium (très bonne aussi, mais pas dans cette liste).

Un passionné de physique des arcs électriques qui s’amuse avec tous les appareils du style bobine Tesla, bougie plasma, machine de Wimshurst. Il construit également pas mal d’appareils lui-même et explique comment faire.
C’est à lui que je dois la construction de ma bobine Tesla qui tient dans la main.

Probablement la chaîne explicative de la plus grande qualité sur YouTube. Plutôt orienté aéronautique et aérospatiale, il parle également du problème de l’énergie, son stockage, de l’automobile ou de l’histoire de tout ça, sur le plan de l’ingénierie. La qualité des animations et des recherches est tout bonnement impressionnante.

La même chose que Real Engineering, mais sur la science plus fondamentale.

Encore un ingénieur, mais qui adresse de façon très pédagogique des questions et des objets étonnants de la vie de tous les jours.
Je le connais depuis moins longtemps que d’autres chaînes, mais la qualité et la spontanéité des explications sont du plus haut niveau.

Encore un vlog d’un ingénieur, ici du génie civil. Ses vidéos sont principalement orientées sur l’hydrologie : du design d’une canalisation, d’un barrage, de l’effet de l’eau sur une route, le dessin des côtes… Très intéressant et c’est toujours illustré avec des maquettes qu’il fait lui-même.

Une chaine du très grand laboratoire Fermi aux USA, sur la recherche en physique fondamentale. Le niveau est élevé, mais les explications permettent justement de monter en niveau.

Une chaîne (en français !) d’un professeur de physique qui s’est lancé avec des expériences de physique quotidiennes durant le premier confinement Covid de 2020. Les explications sont bonnes, les expériences amusantes et simples, y compris pour des enfants.

Une chaîne sur les paradoxes statistiques et les biais cognitifs appliqués à la vie de tous les jours. Le tout avec des petits chats.

Probablement la meilleure chaîne de vulgarisation scientifique francophone. Les vidéos sont parfois un peu longues, mais c’est ce qu’il faut quand on veut comprendre certains concepts en profondeur comme il cherche à le faire faire.

Une chaîne francophone sur la science mais pas seulement. La vulgarisatrice derrière répond aussi à des questions que personne ne se pose (« pourquoi les sachets de chips sont remplis d’air ? », « pourquoi y a-t-il des motifs sur l’essuie-tout ? »), et les réponses sont parfois étonnantes !

Autres chaînes culturelles (non science)

Une chaîne qui parle de questions d’ingénierie, de logistique, d’économie et beaucoup d’aviation civile (pas juste l’aspect technique, d’ailleurs). Un peu comme Real Engineering, il y a à chaque fois beaucoup de recherche dans ses vidéos et ça donne une chaîne d’une grande qualité.

Par la personne derrière Wendover. Ceci est sa chaîne « light » : le travail de recherche est toujours là, mais le ton est plus humoristique, bourrée de jeux de mots et de blagues vaseuses. Les vidéos sont plus nombreuses et les questions soulevées sur des sujets plus larges.

La légende vivante de la vulgarisation qu’est Jamy, celui qui a bercé toute une génération avec C’est pas Sorcier, s’est lui aussi lancé durant le premier confinement de 2020 avec des vidéos culturelles et scientifiques. Au début dans son salon et son jardin (confinement oblige), les sujets se sont élargies peu à peu : science, astronomie, langue française, cuisine… tout y passe, sur le ton de la gentillesse, l’humour et la bienveillance. Jamy, quoi.

Une chaîne sur l’histoire, les civilisations disparues et l’archéologie. Là également la qualité est au rendez-vous et le travail de recherche très important. L’Histoire n’était pas du tout mon domaine, j’y apprends vraiment beaucoup de choses.

Une chaîne désormais bien connue grâce à sa série de vidéos « Étranges Escales », où son auteur parcourt les villes du monde (Tokyo, Paris, Rome, Sans Francisco…) pour y dénicher des curiosités étonnantes et fascinantes. L’une des meilleures chaînes YouTube francophone selon moi, à la fois sur les images, le contenu, mais aussi le ton du narrateur. Ses vidéos sont magnifiques, la narration reposante, et le contenu intéressant.

Un peu l’équivalent anglophone de Axolot : il explore les curiosités et les beautés du monde, des peuples, des choses. Là également le ton est reposant et les images aussi.

Chaînes Diverses

Si vous connaissez l’ancienne émission britannique « Brainiac », cette chaîne est un peu dans le même genre : des explosions, des feux d’artifices, des arcs électriques d’un million de volts, de l’azote liquide, du mercure, de la radioactivité… et parfois tout ça mélangé. Si vous cherchez la chaîne d’un scientifique fou qui ressemblera à Doc', de Retour vers le Futur.

Un vlog d’un pilote d’avion de ligne. Je ne sais plus comment je suis tombé dessus, mais c’est super intéressant. Il explique aussi bien des astuces à destinations des (futurs) pilotes de ligne, que la vie d’un pilote, ou des choses intéressantes sur les avions en général.

LA chaîne française sur les tests des voitures électriques (Tesla et autres), et road-trip ou vie quotidienne en EV.
Si vous cherchez un EV ou un PHEV, ou un test d’une de ces voitures ou juste des infos, il y a de grandes chances que cette chaîne l’ait en vidéo. Le gars est indépendant (pas vendeur ou autre), ce qui change des tests pas toujours neutres de la télé. Sa notoriété sur Youtube est cependant telle qu’il se fait contacter régulièrement par les marques d’EV, et c’est également pour ça qu’il arrive à tester en détail autant de voitures électriques. Sinon, il teste aussi des voitures électriques de particuliers, qui le contactent pour l’occasion. Le tout dans la bonne humeur et l’ambiance familiale.

Une chaîne sur l’impression 3D et des bricolages sympas à base de ça.

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Logo de YouTube.
Je vous le dis tout de suite : il y a majoritairement des youtubeurs anglophones ici.

J’en connais un bon paquet, mais certains, malgré leur grande qualité, ont fini par me lasser un peu et je ne les suis plus de façon assidue. Dans cet article, je mettrais des chaînes peut-être moins connues, mais d’une grande qualité tout de même.

Il n’y a pas vraiment d’ordre dans la liste.

Science & ingénierie

Une chaîne allemande. Les questions qui y sont soulevées sont à la fois scientifiques, philosophies, politiques, éthiques et sociétales. Ce sont souvent de grandes questions qui font généralement polémiques. Ils ont néanmoins le chic de rester neutres dans leurs positions et de peser systématiquement le pour et le contre pour chaque question (ce qui ne les empêche pas de pencher d’un côté ou de l’autre lors d’une discussion en fin de vidéo).
En dehors de ça, il y a aussi des vidéos de vulgarisation pure, également d’une grande qualité. Le tout est animé avec de petits personnages rigolotes en forme d’oiseaux.

Chaîne d’un ingénieur en électronique : il construit des trucs plus ou moins improbables avec une touche d’humour, et de vulgarisation.
Outre ses explications et son humour, les vidéos montrent aussi les choses qu’il ne faut pas faire en électronique et électricité, en en montrant les conséquences (chocs électriques, incendies…) ou au contraire les choses que l’on peut faire sans risquer sa vie (afin de débunker certains mythes).

Toutes les semaines, une longue vidéo (20-40 minutes) sur la science et le futurisme. C’est probablement la plus grande chaîne de futurisme d’Internet. Il y explore par exemple les possibilités d’une démocratie dans une civilisation de 1000 planètes ; de comment on peut nourrir 1000 milliards de personnes sur Terre ; comment miner les astéroïdes ; le concept de l’ingénierie stellaire ; comment survivre la mort thermodynamique de l’univers…
Si vous aimez les vidéos « mindblowing », cette chaîne (en anglais) est faite pour vous.

Une chaîne qui répond à des questions de la vie : des questions à priori simples, mais aux réponses très complexes. Il y a pas mal de biologie, d’évolution, de social, de science physique.

Une excellente vulgarisatrice scientifique sur la physique. Actuellement elle s’est lancée dans l’explication des principes de base en physique, mais elle fait aussi des expériences improbables, parfois en collaboration avec la chaîne Veritasium (très bonne aussi, mais pas dans cette liste).

Un passionné de physique des arcs électriques qui s’amuse avec tous les appareils du style bobine Tesla, bougie plasma, machine de Wimshurst. Il construit également pas mal d’appareils lui-même et explique comment faire.
C’est à lui que je dois la construction de ma bobine Tesla qui tient dans la main.

Probablement la chaîne explicative de la plus grande qualité sur YouTube. Plutôt orienté aéronautique et aérospatiale, il parle également du problème de l’énergie, son stockage, de l’automobile ou de l’histoire de tout ça, sur le plan de l’ingénierie. La qualité des animations et des recherches est tout bonnement impressionnante.

La même chose que Real Engineering, mais sur la science plus fondamentale.

Encore un ingénieur, mais qui adresse de façon très pédagogique des questions et des objets étonnants de la vie de tous les jours.
Je le connais depuis moins longtemps que d’autres chaînes, mais la qualité et la spontanéité des explications sont du plus haut niveau.

Encore un vlog d’un ingénieur, ici du génie civil. Ses vidéos sont principalement orientées sur l’hydrologie : du design d’une canalisation, d’un barrage, de l’effet de l’eau sur une route, le dessin des côtes… Très intéressant et c’est toujours illustré avec des maquettes qu’il fait lui-même.

Une chaine du très grand laboratoire Fermi aux USA, sur la recherche en physique fondamentale. Le niveau est élevé, mais les explications permettent justement de monter en niveau.

Une chaîne (en français !) d’un professeur de physique qui s’est lancé avec des expériences de physique quotidiennes durant le premier confinement Covid de 2020. Les explications sont bonnes, les expériences amusantes et simples, y compris pour des enfants.

Une chaîne sur les paradoxes statistiques et les biais cognitifs appliqués à la vie de tous les jours. Le tout avec des petits chats.

Probablement la meilleure chaîne de vulgarisation scientifique francophone. Les vidéos sont parfois un peu longues, mais c’est ce qu’il faut quand on veut comprendre certains concepts en profondeur comme il cherche à le faire faire.

Une chaîne francophone sur la science mais pas seulement. La vulgarisatrice derrière répond aussi à des questions que personne ne se pose (« pourquoi les sachets de chips sont remplis d’air ? », « pourquoi y a-t-il des motifs sur l’essuie-tout ? »), et les réponses sont parfois étonnantes !

Autres chaînes culturelles (non science)

Une chaîne qui parle de questions d’ingénierie, de logistique, d’économie et beaucoup d’aviation civile (pas juste l’aspect technique, d’ailleurs). Un peu comme Real Engineering, il y a à chaque fois beaucoup de recherche dans ses vidéos et ça donne une chaîne d’une grande qualité.

Par la personne derrière Wendover. Ceci est sa chaîne « light » : le travail de recherche est toujours là, mais le ton est plus humoristique, bourrée de jeux de mots et de blagues vaseuses. Les vidéos sont plus nombreuses et les questions soulevées sur des sujets plus larges.

La légende vivante de la vulgarisation qu’est Jamy, celui qui a bercé toute une génération avec C’est pas Sorcier, s’est lui aussi lancé durant le premier confinement de 2020 avec des vidéos culturelles et scientifiques. Au début dans son salon et son jardin (confinement oblige), les sujets se sont élargies peu à peu : science, astronomie, langue française, cuisine… tout y passe, sur le ton de la gentillesse, l’humour et la bienveillance. Jamy, quoi.

Une chaîne sur l’histoire, les civilisations disparues et l’archéologie. Là également la qualité est au rendez-vous et le travail de recherche très important. L’Histoire n’était pas du tout mon domaine, j’y apprends vraiment beaucoup de choses.

Une chaîne désormais bien connue grâce à sa série de vidéos « Étranges Escales », où son auteur parcourt les villes du monde (Tokyo, Paris, Rome, Sans Francisco…) pour y dénicher des curiosités étonnantes et fascinantes. L’une des meilleures chaînes YouTube francophone selon moi, à la fois sur les images, le contenu, mais aussi le ton du narrateur. Ses vidéos sont magnifiques, la narration reposante, et le contenu intéressant.

Un peu l’équivalent anglophone de Axolot : il explore les curiosités et les beautés du monde, des peuples, des choses. Là également le ton est reposant et les images aussi.

Chaînes Diverses

Si vous connaissez l’ancienne émission britannique « Brainiac », cette chaîne est un peu dans le même genre : des explosions, des feux d’artifices, des arcs électriques d’un million de volts, de l’azote liquide, du mercure, de la radioactivité… et parfois tout ça mélangé. Si vous cherchez la chaîne d’un scientifique fou qui ressemblera à Doc', de Retour vers le Futur.

Un vlog d’un pilote d’avion de ligne. Je ne sais plus comment je suis tombé dessus, mais c’est super intéressant. Il explique aussi bien des astuces à destinations des (futurs) pilotes de ligne, que la vie d’un pilote, ou des choses intéressantes sur les avions en général.

LA chaîne française sur les tests des voitures électriques (Tesla et autres), et road-trip ou vie quotidienne en EV.
Si vous cherchez un EV ou un PHEV, ou un test d’une de ces voitures ou juste des infos, il y a de grandes chances que cette chaîne l’ait en vidéo. Le gars est indépendant (pas vendeur ou autre), ce qui change des tests pas toujours neutres de la télé. Sa notoriété sur Youtube est cependant telle qu’il se fait contacter régulièrement par les marques d’EV, et c’est également pour ça qu’il arrive à tester en détail autant de voitures électriques. Sinon, il teste aussi des voitures électriques de particuliers, qui le contactent pour l’occasion. Le tout dans la bonne humeur et l’ambiance familiale.

Une chaîne sur l’impression 3D et des bricolages sympas à base de ça.

";s:7:"dateiso";s:15:"20210723_155640";}s:15:"20210723_135640";a:7:{s:5:"title";s:64:"Liste 2021 de mes Youtubeurs scientifiques/culturels préférés";s:4:"link";s:114:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2021/07/23/13/56/40-liste-2021-de-mes-youtubeurs-scientifiquesculturels-preferes";s:4:"guid";s:22:"20210723135640-article";s:7:"pubDate";s:31:"Fri, 23 Jul 2021 13:56:40 +0200";s:11:"description";s:11918:"

Logo de YouTube.
Je vous le dis tout de suite : il y a majoritairement des youtubeurs anglophones ici.

J’en connais un bon paquet, mais certains, malgré leur grande qualité, ont fini par me lasser un peu et je ne les suis plus de façon assidue. Dans cet article, je mettrais des chaînes peut-être moins connues, mais d’une grande qualité tout de même.

Il n’y a pas vraiment d’ordre dans la liste.

Science & ingénierie

Une chaîne allemande. Les questions qui y sont soulevées sont à la fois scientifiques, philosophies, politiques, éthiques et sociétales. Ce sont souvent de grandes questions qui font généralement polémiques. Ils ont néanmoins le chic de rester neutres dans leurs positions et de peser systématiquement le pour et le contre pour chaque question (ce qui ne les empêche pas de pencher d’un côté ou de l’autre lors d’une discussion en fin de vidéo).
En dehors de ça, il y a aussi des vidéos de vulgarisation pure, également d’une grande qualité. Le tout est animé avec de petits personnages rigolotes en forme d’oiseaux.

Chaîne d’un ingénieur en électronique : il construit des trucs plus ou moins improbables avec une touche d’humour, et de vulgarisation.
Outre ses explications et son humour, les vidéos montrent aussi les choses qu’il ne faut pas faire en électronique et électricité, en en montrant les conséquences (chocs électriques, incendies…) ou au contraire les choses que l’on peut faire sans risquer sa vie (afin de débunker certains mythes).

Toutes les semaines, une longue vidéo (20-40 minutes) sur la science et le futurisme. C’est probablement la plus grande chaîne de futurisme d’Internet. Il y explore par exemple les possibilités d’une démocratie dans une civilisation de 1000 planètes ; de comment on peut nourrir 1000 milliards de personnes sur Terre ; comment miner les astéroïdes ; le concept de l’ingénierie stellaire ; comment survivre la mort thermodynamique de l’univers…
Si vous aimez les vidéos « mindblowing », cette chaîne (en anglais) est faite pour vous.

Une chaîne qui répond à des questions de la vie : des questions à priori simples, mais aux réponses très complexes. Il y a pas mal de biologie, d’évolution, de social, de science physique.

Une excellente vulgarisatrice scientifique sur la physique. Actuellement elle s’est lancée dans l’explication des principes de base en physique, mais elle fait aussi des expériences improbables, parfois en collaboration avec la chaîne Veritasium (très bonne aussi, mais pas dans cette liste).

Un passionné de physique des arcs électriques qui s’amuse avec tous les appareils du style bobine Tesla, bougie plasma, machine de Wimshurst. Il construit également pas mal d’appareils lui-même et explique comment faire.
C’est à lui que je dois la construction de ma bobine Tesla qui tient dans la main.

Probablement la chaîne explicative de la plus grande qualité sur YouTube. Plutôt orienté aéronautique et aérospatiale, il parle également du problème de l’énergie, son stockage, de l’automobile ou de l’histoire de tout ça, sur le plan de l’ingénierie. La qualité des animations et des recherches est tout bonnement impressionnante.

La même chose que Real Engineering, mais sur la science plus fondamentale.

Encore un ingénieur, mais qui adresse de façon très pédagogique des questions et des objets étonnants de la vie de tous les jours.
Je le connais depuis moins longtemps que d’autres chaînes, mais la qualité et la spontanéité des explications sont du plus haut niveau.

Encore un vlog d’un ingénieur, ici du génie civil. Ses vidéos sont principalement orientées sur l’hydrologie : du design d’une canalisation, d’un barrage, de l’effet de l’eau sur une route, le dessin des côtes… Très intéressant et c’est toujours illustré avec des maquettes qu’il fait lui-même.

Une chaine du très grand laboratoire Fermi aux USA, sur la recherche en physique fondamentale. Le niveau est élevé, mais les explications permettent justement de monter en niveau.

Une chaîne (en français !) d’un professeur de physique qui s’est lancé avec des expériences de physique quotidiennes durant le premier confinement Covid de 2020. Les explications sont bonnes, les expériences amusantes et simples, y compris pour des enfants.

Une chaîne sur les paradoxes statistiques et les biais cognitifs appliqués à la vie de tous les jours. Le tout avec des petits chats.

Probablement la meilleure chaîne de vulgarisation scientifique francophone. Les vidéos sont parfois un peu longues, mais c’est ce qu’il faut quand on veut comprendre certains concepts en profondeur comme il cherche à le faire faire.

Une chaîne francophone sur la science mais pas seulement. La vulgarisatrice derrière répond aussi à des questions que personne ne se pose (« pourquoi les sachets de chips sont remplis d’air ? », « pourquoi y a-t-il des motifs sur l’essuie-tout ? »), et les réponses sont parfois étonnantes !

Autres chaînes culturelles (non science)

Une chaîne qui parle de questions d’ingénierie, de logistique, d’économie et beaucoup d’aviation civile (pas juste l’aspect technique, d’ailleurs). Un peu comme Real Engineering, il y a à chaque fois beaucoup de recherche dans ses vidéos et ça donne une chaîne d’une grande qualité.

Par la personne derrière Wendover. Ceci est sa chaîne « light » : le travail de recherche est toujours là, mais le ton est plus humoristique, bourrée de jeux de mots et de blagues vaseuses. Les vidéos sont plus nombreuses et les questions soulevées sur des sujets plus larges.

La légende vivante de la vulgarisation qu’est Jamy, celui qui a bercé toute une génération avec C’est pas Sorcier, s’est lui aussi lancé durant le premier confinement de 2020 avec des vidéos culturelles et scientifiques. Au début dans son salon et son jardin (confinement oblige), les sujets se sont élargies peu à peu : science, astronomie, langue française, cuisine… tout y passe, sur le ton de la gentillesse, l’humour et la bienveillance. Jamy, quoi.

Une chaîne sur l’histoire, les civilisations disparues et l’archéologie. Là également la qualité est au rendez-vous et le travail de recherche très important. L’Histoire n’était pas du tout mon domaine, j’y apprends vraiment beaucoup de choses.

Une chaîne désormais bien connue grâce à sa série de vidéos « Étranges Escales », où son auteur parcourt les villes du monde (Tokyo, Paris, Rome, Sans Francisco…) pour y dénicher des curiosités étonnantes et fascinantes. L’une des meilleures chaînes YouTube francophone selon moi, à la fois sur les images, le contenu, mais aussi le ton du narrateur. Ses vidéos sont magnifiques, la narration reposante, et le contenu intéressant.

Un peu l’équivalent anglophone de Axolot : il explore les curiosités et les beautés du monde, des peuples, des choses. Là également le ton est reposant et les images aussi.

Chaînes Diverses

Si vous connaissez l’ancienne émission britannique « Brainiac », cette chaîne est un peu dans le même genre : des explosions, des feux d’artifices, des arcs électriques d’un million de volts, de l’azote liquide, du mercure, de la radioactivité… et parfois tout ça mélangé. Si vous cherchez la chaîne d’un scientifique fou qui ressemblera à Doc', de Retour vers le Futur.

Un vlog d’un pilote d’avion de ligne. Je ne sais plus comment je suis tombé dessus, mais c’est super intéressant. Il explique aussi bien des astuces à destinations des (futurs) pilotes de ligne, que la vie d’un pilote, ou des choses intéressantes sur les avions en général.

LA chaîne française sur les tests des voitures électriques (Tesla et autres), et road-trip ou vie quotidienne en EV.
Si vous cherchez un EV ou un PHEV, ou un test d’une de ces voitures ou juste des infos, il y a de grandes chances que cette chaîne l’ait en vidéo. Le gars est indépendant (pas vendeur ou autre), ce qui change des tests pas toujours neutres de la télé. Sa notoriété sur Youtube est cependant telle qu’il se fait contacter régulièrement par les marques d’EV, et c’est également pour ça qu’il arrive à tester en détail autant de voitures électriques. Sinon, il teste aussi des voitures électriques de particuliers, qui le contactent pour l’occasion. Le tout dans la bonne humeur et l’ambiance familiale.

Une chaîne sur l’impression 3D et des bricolages sympas à base de ça.

";s:7:"content";s:11924:"

Logo de YouTube.
Je vous le dis tout de suite : il y a majoritairement des youtubeurs anglophones ici.

J’en connais un bon paquet, mais certains, malgré leur grande qualité, ont fini par me lasser un peu et je ne les suis plus de façon assidue. Dans cet article, je mettrais des chaînes peut-être moins connues, mais d’une grande qualité tout de même.

Il n’y a pas vraiment d’ordre dans la liste.

Science & ingénierie

Une chaîne allemande. Les questions qui y sont soulevées sont à la fois scientifiques, philosophies, politiques, éthiques et sociétales. Ce sont souvent de grandes questions qui font généralement polémiques. Ils ont néanmoins le chic de rester neutres dans leurs positions et de peser systématiquement le pour et le contre pour chaque question (ce qui ne les empêche pas de pencher d’un côté ou de l’autre lors d’une discussion en fin de vidéo).
En dehors de ça, il y a aussi des vidéos de vulgarisation pure, également d’une grande qualité. Le tout est animé avec de petits personnages rigolotes en forme d’oiseaux.

Chaîne d’un ingénieur en électronique : il construit des trucs plus ou moins improbables avec une touche d’humour, et de vulgarisation.
Outre ses explications et son humour, les vidéos montrent aussi les choses qu’il ne faut pas faire en électronique et électricité, en en montrant les conséquences (chocs électriques, incendies…) ou au contraire les choses que l’on peut faire sans risquer sa vie (afin de débunker certains mythes).

Toutes les semaines, une longue vidéo (20-40 minutes) sur la science et le futurisme. C’est probablement la plus grande chaîne de futurisme d’Internet. Il y explore par exemple les possibilités d’une démocratie dans une civilisation de 1000 planètes ; de comment on peut nourrir 1000 milliards de personnes sur Terre ; comment miner les astéroïdes ; le concept de l’ingénierie stellaire ; comment survivre la mort thermodynamique de l’univers…
Si vous aimez les vidéos « mindblowing », cette chaîne (en anglais) est faite pour vous.

Une chaîne qui répond à des questions de la vie : des questions à priori simples, mais aux réponses très complexes. Il y a pas mal de biologie, d’évolution, de social, de science physique.

Une excellente vulgarisatrice scientifique sur la physique. Actuellement elle s’est lancée dans l’explication des principes de base en physique, mais elle fait aussi des expériences improbables, parfois en collaboration avec la chaîne Veritasium (très bonne aussi, mais pas dans cette liste).

Un passionné de physique des arcs électriques qui s’amuse avec tous les appareils du style bobine Tesla, bougie plasma, machine de Wimshurst. Il construit également pas mal d’appareils lui-même et explique comment faire.
C’est à lui que je dois la construction de ma bobine Tesla qui tient dans la main.

Probablement la chaîne explicative de la plus grande qualité sur YouTube. Plutôt orienté aéronautique et aérospatiale, il parle également du problème de l’énergie, son stockage, de l’automobile ou de l’histoire de tout ça, sur le plan de l’ingénierie. La qualité des animations et des recherches est tout bonnement impressionnante.

La même chose que Real Engineering, mais sur la science plus fondamentale.

Encore un ingénieur, mais qui adresse de façon très pédagogique des questions et des objets étonnants de la vie de tous les jours.
Je le connais depuis moins longtemps que d’autres chaînes, mais la qualité et la spontanéité des explications sont du plus haut niveau.

Encore un vlog d’un ingénieur, ici du génie civil. Ses vidéos sont principalement orientées sur l’hydrologie : du design d’une canalisation, d’un barrage, de l’effet de l’eau sur une route, le dessin des côtes… Très intéressant et c’est toujours illustré avec des maquettes qu’il fait lui-même.

Une chaine du très grand laboratoire Fermi aux USA, sur la recherche en physique fondamentale. Le niveau est élevé, mais les explications permettent justement de monter en niveau.

Une chaîne (en français !) d’un professeur de physique qui s’est lancé avec des expériences de physique quotidiennes durant le premier confinement Covid de 2020. Les explications sont bonnes, les expériences amusantes et simples, y compris pour des enfants.

Une chaîne sur les paradoxes statistiques et les biais cognitifs appliqués à la vie de tous les jours. Le tout avec des petits chats.

Probablement la meilleure chaîne de vulgarisation scientifique francophone. Les vidéos sont parfois un peu longues, mais c’est ce qu’il faut quand on veut comprendre certains concepts en profondeur comme il cherche à le faire faire.

Une chaîne francophone sur la science mais pas seulement. La vulgarisatrice derrière répond aussi à des questions que personne ne se pose (« pourquoi les sachets de chips sont remplis d’air ? », « pourquoi y a-t-il des motifs sur l’essuie-tout ? »), et les réponses sont parfois étonnantes !

Autres chaînes culturelles (non science)

Une chaîne qui parle de questions d’ingénierie, de logistique, d’économie et beaucoup d’aviation civile (pas juste l’aspect technique, d’ailleurs). Un peu comme Real Engineering, il y a à chaque fois beaucoup de recherche dans ses vidéos et ça donne une chaîne d’une grande qualité.

Par la personne derrière Wendover. Ceci est sa chaîne « light » : le travail de recherche est toujours là, mais le ton est plus humoristique, bourrée de jeux de mots et de blagues vaseuses. Les vidéos sont plus nombreuses et les questions soulevées sur des sujets plus larges.

La légende vivante de la vulgarisation qu’est Jamy, celui qui a bercé toute une génération avec C’est pas Sorcier, s’est lui aussi lancé durant le premier confinement de 2020 avec des vidéos culturelles et scientifiques. Au début dans son salon et son jardin (confinement oblige), les sujets se sont élargies peu à peu : science, astronomie, langue française, cuisine… tout y passe, sur le ton de la gentillesse, l’humour et la bienveillance. Jamy, quoi.

Une chaîne sur l’histoire, les civilisations disparues et l’archéologie. Là également la qualité est au rendez-vous et le travail de recherche très important. L’Histoire n’était pas du tout mon domaine, j’y apprends vraiment beaucoup de choses.

Une chaîne désormais bien connue grâce à sa série de vidéos « Étranges Escales », où son auteur parcourt les villes du monde (Tokyo, Paris, Rome, Sans Francisco…) pour y dénicher des curiosités étonnantes et fascinantes. L’une des meilleures chaînes YouTube francophone selon moi, à la fois sur les images, le contenu, mais aussi le ton du narrateur. Ses vidéos sont magnifiques, la narration reposante, et le contenu intéressant.

Un peu l’équivalent anglophone de Axolot : il explore les curiosités et les beautés du monde, des peuples, des choses. Là également le ton est reposant et les images aussi.

Chaînes Diverses

Si vous connaissez l’ancienne émission britannique « Brainiac », cette chaîne est un peu dans le même genre : des explosions, des feux d’artifices, des arcs électriques d’un million de volts, de l’azote liquide, du mercure, de la radioactivité… et parfois tout ça mélangé. Si vous cherchez la chaîne d’un scientifique fou qui ressemblera à Doc', de Retour vers le Futur.

Un vlog d’un pilote d’avion de ligne. Je ne sais plus comment je suis tombé dessus, mais c’est super intéressant. Il explique aussi bien des astuces à destinations des (futurs) pilotes de ligne, que la vie d’un pilote, ou des choses intéressantes sur les avions en général.

LA chaîne française sur les tests des voitures électriques (Tesla et autres), et road-trip ou vie quotidienne en EV.
Si vous cherchez un EV ou un PHEV, ou un test d’une de ces voitures ou juste des infos, il y a de grandes chances que cette chaîne l’ait en vidéo. Le gars est indépendant (pas vendeur ou autre), ce qui change des tests pas toujours neutres de la télé. Sa notoriété sur Youtube est cependant telle qu’il se fait contacter régulièrement par les marques d’EV, et c’est également pour ça qu’il arrive à tester en détail autant de voitures électriques. Sinon, il teste aussi des voitures électriques de particuliers, qui le contactent pour l’occasion. Le tout dans la bonne humeur et l’ambiance familiale.

Une chaîne sur l’impression 3D et des bricolages sympas à base de ça.

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Photo d’une clé avec un logo de pirates.
Très récemment, j’ai été appelé à la rescousse pour un cas de « piratage » d’une webmail Orange.

La personne avait été appelée par sa banquière qui voulait savoir si sa demande par e-mail d’un virement de plusieurs milliers d’euros était bien légitime (ça ne l’était pas). Finalement, de ce côté-là, aucun dommage. Mais ça s’est joué à la vigilance de la banquière en personne. Pour le coup, bravo (et merci).

Dans la webmail d’Orange, on pouvait voir l’historique des connexions en provenance de France (connexions légitimes) mais aussi du Mali et d’Inde (totalement anormal). Par ailleurs, les contacts de la personne dont le compte a été piraté ont pour certains reçus un e-mail chelou de la part du pirate se faisant passer pour elle (je l’ai reçu également).

Voilà pour ce qui s’est passé.

Ce que j’ai fait

Premièrement : faire changer les mots de passe.
La personne avait déjà commencé : c’est très bien.

Les Webmails autorisent (généralement) le transfert des e-mail vers d’autres comptes, de façon automatique. Il a donc été vérifié que le pirate n’avait pas mis en place de redirection vers une adresse à lui. Ça n’était pas le cas, mais un compte « lié » d’un autre compte Orange a été trouvé. Ne sachant pas ce que c’était, il a été supprimé.

Et pas seulement sur la webmail : mais partout. Tous les comptes en ligne. Le pirate a eu accès à ses e-mails, il a pu voir quels sites on utilise. Il aurait pu utiliser cette webmail pour faire un changement de mot de passe partout.

Facebook, Amazon, Google, Apple/iCloud, mais aussi le site de son assurance, les impôts, l’Urssaf, le site de la sécurité sociale ainsi que tous les sites plus ou moins habituels.

Ceci fait, le pirate perd son accès au compte e-mail. Bien.

Que faire de plus ?

Activer la 2FA partout où c’est possible. Avec la 2FA (authentification à deux facteurs), on reçoit un SMS avec un code à usage unique lorsqu’on cherche à se connecter. Si ça avait été activé sur la Webmail d’Orange, la personne aurait reçu un SMS avec un code, et le pirate ne l’ayant pas reçu n’aurait pas pu se connecter. En plus, cela aurait alerté la victime que quelqu’un aurait demandé un changement de mot de passe.

Malheureusement, et là je dis honte à Orange, la 2FA n’est pas possible sur la webmail d’Orange si l’on n’est pas également client mobile chez Orange ou Sosh, ce qui n’est pas le cas ici (la webmail vient avec l’abonnement fixe, pas mobile).

Pour info, la webmail Orange n’est pas seule : chez Free c’est pas mieux a priori, Bouygues non plus. Quant à SFR, ils facturent cette option.
Bref, du n’importe quoi chez nos FAI français.

Comment tout ça est arrivé ?

Deux causes :

Comment on l’a vu ?

L’adresse e-mail apparaît dans les bases de données piratées.
Des services en lignes permettent de vérifier ça, comme ceux-là :

Voilà.

Donc c’est un site tiers qui s’est fait pirater : la base de données des e-mails + mots de passe s’est retrouvée dans la nature et un pirate a récupéré ça.
Ensuite, il a essayé une des adresses (celle de la victime) et a utilisé le mot de passe du site piraté, en espérant que la victime utilise la même partout : c’était le cas, bingo.

Ensuite, le pirate entre sur la webmail, fouille tous les mails à la recherche d’informations, comme les correspondances avec sa banque, des numéros de comptes, des noms de famille… Puis à utiliser la webmail pour écrire à la banque de faire un virement. Encore une fois : ici la banquière a eu la présence d’esprit de demander confirmation par téléphone à la victime. C’est ce qui a sauvé les meubles.

Comment faire pour ne pas que ces choses arrivent ?

Choses très simple à mettre en place :

Il faut mieux un SMS avec un code chiant à entrer à chaque connexion qu’un piratage.

Et dans le cas de la banque :

D’ailleurs, tout comme votre banque vous dit régulièrement qu’ils ne font rien passer par e-mail, mais toujours par courrier, vous pouvez très bien leur dire aussi que vous ne passerez jamais par e-mail et viendrez toujours passer par le guichet (pour ceux qui font ça).
Les banques ajoutent alors cette information à votre dossier et ils sauront qu’un virement inopiné sera forcément frauduleux (et soit l’annuleront, soit vous appelleront).

Ceci est aussi utile quand vous avez un gros virement à faire : prévenez votre banque, ça évitera qu’ils fassent obstacle en pensant à un virement frauduleux (je l’ai fait quand j’ai acheté une voiture, par exemple).

Choses plus avancées à mettre en place :

Choses à considérer dans l’idéal

Toutes considérations de vie privée et de l’hégémonie des GAFAM mis à part : préférez une GMail qu’une webmail de votre FAI. Idéalement, achetez-vous un nom de domaine chez un régistrar (comme Gandi ou OVH) : ils viennent avec une webmail suffisamment large pour n’importe quel usage perso. En plus d’avoir une adresse e-mail bien à vous, ça permet de ne plus dépendre de votre opérateur téléphonique, qui peut changer si vous changez de prestataire.
Et un nom de domaine peut se transférer d’un régistrar à un autre : il est à vous, donc si vous l’achetez chez l’un mais que vous voulez changer, transférez-le chez un autre régistrar. Ceci n’est pas possible avec une adresse chez Orange, SFR, Free…

Changez de temps en temps d’adresse e-mail pour les sites web. Rappelez-vous : si vous utilisez une adresse pour la correspondance et une pour les inscriptions, c’est celle pour les inscriptions sur les sites qu’il faut changer de temps en temps.

Des choses au niveau des sites web

Ici, vous n’y pouvez rien : vous n’êtes pas responsables si un site web se fait pirater. Du coup, ceci s’adresse aux éditeurs de services web : ne stockez pas les mots de passe en clair, bordel ! Un jour vous vous ferez pirater, et si vous les stockez en clair, tous vos clients seront victimes de ce genre de brèche, par votre faute.

Et n’utilisez pas un hashage MD5. Ce n’est plus sûr non plus.
Utilisez au moins du SHA256, voire SHA512, et avec un salt. Il existe des fonctions intégrées aux langages de programmation (comme PHP) pour utiliser tout ça d’un coup. N’utilisez pas des fonctions « maison » qui vous semblent meilleurs que ceux codés par les experts qui font les langages. Ça ne l’est probablement pas.

Pour terminer

Pour finir : la victime de cette mésaventure s’est promise qu’on ne l’y reprendra plus à utiliser le même mot de passe partout. Tant mieux.

Il faut maintenant aussi penser à surveiller l’activité du compte (une connexion depuis le Mali n’est pas normale dans notre cas), et, en cas de doute, changer immédiatement de mot de passe. Idéalement, il faudrait changer de mot de passe régulièrement, mais attention à ne pas tomber dans la simplicité et changer pour des mots de passes plus simples pour compenser les changements fréquents.

Le « régulièrement » va dépendre : rous les ans, tous les 6 mois, tous les mois… il en va du niveau de paranoïa de chacun et de l’importance du compte en question.
Perso, je pense que changer son mot de passe une fois tous les ans est un minimum, au moins pour ses comptes critiques (banque, etc.).

Donc vous savez ce qui vous reste à faire : allez vérifier vos comptes en ligne (Gmail, Facebook…) et vérifiez l’historique de connexion, et changez vos mots de passe en cas de doute ou d’activité suspecte.

Attention : si vous changez votre mot de passe e-mail sur votre ordinateur, vous devrez le mettre à jour sur votre téléphone également, et partout où vous êtes connectés.

image d’en-teête de Jacob Rosen

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Photo d’une clé avec un logo de pirates.
Très récemment, j’ai été appelé à la rescousse pour un cas de « piratage » d’une webmail Orange.

La personne avait été appelée par sa banquière qui voulait savoir si sa demande par e-mail d’un virement de plusieurs milliers d’euros était bien légitime (ça ne l’était pas). Finalement, de ce côté-là, aucun dommage. Mais ça s’est joué à la vigilance de la banquière en personne. Pour le coup, bravo (et merci).

Dans la webmail d’Orange, on pouvait voir l’historique des connexions en provenance de France (connexions légitimes) mais aussi du Mali et d’Inde (totalement anormal). Par ailleurs, les contacts de la personne dont le compte a été piraté ont pour certains reçus un e-mail chelou de la part du pirate se faisant passer pour elle (je l’ai reçu également).

Voilà pour ce qui s’est passé.

Ce que j’ai fait

Premièrement : faire changer les mots de passe.
La personne avait déjà commencé : c’est très bien.

Les Webmails autorisent (généralement) le transfert des e-mail vers d’autres comptes, de façon automatique. Il a donc été vérifié que le pirate n’avait pas mis en place de redirection vers une adresse à lui. Ça n’était pas le cas, mais un compte « lié » d’un autre compte Orange a été trouvé. Ne sachant pas ce que c’était, il a été supprimé.

Et pas seulement sur la webmail : mais partout. Tous les comptes en ligne. Le pirate a eu accès à ses e-mails, il a pu voir quels sites on utilise. Il aurait pu utiliser cette webmail pour faire un changement de mot de passe partout.

Facebook, Amazon, Google, Apple/iCloud, mais aussi le site de son assurance, les impôts, l’Urssaf, le site de la sécurité sociale ainsi que tous les sites plus ou moins habituels.

Ceci fait, le pirate perd son accès au compte e-mail. Bien.

Que faire de plus ?

Activer la 2FA partout où c’est possible. Avec la 2FA (authentification à deux facteurs), on reçoit un SMS avec un code à usage unique lorsqu’on cherche à se connecter. Si ça avait été activé sur la Webmail d’Orange, la personne aurait reçu un SMS avec un code, et le pirate ne l’ayant pas reçu n’aurait pas pu se connecter. En plus, cela aurait alerté la victime que quelqu’un aurait demandé un changement de mot de passe.

Malheureusement, et là je dis honte à Orange, la 2FA n’est pas possible sur la webmail d’Orange si l’on n’est pas également client mobile chez Orange ou Sosh, ce qui n’est pas le cas ici (la webmail vient avec l’abonnement fixe, pas mobile).

Pour info, la webmail Orange n’est pas seule : chez Free c’est pas mieux a priori, Bouygues non plus. Quant à SFR, ils facturent cette option.
Bref, du n’importe quoi chez nos FAI français.

Comment tout ça est arrivé ?

Deux causes :

Comment on l’a vu ?

L’adresse e-mail apparaît dans les bases de données piratées.
Des services en lignes permettent de vérifier ça, comme ceux-là :

Voilà.

Donc c’est un site tiers qui s’est fait pirater : la base de données des e-mails + mots de passe s’est retrouvée dans la nature et un pirate a récupéré ça.
Ensuite, il a essayé une des adresses (celle de la victime) et a utilisé le mot de passe du site piraté, en espérant que la victime utilise la même partout : c’était le cas, bingo.

Ensuite, le pirate entre sur la webmail, fouille tous les mails à la recherche d’informations, comme les correspondances avec sa banque, des numéros de comptes, des noms de famille… Puis à utiliser la webmail pour écrire à la banque de faire un virement. Encore une fois : ici la banquière a eu la présence d’esprit de demander confirmation par téléphone à la victime. C’est ce qui a sauvé les meubles.

Comment faire pour ne pas que ces choses arrivent ?

Choses très simple à mettre en place :

Il faut mieux un SMS avec un code chiant à entrer à chaque connexion qu’un piratage.

Et dans le cas de la banque :

D’ailleurs, tout comme votre banque vous dit régulièrement qu’ils ne font rien passer par e-mail, mais toujours par courrier, vous pouvez très bien leur dire aussi que vous ne passerez jamais par e-mail et viendrez toujours passer par le guichet (pour ceux qui font ça).
Les banques ajoutent alors cette information à votre dossier et ils sauront qu’un virement inopiné sera forcément frauduleux (et soit l’annuleront, soit vous appelleront).

Ceci est aussi utile quand vous avez un gros virement à faire : prévenez votre banque, ça évitera qu’ils fassent obstacle en pensant à un virement frauduleux (je l’ai fait quand j’ai acheté une voiture, par exemple).

Choses plus avancées à mettre en place :

Choses à considérer dans l’idéal

Toutes considérations de vie privée et de l’hégémonie des GAFAM mis à part : préférez une GMail qu’une webmail de votre FAI. Idéalement, achetez-vous un nom de domaine chez un régistrar (comme Gandi ou OVH) : ils viennent avec une webmail suffisamment large pour n’importe quel usage perso. En plus d’avoir une adresse e-mail bien à vous, ça permet de ne plus dépendre de votre opérateur téléphonique, qui peut changer si vous changez de prestataire.
Et un nom de domaine peut se transférer d’un régistrar à un autre : il est à vous, donc si vous l’achetez chez l’un mais que vous voulez changer, transférez-le chez un autre régistrar. Ceci n’est pas possible avec une adresse chez Orange, SFR, Free…

Changez de temps en temps d’adresse e-mail pour les sites web. Rappelez-vous : si vous utilisez une adresse pour la correspondance et une pour les inscriptions, c’est celle pour les inscriptions sur les sites qu’il faut changer de temps en temps.

Des choses au niveau des sites web

Ici, vous n’y pouvez rien : vous n’êtes pas responsables si un site web se fait pirater. Du coup, ceci s’adresse aux éditeurs de services web : ne stockez pas les mots de passe en clair, bordel ! Un jour vous vous ferez pirater, et si vous les stockez en clair, tous vos clients seront victimes de ce genre de brèche, par votre faute.

Et n’utilisez pas un hashage MD5. Ce n’est plus sûr non plus.
Utilisez au moins du SHA256, voire SHA512, et avec un salt. Il existe des fonctions intégrées aux langages de programmation (comme PHP) pour utiliser tout ça d’un coup. N’utilisez pas des fonctions « maison » qui vous semblent meilleurs que ceux codés par les experts qui font les langages. Ça ne l’est probablement pas.

Pour terminer

Pour finir : la victime de cette mésaventure s’est promise qu’on ne l’y reprendra plus à utiliser le même mot de passe partout. Tant mieux.

Il faut maintenant aussi penser à surveiller l’activité du compte (une connexion depuis le Mali n’est pas normale dans notre cas), et, en cas de doute, changer immédiatement de mot de passe. Idéalement, il faudrait changer de mot de passe régulièrement, mais attention à ne pas tomber dans la simplicité et changer pour des mots de passes plus simples pour compenser les changements fréquents.

Le « régulièrement » va dépendre : rous les ans, tous les 6 mois, tous les mois… il en va du niveau de paranoïa de chacun et de l’importance du compte en question.
Perso, je pense que changer son mot de passe une fois tous les ans est un minimum, au moins pour ses comptes critiques (banque, etc.).

Donc vous savez ce qui vous reste à faire : allez vérifier vos comptes en ligne (Gmail, Facebook…) et vérifiez l’historique de connexion, et changez vos mots de passe en cas de doute ou d’activité suspecte.

Attention : si vous changez votre mot de passe e-mail sur votre ordinateur, vous devrez le mettre à jour sur votre téléphone également, et partout où vous êtes connectés.

image d’en-teête de Jacob Rosen

";s:7:"dateiso";s:15:"20210718_203958";}s:15:"20210718_183958";a:7:{s:5:"title";s:40:"Retour sur un cas de piratage de Webmail";s:4:"link";s:94:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2021/07/18/17/39/58-retour-sur-un-cas-de-piratage-de-webmail";s:4:"guid";s:22:"20210718173958-article";s:7:"pubDate";s:31:"Sun, 18 Jul 2021 18:39:58 +0200";s:11:"description";s:10011:"

Photo d’une clé avec un logo de pirates.
Très récemment, j’ai été appelé à la rescousse pour un cas de « piratage » d’une webmail Orange.

La personne avait été appelée par sa banquière qui voulait savoir si sa demande par e-mail d’un virement de plusieurs milliers d’euros était bien légitime (ça ne l’était pas). Finalement, de ce côté-là, aucun dommage. Mais ça s’est joué à la vigilance de la banquière en personne. Pour le coup, bravo (et merci).

Dans la webmail d’Orange, on pouvait voir l’historique des connexions en provenance de France (connexions légitimes) mais aussi du Mali et d’Inde (totalement anormal). Par ailleurs, les contacts de la personne dont le compte a été piraté ont pour certains reçus un e-mail chelou de la part du pirate se faisant passer pour elle (je l’ai reçu également).

Voilà pour ce qui s’est passé.

Ce que j’ai fait

Premièrement : faire changer les mots de passe.
La personne avait déjà commencé : c’est très bien.

Les Webmails autorisent (généralement) le transfert des e-mail vers d’autres comptes, de façon automatique. Il a donc été vérifié que le pirate n’avait pas mis en place de redirection vers une adresse à lui. Ça n’était pas le cas, mais un compte « lié » d’un autre compte Orange a été trouvé. Ne sachant pas ce que c’était, il a été supprimé.

Et pas seulement sur la webmail : mais partout. Tous les comptes en ligne. Le pirate a eu accès à ses e-mails, il a pu voir quels sites on utilise. Il aurait pu utiliser cette webmail pour faire un changement de mot de passe partout.

Facebook, Amazon, Google, Apple/iCloud, mais aussi le site de son assurance, les impôts, l’Urssaf, le site de la sécurité sociale ainsi que tous les sites plus ou moins habituels.

Ceci fait, le pirate perd son accès au compte e-mail. Bien.

Que faire de plus ?

Activer la 2FA partout où c’est possible. Avec la 2FA (authentification à deux facteurs), on reçoit un SMS avec un code à usage unique lorsqu’on cherche à se connecter. Si ça avait été activé sur la Webmail d’Orange, la personne aurait reçu un SMS avec un code, et le pirate ne l’ayant pas reçu n’aurait pas pu se connecter. En plus, cela aurait alerté la victime que quelqu’un aurait demandé un changement de mot de passe.

Malheureusement, et là je dis honte à Orange, la 2FA n’est pas possible sur la webmail d’Orange si l’on n’est pas également client mobile chez Orange ou Sosh, ce qui n’est pas le cas ici (la webmail vient avec l’abonnement fixe, pas mobile).

Pour info, la webmail Orange n’est pas seule : chez Free c’est pas mieux a priori, Bouygues non plus. Quant à SFR, ils facturent cette option.
Bref, du n’importe quoi chez nos FAI français.

Comment tout ça est arrivé ?

Deux causes :

Comment on l’a vu ?

L’adresse e-mail apparaît dans les bases de données piratées.
Des services en lignes permettent de vérifier ça, comme ceux-là :

Voilà.

Donc c’est un site tiers qui s’est fait pirater : la base de données des e-mails + mots de passe s’est retrouvée dans la nature et un pirate a récupéré ça.
Ensuite, il a essayé une des adresses (celle de la victime) et a utilisé le mot de passe du site piraté, en espérant que la victime utilise la même partout : c’était le cas, bingo.

Ensuite, le pirate entre sur la webmail, fouille tous les mails à la recherche d’informations, comme les correspondances avec sa banque, des numéros de comptes, des noms de famille… Puis à utiliser la webmail pour écrire à la banque de faire un virement. Encore une fois : ici la banquière a eu la présence d’esprit de demander confirmation par téléphone à la victime. C’est ce qui a sauvé les meubles.

Comment faire pour ne pas que ces choses arrivent ?

Choses très simple à mettre en place :

Il faut mieux un SMS avec un code chiant à entrer à chaque connexion qu’un piratage.

Et dans le cas de la banque :

D’ailleurs, tout comme votre banque vous dit régulièrement qu’ils ne font rien passer par e-mail, mais toujours par courrier, vous pouvez très bien leur dire aussi que vous ne passerez jamais par e-mail et viendrez toujours passer par le guichet (pour ceux qui font ça).
Les banques ajoutent alors cette information à votre dossier et ils sauront qu’un virement inopiné sera forcément frauduleux (et soit l’annuleront, soit vous appelleront).

Ceci est aussi utile quand vous avez un gros virement à faire : prévenez votre banque, ça évitera qu’ils fassent obstacle en pensant à un virement frauduleux (je l’ai fait quand j’ai acheté une voiture, par exemple).

Choses plus avancées à mettre en place :

Choses à considérer dans l’idéal

Toutes considérations de vie privée et de l’hégémonie des GAFAM mis à part : préférez une GMail qu’une webmail de votre FAI. Idéalement, achetez-vous un nom de domaine chez un régistrar (comme Gandi ou OVH) : ils viennent avec une webmail suffisamment large pour n’importe quel usage perso. En plus d’avoir une adresse e-mail bien à vous, ça permet de ne plus dépendre de votre opérateur téléphonique, qui peut changer si vous changez de prestataire.
Et un nom de domaine peut se transférer d’un régistrar à un autre : il est à vous, donc si vous l’achetez chez l’un mais que vous voulez changer, transférez-le chez un autre régistrar. Ceci n’est pas possible avec une adresse chez Orange, SFR, Free…

Changez de temps en temps d’adresse e-mail pour les sites web. Rappelez-vous : si vous utilisez une adresse pour la correspondance et une pour les inscriptions, c’est celle pour les inscriptions sur les sites qu’il faut changer de temps en temps.

Des choses au niveau des sites web

Ici, vous n’y pouvez rien : vous n’êtes pas responsables si un site web se fait pirater. Du coup, ceci s’adresse aux éditeurs de services web : ne stockez pas les mots de passe en clair, bordel ! Un jour vous vous ferez pirater, et si vous les stockez en clair, tous vos clients seront victimes de ce genre de brèche, par votre faute.

Et n’utilisez pas un hashage MD5. Ce n’est plus sûr non plus.
Utilisez au moins du SHA256, voire SHA512, et avec un salt. Il existe des fonctions intégrées aux langages de programmation (comme PHP) pour utiliser tout ça d’un coup. N’utilisez pas des fonctions « maison » qui vous semblent meilleurs que ceux codés par les experts qui font les langages. Ça ne l’est probablement pas.

Pour terminer

Pour finir : la victime de cette mésaventure s’est promise qu’on ne l’y reprendra plus à utiliser le même mot de passe partout. Tant mieux.

Il faut maintenant aussi penser à surveiller l’activité du compte (une connexion depuis le Mali n’est pas normale dans notre cas), et, en cas de doute, changer immédiatement de mot de passe. Idéalement, il faudrait changer de mot de passe régulièrement, mais attention à ne pas tomber dans la simplicité et changer pour des mots de passes plus simples pour compenser les changements fréquents.

Le « régulièrement » va dépendre : rous les ans, tous les 6 mois, tous les mois… il en va du niveau de paranoïa de chacun et de l’importance du compte en question.
Perso, je pense que changer son mot de passe une fois tous les ans est un minimum, au moins pour ses comptes critiques (banque, etc.).

Donc vous savez ce qui vous reste à faire : allez vérifier vos comptes en ligne (Gmail, Facebook…) et vérifiez l’historique de connexion, et changez vos mots de passe en cas de doute ou d’activité suspecte.

Attention : si vous changez votre mot de passe e-mail sur votre ordinateur, vous devrez le mettre à jour sur votre téléphone également, et partout où vous êtes connectés.

image d’en-teête de Jacob Rosen

";s:7:"content";s:10017:"

Photo d’une clé avec un logo de pirates.
Très récemment, j’ai été appelé à la rescousse pour un cas de « piratage » d’une webmail Orange.

La personne avait été appelée par sa banquière qui voulait savoir si sa demande par e-mail d’un virement de plusieurs milliers d’euros était bien légitime (ça ne l’était pas). Finalement, de ce côté-là, aucun dommage. Mais ça s’est joué à la vigilance de la banquière en personne. Pour le coup, bravo (et merci).

Dans la webmail d’Orange, on pouvait voir l’historique des connexions en provenance de France (connexions légitimes) mais aussi du Mali et d’Inde (totalement anormal). Par ailleurs, les contacts de la personne dont le compte a été piraté ont pour certains reçus un e-mail chelou de la part du pirate se faisant passer pour elle (je l’ai reçu également).

Voilà pour ce qui s’est passé.

Ce que j’ai fait

Premièrement : faire changer les mots de passe.
La personne avait déjà commencé : c’est très bien.

Les Webmails autorisent (généralement) le transfert des e-mail vers d’autres comptes, de façon automatique. Il a donc été vérifié que le pirate n’avait pas mis en place de redirection vers une adresse à lui. Ça n’était pas le cas, mais un compte « lié » d’un autre compte Orange a été trouvé. Ne sachant pas ce que c’était, il a été supprimé.

Et pas seulement sur la webmail : mais partout. Tous les comptes en ligne. Le pirate a eu accès à ses e-mails, il a pu voir quels sites on utilise. Il aurait pu utiliser cette webmail pour faire un changement de mot de passe partout.

Facebook, Amazon, Google, Apple/iCloud, mais aussi le site de son assurance, les impôts, l’Urssaf, le site de la sécurité sociale ainsi que tous les sites plus ou moins habituels.

Ceci fait, le pirate perd son accès au compte e-mail. Bien.

Que faire de plus ?

Activer la 2FA partout où c’est possible. Avec la 2FA (authentification à deux facteurs), on reçoit un SMS avec un code à usage unique lorsqu’on cherche à se connecter. Si ça avait été activé sur la Webmail d’Orange, la personne aurait reçu un SMS avec un code, et le pirate ne l’ayant pas reçu n’aurait pas pu se connecter. En plus, cela aurait alerté la victime que quelqu’un aurait demandé un changement de mot de passe.

Malheureusement, et là je dis honte à Orange, la 2FA n’est pas possible sur la webmail d’Orange si l’on n’est pas également client mobile chez Orange ou Sosh, ce qui n’est pas le cas ici (la webmail vient avec l’abonnement fixe, pas mobile).

Pour info, la webmail Orange n’est pas seule : chez Free c’est pas mieux a priori, Bouygues non plus. Quant à SFR, ils facturent cette option.
Bref, du n’importe quoi chez nos FAI français.

Comment tout ça est arrivé ?

Deux causes :

Comment on l’a vu ?

L’adresse e-mail apparaît dans les bases de données piratées.
Des services en lignes permettent de vérifier ça, comme ceux-là :

Voilà.

Donc c’est un site tiers qui s’est fait pirater : la base de données des e-mails + mots de passe s’est retrouvée dans la nature et un pirate a récupéré ça.
Ensuite, il a essayé une des adresses (celle de la victime) et a utilisé le mot de passe du site piraté, en espérant que la victime utilise la même partout : c’était le cas, bingo.

Ensuite, le pirate entre sur la webmail, fouille tous les mails à la recherche d’informations, comme les correspondances avec sa banque, des numéros de comptes, des noms de famille… Puis à utiliser la webmail pour écrire à la banque de faire un virement. Encore une fois : ici la banquière a eu la présence d’esprit de demander confirmation par téléphone à la victime. C’est ce qui a sauvé les meubles.

Comment faire pour ne pas que ces choses arrivent ?

Choses très simple à mettre en place :

Il faut mieux un SMS avec un code chiant à entrer à chaque connexion qu’un piratage.

Et dans le cas de la banque :

D’ailleurs, tout comme votre banque vous dit régulièrement qu’ils ne font rien passer par e-mail, mais toujours par courrier, vous pouvez très bien leur dire aussi que vous ne passerez jamais par e-mail et viendrez toujours passer par le guichet (pour ceux qui font ça).
Les banques ajoutent alors cette information à votre dossier et ils sauront qu’un virement inopiné sera forcément frauduleux (et soit l’annuleront, soit vous appelleront).

Ceci est aussi utile quand vous avez un gros virement à faire : prévenez votre banque, ça évitera qu’ils fassent obstacle en pensant à un virement frauduleux (je l’ai fait quand j’ai acheté une voiture, par exemple).

Choses plus avancées à mettre en place :

Choses à considérer dans l’idéal

Toutes considérations de vie privée et de l’hégémonie des GAFAM mis à part : préférez une GMail qu’une webmail de votre FAI. Idéalement, achetez-vous un nom de domaine chez un régistrar (comme Gandi ou OVH) : ils viennent avec une webmail suffisamment large pour n’importe quel usage perso. En plus d’avoir une adresse e-mail bien à vous, ça permet de ne plus dépendre de votre opérateur téléphonique, qui peut changer si vous changez de prestataire.
Et un nom de domaine peut se transférer d’un régistrar à un autre : il est à vous, donc si vous l’achetez chez l’un mais que vous voulez changer, transférez-le chez un autre régistrar. Ceci n’est pas possible avec une adresse chez Orange, SFR, Free…

Changez de temps en temps d’adresse e-mail pour les sites web. Rappelez-vous : si vous utilisez une adresse pour la correspondance et une pour les inscriptions, c’est celle pour les inscriptions sur les sites qu’il faut changer de temps en temps.

Des choses au niveau des sites web

Ici, vous n’y pouvez rien : vous n’êtes pas responsables si un site web se fait pirater. Du coup, ceci s’adresse aux éditeurs de services web : ne stockez pas les mots de passe en clair, bordel ! Un jour vous vous ferez pirater, et si vous les stockez en clair, tous vos clients seront victimes de ce genre de brèche, par votre faute.

Et n’utilisez pas un hashage MD5. Ce n’est plus sûr non plus.
Utilisez au moins du SHA256, voire SHA512, et avec un salt. Il existe des fonctions intégrées aux langages de programmation (comme PHP) pour utiliser tout ça d’un coup. N’utilisez pas des fonctions « maison » qui vous semblent meilleurs que ceux codés par les experts qui font les langages. Ça ne l’est probablement pas.

Pour terminer

Pour finir : la victime de cette mésaventure s’est promise qu’on ne l’y reprendra plus à utiliser le même mot de passe partout. Tant mieux.

Il faut maintenant aussi penser à surveiller l’activité du compte (une connexion depuis le Mali n’est pas normale dans notre cas), et, en cas de doute, changer immédiatement de mot de passe. Idéalement, il faudrait changer de mot de passe régulièrement, mais attention à ne pas tomber dans la simplicité et changer pour des mots de passes plus simples pour compenser les changements fréquents.

Le « régulièrement » va dépendre : rous les ans, tous les 6 mois, tous les mois… il en va du niveau de paranoïa de chacun et de l’importance du compte en question.
Perso, je pense que changer son mot de passe une fois tous les ans est un minimum, au moins pour ses comptes critiques (banque, etc.).

Donc vous savez ce qui vous reste à faire : allez vérifier vos comptes en ligne (Gmail, Facebook…) et vérifiez l’historique de connexion, et changez vos mots de passe en cas de doute ou d’activité suspecte.

Attention : si vous changez votre mot de passe e-mail sur votre ordinateur, vous devrez le mettre à jour sur votre téléphone également, et partout où vous êtes connectés.

image d’en-teête de Jacob Rosen

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Le titre, c’est ce Tweet de FranceInfo, citant Macron :

Covid-19 : "Vos droits ne peuvent pas être les mêmes", répond Emmanuel Macron à ceux qui refusent la vaccination

Sauf que c’est tronqué, évidemment :

Vos droits ne peuvent pas être les mêmes parce qu’ils supposent des devoirs

Pour ma part ça reste maladroit. Il tombe dans le piège des antivax qui pensent que Macron veut leur retirer des droits comme ça, gratuitement.

Ce qu’il aurait fallu dire c’est :

La vie en société exige des droits, mais aussi des devoirs. En particulier celui de ne pas constituer un danger pour les autres.

Car le but ce n’est pas de retirer des droits ! Le but c’est revenir à une vie normale.

Or la situation actuelle — exceptionnelle — exige l’accomplissement d’un devoir exceptionnel. C’est incontestable : des vies sont en en jeu, et beaucoup trop ont déjà été perdues.
Par ailleurs, le vaccin fonctionne : il y a beaucoup moins de morts maintenant qu’il y a 6 mois, et moins de cas aussi (74 % des cas sont non-vaccinés, aux R-U, et même chose en France).

Sans ce devoir social accompli, on constitue un danger duquel on doit protéger la société.
C’est totalement normal. L’État a pour rôle de protéger la société.

Contre le crime, le terrorisme, les incendies, les comportements dangereux, et contre les maladies dont le Covid-19. Et pour cette dernière, ça passe par un vaccin. C’est comme ça. Comme c’est le cas pour d’autres maladies.

Et ce devoir sera levé quand la situation redeviendra normale. Et elle a une chance de redevenir normale si tout le monde se fait vacciner au plus vite. C’est une condition nécessaire (mais pas suffisante, malheureusement) pour un retour à une vie normale.

Alors oui, on peut ne pas pouvoir se faire vacciner, mais ça revient à ne pas pouvoir protéger les autres [de soi-même]. Et dans ce cas, effectivement, j’assume parfaitement le soutient à l’idée de ne pas laisser ces personnes déambuler en société parmi les autres. C’est du bon sens. Et c’est pas comme si le vaccin était cher et réservé à certains : il est gratuit et ouvert à tous désormais.


Plus généralement tous les droits appellent à des devoirs, et c’est normal.

Ça semble pourtant normal, car dans les cas contraires, il y a des risques plus élevés d’accidents et de provoquer des morts.

Pour le vaccin, c’est la même chose.


Pour ceux qui veulent des informations sur les vaccins et les virus en général :


Cette section est mise à jour régulièrement.

Quelques chiffres :

(Rappel : à la sortie de ces chffres, les USA ont une couverture vaccinale de 50 %, donc si le vaccin n’était pas efficace, les décès de non-vaccinés représenteraient 50 % aussi)


Donc si on résume à la lumière de tout ça…

Les pseudo-arguments qui disent :

Sont faux.

Ceux qui disent :

Ne sont pas forcément faux, mais n’empêchent pas au vaccin de fonctionner. Par conséquent il ne sont pas pertinents.

Ceux qui disent :

Sont dans le vrai, mais cela vaut aussi pour le virus. Qui lui, tue, rend malade, met ses proches en danger, expose au covid long, peut vous envoyer à l’hôpital.

En fait, à moins d’être suicidaire ou masochiste, ou de vouloir volontairement mettre ses proches en danger (ie : un terroriste ou un kamikaze), rien ne justifie de préférer le virus au vaccin.

";s:7:"content";s:6823:"

Le titre, c’est ce Tweet de FranceInfo, citant Macron :

Covid-19 : "Vos droits ne peuvent pas être les mêmes", répond Emmanuel Macron à ceux qui refusent la vaccination

Sauf que c’est tronqué, évidemment :

Vos droits ne peuvent pas être les mêmes parce qu’ils supposent des devoirs

Pour ma part ça reste maladroit. Il tombe dans le piège des antivax qui pensent que Macron veut leur retirer des droits comme ça, gratuitement.

Ce qu’il aurait fallu dire c’est :

La vie en société exige des droits, mais aussi des devoirs. En particulier celui de ne pas constituer un danger pour les autres.

Car le but ce n’est pas de retirer des droits ! Le but c’est revenir à une vie normale.

Or la situation actuelle — exceptionnelle — exige l’accomplissement d’un devoir exceptionnel. C’est incontestable : des vies sont en en jeu, et beaucoup trop ont déjà été perdues.
Par ailleurs, le vaccin fonctionne : il y a beaucoup moins de morts maintenant qu’il y a 6 mois, et moins de cas aussi (74 % des cas sont non-vaccinés, aux R-U, et même chose en France).

Sans ce devoir social accompli, on constitue un danger duquel on doit protéger la société.
C’est totalement normal. L’État a pour rôle de protéger la société.

Contre le crime, le terrorisme, les incendies, les comportements dangereux, et contre les maladies dont le Covid-19. Et pour cette dernière, ça passe par un vaccin. C’est comme ça. Comme c’est le cas pour d’autres maladies.

Et ce devoir sera levé quand la situation redeviendra normale. Et elle a une chance de redevenir normale si tout le monde se fait vacciner au plus vite. C’est une condition nécessaire (mais pas suffisante, malheureusement) pour un retour à une vie normale.

Alors oui, on peut ne pas pouvoir se faire vacciner, mais ça revient à ne pas pouvoir protéger les autres [de soi-même]. Et dans ce cas, effectivement, j’assume parfaitement le soutient à l’idée de ne pas laisser ces personnes déambuler en société parmi les autres. C’est du bon sens. Et c’est pas comme si le vaccin était cher et réservé à certains : il est gratuit et ouvert à tous désormais.


Plus généralement tous les droits appellent à des devoirs, et c’est normal.

Ça semble pourtant normal, car dans les cas contraires, il y a des risques plus élevés d’accidents et de provoquer des morts.

Pour le vaccin, c’est la même chose.


Pour ceux qui veulent des informations sur les vaccins et les virus en général :


Cette section est mise à jour régulièrement.

Quelques chiffres :

(Rappel : à la sortie de ces chffres, les USA ont une couverture vaccinale de 50 %, donc si le vaccin n’était pas efficace, les décès de non-vaccinés représenteraient 50 % aussi)


Donc si on résume à la lumière de tout ça…

Les pseudo-arguments qui disent :

Sont faux.

Ceux qui disent :

Ne sont pas forcément faux, mais n’empêchent pas au vaccin de fonctionner. Par conséquent il ne sont pas pertinents.

Ceux qui disent :

Sont dans le vrai, mais cela vaut aussi pour le virus. Qui lui, tue, rend malade, met ses proches en danger, expose au covid long, peut vous envoyer à l’hôpital.

En fait, à moins d’être suicidaire ou masochiste, ou de vouloir volontairement mettre ses proches en danger (ie : un terroriste ou un kamikaze), rien ne justifie de préférer le virus au vaccin.

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Le titre, c’est ce Tweet de FranceInfo, citant Macron :

Covid-19 : "Vos droits ne peuvent pas être les mêmes", répond Emmanuel Macron à ceux qui refusent la vaccination

Sauf que c’est tronqué, évidemment :

Vos droits ne peuvent pas être les mêmes parce qu’ils supposent des devoirs

Pour ma part ça reste maladroit. Il tombe dans le piège des antivax qui pensent que Macron veut leur retirer des droits comme ça, gratuitement.

Ce qu’il aurait fallu dire c’est :

La vie en société exige des droits, mais aussi des devoirs. En particulier celui de ne pas constituer un danger pour les autres.

Car le but ce n’est pas de retirer des droits ! Le but c’est revenir à une vie normale.

Or la situation actuelle — exceptionnelle — exige l’accomplissement d’un devoir exceptionnel. C’est incontestable : des vies sont en en jeu, et beaucoup trop ont déjà été perdues.
Par ailleurs, le vaccin fonctionne : il y a beaucoup moins de morts maintenant qu’il y a 6 mois, et moins de cas aussi (74 % des cas sont non-vaccinés, aux R-U, et même chose en France).

Sans ce devoir social accompli, on constitue un danger duquel on doit protéger la société.
C’est totalement normal. L’État a pour rôle de protéger la société.

Contre le crime, le terrorisme, les incendies, les comportements dangereux, et contre les maladies dont le Covid-19. Et pour cette dernière, ça passe par un vaccin. C’est comme ça. Comme c’est le cas pour d’autres maladies.

Et ce devoir sera levé quand la situation redeviendra normale. Et elle a une chance de redevenir normale si tout le monde se fait vacciner au plus vite. C’est une condition nécessaire (mais pas suffisante, malheureusement) pour un retour à une vie normale.

Alors oui, on peut ne pas pouvoir se faire vacciner, mais ça revient à ne pas pouvoir protéger les autres [de soi-même]. Et dans ce cas, effectivement, j’assume parfaitement le soutient à l’idée de ne pas laisser ces personnes déambuler en société parmi les autres. C’est du bon sens. Et c’est pas comme si le vaccin était cher et réservé à certains : il est gratuit et ouvert à tous désormais.


Plus généralement tous les droits appellent à des devoirs, et c’est normal.

Ça semble pourtant normal, car dans les cas contraires, il y a des risques plus élevés d’accidents et de provoquer des morts.

Pour le vaccin, c’est la même chose.


Pour ceux qui veulent des informations sur les vaccins et les virus en général :


Cette section est mise à jour régulièrement.

Quelques chiffres :

(Rappel : à la sortie de ces chffres, les USA ont une couverture vaccinale de 50 %, donc si le vaccin n’était pas efficace, les décès de non-vaccinés représenteraient 50 % aussi)


Donc si on résume à la lumière de tout ça…

Les pseudo-arguments qui disent :

Sont faux.

Ceux qui disent :

Ne sont pas forcément faux, mais n’empêchent pas au vaccin de fonctionner. Par conséquent il ne sont pas pertinents.

Ceux qui disent :

Sont dans le vrai, mais cela vaut aussi pour le virus. Qui lui, tue, rend malade, met ses proches en danger, expose au covid long, peut vous envoyer à l’hôpital.

En fait, à moins d’être suicidaire ou masochiste, ou de vouloir volontairement mettre ses proches en danger (ie : un terroriste ou un kamikaze), rien ne justifie de préférer le virus au vaccin.

";s:7:"content";s:6823:"

Le titre, c’est ce Tweet de FranceInfo, citant Macron :

Covid-19 : "Vos droits ne peuvent pas être les mêmes", répond Emmanuel Macron à ceux qui refusent la vaccination

Sauf que c’est tronqué, évidemment :

Vos droits ne peuvent pas être les mêmes parce qu’ils supposent des devoirs

Pour ma part ça reste maladroit. Il tombe dans le piège des antivax qui pensent que Macron veut leur retirer des droits comme ça, gratuitement.

Ce qu’il aurait fallu dire c’est :

La vie en société exige des droits, mais aussi des devoirs. En particulier celui de ne pas constituer un danger pour les autres.

Car le but ce n’est pas de retirer des droits ! Le but c’est revenir à une vie normale.

Or la situation actuelle — exceptionnelle — exige l’accomplissement d’un devoir exceptionnel. C’est incontestable : des vies sont en en jeu, et beaucoup trop ont déjà été perdues.
Par ailleurs, le vaccin fonctionne : il y a beaucoup moins de morts maintenant qu’il y a 6 mois, et moins de cas aussi (74 % des cas sont non-vaccinés, aux R-U, et même chose en France).

Sans ce devoir social accompli, on constitue un danger duquel on doit protéger la société.
C’est totalement normal. L’État a pour rôle de protéger la société.

Contre le crime, le terrorisme, les incendies, les comportements dangereux, et contre les maladies dont le Covid-19. Et pour cette dernière, ça passe par un vaccin. C’est comme ça. Comme c’est le cas pour d’autres maladies.

Et ce devoir sera levé quand la situation redeviendra normale. Et elle a une chance de redevenir normale si tout le monde se fait vacciner au plus vite. C’est une condition nécessaire (mais pas suffisante, malheureusement) pour un retour à une vie normale.

Alors oui, on peut ne pas pouvoir se faire vacciner, mais ça revient à ne pas pouvoir protéger les autres [de soi-même]. Et dans ce cas, effectivement, j’assume parfaitement le soutient à l’idée de ne pas laisser ces personnes déambuler en société parmi les autres. C’est du bon sens. Et c’est pas comme si le vaccin était cher et réservé à certains : il est gratuit et ouvert à tous désormais.


Plus généralement tous les droits appellent à des devoirs, et c’est normal.

Ça semble pourtant normal, car dans les cas contraires, il y a des risques plus élevés d’accidents et de provoquer des morts.

Pour le vaccin, c’est la même chose.


Pour ceux qui veulent des informations sur les vaccins et les virus en général :


Cette section est mise à jour régulièrement.

Quelques chiffres :

(Rappel : à la sortie de ces chffres, les USA ont une couverture vaccinale de 50 %, donc si le vaccin n’était pas efficace, les décès de non-vaccinés représenteraient 50 % aussi)


Donc si on résume à la lumière de tout ça…

Les pseudo-arguments qui disent :

Sont faux.

Ceux qui disent :

Ne sont pas forcément faux, mais n’empêchent pas au vaccin de fonctionner. Par conséquent il ne sont pas pertinents.

Ceux qui disent :

Sont dans le vrai, mais cela vaut aussi pour le virus. Qui lui, tue, rend malade, met ses proches en danger, expose au covid long, peut vous envoyer à l’hôpital.

En fait, à moins d’être suicidaire ou masochiste, ou de vouloir volontairement mettre ses proches en danger (ie : un terroriste ou un kamikaze), rien ne justifie de préférer le virus au vaccin.

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Deux Ioniq
Ça y est, je commence à regarder la présence de bornes de recharge pour savoir où je vais aller.

Même si je ne suis pas à quelques dizaines de kilomètres près, mais pouvoir recharger sa voiture pendant qu’on se balade à pied, qu’on boit un verre, qu’on fait ses courses, qu’on mange, qu’on dort à l’hôtel a quelque chose de satisfaisant.

Les bornes payantes avec tarification à la minute ne sont pas attractives pour une PHEV (qui chargent lentement et donc longtemps), mais le restent pour les EV. Vu que j’ai une PHEV, je reste donc uniquement sur les bornes gratuites quand il y en a.

Quoi qu’il en soit, je ne pense pas être le seul.

Et tant que les bornes sont rares, c’est un point d’intérêt pour ceux qui roulent en électrique. C’est aussi toujours une bonne surprise quand il y a une borne là où on va alors qu’on ne le savait pas, d’autant plus quand elle est gratuite.

Les aires d’autoroute ont désormais souvent des points de charge rapide, mais dès qu’on en sort, particulièrement à la campagne, c’est moins courant : il faut les chercher. Heureusement qu’il y a des applications comme ChargeMap, ou Alizée pour nous aider avec ça.

Y a 15 jours, j’en ai fait l’expérience : il restait un peu de temps et je voulais me balader, donc j’ai regardé les villages et activités alentour. Et j’ai donc choisi d’aller au seul village avec une station de charge, (qui était gratuite) pour aller voir.
Samedi dernier, je suis resté un peu plus longtemps dans un autre village, juste pour finir la charge et on a bu un verre.

Peut-être vous voyez où je veux en venir : installez une borne, et les gens viendront, et les gens dépenseront.

Le village où j’étais indiquait être excédentaire énergétique (c’est écrit sur la borne, avec un message du prestataire du service, etc.) : a priori donc, j’ai chargé ma voiture sur de l’énergie qui serait autrement parti « à la poubelle » ou dans du pompage hydraulique (et donc utilisé de façon moins efficiente).

Si je ne l’avais pas fait, j’aurais probablement brûlé un peu d’essence pour rentrer, ou j’aurais chargé ma voiture ailleurs, ni gratuitement, ni sur du courant excédentaire.

Un autre point, et ce n’est pas un mystère : les voitures électriques sont encore chères. Proposer un point de charge, c’est donc potentiellement attirer des personnes qui ont des moyens de dépenser. Y compris des touristes. Et un touriste qui vient dans un village il repart généralement avec des souvenirs, après un restau ou une nuit à l’hôtel du coin, bref, quelqu’un qui y injecte du pognon.

Sur les bornes de proximité, la recharge prend facilement une heure ou deux, c’est donc l’occasion de passer à table entre-temps.
Je sais que les points de charge coûtent cher (on parle de 3 000 à 6 000 € pour une borne de deux places), mais si ça s’amortit parce que ça attire du monde, pourquoi pas. Comme j’ai dit plus haut : ça attire une clientèle capable de dépenser.

D’un point de vue technique, une borne de 22 kW suffit pour la charger complètement une voiture de 50 kWh (soit une EV moyenne) en 2 heures, soit le temps d’un restau. Installez ça sur le parking du village, et on peut être sûr que celui qui passe pour charger viendra boire un verre ou casser la croûte sur place.

Dans le cas d’un hôtel, une borne 11 kWh ou 7 kWh suffiront amplement si le client y passe sa nuit. Ça rechargera la voiture tranquillement pendant qu’il dort. Et même sans ça, une prise murale renforcée (32 A) suffirait si le client a son chargeur avec lui (c’est le cas généralement).

Pour info, une borne 7 kW, c’est du 32 ampère monophasé (donc une ligne similaire à une ligne de camping « prise bleue », ou P17).
Le 11 kW, c’est du 16 A triphasé. Enfin, le 22 kW, c’est du 32 A triphasé : ça reste accessible techniquement, il faut juste le demander à EDF.

En tout cas, ce n’est pas du 50, 150 ou 300 kW qui demandent effectivement des installations (postes de transformation) très coûteuses, et qui ne sont utiles que pour les charges rapides, donc réservées pour les aires d’autoroute ou les stations EV à grand volume.

À titre d’exemple, Tesla est le seul constructeur qui possède son propre réseau de charge. C’est ce qui fait sa force devant tous les autres constructeurs (ces derniers ayant refusé de s’allier avec lui). Et peut-être remarquerez-vous qu’une grande partie des points de charge Tesla sont situés dans ces cours d’hôtels : ce n’est pas un hasard !
Tesla a créé des partenariats avec ces chaînes d’hôtels. Les conducteurs vont là-bas, boivent un café à la cafétéria de l’hôtel et après 20-40 minutes, la voiture est chargée et c’est bon.

Donc oui : si vous êtes Maire ou conseiller municipal en zone rural, et si votre village a un café, un restau ou 2-3 petits coins à visiter dans la ville, et si la question est sur la table : n’hésitez pas ! La borne sera rapidement visible dans les applications mobiles et on y voit aussi s’il y a des commodités (restos, etc.) à proximité.

Peut-être que je ne suis pas l’utilisateur moyen d’une EV, mais je ne suis sûrement pas le seul à aller à des endroits selon la possibilité d’y charger la voiture : entre deux villages inconnus à visiter, j’aurais bien plus tendance à aller explorer celui qui possède une borne pour EV…

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Deux Ioniq
Ça y est, je commence à regarder la présence de bornes de recharge pour savoir où je vais aller.

Même si je ne suis pas à quelques dizaines de kilomètres près, mais pouvoir recharger sa voiture pendant qu’on se balade à pied, qu’on boit un verre, qu’on fait ses courses, qu’on mange, qu’on dort à l’hôtel a quelque chose de satisfaisant.

Les bornes payantes avec tarification à la minute ne sont pas attractives pour une PHEV (qui chargent lentement et donc longtemps), mais le restent pour les EV. Vu que j’ai une PHEV, je reste donc uniquement sur les bornes gratuites quand il y en a.

Quoi qu’il en soit, je ne pense pas être le seul.

Et tant que les bornes sont rares, c’est un point d’intérêt pour ceux qui roulent en électrique. C’est aussi toujours une bonne surprise quand il y a une borne là où on va alors qu’on ne le savait pas, d’autant plus quand elle est gratuite.

Les aires d’autoroute ont désormais souvent des points de charge rapide, mais dès qu’on en sort, particulièrement à la campagne, c’est moins courant : il faut les chercher. Heureusement qu’il y a des applications comme ChargeMap, ou Alizée pour nous aider avec ça.

Y a 15 jours, j’en ai fait l’expérience : il restait un peu de temps et je voulais me balader, donc j’ai regardé les villages et activités alentour. Et j’ai donc choisi d’aller au seul village avec une station de charge, (qui était gratuite) pour aller voir.
Samedi dernier, je suis resté un peu plus longtemps dans un autre village, juste pour finir la charge et on a bu un verre.

Peut-être vous voyez où je veux en venir : installez une borne, et les gens viendront, et les gens dépenseront.

Le village où j’étais indiquait être excédentaire énergétique (c’est écrit sur la borne, avec un message du prestataire du service, etc.) : a priori donc, j’ai chargé ma voiture sur de l’énergie qui serait autrement parti « à la poubelle » ou dans du pompage hydraulique (et donc utilisé de façon moins efficiente).

Si je ne l’avais pas fait, j’aurais probablement brûlé un peu d’essence pour rentrer, ou j’aurais chargé ma voiture ailleurs, ni gratuitement, ni sur du courant excédentaire.

Un autre point, et ce n’est pas un mystère : les voitures électriques sont encore chères. Proposer un point de charge, c’est donc potentiellement attirer des personnes qui ont des moyens de dépenser. Y compris des touristes. Et un touriste qui vient dans un village il repart généralement avec des souvenirs, après un restau ou une nuit à l’hôtel du coin, bref, quelqu’un qui y injecte du pognon.

Sur les bornes de proximité, la recharge prend facilement une heure ou deux, c’est donc l’occasion de passer à table entre-temps.
Je sais que les points de charge coûtent cher (on parle de 3 000 à 6 000 € pour une borne de deux places), mais si ça s’amortit parce que ça attire du monde, pourquoi pas. Comme j’ai dit plus haut : ça attire une clientèle capable de dépenser.

D’un point de vue technique, une borne de 22 kW suffit pour la charger complètement une voiture de 50 kWh (soit une EV moyenne) en 2 heures, soit le temps d’un restau. Installez ça sur le parking du village, et on peut être sûr que celui qui passe pour charger viendra boire un verre ou casser la croûte sur place.

Dans le cas d’un hôtel, une borne 11 kWh ou 7 kWh suffiront amplement si le client y passe sa nuit. Ça rechargera la voiture tranquillement pendant qu’il dort. Et même sans ça, une prise murale renforcée (32 A) suffirait si le client a son chargeur avec lui (c’est le cas généralement).

Pour info, une borne 7 kW, c’est du 32 ampère monophasé (donc une ligne similaire à une ligne de camping « prise bleue », ou P17).
Le 11 kW, c’est du 16 A triphasé. Enfin, le 22 kW, c’est du 32 A triphasé : ça reste accessible techniquement, il faut juste le demander à EDF.

En tout cas, ce n’est pas du 50, 150 ou 300 kW qui demandent effectivement des installations (postes de transformation) très coûteuses, et qui ne sont utiles que pour les charges rapides, donc réservées pour les aires d’autoroute ou les stations EV à grand volume.

À titre d’exemple, Tesla est le seul constructeur qui possède son propre réseau de charge. C’est ce qui fait sa force devant tous les autres constructeurs (ces derniers ayant refusé de s’allier avec lui). Et peut-être remarquerez-vous qu’une grande partie des points de charge Tesla sont situés dans ces cours d’hôtels : ce n’est pas un hasard !
Tesla a créé des partenariats avec ces chaînes d’hôtels. Les conducteurs vont là-bas, boivent un café à la cafétéria de l’hôtel et après 20-40 minutes, la voiture est chargée et c’est bon.

Donc oui : si vous êtes Maire ou conseiller municipal en zone rural, et si votre village a un café, un restau ou 2-3 petits coins à visiter dans la ville, et si la question est sur la table : n’hésitez pas ! La borne sera rapidement visible dans les applications mobiles et on y voit aussi s’il y a des commodités (restos, etc.) à proximité.

Peut-être que je ne suis pas l’utilisateur moyen d’une EV, mais je ne suis sûrement pas le seul à aller à des endroits selon la possibilité d’y charger la voiture : entre deux villages inconnus à visiter, j’aurais bien plus tendance à aller explorer celui qui possède une borne pour EV…

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Deux Ioniq
Ça y est, je commence à regarder la présence de bornes de recharge pour savoir où je vais aller.

Même si je ne suis pas à quelques dizaines de kilomètres près, mais pouvoir recharger sa voiture pendant qu’on se balade à pied, qu’on boit un verre, qu’on fait ses courses, qu’on mange, qu’on dort à l’hôtel a quelque chose de satisfaisant.

Les bornes payantes avec tarification à la minute ne sont pas attractives pour une PHEV (qui chargent lentement et donc longtemps), mais le restent pour les EV. Vu que j’ai une PHEV, je reste donc uniquement sur les bornes gratuites quand il y en a.

Quoi qu’il en soit, je ne pense pas être le seul.

Et tant que les bornes sont rares, c’est un point d’intérêt pour ceux qui roulent en électrique. C’est aussi toujours une bonne surprise quand il y a une borne là où on va alors qu’on ne le savait pas, d’autant plus quand elle est gratuite.

Les aires d’autoroute ont désormais souvent des points de charge rapide, mais dès qu’on en sort, particulièrement à la campagne, c’est moins courant : il faut les chercher. Heureusement qu’il y a des applications comme ChargeMap, ou Alizée pour nous aider avec ça.

Y a 15 jours, j’en ai fait l’expérience : il restait un peu de temps et je voulais me balader, donc j’ai regardé les villages et activités alentour. Et j’ai donc choisi d’aller au seul village avec une station de charge, (qui était gratuite) pour aller voir.
Samedi dernier, je suis resté un peu plus longtemps dans un autre village, juste pour finir la charge et on a bu un verre.

Peut-être vous voyez où je veux en venir : installez une borne, et les gens viendront, et les gens dépenseront.

Le village où j’étais indiquait être excédentaire énergétique (c’est écrit sur la borne, avec un message du prestataire du service, etc.) : a priori donc, j’ai chargé ma voiture sur de l’énergie qui serait autrement parti « à la poubelle » ou dans du pompage hydraulique (et donc utilisé de façon moins efficiente).

Si je ne l’avais pas fait, j’aurais probablement brûlé un peu d’essence pour rentrer, ou j’aurais chargé ma voiture ailleurs, ni gratuitement, ni sur du courant excédentaire.

Un autre point, et ce n’est pas un mystère : les voitures électriques sont encore chères. Proposer un point de charge, c’est donc potentiellement attirer des personnes qui ont des moyens de dépenser. Y compris des touristes. Et un touriste qui vient dans un village il repart généralement avec des souvenirs, après un restau ou une nuit à l’hôtel du coin, bref, quelqu’un qui y injecte du pognon.

Sur les bornes de proximité, la recharge prend facilement une heure ou deux, c’est donc l’occasion de passer à table entre-temps.
Je sais que les points de charge coûtent cher (on parle de 3 000 à 6 000 € pour une borne de deux places), mais si ça s’amortit parce que ça attire du monde, pourquoi pas. Comme j’ai dit plus haut : ça attire une clientèle capable de dépenser.

D’un point de vue technique, une borne de 22 kW suffit pour la charger complètement une voiture de 50 kWh (soit une EV moyenne) en 2 heures, soit le temps d’un restau. Installez ça sur le parking du village, et on peut être sûr que celui qui passe pour charger viendra boire un verre ou casser la croûte sur place.

Dans le cas d’un hôtel, une borne 11 kWh ou 7 kWh suffiront amplement si le client y passe sa nuit. Ça rechargera la voiture tranquillement pendant qu’il dort. Et même sans ça, une prise murale renforcée (32 A) suffirait si le client a son chargeur avec lui (c’est le cas généralement).

Pour info, une borne 7 kW, c’est du 32 ampère monophasé (donc une ligne similaire à une ligne de camping « prise bleue », ou P17).
Le 11 kW, c’est du 16 A triphasé. Enfin, le 22 kW, c’est du 32 A triphasé : ça reste accessible techniquement, il faut juste le demander à EDF.

En tout cas, ce n’est pas du 50, 150 ou 300 kW qui demandent effectivement des installations (postes de transformation) très coûteuses, et qui ne sont utiles que pour les charges rapides, donc réservées pour les aires d’autoroute ou les stations EV à grand volume.

À titre d’exemple, Tesla est le seul constructeur qui possède son propre réseau de charge. C’est ce qui fait sa force devant tous les autres constructeurs (ces derniers ayant refusé de s’allier avec lui). Et peut-être remarquerez-vous qu’une grande partie des points de charge Tesla sont situés dans ces cours d’hôtels : ce n’est pas un hasard !
Tesla a créé des partenariats avec ces chaînes d’hôtels. Les conducteurs vont là-bas, boivent un café à la cafétéria de l’hôtel et après 20-40 minutes, la voiture est chargée et c’est bon.

Donc oui : si vous êtes Maire ou conseiller municipal en zone rural, et si votre village a un café, un restau ou 2-3 petits coins à visiter dans la ville, et si la question est sur la table : n’hésitez pas ! La borne sera rapidement visible dans les applications mobiles et on y voit aussi s’il y a des commodités (restos, etc.) à proximité.

Peut-être que je ne suis pas l’utilisateur moyen d’une EV, mais je ne suis sûrement pas le seul à aller à des endroits selon la possibilité d’y charger la voiture : entre deux villages inconnus à visiter, j’aurais bien plus tendance à aller explorer celui qui possède une borne pour EV…

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Deux Ioniq
Ça y est, je commence à regarder la présence de bornes de recharge pour savoir où je vais aller.

Même si je ne suis pas à quelques dizaines de kilomètres près, mais pouvoir recharger sa voiture pendant qu’on se balade à pied, qu’on boit un verre, qu’on fait ses courses, qu’on mange, qu’on dort à l’hôtel a quelque chose de satisfaisant.

Les bornes payantes avec tarification à la minute ne sont pas attractives pour une PHEV (qui chargent lentement et donc longtemps), mais le restent pour les EV. Vu que j’ai une PHEV, je reste donc uniquement sur les bornes gratuites quand il y en a.

Quoi qu’il en soit, je ne pense pas être le seul.

Et tant que les bornes sont rares, c’est un point d’intérêt pour ceux qui roulent en électrique. C’est aussi toujours une bonne surprise quand il y a une borne là où on va alors qu’on ne le savait pas, d’autant plus quand elle est gratuite.

Les aires d’autoroute ont désormais souvent des points de charge rapide, mais dès qu’on en sort, particulièrement à la campagne, c’est moins courant : il faut les chercher. Heureusement qu’il y a des applications comme ChargeMap, ou Alizée pour nous aider avec ça.

Y a 15 jours, j’en ai fait l’expérience : il restait un peu de temps et je voulais me balader, donc j’ai regardé les villages et activités alentour. Et j’ai donc choisi d’aller au seul village avec une station de charge, (qui était gratuite) pour aller voir.
Samedi dernier, je suis resté un peu plus longtemps dans un autre village, juste pour finir la charge et on a bu un verre.

Peut-être vous voyez où je veux en venir : installez une borne, et les gens viendront, et les gens dépenseront.

Le village où j’étais indiquait être excédentaire énergétique (c’est écrit sur la borne, avec un message du prestataire du service, etc.) : a priori donc, j’ai chargé ma voiture sur de l’énergie qui serait autrement parti « à la poubelle » ou dans du pompage hydraulique (et donc utilisé de façon moins efficiente).

Si je ne l’avais pas fait, j’aurais probablement brûlé un peu d’essence pour rentrer, ou j’aurais chargé ma voiture ailleurs, ni gratuitement, ni sur du courant excédentaire.

Un autre point, et ce n’est pas un mystère : les voitures électriques sont encore chères. Proposer un point de charge, c’est donc potentiellement attirer des personnes qui ont des moyens de dépenser. Y compris des touristes. Et un touriste qui vient dans un village il repart généralement avec des souvenirs, après un restau ou une nuit à l’hôtel du coin, bref, quelqu’un qui y injecte du pognon.

Sur les bornes de proximité, la recharge prend facilement une heure ou deux, c’est donc l’occasion de passer à table entre-temps.
Je sais que les points de charge coûtent cher (on parle de 3 000 à 6 000 € pour une borne de deux places), mais si ça s’amortit parce que ça attire du monde, pourquoi pas. Comme j’ai dit plus haut : ça attire une clientèle capable de dépenser.

D’un point de vue technique, une borne de 22 kW suffit pour la charger complètement une voiture de 50 kWh (soit une EV moyenne) en 2 heures, soit le temps d’un restau. Installez ça sur le parking du village, et on peut être sûr que celui qui passe pour charger viendra boire un verre ou casser la croûte sur place.

Dans le cas d’un hôtel, une borne 11 kWh ou 7 kWh suffiront amplement si le client y passe sa nuit. Ça rechargera la voiture tranquillement pendant qu’il dort. Et même sans ça, une prise murale renforcée (32 A) suffirait si le client a son chargeur avec lui (c’est le cas généralement).

Pour info, une borne 7 kW, c’est du 32 ampère monophasé (donc une ligne similaire à une ligne de camping « prise bleue », ou P17).
Le 11 kW, c’est du 16 A triphasé. Enfin, le 22 kW, c’est du 32 A triphasé : ça reste accessible techniquement, il faut juste le demander à EDF.

En tout cas, ce n’est pas du 50, 150 ou 300 kW qui demandent effectivement des installations (postes de transformation) très coûteuses, et qui ne sont utiles que pour les charges rapides, donc réservées pour les aires d’autoroute ou les stations EV à grand volume.

À titre d’exemple, Tesla est le seul constructeur qui possède son propre réseau de charge. C’est ce qui fait sa force devant tous les autres constructeurs (ces derniers ayant refusé de s’allier avec lui). Et peut-être remarquerez-vous qu’une grande partie des points de charge Tesla sont situés dans ces cours d’hôtels : ce n’est pas un hasard !
Tesla a créé des partenariats avec ces chaînes d’hôtels. Les conducteurs vont là-bas, boivent un café à la cafétéria de l’hôtel et après 20-40 minutes, la voiture est chargée et c’est bon.

Donc oui : si vous êtes Maire ou conseiller municipal en zone rural, et si votre village a un café, un restau ou 2-3 petits coins à visiter dans la ville, et si la question est sur la table : n’hésitez pas ! La borne sera rapidement visible dans les applications mobiles et on y voit aussi s’il y a des commodités (restos, etc.) à proximité.

Peut-être que je ne suis pas l’utilisateur moyen d’une EV, mais je ne suis sûrement pas le seul à aller à des endroits selon la possibilité d’y charger la voiture : entre deux villages inconnus à visiter, j’aurais bien plus tendance à aller explorer celui qui possède une borne pour EV…

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Je suis webdev à mes heures. Une partie du boulot consiste à savoir quels éléments utiliser dans l’interface des pages web pour avoir une interaction simple entre l’humain et la machine.

Pour une action « A », est-ce qu’il vaut mieux :

Tous les développeurs d’interface graphique font face à ça.

Exemples d’interfaces et comment choisir la bonne

Parfois, les choix sont simples. Par exemple, pour proposer de choisir un pseudo, il serait malvenu de proposer 15 menus déroulants de A à Z où l’utilisateur choisit son nom :

i
Cela serait la galère, non ? Oui, on est d’accord.

Maintenant, imaginez, vous avez question : « Que voulez-vous sur votre sandwich ? »

Lequel de ces sélecteurs est plus pratique :

i
i
Évidemment, il s’agit du second. Pourquoi ? Parce qu’il reflète la vraie vie. Dans une sandwicherie, un dialogue se passerait typiquement comme ça. Prenez l’exemple de chaîne « subway », où ça se passe exactement de cette façon :

« je vous met du fromage ?
— oui
— de la salade ?
— oui
— du jambon ?
— non merci
— du beurre ?
— non merci »

Il est donc normal qu’on fasse une interface qui retranscrive tout ça. L’interface humain-machine (IHM) doit idéalement refléter une interaction humain-humain.

Laissez-moi redire ça : une interface humain-machine n’est bien faite que si elle reflète une interaction naturelle entre deux personnes. Autrement, votre interface peut-être considérée comme globalement merdique. Point.

À l’inverse maintenant, s’il n’était pas possible de combiner les ingrédients, mais qu’on était limité à un choix unique, on aurait eu le dialogue suivant :

« je vous met du fromage, de la salade, du jambon, ou bien du beurre ?
— du fromage, s’il vous plaît ! »

… et dans ce cas, l’élément d’interface appropriée aurait été le menu déroulant à choix unique (ou bien une interface à bouton « radio »), mais sûrement pas les cases à cocher qui sont — par nature — à choix multiple.

Ça peut sembler simple, tout ça. Probablement trop. Pourtant, créer des interfaces permettant une expérience utilisateur convenable, c’est un métier, et ce n’est pas pour rien.

Dans les faits, c’est dingue comme il existe des cas d’interfaces tellement pourries qu’on se demande ce qui est passé par la tête de leur concepteurs… et dans celui des managers qui ont embauché ces personnes, et aussi dans celui des chefs de projets qui vont validé ça au cours de réunions « café-croissants-cravates »

Cas d’une interface limitée par contrainte

Parfois, les limitations techniques empêchent de prendre l’interface approprié et on doit faire au mieux.

Ainsi, une guirlande de noël « RGB » qui n’a qu’un seul bouton poussoir, propose les combinaisons « R », « G », « B », « RG », « RB », « GB », « RGB ». Cela correspond à une interface style « menu déroulant » cyclique, en bouclant sur toute les possibilités avant de revenir à la première. À l’utilisateur de s’arrêter à la combinaison qu’il souhaite.

Sur la guirlande avait eu un petit écran tactile pour choisir, il aurait pu proposer des cases à cocher pour permettre de cocher/décocher les couleurs voulues.

Ici, évidemment, on ne va pas mettre un écran tactile sur un câble de guirlande. Donc on fait au mieux.

Sur un appareil plus gros par contre, où l’on n’est pas limité à un seul bouton et qu’on peut virtuellement en mettre autant qu’on veut, on doit en mettre autant qu’il en faut, ni plus, ni moins.

Dans les exemples qui suivent, ce principe n’est pas respecté.

L’interface du système de chauffage d’une voiture

Le sélecteur de chauffage dans sa voiture permet de choisir où l’on envoie l’air chaud (ou froid) :

Et l’on a donc trois boutons bien séparés pour choisir :

Imaginez un peu la galère en revanche si on avait un sélecteur circulaire qui boucle entre « haut », « vitres », « haut + vitres », « pieds + vitres », « vitres + haut + pied », etc..

Comme ça :

Interface chauffage voiture.
Heu… mais c’est ce que font toutes les voitures !

Et oui, et je trouve que c’est du gros n’importe quoi.

Comment faire si je veux les vitres et le haut ? On peut pas.
Par contre, je peux avoir les vitres et les pieds. C’est à rien n’y comprendre.

Va-t-on me faire croire que ce n’est pas possible — techniquement — de faire 3 boutons on/off pour choisir où envoyer l’air ? Surtout dans les voitures actuelles qui ont des climatisations bi-, tri- voire quadri-zone, où l’on peut envoyer l’air chaud à gauche, l’air froid à droite, ou vice-versa et la même chose à l’arrière au gré de chacun des passagers.

Je ne connais pas une seule @#%µ& de voiture qui propose une interface correcte pour ce système.

La mienne, qui date de 2020, et qui a plus d’options que je n’utilise, a ce style de sélecteur merdique ! Pire, il s’agit même d’un bouton tactile cyclique qui empêche de voir où on en est dans la boucle et où les autres sélecteurs — clim, désembuage auto, bi-zone — entrent en conflit ou réinitialisent ce premier sélecteur.

C’est absolument ridicule, mais ce n’est pas un cas isolé.

L’interface des fours électriques

Dans ma cuisine j’ai un four électrique avec une grille en haut, une grille en bas et un ventilateur pour faire circuler la chaleur.
Pensez-vous qu’ils auraient fait trois boutons ?

Bien-sûr que non :

Interface bullshit de four.
Et je passe sous silence les interfaces abominables des fours à micro-ondes avec « réchauffer », « cuisson », « décongélation », et tout un tas de pré-réglages à la con qui ne suffisent qu’à 0,3 % des cas et qui ne fonctionne que 5 % du temps.

En règle général, pour ce genre d’appareil, on devrait se contenter de deux choses :

La chauffe d’un plat est conditionné par l’énergie thermique qu’elle reçoit de l’appareil.

Or vous savez-quoi ? L’énergie est le produit de la puissance par la durée d’exposition à cette puissance : E = W×t.
Deux boutons suffisent donc pour un four à micro-ondes, un four, une chauffe biberon, une plaque chauffante…

Les machines à laver

Et sur les machines à laver ?

Pourquoi devrait-il être simple de constituer son propre programme avec pré-lavage (oui/non), lavage (oui/non), essorage (oui/non) ?

Est-il écrit quelque part qu’il doit y avoir systématiquement un bouton circulaire avec N choix parmi toutes les possibilités, qui plus est sans ordre logique, et de surcroît où il en manque toujours une ou deux ?

Interface machine à laver.

Là aussi, de façon général, réservez les boutons circulaires à un choix qui permette de graduellement changer un paramètre : température, vitesse d’essorage… N’utilisez pas ça pour des options décorrélées entre-elles.

ÉDIT : quelques autres problèmes d’interface

Dans ma Hyundai Ioniq, il y a une multitude d’options, mais tous ne sont pas configurables au même endroit.

Pour ma part, je pense qu’il y a plusieurs types de fonctions :

Dans la Hyundai, tout est mélangé. Certains boutons physiques ne servent jamais. Pire, l’assistance de maintient de voie est accessible via un bouton ET via les menus.

Aussi, les boutons sont en on/off. Normalement leur état est enregistré quand on éteint la voiture. Certains oui. D’autres non, comme le auto-hold du frein. C’est incompréhensible. Ça c’est typiquement l’option qui devrait être dans la catégorie « accessible très rarement » : c’est une préférence de l’utilisateur, pas une option qu’on change tout le temps.
De même que l’assistance au maintient de voie et le détecteur d’angle mort : pas besoin de boutons physique pour ça.

Tesla la bien compris : tout est dans le système d’infotainment, et dans deux sections : les fonctions accessibles très vite, et les options de préférences. Pas de mélange.

Et, toujours dans la Hyundai, je ne parle pas des la disposition des boutons : il y en a au volant, dans le compteur (menus virtuels), sur la portière, sur la console centrale, autour du levier de vitesses, en bas à gauche du volant, en bas à gauche du volant mais un peu plus bas… Y en a partout. C’est pauvrement étudié.

Autres liens

";s:7:"content";s:11851:"

Je suis webdev à mes heures. Une partie du boulot consiste à savoir quels éléments utiliser dans l’interface des pages web pour avoir une interaction simple entre l’humain et la machine.

Pour une action « A », est-ce qu’il vaut mieux :

Tous les développeurs d’interface graphique font face à ça.

Exemples d’interfaces et comment choisir la bonne

Parfois, les choix sont simples. Par exemple, pour proposer de choisir un pseudo, il serait malvenu de proposer 15 menus déroulants de A à Z où l’utilisateur choisit son nom :

i
Cela serait la galère, non ? Oui, on est d’accord.

Maintenant, imaginez, vous avez question : « Que voulez-vous sur votre sandwich ? »

Lequel de ces sélecteurs est plus pratique :

i
i
Évidemment, il s’agit du second. Pourquoi ? Parce qu’il reflète la vraie vie. Dans une sandwicherie, un dialogue se passerait typiquement comme ça. Prenez l’exemple de chaîne « subway », où ça se passe exactement de cette façon :

« je vous met du fromage ?
— oui
— de la salade ?
— oui
— du jambon ?
— non merci
— du beurre ?
— non merci »

Il est donc normal qu’on fasse une interface qui retranscrive tout ça. L’interface humain-machine (IHM) doit idéalement refléter une interaction humain-humain.

Laissez-moi redire ça : une interface humain-machine n’est bien faite que si elle reflète une interaction naturelle entre deux personnes. Autrement, votre interface peut-être considérée comme globalement merdique. Point.

À l’inverse maintenant, s’il n’était pas possible de combiner les ingrédients, mais qu’on était limité à un choix unique, on aurait eu le dialogue suivant :

« je vous met du fromage, de la salade, du jambon, ou bien du beurre ?
— du fromage, s’il vous plaît ! »

… et dans ce cas, l’élément d’interface appropriée aurait été le menu déroulant à choix unique (ou bien une interface à bouton « radio »), mais sûrement pas les cases à cocher qui sont — par nature — à choix multiple.

Ça peut sembler simple, tout ça. Probablement trop. Pourtant, créer des interfaces permettant une expérience utilisateur convenable, c’est un métier, et ce n’est pas pour rien.

Dans les faits, c’est dingue comme il existe des cas d’interfaces tellement pourries qu’on se demande ce qui est passé par la tête de leur concepteurs… et dans celui des managers qui ont embauché ces personnes, et aussi dans celui des chefs de projets qui vont validé ça au cours de réunions « café-croissants-cravates »

Cas d’une interface limitée par contrainte

Parfois, les limitations techniques empêchent de prendre l’interface approprié et on doit faire au mieux.

Ainsi, une guirlande de noël « RGB » qui n’a qu’un seul bouton poussoir, propose les combinaisons « R », « G », « B », « RG », « RB », « GB », « RGB ». Cela correspond à une interface style « menu déroulant » cyclique, en bouclant sur toute les possibilités avant de revenir à la première. À l’utilisateur de s’arrêter à la combinaison qu’il souhaite.

Sur la guirlande avait eu un petit écran tactile pour choisir, il aurait pu proposer des cases à cocher pour permettre de cocher/décocher les couleurs voulues.

Ici, évidemment, on ne va pas mettre un écran tactile sur un câble de guirlande. Donc on fait au mieux.

Sur un appareil plus gros par contre, où l’on n’est pas limité à un seul bouton et qu’on peut virtuellement en mettre autant qu’on veut, on doit en mettre autant qu’il en faut, ni plus, ni moins.

Dans les exemples qui suivent, ce principe n’est pas respecté.

L’interface du système de chauffage d’une voiture

Le sélecteur de chauffage dans sa voiture permet de choisir où l’on envoie l’air chaud (ou froid) :

Et l’on a donc trois boutons bien séparés pour choisir :

Imaginez un peu la galère en revanche si on avait un sélecteur circulaire qui boucle entre « haut », « vitres », « haut + vitres », « pieds + vitres », « vitres + haut + pied », etc..

Comme ça :

Interface chauffage voiture.
Heu… mais c’est ce que font toutes les voitures !

Et oui, et je trouve que c’est du gros n’importe quoi.

Comment faire si je veux les vitres et le haut ? On peut pas.
Par contre, je peux avoir les vitres et les pieds. C’est à rien n’y comprendre.

Va-t-on me faire croire que ce n’est pas possible — techniquement — de faire 3 boutons on/off pour choisir où envoyer l’air ? Surtout dans les voitures actuelles qui ont des climatisations bi-, tri- voire quadri-zone, où l’on peut envoyer l’air chaud à gauche, l’air froid à droite, ou vice-versa et la même chose à l’arrière au gré de chacun des passagers.

Je ne connais pas une seule @#%µ& de voiture qui propose une interface correcte pour ce système.

La mienne, qui date de 2020, et qui a plus d’options que je n’utilise, a ce style de sélecteur merdique ! Pire, il s’agit même d’un bouton tactile cyclique qui empêche de voir où on en est dans la boucle et où les autres sélecteurs — clim, désembuage auto, bi-zone — entrent en conflit ou réinitialisent ce premier sélecteur.

C’est absolument ridicule, mais ce n’est pas un cas isolé.

L’interface des fours électriques

Dans ma cuisine j’ai un four électrique avec une grille en haut, une grille en bas et un ventilateur pour faire circuler la chaleur.
Pensez-vous qu’ils auraient fait trois boutons ?

Bien-sûr que non :

Interface bullshit de four.
Et je passe sous silence les interfaces abominables des fours à micro-ondes avec « réchauffer », « cuisson », « décongélation », et tout un tas de pré-réglages à la con qui ne suffisent qu’à 0,3 % des cas et qui ne fonctionne que 5 % du temps.

En règle général, pour ce genre d’appareil, on devrait se contenter de deux choses :

La chauffe d’un plat est conditionné par l’énergie thermique qu’elle reçoit de l’appareil.

Or vous savez-quoi ? L’énergie est le produit de la puissance par la durée d’exposition à cette puissance : E = W×t.
Deux boutons suffisent donc pour un four à micro-ondes, un four, une chauffe biberon, une plaque chauffante…

Les machines à laver

Et sur les machines à laver ?

Pourquoi devrait-il être simple de constituer son propre programme avec pré-lavage (oui/non), lavage (oui/non), essorage (oui/non) ?

Est-il écrit quelque part qu’il doit y avoir systématiquement un bouton circulaire avec N choix parmi toutes les possibilités, qui plus est sans ordre logique, et de surcroît où il en manque toujours une ou deux ?

Interface machine à laver.

Là aussi, de façon général, réservez les boutons circulaires à un choix qui permette de graduellement changer un paramètre : température, vitesse d’essorage… N’utilisez pas ça pour des options décorrélées entre-elles.

ÉDIT : quelques autres problèmes d’interface

Dans ma Hyundai Ioniq, il y a une multitude d’options, mais tous ne sont pas configurables au même endroit.

Pour ma part, je pense qu’il y a plusieurs types de fonctions :

Dans la Hyundai, tout est mélangé. Certains boutons physiques ne servent jamais. Pire, l’assistance de maintient de voie est accessible via un bouton ET via les menus.

Aussi, les boutons sont en on/off. Normalement leur état est enregistré quand on éteint la voiture. Certains oui. D’autres non, comme le auto-hold du frein. C’est incompréhensible. Ça c’est typiquement l’option qui devrait être dans la catégorie « accessible très rarement » : c’est une préférence de l’utilisateur, pas une option qu’on change tout le temps.
De même que l’assistance au maintient de voie et le détecteur d’angle mort : pas besoin de boutons physique pour ça.

Tesla la bien compris : tout est dans le système d’infotainment, et dans deux sections : les fonctions accessibles très vite, et les options de préférences. Pas de mélange.

Et, toujours dans la Hyundai, je ne parle pas des la disposition des boutons : il y en a au volant, dans le compteur (menus virtuels), sur la portière, sur la console centrale, autour du levier de vitesses, en bas à gauche du volant, en bas à gauche du volant mais un peu plus bas… Y en a partout. C’est pauvrement étudié.

Autres liens

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Je suis webdev à mes heures. Une partie du boulot consiste à savoir quels éléments utiliser dans l’interface des pages web pour avoir une interaction simple entre l’humain et la machine.

Pour une action « A », est-ce qu’il vaut mieux :

Tous les développeurs d’interface graphique font face à ça.

Exemples d’interfaces et comment choisir la bonne

Parfois, les choix sont simples. Par exemple, pour proposer de choisir un pseudo, il serait malvenu de proposer 15 menus déroulants de A à Z où l’utilisateur choisit son nom :

i
Cela serait la galère, non ? Oui, on est d’accord.

Maintenant, imaginez, vous avez question : « Que voulez-vous sur votre sandwich ? »

Lequel de ces sélecteurs est plus pratique :

i
i
Évidemment, il s’agit du second. Pourquoi ? Parce qu’il reflète la vraie vie. Dans une sandwicherie, un dialogue se passerait typiquement comme ça. Prenez l’exemple de chaîne « subway », où ça se passe exactement de cette façon :

« je vous met du fromage ?
— oui
— de la salade ?
— oui
— du jambon ?
— non merci
— du beurre ?
— non merci »

Il est donc normal qu’on fasse une interface qui retranscrive tout ça. L’interface humain-machine (IHM) doit idéalement refléter une interaction humain-humain.

Laissez-moi redire ça : une interface humain-machine n’est bien faite que si elle reflète une interaction naturelle entre deux personnes. Autrement, votre interface peut-être considérée comme globalement merdique. Point.

À l’inverse maintenant, s’il n’était pas possible de combiner les ingrédients, mais qu’on était limité à un choix unique, on aurait eu le dialogue suivant :

« je vous met du fromage, de la salade, du jambon, ou bien du beurre ?
— du fromage, s’il vous plaît ! »

… et dans ce cas, l’élément d’interface appropriée aurait été le menu déroulant à choix unique (ou bien une interface à bouton « radio »), mais sûrement pas les cases à cocher qui sont — par nature — à choix multiple.

Ça peut sembler simple, tout ça. Probablement trop. Pourtant, créer des interfaces permettant une expérience utilisateur convenable, c’est un métier, et ce n’est pas pour rien.

Dans les faits, c’est dingue comme il existe des cas d’interfaces tellement pourries qu’on se demande ce qui est passé par la tête de leur concepteurs… et dans celui des managers qui ont embauché ces personnes, et aussi dans celui des chefs de projets qui vont validé ça au cours de réunions « café-croissants-cravates »

Cas d’une interface limitée par contrainte

Parfois, les limitations techniques empêchent de prendre l’interface approprié et on doit faire au mieux.

Ainsi, une guirlande de noël « RGB » qui n’a qu’un seul bouton poussoir, propose les combinaisons « R », « G », « B », « RG », « RB », « GB », « RGB ». Cela correspond à une interface style « menu déroulant » cyclique, en bouclant sur toute les possibilités avant de revenir à la première. À l’utilisateur de s’arrêter à la combinaison qu’il souhaite.

Sur la guirlande avait eu un petit écran tactile pour choisir, il aurait pu proposer des cases à cocher pour permettre de cocher/décocher les couleurs voulues.

Ici, évidemment, on ne va pas mettre un écran tactile sur un câble de guirlande. Donc on fait au mieux.

Sur un appareil plus gros par contre, où l’on n’est pas limité à un seul bouton et qu’on peut virtuellement en mettre autant qu’on veut, on doit en mettre autant qu’il en faut, ni plus, ni moins.

Dans les exemples qui suivent, ce principe n’est pas respecté.

L’interface du système de chauffage d’une voiture

Le sélecteur de chauffage dans sa voiture permet de choisir où l’on envoie l’air chaud (ou froid) :

Et l’on a donc trois boutons bien séparés pour choisir :

Imaginez un peu la galère en revanche si on avait un sélecteur circulaire qui boucle entre « haut », « vitres », « haut + vitres », « pieds + vitres », « vitres + haut + pied », etc..

Comme ça :

Interface chauffage voiture.
Heu… mais c’est ce que font toutes les voitures !

Et oui, et je trouve que c’est du gros n’importe quoi.

Comment faire si je veux les vitres et le haut ? On peut pas.
Par contre, je peux avoir les vitres et les pieds. C’est à rien n’y comprendre.

Va-t-on me faire croire que ce n’est pas possible — techniquement — de faire 3 boutons on/off pour choisir où envoyer l’air ? Surtout dans les voitures actuelles qui ont des climatisations bi-, tri- voire quadri-zone, où l’on peut envoyer l’air chaud à gauche, l’air froid à droite, ou vice-versa et la même chose à l’arrière au gré de chacun des passagers.

Je ne connais pas une seule @#%µ& de voiture qui propose une interface correcte pour ce système.

La mienne, qui date de 2020, et qui a plus d’options que je n’utilise, a ce style de sélecteur merdique ! Pire, il s’agit même d’un bouton tactile cyclique qui empêche de voir où on en est dans la boucle et où les autres sélecteurs — clim, désembuage auto, bi-zone — entrent en conflit ou réinitialisent ce premier sélecteur.

C’est absolument ridicule, mais ce n’est pas un cas isolé.

L’interface des fours électriques

Dans ma cuisine j’ai un four électrique avec une grille en haut, une grille en bas et un ventilateur pour faire circuler la chaleur.
Pensez-vous qu’ils auraient fait trois boutons ?

Bien-sûr que non :

Interface bullshit de four.
Et je passe sous silence les interfaces abominables des fours à micro-ondes avec « réchauffer », « cuisson », « décongélation », et tout un tas de pré-réglages à la con qui ne suffisent qu’à 0,3 % des cas et qui ne fonctionne que 5 % du temps.

En règle général, pour ce genre d’appareil, on devrait se contenter de deux choses :

La chauffe d’un plat est conditionné par l’énergie thermique qu’elle reçoit de l’appareil.

Or vous savez-quoi ? L’énergie est le produit de la puissance par la durée d’exposition à cette puissance : E = W×t.
Deux boutons suffisent donc pour un four à micro-ondes, un four, une chauffe biberon, une plaque chauffante…

Les machines à laver

Et sur les machines à laver ?

Pourquoi devrait-il être simple de constituer son propre programme avec pré-lavage (oui/non), lavage (oui/non), essorage (oui/non) ?

Est-il écrit quelque part qu’il doit y avoir systématiquement un bouton circulaire avec N choix parmi toutes les possibilités, qui plus est sans ordre logique, et de surcroît où il en manque toujours une ou deux ?

Interface machine à laver.

Là aussi, de façon général, réservez les boutons circulaires à un choix qui permette de graduellement changer un paramètre : température, vitesse d’essorage… N’utilisez pas ça pour des options décorrélées entre-elles.

ÉDIT : quelques autres problèmes d’interface

Dans ma Hyundai Ioniq, il y a une multitude d’options, mais tous ne sont pas configurables au même endroit.

Pour ma part, je pense qu’il y a plusieurs types de fonctions :

Dans la Hyundai, tout est mélangé. Certains boutons physiques ne servent jamais. Pire, l’assistance de maintient de voie est accessible via un bouton ET via les menus.

Aussi, les boutons sont en on/off. Normalement leur état est enregistré quand on éteint la voiture. Certains oui. D’autres non, comme le auto-hold du frein. C’est incompréhensible. Ça c’est typiquement l’option qui devrait être dans la catégorie « accessible très rarement » : c’est une préférence de l’utilisateur, pas une option qu’on change tout le temps.
De même que l’assistance au maintient de voie et le détecteur d’angle mort : pas besoin de boutons physique pour ça.

Tesla la bien compris : tout est dans le système d’infotainment, et dans deux sections : les fonctions accessibles très vite, et les options de préférences. Pas de mélange.

Et, toujours dans la Hyundai, je ne parle pas des la disposition des boutons : il y en a au volant, dans le compteur (menus virtuels), sur la portière, sur la console centrale, autour du levier de vitesses, en bas à gauche du volant, en bas à gauche du volant mais un peu plus bas… Y en a partout. C’est pauvrement étudié.

Autres liens

";s:7:"content";s:11851:"

Je suis webdev à mes heures. Une partie du boulot consiste à savoir quels éléments utiliser dans l’interface des pages web pour avoir une interaction simple entre l’humain et la machine.

Pour une action « A », est-ce qu’il vaut mieux :

Tous les développeurs d’interface graphique font face à ça.

Exemples d’interfaces et comment choisir la bonne

Parfois, les choix sont simples. Par exemple, pour proposer de choisir un pseudo, il serait malvenu de proposer 15 menus déroulants de A à Z où l’utilisateur choisit son nom :

i
Cela serait la galère, non ? Oui, on est d’accord.

Maintenant, imaginez, vous avez question : « Que voulez-vous sur votre sandwich ? »

Lequel de ces sélecteurs est plus pratique :

i
i
Évidemment, il s’agit du second. Pourquoi ? Parce qu’il reflète la vraie vie. Dans une sandwicherie, un dialogue se passerait typiquement comme ça. Prenez l’exemple de chaîne « subway », où ça se passe exactement de cette façon :

« je vous met du fromage ?
— oui
— de la salade ?
— oui
— du jambon ?
— non merci
— du beurre ?
— non merci »

Il est donc normal qu’on fasse une interface qui retranscrive tout ça. L’interface humain-machine (IHM) doit idéalement refléter une interaction humain-humain.

Laissez-moi redire ça : une interface humain-machine n’est bien faite que si elle reflète une interaction naturelle entre deux personnes. Autrement, votre interface peut-être considérée comme globalement merdique. Point.

À l’inverse maintenant, s’il n’était pas possible de combiner les ingrédients, mais qu’on était limité à un choix unique, on aurait eu le dialogue suivant :

« je vous met du fromage, de la salade, du jambon, ou bien du beurre ?
— du fromage, s’il vous plaît ! »

… et dans ce cas, l’élément d’interface appropriée aurait été le menu déroulant à choix unique (ou bien une interface à bouton « radio »), mais sûrement pas les cases à cocher qui sont — par nature — à choix multiple.

Ça peut sembler simple, tout ça. Probablement trop. Pourtant, créer des interfaces permettant une expérience utilisateur convenable, c’est un métier, et ce n’est pas pour rien.

Dans les faits, c’est dingue comme il existe des cas d’interfaces tellement pourries qu’on se demande ce qui est passé par la tête de leur concepteurs… et dans celui des managers qui ont embauché ces personnes, et aussi dans celui des chefs de projets qui vont validé ça au cours de réunions « café-croissants-cravates »

Cas d’une interface limitée par contrainte

Parfois, les limitations techniques empêchent de prendre l’interface approprié et on doit faire au mieux.

Ainsi, une guirlande de noël « RGB » qui n’a qu’un seul bouton poussoir, propose les combinaisons « R », « G », « B », « RG », « RB », « GB », « RGB ». Cela correspond à une interface style « menu déroulant » cyclique, en bouclant sur toute les possibilités avant de revenir à la première. À l’utilisateur de s’arrêter à la combinaison qu’il souhaite.

Sur la guirlande avait eu un petit écran tactile pour choisir, il aurait pu proposer des cases à cocher pour permettre de cocher/décocher les couleurs voulues.

Ici, évidemment, on ne va pas mettre un écran tactile sur un câble de guirlande. Donc on fait au mieux.

Sur un appareil plus gros par contre, où l’on n’est pas limité à un seul bouton et qu’on peut virtuellement en mettre autant qu’on veut, on doit en mettre autant qu’il en faut, ni plus, ni moins.

Dans les exemples qui suivent, ce principe n’est pas respecté.

L’interface du système de chauffage d’une voiture

Le sélecteur de chauffage dans sa voiture permet de choisir où l’on envoie l’air chaud (ou froid) :

Et l’on a donc trois boutons bien séparés pour choisir :

Imaginez un peu la galère en revanche si on avait un sélecteur circulaire qui boucle entre « haut », « vitres », « haut + vitres », « pieds + vitres », « vitres + haut + pied », etc..

Comme ça :

Interface chauffage voiture.
Heu… mais c’est ce que font toutes les voitures !

Et oui, et je trouve que c’est du gros n’importe quoi.

Comment faire si je veux les vitres et le haut ? On peut pas.
Par contre, je peux avoir les vitres et les pieds. C’est à rien n’y comprendre.

Va-t-on me faire croire que ce n’est pas possible — techniquement — de faire 3 boutons on/off pour choisir où envoyer l’air ? Surtout dans les voitures actuelles qui ont des climatisations bi-, tri- voire quadri-zone, où l’on peut envoyer l’air chaud à gauche, l’air froid à droite, ou vice-versa et la même chose à l’arrière au gré de chacun des passagers.

Je ne connais pas une seule @#%µ& de voiture qui propose une interface correcte pour ce système.

La mienne, qui date de 2020, et qui a plus d’options que je n’utilise, a ce style de sélecteur merdique ! Pire, il s’agit même d’un bouton tactile cyclique qui empêche de voir où on en est dans la boucle et où les autres sélecteurs — clim, désembuage auto, bi-zone — entrent en conflit ou réinitialisent ce premier sélecteur.

C’est absolument ridicule, mais ce n’est pas un cas isolé.

L’interface des fours électriques

Dans ma cuisine j’ai un four électrique avec une grille en haut, une grille en bas et un ventilateur pour faire circuler la chaleur.
Pensez-vous qu’ils auraient fait trois boutons ?

Bien-sûr que non :

Interface bullshit de four.
Et je passe sous silence les interfaces abominables des fours à micro-ondes avec « réchauffer », « cuisson », « décongélation », et tout un tas de pré-réglages à la con qui ne suffisent qu’à 0,3 % des cas et qui ne fonctionne que 5 % du temps.

En règle général, pour ce genre d’appareil, on devrait se contenter de deux choses :

La chauffe d’un plat est conditionné par l’énergie thermique qu’elle reçoit de l’appareil.

Or vous savez-quoi ? L’énergie est le produit de la puissance par la durée d’exposition à cette puissance : E = W×t.
Deux boutons suffisent donc pour un four à micro-ondes, un four, une chauffe biberon, une plaque chauffante…

Les machines à laver

Et sur les machines à laver ?

Pourquoi devrait-il être simple de constituer son propre programme avec pré-lavage (oui/non), lavage (oui/non), essorage (oui/non) ?

Est-il écrit quelque part qu’il doit y avoir systématiquement un bouton circulaire avec N choix parmi toutes les possibilités, qui plus est sans ordre logique, et de surcroît où il en manque toujours une ou deux ?

Interface machine à laver.

Là aussi, de façon général, réservez les boutons circulaires à un choix qui permette de graduellement changer un paramètre : température, vitesse d’essorage… N’utilisez pas ça pour des options décorrélées entre-elles.

ÉDIT : quelques autres problèmes d’interface

Dans ma Hyundai Ioniq, il y a une multitude d’options, mais tous ne sont pas configurables au même endroit.

Pour ma part, je pense qu’il y a plusieurs types de fonctions :

Dans la Hyundai, tout est mélangé. Certains boutons physiques ne servent jamais. Pire, l’assistance de maintient de voie est accessible via un bouton ET via les menus.

Aussi, les boutons sont en on/off. Normalement leur état est enregistré quand on éteint la voiture. Certains oui. D’autres non, comme le auto-hold du frein. C’est incompréhensible. Ça c’est typiquement l’option qui devrait être dans la catégorie « accessible très rarement » : c’est une préférence de l’utilisateur, pas une option qu’on change tout le temps.
De même que l’assistance au maintient de voie et le détecteur d’angle mort : pas besoin de boutons physique pour ça.

Tesla la bien compris : tout est dans le système d’infotainment, et dans deux sections : les fonctions accessibles très vite, et les options de préférences. Pas de mélange.

Et, toujours dans la Hyundai, je ne parle pas des la disposition des boutons : il y en a au volant, dans le compteur (menus virtuels), sur la portière, sur la console centrale, autour du levier de vitesses, en bas à gauche du volant, en bas à gauche du volant mais un peu plus bas… Y en a partout. C’est pauvrement étudié.

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i
Ça fait quelques semaines que j’utilise Vivaldi en navigateur principal sur mon ordi.

J’avais changé, car j’étais lassé de Firefox et quelques-unes de ses options qui partent, viennent, repartent, et de divers choix incompréhensibles faites par Mozilla sur ce navigateur, et dans l’espoir de trouver une solution plus « future-proof » que Firefox qui est virtuellement mourant et que Mozilla considère comme un fardeau plutôt qu’un fer de lance.

Vivaldi n’est pas officiellement libre, mais tous leurs composants le sont, même si en partie c’est porté par Google.
Vivaldi est le navigateur plein d’options pratique et qui reste utilisable. Du génie. Je n’ai rien à reprocher au travail que Vivaldi a fait avec ce navigateur : il est complet et pratique.

Juste un truc.
Blink.

Blink c’est le moteur de rendu (à l’origine un fork de Webkit) : le sous-programme du navigateur responsable de l’affichage des pages. C’est le même moteur de rendu que Chrome, Edgium, Chromium, Opera…

Ce qui différencie ces navigateurs, c’est tout le reste qui n’est pas le moteur de rendu, c’est-à-dire la partie visible du navigateur (menus, disposition, couleurs…).

Or :
Blink est lent.
Blink est mauvais.
Blink est lourd.
Mais Blink est utilisé par 80 % des navigateurs.

En bref, Blink c’est le nouveau IE6.

Pour l’affichage des pages, Firefox est plus fidèle aux standards.
Pour l’exécution des programmes web, Firefox est plus rapide.
Pour la gestion des ressources, Firefox est moins gourmand.

Firefox n’utilise pas Blink, mais Gecko/Servo (projet Quantum). Ce moteur est rapide, efficace, léger. Y a pas à dire. Ça n’a plus rien à voir avec le Firefox de 2015 où c’était un gros patapouf hyper-lent.

À ce jour, c’est la seule alternative au monstre Blink. Et c’est bien dommage, car même Mozilla semble délaisser le truc pour se lancer dans ses projets commerciaux (à coup de licenciements et plans de restructuration).

À l’époque d’Opera 12 (ancêtre spirituel de Vivaldi), Opera n’utilisait pas Blink/Webkit mais leur propre moteur de rendu : Presto. Il était plus rapide que Gecko et Webkit, mais Opera l’a laissé tomber pour se tourner vers Webkit (devenu Blink ensuite).

Quand Vivaldi est né, quelque temps après, ils ont fait le choix de prendre Blink et non Gecko.
Je ne suis pas là pour dire qu’il s’agisse d’une erreur, mais pour moi, ça reste un défaut et un reproche technique.

Après un mois sous Vivaldi, je le vois tous les jours : un clic droit dans un champ texte sous Vivaldi prend plusieurs secondes (c’est instantané sous Firefox). Les outils de dév sont bien plus complets et orientés utilisateur dans Firefox que dans Blink. Les éléments d’interface (input number/date/…) sont mieux pensés dans Firefox que dans Vivaldi/Chrome. Sans compter l’affichage des pages, les rendus graphiques…

Bref, Vivaldi est bon, vraiment très bon…
… si vous venez de Chrome/Opera/Edgium. Vraiment : essayez-le, vous ne verrez pas ces défauts et vous aurez un navigateur mieux foutu et mieux pour votre vie privée.

Mais si vous arrivez de Firefox, vous aurez un truc plus lent, plus lourd et les contrôles dans les pages seront ce que Firefox avait il y a 10 ans.

Si vous êtes web-dév, oubliez les outils de dév de Chrome/Vivaldi/Blink : c’est de la vraie merde. Ceux de Firefox sont plus complets, plus pratiques, même si un point plus bugué.


@Vivaldi : le jour où vous passez de Blink à Gecko, vous aurez le meilleur navigateur du monde.
En attendant, vous avez la meilleure interface avec le pire moteur de rendu.


ÉDIT : je dis bien qu’ici tout ça concerne mon ressenti après une utilisation représentative de mon usage, avec les modules, ma configuration… bref, des conditions réelles ; soit tout le contraire d’une « fresh-install » habituellement utilisée lors des benchmark et des tests journalistiques.

Ah et aussi sous Linux (Linux Mint).

";s:7:"content";s:4576:"

i
Ça fait quelques semaines que j’utilise Vivaldi en navigateur principal sur mon ordi.

J’avais changé, car j’étais lassé de Firefox et quelques-unes de ses options qui partent, viennent, repartent, et de divers choix incompréhensibles faites par Mozilla sur ce navigateur, et dans l’espoir de trouver une solution plus « future-proof » que Firefox qui est virtuellement mourant et que Mozilla considère comme un fardeau plutôt qu’un fer de lance.

Vivaldi n’est pas officiellement libre, mais tous leurs composants le sont, même si en partie c’est porté par Google.
Vivaldi est le navigateur plein d’options pratique et qui reste utilisable. Du génie. Je n’ai rien à reprocher au travail que Vivaldi a fait avec ce navigateur : il est complet et pratique.

Juste un truc.
Blink.

Blink c’est le moteur de rendu (à l’origine un fork de Webkit) : le sous-programme du navigateur responsable de l’affichage des pages. C’est le même moteur de rendu que Chrome, Edgium, Chromium, Opera…

Ce qui différencie ces navigateurs, c’est tout le reste qui n’est pas le moteur de rendu, c’est-à-dire la partie visible du navigateur (menus, disposition, couleurs…).

Or :
Blink est lent.
Blink est mauvais.
Blink est lourd.
Mais Blink est utilisé par 80 % des navigateurs.

En bref, Blink c’est le nouveau IE6.

Pour l’affichage des pages, Firefox est plus fidèle aux standards.
Pour l’exécution des programmes web, Firefox est plus rapide.
Pour la gestion des ressources, Firefox est moins gourmand.

Firefox n’utilise pas Blink, mais Gecko/Servo (projet Quantum). Ce moteur est rapide, efficace, léger. Y a pas à dire. Ça n’a plus rien à voir avec le Firefox de 2015 où c’était un gros patapouf hyper-lent.

À ce jour, c’est la seule alternative au monstre Blink. Et c’est bien dommage, car même Mozilla semble délaisser le truc pour se lancer dans ses projets commerciaux (à coup de licenciements et plans de restructuration).

À l’époque d’Opera 12 (ancêtre spirituel de Vivaldi), Opera n’utilisait pas Blink/Webkit mais leur propre moteur de rendu : Presto. Il était plus rapide que Gecko et Webkit, mais Opera l’a laissé tomber pour se tourner vers Webkit (devenu Blink ensuite).

Quand Vivaldi est né, quelque temps après, ils ont fait le choix de prendre Blink et non Gecko.
Je ne suis pas là pour dire qu’il s’agisse d’une erreur, mais pour moi, ça reste un défaut et un reproche technique.

Après un mois sous Vivaldi, je le vois tous les jours : un clic droit dans un champ texte sous Vivaldi prend plusieurs secondes (c’est instantané sous Firefox). Les outils de dév sont bien plus complets et orientés utilisateur dans Firefox que dans Blink. Les éléments d’interface (input number/date/…) sont mieux pensés dans Firefox que dans Vivaldi/Chrome. Sans compter l’affichage des pages, les rendus graphiques…

Bref, Vivaldi est bon, vraiment très bon…
… si vous venez de Chrome/Opera/Edgium. Vraiment : essayez-le, vous ne verrez pas ces défauts et vous aurez un navigateur mieux foutu et mieux pour votre vie privée.

Mais si vous arrivez de Firefox, vous aurez un truc plus lent, plus lourd et les contrôles dans les pages seront ce que Firefox avait il y a 10 ans.

Si vous êtes web-dév, oubliez les outils de dév de Chrome/Vivaldi/Blink : c’est de la vraie merde. Ceux de Firefox sont plus complets, plus pratiques, même si un point plus bugué.


@Vivaldi : le jour où vous passez de Blink à Gecko, vous aurez le meilleur navigateur du monde.
En attendant, vous avez la meilleure interface avec le pire moteur de rendu.


ÉDIT : je dis bien qu’ici tout ça concerne mon ressenti après une utilisation représentative de mon usage, avec les modules, ma configuration… bref, des conditions réelles ; soit tout le contraire d’une « fresh-install » habituellement utilisée lors des benchmark et des tests journalistiques.

Ah et aussi sous Linux (Linux Mint).

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i
Ça fait quelques semaines que j’utilise Vivaldi en navigateur principal sur mon ordi.

J’avais changé, car j’étais lassé de Firefox et quelques-unes de ses options qui partent, viennent, repartent, et de divers choix incompréhensibles faites par Mozilla sur ce navigateur, et dans l’espoir de trouver une solution plus « future-proof » que Firefox qui est virtuellement mourant et que Mozilla considère comme un fardeau plutôt qu’un fer de lance.

Vivaldi n’est pas officiellement libre, mais tous leurs composants le sont, même si en partie c’est porté par Google.
Vivaldi est le navigateur plein d’options pratique et qui reste utilisable. Du génie. Je n’ai rien à reprocher au travail que Vivaldi a fait avec ce navigateur : il est complet et pratique.

Juste un truc.
Blink.

Blink c’est le moteur de rendu (à l’origine un fork de Webkit) : le sous-programme du navigateur responsable de l’affichage des pages. C’est le même moteur de rendu que Chrome, Edgium, Chromium, Opera…

Ce qui différencie ces navigateurs, c’est tout le reste qui n’est pas le moteur de rendu, c’est-à-dire la partie visible du navigateur (menus, disposition, couleurs…).

Or :
Blink est lent.
Blink est mauvais.
Blink est lourd.
Mais Blink est utilisé par 80 % des navigateurs.

En bref, Blink c’est le nouveau IE6.

Pour l’affichage des pages, Firefox est plus fidèle aux standards.
Pour l’exécution des programmes web, Firefox est plus rapide.
Pour la gestion des ressources, Firefox est moins gourmand.

Firefox n’utilise pas Blink, mais Gecko/Servo (projet Quantum). Ce moteur est rapide, efficace, léger. Y a pas à dire. Ça n’a plus rien à voir avec le Firefox de 2015 où c’était un gros patapouf hyper-lent.

À ce jour, c’est la seule alternative au monstre Blink. Et c’est bien dommage, car même Mozilla semble délaisser le truc pour se lancer dans ses projets commerciaux (à coup de licenciements et plans de restructuration).

À l’époque d’Opera 12 (ancêtre spirituel de Vivaldi), Opera n’utilisait pas Blink/Webkit mais leur propre moteur de rendu : Presto. Il était plus rapide que Gecko et Webkit, mais Opera l’a laissé tomber pour se tourner vers Webkit (devenu Blink ensuite).

Quand Vivaldi est né, quelque temps après, ils ont fait le choix de prendre Blink et non Gecko.
Je ne suis pas là pour dire qu’il s’agisse d’une erreur, mais pour moi, ça reste un défaut et un reproche technique.

Après un mois sous Vivaldi, je le vois tous les jours : un clic droit dans un champ texte sous Vivaldi prend plusieurs secondes (c’est instantané sous Firefox). Les outils de dév sont bien plus complets et orientés utilisateur dans Firefox que dans Blink. Les éléments d’interface (input number/date/…) sont mieux pensés dans Firefox que dans Vivaldi/Chrome. Sans compter l’affichage des pages, les rendus graphiques…

Bref, Vivaldi est bon, vraiment très bon…
… si vous venez de Chrome/Opera/Edgium. Vraiment : essayez-le, vous ne verrez pas ces défauts et vous aurez un navigateur mieux foutu et mieux pour votre vie privée.

Mais si vous arrivez de Firefox, vous aurez un truc plus lent, plus lourd et les contrôles dans les pages seront ce que Firefox avait il y a 10 ans.

Si vous êtes web-dév, oubliez les outils de dév de Chrome/Vivaldi/Blink : c’est de la vraie merde. Ceux de Firefox sont plus complets, plus pratiques, même si un point plus bugué.


@Vivaldi : le jour où vous passez de Blink à Gecko, vous aurez le meilleur navigateur du monde.
En attendant, vous avez la meilleure interface avec le pire moteur de rendu.


ÉDIT : je dis bien qu’ici tout ça concerne mon ressenti après une utilisation représentative de mon usage, avec les modules, ma configuration… bref, des conditions réelles ; soit tout le contraire d’une « fresh-install » habituellement utilisée lors des benchmark et des tests journalistiques.

Ah et aussi sous Linux (Linux Mint).

";s:7:"content";s:4576:"

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Ça fait quelques semaines que j’utilise Vivaldi en navigateur principal sur mon ordi.

J’avais changé, car j’étais lassé de Firefox et quelques-unes de ses options qui partent, viennent, repartent, et de divers choix incompréhensibles faites par Mozilla sur ce navigateur, et dans l’espoir de trouver une solution plus « future-proof » que Firefox qui est virtuellement mourant et que Mozilla considère comme un fardeau plutôt qu’un fer de lance.

Vivaldi n’est pas officiellement libre, mais tous leurs composants le sont, même si en partie c’est porté par Google.
Vivaldi est le navigateur plein d’options pratique et qui reste utilisable. Du génie. Je n’ai rien à reprocher au travail que Vivaldi a fait avec ce navigateur : il est complet et pratique.

Juste un truc.
Blink.

Blink c’est le moteur de rendu (à l’origine un fork de Webkit) : le sous-programme du navigateur responsable de l’affichage des pages. C’est le même moteur de rendu que Chrome, Edgium, Chromium, Opera…

Ce qui différencie ces navigateurs, c’est tout le reste qui n’est pas le moteur de rendu, c’est-à-dire la partie visible du navigateur (menus, disposition, couleurs…).

Or :
Blink est lent.
Blink est mauvais.
Blink est lourd.
Mais Blink est utilisé par 80 % des navigateurs.

En bref, Blink c’est le nouveau IE6.

Pour l’affichage des pages, Firefox est plus fidèle aux standards.
Pour l’exécution des programmes web, Firefox est plus rapide.
Pour la gestion des ressources, Firefox est moins gourmand.

Firefox n’utilise pas Blink, mais Gecko/Servo (projet Quantum). Ce moteur est rapide, efficace, léger. Y a pas à dire. Ça n’a plus rien à voir avec le Firefox de 2015 où c’était un gros patapouf hyper-lent.

À ce jour, c’est la seule alternative au monstre Blink. Et c’est bien dommage, car même Mozilla semble délaisser le truc pour se lancer dans ses projets commerciaux (à coup de licenciements et plans de restructuration).

À l’époque d’Opera 12 (ancêtre spirituel de Vivaldi), Opera n’utilisait pas Blink/Webkit mais leur propre moteur de rendu : Presto. Il était plus rapide que Gecko et Webkit, mais Opera l’a laissé tomber pour se tourner vers Webkit (devenu Blink ensuite).

Quand Vivaldi est né, quelque temps après, ils ont fait le choix de prendre Blink et non Gecko.
Je ne suis pas là pour dire qu’il s’agisse d’une erreur, mais pour moi, ça reste un défaut et un reproche technique.

Après un mois sous Vivaldi, je le vois tous les jours : un clic droit dans un champ texte sous Vivaldi prend plusieurs secondes (c’est instantané sous Firefox). Les outils de dév sont bien plus complets et orientés utilisateur dans Firefox que dans Blink. Les éléments d’interface (input number/date/…) sont mieux pensés dans Firefox que dans Vivaldi/Chrome. Sans compter l’affichage des pages, les rendus graphiques…

Bref, Vivaldi est bon, vraiment très bon…
… si vous venez de Chrome/Opera/Edgium. Vraiment : essayez-le, vous ne verrez pas ces défauts et vous aurez un navigateur mieux foutu et mieux pour votre vie privée.

Mais si vous arrivez de Firefox, vous aurez un truc plus lent, plus lourd et les contrôles dans les pages seront ce que Firefox avait il y a 10 ans.

Si vous êtes web-dév, oubliez les outils de dév de Chrome/Vivaldi/Blink : c’est de la vraie merde. Ceux de Firefox sont plus complets, plus pratiques, même si un point plus bugué.


@Vivaldi : le jour où vous passez de Blink à Gecko, vous aurez le meilleur navigateur du monde.
En attendant, vous avez la meilleure interface avec le pire moteur de rendu.


ÉDIT : je dis bien qu’ici tout ça concerne mon ressenti après une utilisation représentative de mon usage, avec les modules, ma configuration… bref, des conditions réelles ; soit tout le contraire d’une « fresh-install » habituellement utilisée lors des benchmark et des tests journalistiques.

Ah et aussi sous Linux (Linux Mint).

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Imposer un mouchard gouvernemental et rentabiliser ça, en 7 étapes, sous couvert de crise sanitaire et « pour notre bien ».

Étape 1

Gouvernement : “Faisons une application anonymisée qui regarde si l’on a croisé quelqu’un touché par le Covid. Ça n’enregistre rien, juste le fait que le porteur de l’appli ait ou non eu le virus. L’ensemble est centralisé pour coordonner les notifications”

Les geeks paranos : “Mouais, ok.”

La CNIL : *Zzzz… Zzzz…*

Étape 2

Gouvernement : “En fait, regardez, vous pouvez faire vos attestations avec l’application. Faut juste mettre votre nom, votre adresse, etc.”

Les geeks paranos : “C’est bon, je désinstalle.”

Les gens : “rhoo, tu vois le mal partout.”

La CNIL : Zzzzzzzzzz… Zzzz…*

Étape 3

Gouvernement : “et on va inclure un QRCode nominatif, en clair dedans. Il sera scannable avec une autre appli privatrice.”

Les geeks paranos : “Heu… c’est normal que l’autre appli ait besoin du réseau ? Et fasse des requêtes qui incluent les coordonnées GPS ? C’est chelou, ça sera sans moi.”

Les gens : “oh, les restos sont ouverts ! Serveur, une bière s’il vous plaît !”

La CNIL : Zblblbl…*

(source)

Étape 4

Gouvernement : “En fait, ça serait bien que nos appli récoltaient toutes les données sur tous les téléphones, pour pouvoir cibler les personnes fragiles.”

Les geeks paranos : “vous voulez siphonner tous les téléphones, en fait, maintenant que l’appli est installée partout ?”

Les gens : “Serveur, une autre bière !”

La CNIL : *Zzzzzz*

(source)

Étape 5

Gouvernement : “L’appli est désormais obligatoire pour faire vos courses, c’est pour votre bien. Et vous scannerez le ticket de caisse en sortie avec l’appli.”


Les geeks paranos : “Ah carrément ? Et si j’ai pas de téléphone ?”

Les gens : “Tout le monde a un téléphone, fais pas le con !”

La CNIL : *a fusionné avec le CSA*

Étape 6

Gouvernement : “Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de ces données ? On pourrait les vendre !”

VOUS ÊTES ICI ↑ (mis à jour le 23/08)
Les geeks paranos : “comme les anglais ?”

Les gens : “Osef, j’ai rien à cacher.”

Le CSA : “$$$”

(source)
(source, pour la France, le début en tout cas)

";s:7:"content";s:3631:"

Imposer un mouchard gouvernemental et rentabiliser ça, en 7 étapes, sous couvert de crise sanitaire et « pour notre bien ».

Étape 1

Gouvernement : “Faisons une application anonymisée qui regarde si l’on a croisé quelqu’un touché par le Covid. Ça n’enregistre rien, juste le fait que le porteur de l’appli ait ou non eu le virus. L’ensemble est centralisé pour coordonner les notifications”

Les geeks paranos : “Mouais, ok.”

La CNIL : *Zzzz… Zzzz…*

Étape 2

Gouvernement : “En fait, regardez, vous pouvez faire vos attestations avec l’application. Faut juste mettre votre nom, votre adresse, etc.”

Les geeks paranos : “C’est bon, je désinstalle.”

Les gens : “rhoo, tu vois le mal partout.”

La CNIL : Zzzzzzzzzz… Zzzz…*

Étape 3

Gouvernement : “et on va inclure un QRCode nominatif, en clair dedans. Il sera scannable avec une autre appli privatrice.”

Les geeks paranos : “Heu… c’est normal que l’autre appli ait besoin du réseau ? Et fasse des requêtes qui incluent les coordonnées GPS ? C’est chelou, ça sera sans moi.”

Les gens : “oh, les restos sont ouverts ! Serveur, une bière s’il vous plaît !”

La CNIL : Zblblbl…*

(source)

Étape 4

Gouvernement : “En fait, ça serait bien que nos appli récoltaient toutes les données sur tous les téléphones, pour pouvoir cibler les personnes fragiles.”

Les geeks paranos : “vous voulez siphonner tous les téléphones, en fait, maintenant que l’appli est installée partout ?”

Les gens : “Serveur, une autre bière !”

La CNIL : *Zzzzzz*

(source)

Étape 5

Gouvernement : “L’appli est désormais obligatoire pour faire vos courses, c’est pour votre bien. Et vous scannerez le ticket de caisse en sortie avec l’appli.”


Les geeks paranos : “Ah carrément ? Et si j’ai pas de téléphone ?”

Les gens : “Tout le monde a un téléphone, fais pas le con !”

La CNIL : *a fusionné avec le CSA*

Étape 6

Gouvernement : “Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de ces données ? On pourrait les vendre !”

VOUS ÊTES ICI ↑ (mis à jour le 23/08)
Les geeks paranos : “comme les anglais ?”

Les gens : “Osef, j’ai rien à cacher.”

Le CSA : “$$$”

(source)
(source, pour la France, le début en tout cas)

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Imposer un mouchard gouvernemental et rentabiliser ça, en 7 étapes, sous couvert de crise sanitaire et « pour notre bien ».

Étape 1

Gouvernement : “Faisons une application anonymisée qui regarde si l’on a croisé quelqu’un touché par le Covid. Ça n’enregistre rien, juste le fait que le porteur de l’appli ait ou non eu le virus. L’ensemble est centralisé pour coordonner les notifications”

Les geeks paranos : “Mouais, ok.”

La CNIL : *Zzzz… Zzzz…*

Étape 2

Gouvernement : “En fait, regardez, vous pouvez faire vos attestations avec l’application. Faut juste mettre votre nom, votre adresse, etc.”

Les geeks paranos : “C’est bon, je désinstalle.”

Les gens : “rhoo, tu vois le mal partout.”

La CNIL : Zzzzzzzzzz… Zzzz…*

Étape 3

Gouvernement : “et on va inclure un QRCode nominatif, en clair dedans. Il sera scannable avec une autre appli privatrice.”

Les geeks paranos : “Heu… c’est normal que l’autre appli ait besoin du réseau ? Et fasse des requêtes qui incluent les coordonnées GPS ? C’est chelou, ça sera sans moi.”

Les gens : “oh, les restos sont ouverts ! Serveur, une bière s’il vous plaît !”

La CNIL : Zblblbl…*

(source)

Étape 4

Gouvernement : “En fait, ça serait bien que nos appli récoltaient toutes les données sur tous les téléphones, pour pouvoir cibler les personnes fragiles.”

Les geeks paranos : “vous voulez siphonner tous les téléphones, en fait, maintenant que l’appli est installée partout ?”

Les gens : “Serveur, une autre bière !”

La CNIL : *Zzzzzz*

(source)

Étape 5

Gouvernement : “L’appli est désormais obligatoire pour faire vos courses, c’est pour votre bien. Et vous scannerez le ticket de caisse en sortie avec l’appli.”


Les geeks paranos : “Ah carrément ? Et si j’ai pas de téléphone ?”

Les gens : “Tout le monde a un téléphone, fais pas le con !”

La CNIL : *a fusionné avec le CSA*

Étape 6

Gouvernement : “Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de ces données ? On pourrait les vendre !”

VOUS ÊTES ICI ↑ (mis à jour le 23/08)
Les geeks paranos : “comme les anglais ?”

Les gens : “Osef, j’ai rien à cacher.”

Le CSA : “$$$”

(source)
(source, pour la France, le début en tout cas)

";s:7:"content";s:3631:"

Imposer un mouchard gouvernemental et rentabiliser ça, en 7 étapes, sous couvert de crise sanitaire et « pour notre bien ».

Étape 1

Gouvernement : “Faisons une application anonymisée qui regarde si l’on a croisé quelqu’un touché par le Covid. Ça n’enregistre rien, juste le fait que le porteur de l’appli ait ou non eu le virus. L’ensemble est centralisé pour coordonner les notifications”

Les geeks paranos : “Mouais, ok.”

La CNIL : *Zzzz… Zzzz…*

Étape 2

Gouvernement : “En fait, regardez, vous pouvez faire vos attestations avec l’application. Faut juste mettre votre nom, votre adresse, etc.”

Les geeks paranos : “C’est bon, je désinstalle.”

Les gens : “rhoo, tu vois le mal partout.”

La CNIL : Zzzzzzzzzz… Zzzz…*

Étape 3

Gouvernement : “et on va inclure un QRCode nominatif, en clair dedans. Il sera scannable avec une autre appli privatrice.”

Les geeks paranos : “Heu… c’est normal que l’autre appli ait besoin du réseau ? Et fasse des requêtes qui incluent les coordonnées GPS ? C’est chelou, ça sera sans moi.”

Les gens : “oh, les restos sont ouverts ! Serveur, une bière s’il vous plaît !”

La CNIL : Zblblbl…*

(source)

Étape 4

Gouvernement : “En fait, ça serait bien que nos appli récoltaient toutes les données sur tous les téléphones, pour pouvoir cibler les personnes fragiles.”

Les geeks paranos : “vous voulez siphonner tous les téléphones, en fait, maintenant que l’appli est installée partout ?”

Les gens : “Serveur, une autre bière !”

La CNIL : *Zzzzzz*

(source)

Étape 5

Gouvernement : “L’appli est désormais obligatoire pour faire vos courses, c’est pour votre bien. Et vous scannerez le ticket de caisse en sortie avec l’appli.”


Les geeks paranos : “Ah carrément ? Et si j’ai pas de téléphone ?”

Les gens : “Tout le monde a un téléphone, fais pas le con !”

La CNIL : *a fusionné avec le CSA*

Étape 6

Gouvernement : “Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de ces données ? On pourrait les vendre !”

VOUS ÊTES ICI ↑ (mis à jour le 23/08)
Les geeks paranos : “comme les anglais ?”

Les gens : “Osef, j’ai rien à cacher.”

Le CSA : “$$$”

(source)
(source, pour la France, le début en tout cas)

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Capture d’écran de oText.

Présentation

oText, c’est le programme « maison » que j’utilise pour publier des articles sur ce blog.

Depuis longtemps, il s’agit d’un peu plus qu’un simple moteur de blog, puisqu’il me permet également de partager mes liens « au fil du web », d’envoyer des fichiers sur mon serveur, de suivre mes flux RSS, d’avoir un moyen de prise de notes (façon Google Keep), de gérer un agenda, et plus…

… le tout sous une même interface de gestion, ce qui était le but visé depuis le début.

Ça ressemble un peu à NextCloud, dit comme ça, mais NextCloud est beaucoup plus complet, avec application mobile, gestion Caldav, CardDav, sondages, formulaires, modules…

Mon outil, en contrepartie du nombre restreint de fonctions, est plus léger (seulement 1,3 Mo, contre 375 Mo pour NextCloud). Il suffit néanmoins si vous voulez simplement un petit script web dans le navigateur. Et c’est mon cas.

Ça fait longtemps que je n’en ai pas parlé ici, mais je considère que cette version est relativement aboutie. Les principales nouveautés concernent un thème admin peaufiné avec un choix clair ou sombre (on peut forcer l’un ou l’autre, ou alors laisser le navigateur choisir en fonction des préférences du système). Le thème public — refait lui aussi — s’adapte par défaut aux paramètres du navigateur de l’internaute.

Comme toujours, l’accent est mis à la fois sur l’UX/UI en material-design, et respect des standards du Web et la légèreté (l’interface en JS reste très rapide), et sur la présence des options les plus utiles sans tout le superflu présent sur d’autres programmes du genre.

Astuce : vu le poids du script (1 Mo), vous pouvez l’installer et l’utiliser comme un lecteur RSS seul, ou pour l’agenda ou les notes seules… bref, en profiter même si vous n’avez pas besoin d’un blog, mais que vous cherchez quelque chose de léger quand-même.

Téléchargement

Fichier 7z : otext.7z

Taille : 408 967 octets
Sha1 : 8cf6fc8a657ff0e1657e75b3c9d23a2cdecc1ef4

Installation

  1. dézippez le fichier dans un dossier « ./blog »
  2. envoyez ce dossier sur votre serveur
  3. rendez-vous dans le dossier ./blog
  4. suivez les quelques étapes d’installation (création d’un pseudo, d’un mot de passe, etc.)

Captures d’écran

Voir sur le folio.
La capture d’en-tête donne déjà une idée.

Dépendances

Côté serveur :

Modules PHP :

(PDO : pour la base de données ; cURL : pour les flux RSS et pour récupérer les titres des liens ; GD : pour le traitement des images uploadées ; XML : pour le parsage des flux RSS ; ZIP : pour la fonction d’export de les données dans une archive ; MBString : pour un support Unicode étendu)

Côté client :

Défauts et fonctions absentes

Des bugs ? Des suggestions ?

En commentaire ci-dessous.

Par contre, j’ai codé tout ça avant tout pour moi et je le mets en ligne à qui le veut, tel quel, dans l’espoir qu’il puisse être jugé utile à d’autres.

Considérez que ce script a simplement le mérite d’exister et d’être à disposition. Il n’y a pas de support ni de maintenance publique du script. Je n’ai pas le temps (ni l’envie) pour gérer le projet ou de façon plus active.

Si vous voulez une fonction spécifique, je vous conseille de la coder vous-même ou de trouver quelqu’un d’autre que moi pour le faire.

Soutien ?

J’ai eu le cas pour d’autres trucs : si certains se sentent l’envie de payer pour ce script, déjà merci, ensuite veuillez me contacter pour qu’on en discute.

Autre chose ?

Non.

";s:7:"content";s:5355:"

Capture d’écran de oText.

Présentation

oText, c’est le programme « maison » que j’utilise pour publier des articles sur ce blog.

Depuis longtemps, il s’agit d’un peu plus qu’un simple moteur de blog, puisqu’il me permet également de partager mes liens « au fil du web », d’envoyer des fichiers sur mon serveur, de suivre mes flux RSS, d’avoir un moyen de prise de notes (façon Google Keep), de gérer un agenda, et plus…

… le tout sous une même interface de gestion, ce qui était le but visé depuis le début.

Ça ressemble un peu à NextCloud, dit comme ça, mais NextCloud est beaucoup plus complet, avec application mobile, gestion Caldav, CardDav, sondages, formulaires, modules…

Mon outil, en contrepartie du nombre restreint de fonctions, est plus léger (seulement 1,3 Mo, contre 375 Mo pour NextCloud). Il suffit néanmoins si vous voulez simplement un petit script web dans le navigateur. Et c’est mon cas.

Ça fait longtemps que je n’en ai pas parlé ici, mais je considère que cette version est relativement aboutie. Les principales nouveautés concernent un thème admin peaufiné avec un choix clair ou sombre (on peut forcer l’un ou l’autre, ou alors laisser le navigateur choisir en fonction des préférences du système). Le thème public — refait lui aussi — s’adapte par défaut aux paramètres du navigateur de l’internaute.

Comme toujours, l’accent est mis à la fois sur l’UX/UI en material-design, et respect des standards du Web et la légèreté (l’interface en JS reste très rapide), et sur la présence des options les plus utiles sans tout le superflu présent sur d’autres programmes du genre.

Astuce : vu le poids du script (1 Mo), vous pouvez l’installer et l’utiliser comme un lecteur RSS seul, ou pour l’agenda ou les notes seules… bref, en profiter même si vous n’avez pas besoin d’un blog, mais que vous cherchez quelque chose de léger quand-même.

Téléchargement

Fichier 7z : otext.7z

Taille : 408 967 octets
Sha1 : 8cf6fc8a657ff0e1657e75b3c9d23a2cdecc1ef4

Installation

  1. dézippez le fichier dans un dossier « ./blog »
  2. envoyez ce dossier sur votre serveur
  3. rendez-vous dans le dossier ./blog
  4. suivez les quelques étapes d’installation (création d’un pseudo, d’un mot de passe, etc.)

Captures d’écran

Voir sur le folio.
La capture d’en-tête donne déjà une idée.

Dépendances

Côté serveur :

Modules PHP :

(PDO : pour la base de données ; cURL : pour les flux RSS et pour récupérer les titres des liens ; GD : pour le traitement des images uploadées ; XML : pour le parsage des flux RSS ; ZIP : pour la fonction d’export de les données dans une archive ; MBString : pour un support Unicode étendu)

Côté client :

Défauts et fonctions absentes

Des bugs ? Des suggestions ?

En commentaire ci-dessous.

Par contre, j’ai codé tout ça avant tout pour moi et je le mets en ligne à qui le veut, tel quel, dans l’espoir qu’il puisse être jugé utile à d’autres.

Considérez que ce script a simplement le mérite d’exister et d’être à disposition. Il n’y a pas de support ni de maintenance publique du script. Je n’ai pas le temps (ni l’envie) pour gérer le projet ou de façon plus active.

Si vous voulez une fonction spécifique, je vous conseille de la coder vous-même ou de trouver quelqu’un d’autre que moi pour le faire.

Soutien ?

J’ai eu le cas pour d’autres trucs : si certains se sentent l’envie de payer pour ce script, déjà merci, ensuite veuillez me contacter pour qu’on en discute.

Autre chose ?

Non.

";s:7:"dateiso";s:15:"20210510_080410";}s:15:"20210510_060410";a:7:{s:5:"title";s:34:"Nouvelles de oText (built 2021-05)";s:4:"link";s:86:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2021/05/10/06/04/10-nouvelles-de-otext-built-2021-05";s:4:"guid";s:22:"20210510060410-article";s:7:"pubDate";s:31:"Mon, 10 May 2021 06:04:10 +0200";s:11:"description";s:5349:"

Capture d’écran de oText.

Présentation

oText, c’est le programme « maison » que j’utilise pour publier des articles sur ce blog.

Depuis longtemps, il s’agit d’un peu plus qu’un simple moteur de blog, puisqu’il me permet également de partager mes liens « au fil du web », d’envoyer des fichiers sur mon serveur, de suivre mes flux RSS, d’avoir un moyen de prise de notes (façon Google Keep), de gérer un agenda, et plus…

… le tout sous une même interface de gestion, ce qui était le but visé depuis le début.

Ça ressemble un peu à NextCloud, dit comme ça, mais NextCloud est beaucoup plus complet, avec application mobile, gestion Caldav, CardDav, sondages, formulaires, modules…

Mon outil, en contrepartie du nombre restreint de fonctions, est plus léger (seulement 1,3 Mo, contre 375 Mo pour NextCloud). Il suffit néanmoins si vous voulez simplement un petit script web dans le navigateur. Et c’est mon cas.

Ça fait longtemps que je n’en ai pas parlé ici, mais je considère que cette version est relativement aboutie. Les principales nouveautés concernent un thème admin peaufiné avec un choix clair ou sombre (on peut forcer l’un ou l’autre, ou alors laisser le navigateur choisir en fonction des préférences du système). Le thème public — refait lui aussi — s’adapte par défaut aux paramètres du navigateur de l’internaute.

Comme toujours, l’accent est mis à la fois sur l’UX/UI en material-design, et respect des standards du Web et la légèreté (l’interface en JS reste très rapide), et sur la présence des options les plus utiles sans tout le superflu présent sur d’autres programmes du genre.

Astuce : vu le poids du script (1 Mo), vous pouvez l’installer et l’utiliser comme un lecteur RSS seul, ou pour l’agenda ou les notes seules… bref, en profiter même si vous n’avez pas besoin d’un blog, mais que vous cherchez quelque chose de léger quand-même.

Téléchargement

Fichier 7z : otext.7z

Taille : 408 967 octets
Sha1 : 8cf6fc8a657ff0e1657e75b3c9d23a2cdecc1ef4

Installation

  1. dézippez le fichier dans un dossier « ./blog »
  2. envoyez ce dossier sur votre serveur
  3. rendez-vous dans le dossier ./blog
  4. suivez les quelques étapes d’installation (création d’un pseudo, d’un mot de passe, etc.)

Captures d’écran

Voir sur le folio.
La capture d’en-tête donne déjà une idée.

Dépendances

Côté serveur :

Modules PHP :

(PDO : pour la base de données ; cURL : pour les flux RSS et pour récupérer les titres des liens ; GD : pour le traitement des images uploadées ; XML : pour le parsage des flux RSS ; ZIP : pour la fonction d’export de les données dans une archive ; MBString : pour un support Unicode étendu)

Côté client :

Défauts et fonctions absentes

Des bugs ? Des suggestions ?

En commentaire ci-dessous.

Par contre, j’ai codé tout ça avant tout pour moi et je le mets en ligne à qui le veut, tel quel, dans l’espoir qu’il puisse être jugé utile à d’autres.

Considérez que ce script a simplement le mérite d’exister et d’être à disposition. Il n’y a pas de support ni de maintenance publique du script. Je n’ai pas le temps (ni l’envie) pour gérer le projet ou de façon plus active.

Si vous voulez une fonction spécifique, je vous conseille de la coder vous-même ou de trouver quelqu’un d’autre que moi pour le faire.

Soutien ?

J’ai eu le cas pour d’autres trucs : si certains se sentent l’envie de payer pour ce script, déjà merci, ensuite veuillez me contacter pour qu’on en discute.

Autre chose ?

Non.

";s:7:"content";s:5355:"

Capture d’écran de oText.

Présentation

oText, c’est le programme « maison » que j’utilise pour publier des articles sur ce blog.

Depuis longtemps, il s’agit d’un peu plus qu’un simple moteur de blog, puisqu’il me permet également de partager mes liens « au fil du web », d’envoyer des fichiers sur mon serveur, de suivre mes flux RSS, d’avoir un moyen de prise de notes (façon Google Keep), de gérer un agenda, et plus…

… le tout sous une même interface de gestion, ce qui était le but visé depuis le début.

Ça ressemble un peu à NextCloud, dit comme ça, mais NextCloud est beaucoup plus complet, avec application mobile, gestion Caldav, CardDav, sondages, formulaires, modules…

Mon outil, en contrepartie du nombre restreint de fonctions, est plus léger (seulement 1,3 Mo, contre 375 Mo pour NextCloud). Il suffit néanmoins si vous voulez simplement un petit script web dans le navigateur. Et c’est mon cas.

Ça fait longtemps que je n’en ai pas parlé ici, mais je considère que cette version est relativement aboutie. Les principales nouveautés concernent un thème admin peaufiné avec un choix clair ou sombre (on peut forcer l’un ou l’autre, ou alors laisser le navigateur choisir en fonction des préférences du système). Le thème public — refait lui aussi — s’adapte par défaut aux paramètres du navigateur de l’internaute.

Comme toujours, l’accent est mis à la fois sur l’UX/UI en material-design, et respect des standards du Web et la légèreté (l’interface en JS reste très rapide), et sur la présence des options les plus utiles sans tout le superflu présent sur d’autres programmes du genre.

Astuce : vu le poids du script (1 Mo), vous pouvez l’installer et l’utiliser comme un lecteur RSS seul, ou pour l’agenda ou les notes seules… bref, en profiter même si vous n’avez pas besoin d’un blog, mais que vous cherchez quelque chose de léger quand-même.

Téléchargement

Fichier 7z : otext.7z

Taille : 408 967 octets
Sha1 : 8cf6fc8a657ff0e1657e75b3c9d23a2cdecc1ef4

Installation

  1. dézippez le fichier dans un dossier « ./blog »
  2. envoyez ce dossier sur votre serveur
  3. rendez-vous dans le dossier ./blog
  4. suivez les quelques étapes d’installation (création d’un pseudo, d’un mot de passe, etc.)

Captures d’écran

Voir sur le folio.
La capture d’en-tête donne déjà une idée.

Dépendances

Côté serveur :

Modules PHP :

(PDO : pour la base de données ; cURL : pour les flux RSS et pour récupérer les titres des liens ; GD : pour le traitement des images uploadées ; XML : pour le parsage des flux RSS ; ZIP : pour la fonction d’export de les données dans une archive ; MBString : pour un support Unicode étendu)

Côté client :

Défauts et fonctions absentes

Des bugs ? Des suggestions ?

En commentaire ci-dessous.

Par contre, j’ai codé tout ça avant tout pour moi et je le mets en ligne à qui le veut, tel quel, dans l’espoir qu’il puisse être jugé utile à d’autres.

Considérez que ce script a simplement le mérite d’exister et d’être à disposition. Il n’y a pas de support ni de maintenance publique du script. Je n’ai pas le temps (ni l’envie) pour gérer le projet ou de façon plus active.

Si vous voulez une fonction spécifique, je vous conseille de la coder vous-même ou de trouver quelqu’un d’autre que moi pour le faire.

Soutien ?

J’ai eu le cas pour d’autres trucs : si certains se sentent l’envie de payer pour ce script, déjà merci, ensuite veuillez me contacter pour qu’on en discute.

Autre chose ?

Non.

";s:7:"dateiso";s:15:"20210510_060410";}s:15:"20210505_001842";a:7:{s:5:"title";s:26:"Quelques astuces .htaccess";s:4:"link";s:79:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2021/05/04/22/18/42-quelques-astuces-htaccess";s:4:"guid";s:22:"20210504221842-article";s:7:"pubDate";s:31:"Tue, 04 May 2021 22:18:42 +0000";s:11:"description";s:6731:"

J’avais déjà fait un article sur ça il y a longtemps, mais là aussi il semble qu’elle ne soit plus au goût du jour.

Après moult tests et quelques surprises, je mets ici quelques snippets de code, pour mémo, surtout pour moi.

Notes :

Notes 2 :
Selon votre fichier et les règles qui s’y trouvent déjà, il peut être nécessaire d’y ajouter (une fois) les instructions suivantes :

RewriteEngine on
RewriteBase /

Je ne les fais pas figurer partout ci-dessous.

Forcer la redirection HTTPS

Les navigateurs le font tout seuls parfois, mais il vaut mieux l’ajouter :

## Force HTTPS
RewriteCond %{HTTPS} !=on
RewriteRule ^ https://%{HTTP_HOST}%{REQUEST_URI} [R=301]

Supprimer le « www », au début du nom du site

Certains préfèrent le conserver, d’autres non. Dans tous les cas, il est préférable d’avoir un choix et de forcer la redirection de l’une des URL vers l’autre. C’est plus propre et c’est aussi mieux pour le référencement d’avoir une seule URL pour chaque ressource :

## Removes www.
RewriteCond %{HTTP_HOST} ^www\.(.+)$ [NC]
RewriteRule ^(.*)$ https://%1%{REQUEST_URI} [R=301]

Supprimer les slashes redondants

J’ai mis du temps à trouver un code qui fonctionne quelle que soit la position des doubles-slashs. Généralement les forums en proposaient plusieurs selon que le slash soit au début, à la fin ou au milieu de l’URL.

## Removes multiple consecutive slashes anywhere in URL
RewriteCond %{THE_REQUEST} \s[^?]*//
RewriteRule ^.*$ /$0 [R=301,NE]

Maintenant, les urls suivantes :

Sont toutes réécrites en :

Supprimer le code derrière le chemin d’un script

## Rewrite ^*.php/*$ to *.php$ (removes anything after a "*.php/")
RewriteCond %{REQUEST_URI} ^(.*)\.php/(.*)$
RewriteRule . %1.php [R=301]

Celui-là est plus compliqué.
Quand on appelle un fichier fichier.php, on en exécute le contenu. Si l’on l’appelle avec un paramètre fichier.php?parametre, c’est toujours le même fichier qui est exécuté, mais maintenant l’exécution tient compte de la valeur du paramètre.

Dans le cas suivant par contre, il y a possibilité de problèmes : fichier.php/.
Le fichier est appelé (et donc exécuté), mais il est traité comme un dossier (car il est suivi d’un slash et non d’un point d’interrogation), et avec lui la notion de profondeur de l’arborescence, etc.
C’est un problème assez sévère et je préfère l’éviter.

J’y vais donc assez lourdement : quand je vois un fichier .php qui est directement suivi d’un slash, on vire tout ce qui suit le slash, incluant ce dernier.

Les urls suivantes :

Sont toutes réécrites en :

Notez que ça ne visera que le script exécuté. Rien n’empêche en effet d’avoir la chaîne « .php » suivi d’un slash dans un paramètre d’un autre fichier php (celui exécuté).
Cette URL ne sera pas modifiée, par exemple : exemple.com/fichier.php?parametre=fichier.php/bla/bla

Supprimer le « index.php » à la fin des URL

## Rewrites "/index.php" to "/"
RewriteCond %{REQUEST_URI} ^(.*)/index\.php$ [NC]
RewriteRule . %1 [R=301,L]

Quand on affiche un dossier sur un site, comme example.com/folder/, le « index.php » ou « index.html » qu’il contient est implicitement affiché. C’est la page par défaut. Le demander de façon explicite est donc généralement inutile.

Afin d’éviter d’avoir des URL redondantes, je préfère ne conserver que les URL sans le « index.php ». Les éventuels paramètres, eux, sont maintenus.

Pour résumer

Avec tout ça, toutes les URL suivantes :

Renvoient toutes sur :

Petite note sur les cascades de fichers .htaccess

On peut mettre un fichier .htaccess dans chaque dossier et leurs sous-dossiers si l’on veut, et les directives seront appliquées à tous les fichiers inclus dans le dossier, y compris leurs sous-dossiers.

Par contre, mettre un RewriteEngine on dans un des sous-dossiers pourra avoir pour effet d’annuler les directives des fichiers situées dans les dossiers parents. C’était le cas chez moi récement, même si je n’ai pas souvenir d’un tel comportement lors de la mise en place de ces fichiers.
Il est possible que ça vienne de la configuration du serveur.

";s:7:"content";s:6731:"

J’avais déjà fait un article sur ça il y a longtemps, mais là aussi il semble qu’elle ne soit plus au goût du jour.

Après moult tests et quelques surprises, je mets ici quelques snippets de code, pour mémo, surtout pour moi.

Notes :

Notes 2 :
Selon votre fichier et les règles qui s’y trouvent déjà, il peut être nécessaire d’y ajouter (une fois) les instructions suivantes :

RewriteEngine on
RewriteBase /

Je ne les fais pas figurer partout ci-dessous.

Forcer la redirection HTTPS

Les navigateurs le font tout seuls parfois, mais il vaut mieux l’ajouter :

## Force HTTPS
RewriteCond %{HTTPS} !=on
RewriteRule ^ https://%{HTTP_HOST}%{REQUEST_URI} [R=301]

Supprimer le « www », au début du nom du site

Certains préfèrent le conserver, d’autres non. Dans tous les cas, il est préférable d’avoir un choix et de forcer la redirection de l’une des URL vers l’autre. C’est plus propre et c’est aussi mieux pour le référencement d’avoir une seule URL pour chaque ressource :

## Removes www.
RewriteCond %{HTTP_HOST} ^www\.(.+)$ [NC]
RewriteRule ^(.*)$ https://%1%{REQUEST_URI} [R=301]

Supprimer les slashes redondants

J’ai mis du temps à trouver un code qui fonctionne quelle que soit la position des doubles-slashs. Généralement les forums en proposaient plusieurs selon que le slash soit au début, à la fin ou au milieu de l’URL.

## Removes multiple consecutive slashes anywhere in URL
RewriteCond %{THE_REQUEST} \s[^?]*//
RewriteRule ^.*$ /$0 [R=301,NE]

Maintenant, les urls suivantes :

Sont toutes réécrites en :

Supprimer le code derrière le chemin d’un script

## Rewrite ^*.php/*$ to *.php$ (removes anything after a "*.php/")
RewriteCond %{REQUEST_URI} ^(.*)\.php/(.*)$
RewriteRule . %1.php [R=301]

Celui-là est plus compliqué.
Quand on appelle un fichier fichier.php, on en exécute le contenu. Si l’on l’appelle avec un paramètre fichier.php?parametre, c’est toujours le même fichier qui est exécuté, mais maintenant l’exécution tient compte de la valeur du paramètre.

Dans le cas suivant par contre, il y a possibilité de problèmes : fichier.php/.
Le fichier est appelé (et donc exécuté), mais il est traité comme un dossier (car il est suivi d’un slash et non d’un point d’interrogation), et avec lui la notion de profondeur de l’arborescence, etc.
C’est un problème assez sévère et je préfère l’éviter.

J’y vais donc assez lourdement : quand je vois un fichier .php qui est directement suivi d’un slash, on vire tout ce qui suit le slash, incluant ce dernier.

Les urls suivantes :

Sont toutes réécrites en :

Notez que ça ne visera que le script exécuté. Rien n’empêche en effet d’avoir la chaîne « .php » suivi d’un slash dans un paramètre d’un autre fichier php (celui exécuté).
Cette URL ne sera pas modifiée, par exemple : exemple.com/fichier.php?parametre=fichier.php/bla/bla

Supprimer le « index.php » à la fin des URL

## Rewrites "/index.php" to "/"
RewriteCond %{REQUEST_URI} ^(.*)/index\.php$ [NC]
RewriteRule . %1 [R=301,L]

Quand on affiche un dossier sur un site, comme example.com/folder/, le « index.php » ou « index.html » qu’il contient est implicitement affiché. C’est la page par défaut. Le demander de façon explicite est donc généralement inutile.

Afin d’éviter d’avoir des URL redondantes, je préfère ne conserver que les URL sans le « index.php ». Les éventuels paramètres, eux, sont maintenus.

Pour résumer

Avec tout ça, toutes les URL suivantes :

Renvoient toutes sur :

Petite note sur les cascades de fichers .htaccess

On peut mettre un fichier .htaccess dans chaque dossier et leurs sous-dossiers si l’on veut, et les directives seront appliquées à tous les fichiers inclus dans le dossier, y compris leurs sous-dossiers.

Par contre, mettre un RewriteEngine on dans un des sous-dossiers pourra avoir pour effet d’annuler les directives des fichiers situées dans les dossiers parents. C’était le cas chez moi récement, même si je n’ai pas souvenir d’un tel comportement lors de la mise en place de ces fichiers.
Il est possible que ça vienne de la configuration du serveur.

";s:7:"dateiso";s:15:"20210505_001842";}s:15:"20210504_221842";a:7:{s:5:"title";s:26:"Quelques astuces .htaccess";s:4:"link";s:79:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2021/05/04/22/18/42-quelques-astuces-htaccess";s:4:"guid";s:22:"20210504221842-article";s:7:"pubDate";s:31:"Tue, 04 May 2021 22:18:42 +0200";s:11:"description";s:6731:"

J’avais déjà fait un article sur ça il y a longtemps, mais là aussi il semble qu’elle ne soit plus au goût du jour.

Après moult tests et quelques surprises, je mets ici quelques snippets de code, pour mémo, surtout pour moi.

Notes :

Notes 2 :
Selon votre fichier et les règles qui s’y trouvent déjà, il peut être nécessaire d’y ajouter (une fois) les instructions suivantes :

RewriteEngine on
RewriteBase /

Je ne les fais pas figurer partout ci-dessous.

Forcer la redirection HTTPS

Les navigateurs le font tout seuls parfois, mais il vaut mieux l’ajouter :

## Force HTTPS
RewriteCond %{HTTPS} !=on
RewriteRule ^ https://%{HTTP_HOST}%{REQUEST_URI} [R=301]

Supprimer le « www », au début du nom du site

Certains préfèrent le conserver, d’autres non. Dans tous les cas, il est préférable d’avoir un choix et de forcer la redirection de l’une des URL vers l’autre. C’est plus propre et c’est aussi mieux pour le référencement d’avoir une seule URL pour chaque ressource :

## Removes www.
RewriteCond %{HTTP_HOST} ^www\.(.+)$ [NC]
RewriteRule ^(.*)$ https://%1%{REQUEST_URI} [R=301]

Supprimer les slashes redondants

J’ai mis du temps à trouver un code qui fonctionne quelle que soit la position des doubles-slashs. Généralement les forums en proposaient plusieurs selon que le slash soit au début, à la fin ou au milieu de l’URL.

## Removes multiple consecutive slashes anywhere in URL
RewriteCond %{THE_REQUEST} \s[^?]*//
RewriteRule ^.*$ /$0 [R=301,NE]

Maintenant, les urls suivantes :

Sont toutes réécrites en :

Supprimer le code derrière le chemin d’un script

## Rewrite ^*.php/*$ to *.php$ (removes anything after a "*.php/")
RewriteCond %{REQUEST_URI} ^(.*)\.php/(.*)$
RewriteRule . %1.php [R=301]

Celui-là est plus compliqué.
Quand on appelle un fichier fichier.php, on en exécute le contenu. Si l’on l’appelle avec un paramètre fichier.php?parametre, c’est toujours le même fichier qui est exécuté, mais maintenant l’exécution tient compte de la valeur du paramètre.

Dans le cas suivant par contre, il y a possibilité de problèmes : fichier.php/.
Le fichier est appelé (et donc exécuté), mais il est traité comme un dossier (car il est suivi d’un slash et non d’un point d’interrogation), et avec lui la notion de profondeur de l’arborescence, etc.
C’est un problème assez sévère et je préfère l’éviter.

J’y vais donc assez lourdement : quand je vois un fichier .php qui est directement suivi d’un slash, on vire tout ce qui suit le slash, incluant ce dernier.

Les urls suivantes :

Sont toutes réécrites en :

Notez que ça ne visera que le script exécuté. Rien n’empêche en effet d’avoir la chaîne « .php » suivi d’un slash dans un paramètre d’un autre fichier php (celui exécuté).
Cette URL ne sera pas modifiée, par exemple : exemple.com/fichier.php?parametre=fichier.php/bla/bla

Supprimer le « index.php » à la fin des URL

## Rewrites "/index.php" to "/"
RewriteCond %{REQUEST_URI} ^(.*)/index\.php$ [NC]
RewriteRule . %1 [R=301,L]

Quand on affiche un dossier sur un site, comme example.com/folder/, le « index.php » ou « index.html » qu’il contient est implicitement affiché. C’est la page par défaut. Le demander de façon explicite est donc généralement inutile.

Afin d’éviter d’avoir des URL redondantes, je préfère ne conserver que les URL sans le « index.php ». Les éventuels paramètres, eux, sont maintenus.

Pour résumer

Avec tout ça, toutes les URL suivantes :

Renvoient toutes sur :

Petite note sur les cascades de fichers .htaccess

On peut mettre un fichier .htaccess dans chaque dossier et leurs sous-dossiers si l’on veut, et les directives seront appliquées à tous les fichiers inclus dans le dossier, y compris leurs sous-dossiers.

Par contre, mettre un RewriteEngine on dans un des sous-dossiers pourra avoir pour effet d’annuler les directives des fichiers situées dans les dossiers parents. C’était le cas chez moi récement, même si je n’ai pas souvenir d’un tel comportement lors de la mise en place de ces fichiers.
Il est possible que ça vienne de la configuration du serveur.

";s:7:"content";s:6731:"

J’avais déjà fait un article sur ça il y a longtemps, mais là aussi il semble qu’elle ne soit plus au goût du jour.

Après moult tests et quelques surprises, je mets ici quelques snippets de code, pour mémo, surtout pour moi.

Notes :

Notes 2 :
Selon votre fichier et les règles qui s’y trouvent déjà, il peut être nécessaire d’y ajouter (une fois) les instructions suivantes :

RewriteEngine on
RewriteBase /

Je ne les fais pas figurer partout ci-dessous.

Forcer la redirection HTTPS

Les navigateurs le font tout seuls parfois, mais il vaut mieux l’ajouter :

## Force HTTPS
RewriteCond %{HTTPS} !=on
RewriteRule ^ https://%{HTTP_HOST}%{REQUEST_URI} [R=301]

Supprimer le « www », au début du nom du site

Certains préfèrent le conserver, d’autres non. Dans tous les cas, il est préférable d’avoir un choix et de forcer la redirection de l’une des URL vers l’autre. C’est plus propre et c’est aussi mieux pour le référencement d’avoir une seule URL pour chaque ressource :

## Removes www.
RewriteCond %{HTTP_HOST} ^www\.(.+)$ [NC]
RewriteRule ^(.*)$ https://%1%{REQUEST_URI} [R=301]

Supprimer les slashes redondants

J’ai mis du temps à trouver un code qui fonctionne quelle que soit la position des doubles-slashs. Généralement les forums en proposaient plusieurs selon que le slash soit au début, à la fin ou au milieu de l’URL.

## Removes multiple consecutive slashes anywhere in URL
RewriteCond %{THE_REQUEST} \s[^?]*//
RewriteRule ^.*$ /$0 [R=301,NE]

Maintenant, les urls suivantes :

Sont toutes réécrites en :

Supprimer le code derrière le chemin d’un script

## Rewrite ^*.php/*$ to *.php$ (removes anything after a "*.php/")
RewriteCond %{REQUEST_URI} ^(.*)\.php/(.*)$
RewriteRule . %1.php [R=301]

Celui-là est plus compliqué.
Quand on appelle un fichier fichier.php, on en exécute le contenu. Si l’on l’appelle avec un paramètre fichier.php?parametre, c’est toujours le même fichier qui est exécuté, mais maintenant l’exécution tient compte de la valeur du paramètre.

Dans le cas suivant par contre, il y a possibilité de problèmes : fichier.php/.
Le fichier est appelé (et donc exécuté), mais il est traité comme un dossier (car il est suivi d’un slash et non d’un point d’interrogation), et avec lui la notion de profondeur de l’arborescence, etc.
C’est un problème assez sévère et je préfère l’éviter.

J’y vais donc assez lourdement : quand je vois un fichier .php qui est directement suivi d’un slash, on vire tout ce qui suit le slash, incluant ce dernier.

Les urls suivantes :

Sont toutes réécrites en :

Notez que ça ne visera que le script exécuté. Rien n’empêche en effet d’avoir la chaîne « .php » suivi d’un slash dans un paramètre d’un autre fichier php (celui exécuté).
Cette URL ne sera pas modifiée, par exemple : exemple.com/fichier.php?parametre=fichier.php/bla/bla

Supprimer le « index.php » à la fin des URL

## Rewrites "/index.php" to "/"
RewriteCond %{REQUEST_URI} ^(.*)/index\.php$ [NC]
RewriteRule . %1 [R=301,L]

Quand on affiche un dossier sur un site, comme example.com/folder/, le « index.php » ou « index.html » qu’il contient est implicitement affiché. C’est la page par défaut. Le demander de façon explicite est donc généralement inutile.

Afin d’éviter d’avoir des URL redondantes, je préfère ne conserver que les URL sans le « index.php ». Les éventuels paramètres, eux, sont maintenus.

Pour résumer

Avec tout ça, toutes les URL suivantes :

Renvoient toutes sur :

Petite note sur les cascades de fichers .htaccess

On peut mettre un fichier .htaccess dans chaque dossier et leurs sous-dossiers si l’on veut, et les directives seront appliquées à tous les fichiers inclus dans le dossier, y compris leurs sous-dossiers.

Par contre, mettre un RewriteEngine on dans un des sous-dossiers pourra avoir pour effet d’annuler les directives des fichiers situées dans les dossiers parents. C’était le cas chez moi récement, même si je n’ai pas souvenir d’un tel comportement lors de la mise en place de ces fichiers.
Il est possible que ça vienne de la configuration du serveur.

";s:7:"dateiso";s:15:"20210504_221842";}s:15:"20210502_135106";a:7:{s:5:"title";s:72:"Vivaldi : placer la barre de marque-pages verticalement (méthode 2021)";s:4:"link";s:120:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2021/05/02/11/51/06-vivaldi-placer-la-barre-de-marque-pages-verticalement-methode-2021";s:4:"guid";s:22:"20210502115106-article";s:7:"pubDate";s:31:"Sun, 02 May 2021 11:51:06 +0000";s:11:"description";s:4789:"

Il y a quelques années, j’avais fait un article pour expliquer comment mettre la barre de signets verticalement dans Vivaldi. Cette méthode n’est plus d’actualité et était de toute façon remise à zéro lors des mises à jour du navigateur.

La nouvelle méthode est elle persistante, et même si elle semble similaire, elle utilise des options qui n’étaient pas là dans Vivaldi avant.

Activer les modifs CSS de l’interface

Pour commencer, il faut activer 2-3 trucs dans les options du navigateur, y compris des options expérimentales.

Premièrement, activez les mods CSS. Pour ça, allez sur l’adresse vivaldi://experiments/ puis cochez la case « Allow for using CSS modifications ». Relancez le navigateur.

Rendez-vous ensuite dans les paramètres, et cherchez « CSS ». Vous devez alors voir apparaître une option qui permet de spécifier un dossier :

Paramètre de CSS de Vivaldi
Mettez-y un dossier de votre choix. Je vous conseille de choisir un sous dossier nommé « userChrome » dans le dossier de profil de Vivaldi. Sous GNU/Linux, le dossier de profil se trouve dans ~/.config/vivaldi/.

Ce dossier « userChrome » va contenir des fichiers CSS contenant le code CSS correspondant aux modifs de l’interface du navigateur.

Activer la barre de signets

Ensuite, dans les paramètres, toujours, assurez-vous que la barre de signets soit en haut, que les signets soient affichés sous formes d’icônes seulement :

Afficher les signets sous forme d’icônes.

Utiliser du CSS pour mettre cette barre verticalement sur la droite

Ce que mon code CSS va faire maintenant, c’est :

Le code en question :

/* Bookmarkbar : turning it on the side, placing it on the right */
#app #browser #main .bookmark-bar {
	transform: rotate(90deg) scale(1, 1)!important;
	transform-origin: 0% 0%!important;
	position: relative!important;
	left: 100%;
	height: 34px;
}

/* flip back the individual icons */
#app #browser #main .bookmark-bar button {
	transform: rotate(-90deg)!important;
}

/* gives margins to the main frame */
#app #browser #main .inner {
	margin-right: 35px!important; /* gives place to the new bars position */
	margin-top: -35px!important; /* claims the place from its old position */
}

Ce code est à placer dans un fichier CSS dans le dossier créé précédemment. Donnez-lui le nom que vous voulez ; par exemple « vertical-bookmarks.css ».

Enregistrez ce fichier, puis redémarrez Vivaldi, et la barre devrait être vertical, à droite :

Vivaldi avec la barre de signets à droite.

Quelques notes

Ceci est testé avec Vivaldi 3.7.2218.58 (Stable channel) (64 bits) sous Linux Mint 20.
Le code CSS utilisé est le même que celui de mon astuce d’il y a quelques années.

Vivaldi le dit bien : l’option pour le CSS peut, un jour, être modifié ou retiré. Dans ce cas, ce mod ne fonctionnera plus : la barre de signets sera alors de nouveau en haut, horizontalement. Ça ne sera pas grave (aucune perte de données), mais il faudra alors trouver autre chose.

À l’époque d’Opera, il était possible de mettre la barre de signets verticalement d’une simple option dans les réglages. On peut espérer que cette option revienne un jour dans Vivaldi. En attendant, ce bricolage permet de dépanner.

Toute l’interface de Vivaldi est accessible en CSS. Pour en explorer les éléments, il faut lancer Vivaldi dans un mode spécial, avec la commande vivaldi --debug-packed-apps --silent-debugger-extension-api, et ensuite utiliser les outils de développeurs pour l’explorer et moder ça.

";s:7:"content";s:4798:"

Il y a quelques années, j’avais fait un article pour expliquer comment mettre la barre de signets verticalement dans Vivaldi. Cette méthode n’est plus d’actualité et était de toute façon remise à zéro lors des mises à jour du navigateur.

La nouvelle méthode est elle persistante, et même si elle semble similaire, elle utilise des options qui n’étaient pas là dans Vivaldi avant.

Activer les modifs CSS de l’interface

Pour commencer, il faut activer 2-3 trucs dans les options du navigateur, y compris des options expérimentales.

Premièrement, activez les mods CSS. Pour ça, allez sur l’adresse vivaldi://experiments/ puis cochez la case « Allow for using CSS modifications ». Relancez le navigateur.

Rendez-vous ensuite dans les paramètres, et cherchez « CSS ». Vous devez alors voir apparaître une option qui permet de spécifier un dossier :

Paramètre de CSS de Vivaldi
Mettez-y un dossier de votre choix. Je vous conseille de choisir un sous dossier nommé « userChrome » dans le dossier de profil de Vivaldi. Sous GNU/Linux, le dossier de profil se trouve dans ~/.config/vivaldi/.

Ce dossier « userChrome » va contenir des fichiers CSS contenant le code CSS correspondant aux modifs de l’interface du navigateur.

Activer la barre de signets

Ensuite, dans les paramètres, toujours, assurez-vous que la barre de signets soit en haut, que les signets soient affichés sous formes d’icônes seulement :

Afficher les signets sous forme d’icônes.

Utiliser du CSS pour mettre cette barre verticalement sur la droite

Ce que mon code CSS va faire maintenant, c’est :

Le code en question :

/* Bookmarkbar : turning it on the side, placing it on the right */
#app #browser #main .bookmark-bar {
	transform: rotate(90deg) scale(1, 1)!important;
	transform-origin: 0% 0%!important;
	position: relative!important;
	left: 100%;
	height: 34px;
}

/* flip back the individual icons */
#app #browser #main .bookmark-bar button {
	transform: rotate(-90deg)!important;
}

/* gives margins to the main frame */
#app #browser #main .inner {
	margin-right: 35px!important; /* gives place to the new bars position */
	margin-top: -35px!important; /* claims the place from its old position */
}

Ce code est à placer dans un fichier CSS dans le dossier créé précédemment. Donnez-lui le nom que vous voulez ; par exemple « vertical-bookmarks.css ».

Enregistrez ce fichier, puis redémarrez Vivaldi, et la barre devrait être vertical, à droite :

Vivaldi avec la barre de signets à droite.

Quelques notes

Ceci est testé avec Vivaldi 3.7.2218.58 (Stable channel) (64 bits) sous Linux Mint 20.
Le code CSS utilisé est le même que celui de mon astuce d’il y a quelques années.

Vivaldi le dit bien : l’option pour le CSS peut, un jour, être modifié ou retiré. Dans ce cas, ce mod ne fonctionnera plus : la barre de signets sera alors de nouveau en haut, horizontalement. Ça ne sera pas grave (aucune perte de données), mais il faudra alors trouver autre chose.

À l’époque d’Opera, il était possible de mettre la barre de signets verticalement d’une simple option dans les réglages. On peut espérer que cette option revienne un jour dans Vivaldi. En attendant, ce bricolage permet de dépanner.

Toute l’interface de Vivaldi est accessible en CSS. Pour en explorer les éléments, il faut lancer Vivaldi dans un mode spécial, avec la commande vivaldi --debug-packed-apps --silent-debugger-extension-api, et ensuite utiliser les outils de développeurs pour l’explorer et moder ça.

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Il y a quelques années, j’avais fait un article pour expliquer comment mettre la barre de signets verticalement dans Vivaldi. Cette méthode n’est plus d’actualité et était de toute façon remise à zéro lors des mises à jour du navigateur.

La nouvelle méthode est elle persistante, et même si elle semble similaire, elle utilise des options qui n’étaient pas là dans Vivaldi avant.

Activer les modifs CSS de l’interface

Pour commencer, il faut activer 2-3 trucs dans les options du navigateur, y compris des options expérimentales.

Premièrement, activez les mods CSS. Pour ça, allez sur l’adresse vivaldi://experiments/ puis cochez la case « Allow for using CSS modifications ». Relancez le navigateur.

Rendez-vous ensuite dans les paramètres, et cherchez « CSS ». Vous devez alors voir apparaître une option qui permet de spécifier un dossier :

Paramètre de CSS de Vivaldi
Mettez-y un dossier de votre choix. Je vous conseille de choisir un sous dossier nommé « userChrome » dans le dossier de profil de Vivaldi. Sous GNU/Linux, le dossier de profil se trouve dans ~/.config/vivaldi/.

Ce dossier « userChrome » va contenir des fichiers CSS contenant le code CSS correspondant aux modifs de l’interface du navigateur.

Activer la barre de signets

Ensuite, dans les paramètres, toujours, assurez-vous que la barre de signets soit en haut, que les signets soient affichés sous formes d’icônes seulement :

Afficher les signets sous forme d’icônes.

Utiliser du CSS pour mettre cette barre verticalement sur la droite

Ce que mon code CSS va faire maintenant, c’est :

Le code en question :

/* Bookmarkbar : turning it on the side, placing it on the right */
#app #browser #main .bookmark-bar {
	transform: rotate(90deg) scale(1, 1)!important;
	transform-origin: 0% 0%!important;
	position: relative!important;
	left: 100%;
	height: 34px;
}

/* flip back the individual icons */
#app #browser #main .bookmark-bar button {
	transform: rotate(-90deg)!important;
}

/* gives margins to the main frame */
#app #browser #main .inner {
	margin-right: 35px!important; /* gives place to the new bars position */
	margin-top: -35px!important; /* claims the place from its old position */
}

Ce code est à placer dans un fichier CSS dans le dossier créé précédemment. Donnez-lui le nom que vous voulez ; par exemple « vertical-bookmarks.css ».

Enregistrez ce fichier, puis redémarrez Vivaldi, et la barre devrait être vertical, à droite :

Vivaldi avec la barre de signets à droite.

Quelques notes

Ceci est testé avec Vivaldi 3.7.2218.58 (Stable channel) (64 bits) sous Linux Mint 20.
Le code CSS utilisé est le même que celui de mon astuce d’il y a quelques années.

Vivaldi le dit bien : l’option pour le CSS peut, un jour, être modifié ou retiré. Dans ce cas, ce mod ne fonctionnera plus : la barre de signets sera alors de nouveau en haut, horizontalement. Ça ne sera pas grave (aucune perte de données), mais il faudra alors trouver autre chose.

À l’époque d’Opera, il était possible de mettre la barre de signets verticalement d’une simple option dans les réglages. On peut espérer que cette option revienne un jour dans Vivaldi. En attendant, ce bricolage permet de dépanner.

Toute l’interface de Vivaldi est accessible en CSS. Pour en explorer les éléments, il faut lancer Vivaldi dans un mode spécial, avec la commande vivaldi --debug-packed-apps --silent-debugger-extension-api, et ensuite utiliser les outils de développeurs pour l’explorer et moder ça.

";s:7:"content";s:4798:"

Il y a quelques années, j’avais fait un article pour expliquer comment mettre la barre de signets verticalement dans Vivaldi. Cette méthode n’est plus d’actualité et était de toute façon remise à zéro lors des mises à jour du navigateur.

La nouvelle méthode est elle persistante, et même si elle semble similaire, elle utilise des options qui n’étaient pas là dans Vivaldi avant.

Activer les modifs CSS de l’interface

Pour commencer, il faut activer 2-3 trucs dans les options du navigateur, y compris des options expérimentales.

Premièrement, activez les mods CSS. Pour ça, allez sur l’adresse vivaldi://experiments/ puis cochez la case « Allow for using CSS modifications ». Relancez le navigateur.

Rendez-vous ensuite dans les paramètres, et cherchez « CSS ». Vous devez alors voir apparaître une option qui permet de spécifier un dossier :

Paramètre de CSS de Vivaldi
Mettez-y un dossier de votre choix. Je vous conseille de choisir un sous dossier nommé « userChrome » dans le dossier de profil de Vivaldi. Sous GNU/Linux, le dossier de profil se trouve dans ~/.config/vivaldi/.

Ce dossier « userChrome » va contenir des fichiers CSS contenant le code CSS correspondant aux modifs de l’interface du navigateur.

Activer la barre de signets

Ensuite, dans les paramètres, toujours, assurez-vous que la barre de signets soit en haut, que les signets soient affichés sous formes d’icônes seulement :

Afficher les signets sous forme d’icônes.

Utiliser du CSS pour mettre cette barre verticalement sur la droite

Ce que mon code CSS va faire maintenant, c’est :

Le code en question :

/* Bookmarkbar : turning it on the side, placing it on the right */
#app #browser #main .bookmark-bar {
	transform: rotate(90deg) scale(1, 1)!important;
	transform-origin: 0% 0%!important;
	position: relative!important;
	left: 100%;
	height: 34px;
}

/* flip back the individual icons */
#app #browser #main .bookmark-bar button {
	transform: rotate(-90deg)!important;
}

/* gives margins to the main frame */
#app #browser #main .inner {
	margin-right: 35px!important; /* gives place to the new bars position */
	margin-top: -35px!important; /* claims the place from its old position */
}

Ce code est à placer dans un fichier CSS dans le dossier créé précédemment. Donnez-lui le nom que vous voulez ; par exemple « vertical-bookmarks.css ».

Enregistrez ce fichier, puis redémarrez Vivaldi, et la barre devrait être vertical, à droite :

Vivaldi avec la barre de signets à droite.

Quelques notes

Ceci est testé avec Vivaldi 3.7.2218.58 (Stable channel) (64 bits) sous Linux Mint 20.
Le code CSS utilisé est le même que celui de mon astuce d’il y a quelques années.

Vivaldi le dit bien : l’option pour le CSS peut, un jour, être modifié ou retiré. Dans ce cas, ce mod ne fonctionnera plus : la barre de signets sera alors de nouveau en haut, horizontalement. Ça ne sera pas grave (aucune perte de données), mais il faudra alors trouver autre chose.

À l’époque d’Opera, il était possible de mettre la barre de signets verticalement d’une simple option dans les réglages. On peut espérer que cette option revienne un jour dans Vivaldi. En attendant, ce bricolage permet de dépanner.

Toute l’interface de Vivaldi est accessible en CSS. Pour en explorer les éléments, il faut lancer Vivaldi dans un mode spécial, avec la commande vivaldi --debug-packed-apps --silent-debugger-extension-api, et ensuite utiliser les outils de développeurs pour l’explorer et moder ça.

";s:7:"dateiso";s:15:"20210502_115106";}s:15:"20210427_201619";a:7:{s:5:"title";s:33:"Moins éligible qu’une poubelle";s:4:"link";s:83:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2021/04/27/18/16/19-moins-eligible-quune-poubelle";s:4:"guid";s:22:"20210427181619-article";s:7:"pubDate";s:31:"Tue, 27 Apr 2021 18:16:19 +0000";s:11:"description";s:2957:"

Un vaccin anti-covid.
Tweet d’octave Klaba.
(tweet)

Voilà : on préfère jeter des vaccins que vacciner ceux qui aimeraient l’être.

Les moins de 50 ans sont donc moins éligibles au vaccin qu’une poubelle.

Tout ça parce que :

Oui ça me met hors de moi, cette bureaucratie psychorigide et répressive de merde. C’est à cause de ça que y a rien qui avance dans ce pays, mis à part la connerie.

Heureusement, à défaut d’avoir des ministères compétant et un gouvernement voulant résoudre la crise, il y a encore des bénévoles dans leur coin qui montent des sites comme CovidTracker (tous les chiffres du Covid en France) ou CovidListe (s’enregistrer justement pour être appelé et recevoir clandestinement une dose autrement jetée à la poubelle), ou ViteMaDose (trouver un centre de vaccination proche de chez vous) qui, eux, fonctionnent et vont dans le bon sens.

Sans oublier les sites comme Framasoft qui permettent aux profs de continuer de faire cours face aux #fails constants de l’EN, et quelques autres (et je ne mentionne même pas tous les « makers » l’an dernier qui se sont pris l’injonction d’arrêter de faire des masques et des équipements pour une question de brevets, normes et de travail dissimulé).

Ce sont eux qui mériteraient les millions dépensés par le gouvernement en bullshit inutile !

Car voilà où on en est : la 5ᵉ puissance mondiale est maintenue par trois gus dans leurs garages, sur lesquels tire une horde de vieux connards technocrates En Marche arrogants et ignorants qui ne font que détruire le pays à chacune de leurs manœuvres uniquement destinées à sauver le CAC40 et leur sales gueules.

Car c’est leur projet.

Bah.

Image d’en-tête de Mufid Majnun

";s:7:"content";s:2969:"

Un vaccin anti-covid.
Tweet d’octave Klaba.
(tweet)

Voilà : on préfère jeter des vaccins que vacciner ceux qui aimeraient l’être.

Les moins de 50 ans sont donc moins éligibles au vaccin qu’une poubelle.

Tout ça parce que :

Oui ça me met hors de moi, cette bureaucratie psychorigide et répressive de merde. C’est à cause de ça que y a rien qui avance dans ce pays, mis à part la connerie.

Heureusement, à défaut d’avoir des ministères compétant et un gouvernement voulant résoudre la crise, il y a encore des bénévoles dans leur coin qui montent des sites comme CovidTracker (tous les chiffres du Covid en France) ou CovidListe (s’enregistrer justement pour être appelé et recevoir clandestinement une dose autrement jetée à la poubelle), ou ViteMaDose (trouver un centre de vaccination proche de chez vous) qui, eux, fonctionnent et vont dans le bon sens.

Sans oublier les sites comme Framasoft qui permettent aux profs de continuer de faire cours face aux #fails constants de l’EN, et quelques autres (et je ne mentionne même pas tous les « makers » l’an dernier qui se sont pris l’injonction d’arrêter de faire des masques et des équipements pour une question de brevets, normes et de travail dissimulé).

Ce sont eux qui mériteraient les millions dépensés par le gouvernement en bullshit inutile !

Car voilà où on en est : la 5ᵉ puissance mondiale est maintenue par trois gus dans leurs garages, sur lesquels tire une horde de vieux connards technocrates En Marche arrogants et ignorants qui ne font que détruire le pays à chacune de leurs manœuvres uniquement destinées à sauver le CAC40 et leur sales gueules.

Car c’est leur projet.

Bah.

Image d’en-tête de Mufid Majnun

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Un vaccin anti-covid.
Tweet d’octave Klaba.
(tweet)

Voilà : on préfère jeter des vaccins que vacciner ceux qui aimeraient l’être.

Les moins de 50 ans sont donc moins éligibles au vaccin qu’une poubelle.

Tout ça parce que :

Oui ça me met hors de moi, cette bureaucratie psychorigide et répressive de merde. C’est à cause de ça que y a rien qui avance dans ce pays, mis à part la connerie.

Heureusement, à défaut d’avoir des ministères compétant et un gouvernement voulant résoudre la crise, il y a encore des bénévoles dans leur coin qui montent des sites comme CovidTracker (tous les chiffres du Covid en France) ou CovidListe (s’enregistrer justement pour être appelé et recevoir clandestinement une dose autrement jetée à la poubelle), ou ViteMaDose (trouver un centre de vaccination proche de chez vous) qui, eux, fonctionnent et vont dans le bon sens.

Sans oublier les sites comme Framasoft qui permettent aux profs de continuer de faire cours face aux #fails constants de l’EN, et quelques autres (et je ne mentionne même pas tous les « makers » l’an dernier qui se sont pris l’injonction d’arrêter de faire des masques et des équipements pour une question de brevets, normes et de travail dissimulé).

Ce sont eux qui mériteraient les millions dépensés par le gouvernement en bullshit inutile !

Car voilà où on en est : la 5ᵉ puissance mondiale est maintenue par trois gus dans leurs garages, sur lesquels tire une horde de vieux connards technocrates En Marche arrogants et ignorants qui ne font que détruire le pays à chacune de leurs manœuvres uniquement destinées à sauver le CAC40 et leur sales gueules.

Car c’est leur projet.

Bah.

Image d’en-tête de Mufid Majnun

";s:7:"content";s:2969:"

Un vaccin anti-covid.
Tweet d’octave Klaba.
(tweet)

Voilà : on préfère jeter des vaccins que vacciner ceux qui aimeraient l’être.

Les moins de 50 ans sont donc moins éligibles au vaccin qu’une poubelle.

Tout ça parce que :

Oui ça me met hors de moi, cette bureaucratie psychorigide et répressive de merde. C’est à cause de ça que y a rien qui avance dans ce pays, mis à part la connerie.

Heureusement, à défaut d’avoir des ministères compétant et un gouvernement voulant résoudre la crise, il y a encore des bénévoles dans leur coin qui montent des sites comme CovidTracker (tous les chiffres du Covid en France) ou CovidListe (s’enregistrer justement pour être appelé et recevoir clandestinement une dose autrement jetée à la poubelle), ou ViteMaDose (trouver un centre de vaccination proche de chez vous) qui, eux, fonctionnent et vont dans le bon sens.

Sans oublier les sites comme Framasoft qui permettent aux profs de continuer de faire cours face aux #fails constants de l’EN, et quelques autres (et je ne mentionne même pas tous les « makers » l’an dernier qui se sont pris l’injonction d’arrêter de faire des masques et des équipements pour une question de brevets, normes et de travail dissimulé).

Ce sont eux qui mériteraient les millions dépensés par le gouvernement en bullshit inutile !

Car voilà où on en est : la 5ᵉ puissance mondiale est maintenue par trois gus dans leurs garages, sur lesquels tire une horde de vieux connards technocrates En Marche arrogants et ignorants qui ne font que détruire le pays à chacune de leurs manœuvres uniquement destinées à sauver le CAC40 et leur sales gueules.

Car c’est leur projet.

Bah.

Image d’en-tête de Mufid Majnun

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Voir :

Meh.

Je pense qu’on se dirige vers un moment où il faudra installer ça si l’on veut aller au restaurant, au cinéma (si ils rouvrent un jour).

Je n’aime pas ça : c’est ni plus ni moins un mouchard fermé dont les sources publiées ne sont pas celles de l’app qu’ils diffusent, le tout centralisé par l’État et spécifique à la France (alors que les 3/4 des autres pays européens ont un système ouvert, interopérable et décentralisé).

Ah et… si la crise passe, on pari qu’on aura une version « vie courante » de ce mouchard qui sera obligatoire jusqu’à pouvoir faire ses courses ?

Actuellement le projet c’est un quasiment un réseau social où l’on montre « patte blanche covid » pour aller dans les lieux publics, le tout « noté » automatiquement par les contacts que l’on a croisé. Très pratique quand ça sera obligatoire et que y aura toujours que les retraités qui pourront se faire vacciner.

Après la crise, ça sera la même chose niveau appli, mais noté par les gens (« ce type là est un con ! »), obligatoire, fiché à l’entré de tous les lieux publics et toujours centralisé par l’État. Pratique pour qu’ils sachent qui est où et quand, surtout en manif.

Ah et est-ce qu’il sera techniquement faisable de croiser ça avec la centaine de fichiers administratifs (pôle emploi, fisc, permis de conduire, fichiers S, Linky, etc.) ?
Est-ce que c’est faisable ? Je vous laisse répondre. Et donc est-ce que ça sera fait ?

Ajoutez à ça que nombre de politiques (Cristian Estrosi, Gérard Colomb…) ont mainte fois vanté le « système chinois », de notation populaire et gouvernemental et c’est pas difficile de comprendre où l’on va exactement avec ce système.

Bref, on verra si je vois le mal partout ou si j’exagère.
Mais dites-vous bien une chose :

Comme j’ai dit, on verra.
Mais ne suis pas optimiste.

";s:7:"content";s:2927:"

Voir :

Meh.

Je pense qu’on se dirige vers un moment où il faudra installer ça si l’on veut aller au restaurant, au cinéma (si ils rouvrent un jour).

Je n’aime pas ça : c’est ni plus ni moins un mouchard fermé dont les sources publiées ne sont pas celles de l’app qu’ils diffusent, le tout centralisé par l’État et spécifique à la France (alors que les 3/4 des autres pays européens ont un système ouvert, interopérable et décentralisé).

Ah et… si la crise passe, on pari qu’on aura une version « vie courante » de ce mouchard qui sera obligatoire jusqu’à pouvoir faire ses courses ?

Actuellement le projet c’est un quasiment un réseau social où l’on montre « patte blanche covid » pour aller dans les lieux publics, le tout « noté » automatiquement par les contacts que l’on a croisé. Très pratique quand ça sera obligatoire et que y aura toujours que les retraités qui pourront se faire vacciner.

Après la crise, ça sera la même chose niveau appli, mais noté par les gens (« ce type là est un con ! »), obligatoire, fiché à l’entré de tous les lieux publics et toujours centralisé par l’État. Pratique pour qu’ils sachent qui est où et quand, surtout en manif.

Ah et est-ce qu’il sera techniquement faisable de croiser ça avec la centaine de fichiers administratifs (pôle emploi, fisc, permis de conduire, fichiers S, Linky, etc.) ?
Est-ce que c’est faisable ? Je vous laisse répondre. Et donc est-ce que ça sera fait ?

Ajoutez à ça que nombre de politiques (Cristian Estrosi, Gérard Colomb…) ont mainte fois vanté le « système chinois », de notation populaire et gouvernemental et c’est pas difficile de comprendre où l’on va exactement avec ce système.

Bref, on verra si je vois le mal partout ou si j’exagère.
Mais dites-vous bien une chose :

Comme j’ai dit, on verra.
Mais ne suis pas optimiste.

";s:7:"dateiso";s:15:"20210420_144253";}s:15:"20210420_124253";a:7:{s:5:"title";s:41:"Les risques de dérives de #TousAntiCovid";s:4:"link";s:93:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2021/04/20/12/42/53-les-risques-de-derives-de-tousanticovid";s:4:"guid";s:22:"20210420124253-article";s:7:"pubDate";s:31:"Tue, 20 Apr 2021 12:42:53 +0200";s:11:"description";s:2927:"

Voir :

Meh.

Je pense qu’on se dirige vers un moment où il faudra installer ça si l’on veut aller au restaurant, au cinéma (si ils rouvrent un jour).

Je n’aime pas ça : c’est ni plus ni moins un mouchard fermé dont les sources publiées ne sont pas celles de l’app qu’ils diffusent, le tout centralisé par l’État et spécifique à la France (alors que les 3/4 des autres pays européens ont un système ouvert, interopérable et décentralisé).

Ah et… si la crise passe, on pari qu’on aura une version « vie courante » de ce mouchard qui sera obligatoire jusqu’à pouvoir faire ses courses ?

Actuellement le projet c’est un quasiment un réseau social où l’on montre « patte blanche covid » pour aller dans les lieux publics, le tout « noté » automatiquement par les contacts que l’on a croisé. Très pratique quand ça sera obligatoire et que y aura toujours que les retraités qui pourront se faire vacciner.

Après la crise, ça sera la même chose niveau appli, mais noté par les gens (« ce type là est un con ! »), obligatoire, fiché à l’entré de tous les lieux publics et toujours centralisé par l’État. Pratique pour qu’ils sachent qui est où et quand, surtout en manif.

Ah et est-ce qu’il sera techniquement faisable de croiser ça avec la centaine de fichiers administratifs (pôle emploi, fisc, permis de conduire, fichiers S, Linky, etc.) ?
Est-ce que c’est faisable ? Je vous laisse répondre. Et donc est-ce que ça sera fait ?

Ajoutez à ça que nombre de politiques (Cristian Estrosi, Gérard Colomb…) ont mainte fois vanté le « système chinois », de notation populaire et gouvernemental et c’est pas difficile de comprendre où l’on va exactement avec ce système.

Bref, on verra si je vois le mal partout ou si j’exagère.
Mais dites-vous bien une chose :

Comme j’ai dit, on verra.
Mais ne suis pas optimiste.

";s:7:"content";s:2927:"

Voir :

Meh.

Je pense qu’on se dirige vers un moment où il faudra installer ça si l’on veut aller au restaurant, au cinéma (si ils rouvrent un jour).

Je n’aime pas ça : c’est ni plus ni moins un mouchard fermé dont les sources publiées ne sont pas celles de l’app qu’ils diffusent, le tout centralisé par l’État et spécifique à la France (alors que les 3/4 des autres pays européens ont un système ouvert, interopérable et décentralisé).

Ah et… si la crise passe, on pari qu’on aura une version « vie courante » de ce mouchard qui sera obligatoire jusqu’à pouvoir faire ses courses ?

Actuellement le projet c’est un quasiment un réseau social où l’on montre « patte blanche covid » pour aller dans les lieux publics, le tout « noté » automatiquement par les contacts que l’on a croisé. Très pratique quand ça sera obligatoire et que y aura toujours que les retraités qui pourront se faire vacciner.

Après la crise, ça sera la même chose niveau appli, mais noté par les gens (« ce type là est un con ! »), obligatoire, fiché à l’entré de tous les lieux publics et toujours centralisé par l’État. Pratique pour qu’ils sachent qui est où et quand, surtout en manif.

Ah et est-ce qu’il sera techniquement faisable de croiser ça avec la centaine de fichiers administratifs (pôle emploi, fisc, permis de conduire, fichiers S, Linky, etc.) ?
Est-ce que c’est faisable ? Je vous laisse répondre. Et donc est-ce que ça sera fait ?

Ajoutez à ça que nombre de politiques (Cristian Estrosi, Gérard Colomb…) ont mainte fois vanté le « système chinois », de notation populaire et gouvernemental et c’est pas difficile de comprendre où l’on va exactement avec ce système.

Bref, on verra si je vois le mal partout ou si j’exagère.
Mais dites-vous bien une chose :

Comme j’ai dit, on verra.
Mais ne suis pas optimiste.

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Parfois, en ligne, on voit des choses qui nous déplaisent. Et parfois, on aimerait aussi voir ces choses disparaître.

En tant qu’éditeur d’un site web, j’ai déjà eu des demandes (très rares) de personnes qui voulaient que je supprime des choses de mon site. Généralement ça se passe bien : la personne utilise mon formulaire de contact (ou un autre biais), se présente, pose sa demande et la motive, et j’avise si je considère que la demande est légitime.

Par exemple, il m’est arrivé, une fois, de retirer une capture d’écran d’une page web tierce à propos d’un fait divers. Dans cette capture apparaissait la photo de quelqu’un. Cette personne, m’a dit que c’était elle, et je l’ai supprimé (droit à l’image, etc.).

Une autre fois, par contre, un vendeur en ligne qui m’a demandé de retirer un avis que j’avais mis sur mon site. Je démonte rarement les gens, et jamais gratuitement. Aussi, en l’occurrence, ledit vendeur m’avait arnaqué, insulté, menacé de mort, usurpé mon identité et ça a fini en plainte. L’arnaque, elle, a été réglée au tribunal (avec 30 pages de parties civiles parmi les plaignants, dans le compte rendu de l’audience).

Cet avis, pour le coup, est toujours en ligne. Je n’ai pas cédé. Je n’ai pas à céder. Je ne céderais pas devant ce genre de requêtes.

Sur un site web, je dis ce que je veux, du moment que c’est dans la loi.

Ça ne vous plaît pas ? Ne lisez pas.

Ouvrez un blog vous-même et dites que vous n’aimez pas ce que j’écris : je vous y encourage. Tant que c’est fait dans le respect, je n’aurais rien à dire non plus : vous avez les mêmes droits que moi, et que tout le monde
Si vous m’insultez de tous les noms, par contre, attendez-vous à recevoir une convocation par la justice pour injure ou diffamation.

Mais ne venez pas me dire ce que je dois écrire ou non sur mon site web.

ÇA JE NE LE TOLÉRERAIS PAS.

En l’occurrence, aujourd’hui, on vient me demander de retirer un lien vers un tweet. C’est un lien dans mes liens « au fil du web ».

Le tweet est une vidéo humoristique. Notez que je ne fais qu’un lien vers le tweet. Je n’ai pas recopié la vidéo, pas recopié ni intégré, ni fait de capture d’écran du tweet.

Pourquoi je devrais retirer ce post ?

En l’absence de raison que je juge valable, et malgré avoir en demandé une, je refuse : mon post n’est qu’un lien. Twitter non plus n’interdit pas (encore) de faire des liens vers les tweets. Par ailleurs, rien n’indique que la vidéo appartienne à la personne qui est venue me demander de la retirer.

Ce que j’ai fait, du coup, c’est un retweet du tweet « incriminé » et je change le lien sur mon site vers le lien de mon retweet. La seule raison pseudo-valable que je pouvais voir, c’est une altération des stats sur le tweet… J’ai donc jugé que cette solution solutionnerait le problème : plus de référer provenant de mon site.

Résultat ?
La personne inquisitrice m’insulte.

Là autant vous dire que c’est mort : je ne supprimerai pas mon post. Raison valable ou pas ; et ça pour trois raisons :

  1. je n’ai aucune obligation de faire quoi que ce soit ;
  2. si vous voulez supprimer un tweet, supprimez le tweet. Ne venez pas nous faire chier avec un lien vers un tweet (et juste un lien) ;
  3. si vous ne voulez pas qu’une vidéo soit en ligne, ne la mettez pas en ligne pour commencer.

Il y a une raison pour laquelle je parle de « mon site » : car c’est justement « MON site ». J’y mets ce que je veux et seule la loi est la limite de ce qui peut m’être reproché.

Pour tout le reste, si vous n’aimez pas : tant. pis. pour. vous.
Dîtes-le si ça vous chante, faites le savoir, mais ne me le reprochez, et ne me demandez pas de le supprimer.

";s:7:"content";s:4052:"

Parfois, en ligne, on voit des choses qui nous déplaisent. Et parfois, on aimerait aussi voir ces choses disparaître.

En tant qu’éditeur d’un site web, j’ai déjà eu des demandes (très rares) de personnes qui voulaient que je supprime des choses de mon site. Généralement ça se passe bien : la personne utilise mon formulaire de contact (ou un autre biais), se présente, pose sa demande et la motive, et j’avise si je considère que la demande est légitime.

Par exemple, il m’est arrivé, une fois, de retirer une capture d’écran d’une page web tierce à propos d’un fait divers. Dans cette capture apparaissait la photo de quelqu’un. Cette personne, m’a dit que c’était elle, et je l’ai supprimé (droit à l’image, etc.).

Une autre fois, par contre, un vendeur en ligne qui m’a demandé de retirer un avis que j’avais mis sur mon site. Je démonte rarement les gens, et jamais gratuitement. Aussi, en l’occurrence, ledit vendeur m’avait arnaqué, insulté, menacé de mort, usurpé mon identité et ça a fini en plainte. L’arnaque, elle, a été réglée au tribunal (avec 30 pages de parties civiles parmi les plaignants, dans le compte rendu de l’audience).

Cet avis, pour le coup, est toujours en ligne. Je n’ai pas cédé. Je n’ai pas à céder. Je ne céderais pas devant ce genre de requêtes.

Sur un site web, je dis ce que je veux, du moment que c’est dans la loi.

Ça ne vous plaît pas ? Ne lisez pas.

Ouvrez un blog vous-même et dites que vous n’aimez pas ce que j’écris : je vous y encourage. Tant que c’est fait dans le respect, je n’aurais rien à dire non plus : vous avez les mêmes droits que moi, et que tout le monde
Si vous m’insultez de tous les noms, par contre, attendez-vous à recevoir une convocation par la justice pour injure ou diffamation.

Mais ne venez pas me dire ce que je dois écrire ou non sur mon site web.

ÇA JE NE LE TOLÉRERAIS PAS.

En l’occurrence, aujourd’hui, on vient me demander de retirer un lien vers un tweet. C’est un lien dans mes liens « au fil du web ».

Le tweet est une vidéo humoristique. Notez que je ne fais qu’un lien vers le tweet. Je n’ai pas recopié la vidéo, pas recopié ni intégré, ni fait de capture d’écran du tweet.

Pourquoi je devrais retirer ce post ?

En l’absence de raison que je juge valable, et malgré avoir en demandé une, je refuse : mon post n’est qu’un lien. Twitter non plus n’interdit pas (encore) de faire des liens vers les tweets. Par ailleurs, rien n’indique que la vidéo appartienne à la personne qui est venue me demander de la retirer.

Ce que j’ai fait, du coup, c’est un retweet du tweet « incriminé » et je change le lien sur mon site vers le lien de mon retweet. La seule raison pseudo-valable que je pouvais voir, c’est une altération des stats sur le tweet… J’ai donc jugé que cette solution solutionnerait le problème : plus de référer provenant de mon site.

Résultat ?
La personne inquisitrice m’insulte.

Là autant vous dire que c’est mort : je ne supprimerai pas mon post. Raison valable ou pas ; et ça pour trois raisons :

  1. je n’ai aucune obligation de faire quoi que ce soit ;
  2. si vous voulez supprimer un tweet, supprimez le tweet. Ne venez pas nous faire chier avec un lien vers un tweet (et juste un lien) ;
  3. si vous ne voulez pas qu’une vidéo soit en ligne, ne la mettez pas en ligne pour commencer.

Il y a une raison pour laquelle je parle de « mon site » : car c’est justement « MON site ». J’y mets ce que je veux et seule la loi est la limite de ce qui peut m’être reproché.

Pour tout le reste, si vous n’aimez pas : tant. pis. pour. vous.
Dîtes-le si ça vous chante, faites le savoir, mais ne me le reprochez, et ne me demandez pas de le supprimer.

";s:7:"dateiso";s:15:"20210419_195820";}s:15:"20210419_175820";a:7:{s:5:"title";s:49:"Quand vous demandez quelque chose à un webmaster";s:4:"link";s:102:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2021/04/19/17/58/20-quand-vous-demandez-quelque-chose-a-un-webmaster";s:4:"guid";s:22:"20210419175820-article";s:7:"pubDate";s:31:"Mon, 19 Apr 2021 17:58:20 +0200";s:11:"description";s:4052:"

Parfois, en ligne, on voit des choses qui nous déplaisent. Et parfois, on aimerait aussi voir ces choses disparaître.

En tant qu’éditeur d’un site web, j’ai déjà eu des demandes (très rares) de personnes qui voulaient que je supprime des choses de mon site. Généralement ça se passe bien : la personne utilise mon formulaire de contact (ou un autre biais), se présente, pose sa demande et la motive, et j’avise si je considère que la demande est légitime.

Par exemple, il m’est arrivé, une fois, de retirer une capture d’écran d’une page web tierce à propos d’un fait divers. Dans cette capture apparaissait la photo de quelqu’un. Cette personne, m’a dit que c’était elle, et je l’ai supprimé (droit à l’image, etc.).

Une autre fois, par contre, un vendeur en ligne qui m’a demandé de retirer un avis que j’avais mis sur mon site. Je démonte rarement les gens, et jamais gratuitement. Aussi, en l’occurrence, ledit vendeur m’avait arnaqué, insulté, menacé de mort, usurpé mon identité et ça a fini en plainte. L’arnaque, elle, a été réglée au tribunal (avec 30 pages de parties civiles parmi les plaignants, dans le compte rendu de l’audience).

Cet avis, pour le coup, est toujours en ligne. Je n’ai pas cédé. Je n’ai pas à céder. Je ne céderais pas devant ce genre de requêtes.

Sur un site web, je dis ce que je veux, du moment que c’est dans la loi.

Ça ne vous plaît pas ? Ne lisez pas.

Ouvrez un blog vous-même et dites que vous n’aimez pas ce que j’écris : je vous y encourage. Tant que c’est fait dans le respect, je n’aurais rien à dire non plus : vous avez les mêmes droits que moi, et que tout le monde
Si vous m’insultez de tous les noms, par contre, attendez-vous à recevoir une convocation par la justice pour injure ou diffamation.

Mais ne venez pas me dire ce que je dois écrire ou non sur mon site web.

ÇA JE NE LE TOLÉRERAIS PAS.

En l’occurrence, aujourd’hui, on vient me demander de retirer un lien vers un tweet. C’est un lien dans mes liens « au fil du web ».

Le tweet est une vidéo humoristique. Notez que je ne fais qu’un lien vers le tweet. Je n’ai pas recopié la vidéo, pas recopié ni intégré, ni fait de capture d’écran du tweet.

Pourquoi je devrais retirer ce post ?

En l’absence de raison que je juge valable, et malgré avoir en demandé une, je refuse : mon post n’est qu’un lien. Twitter non plus n’interdit pas (encore) de faire des liens vers les tweets. Par ailleurs, rien n’indique que la vidéo appartienne à la personne qui est venue me demander de la retirer.

Ce que j’ai fait, du coup, c’est un retweet du tweet « incriminé » et je change le lien sur mon site vers le lien de mon retweet. La seule raison pseudo-valable que je pouvais voir, c’est une altération des stats sur le tweet… J’ai donc jugé que cette solution solutionnerait le problème : plus de référer provenant de mon site.

Résultat ?
La personne inquisitrice m’insulte.

Là autant vous dire que c’est mort : je ne supprimerai pas mon post. Raison valable ou pas ; et ça pour trois raisons :

  1. je n’ai aucune obligation de faire quoi que ce soit ;
  2. si vous voulez supprimer un tweet, supprimez le tweet. Ne venez pas nous faire chier avec un lien vers un tweet (et juste un lien) ;
  3. si vous ne voulez pas qu’une vidéo soit en ligne, ne la mettez pas en ligne pour commencer.

Il y a une raison pour laquelle je parle de « mon site » : car c’est justement « MON site ». J’y mets ce que je veux et seule la loi est la limite de ce qui peut m’être reproché.

Pour tout le reste, si vous n’aimez pas : tant. pis. pour. vous.
Dîtes-le si ça vous chante, faites le savoir, mais ne me le reprochez, et ne me demandez pas de le supprimer.

";s:7:"content";s:4052:"

Parfois, en ligne, on voit des choses qui nous déplaisent. Et parfois, on aimerait aussi voir ces choses disparaître.

En tant qu’éditeur d’un site web, j’ai déjà eu des demandes (très rares) de personnes qui voulaient que je supprime des choses de mon site. Généralement ça se passe bien : la personne utilise mon formulaire de contact (ou un autre biais), se présente, pose sa demande et la motive, et j’avise si je considère que la demande est légitime.

Par exemple, il m’est arrivé, une fois, de retirer une capture d’écran d’une page web tierce à propos d’un fait divers. Dans cette capture apparaissait la photo de quelqu’un. Cette personne, m’a dit que c’était elle, et je l’ai supprimé (droit à l’image, etc.).

Une autre fois, par contre, un vendeur en ligne qui m’a demandé de retirer un avis que j’avais mis sur mon site. Je démonte rarement les gens, et jamais gratuitement. Aussi, en l’occurrence, ledit vendeur m’avait arnaqué, insulté, menacé de mort, usurpé mon identité et ça a fini en plainte. L’arnaque, elle, a été réglée au tribunal (avec 30 pages de parties civiles parmi les plaignants, dans le compte rendu de l’audience).

Cet avis, pour le coup, est toujours en ligne. Je n’ai pas cédé. Je n’ai pas à céder. Je ne céderais pas devant ce genre de requêtes.

Sur un site web, je dis ce que je veux, du moment que c’est dans la loi.

Ça ne vous plaît pas ? Ne lisez pas.

Ouvrez un blog vous-même et dites que vous n’aimez pas ce que j’écris : je vous y encourage. Tant que c’est fait dans le respect, je n’aurais rien à dire non plus : vous avez les mêmes droits que moi, et que tout le monde
Si vous m’insultez de tous les noms, par contre, attendez-vous à recevoir une convocation par la justice pour injure ou diffamation.

Mais ne venez pas me dire ce que je dois écrire ou non sur mon site web.

ÇA JE NE LE TOLÉRERAIS PAS.

En l’occurrence, aujourd’hui, on vient me demander de retirer un lien vers un tweet. C’est un lien dans mes liens « au fil du web ».

Le tweet est une vidéo humoristique. Notez que je ne fais qu’un lien vers le tweet. Je n’ai pas recopié la vidéo, pas recopié ni intégré, ni fait de capture d’écran du tweet.

Pourquoi je devrais retirer ce post ?

En l’absence de raison que je juge valable, et malgré avoir en demandé une, je refuse : mon post n’est qu’un lien. Twitter non plus n’interdit pas (encore) de faire des liens vers les tweets. Par ailleurs, rien n’indique que la vidéo appartienne à la personne qui est venue me demander de la retirer.

Ce que j’ai fait, du coup, c’est un retweet du tweet « incriminé » et je change le lien sur mon site vers le lien de mon retweet. La seule raison pseudo-valable que je pouvais voir, c’est une altération des stats sur le tweet… J’ai donc jugé que cette solution solutionnerait le problème : plus de référer provenant de mon site.

Résultat ?
La personne inquisitrice m’insulte.

Là autant vous dire que c’est mort : je ne supprimerai pas mon post. Raison valable ou pas ; et ça pour trois raisons :

  1. je n’ai aucune obligation de faire quoi que ce soit ;
  2. si vous voulez supprimer un tweet, supprimez le tweet. Ne venez pas nous faire chier avec un lien vers un tweet (et juste un lien) ;
  3. si vous ne voulez pas qu’une vidéo soit en ligne, ne la mettez pas en ligne pour commencer.

Il y a une raison pour laquelle je parle de « mon site » : car c’est justement « MON site ». J’y mets ce que je veux et seule la loi est la limite de ce qui peut m’être reproché.

Pour tout le reste, si vous n’aimez pas : tant. pis. pour. vous.
Dîtes-le si ça vous chante, faites le savoir, mais ne me le reprochez, et ne me demandez pas de le supprimer.

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Dieu Macron.
Lire : Comment l’entourage d’Emmanuel Macron met en scène un président qui serait devenu épidémiologiste

Selon le gouvernement, Macron lirait tout sur le coronavirus et serait devenu un expert, au point de pouvoir se passer de l’avis de la communauté scientifique. Probablement pour ça qu’il n’y a jamais eu autant de malades, de morts, et que la France est la risée du monde encore une fois.

Bien-sûr, Internet ne rigole pas avec ça et par conséquent, notre cher Président prodige a droit à son hashtag : #EmmanuelMacronFacts, calqué sur les fameux Chuck-Norris Facts.

Je vous laisse rigoler, c’est vraiment drôle :

La seule fois de sa vie où Emmanuel Macron a fait une erreur c'est quand il a cru qu’il s'était trompé. #EmmanuelMacronFacts
@Nain_Portekoi
Les blagues concernant Chuck Norris sont basées sur la vie d’Emmanuel Macron. #EmmanuelMacronFacts
@BougroisGoiste
Quand Emmanuel Macron observe une particule quantique, il arrive à identifier sa position ET sa vitesse. #EmmanuelMacronFacts
@XanderSheep
Quand Emmanuel Macron va chez le médecin, c'est parce que le médecin est malade. #EmmanuelMacronFacts
@KilenNico
Quand Graham Bell inventa le téléphone en 1876, il avait déjà 2 appels en absence d'Emmanuel Macron #EmmanuelMacronFacts
@Arnaud_Nymous
Emmanuel Macron connait la dernière décimale de Pi. #EmmanuelMacronFacts
@Nain_Portekoi
« Si on loue le Seigneur, c'est parce qu'Emmanuel Macron est hors de prix. » #EmmanuelMacronFacts
@ambianarum
Emmanuel Macron a voulu rentrer à l’Élysée à bicyclette. Il a accidentellement remporté le tour de France. #EmmanuelMacronFacts
@_taupy_
Emmanuel Macron porte des lunettes de soleil pour protéger le soleil de ses yeux #EmmanuelMacronFacts
@TheDirtyBenny

Beaucoup d’autres sur Twitter : #EmmanuelMacronFacts.

";s:7:"content";s:3372:"

Dieu Macron.
Lire : Comment l’entourage d’Emmanuel Macron met en scène un président qui serait devenu épidémiologiste

Selon le gouvernement, Macron lirait tout sur le coronavirus et serait devenu un expert, au point de pouvoir se passer de l’avis de la communauté scientifique. Probablement pour ça qu’il n’y a jamais eu autant de malades, de morts, et que la France est la risée du monde encore une fois.

Bien-sûr, Internet ne rigole pas avec ça et par conséquent, notre cher Président prodige a droit à son hashtag : #EmmanuelMacronFacts, calqué sur les fameux Chuck-Norris Facts.

Je vous laisse rigoler, c’est vraiment drôle :

La seule fois de sa vie où Emmanuel Macron a fait une erreur c'est quand il a cru qu’il s'était trompé. #EmmanuelMacronFacts
@Nain_Portekoi
Les blagues concernant Chuck Norris sont basées sur la vie d’Emmanuel Macron. #EmmanuelMacronFacts
@BougroisGoiste
Quand Emmanuel Macron observe une particule quantique, il arrive à identifier sa position ET sa vitesse. #EmmanuelMacronFacts
@XanderSheep
Quand Emmanuel Macron va chez le médecin, c'est parce que le médecin est malade. #EmmanuelMacronFacts
@KilenNico
Quand Graham Bell inventa le téléphone en 1876, il avait déjà 2 appels en absence d'Emmanuel Macron #EmmanuelMacronFacts
@Arnaud_Nymous
Emmanuel Macron connait la dernière décimale de Pi. #EmmanuelMacronFacts
@Nain_Portekoi
« Si on loue le Seigneur, c'est parce qu'Emmanuel Macron est hors de prix. » #EmmanuelMacronFacts
@ambianarum
Emmanuel Macron a voulu rentrer à l’Élysée à bicyclette. Il a accidentellement remporté le tour de France. #EmmanuelMacronFacts
@_taupy_
Emmanuel Macron porte des lunettes de soleil pour protéger le soleil de ses yeux #EmmanuelMacronFacts
@TheDirtyBenny

Beaucoup d’autres sur Twitter : #EmmanuelMacronFacts.

";s:7:"dateiso";s:15:"20210330_212214";}s:15:"20210330_192214";a:7:{s:5:"title";s:20:"#EmmanuelMacronFacts";s:4:"link";s:73:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2021/03/30/19/22/14-emmanuelmacronfacts";s:4:"guid";s:22:"20210330192214-article";s:7:"pubDate";s:31:"Tue, 30 Mar 2021 19:22:14 +0200";s:11:"description";s:3366:"

Dieu Macron.
Lire : Comment l’entourage d’Emmanuel Macron met en scène un président qui serait devenu épidémiologiste

Selon le gouvernement, Macron lirait tout sur le coronavirus et serait devenu un expert, au point de pouvoir se passer de l’avis de la communauté scientifique. Probablement pour ça qu’il n’y a jamais eu autant de malades, de morts, et que la France est la risée du monde encore une fois.

Bien-sûr, Internet ne rigole pas avec ça et par conséquent, notre cher Président prodige a droit à son hashtag : #EmmanuelMacronFacts, calqué sur les fameux Chuck-Norris Facts.

Je vous laisse rigoler, c’est vraiment drôle :

La seule fois de sa vie où Emmanuel Macron a fait une erreur c'est quand il a cru qu’il s'était trompé. #EmmanuelMacronFacts
@Nain_Portekoi
Les blagues concernant Chuck Norris sont basées sur la vie d’Emmanuel Macron. #EmmanuelMacronFacts
@BougroisGoiste
Quand Emmanuel Macron observe une particule quantique, il arrive à identifier sa position ET sa vitesse. #EmmanuelMacronFacts
@XanderSheep
Quand Emmanuel Macron va chez le médecin, c'est parce que le médecin est malade. #EmmanuelMacronFacts
@KilenNico
Quand Graham Bell inventa le téléphone en 1876, il avait déjà 2 appels en absence d'Emmanuel Macron #EmmanuelMacronFacts
@Arnaud_Nymous
Emmanuel Macron connait la dernière décimale de Pi. #EmmanuelMacronFacts
@Nain_Portekoi
« Si on loue le Seigneur, c'est parce qu'Emmanuel Macron est hors de prix. » #EmmanuelMacronFacts
@ambianarum
Emmanuel Macron a voulu rentrer à l’Élysée à bicyclette. Il a accidentellement remporté le tour de France. #EmmanuelMacronFacts
@_taupy_
Emmanuel Macron porte des lunettes de soleil pour protéger le soleil de ses yeux #EmmanuelMacronFacts
@TheDirtyBenny

Beaucoup d’autres sur Twitter : #EmmanuelMacronFacts.

";s:7:"content";s:3372:"

Dieu Macron.
Lire : Comment l’entourage d’Emmanuel Macron met en scène un président qui serait devenu épidémiologiste

Selon le gouvernement, Macron lirait tout sur le coronavirus et serait devenu un expert, au point de pouvoir se passer de l’avis de la communauté scientifique. Probablement pour ça qu’il n’y a jamais eu autant de malades, de morts, et que la France est la risée du monde encore une fois.

Bien-sûr, Internet ne rigole pas avec ça et par conséquent, notre cher Président prodige a droit à son hashtag : #EmmanuelMacronFacts, calqué sur les fameux Chuck-Norris Facts.

Je vous laisse rigoler, c’est vraiment drôle :

La seule fois de sa vie où Emmanuel Macron a fait une erreur c'est quand il a cru qu’il s'était trompé. #EmmanuelMacronFacts
@Nain_Portekoi
Les blagues concernant Chuck Norris sont basées sur la vie d’Emmanuel Macron. #EmmanuelMacronFacts
@BougroisGoiste
Quand Emmanuel Macron observe une particule quantique, il arrive à identifier sa position ET sa vitesse. #EmmanuelMacronFacts
@XanderSheep
Quand Emmanuel Macron va chez le médecin, c'est parce que le médecin est malade. #EmmanuelMacronFacts
@KilenNico
Quand Graham Bell inventa le téléphone en 1876, il avait déjà 2 appels en absence d'Emmanuel Macron #EmmanuelMacronFacts
@Arnaud_Nymous
Emmanuel Macron connait la dernière décimale de Pi. #EmmanuelMacronFacts
@Nain_Portekoi
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En plus des traditionnels « favicon.png » ou « robots.txt », qu’on doit mettre à la racine de son site, il y a une ribambelle d’autres fichiers qu’il est possible (parfois recommandés, même) d’avoir sur son site.

En voici une petite liste.

Commençons par les fichiers très connus et très utilisés. Vous trouverez beaucoup de ressources à leur propos.

La favicon

Pour que votre site affiche une icône sur toutes les pages, le minimum est de mettre un fichier favicon à la racine de votre site :

/favicon.ico

Le format est spécifique, mais généralement, utiliser un fichier BMP renommé en .ICO fonctionne très bien. La favicon est traditionnellement carrée et de taille 16x16, 32x32 ou 48x48.
Une seule favicon à la racine de votre site suffit pour toutes les pages de votre site, quelque soit leur arborescence (sous-dossiers, etc.). Les navigateurs viendront automatiquement la chercher.

Vous avez la possibilité (en plus du fichier favicon.ico à la racine du site) de spécifier une autre icône dans le code source HTML, grâce à une balise <meta>. Dans ce cas, le format de fichier peut être PNG, SVG ou ce que vous voulez.

De plus, vous pouvez aussi pointer le chemin vers un autre chemin, comme un dossier spécial pour toutes les autres icônes.

Les autres icônes

Chrome, Safari, Edge, Windows 10, Android ou Mac OS peuvent parfois avoir besoin d’une icône spécifique.

Voici quelques exemples :

Il y en a tout un tas, et à chaque fois les formats et les dimensions varient (il n’y a pas encore de standard bien défini pour ça).

Chrome et Windows 10 utilisent aussi des fichiers .manifest en XML pour avoir d’autres informations sur le raccourcis que vous cherchez à faire : nom du raccourcis, couleur principale, quel application doit l’ouvrir, etc.

Créer toutes es icônes à la main est fastidieux. Aussi, le mieux est d’utiliser le site Real Favicon Generator pour cela. Vous lui donnez une seule icône (en PNG ou SVG) et il va vous donner un ZIP avec tous les fichiers. C’est très pratique.

robots.txt

Pour les moteurs de recherche, il faut spécifier un fichier destinés aux ordinateurs robots qui analyse les pages web du monde entier. Ce fichier permet de dire aux moteurs de recherche si oui ou non vous voulez apparaître dans les résultats de recherche. Et si oui, sous quels conditions, quels fichiers, etc.

C’est un petit fichier texte à placer à la racine du site également :

/robots.txt

La syntaxe est décrite ici : robots-txt.com.

Sachez seulement que même si les moteurs de recherche prennent généralement en compte ce fichier, rien ne les y oblige. Je vous conseille donc, si vous ne voulez absolument pas que vos fichiers ne se retrouvent en ligne, de ne pas les publier ou bien d’en protéger l’accès. C’est à vous, le détenteur d’un site, de faire en sorte que vos fichiers soient protégés.

/humans.txt

Si robots.txt est destiné aux robots, le fichier humans.txt est destiné aux… humains !
Rares sont les sites qui le mettent, mais il permet de donner un peu d’information supplémentaire sur le site ou l’auteur.

Là aussi, c’est à la racine qu’il faut le mettre :

/humans.txt

Il n’y a pas vraiment de syntaxe standard : le fichier humans.txt est fait pour des humains et par des humains.

Une idée de syntaxe est proposé sur le site humanstxt.org, mais vous pouvez y mettre tout ce que vous jugerez utile à transmettre aux visiteurs curieux sur votre site.

Mes site disposent de ce fichier aussi. N’hésitez pas à y jeter un œil.

Un sitemap

Ce fichier est une carte de votre site : il contient les différents liens des pages de votre site. À nouveau, il est à la racine de votre site site :

/sitemap.xml

L’idée est là aussi que les moteurs de recherche découvrent ce fichier et voient toutes les pages de votre site d’un seul coup.

Google ou Bing proposent des outils pour leur soumettre vos sitemap (DDG et Qwant n’ont pas d’outils dédiés) : ça leur permet d’enregistrer votre site dans leurs indexes et de savoir par où commencer.

La syntaxe est spécifique et bien décrite sur Wikipedia.

Un fichier manifeste

/manifest.xml

Il n’est pas obligé de le mettre à la racine du site, car il est lié dans une balise méta dans la page, vous pouvez donc le mettre où vous voulez tant que vous liez son chemin dans la balise méta.

Il s’agit d’un fichier qui contient quelques informations supplémentaires pour le navigateur, en particulier mobile : quand vous faites un raccourcis sur votre bureau Android, ce fichier peut être appelé. Par exemple, il permet d’afficher le site avec ou sans la barre de tâches Android, ou même avec ou sans les boutons du navigateur, avec ou sans une icône spécifique, faisant apparaître votre page web comme une application native.

C’est le début de l’intégration d’une application-web progressive (PWA). Ici l’app aura toujours besoin d’une connexion internet pour fonctionner, mais l’affichage se fera en (quasi-)plein-écran sur mobile, sans la barre d’adresse et l’interface du navigateur.

Voir là : Progressive Web App (PWA) — Le fichier Web App Manifest

Un fichier openSearch.xml

Idem : vous pouvez le mettre où vous voulez tant que vous liez son chemin dans la balise méta.

Vous avez déjà vu un site qui propose d’installer un moteur de recherche ? Et ben vous pouvez faire ça également. Notez que cette implémentation est passive : c’est le navigateur qui proposera d’installer le moteur de recherche lorsqu’il le détecte sur votre site, un peu comme quand un site propose un flux RSS et que votre navigateur vous en propose l’abonnement via l’affichage d’une petite icône.

Cela peut être un petit plus pour votre site et c’est très simple à mettre en plus : une simple balise meta et un tout petit fichier XML statique à la base du site. C’est tout. Cela suffit pour que votre site propose un moteur de recherche :

/opensearch.xml

Les explications se trouvent sur Alsacréations. Essayez de regarder dans les options de mon site, par exemple :).

À noter que ceci ne fonctionne que si votre site est doté d’une fonction de recherche (ce que font les moteurs de blog, généralement). On pourrait l’adapter pour qu’il renvoie sur un moteur de recherche existant comme Google ou DDG, avec le paramètre « site: » dans la requête.

Une page security.txt

Il s’agit d’une page indiquant à quelqu’un qui découvre une faille dans votre site comment vous en faire part.
En pratique, il faut utiliser le répertoire .well-known et y mettre le fichier :

/.well-known/security.txt

La syntaxe est décrite sur le site dédié de l’initiative : securitytxt.org.

/ads.txt

Pour les sites qui diffusent de la publicité, il peut être nécessaire de spécifier quels annonceurs sont vos partenaires. Il y a un fichier pour ça : /ads.txt. Il s’agit simplement de la liste des annonceurs présents sur votre site et ce qu’ils y font (vente directe, annonces, etc.). Le standard a été établi pour des questions de sécurité et de lutte contre la fraude dans le domaine de la publicité en ligne.

En soit, le visiteur lambda s’en fiche, mais les annonceurs disposent d’outils pour analyser le fichier /ads.txt :

/ads.txt

La syntaxe et le projet sont décrites là : IAB Tech Labads.txt Specification Version 1.0.2.

Pour ma part, mes sites ne diffusent pas de publicité via des annonceurs. Seuls quelques liens sur mes blogs sont effectivement des liens affiliés (Amazon, ou eBay, ainsi que le lien vers mon hébergeur, dans le pied de page), mais cela reste de simples liens qui n’ont aucune possibilité d’afficher quoi que ce soit ici.

Mon fichier /ads.txt est donc vide.

Des fichiers que je recommande

Ces fichiers là ne sont pas forcément standard, néanmoins je conseille de les avoir.

Votre clé Publique GPG

Pour ceux qui utilisent GPG pour chiffrer les e-mails, vous devriez mettre votre clé Publique GPG sur votre site, en particulier si vous utilisez une adresse e-mail sur votre propre domaine.
Je propose l’un des deux formats suivants :

/pubkey.txt
/pubkey.asc

Je propose de le mettre à la racine du site car c’est là qu’un utilisateur peut commencer à chercher et surtout de le mettre dans un format texte, en ascii.

Vous pouvez également utiliser le fichier humans.txt pour y spécifier votre fichier GPG (c’est ce que je fais personnellement).

Des pages courantes

Selon moi, certaines pages devraient se retrouver sur tous les sites personnels : une page « à propos » par exemple, ou une page de contact.
Dans ce cas, vous pouvez configurer votre serveur pour qu’il affiche des pages sur les chemins /contact ou /about

Les fichiers d’erreurs

Quand vos visiteurs tentent d’accéder à une page qui n’existe pas, le site renvoie une erreur : 404 Not Found. Si la page demandée produit une erreur au niveau du serveur, c’est l’erreur 500 Internal Server Error
Il y a toute une liste d’erreurs comme ça. Les serveurs sont configurés pour afficher une page relativement épurée en cas d’erreurs, mais il est possible de la personnaliser.

Ainsi, si un visiteur cherche un fichier inexistant, vous pouvez afficher une page à vous avec un message personnalisé et un lien de retour vers la page d’accueil.

Rien n’est obligatoire ici, mais c’est toujours sympa d’avoir un site personnalisé jusqu’au bout. Mon site, par exemple, dispose d’une page personnalisée pour l’erreur 404.

Il y a juste une chose à avoir en tête : en cas d’erreur, le serveur ne fonctionne plus normalement. Il faut donc faire une page HTML simple et tout mettre dans cette page (y compris les images, les scripts…), si possible en Base64 : comme ça, le serveur (en erreur) n’a que le fichier d’erreur à envoyer et pas de requêtes supplémentaire, qui pourraient produire des erreurs supplémentaires et possiblement tout planter (voir ici pour convertir en Base64).

Pour conclure

En fait, l’idée derrière ce genre de petits fichiers est d’être trouvables facilement, d’avoir un chemin d’accès identique sur tous les sites, et de contenir des informations utiles.

Avoir un nom identique sur tous les sites, par exemple « /humans.txt », permet à quelqu’un de commencer à chercher même s’il ne sait pas que le fichier est là. Il cherche, mais si le fichier est là, il trouve, c’est tout bénéfique. Un peu comme une page « à propos », ou une page de contact.

";s:7:"content";s:12822:"

En plus des traditionnels « favicon.png » ou « robots.txt », qu’on doit mettre à la racine de son site, il y a une ribambelle d’autres fichiers qu’il est possible (parfois recommandés, même) d’avoir sur son site.

En voici une petite liste.

Commençons par les fichiers très connus et très utilisés. Vous trouverez beaucoup de ressources à leur propos.

La favicon

Pour que votre site affiche une icône sur toutes les pages, le minimum est de mettre un fichier favicon à la racine de votre site :

/favicon.ico

Le format est spécifique, mais généralement, utiliser un fichier BMP renommé en .ICO fonctionne très bien. La favicon est traditionnellement carrée et de taille 16x16, 32x32 ou 48x48.
Une seule favicon à la racine de votre site suffit pour toutes les pages de votre site, quelque soit leur arborescence (sous-dossiers, etc.). Les navigateurs viendront automatiquement la chercher.

Vous avez la possibilité (en plus du fichier favicon.ico à la racine du site) de spécifier une autre icône dans le code source HTML, grâce à une balise <meta>. Dans ce cas, le format de fichier peut être PNG, SVG ou ce que vous voulez.

De plus, vous pouvez aussi pointer le chemin vers un autre chemin, comme un dossier spécial pour toutes les autres icônes.

Les autres icônes

Chrome, Safari, Edge, Windows 10, Android ou Mac OS peuvent parfois avoir besoin d’une icône spécifique.

Voici quelques exemples :

Il y en a tout un tas, et à chaque fois les formats et les dimensions varient (il n’y a pas encore de standard bien défini pour ça).

Chrome et Windows 10 utilisent aussi des fichiers .manifest en XML pour avoir d’autres informations sur le raccourcis que vous cherchez à faire : nom du raccourcis, couleur principale, quel application doit l’ouvrir, etc.

Créer toutes es icônes à la main est fastidieux. Aussi, le mieux est d’utiliser le site Real Favicon Generator pour cela. Vous lui donnez une seule icône (en PNG ou SVG) et il va vous donner un ZIP avec tous les fichiers. C’est très pratique.

robots.txt

Pour les moteurs de recherche, il faut spécifier un fichier destinés aux ordinateurs robots qui analyse les pages web du monde entier. Ce fichier permet de dire aux moteurs de recherche si oui ou non vous voulez apparaître dans les résultats de recherche. Et si oui, sous quels conditions, quels fichiers, etc.

C’est un petit fichier texte à placer à la racine du site également :

/robots.txt

La syntaxe est décrite ici : robots-txt.com.

Sachez seulement que même si les moteurs de recherche prennent généralement en compte ce fichier, rien ne les y oblige. Je vous conseille donc, si vous ne voulez absolument pas que vos fichiers ne se retrouvent en ligne, de ne pas les publier ou bien d’en protéger l’accès. C’est à vous, le détenteur d’un site, de faire en sorte que vos fichiers soient protégés.

/humans.txt

Si robots.txt est destiné aux robots, le fichier humans.txt est destiné aux… humains !
Rares sont les sites qui le mettent, mais il permet de donner un peu d’information supplémentaire sur le site ou l’auteur.

Là aussi, c’est à la racine qu’il faut le mettre :

/humans.txt

Il n’y a pas vraiment de syntaxe standard : le fichier humans.txt est fait pour des humains et par des humains.

Une idée de syntaxe est proposé sur le site humanstxt.org, mais vous pouvez y mettre tout ce que vous jugerez utile à transmettre aux visiteurs curieux sur votre site.

Mes site disposent de ce fichier aussi. N’hésitez pas à y jeter un œil.

Un sitemap

Ce fichier est une carte de votre site : il contient les différents liens des pages de votre site. À nouveau, il est à la racine de votre site site :

/sitemap.xml

L’idée est là aussi que les moteurs de recherche découvrent ce fichier et voient toutes les pages de votre site d’un seul coup.

Google ou Bing proposent des outils pour leur soumettre vos sitemap (DDG et Qwant n’ont pas d’outils dédiés) : ça leur permet d’enregistrer votre site dans leurs indexes et de savoir par où commencer.

La syntaxe est spécifique et bien décrite sur Wikipedia.

Un fichier manifeste

/manifest.xml

Il n’est pas obligé de le mettre à la racine du site, car il est lié dans une balise méta dans la page, vous pouvez donc le mettre où vous voulez tant que vous liez son chemin dans la balise méta.

Il s’agit d’un fichier qui contient quelques informations supplémentaires pour le navigateur, en particulier mobile : quand vous faites un raccourcis sur votre bureau Android, ce fichier peut être appelé. Par exemple, il permet d’afficher le site avec ou sans la barre de tâches Android, ou même avec ou sans les boutons du navigateur, avec ou sans une icône spécifique, faisant apparaître votre page web comme une application native.

C’est le début de l’intégration d’une application-web progressive (PWA). Ici l’app aura toujours besoin d’une connexion internet pour fonctionner, mais l’affichage se fera en (quasi-)plein-écran sur mobile, sans la barre d’adresse et l’interface du navigateur.

Voir là : Progressive Web App (PWA) — Le fichier Web App Manifest

Un fichier openSearch.xml

Idem : vous pouvez le mettre où vous voulez tant que vous liez son chemin dans la balise méta.

Vous avez déjà vu un site qui propose d’installer un moteur de recherche ? Et ben vous pouvez faire ça également. Notez que cette implémentation est passive : c’est le navigateur qui proposera d’installer le moteur de recherche lorsqu’il le détecte sur votre site, un peu comme quand un site propose un flux RSS et que votre navigateur vous en propose l’abonnement via l’affichage d’une petite icône.

Cela peut être un petit plus pour votre site et c’est très simple à mettre en plus : une simple balise meta et un tout petit fichier XML statique à la base du site. C’est tout. Cela suffit pour que votre site propose un moteur de recherche :

/opensearch.xml

Les explications se trouvent sur Alsacréations. Essayez de regarder dans les options de mon site, par exemple :).

À noter que ceci ne fonctionne que si votre site est doté d’une fonction de recherche (ce que font les moteurs de blog, généralement). On pourrait l’adapter pour qu’il renvoie sur un moteur de recherche existant comme Google ou DDG, avec le paramètre « site: » dans la requête.

Une page security.txt

Il s’agit d’une page indiquant à quelqu’un qui découvre une faille dans votre site comment vous en faire part.
En pratique, il faut utiliser le répertoire .well-known et y mettre le fichier :

/.well-known/security.txt

La syntaxe est décrite sur le site dédié de l’initiative : securitytxt.org.

/ads.txt

Pour les sites qui diffusent de la publicité, il peut être nécessaire de spécifier quels annonceurs sont vos partenaires. Il y a un fichier pour ça : /ads.txt. Il s’agit simplement de la liste des annonceurs présents sur votre site et ce qu’ils y font (vente directe, annonces, etc.). Le standard a été établi pour des questions de sécurité et de lutte contre la fraude dans le domaine de la publicité en ligne.

En soit, le visiteur lambda s’en fiche, mais les annonceurs disposent d’outils pour analyser le fichier /ads.txt :

/ads.txt

La syntaxe et le projet sont décrites là : IAB Tech Labads.txt Specification Version 1.0.2.

Pour ma part, mes sites ne diffusent pas de publicité via des annonceurs. Seuls quelques liens sur mes blogs sont effectivement des liens affiliés (Amazon, ou eBay, ainsi que le lien vers mon hébergeur, dans le pied de page), mais cela reste de simples liens qui n’ont aucune possibilité d’afficher quoi que ce soit ici.

Mon fichier /ads.txt est donc vide.

Des fichiers que je recommande

Ces fichiers là ne sont pas forcément standard, néanmoins je conseille de les avoir.

Votre clé Publique GPG

Pour ceux qui utilisent GPG pour chiffrer les e-mails, vous devriez mettre votre clé Publique GPG sur votre site, en particulier si vous utilisez une adresse e-mail sur votre propre domaine.
Je propose l’un des deux formats suivants :

/pubkey.txt
/pubkey.asc

Je propose de le mettre à la racine du site car c’est là qu’un utilisateur peut commencer à chercher et surtout de le mettre dans un format texte, en ascii.

Vous pouvez également utiliser le fichier humans.txt pour y spécifier votre fichier GPG (c’est ce que je fais personnellement).

Des pages courantes

Selon moi, certaines pages devraient se retrouver sur tous les sites personnels : une page « à propos » par exemple, ou une page de contact.
Dans ce cas, vous pouvez configurer votre serveur pour qu’il affiche des pages sur les chemins /contact ou /about

Les fichiers d’erreurs

Quand vos visiteurs tentent d’accéder à une page qui n’existe pas, le site renvoie une erreur : 404 Not Found. Si la page demandée produit une erreur au niveau du serveur, c’est l’erreur 500 Internal Server Error
Il y a toute une liste d’erreurs comme ça. Les serveurs sont configurés pour afficher une page relativement épurée en cas d’erreurs, mais il est possible de la personnaliser.

Ainsi, si un visiteur cherche un fichier inexistant, vous pouvez afficher une page à vous avec un message personnalisé et un lien de retour vers la page d’accueil.

Rien n’est obligatoire ici, mais c’est toujours sympa d’avoir un site personnalisé jusqu’au bout. Mon site, par exemple, dispose d’une page personnalisée pour l’erreur 404.

Il y a juste une chose à avoir en tête : en cas d’erreur, le serveur ne fonctionne plus normalement. Il faut donc faire une page HTML simple et tout mettre dans cette page (y compris les images, les scripts…), si possible en Base64 : comme ça, le serveur (en erreur) n’a que le fichier d’erreur à envoyer et pas de requêtes supplémentaire, qui pourraient produire des erreurs supplémentaires et possiblement tout planter (voir ici pour convertir en Base64).

Pour conclure

En fait, l’idée derrière ce genre de petits fichiers est d’être trouvables facilement, d’avoir un chemin d’accès identique sur tous les sites, et de contenir des informations utiles.

Avoir un nom identique sur tous les sites, par exemple « /humans.txt », permet à quelqu’un de commencer à chercher même s’il ne sait pas que le fichier est là. Il cherche, mais si le fichier est là, il trouve, c’est tout bénéfique. Un peu comme une page « à propos », ou une page de contact.

";s:7:"dateiso";s:15:"20210329_195629";}s:15:"20210329_175629";a:7:{s:5:"title";s:40:"Liste des fichiers à avoir sur son site";s:4:"link";s:93:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2018/12/10/17/56/29-liste-des-fichiers-a-avoir-sur-son-site";s:4:"guid";s:22:"20181210175629-article";s:7:"pubDate";s:31:"Mon, 29 Mar 2021 17:56:29 +0200";s:11:"description";s:12822:"

En plus des traditionnels « favicon.png » ou « robots.txt », qu’on doit mettre à la racine de son site, il y a une ribambelle d’autres fichiers qu’il est possible (parfois recommandés, même) d’avoir sur son site.

En voici une petite liste.

Commençons par les fichiers très connus et très utilisés. Vous trouverez beaucoup de ressources à leur propos.

La favicon

Pour que votre site affiche une icône sur toutes les pages, le minimum est de mettre un fichier favicon à la racine de votre site :

/favicon.ico

Le format est spécifique, mais généralement, utiliser un fichier BMP renommé en .ICO fonctionne très bien. La favicon est traditionnellement carrée et de taille 16x16, 32x32 ou 48x48.
Une seule favicon à la racine de votre site suffit pour toutes les pages de votre site, quelque soit leur arborescence (sous-dossiers, etc.). Les navigateurs viendront automatiquement la chercher.

Vous avez la possibilité (en plus du fichier favicon.ico à la racine du site) de spécifier une autre icône dans le code source HTML, grâce à une balise <meta>. Dans ce cas, le format de fichier peut être PNG, SVG ou ce que vous voulez.

De plus, vous pouvez aussi pointer le chemin vers un autre chemin, comme un dossier spécial pour toutes les autres icônes.

Les autres icônes

Chrome, Safari, Edge, Windows 10, Android ou Mac OS peuvent parfois avoir besoin d’une icône spécifique.

Voici quelques exemples :

Il y en a tout un tas, et à chaque fois les formats et les dimensions varient (il n’y a pas encore de standard bien défini pour ça).

Chrome et Windows 10 utilisent aussi des fichiers .manifest en XML pour avoir d’autres informations sur le raccourcis que vous cherchez à faire : nom du raccourcis, couleur principale, quel application doit l’ouvrir, etc.

Créer toutes es icônes à la main est fastidieux. Aussi, le mieux est d’utiliser le site Real Favicon Generator pour cela. Vous lui donnez une seule icône (en PNG ou SVG) et il va vous donner un ZIP avec tous les fichiers. C’est très pratique.

robots.txt

Pour les moteurs de recherche, il faut spécifier un fichier destinés aux ordinateurs robots qui analyse les pages web du monde entier. Ce fichier permet de dire aux moteurs de recherche si oui ou non vous voulez apparaître dans les résultats de recherche. Et si oui, sous quels conditions, quels fichiers, etc.

C’est un petit fichier texte à placer à la racine du site également :

/robots.txt

La syntaxe est décrite ici : robots-txt.com.

Sachez seulement que même si les moteurs de recherche prennent généralement en compte ce fichier, rien ne les y oblige. Je vous conseille donc, si vous ne voulez absolument pas que vos fichiers ne se retrouvent en ligne, de ne pas les publier ou bien d’en protéger l’accès. C’est à vous, le détenteur d’un site, de faire en sorte que vos fichiers soient protégés.

/humans.txt

Si robots.txt est destiné aux robots, le fichier humans.txt est destiné aux… humains !
Rares sont les sites qui le mettent, mais il permet de donner un peu d’information supplémentaire sur le site ou l’auteur.

Là aussi, c’est à la racine qu’il faut le mettre :

/humans.txt

Il n’y a pas vraiment de syntaxe standard : le fichier humans.txt est fait pour des humains et par des humains.

Une idée de syntaxe est proposé sur le site humanstxt.org, mais vous pouvez y mettre tout ce que vous jugerez utile à transmettre aux visiteurs curieux sur votre site.

Mes site disposent de ce fichier aussi. N’hésitez pas à y jeter un œil.

Un sitemap

Ce fichier est une carte de votre site : il contient les différents liens des pages de votre site. À nouveau, il est à la racine de votre site site :

/sitemap.xml

L’idée est là aussi que les moteurs de recherche découvrent ce fichier et voient toutes les pages de votre site d’un seul coup.

Google ou Bing proposent des outils pour leur soumettre vos sitemap (DDG et Qwant n’ont pas d’outils dédiés) : ça leur permet d’enregistrer votre site dans leurs indexes et de savoir par où commencer.

La syntaxe est spécifique et bien décrite sur Wikipedia.

Un fichier manifeste

/manifest.xml

Il n’est pas obligé de le mettre à la racine du site, car il est lié dans une balise méta dans la page, vous pouvez donc le mettre où vous voulez tant que vous liez son chemin dans la balise méta.

Il s’agit d’un fichier qui contient quelques informations supplémentaires pour le navigateur, en particulier mobile : quand vous faites un raccourcis sur votre bureau Android, ce fichier peut être appelé. Par exemple, il permet d’afficher le site avec ou sans la barre de tâches Android, ou même avec ou sans les boutons du navigateur, avec ou sans une icône spécifique, faisant apparaître votre page web comme une application native.

C’est le début de l’intégration d’une application-web progressive (PWA). Ici l’app aura toujours besoin d’une connexion internet pour fonctionner, mais l’affichage se fera en (quasi-)plein-écran sur mobile, sans la barre d’adresse et l’interface du navigateur.

Voir là : Progressive Web App (PWA) — Le fichier Web App Manifest

Un fichier openSearch.xml

Idem : vous pouvez le mettre où vous voulez tant que vous liez son chemin dans la balise méta.

Vous avez déjà vu un site qui propose d’installer un moteur de recherche ? Et ben vous pouvez faire ça également. Notez que cette implémentation est passive : c’est le navigateur qui proposera d’installer le moteur de recherche lorsqu’il le détecte sur votre site, un peu comme quand un site propose un flux RSS et que votre navigateur vous en propose l’abonnement via l’affichage d’une petite icône.

Cela peut être un petit plus pour votre site et c’est très simple à mettre en plus : une simple balise meta et un tout petit fichier XML statique à la base du site. C’est tout. Cela suffit pour que votre site propose un moteur de recherche :

/opensearch.xml

Les explications se trouvent sur Alsacréations. Essayez de regarder dans les options de mon site, par exemple :).

À noter que ceci ne fonctionne que si votre site est doté d’une fonction de recherche (ce que font les moteurs de blog, généralement). On pourrait l’adapter pour qu’il renvoie sur un moteur de recherche existant comme Google ou DDG, avec le paramètre « site: » dans la requête.

Une page security.txt

Il s’agit d’une page indiquant à quelqu’un qui découvre une faille dans votre site comment vous en faire part.
En pratique, il faut utiliser le répertoire .well-known et y mettre le fichier :

/.well-known/security.txt

La syntaxe est décrite sur le site dédié de l’initiative : securitytxt.org.

/ads.txt

Pour les sites qui diffusent de la publicité, il peut être nécessaire de spécifier quels annonceurs sont vos partenaires. Il y a un fichier pour ça : /ads.txt. Il s’agit simplement de la liste des annonceurs présents sur votre site et ce qu’ils y font (vente directe, annonces, etc.). Le standard a été établi pour des questions de sécurité et de lutte contre la fraude dans le domaine de la publicité en ligne.

En soit, le visiteur lambda s’en fiche, mais les annonceurs disposent d’outils pour analyser le fichier /ads.txt :

/ads.txt

La syntaxe et le projet sont décrites là : IAB Tech Labads.txt Specification Version 1.0.2.

Pour ma part, mes sites ne diffusent pas de publicité via des annonceurs. Seuls quelques liens sur mes blogs sont effectivement des liens affiliés (Amazon, ou eBay, ainsi que le lien vers mon hébergeur, dans le pied de page), mais cela reste de simples liens qui n’ont aucune possibilité d’afficher quoi que ce soit ici.

Mon fichier /ads.txt est donc vide.

Des fichiers que je recommande

Ces fichiers là ne sont pas forcément standard, néanmoins je conseille de les avoir.

Votre clé Publique GPG

Pour ceux qui utilisent GPG pour chiffrer les e-mails, vous devriez mettre votre clé Publique GPG sur votre site, en particulier si vous utilisez une adresse e-mail sur votre propre domaine.
Je propose l’un des deux formats suivants :

/pubkey.txt
/pubkey.asc

Je propose de le mettre à la racine du site car c’est là qu’un utilisateur peut commencer à chercher et surtout de le mettre dans un format texte, en ascii.

Vous pouvez également utiliser le fichier humans.txt pour y spécifier votre fichier GPG (c’est ce que je fais personnellement).

Des pages courantes

Selon moi, certaines pages devraient se retrouver sur tous les sites personnels : une page « à propos » par exemple, ou une page de contact.
Dans ce cas, vous pouvez configurer votre serveur pour qu’il affiche des pages sur les chemins /contact ou /about

Les fichiers d’erreurs

Quand vos visiteurs tentent d’accéder à une page qui n’existe pas, le site renvoie une erreur : 404 Not Found. Si la page demandée produit une erreur au niveau du serveur, c’est l’erreur 500 Internal Server Error
Il y a toute une liste d’erreurs comme ça. Les serveurs sont configurés pour afficher une page relativement épurée en cas d’erreurs, mais il est possible de la personnaliser.

Ainsi, si un visiteur cherche un fichier inexistant, vous pouvez afficher une page à vous avec un message personnalisé et un lien de retour vers la page d’accueil.

Rien n’est obligatoire ici, mais c’est toujours sympa d’avoir un site personnalisé jusqu’au bout. Mon site, par exemple, dispose d’une page personnalisée pour l’erreur 404.

Il y a juste une chose à avoir en tête : en cas d’erreur, le serveur ne fonctionne plus normalement. Il faut donc faire une page HTML simple et tout mettre dans cette page (y compris les images, les scripts…), si possible en Base64 : comme ça, le serveur (en erreur) n’a que le fichier d’erreur à envoyer et pas de requêtes supplémentaire, qui pourraient produire des erreurs supplémentaires et possiblement tout planter (voir ici pour convertir en Base64).

Pour conclure

En fait, l’idée derrière ce genre de petits fichiers est d’être trouvables facilement, d’avoir un chemin d’accès identique sur tous les sites, et de contenir des informations utiles.

Avoir un nom identique sur tous les sites, par exemple « /humans.txt », permet à quelqu’un de commencer à chercher même s’il ne sait pas que le fichier est là. Il cherche, mais si le fichier est là, il trouve, c’est tout bénéfique. Un peu comme une page « à propos », ou une page de contact.

";s:7:"content";s:12822:"

En plus des traditionnels « favicon.png » ou « robots.txt », qu’on doit mettre à la racine de son site, il y a une ribambelle d’autres fichiers qu’il est possible (parfois recommandés, même) d’avoir sur son site.

En voici une petite liste.

Commençons par les fichiers très connus et très utilisés. Vous trouverez beaucoup de ressources à leur propos.

La favicon

Pour que votre site affiche une icône sur toutes les pages, le minimum est de mettre un fichier favicon à la racine de votre site :

/favicon.ico

Le format est spécifique, mais généralement, utiliser un fichier BMP renommé en .ICO fonctionne très bien. La favicon est traditionnellement carrée et de taille 16x16, 32x32 ou 48x48.
Une seule favicon à la racine de votre site suffit pour toutes les pages de votre site, quelque soit leur arborescence (sous-dossiers, etc.). Les navigateurs viendront automatiquement la chercher.

Vous avez la possibilité (en plus du fichier favicon.ico à la racine du site) de spécifier une autre icône dans le code source HTML, grâce à une balise <meta>. Dans ce cas, le format de fichier peut être PNG, SVG ou ce que vous voulez.

De plus, vous pouvez aussi pointer le chemin vers un autre chemin, comme un dossier spécial pour toutes les autres icônes.

Les autres icônes

Chrome, Safari, Edge, Windows 10, Android ou Mac OS peuvent parfois avoir besoin d’une icône spécifique.

Voici quelques exemples :

Il y en a tout un tas, et à chaque fois les formats et les dimensions varient (il n’y a pas encore de standard bien défini pour ça).

Chrome et Windows 10 utilisent aussi des fichiers .manifest en XML pour avoir d’autres informations sur le raccourcis que vous cherchez à faire : nom du raccourcis, couleur principale, quel application doit l’ouvrir, etc.

Créer toutes es icônes à la main est fastidieux. Aussi, le mieux est d’utiliser le site Real Favicon Generator pour cela. Vous lui donnez une seule icône (en PNG ou SVG) et il va vous donner un ZIP avec tous les fichiers. C’est très pratique.

robots.txt

Pour les moteurs de recherche, il faut spécifier un fichier destinés aux ordinateurs robots qui analyse les pages web du monde entier. Ce fichier permet de dire aux moteurs de recherche si oui ou non vous voulez apparaître dans les résultats de recherche. Et si oui, sous quels conditions, quels fichiers, etc.

C’est un petit fichier texte à placer à la racine du site également :

/robots.txt

La syntaxe est décrite ici : robots-txt.com.

Sachez seulement que même si les moteurs de recherche prennent généralement en compte ce fichier, rien ne les y oblige. Je vous conseille donc, si vous ne voulez absolument pas que vos fichiers ne se retrouvent en ligne, de ne pas les publier ou bien d’en protéger l’accès. C’est à vous, le détenteur d’un site, de faire en sorte que vos fichiers soient protégés.

/humans.txt

Si robots.txt est destiné aux robots, le fichier humans.txt est destiné aux… humains !
Rares sont les sites qui le mettent, mais il permet de donner un peu d’information supplémentaire sur le site ou l’auteur.

Là aussi, c’est à la racine qu’il faut le mettre :

/humans.txt

Il n’y a pas vraiment de syntaxe standard : le fichier humans.txt est fait pour des humains et par des humains.

Une idée de syntaxe est proposé sur le site humanstxt.org, mais vous pouvez y mettre tout ce que vous jugerez utile à transmettre aux visiteurs curieux sur votre site.

Mes site disposent de ce fichier aussi. N’hésitez pas à y jeter un œil.

Un sitemap

Ce fichier est une carte de votre site : il contient les différents liens des pages de votre site. À nouveau, il est à la racine de votre site site :

/sitemap.xml

L’idée est là aussi que les moteurs de recherche découvrent ce fichier et voient toutes les pages de votre site d’un seul coup.

Google ou Bing proposent des outils pour leur soumettre vos sitemap (DDG et Qwant n’ont pas d’outils dédiés) : ça leur permet d’enregistrer votre site dans leurs indexes et de savoir par où commencer.

La syntaxe est spécifique et bien décrite sur Wikipedia.

Un fichier manifeste

/manifest.xml

Il n’est pas obligé de le mettre à la racine du site, car il est lié dans une balise méta dans la page, vous pouvez donc le mettre où vous voulez tant que vous liez son chemin dans la balise méta.

Il s’agit d’un fichier qui contient quelques informations supplémentaires pour le navigateur, en particulier mobile : quand vous faites un raccourcis sur votre bureau Android, ce fichier peut être appelé. Par exemple, il permet d’afficher le site avec ou sans la barre de tâches Android, ou même avec ou sans les boutons du navigateur, avec ou sans une icône spécifique, faisant apparaître votre page web comme une application native.

C’est le début de l’intégration d’une application-web progressive (PWA). Ici l’app aura toujours besoin d’une connexion internet pour fonctionner, mais l’affichage se fera en (quasi-)plein-écran sur mobile, sans la barre d’adresse et l’interface du navigateur.

Voir là : Progressive Web App (PWA) — Le fichier Web App Manifest

Un fichier openSearch.xml

Idem : vous pouvez le mettre où vous voulez tant que vous liez son chemin dans la balise méta.

Vous avez déjà vu un site qui propose d’installer un moteur de recherche ? Et ben vous pouvez faire ça également. Notez que cette implémentation est passive : c’est le navigateur qui proposera d’installer le moteur de recherche lorsqu’il le détecte sur votre site, un peu comme quand un site propose un flux RSS et que votre navigateur vous en propose l’abonnement via l’affichage d’une petite icône.

Cela peut être un petit plus pour votre site et c’est très simple à mettre en plus : une simple balise meta et un tout petit fichier XML statique à la base du site. C’est tout. Cela suffit pour que votre site propose un moteur de recherche :

/opensearch.xml

Les explications se trouvent sur Alsacréations. Essayez de regarder dans les options de mon site, par exemple :).

À noter que ceci ne fonctionne que si votre site est doté d’une fonction de recherche (ce que font les moteurs de blog, généralement). On pourrait l’adapter pour qu’il renvoie sur un moteur de recherche existant comme Google ou DDG, avec le paramètre « site: » dans la requête.

Une page security.txt

Il s’agit d’une page indiquant à quelqu’un qui découvre une faille dans votre site comment vous en faire part.
En pratique, il faut utiliser le répertoire .well-known et y mettre le fichier :

/.well-known/security.txt

La syntaxe est décrite sur le site dédié de l’initiative : securitytxt.org.

/ads.txt

Pour les sites qui diffusent de la publicité, il peut être nécessaire de spécifier quels annonceurs sont vos partenaires. Il y a un fichier pour ça : /ads.txt. Il s’agit simplement de la liste des annonceurs présents sur votre site et ce qu’ils y font (vente directe, annonces, etc.). Le standard a été établi pour des questions de sécurité et de lutte contre la fraude dans le domaine de la publicité en ligne.

En soit, le visiteur lambda s’en fiche, mais les annonceurs disposent d’outils pour analyser le fichier /ads.txt :

/ads.txt

La syntaxe et le projet sont décrites là : IAB Tech Labads.txt Specification Version 1.0.2.

Pour ma part, mes sites ne diffusent pas de publicité via des annonceurs. Seuls quelques liens sur mes blogs sont effectivement des liens affiliés (Amazon, ou eBay, ainsi que le lien vers mon hébergeur, dans le pied de page), mais cela reste de simples liens qui n’ont aucune possibilité d’afficher quoi que ce soit ici.

Mon fichier /ads.txt est donc vide.

Des fichiers que je recommande

Ces fichiers là ne sont pas forcément standard, néanmoins je conseille de les avoir.

Votre clé Publique GPG

Pour ceux qui utilisent GPG pour chiffrer les e-mails, vous devriez mettre votre clé Publique GPG sur votre site, en particulier si vous utilisez une adresse e-mail sur votre propre domaine.
Je propose l’un des deux formats suivants :

/pubkey.txt
/pubkey.asc

Je propose de le mettre à la racine du site car c’est là qu’un utilisateur peut commencer à chercher et surtout de le mettre dans un format texte, en ascii.

Vous pouvez également utiliser le fichier humans.txt pour y spécifier votre fichier GPG (c’est ce que je fais personnellement).

Des pages courantes

Selon moi, certaines pages devraient se retrouver sur tous les sites personnels : une page « à propos » par exemple, ou une page de contact.
Dans ce cas, vous pouvez configurer votre serveur pour qu’il affiche des pages sur les chemins /contact ou /about

Les fichiers d’erreurs

Quand vos visiteurs tentent d’accéder à une page qui n’existe pas, le site renvoie une erreur : 404 Not Found. Si la page demandée produit une erreur au niveau du serveur, c’est l’erreur 500 Internal Server Error
Il y a toute une liste d’erreurs comme ça. Les serveurs sont configurés pour afficher une page relativement épurée en cas d’erreurs, mais il est possible de la personnaliser.

Ainsi, si un visiteur cherche un fichier inexistant, vous pouvez afficher une page à vous avec un message personnalisé et un lien de retour vers la page d’accueil.

Rien n’est obligatoire ici, mais c’est toujours sympa d’avoir un site personnalisé jusqu’au bout. Mon site, par exemple, dispose d’une page personnalisée pour l’erreur 404.

Il y a juste une chose à avoir en tête : en cas d’erreur, le serveur ne fonctionne plus normalement. Il faut donc faire une page HTML simple et tout mettre dans cette page (y compris les images, les scripts…), si possible en Base64 : comme ça, le serveur (en erreur) n’a que le fichier d’erreur à envoyer et pas de requêtes supplémentaire, qui pourraient produire des erreurs supplémentaires et possiblement tout planter (voir ici pour convertir en Base64).

Pour conclure

En fait, l’idée derrière ce genre de petits fichiers est d’être trouvables facilement, d’avoir un chemin d’accès identique sur tous les sites, et de contenir des informations utiles.

Avoir un nom identique sur tous les sites, par exemple « /humans.txt », permet à quelqu’un de commencer à chercher même s’il ne sait pas que le fichier est là. Il cherche, mais si le fichier est là, il trouve, c’est tout bénéfique. Un peu comme une page « à propos », ou une page de contact.

";s:7:"dateiso";s:15:"20210329_175629";}s:15:"20210324_195548";a:7:{s:5:"title";s:22:"Dégager RMS ? Mouais";s:4:"link";s:72:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2021/03/24/18/55/48-degager-rms-mouais";s:4:"guid";s:22:"20210324185548-article";s:7:"pubDate";s:31:"Wed, 24 Mar 2021 18:55:48 +0000";s:11:"description";s:4222:"

Voir :

Je sais pas trop où me placer pour le coup.

Si les faits sont avérés, il doit être jugé pour ça. Il n’y a aucun doute à avoir sur ça.

Après, le dégager de la FSF pour ça ? Sérieusement ?

Même si je n’aime pas trop le personnage, je pense que niveau Librisme, c’est quand-même le type le plus compétent de la Terre : il a inventé et lancé le mouvement, en fait.
Il mérite, lui et son travail, un grand respect pour ça. Et je dis bien pour ça. Le reste n’entre pas en considération au niveau du Libre et je ne vois pas pourquoi ça devrait.

Car balancer par la fenêtre absolument tout ce qu’il a fait et accompli pour une facette sombre de sa personne, c’est abusif.

Comme j’ai dit : ses faits de harcèlement doivent être punis. Mais une fois la peine purgée, on doit pouvoir avoir son compteur remis à zéro. C’est le principe de base d’un système judiciaire : tu fais une faute, tu la répares et te rachète. Ensuite t’es quitte et c’est censé d’apprendre à ne plus recommencer.

Y a un tas d’autres exemples, de gens qui étaient juste des ordures sur certains plans, mais dont le travail est bénéficiaire à tous.

Ça n’enlève rien à ce qu’ils ont fait, et personne ne viendrait discréditer leurs travaux ou la paternité de celles-ci pour ça.

Bref, ça rejoint assez bien la question de la séparation de l’œuvre de son auteur :

Et si je vous disais qu’il n’est pas nécessaire d’aimer une personne pour apprécier ce qu’elle fait ?
Et si je vous disais qu’il est possible d’apprécier l’œuvre, sa forme ou son style, tout en n’étant pas d’accord avec l’ensemble de son contenu, son fond, son auteur ?
Et si je disais que l’on n’est pas obligé d’être d’accord avec 100 % de ce que dit ou fait une personne, mais seulement une partie ?
Et si je vous disais qu’on peut respecter quelqu’un tout en n’étant pas forcément d’accord avec tout ?

Bref, tout comme je regarde les idées et pas forcément les gens, je serais plutôt de nature à juger des actes plutôt que des personnes et toute leur vie d’un seul bloc.

Aussi, je comprends bien qu’on ne veuille pas aider à donner de la visibilité à quelqu’un qui se comporte comme un connard, autant on peut respecter son travail. Je pense que toute cette « cancel-culture » (virtuellement « tuer » quelqu’un par un jugement populaire) s’inscrit dans une logique plus générale où les comportements déplacés, les harcèlements, ou les viols ne sont pas pris au sérieux par la justice, les forces de l’ordre, et la société dans son ensemble en fait. Du coup, il reste seulement la vengeance populaire en ligne.

Tout ça c’est un problème, c’est sûr.
Mais s’attaquer à gens un par un de cette façon… je ne vois pas en quoi ça le résout.

Parce que si on suit cette logique, si l’on n’aimes pas RMS pour son côté machiste, et que l’on le rejette dans son ensemble, j’ai envie de dire : arrêtez tout de suite d’utiliser tous les logiciels libres dont il a écrit la licence ou le code source (et ça en fait un sacré paquet). Dans ce cas oui, je comprendrais la logique de la démarche : même si je ne la partagerai pas, ça serait logique et intègre.
Car utiliser ses outils tout en lui crachant dessus, ça ne serait ni plus ni moins que de l’hypocrisie.

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Voir :

Je sais pas trop où me placer pour le coup.

Si les faits sont avérés, il doit être jugé pour ça. Il n’y a aucun doute à avoir sur ça.

Après, le dégager de la FSF pour ça ? Sérieusement ?

Même si je n’aime pas trop le personnage, je pense que niveau Librisme, c’est quand-même le type le plus compétent de la Terre : il a inventé et lancé le mouvement, en fait.
Il mérite, lui et son travail, un grand respect pour ça. Et je dis bien pour ça. Le reste n’entre pas en considération au niveau du Libre et je ne vois pas pourquoi ça devrait.

Car balancer par la fenêtre absolument tout ce qu’il a fait et accompli pour une facette sombre de sa personne, c’est abusif.

Comme j’ai dit : ses faits de harcèlement doivent être punis. Mais une fois la peine purgée, on doit pouvoir avoir son compteur remis à zéro. C’est le principe de base d’un système judiciaire : tu fais une faute, tu la répares et te rachète. Ensuite t’es quitte et c’est censé d’apprendre à ne plus recommencer.

Y a un tas d’autres exemples, de gens qui étaient juste des ordures sur certains plans, mais dont le travail est bénéficiaire à tous.

Ça n’enlève rien à ce qu’ils ont fait, et personne ne viendrait discréditer leurs travaux ou la paternité de celles-ci pour ça.

Bref, ça rejoint assez bien la question de la séparation de l’œuvre de son auteur :

Et si je vous disais qu’il n’est pas nécessaire d’aimer une personne pour apprécier ce qu’elle fait ?
Et si je vous disais qu’il est possible d’apprécier l’œuvre, sa forme ou son style, tout en n’étant pas d’accord avec l’ensemble de son contenu, son fond, son auteur ?
Et si je disais que l’on n’est pas obligé d’être d’accord avec 100 % de ce que dit ou fait une personne, mais seulement une partie ?
Et si je vous disais qu’on peut respecter quelqu’un tout en n’étant pas forcément d’accord avec tout ?

Bref, tout comme je regarde les idées et pas forcément les gens, je serais plutôt de nature à juger des actes plutôt que des personnes et toute leur vie d’un seul bloc.

Aussi, je comprends bien qu’on ne veuille pas aider à donner de la visibilité à quelqu’un qui se comporte comme un connard, autant on peut respecter son travail. Je pense que toute cette « cancel-culture » (virtuellement « tuer » quelqu’un par un jugement populaire) s’inscrit dans une logique plus générale où les comportements déplacés, les harcèlements, ou les viols ne sont pas pris au sérieux par la justice, les forces de l’ordre, et la société dans son ensemble en fait. Du coup, il reste seulement la vengeance populaire en ligne.

Tout ça c’est un problème, c’est sûr.
Mais s’attaquer à gens un par un de cette façon… je ne vois pas en quoi ça le résout.

Parce que si on suit cette logique, si l’on n’aimes pas RMS pour son côté machiste, et que l’on le rejette dans son ensemble, j’ai envie de dire : arrêtez tout de suite d’utiliser tous les logiciels libres dont il a écrit la licence ou le code source (et ça en fait un sacré paquet). Dans ce cas oui, je comprendrais la logique de la démarche : même si je ne la partagerai pas, ça serait logique et intègre.
Car utiliser ses outils tout en lui crachant dessus, ça ne serait ni plus ni moins que de l’hypocrisie.

";s:7:"dateiso";s:15:"20210324_195548";}s:15:"20210324_185548";a:7:{s:5:"title";s:22:"Dégager RMS ? Mouais";s:4:"link";s:72:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2021/03/24/18/55/48-degager-rms-mouais";s:4:"guid";s:22:"20210324185548-article";s:7:"pubDate";s:31:"Wed, 24 Mar 2021 18:55:48 +0100";s:11:"description";s:4222:"

Voir :

Je sais pas trop où me placer pour le coup.

Si les faits sont avérés, il doit être jugé pour ça. Il n’y a aucun doute à avoir sur ça.

Après, le dégager de la FSF pour ça ? Sérieusement ?

Même si je n’aime pas trop le personnage, je pense que niveau Librisme, c’est quand-même le type le plus compétent de la Terre : il a inventé et lancé le mouvement, en fait.
Il mérite, lui et son travail, un grand respect pour ça. Et je dis bien pour ça. Le reste n’entre pas en considération au niveau du Libre et je ne vois pas pourquoi ça devrait.

Car balancer par la fenêtre absolument tout ce qu’il a fait et accompli pour une facette sombre de sa personne, c’est abusif.

Comme j’ai dit : ses faits de harcèlement doivent être punis. Mais une fois la peine purgée, on doit pouvoir avoir son compteur remis à zéro. C’est le principe de base d’un système judiciaire : tu fais une faute, tu la répares et te rachète. Ensuite t’es quitte et c’est censé d’apprendre à ne plus recommencer.

Y a un tas d’autres exemples, de gens qui étaient juste des ordures sur certains plans, mais dont le travail est bénéficiaire à tous.

Ça n’enlève rien à ce qu’ils ont fait, et personne ne viendrait discréditer leurs travaux ou la paternité de celles-ci pour ça.

Bref, ça rejoint assez bien la question de la séparation de l’œuvre de son auteur :

Et si je vous disais qu’il n’est pas nécessaire d’aimer une personne pour apprécier ce qu’elle fait ?
Et si je vous disais qu’il est possible d’apprécier l’œuvre, sa forme ou son style, tout en n’étant pas d’accord avec l’ensemble de son contenu, son fond, son auteur ?
Et si je disais que l’on n’est pas obligé d’être d’accord avec 100 % de ce que dit ou fait une personne, mais seulement une partie ?
Et si je vous disais qu’on peut respecter quelqu’un tout en n’étant pas forcément d’accord avec tout ?

Bref, tout comme je regarde les idées et pas forcément les gens, je serais plutôt de nature à juger des actes plutôt que des personnes et toute leur vie d’un seul bloc.

Aussi, je comprends bien qu’on ne veuille pas aider à donner de la visibilité à quelqu’un qui se comporte comme un connard, autant on peut respecter son travail. Je pense que toute cette « cancel-culture » (virtuellement « tuer » quelqu’un par un jugement populaire) s’inscrit dans une logique plus générale où les comportements déplacés, les harcèlements, ou les viols ne sont pas pris au sérieux par la justice, les forces de l’ordre, et la société dans son ensemble en fait. Du coup, il reste seulement la vengeance populaire en ligne.

Tout ça c’est un problème, c’est sûr.
Mais s’attaquer à gens un par un de cette façon… je ne vois pas en quoi ça le résout.

Parce que si on suit cette logique, si l’on n’aimes pas RMS pour son côté machiste, et que l’on le rejette dans son ensemble, j’ai envie de dire : arrêtez tout de suite d’utiliser tous les logiciels libres dont il a écrit la licence ou le code source (et ça en fait un sacré paquet). Dans ce cas oui, je comprendrais la logique de la démarche : même si je ne la partagerai pas, ça serait logique et intègre.
Car utiliser ses outils tout en lui crachant dessus, ça ne serait ni plus ni moins que de l’hypocrisie.

";s:7:"content";s:4222:"

Voir :

Je sais pas trop où me placer pour le coup.

Si les faits sont avérés, il doit être jugé pour ça. Il n’y a aucun doute à avoir sur ça.

Après, le dégager de la FSF pour ça ? Sérieusement ?

Même si je n’aime pas trop le personnage, je pense que niveau Librisme, c’est quand-même le type le plus compétent de la Terre : il a inventé et lancé le mouvement, en fait.
Il mérite, lui et son travail, un grand respect pour ça. Et je dis bien pour ça. Le reste n’entre pas en considération au niveau du Libre et je ne vois pas pourquoi ça devrait.

Car balancer par la fenêtre absolument tout ce qu’il a fait et accompli pour une facette sombre de sa personne, c’est abusif.

Comme j’ai dit : ses faits de harcèlement doivent être punis. Mais une fois la peine purgée, on doit pouvoir avoir son compteur remis à zéro. C’est le principe de base d’un système judiciaire : tu fais une faute, tu la répares et te rachète. Ensuite t’es quitte et c’est censé d’apprendre à ne plus recommencer.

Y a un tas d’autres exemples, de gens qui étaient juste des ordures sur certains plans, mais dont le travail est bénéficiaire à tous.

Ça n’enlève rien à ce qu’ils ont fait, et personne ne viendrait discréditer leurs travaux ou la paternité de celles-ci pour ça.

Bref, ça rejoint assez bien la question de la séparation de l’œuvre de son auteur :

Et si je vous disais qu’il n’est pas nécessaire d’aimer une personne pour apprécier ce qu’elle fait ?
Et si je vous disais qu’il est possible d’apprécier l’œuvre, sa forme ou son style, tout en n’étant pas d’accord avec l’ensemble de son contenu, son fond, son auteur ?
Et si je disais que l’on n’est pas obligé d’être d’accord avec 100 % de ce que dit ou fait une personne, mais seulement une partie ?
Et si je vous disais qu’on peut respecter quelqu’un tout en n’étant pas forcément d’accord avec tout ?

Bref, tout comme je regarde les idées et pas forcément les gens, je serais plutôt de nature à juger des actes plutôt que des personnes et toute leur vie d’un seul bloc.

Aussi, je comprends bien qu’on ne veuille pas aider à donner de la visibilité à quelqu’un qui se comporte comme un connard, autant on peut respecter son travail. Je pense que toute cette « cancel-culture » (virtuellement « tuer » quelqu’un par un jugement populaire) s’inscrit dans une logique plus générale où les comportements déplacés, les harcèlements, ou les viols ne sont pas pris au sérieux par la justice, les forces de l’ordre, et la société dans son ensemble en fait. Du coup, il reste seulement la vengeance populaire en ligne.

Tout ça c’est un problème, c’est sûr.
Mais s’attaquer à gens un par un de cette façon… je ne vois pas en quoi ça le résout.

Parce que si on suit cette logique, si l’on n’aimes pas RMS pour son côté machiste, et que l’on le rejette dans son ensemble, j’ai envie de dire : arrêtez tout de suite d’utiliser tous les logiciels libres dont il a écrit la licence ou le code source (et ça en fait un sacré paquet). Dans ce cas oui, je comprendrais la logique de la démarche : même si je ne la partagerai pas, ça serait logique et intègre.
Car utiliser ses outils tout en lui crachant dessus, ça ne serait ni plus ni moins que de l’hypocrisie.

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Voir :

Je sais pas trop où me placer pour le coup.

Si les faits sont avérés, il doit être jugé pour ça. Il n’y a aucun doute à avoir sur ça.

Après, le dégager de la FSF pour ça ? Sérieusement ?

Même si je n’aime pas trop le personnage, je pense que niveau Librisme, c’est quand-même le type le plus compétent de la Terre : il a inventé et lancé le mouvement, en fait.
Il mérite, lui et son travail, un grand respect pour ça. Et je dis bien pour ça. Le reste n’entre pas en considération au niveau du Libre et je ne vois pas pourquoi ça devrait.

Car balancer par la fenêtre absolument tout ce qu’il a fait et accompli pour une facette sombre de sa personne, c’est abusif.

Comme j’ai dit : ses faits de harcèlement doivent être punis. Mais une fois la peine purgée, on doit pouvoir avoir son compteur remis à zéro. C’est le principe de base d’un système judiciaire : tu fais une faute, tu la répares et te rachète. Ensuite t’es quitte et c’est censé d’apprendre à ne plus recommencer.

Y a un tas d’autres exemples, de gens qui étaient juste des ordures sur certains plans, mais dont le travail est bénéficiaire à tous.

Ça n’enlève rien à ce qu’ils ont fait, et personne ne viendrait discréditer leurs travaux ou la paternité de celles-ci pour ça.

Bref, ça rejoint assez bien la question de la séparation de l’œuvre de son auteur :

Et si je vous disais qu’il n’est pas nécessaire d’aimer une personne pour apprécier ce qu’elle fait ?
Et si je vous disais qu’il est possible d’apprécier l’œuvre, sa forme ou son style, tout en n’étant pas d’accord avec l’ensemble de son contenu, son fond, son auteur ?
Et si je disais que l’on n’est pas obligé d’être d’accord avec 100 % de ce que dit ou fait une personne, mais seulement une partie ?
Et si je vous disais qu’on peut respecter quelqu’un tout en n’étant pas forcément d’accord avec tout ?

Bref, tout comme je regarde les idées et pas forcément les gens, je serais plutôt de nature à juger des actes plutôt que des personnes et toute leur vie d’un seul bloc.

Aussi, je comprends bien qu’on ne veuille pas aider à donner de la visibilité à quelqu’un qui se comporte comme un connard, autant on peut respecter son travail. Je pense que toute cette « cancel-culture » (virtuellement « tuer » quelqu’un par un jugement populaire) s’inscrit dans une logique plus générale où les comportements déplacés, les harcèlements, ou les viols ne sont pas pris au sérieux par la justice, les forces de l’ordre, et la société dans son ensemble en fait. Du coup, il reste seulement la vengeance populaire en ligne.

Tout ça c’est un problème, c’est sûr.
Mais s’attaquer à gens un par un de cette façon… je ne vois pas en quoi ça le résout.

Parce que si on suit cette logique, si l’on n’aimes pas RMS pour son côté machiste, et que l’on le rejette dans son ensemble, j’ai envie de dire : arrêtez tout de suite d’utiliser tous les logiciels libres dont il a écrit la licence ou le code source (et ça en fait un sacré paquet). Dans ce cas oui, je comprendrais la logique de la démarche : même si je ne la partagerai pas, ça serait logique et intègre.
Car utiliser ses outils tout en lui crachant dessus, ça ne serait ni plus ni moins que de l’hypocrisie.

";s:7:"content";s:4222:"

Voir :

Je sais pas trop où me placer pour le coup.

Si les faits sont avérés, il doit être jugé pour ça. Il n’y a aucun doute à avoir sur ça.

Après, le dégager de la FSF pour ça ? Sérieusement ?

Même si je n’aime pas trop le personnage, je pense que niveau Librisme, c’est quand-même le type le plus compétent de la Terre : il a inventé et lancé le mouvement, en fait.
Il mérite, lui et son travail, un grand respect pour ça. Et je dis bien pour ça. Le reste n’entre pas en considération au niveau du Libre et je ne vois pas pourquoi ça devrait.

Car balancer par la fenêtre absolument tout ce qu’il a fait et accompli pour une facette sombre de sa personne, c’est abusif.

Comme j’ai dit : ses faits de harcèlement doivent être punis. Mais une fois la peine purgée, on doit pouvoir avoir son compteur remis à zéro. C’est le principe de base d’un système judiciaire : tu fais une faute, tu la répares et te rachète. Ensuite t’es quitte et c’est censé d’apprendre à ne plus recommencer.

Y a un tas d’autres exemples, de gens qui étaient juste des ordures sur certains plans, mais dont le travail est bénéficiaire à tous.

Ça n’enlève rien à ce qu’ils ont fait, et personne ne viendrait discréditer leurs travaux ou la paternité de celles-ci pour ça.

Bref, ça rejoint assez bien la question de la séparation de l’œuvre de son auteur :

Et si je vous disais qu’il n’est pas nécessaire d’aimer une personne pour apprécier ce qu’elle fait ?
Et si je vous disais qu’il est possible d’apprécier l’œuvre, sa forme ou son style, tout en n’étant pas d’accord avec l’ensemble de son contenu, son fond, son auteur ?
Et si je disais que l’on n’est pas obligé d’être d’accord avec 100 % de ce que dit ou fait une personne, mais seulement une partie ?
Et si je vous disais qu’on peut respecter quelqu’un tout en n’étant pas forcément d’accord avec tout ?

Bref, tout comme je regarde les idées et pas forcément les gens, je serais plutôt de nature à juger des actes plutôt que des personnes et toute leur vie d’un seul bloc.

Aussi, je comprends bien qu’on ne veuille pas aider à donner de la visibilité à quelqu’un qui se comporte comme un connard, autant on peut respecter son travail. Je pense que toute cette « cancel-culture » (virtuellement « tuer » quelqu’un par un jugement populaire) s’inscrit dans une logique plus générale où les comportements déplacés, les harcèlements, ou les viols ne sont pas pris au sérieux par la justice, les forces de l’ordre, et la société dans son ensemble en fait. Du coup, il reste seulement la vengeance populaire en ligne.

Tout ça c’est un problème, c’est sûr.
Mais s’attaquer à gens un par un de cette façon… je ne vois pas en quoi ça le résout.

Parce que si on suit cette logique, si l’on n’aimes pas RMS pour son côté machiste, et que l’on le rejette dans son ensemble, j’ai envie de dire : arrêtez tout de suite d’utiliser tous les logiciels libres dont il a écrit la licence ou le code source (et ça en fait un sacré paquet). Dans ce cas oui, je comprendrais la logique de la démarche : même si je ne la partagerai pas, ça serait logique et intègre.
Car utiliser ses outils tout en lui crachant dessus, ça ne serait ni plus ni moins que de l’hypocrisie.

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Lire :

Déjà :

Et si un jour les données collectées par le Linky étaient utilisées pour faire sauter vos allocations ?

Je corrige :

*Quand.
*Quand les données collectées par le Linky étaient utilisées pour faire sauter vos allocations

Car si c’est possible techniquement, ça sera fait.

Et ça sera fait : certains y ont déjà songé, en France, de surveiller les données du Linky pour choper ceux qui fraudaient le confinement l’an dernier

Après on bien-sûr, j’entends déjà :

Pour le premier point, je ne puis pas dire le contraire. Je peux juste dire que ça ne nous a pas été vendu ainsi, déjà. Et ensuite, quand on [nous, qui « vous l’avions bien dit »] l’avions dit, le gouvernement et tout le monde nous a bien dit « meeeuuuh non »… alors qu’au final « ben siiiii », ce que perso j’appelle un mensonge.

Après on peut toujours dire que la fraude sociale des pauvres est une goutte à côté de la fraude fiscale des riches (on parle d’un facteur 200, à la louche), mais oui, je sais, ça ne l’excuse pas.

Ce que je veux dire, c’est que n’importe quelle méthode n’est pas justifiée pour autant. Par exemple, on ne va cramer une maison parce qu’il y a un voleur à l’intérieur : ce ne sont pas des méthodes dignes d’un pays civilisé.

Toutes les méthodes ne sont pas justifiables, même pour la poursuite d’une cause qui, elle, est justifiée.

Et puis une autre chose : normalement, quand on traque quelqu’un parce qu’il a commis un méfait, on fait l’enquête après le méfait, c’est-à-dire après une plainte d’une victime.

On ne va pas enquêter sur des innocents pour la simple raison que, quelqu’un, dans le lot, a peut-être pu commettre un méfait dont on serait passé à côté. C’est la présomption d’innocence, tout simplement : « quiconque est accusé d’un méfait demeure innocent [et donc libre] jusqu’à ce qu’il n’ait été prouvé coupable ».
La seule chose qui peut arriver, c’est qu’un coupable s’en tire malgré tout.

Ici, on fait quoi avec le Linky ?
On capte les données de tout le monde, on analyse tout ça et on regarde qui parmi tous a commis un méfait. On enquête sur tout le monde, partout, tout le temps : tout le monde est sous enquête, comme s’il était coupable, et on blanchit au cas par cas. C’est de la présomption de culpabilité.

Le risque ? Qu’un innocent finisse condamné, car — bien qu’innocent — sa consommation de courant ne soit pas représentative de la norme, et du coup il se fait flasher par l’algo qui lui coupe ses revenus.

Et ça c’est TRÈS grave.

Il vaut toujours mieux d’avoir un coupable en liberté qu’un innocent en prison.

Sans compter que dans la pratique, on balance toutes les données à des algo dénués d’intelligence humaine et de discernement, qui va couper à tout-va. Déjà qu’au niveau des allocs (dont Pôle Emploi), les employés sont encouragés à couper les droits à un max de monde pour le moindre prétexte…

Malheureusement, encore, et on l’a vu avec Snowden il y a déjà bientôt 10 ans, c’est vers ça qu’on se dirige : on flique tout le monde, on cherche ce qui semble louche et on tire dessus avant de poser les questions.

Donc non : même si choper les fraudeurs, c’est pas mal (au contraire), juste parce que ce sont des fraudeurs ne justifie pas l’emploi de moyens dignes de dictatures. Il y a des principes à respecter.

Et pour le second point, celui où je serais pro-fraude, voire — à en croire certains commentaires [non publiés] que j’ai reçu — j’en serais moi-même un : je dirais simplement que juste parce que je ne suis pas pour l’emploi de tous les moyens techniques possibles pour arrêter une pratique illégale, ne signifie pas que je suis pour cette pratique.

Si on va là, alors autant mettre 50 kilos de TNT dans chaque voiture, et qui exploserait la voiture si elle dépasse les limites de vitesse.

Car, au risque d’en surprendre beaucoup : il n’est pas justifié d’exploser une bagnole juste pour ça. Il n’y a pas besoin de réfléchir bien longtemps pour comprendre que dans de rares occasions, même si c’est illégal et donc répréhensible, rouler trop vite se défend (rassurez-vous : je sais très bien que dans 99,99 % des cas, ils ne se défendent pas).
C’est encore pour ça que toute amende automatique est contestable et que, si besoin, que ça puisse finir devant un juge pour s’expliquer. Au jury ensuite de décider si l’infraction est justifiée (extrême et impérieuse nécessité, par exemple), ou ne l’est pas. Par ailleurs, c’est aussi pour ça qu’on a encore des tribunaux présidés par des humains, et pas juste un tableau dans lequel on regarde bêtement pour savoir à quelle infraction correspond quelle peine.

Un exemple : on a déjà vu des voitures bloqués à haute vitesse par le régulateur, voire qui accélèrent toutes seules. C’est extrêmement rare, oui, mais pas impossible.


Aussi, et je le dis amicalement : dire que quelqu’un est un fraudeur (alors que c’est faux), ou qu’il encourage la fraude, c’est en soi de la diffamation, voire de la dénonciation calomnieuse si la déclaration est faire à un agent de police lors d’une plainte ou d’une enquête par exemple.
Juste saying.

";s:7:"content";s:6527:"

Lire :

Déjà :

Et si un jour les données collectées par le Linky étaient utilisées pour faire sauter vos allocations ?

Je corrige :

*Quand.
*Quand les données collectées par le Linky étaient utilisées pour faire sauter vos allocations

Car si c’est possible techniquement, ça sera fait.

Et ça sera fait : certains y ont déjà songé, en France, de surveiller les données du Linky pour choper ceux qui fraudaient le confinement l’an dernier

Après on bien-sûr, j’entends déjà :

Pour le premier point, je ne puis pas dire le contraire. Je peux juste dire que ça ne nous a pas été vendu ainsi, déjà. Et ensuite, quand on [nous, qui « vous l’avions bien dit »] l’avions dit, le gouvernement et tout le monde nous a bien dit « meeeuuuh non »… alors qu’au final « ben siiiii », ce que perso j’appelle un mensonge.

Après on peut toujours dire que la fraude sociale des pauvres est une goutte à côté de la fraude fiscale des riches (on parle d’un facteur 200, à la louche), mais oui, je sais, ça ne l’excuse pas.

Ce que je veux dire, c’est que n’importe quelle méthode n’est pas justifiée pour autant. Par exemple, on ne va cramer une maison parce qu’il y a un voleur à l’intérieur : ce ne sont pas des méthodes dignes d’un pays civilisé.

Toutes les méthodes ne sont pas justifiables, même pour la poursuite d’une cause qui, elle, est justifiée.

Et puis une autre chose : normalement, quand on traque quelqu’un parce qu’il a commis un méfait, on fait l’enquête après le méfait, c’est-à-dire après une plainte d’une victime.

On ne va pas enquêter sur des innocents pour la simple raison que, quelqu’un, dans le lot, a peut-être pu commettre un méfait dont on serait passé à côté. C’est la présomption d’innocence, tout simplement : « quiconque est accusé d’un méfait demeure innocent [et donc libre] jusqu’à ce qu’il n’ait été prouvé coupable ».
La seule chose qui peut arriver, c’est qu’un coupable s’en tire malgré tout.

Ici, on fait quoi avec le Linky ?
On capte les données de tout le monde, on analyse tout ça et on regarde qui parmi tous a commis un méfait. On enquête sur tout le monde, partout, tout le temps : tout le monde est sous enquête, comme s’il était coupable, et on blanchit au cas par cas. C’est de la présomption de culpabilité.

Le risque ? Qu’un innocent finisse condamné, car — bien qu’innocent — sa consommation de courant ne soit pas représentative de la norme, et du coup il se fait flasher par l’algo qui lui coupe ses revenus.

Et ça c’est TRÈS grave.

Il vaut toujours mieux d’avoir un coupable en liberté qu’un innocent en prison.

Sans compter que dans la pratique, on balance toutes les données à des algo dénués d’intelligence humaine et de discernement, qui va couper à tout-va. Déjà qu’au niveau des allocs (dont Pôle Emploi), les employés sont encouragés à couper les droits à un max de monde pour le moindre prétexte…

Malheureusement, encore, et on l’a vu avec Snowden il y a déjà bientôt 10 ans, c’est vers ça qu’on se dirige : on flique tout le monde, on cherche ce qui semble louche et on tire dessus avant de poser les questions.

Donc non : même si choper les fraudeurs, c’est pas mal (au contraire), juste parce que ce sont des fraudeurs ne justifie pas l’emploi de moyens dignes de dictatures. Il y a des principes à respecter.

Et pour le second point, celui où je serais pro-fraude, voire — à en croire certains commentaires [non publiés] que j’ai reçu — j’en serais moi-même un : je dirais simplement que juste parce que je ne suis pas pour l’emploi de tous les moyens techniques possibles pour arrêter une pratique illégale, ne signifie pas que je suis pour cette pratique.

Si on va là, alors autant mettre 50 kilos de TNT dans chaque voiture, et qui exploserait la voiture si elle dépasse les limites de vitesse.

Car, au risque d’en surprendre beaucoup : il n’est pas justifié d’exploser une bagnole juste pour ça. Il n’y a pas besoin de réfléchir bien longtemps pour comprendre que dans de rares occasions, même si c’est illégal et donc répréhensible, rouler trop vite se défend (rassurez-vous : je sais très bien que dans 99,99 % des cas, ils ne se défendent pas).
C’est encore pour ça que toute amende automatique est contestable et que, si besoin, que ça puisse finir devant un juge pour s’expliquer. Au jury ensuite de décider si l’infraction est justifiée (extrême et impérieuse nécessité, par exemple), ou ne l’est pas. Par ailleurs, c’est aussi pour ça qu’on a encore des tribunaux présidés par des humains, et pas juste un tableau dans lequel on regarde bêtement pour savoir à quelle infraction correspond quelle peine.

Un exemple : on a déjà vu des voitures bloqués à haute vitesse par le régulateur, voire qui accélèrent toutes seules. C’est extrêmement rare, oui, mais pas impossible.


Aussi, et je le dis amicalement : dire que quelqu’un est un fraudeur (alors que c’est faux), ou qu’il encourage la fraude, c’est en soi de la diffamation, voire de la dénonciation calomnieuse si la déclaration est faire à un agent de police lors d’une plainte ou d’une enquête par exemple.
Juste saying.

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Lire :

Déjà :

Et si un jour les données collectées par le Linky étaient utilisées pour faire sauter vos allocations ?

Je corrige :

*Quand.
*Quand les données collectées par le Linky étaient utilisées pour faire sauter vos allocations

Car si c’est possible techniquement, ça sera fait.

Et ça sera fait : certains y ont déjà songé, en France, de surveiller les données du Linky pour choper ceux qui fraudaient le confinement l’an dernier

Après on bien-sûr, j’entends déjà :

Pour le premier point, je ne puis pas dire le contraire. Je peux juste dire que ça ne nous a pas été vendu ainsi, déjà. Et ensuite, quand on [nous, qui « vous l’avions bien dit »] l’avions dit, le gouvernement et tout le monde nous a bien dit « meeeuuuh non »… alors qu’au final « ben siiiii », ce que perso j’appelle un mensonge.

Après on peut toujours dire que la fraude sociale des pauvres est une goutte à côté de la fraude fiscale des riches (on parle d’un facteur 200, à la louche), mais oui, je sais, ça ne l’excuse pas.

Ce que je veux dire, c’est que n’importe quelle méthode n’est pas justifiée pour autant. Par exemple, on ne va cramer une maison parce qu’il y a un voleur à l’intérieur : ce ne sont pas des méthodes dignes d’un pays civilisé.

Toutes les méthodes ne sont pas justifiables, même pour la poursuite d’une cause qui, elle, est justifiée.

Et puis une autre chose : normalement, quand on traque quelqu’un parce qu’il a commis un méfait, on fait l’enquête après le méfait, c’est-à-dire après une plainte d’une victime.

On ne va pas enquêter sur des innocents pour la simple raison que, quelqu’un, dans le lot, a peut-être pu commettre un méfait dont on serait passé à côté. C’est la présomption d’innocence, tout simplement : « quiconque est accusé d’un méfait demeure innocent [et donc libre] jusqu’à ce qu’il n’ait été prouvé coupable ».
La seule chose qui peut arriver, c’est qu’un coupable s’en tire malgré tout.

Ici, on fait quoi avec le Linky ?
On capte les données de tout le monde, on analyse tout ça et on regarde qui parmi tous a commis un méfait. On enquête sur tout le monde, partout, tout le temps : tout le monde est sous enquête, comme s’il était coupable, et on blanchit au cas par cas. C’est de la présomption de culpabilité.

Le risque ? Qu’un innocent finisse condamné, car — bien qu’innocent — sa consommation de courant ne soit pas représentative de la norme, et du coup il se fait flasher par l’algo qui lui coupe ses revenus.

Et ça c’est TRÈS grave.

Il vaut toujours mieux d’avoir un coupable en liberté qu’un innocent en prison.

Sans compter que dans la pratique, on balance toutes les données à des algo dénués d’intelligence humaine et de discernement, qui va couper à tout-va. Déjà qu’au niveau des allocs (dont Pôle Emploi), les employés sont encouragés à couper les droits à un max de monde pour le moindre prétexte…

Malheureusement, encore, et on l’a vu avec Snowden il y a déjà bientôt 10 ans, c’est vers ça qu’on se dirige : on flique tout le monde, on cherche ce qui semble louche et on tire dessus avant de poser les questions.

Donc non : même si choper les fraudeurs, c’est pas mal (au contraire), juste parce que ce sont des fraudeurs ne justifie pas l’emploi de moyens dignes de dictatures. Il y a des principes à respecter.

Et pour le second point, celui où je serais pro-fraude, voire — à en croire certains commentaires [non publiés] que j’ai reçu — j’en serais moi-même un : je dirais simplement que juste parce que je ne suis pas pour l’emploi de tous les moyens techniques possibles pour arrêter une pratique illégale, ne signifie pas que je suis pour cette pratique.

Si on va là, alors autant mettre 50 kilos de TNT dans chaque voiture, et qui exploserait la voiture si elle dépasse les limites de vitesse.

Car, au risque d’en surprendre beaucoup : il n’est pas justifié d’exploser une bagnole juste pour ça. Il n’y a pas besoin de réfléchir bien longtemps pour comprendre que dans de rares occasions, même si c’est illégal et donc répréhensible, rouler trop vite se défend (rassurez-vous : je sais très bien que dans 99,99 % des cas, ils ne se défendent pas).
C’est encore pour ça que toute amende automatique est contestable et que, si besoin, que ça puisse finir devant un juge pour s’expliquer. Au jury ensuite de décider si l’infraction est justifiée (extrême et impérieuse nécessité, par exemple), ou ne l’est pas. Par ailleurs, c’est aussi pour ça qu’on a encore des tribunaux présidés par des humains, et pas juste un tableau dans lequel on regarde bêtement pour savoir à quelle infraction correspond quelle peine.

Un exemple : on a déjà vu des voitures bloqués à haute vitesse par le régulateur, voire qui accélèrent toutes seules. C’est extrêmement rare, oui, mais pas impossible.


Aussi, et je le dis amicalement : dire que quelqu’un est un fraudeur (alors que c’est faux), ou qu’il encourage la fraude, c’est en soi de la diffamation, voire de la dénonciation calomnieuse si la déclaration est faire à un agent de police lors d’une plainte ou d’une enquête par exemple.
Juste saying.

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Lire :

Déjà :

Et si un jour les données collectées par le Linky étaient utilisées pour faire sauter vos allocations ?

Je corrige :

*Quand.
*Quand les données collectées par le Linky étaient utilisées pour faire sauter vos allocations

Car si c’est possible techniquement, ça sera fait.

Et ça sera fait : certains y ont déjà songé, en France, de surveiller les données du Linky pour choper ceux qui fraudaient le confinement l’an dernier

Après on bien-sûr, j’entends déjà :

Pour le premier point, je ne puis pas dire le contraire. Je peux juste dire que ça ne nous a pas été vendu ainsi, déjà. Et ensuite, quand on [nous, qui « vous l’avions bien dit »] l’avions dit, le gouvernement et tout le monde nous a bien dit « meeeuuuh non »… alors qu’au final « ben siiiii », ce que perso j’appelle un mensonge.

Après on peut toujours dire que la fraude sociale des pauvres est une goutte à côté de la fraude fiscale des riches (on parle d’un facteur 200, à la louche), mais oui, je sais, ça ne l’excuse pas.

Ce que je veux dire, c’est que n’importe quelle méthode n’est pas justifiée pour autant. Par exemple, on ne va cramer une maison parce qu’il y a un voleur à l’intérieur : ce ne sont pas des méthodes dignes d’un pays civilisé.

Toutes les méthodes ne sont pas justifiables, même pour la poursuite d’une cause qui, elle, est justifiée.

Et puis une autre chose : normalement, quand on traque quelqu’un parce qu’il a commis un méfait, on fait l’enquête après le méfait, c’est-à-dire après une plainte d’une victime.

On ne va pas enquêter sur des innocents pour la simple raison que, quelqu’un, dans le lot, a peut-être pu commettre un méfait dont on serait passé à côté. C’est la présomption d’innocence, tout simplement : « quiconque est accusé d’un méfait demeure innocent [et donc libre] jusqu’à ce qu’il n’ait été prouvé coupable ».
La seule chose qui peut arriver, c’est qu’un coupable s’en tire malgré tout.

Ici, on fait quoi avec le Linky ?
On capte les données de tout le monde, on analyse tout ça et on regarde qui parmi tous a commis un méfait. On enquête sur tout le monde, partout, tout le temps : tout le monde est sous enquête, comme s’il était coupable, et on blanchit au cas par cas. C’est de la présomption de culpabilité.

Le risque ? Qu’un innocent finisse condamné, car — bien qu’innocent — sa consommation de courant ne soit pas représentative de la norme, et du coup il se fait flasher par l’algo qui lui coupe ses revenus.

Et ça c’est TRÈS grave.

Il vaut toujours mieux d’avoir un coupable en liberté qu’un innocent en prison.

Sans compter que dans la pratique, on balance toutes les données à des algo dénués d’intelligence humaine et de discernement, qui va couper à tout-va. Déjà qu’au niveau des allocs (dont Pôle Emploi), les employés sont encouragés à couper les droits à un max de monde pour le moindre prétexte…

Malheureusement, encore, et on l’a vu avec Snowden il y a déjà bientôt 10 ans, c’est vers ça qu’on se dirige : on flique tout le monde, on cherche ce qui semble louche et on tire dessus avant de poser les questions.

Donc non : même si choper les fraudeurs, c’est pas mal (au contraire), juste parce que ce sont des fraudeurs ne justifie pas l’emploi de moyens dignes de dictatures. Il y a des principes à respecter.

Et pour le second point, celui où je serais pro-fraude, voire — à en croire certains commentaires [non publiés] que j’ai reçu — j’en serais moi-même un : je dirais simplement que juste parce que je ne suis pas pour l’emploi de tous les moyens techniques possibles pour arrêter une pratique illégale, ne signifie pas que je suis pour cette pratique.

Si on va là, alors autant mettre 50 kilos de TNT dans chaque voiture, et qui exploserait la voiture si elle dépasse les limites de vitesse.

Car, au risque d’en surprendre beaucoup : il n’est pas justifié d’exploser une bagnole juste pour ça. Il n’y a pas besoin de réfléchir bien longtemps pour comprendre que dans de rares occasions, même si c’est illégal et donc répréhensible, rouler trop vite se défend (rassurez-vous : je sais très bien que dans 99,99 % des cas, ils ne se défendent pas).
C’est encore pour ça que toute amende automatique est contestable et que, si besoin, que ça puisse finir devant un juge pour s’expliquer. Au jury ensuite de décider si l’infraction est justifiée (extrême et impérieuse nécessité, par exemple), ou ne l’est pas. Par ailleurs, c’est aussi pour ça qu’on a encore des tribunaux présidés par des humains, et pas juste un tableau dans lequel on regarde bêtement pour savoir à quelle infraction correspond quelle peine.

Un exemple : on a déjà vu des voitures bloqués à haute vitesse par le régulateur, voire qui accélèrent toutes seules. C’est extrêmement rare, oui, mais pas impossible.


Aussi, et je le dis amicalement : dire que quelqu’un est un fraudeur (alors que c’est faux), ou qu’il encourage la fraude, c’est en soi de la diffamation, voire de la dénonciation calomnieuse si la déclaration est faire à un agent de police lors d’une plainte ou d’une enquête par exemple.
Juste saying.

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Lire :

Déjà :

Et si un jour les données collectées par le Linky étaient utilisées pour faire sauter vos allocations ?

Je corrige :

*Quand.
*Quand les données collectées par le Linky étaient utilisées pour faire sauter vos allocations

Car si c’est possible techniquement, ça sera fait.

Et ça sera fait : certains y ont déjà songé, en France, de surveiller les données du Linky pour choper ceux qui fraudaient le confinement l’an dernier

Après on bien-sûr, j’entends déjà :

Pour le premier point, je ne puis pas dire le contraire. Je peux juste dire que ça ne nous a pas été vendu ainsi, déjà. Et ensuite, quand on [nous, qui « vous l’avions bien dit »] l’avions dit, le gouvernement et tout le monde nous a bien dit « meeeuuuh non »… alors qu’au final « ben siiiii », ce que perso j’appelle un mensonge.

Après on peut toujours dire que la fraude sociale des pauvres est une goutte à côté de la fraude fiscale des riches (on parle d’un facteur 200, à la louche), mais oui, je sais, ça ne l’excuse pas.

Ce que je veux dire, c’est que n’importe quelle méthode n’est pas justifiée pour autant. Par exemple, on ne va cramer une maison parce qu’il y a un voleur à l’intérieur : ce ne sont pas des méthodes dignes d’un pays civilisé.

Toutes les méthodes ne sont pas justifiables, même pour la poursuite d’une cause qui, elle, est justifiée.

Et puis une autre chose : normalement, quand on traque quelqu’un parce qu’il a commis un méfait, on fait l’enquête après le méfait, c’est-à-dire après une plainte d’une victime.

On ne va pas enquêter sur des innocents pour la simple raison que, quelqu’un, dans le lot, a peut-être pu commettre un méfait dont on serait passé à côté. C’est la présomption d’innocence, tout simplement : « quiconque est accusé d’un méfait demeure innocent [et donc libre] jusqu’à ce qu’il n’ait été prouvé coupable ».
La seule chose qui peut arriver, c’est qu’un coupable s’en tire malgré tout.

Ici, on fait quoi avec le Linky ?
On capte les données de tout le monde, on analyse tout ça et on regarde qui parmi tous a commis un méfait. On enquête sur tout le monde, partout, tout le temps : tout le monde est sous enquête, comme s’il était coupable, et on blanchit au cas par cas. C’est de la présomption de culpabilité.

Le risque ? Qu’un innocent finisse condamné, car — bien qu’innocent — sa consommation de courant ne soit pas représentative de la norme, et du coup il se fait flasher par l’algo qui lui coupe ses revenus.

Et ça c’est TRÈS grave.

Il vaut toujours mieux d’avoir un coupable en liberté qu’un innocent en prison.

Sans compter que dans la pratique, on balance toutes les données à des algo dénués d’intelligence humaine et de discernement, qui va couper à tout-va. Déjà qu’au niveau des allocs (dont Pôle Emploi), les employés sont encouragés à couper les droits à un max de monde pour le moindre prétexte…

Malheureusement, encore, et on l’a vu avec Snowden il y a déjà bientôt 10 ans, c’est vers ça qu’on se dirige : on flique tout le monde, on cherche ce qui semble louche et on tire dessus avant de poser les questions.

Donc non : même si choper les fraudeurs, c’est pas mal (au contraire), juste parce que ce sont des fraudeurs ne justifie pas l’emploi de moyens dignes de dictatures. Il y a des principes à respecter.

Et pour le second point, celui où je serais pro-fraude, voire — à en croire certains commentaires [non publiés] que j’ai reçu — j’en serais moi-même un : je dirais simplement que juste parce que je ne suis pas pour l’emploi de tous les moyens techniques possibles pour arrêter une pratique illégale, ne signifie pas que je suis pour cette pratique.

Si on va là, alors autant mettre 50 kilos de TNT dans chaque voiture, et qui exploserait la voiture si elle dépasse les limites de vitesse.

Car, au risque d’en surprendre beaucoup : il n’est pas justifié d’exploser une bagnole juste pour ça. Il n’y a pas besoin de réfléchir bien longtemps pour comprendre que dans de rares occasions, même si c’est illégal et donc répréhensible, rouler trop vite se défend (rassurez-vous : je sais très bien que dans 99,99 % des cas, ils ne se défendent pas).
C’est encore pour ça que toute amende automatique est contestable et que, si besoin, que ça puisse finir devant un juge pour s’expliquer. Au jury ensuite de décider si l’infraction est justifiée (extrême et impérieuse nécessité, par exemple), ou ne l’est pas. Par ailleurs, c’est aussi pour ça qu’on a encore des tribunaux présidés par des humains, et pas juste un tableau dans lequel on regarde bêtement pour savoir à quelle infraction correspond quelle peine.

Un exemple : on a déjà vu des voitures bloqués à haute vitesse par le régulateur, voire qui accélèrent toutes seules. C’est extrêmement rare, oui, mais pas impossible.


Aussi, et je le dis amicalement : dire que quelqu’un est un fraudeur (alors que c’est faux), ou qu’il encourage la fraude, c’est en soi de la diffamation, voire de la dénonciation calomnieuse si la déclaration est faire à un agent de police lors d’une plainte ou d’une enquête par exemple.
Juste saying.

";s:7:"content";s:6527:"

Lire :

Déjà :

Et si un jour les données collectées par le Linky étaient utilisées pour faire sauter vos allocations ?

Je corrige :

*Quand.
*Quand les données collectées par le Linky étaient utilisées pour faire sauter vos allocations

Car si c’est possible techniquement, ça sera fait.

Et ça sera fait : certains y ont déjà songé, en France, de surveiller les données du Linky pour choper ceux qui fraudaient le confinement l’an dernier

Après on bien-sûr, j’entends déjà :

Pour le premier point, je ne puis pas dire le contraire. Je peux juste dire que ça ne nous a pas été vendu ainsi, déjà. Et ensuite, quand on [nous, qui « vous l’avions bien dit »] l’avions dit, le gouvernement et tout le monde nous a bien dit « meeeuuuh non »… alors qu’au final « ben siiiii », ce que perso j’appelle un mensonge.

Après on peut toujours dire que la fraude sociale des pauvres est une goutte à côté de la fraude fiscale des riches (on parle d’un facteur 200, à la louche), mais oui, je sais, ça ne l’excuse pas.

Ce que je veux dire, c’est que n’importe quelle méthode n’est pas justifiée pour autant. Par exemple, on ne va cramer une maison parce qu’il y a un voleur à l’intérieur : ce ne sont pas des méthodes dignes d’un pays civilisé.

Toutes les méthodes ne sont pas justifiables, même pour la poursuite d’une cause qui, elle, est justifiée.

Et puis une autre chose : normalement, quand on traque quelqu’un parce qu’il a commis un méfait, on fait l’enquête après le méfait, c’est-à-dire après une plainte d’une victime.

On ne va pas enquêter sur des innocents pour la simple raison que, quelqu’un, dans le lot, a peut-être pu commettre un méfait dont on serait passé à côté. C’est la présomption d’innocence, tout simplement : « quiconque est accusé d’un méfait demeure innocent [et donc libre] jusqu’à ce qu’il n’ait été prouvé coupable ».
La seule chose qui peut arriver, c’est qu’un coupable s’en tire malgré tout.

Ici, on fait quoi avec le Linky ?
On capte les données de tout le monde, on analyse tout ça et on regarde qui parmi tous a commis un méfait. On enquête sur tout le monde, partout, tout le temps : tout le monde est sous enquête, comme s’il était coupable, et on blanchit au cas par cas. C’est de la présomption de culpabilité.

Le risque ? Qu’un innocent finisse condamné, car — bien qu’innocent — sa consommation de courant ne soit pas représentative de la norme, et du coup il se fait flasher par l’algo qui lui coupe ses revenus.

Et ça c’est TRÈS grave.

Il vaut toujours mieux d’avoir un coupable en liberté qu’un innocent en prison.

Sans compter que dans la pratique, on balance toutes les données à des algo dénués d’intelligence humaine et de discernement, qui va couper à tout-va. Déjà qu’au niveau des allocs (dont Pôle Emploi), les employés sont encouragés à couper les droits à un max de monde pour le moindre prétexte…

Malheureusement, encore, et on l’a vu avec Snowden il y a déjà bientôt 10 ans, c’est vers ça qu’on se dirige : on flique tout le monde, on cherche ce qui semble louche et on tire dessus avant de poser les questions.

Donc non : même si choper les fraudeurs, c’est pas mal (au contraire), juste parce que ce sont des fraudeurs ne justifie pas l’emploi de moyens dignes de dictatures. Il y a des principes à respecter.

Et pour le second point, celui où je serais pro-fraude, voire — à en croire certains commentaires [non publiés] que j’ai reçu — j’en serais moi-même un : je dirais simplement que juste parce que je ne suis pas pour l’emploi de tous les moyens techniques possibles pour arrêter une pratique illégale, ne signifie pas que je suis pour cette pratique.

Si on va là, alors autant mettre 50 kilos de TNT dans chaque voiture, et qui exploserait la voiture si elle dépasse les limites de vitesse.

Car, au risque d’en surprendre beaucoup : il n’est pas justifié d’exploser une bagnole juste pour ça. Il n’y a pas besoin de réfléchir bien longtemps pour comprendre que dans de rares occasions, même si c’est illégal et donc répréhensible, rouler trop vite se défend (rassurez-vous : je sais très bien que dans 99,99 % des cas, ils ne se défendent pas).
C’est encore pour ça que toute amende automatique est contestable et que, si besoin, que ça puisse finir devant un juge pour s’expliquer. Au jury ensuite de décider si l’infraction est justifiée (extrême et impérieuse nécessité, par exemple), ou ne l’est pas. Par ailleurs, c’est aussi pour ça qu’on a encore des tribunaux présidés par des humains, et pas juste un tableau dans lequel on regarde bêtement pour savoir à quelle infraction correspond quelle peine.

Un exemple : on a déjà vu des voitures bloqués à haute vitesse par le régulateur, voire qui accélèrent toutes seules. C’est extrêmement rare, oui, mais pas impossible.


Aussi, et je le dis amicalement : dire que quelqu’un est un fraudeur (alors que c’est faux), ou qu’il encourage la fraude, c’est en soi de la diffamation, voire de la dénonciation calomnieuse si la déclaration est faire à un agent de police lors d’une plainte ou d’une enquête par exemple.
Juste saying.

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Juste un petit rappel pour dire que critiquer ou ne pas aimer une religion ou une croyance, ce n’est ni du racisme, ni de l’intolérance, ni de la *-phobie.

Insulter ou manquer de respect envers une personne (ou un groupe de personnes) à cause de ce qu’elle est, oui.
Appliquer une différence de traitement à une personne (ou un groupe de personnes), c’est-à-dire discriminer, en raison de ce qu’elle est, oui.

Mais ne pas aimer une religion, ne pas aimer quoi que ce soit en fait, ce n’est pas du racisme, ni de l’intolérance, ni de la *-phobie.

Les personnes ont des droits.
Les croyances et les religions n’en ont pas.

Le blasphème, qui est la « critique du fait religieux », n’est pas condamnable en France.

Et quiconque agit de façon à punir un blasphème, en vue d’instaurer la peur afin de vouloir empêcher les gens de blasphémer, agit en terroriste. Point.

";s:7:"content";s:1080:"

Juste un petit rappel pour dire que critiquer ou ne pas aimer une religion ou une croyance, ce n’est ni du racisme, ni de l’intolérance, ni de la *-phobie.

Insulter ou manquer de respect envers une personne (ou un groupe de personnes) à cause de ce qu’elle est, oui.
Appliquer une différence de traitement à une personne (ou un groupe de personnes), c’est-à-dire discriminer, en raison de ce qu’elle est, oui.

Mais ne pas aimer une religion, ne pas aimer quoi que ce soit en fait, ce n’est pas du racisme, ni de l’intolérance, ni de la *-phobie.

Les personnes ont des droits.
Les croyances et les religions n’en ont pas.

Le blasphème, qui est la « critique du fait religieux », n’est pas condamnable en France.

Et quiconque agit de façon à punir un blasphème, en vue d’instaurer la peur afin de vouloir empêcher les gens de blasphémer, agit en terroriste. Point.

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i
Voir : "Louis XIV deviendra Louis 14" : la presse italienne s’insurge contre l’abandon des chiffres romains par le Musée Carnavalet

Pour moi — et ça n’engage que moi — y a deux solutions quand une partie des gens ne comprennent pas une partie des choses :

Ici, visiblement, au lieu de choisir d’enseigner les chiffres romains à l’école, ils ont choisi de simplifier les choses pour les quelques idiots qui préfèrent aller sur Instagram durant les cours de math.

Qu’on souhaite arrêter d’utiliser les chiffres romains pour les nouveaux trucs, c’est une chose. Qu’on souhaite modifier l’Histoire pour s’avilir au niveau actuel pitoyable, c’est juste ridicule.

Louis 14…
Pourquoi pas « Fransoi Un », tant qu’on y est ?
Ou « An Riz 4 » ?

Louis 14…

Après le Louvre, le Musée Carnavalet a décidé de remplacer les chiffres romains par des chiffres arabes. Un changement qui a pour principal objectif d’améliorer la compréhension des œuvres par les visiteurs étrangers.
"Nous ne sommes pas contre les chiffres romains, mais ils peuvent être un obstacle" à la compréhension des œuvres et des expositions, a expliqué Noémie Giard, responsable du Musée Carnavalet, citée par Le Figaro.

Ben je sais pas, moi, tu mets ça :

[…] Louis XIV* […]

* 14.

Un musée c’est pas censé cultiver les gens avant tout ? Au lieu de remplacer, on peut pas étendre ? Les quatre caractères en plus, ça va exploser le budget en affichettes ?

La prochaine étape ça va être de redéfinir l’unité des nombres réels pour que l’accélération de pesanteur terrestre soit arrondie à 10 ?
De modifier la courbure de l’univers pour que π soit égal à 3 ? Ah et tant que j’y suis : on va devoir écrire « pi » au lieu de « π » pour que tout le monde comprenne ?

Je veux bien simplifier les choses, bien-sûr, je suis aussi là pour ça et je le fais. Mais j’ai systématiquement utilisé la notation admise en l’expliquant !

Par exemple : quand je parle de la constante de perméabilité magnétique du vide (oui ça m’arrive ?), je mets « μ0 (lire “mu zéro”) », et pas juste « mu0 ». Ainsi, la prochaine fois que vous rencontrez ce signe, vous vous souviendrez comment on le lit.

Autre exemple : est-ce qu’on penserait une seule seconde supprimer les inscriptions latines sur les monuments, pour les remplacer par du français ? Bien sûr que non ! On va ajouter une pancarte à côté avec la traduction !

Ben là c’est pareil… Ou plutôt, j’aurais aimé (et je ne suis pas le seul visiblement).

Je ne dis pas que c’est une méthode parfaite, mais je pense que c’est une bonne méthode : elle montre les choses telles qu’elles sont, puis telles qu’elles doivent être lues et comprises par ceux qui n’ont jamais appris ça.
Ça permet d’élever le niveau des gens, de lui apprendre quelque chose, tout en conservant l’aspect historique du monde. C’est pas un peu le but, au final ?

Bref, je dénonce surtout le fait de prendre des bonnes décisions pour les mauvaises raisons et via les mauvaises méthodes.

On simplifie l’accès à l’information : c’est bien.
Mais pourquoi on doit faire ça ? Car on n’enseigne plus les chiffres romains.
Et comment on fait ça ? En supprimant les chiffres romains ?

Merde.

Je préfère qu’on élève le niveau des gens face aux choses compliquées, en mettant les deux versions… Encore plus dans un musée, qui est un établissement où l’histoire est censée être conservée, pas réécrite !

";s:7:"content";s:4707:"

i
Voir : "Louis XIV deviendra Louis 14" : la presse italienne s’insurge contre l’abandon des chiffres romains par le Musée Carnavalet

Pour moi — et ça n’engage que moi — y a deux solutions quand une partie des gens ne comprennent pas une partie des choses :

Ici, visiblement, au lieu de choisir d’enseigner les chiffres romains à l’école, ils ont choisi de simplifier les choses pour les quelques idiots qui préfèrent aller sur Instagram durant les cours de math.

Qu’on souhaite arrêter d’utiliser les chiffres romains pour les nouveaux trucs, c’est une chose. Qu’on souhaite modifier l’Histoire pour s’avilir au niveau actuel pitoyable, c’est juste ridicule.

Louis 14…
Pourquoi pas « Fransoi Un », tant qu’on y est ?
Ou « An Riz 4 » ?

Louis 14…

Après le Louvre, le Musée Carnavalet a décidé de remplacer les chiffres romains par des chiffres arabes. Un changement qui a pour principal objectif d’améliorer la compréhension des œuvres par les visiteurs étrangers.
"Nous ne sommes pas contre les chiffres romains, mais ils peuvent être un obstacle" à la compréhension des œuvres et des expositions, a expliqué Noémie Giard, responsable du Musée Carnavalet, citée par Le Figaro.

Ben je sais pas, moi, tu mets ça :

[…] Louis XIV* […]

* 14.

Un musée c’est pas censé cultiver les gens avant tout ? Au lieu de remplacer, on peut pas étendre ? Les quatre caractères en plus, ça va exploser le budget en affichettes ?

La prochaine étape ça va être de redéfinir l’unité des nombres réels pour que l’accélération de pesanteur terrestre soit arrondie à 10 ?
De modifier la courbure de l’univers pour que π soit égal à 3 ? Ah et tant que j’y suis : on va devoir écrire « pi » au lieu de « π » pour que tout le monde comprenne ?

Je veux bien simplifier les choses, bien-sûr, je suis aussi là pour ça et je le fais. Mais j’ai systématiquement utilisé la notation admise en l’expliquant !

Par exemple : quand je parle de la constante de perméabilité magnétique du vide (oui ça m’arrive ?), je mets « μ0 (lire “mu zéro”) », et pas juste « mu0 ». Ainsi, la prochaine fois que vous rencontrez ce signe, vous vous souviendrez comment on le lit.

Autre exemple : est-ce qu’on penserait une seule seconde supprimer les inscriptions latines sur les monuments, pour les remplacer par du français ? Bien sûr que non ! On va ajouter une pancarte à côté avec la traduction !

Ben là c’est pareil… Ou plutôt, j’aurais aimé (et je ne suis pas le seul visiblement).

Je ne dis pas que c’est une méthode parfaite, mais je pense que c’est une bonne méthode : elle montre les choses telles qu’elles sont, puis telles qu’elles doivent être lues et comprises par ceux qui n’ont jamais appris ça.
Ça permet d’élever le niveau des gens, de lui apprendre quelque chose, tout en conservant l’aspect historique du monde. C’est pas un peu le but, au final ?

Bref, je dénonce surtout le fait de prendre des bonnes décisions pour les mauvaises raisons et via les mauvaises méthodes.

On simplifie l’accès à l’information : c’est bien.
Mais pourquoi on doit faire ça ? Car on n’enseigne plus les chiffres romains.
Et comment on fait ça ? En supprimant les chiffres romains ?

Merde.

Je préfère qu’on élève le niveau des gens face aux choses compliquées, en mettant les deux versions… Encore plus dans un musée, qui est un établissement où l’histoire est censée être conservée, pas réécrite !

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are-you-fucking-kidding-me
Voir cet article :

Donc pour résumer l’article ; les Stories peuvent :

En résumé : une storie, ça crée un article au contenu mixte, avec une URL dédiée qu’on peut partager partout.
En prime, on a le droit d’y raconter ce qu’on veut (trop aimable).

Bravo, Wordpress ! BRA-VO !
Ça s’appelle un blog. UN BLOG.
Tu as réinventé les @%£$~# de blogs ! Rappelle-moi déjà ton origine, ton cœur de métier depuis 20 ans ?

*facepalm*

Sans déconner… Tout le monde se gargarise en disant que c’est la fin des blogs, mais tous les « réseaux sociaux » ne sont en fait que des plateformes de blogging (bon ok, certains sont de la micro-blogging, d’autres spécialisés dans les images ou encore les vidéos #innovationTaMère).

Le blogging n’est pas mort du tout. Il a juste été privatisé en fait, et on lui a collé un nouveau nom au cul et un joli papier cadeau à base de publicité et de tracker. Et tout le monde adore ça.

";s:7:"content";s:2344:"

are-you-fucking-kidding-me
Voir cet article :

Donc pour résumer l’article ; les Stories peuvent :

En résumé : une storie, ça crée un article au contenu mixte, avec une URL dédiée qu’on peut partager partout.
En prime, on a le droit d’y raconter ce qu’on veut (trop aimable).

Bravo, Wordpress ! BRA-VO !
Ça s’appelle un blog. UN BLOG.
Tu as réinventé les @%£$~# de blogs ! Rappelle-moi déjà ton origine, ton cœur de métier depuis 20 ans ?

*facepalm*

Sans déconner… Tout le monde se gargarise en disant que c’est la fin des blogs, mais tous les « réseaux sociaux » ne sont en fait que des plateformes de blogging (bon ok, certains sont de la micro-blogging, d’autres spécialisés dans les images ou encore les vidéos #innovationTaMère).

Le blogging n’est pas mort du tout. Il a juste été privatisé en fait, et on lui a collé un nouveau nom au cul et un joli papier cadeau à base de publicité et de tracker. Et tout le monde adore ça.

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Photo d’un smartphone.
Ceci est un message pour les personnes qui utilisent leur téléphone pour communiquer (bref, tout le monde).

Répétez après moi :

Ce n’est pas à la personne qui envoie les messages de se demander s’il vous dérange ou non. C’est à vous de mettre le téléphone en silencieux quand vous ne voulez pas être dérangés.

Il y a ça de bien avec les tchats, SMS, ou autres e-mails que l’on peut différer l’envoie par l’expéditeur et la lecture ainsi que la réponse par le destinataire.

Vous êtes occupés ? Laissez le téléphone tranquille.
Vous dormez ? Mettez en silencieux, en hors-ligne ou éteignez-le.
Vous êtes au boulot ? Pareil.

Mais ne venez pas reprocher à quelqu’un de vous avoir réveillé durant la nuit avec des notifications sonores. Ce n’est pas son problème, c’est le vôtre !

En ce qui me concerne, j’envoie des messages à n’importe quelle heure : rien à foutre s’il est 06 h, 10 h ou 23 h. Je m’en fiche si vous dormez, êtes en réunion ou si vous mangez. Si les notifications vous emmerdent, désactivez-les : c’est de votre responsabilité.

Ça me semble évident en fait.

Et non, ce n’est pas suite à un tel reproche qu’on m’a fait que j’écris ça. J’écris ça, car j’entends au contraire que « je n’écris rien aux gens, car je ne veux pas les déranger ».

Pour ma part, si je ne veux pas être dérangé, je mets en silencieux, tout simplement, donc même avec 1 500 messages, vous ne me dérangerez pas. J’y répondrais quand j’aurais du temps : ça peut-être maintenant, dans 3 heures ou demain.

Du simple bon sens, en fait.

Bref, apprenez à dompter vos notifications.
Ne laissez pas le téléphone vous maintenir en esclave.

C’est dur, car les applications se nourrissent de votre attention et font tout pour attirer votre attention, mais c’est pas impossible. Et si une application vous emmerde vraiment, supprimez-la !

Je ne crois pas que votre photo de chat ou un mème demande une réponse dans la seconde. Si y a vraiment un souci, appelez : l’appel, contrairement au tchat et à l’écrit, sont des communications instantanées qui demandent d’être là dans l’immédiat pour répondre.

image d’en-tête de Sten Ritterfeld

";s:7:"content";s:2850:"

Photo d’un smartphone.
Ceci est un message pour les personnes qui utilisent leur téléphone pour communiquer (bref, tout le monde).

Répétez après moi :

Ce n’est pas à la personne qui envoie les messages de se demander s’il vous dérange ou non. C’est à vous de mettre le téléphone en silencieux quand vous ne voulez pas être dérangés.

Il y a ça de bien avec les tchats, SMS, ou autres e-mails que l’on peut différer l’envoie par l’expéditeur et la lecture ainsi que la réponse par le destinataire.

Vous êtes occupés ? Laissez le téléphone tranquille.
Vous dormez ? Mettez en silencieux, en hors-ligne ou éteignez-le.
Vous êtes au boulot ? Pareil.

Mais ne venez pas reprocher à quelqu’un de vous avoir réveillé durant la nuit avec des notifications sonores. Ce n’est pas son problème, c’est le vôtre !

En ce qui me concerne, j’envoie des messages à n’importe quelle heure : rien à foutre s’il est 06 h, 10 h ou 23 h. Je m’en fiche si vous dormez, êtes en réunion ou si vous mangez. Si les notifications vous emmerdent, désactivez-les : c’est de votre responsabilité.

Ça me semble évident en fait.

Et non, ce n’est pas suite à un tel reproche qu’on m’a fait que j’écris ça. J’écris ça, car j’entends au contraire que « je n’écris rien aux gens, car je ne veux pas les déranger ».

Pour ma part, si je ne veux pas être dérangé, je mets en silencieux, tout simplement, donc même avec 1 500 messages, vous ne me dérangerez pas. J’y répondrais quand j’aurais du temps : ça peut-être maintenant, dans 3 heures ou demain.

Du simple bon sens, en fait.

Bref, apprenez à dompter vos notifications.
Ne laissez pas le téléphone vous maintenir en esclave.

C’est dur, car les applications se nourrissent de votre attention et font tout pour attirer votre attention, mais c’est pas impossible. Et si une application vous emmerde vraiment, supprimez-la !

Je ne crois pas que votre photo de chat ou un mème demande une réponse dans la seconde. Si y a vraiment un souci, appelez : l’appel, contrairement au tchat et à l’écrit, sont des communications instantanées qui demandent d’être là dans l’immédiat pour répondre.

image d’en-tête de Sten Ritterfeld

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Capture d’écran du site de Google Fonts.
Ici je me permets une critique des nouvelles icônes de Google, à l’occasion de sa récente présentation.

Pour situer mes goûts, je dis tout de suite : autant j’aime le Material Design de Google, qui est relativement équilibré entre la simplicité des tracés et la subtilité des effets d’ombres ou des transitions ; autant je n’aime pas beaucoup le design utilisé dans Windows 10, bien trop flat à mon goût.

J’ajouterais que j’aimais énormément les icônes d’Apple avant toute la mode du flat-design : les icônes réalistes étaient magnifiques, bref c’était de l’art. La simplicité des menus, la réduction volontaire du nombre d’options et l’intuitivité des interactions autorisait des icônes plus détaillées sans toutefois provoquer une surcharge cognitive. C’était brillant : le produit était utilisable facilement et joli. Mais ça, c’était avant…

Google maintenant…

Depuis quelques mois, ils sont en train de refaire leur identité visuelle au niveau des icônes. La dernière modification en date : l’icône de Google Fonts :

L’ancien logo de Google Fonts et le nouveau.
Alors certes, l’icône d’avant n’était pas la plus recherchée du monde. Sauf que l’on parle d’une icône destinée à imager les polices de caractères, donc essentiellement des lettres : l’icône était donc certes simpliste, mais reconnaissable, et finalement pas si absurde que ça.

Par contre la nouvelle… Heu…
On va simplement dire que quand je vois l’évolution, je vois à peu près une évolution similaire dans le département des arts graphiques chez Google.

C’est-à-dire que je vois ça :

Ma vision de la nouvelle équipe graphique chez Google : des mioches jouant avec de la peinture et des cubes de couleur.
Ça me rappellerait presque le fiasco graphique du logo Hadopi (qui, je le rappelle, pour sa première version, avait piraté une police d’écriture… un comble)

Tous les produits phares de Google sont désormais concernés :

Les anciennes icônes VS les nouvelles.
Le plus douloureux, à mes yeux, c’est pour l’icône de GMail : certes je n’utilise plus le produit depuis longtemps, mais son logo était l’un des plus réussis et des plus beaux du monde. L’intrication du « M » pour « Mail » (« courrier », en anglais), et de l’enveloppe était déjà brillant. Simple voire évident, mais brillant Ajoutez à ça des contours géométriques calculés et le subtil jeu d’ombre, ça en fait une icône effectivement très réussie.

La nouvelle icône, tracée après 4 coups de pastel sur un papier brouillon par un gamin de 3 ans, se passe de commentaires supplémentaires.

Et je suis loin d’être le seul à être, au mieux, mitigé par ces nouvelles icônes :

En fait, tout peut se résumer avec ce mème :

Nouvelles icônes, ce que google voit VS ce que je vois.

Tout est dit.
Et encore, faut pas être daltonien.

";s:7:"content";s:5673:"

Capture d’écran du site de Google Fonts.
Ici je me permets une critique des nouvelles icônes de Google, à l’occasion de sa récente présentation.

Pour situer mes goûts, je dis tout de suite : autant j’aime le Material Design de Google, qui est relativement équilibré entre la simplicité des tracés et la subtilité des effets d’ombres ou des transitions ; autant je n’aime pas beaucoup le design utilisé dans Windows 10, bien trop flat à mon goût.

J’ajouterais que j’aimais énormément les icônes d’Apple avant toute la mode du flat-design : les icônes réalistes étaient magnifiques, bref c’était de l’art. La simplicité des menus, la réduction volontaire du nombre d’options et l’intuitivité des interactions autorisait des icônes plus détaillées sans toutefois provoquer une surcharge cognitive. C’était brillant : le produit était utilisable facilement et joli. Mais ça, c’était avant…

Google maintenant…

Depuis quelques mois, ils sont en train de refaire leur identité visuelle au niveau des icônes. La dernière modification en date : l’icône de Google Fonts :

L’ancien logo de Google Fonts et le nouveau.
Alors certes, l’icône d’avant n’était pas la plus recherchée du monde. Sauf que l’on parle d’une icône destinée à imager les polices de caractères, donc essentiellement des lettres : l’icône était donc certes simpliste, mais reconnaissable, et finalement pas si absurde que ça.

Par contre la nouvelle… Heu…
On va simplement dire que quand je vois l’évolution, je vois à peu près une évolution similaire dans le département des arts graphiques chez Google.

C’est-à-dire que je vois ça :

Ma vision de la nouvelle équipe graphique chez Google : des mioches jouant avec de la peinture et des cubes de couleur.
Ça me rappellerait presque le fiasco graphique du logo Hadopi (qui, je le rappelle, pour sa première version, avait piraté une police d’écriture… un comble)

Tous les produits phares de Google sont désormais concernés :

Les anciennes icônes VS les nouvelles.
Le plus douloureux, à mes yeux, c’est pour l’icône de GMail : certes je n’utilise plus le produit depuis longtemps, mais son logo était l’un des plus réussis et des plus beaux du monde. L’intrication du « M » pour « Mail » (« courrier », en anglais), et de l’enveloppe était déjà brillant. Simple voire évident, mais brillant Ajoutez à ça des contours géométriques calculés et le subtil jeu d’ombre, ça en fait une icône effectivement très réussie.

La nouvelle icône, tracée après 4 coups de pastel sur un papier brouillon par un gamin de 3 ans, se passe de commentaires supplémentaires.

Et je suis loin d’être le seul à être, au mieux, mitigé par ces nouvelles icônes :

En fait, tout peut se résumer avec ce mème :

Nouvelles icônes, ce que google voit VS ce que je vois.

Tout est dit.
Et encore, faut pas être daltonien.

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Image d’un virus avec des trollface.
Juste quelques jeux de mots relatifs au Covid et à la télé. Je mentionnais au détour d’une conversation le terme « C+ », qui est un raccourcis pour dire « Covid+ » ou « Covid positif ».

Merci à Valentin d’avoir compris « Canal + » au lieu de « Covid + » et donc d’avoir permis d’initier tous ces jeux de mots dont on est fan.

Bref, C+, c’est Canal+, mais c’est aussi Covid+, et du coup les émissions ne sont pas tout à fait pareil :

:-D

photo d’en-tête de CDC (modifié)

";s:7:"content";s:1541:"

Image d’un virus avec des trollface.
Juste quelques jeux de mots relatifs au Covid et à la télé. Je mentionnais au détour d’une conversation le terme « C+ », qui est un raccourcis pour dire « Covid+ » ou « Covid positif ».

Merci à Valentin d’avoir compris « Canal + » au lieu de « Covid + » et donc d’avoir permis d’initier tous ces jeux de mots dont on est fan.

Bref, C+, c’est Canal+, mais c’est aussi Covid+, et du coup les émissions ne sont pas tout à fait pareil :

:-D

photo d’en-tête de CDC (modifié)

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Depuis quelques semaines, de façon épisodique, il pleut de l’eau sableuse sur une bonne partie de la France et de l’Europe. C’est du sable qui arrive tout droit du Sahara. C’est assez impressionnant.

Actuellement, il ne pleut pas, il fait au contraire très beau grâce à ce vent chaud venu d’Afrique. Par contre le sable et la poussière reste dans le ciel et ça donne des images impressionnantes.

Ci-dessous deux photos de la même scène prise à quelques jours d’intervalle depuis la même route. Le massif montagneux enneigé que l’on distingue au loin, c’est la chaîne des Puys en Auvergne.

La première photo est prise avec un ciel clair habituel. La seconde, certes en contre-jour, mais où l’on voit le ciel nettement teinté grisâtre :

Photo du ciel normal.
Photo du ciel rempli de sable.

Beaucoup d’autres images sont visibles, de couchers de soleil rougeâtre et du sable qui a plu sur le mobilier extérieur ou les voitures :

Ainsi qu’un tweet avec une animation, par Météo-France :

C’est beau mais assez flippant.

Tout ceci a un avantage : cela fertilise les sols. D’ailleurs, si l’Amérique du Sud a un sol si fertile, notamment en Amazonie, c’est en partie à cause de l’estimation de 182 millions de tonnes de sable riche en phosphore que le vent transporte en Amazonie depuis l’Afrique !

Bref, c’était simplement pour vous montrer ces photos, ces liens, et partager cette anecdote finale.

";s:7:"content";s:3347:"

Depuis quelques semaines, de façon épisodique, il pleut de l’eau sableuse sur une bonne partie de la France et de l’Europe. C’est du sable qui arrive tout droit du Sahara. C’est assez impressionnant.

Actuellement, il ne pleut pas, il fait au contraire très beau grâce à ce vent chaud venu d’Afrique. Par contre le sable et la poussière reste dans le ciel et ça donne des images impressionnantes.

Ci-dessous deux photos de la même scène prise à quelques jours d’intervalle depuis la même route. Le massif montagneux enneigé que l’on distingue au loin, c’est la chaîne des Puys en Auvergne.

La première photo est prise avec un ciel clair habituel. La seconde, certes en contre-jour, mais où l’on voit le ciel nettement teinté grisâtre :

Photo du ciel normal.
Photo du ciel rempli de sable.

Beaucoup d’autres images sont visibles, de couchers de soleil rougeâtre et du sable qui a plu sur le mobilier extérieur ou les voitures :

Ainsi qu’un tweet avec une animation, par Météo-France :

C’est beau mais assez flippant.

Tout ceci a un avantage : cela fertilise les sols. D’ailleurs, si l’Amérique du Sud a un sol si fertile, notamment en Amazonie, c’est en partie à cause de l’estimation de 182 millions de tonnes de sable riche en phosphore que le vent transporte en Amazonie depuis l’Afrique !

Bref, c’était simplement pour vous montrer ces photos, ces liens, et partager cette anecdote finale.

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Photo d’un journal déchiré sur le sol.
On n’a beau qu’être de personnes lambda, qui n’ont rien à nous reprocher[1] ou à cacher[2], nos données personnelles restent précieuses quand-même, aux yeux des Gafam notamment.

Pourquoi ? Comment ?

Pour les Gafam (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft, bref, toutes les boîtes du numérique qui font leur blé en ligne et bien souvent gratuitement), nos données sont leur modèle économique.

Google est gratuit. Facebook aussi. Twitter, Instagram et Youtube également. Pourtant leurs bénéfices net se chiffre en milliards de dollars. J’en ai déjà parlé.

Ce fric leur est donné par les marques qui vendent des trucs (Coca-Cola, Nike, Renault… bref n’importe qui possédant des trucs à vendre). Ces marques payent Google ou Facebook pour qu’ils affichent des pubs sur les écrans des internautes. L’internaute, intéressé par la pub, va cliquer et acheter le produit, et voilà l’argent qui rentre.
Tout le monde est content et l’internaute a dépensé son fric.

Mais pourquoi « nos données » ?
La télé vit avec la pub, pourtant elle n’exploite pas nos données ! Un panneau publicitaire non plus !

Eh bien… La télé envoie une pub identique à tout le monde. Or, tout le monde n’est pas intéressé par tel ou tel produit.
Un couple sans enfants s’en fiche des pubs pour les couches pour bébé. Un retraité se fiche des pubs pour les fournitures scolaires.

C’est là qu’intervient le profilage, principalement sur internet : le profilage permet d’associer une personne (vous) à vos préférences. Comme ça, vous aurez des pubs ciblées : en gros, le couple sans enfants n’aura plus de pubs pour des couches mais autre chose.

Comment ?

Eh ben grâce à vous ! Par exemple, Coca-Cola fait une page Facebook et des gens vont « liker ». Hop, voilà du monde qui aimera les pubs pour les nouveaux produits de la marque. Idem pour la page « Nike », « Renault », et ainsi de suite.

Bien-sûr, ici vous avez sciemment liké la page en question. Il n’en reste pas moins que ce « like » innocent est exploité par Facebook. Il en va de même quand vous renseignez votre école, votre travail (pratique pour vous afficher la publicité de la pizzeria du coin tous les midis), vos sports préférés (pour afficher les pubs pour les maillots ou les matchs), les hobbies…

Autre exemple, moins direct : Google. Google connaît vos requêtes.

Si vous cherchez plusieurs fois dans le mois « suis-je enceinte ? », « comment tomber enceinte ? », « test de grossesse » ou ce genre de choses, il vous affichera les annonces, au choix :

Ce cas-là est déjà arrivé en vrai : une jeune fille a commencé à adopter des habitudes de consommation proches des femmes enceintes. Quelques jours après, paf, elle reçoit des coupons de réduction pour des produits bébé : les algos de profilage de son supermarché avaient fait le lien et lui a envoyé des coupons par la poste. Je ne vous explique pas la gueule des parents : son supermarché savait qu’elle était enceinte avant ses propres parents !

Encore un autre exemple : votre voisin, qui aura cherché « tondeuse pour gazon », aura des annonces pour des tondeuses, des tailles haies, etc.
Là aussi, ces annonces seront nettement plus pertinentes pour lui, il aura beaucoup plus tendance à cliquer et à acheter. En somme : l’annonce a bien plus de chance de fonctionner et de « forcer » l’internaute à dépenser son argent !

En profilant chaque internaute, Google connaît l’historique de tout le monde : Google sait qui est qui, qui cherche quoi et qui veut quoi, et il affichera les annonces en conséquence, afin de maximiser l’efficacité des annonces.
Et avec des annonces plus efficaces que ses concurrents, Google peut exiger davantage de pognon de la part des marques. C’est comme ça qu’il gagne tous ces milliards.

Allons plus loin encore.

Si vous cherchez « restaurant à Lyon » alors que votre IP est située à Paris, Google peut en déduire que vous êtes en voyage. Il va donc vous proposer :

Même si à l’origine vous êtes juste de passage dans cette ville, vous serez peut-être intéressé par les annonces, vous cliquerez et vous irez dépenser votre argent.

Google, grâce à sa présence dans Android, connaît votre position (grâce au GPS), et peut recroiser ça avec vos recherches dans Google Maps. Google sait où vous êtes, ce que vous cherchez. Avec Google Pay, il sait ce que vous achetez et vos habitudes de consommation. Il peut donc sans cesse vous proposer des annonces pertinentes.

Et ceci partout : dans les résultats de recherche, sur vos blogs préférés qui diffusent des pubs via Google Adsense (leur régie publicitaire), sur Youtube, dans Google Maps, dans Android Auto directement dans votre voiture, dans GMail…

Encore plus loin ?

Google veut tout savoir de vous : il connaît votre position, il connaît vos recherche, il lit vos mails, il répertorie vos contacts (e-mail, SMS…), il connaît votre agenda, il connaît votre « todo-list » et votre liste de courses, sait où vous allez avec Google Maps, analyse vos fichiers sur Google Drive (dont vos fiches de paie, vos factures, vos relevés bancaires, si elles-y sont).

Plus ils en savent sur votre passé, plus ils savent ce que vous allez faire et où vous allez vous rendre… et plus ils pourront vos affiches des pubs ciblées et pertinentes.

Flippant ? Oui.
Est-ce un mal ? Oui et non.

Oui, car vous êtes sans cesse soumis à la tentation de dépenser plus d’argent que vous ne voudriez.
Non, car une bonne pub bien ciblée peut vous faire acheter exactement ce que vous recherchez et vous faire gagner du temps.

Bon alors ? On s’en fout ?

Non.
Car tout est prétexte à faire du profit, même des choses nettement moins éthiques, et c’est bien là le problème !

« Tout ce que vous faites pourra être retenu contre vous »

Google sait où vous êtes, où vous allez et à quelle vitesse vous roulez (merci votre téléphone avec un GPS).
Il sait ce que vous mangez (merci Google Pay, ou vos photos).

Ces données ne sont pas juste stockées chez eux.

Google vend ces données à d’autres entreprises.

Qui peut bien être intéressé par les routes que vous empruntez et votre vitesse ? Au hasard : votre assureur auto ! Si vous roulez trop vite, ils ajouteront ça à votre dossier et votre prime « personnalisée » sera plus chère.

Qui peut bien être intéressé par le fait que vous recherchez des produits de luxe sur Internet ? Qui peut bien être intéressé par les photos Facebook de votre garage plein de matériel de jardin assez cher ?

Les démarcheurs qui veulent vous vendre des caméras de surveillance ou des systèmes de sécurité. Ils viendront toquer chez vous et vous diront que — par exemple tout à faire au hasard — le matériel de jardin est très sujet aux cambriolages en ce moment et dans votre quartier.

Et vous signerez. Et vous payerez.

Sinon, les impôts aussi : ils sont très intéressés par votre train de vie. Vous saviez, vous, que Al Capone, le fameux baron de la drogue, avait été arrêté pour fraude fiscale et non pour trafic de drogue ? Bah maintenant oui : son train de vie l’a trahi, alors qu’il faisait autrement très attention. Votre train de vie peut aussi vous trahir. Car oui, le fisc se balade sur les réseaux sociaux, analyse vos photos publiques et cherchent des indices trahissant vos trains de vie qui ne collent pas à vos déclarations.

Qui peut bien être intéressé par le fait que vous êtes allé 6 fois au McDo ce mois-ci et que vous n’achetez jamais de légumes ?

Votre banque : est-ce qu’ils seront aussi enclins à vous accorder un prêt sur 30 ans ou une assurance-vie si vous ne courrez jamais, roulez vite et allez au McDo tous les deux jours ? Bref, si vous êtes sujet à des soucis de santé ?

Dans ce cas, votre banque aimerait beaucoup connaître vos habitudes et votre état de santé, justement pour éviter de prêter du fric à quelqu’un qui risque de mourir et ne jamais pouvoir vous le rendre…

Bref, toutes vos données sont exploitables et tout sera retenu contre vous : votre banque ou votre assurance ne sont pas votre ami.

Et ce ne sont que quelques exemples…

Maintenant, comme je dis souvent : si quelque-chose est techniquement faisable, alors ça sera fait tôt ou tard.

En l’occurrence : est-ce possible pour Google de tout savoir sur vous ? Oui.
Y a-t-il des entreprises qui seraient être à payer Google pour récupérer ces informations ? Oui !
Est-ce possible que Google vende ces données ? Oui.

Suffit de vous poser les bonnes questions, comme :

Si la réponse est non, alors faites gaffe : ce que vous demandez dans votre moteur de recherche, ce que vous envoyez par e-mail, ce que vous prenez en photo et envoyez à Facebook ou Twitter, ça termine dans les algorithmes et c’est vendu au plus offrant.

Les bandeaux « nous respectons votre vie privée », c’est du flan. Votre vie privée, c’est leur business. Ils ne vont pas s’asseoir dessus.

Pour conclure

Oui, vous êtes une personne lambda.
Mais oui, vos données, vos habitudes, sont intéressantes pour certaines personnes, certains organismes.

Un smartphone avec GPS, c’est pratique. Mais sur ce smartphone tourne Google, Facebook, Instagram, l’application de votre Banque, celle de votre assureur, votre supermarché, votre gouvernement ou votre ambassade…

Toutes ces applications peuvent capter ces données et les conserver, puis le revendre à qui les veut. Votre banque-assurance sait ce que vous achetez régulièrement. Ceci intéresse les publicitaires comme Google. Google sait où vous êtes et Facebook sait ce que vous faites, et ceci intéresse les banques-assurances.

Vous voyez le business ?

Parfois ça peut-être pratique : c’est toujours mieux de trouver une annonce qui correspond pile-poil à ce que l’on recherche. Et encore : parfois on achète des choses pas franchement utiles et on dépense son argent alors qu’on est déjà dans le rouge.

Mais souvent, très souvent, les utilisations faites de vos informations personnelles sont nettement moins bienveillantes à votre égard, même si cela n’est pas visible au premier abord

Le fric n’a pas de limites : s’il y a moyen de faire du blé sur votre dos, ça sera fait.
Votre banque sera ravie d’économiser le risque de vous accorder un prêt, s’il sait que vous faites des choses dangereuses.

Que faire ?

À notre niveau, à moins de vivre sans technologie, vous serez profilé pour des besoins publicitaires.

On peut limiter la casse cependant :

Enfin, je ne suis pas là pour juger : utilisez Facebook et Google, installez Instagram, ou l’appli McDo ou celle de votre banque, si ça vous chante. Je ne vis pas hors des Gafam non plus.

Acceptons que EDF analyse vos habitudes de consommation électrique et sache si vous respectez bien le couvre-feu ou le confinement : on n’a pas le choix.

Je suis juste là pour vous présenter une réalité invisible : celle du business des informations personnelles. Celui qui permet à des entreprises comme Google ou Facebook de rapporter des dizaines de milliards de dollars chaque trimestre avec des produits gratuits pour nous.

PS : je prends majoritairement l’exemple de Google ici, car il parle bien.
Mais tous les Gafam font pareil : L’application Facebook a accès à votre liste de contacts et votre GPS, il analyse vos photos, vos likes, et les pages web que vous visitez. Ils en savent tout autant. Idem pour Twitter. Idem pour Linkedin. Idem pour toutes les applications avec une liste longue comme le bras de permissions. Et toutes font du fric grâce à ça, au moyen d’une application gratuite, souvent.

Notes :

[1] : Même si vous ne vous reprochez rien, sachez que ce n’est pas toujours vous qui décidez ce qui est reprochable.
[2] : On a tous une vie privée, des choses qu’on n’aimerait pas voir divulguées à tout le monde.

image d’en-tête de Tushar Mahajan

";s:7:"content";s:15408:"

Photo d’un journal déchiré sur le sol.
On n’a beau qu’être de personnes lambda, qui n’ont rien à nous reprocher[1] ou à cacher[2], nos données personnelles restent précieuses quand-même, aux yeux des Gafam notamment.

Pourquoi ? Comment ?

Pour les Gafam (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft, bref, toutes les boîtes du numérique qui font leur blé en ligne et bien souvent gratuitement), nos données sont leur modèle économique.

Google est gratuit. Facebook aussi. Twitter, Instagram et Youtube également. Pourtant leurs bénéfices net se chiffre en milliards de dollars. J’en ai déjà parlé.

Ce fric leur est donné par les marques qui vendent des trucs (Coca-Cola, Nike, Renault… bref n’importe qui possédant des trucs à vendre). Ces marques payent Google ou Facebook pour qu’ils affichent des pubs sur les écrans des internautes. L’internaute, intéressé par la pub, va cliquer et acheter le produit, et voilà l’argent qui rentre.
Tout le monde est content et l’internaute a dépensé son fric.

Mais pourquoi « nos données » ?
La télé vit avec la pub, pourtant elle n’exploite pas nos données ! Un panneau publicitaire non plus !

Eh bien… La télé envoie une pub identique à tout le monde. Or, tout le monde n’est pas intéressé par tel ou tel produit.
Un couple sans enfants s’en fiche des pubs pour les couches pour bébé. Un retraité se fiche des pubs pour les fournitures scolaires.

C’est là qu’intervient le profilage, principalement sur internet : le profilage permet d’associer une personne (vous) à vos préférences. Comme ça, vous aurez des pubs ciblées : en gros, le couple sans enfants n’aura plus de pubs pour des couches mais autre chose.

Comment ?

Eh ben grâce à vous ! Par exemple, Coca-Cola fait une page Facebook et des gens vont « liker ». Hop, voilà du monde qui aimera les pubs pour les nouveaux produits de la marque. Idem pour la page « Nike », « Renault », et ainsi de suite.

Bien-sûr, ici vous avez sciemment liké la page en question. Il n’en reste pas moins que ce « like » innocent est exploité par Facebook. Il en va de même quand vous renseignez votre école, votre travail (pratique pour vous afficher la publicité de la pizzeria du coin tous les midis), vos sports préférés (pour afficher les pubs pour les maillots ou les matchs), les hobbies…

Autre exemple, moins direct : Google. Google connaît vos requêtes.

Si vous cherchez plusieurs fois dans le mois « suis-je enceinte ? », « comment tomber enceinte ? », « test de grossesse » ou ce genre de choses, il vous affichera les annonces, au choix :

Ce cas-là est déjà arrivé en vrai : une jeune fille a commencé à adopter des habitudes de consommation proches des femmes enceintes. Quelques jours après, paf, elle reçoit des coupons de réduction pour des produits bébé : les algos de profilage de son supermarché avaient fait le lien et lui a envoyé des coupons par la poste. Je ne vous explique pas la gueule des parents : son supermarché savait qu’elle était enceinte avant ses propres parents !

Encore un autre exemple : votre voisin, qui aura cherché « tondeuse pour gazon », aura des annonces pour des tondeuses, des tailles haies, etc.
Là aussi, ces annonces seront nettement plus pertinentes pour lui, il aura beaucoup plus tendance à cliquer et à acheter. En somme : l’annonce a bien plus de chance de fonctionner et de « forcer » l’internaute à dépenser son argent !

En profilant chaque internaute, Google connaît l’historique de tout le monde : Google sait qui est qui, qui cherche quoi et qui veut quoi, et il affichera les annonces en conséquence, afin de maximiser l’efficacité des annonces.
Et avec des annonces plus efficaces que ses concurrents, Google peut exiger davantage de pognon de la part des marques. C’est comme ça qu’il gagne tous ces milliards.

Allons plus loin encore.

Si vous cherchez « restaurant à Lyon » alors que votre IP est située à Paris, Google peut en déduire que vous êtes en voyage. Il va donc vous proposer :

Même si à l’origine vous êtes juste de passage dans cette ville, vous serez peut-être intéressé par les annonces, vous cliquerez et vous irez dépenser votre argent.

Google, grâce à sa présence dans Android, connaît votre position (grâce au GPS), et peut recroiser ça avec vos recherches dans Google Maps. Google sait où vous êtes, ce que vous cherchez. Avec Google Pay, il sait ce que vous achetez et vos habitudes de consommation. Il peut donc sans cesse vous proposer des annonces pertinentes.

Et ceci partout : dans les résultats de recherche, sur vos blogs préférés qui diffusent des pubs via Google Adsense (leur régie publicitaire), sur Youtube, dans Google Maps, dans Android Auto directement dans votre voiture, dans GMail…

Encore plus loin ?

Google veut tout savoir de vous : il connaît votre position, il connaît vos recherche, il lit vos mails, il répertorie vos contacts (e-mail, SMS…), il connaît votre agenda, il connaît votre « todo-list » et votre liste de courses, sait où vous allez avec Google Maps, analyse vos fichiers sur Google Drive (dont vos fiches de paie, vos factures, vos relevés bancaires, si elles-y sont).

Plus ils en savent sur votre passé, plus ils savent ce que vous allez faire et où vous allez vous rendre… et plus ils pourront vos affiches des pubs ciblées et pertinentes.

Flippant ? Oui.
Est-ce un mal ? Oui et non.

Oui, car vous êtes sans cesse soumis à la tentation de dépenser plus d’argent que vous ne voudriez.
Non, car une bonne pub bien ciblée peut vous faire acheter exactement ce que vous recherchez et vous faire gagner du temps.

Bon alors ? On s’en fout ?

Non.
Car tout est prétexte à faire du profit, même des choses nettement moins éthiques, et c’est bien là le problème !

« Tout ce que vous faites pourra être retenu contre vous »

Google sait où vous êtes, où vous allez et à quelle vitesse vous roulez (merci votre téléphone avec un GPS).
Il sait ce que vous mangez (merci Google Pay, ou vos photos).

Ces données ne sont pas juste stockées chez eux.

Google vend ces données à d’autres entreprises.

Qui peut bien être intéressé par les routes que vous empruntez et votre vitesse ? Au hasard : votre assureur auto ! Si vous roulez trop vite, ils ajouteront ça à votre dossier et votre prime « personnalisée » sera plus chère.

Qui peut bien être intéressé par le fait que vous recherchez des produits de luxe sur Internet ? Qui peut bien être intéressé par les photos Facebook de votre garage plein de matériel de jardin assez cher ?

Les démarcheurs qui veulent vous vendre des caméras de surveillance ou des systèmes de sécurité. Ils viendront toquer chez vous et vous diront que — par exemple tout à faire au hasard — le matériel de jardin est très sujet aux cambriolages en ce moment et dans votre quartier.

Et vous signerez. Et vous payerez.

Sinon, les impôts aussi : ils sont très intéressés par votre train de vie. Vous saviez, vous, que Al Capone, le fameux baron de la drogue, avait été arrêté pour fraude fiscale et non pour trafic de drogue ? Bah maintenant oui : son train de vie l’a trahi, alors qu’il faisait autrement très attention. Votre train de vie peut aussi vous trahir. Car oui, le fisc se balade sur les réseaux sociaux, analyse vos photos publiques et cherchent des indices trahissant vos trains de vie qui ne collent pas à vos déclarations.

Qui peut bien être intéressé par le fait que vous êtes allé 6 fois au McDo ce mois-ci et que vous n’achetez jamais de légumes ?

Votre banque : est-ce qu’ils seront aussi enclins à vous accorder un prêt sur 30 ans ou une assurance-vie si vous ne courrez jamais, roulez vite et allez au McDo tous les deux jours ? Bref, si vous êtes sujet à des soucis de santé ?

Dans ce cas, votre banque aimerait beaucoup connaître vos habitudes et votre état de santé, justement pour éviter de prêter du fric à quelqu’un qui risque de mourir et ne jamais pouvoir vous le rendre…

Bref, toutes vos données sont exploitables et tout sera retenu contre vous : votre banque ou votre assurance ne sont pas votre ami.

Et ce ne sont que quelques exemples…

Maintenant, comme je dis souvent : si quelque-chose est techniquement faisable, alors ça sera fait tôt ou tard.

En l’occurrence : est-ce possible pour Google de tout savoir sur vous ? Oui.
Y a-t-il des entreprises qui seraient être à payer Google pour récupérer ces informations ? Oui !
Est-ce possible que Google vende ces données ? Oui.

Suffit de vous poser les bonnes questions, comme :

Si la réponse est non, alors faites gaffe : ce que vous demandez dans votre moteur de recherche, ce que vous envoyez par e-mail, ce que vous prenez en photo et envoyez à Facebook ou Twitter, ça termine dans les algorithmes et c’est vendu au plus offrant.

Les bandeaux « nous respectons votre vie privée », c’est du flan. Votre vie privée, c’est leur business. Ils ne vont pas s’asseoir dessus.

Pour conclure

Oui, vous êtes une personne lambda.
Mais oui, vos données, vos habitudes, sont intéressantes pour certaines personnes, certains organismes.

Un smartphone avec GPS, c’est pratique. Mais sur ce smartphone tourne Google, Facebook, Instagram, l’application de votre Banque, celle de votre assureur, votre supermarché, votre gouvernement ou votre ambassade…

Toutes ces applications peuvent capter ces données et les conserver, puis le revendre à qui les veut. Votre banque-assurance sait ce que vous achetez régulièrement. Ceci intéresse les publicitaires comme Google. Google sait où vous êtes et Facebook sait ce que vous faites, et ceci intéresse les banques-assurances.

Vous voyez le business ?

Parfois ça peut-être pratique : c’est toujours mieux de trouver une annonce qui correspond pile-poil à ce que l’on recherche. Et encore : parfois on achète des choses pas franchement utiles et on dépense son argent alors qu’on est déjà dans le rouge.

Mais souvent, très souvent, les utilisations faites de vos informations personnelles sont nettement moins bienveillantes à votre égard, même si cela n’est pas visible au premier abord

Le fric n’a pas de limites : s’il y a moyen de faire du blé sur votre dos, ça sera fait.
Votre banque sera ravie d’économiser le risque de vous accorder un prêt, s’il sait que vous faites des choses dangereuses.

Que faire ?

À notre niveau, à moins de vivre sans technologie, vous serez profilé pour des besoins publicitaires.

On peut limiter la casse cependant :

Enfin, je ne suis pas là pour juger : utilisez Facebook et Google, installez Instagram, ou l’appli McDo ou celle de votre banque, si ça vous chante. Je ne vis pas hors des Gafam non plus.

Acceptons que EDF analyse vos habitudes de consommation électrique et sache si vous respectez bien le couvre-feu ou le confinement : on n’a pas le choix.

Je suis juste là pour vous présenter une réalité invisible : celle du business des informations personnelles. Celui qui permet à des entreprises comme Google ou Facebook de rapporter des dizaines de milliards de dollars chaque trimestre avec des produits gratuits pour nous.

PS : je prends majoritairement l’exemple de Google ici, car il parle bien.
Mais tous les Gafam font pareil : L’application Facebook a accès à votre liste de contacts et votre GPS, il analyse vos photos, vos likes, et les pages web que vous visitez. Ils en savent tout autant. Idem pour Twitter. Idem pour Linkedin. Idem pour toutes les applications avec une liste longue comme le bras de permissions. Et toutes font du fric grâce à ça, au moyen d’une application gratuite, souvent.

Notes :

[1] : Même si vous ne vous reprochez rien, sachez que ce n’est pas toujours vous qui décidez ce qui est reprochable.
[2] : On a tous une vie privée, des choses qu’on n’aimerait pas voir divulguées à tout le monde.

image d’en-tête de Tushar Mahajan

";s:7:"dateiso";s:15:"20210221_135910";}s:15:"20210219_143400";a:7:{s:5:"title";s:27:"Deux salles, deux ambiances";s:4:"link";s:80:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2021/02/19/14/34/00-deux-salles-deux-ambiances";s:4:"guid";s:22:"20210219143400-article";s:7:"pubDate";s:31:"Fri, 19 Feb 2021 14:34:00 +0100";s:11:"description";s:1340:"

La France, c’est deux salles, deux ambiances.

La première, chez les étudiants :

i
(tweet)

L’autre au Palais :

i
(capture)

Tout ça au moment où la majorité présidentielle vient de rejeter la proposition de loi qui aurait permis aux jeunes dès 18 ans de prétendre à toucher le RSA.

Vous aussi passez une bonne journée :-)

";s:7:"content";s:1352:"

La France, c’est deux salles, deux ambiances.

La première, chez les étudiants :

i
(tweet)

L’autre au Palais :

i
(capture)

Tout ça au moment où la majorité présidentielle vient de rejeter la proposition de loi qui aurait permis aux jeunes dès 18 ans de prétendre à toucher le RSA.

Vous aussi passez une bonne journée :-)

";s:7:"dateiso";s:15:"20210219_143400";}s:15:"20210217_182723";a:7:{s:5:"title";s:33:"Nebula, le Youtube des créateurs";s:4:"link";s:85:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2021/02/17/18/27/23-nebula-le-youtube-des-createurs";s:4:"guid";s:22:"20210217182723-article";s:7:"pubDate";s:31:"Wed, 17 Feb 2021 18:27:23 +0100";s:11:"description";s:4630:"

Non, ceci n’est pas un article sponsorisé destiné à vous faire inscrire sur ce site.

En fait, vu que je suis pas mal de créateurs américains qui font sans cesse la promotion de cette plateforme (qu’ils ont eux-mêmes monté), je me suis dit que j’allais essayer. Surtout que c’était pas cher (1 € par mois, soit 12 € par an pour l’offre promotionnelle) et que je suis également excédé par YouTube dans son ensemble (qui est devenue une immonde pompe à fric insupportable à utiliser).

Bref, j’ai essayé Nebula.

C’était l’an dernier, tout début 2020.

Au début le service était jeune et manquait de maturité. Les vidéos étaient là, mais le site n’était pas utilisable, en tout cas pas pour moi : lecteur vidéo pourri, site trop lourd, pas de flux RSS

Du coup, je leur avais envoyé un e-mail avec une liste de suggestions. Ils m’ont répondu et m’ont dit qu’ils allaient regarder tout ça.

Hier, je retente le truc. Un an après, donc.

Concernant la lourdeur de la page

L’image suivante parle d’elle-même :

Nebula temps de chargement.
C’est quoi le souci ?

Pour info, la page de YouTube fait 3 Mo et charge en 5 secondes. C’est pas léger, mais c’est supportable.

Sur Nebula, ça charge des images en JPEG non compressés et en maxi format, ça charge 15 fois le même fichier CSS et y a une flopée de requêtes qui renvoient des erreurs.

Dîtes, vous êtes sûrs de savoir coder ?

Concernant le lecteur vidéo

Ça ne pose problème à personne ça :

Le lecteur vidéo de Nebula
Pourquoi tout cet espace vide sur la page ?
Ah et qu’est-ce que j’en ai à foutre de votre application Android ou iOS : je suis sur mon PC !

Ça me prend 15 secondes et 2 lignes de CSS pour obtenir un truc bien :

Nebula modifié.
Voilà ce qu’il faudrait.
C’est pas compliqué à faire, si ?

Ah ben forcément, quand on utilise des iframe de merde dans un code HTML bordélique, c’est sûr que c’est plus compliqué qu’un simple élément video.

Mais bon, si c’est pas sur-réfléchi et ultra-complexifié au maximum, ça n’intéresse personne lors des réunions du comité exécutif, je sais, je sais…

Oh et non, passer en plein écran, non merci. J’ai un écran 4K et ma connexion ne permet pas de regarder en 4K (encore faudrait-il que cette définition soir proposée pour la vidéo, ce qui n’est pas le cas).
Donc je regarde mes vidéos dans la fenêtre du navigateur. Ça ne veut pas dire que j’aime les visionner en miniature non plus : y a un juste milieu.

Ah et merde à la fin : le CSS offre la propriété « resize », c’est pas pour rien. Ça permet de redimensionner un élément de la page à sa guise. Donc faites pas les idiots.

Concernant le flux RSS

Y en a toujours pas.
C’est quand-même dingue.

Conclusion

Je veux bien faire un effort et lâcher quelques pièces pour avoir du contenu de qualité sur une plateforme sans pub.
Mais faut que ça soit viable et utilisable. C’est pas comme si ce que je demande était compliqué !

Mais là c’est juste ridicule. Vous êtes une plateforme web pour regarder des vidéos et suivre des créateurs, vous ne savez même pas faire une page web ni un lecteur vidéo et on peut suivre personne par RSS.

Bref, c’est encore pas avec ça qu’ils vont tuer Youtube.

";s:7:"content";s:4645:"

Non, ceci n’est pas un article sponsorisé destiné à vous faire inscrire sur ce site.

En fait, vu que je suis pas mal de créateurs américains qui font sans cesse la promotion de cette plateforme (qu’ils ont eux-mêmes monté), je me suis dit que j’allais essayer. Surtout que c’était pas cher (1 € par mois, soit 12 € par an pour l’offre promotionnelle) et que je suis également excédé par YouTube dans son ensemble (qui est devenue une immonde pompe à fric insupportable à utiliser).

Bref, j’ai essayé Nebula.

C’était l’an dernier, tout début 2020.

Au début le service était jeune et manquait de maturité. Les vidéos étaient là, mais le site n’était pas utilisable, en tout cas pas pour moi : lecteur vidéo pourri, site trop lourd, pas de flux RSS

Du coup, je leur avais envoyé un e-mail avec une liste de suggestions. Ils m’ont répondu et m’ont dit qu’ils allaient regarder tout ça.

Hier, je retente le truc. Un an après, donc.

Concernant la lourdeur de la page

L’image suivante parle d’elle-même :

Nebula temps de chargement.
C’est quoi le souci ?

Pour info, la page de YouTube fait 3 Mo et charge en 5 secondes. C’est pas léger, mais c’est supportable.

Sur Nebula, ça charge des images en JPEG non compressés et en maxi format, ça charge 15 fois le même fichier CSS et y a une flopée de requêtes qui renvoient des erreurs.

Dîtes, vous êtes sûrs de savoir coder ?

Concernant le lecteur vidéo

Ça ne pose problème à personne ça :

Le lecteur vidéo de Nebula
Pourquoi tout cet espace vide sur la page ?
Ah et qu’est-ce que j’en ai à foutre de votre application Android ou iOS : je suis sur mon PC !

Ça me prend 15 secondes et 2 lignes de CSS pour obtenir un truc bien :

Nebula modifié.
Voilà ce qu’il faudrait.
C’est pas compliqué à faire, si ?

Ah ben forcément, quand on utilise des iframe de merde dans un code HTML bordélique, c’est sûr que c’est plus compliqué qu’un simple élément video.

Mais bon, si c’est pas sur-réfléchi et ultra-complexifié au maximum, ça n’intéresse personne lors des réunions du comité exécutif, je sais, je sais…

Oh et non, passer en plein écran, non merci. J’ai un écran 4K et ma connexion ne permet pas de regarder en 4K (encore faudrait-il que cette définition soir proposée pour la vidéo, ce qui n’est pas le cas).
Donc je regarde mes vidéos dans la fenêtre du navigateur. Ça ne veut pas dire que j’aime les visionner en miniature non plus : y a un juste milieu.

Ah et merde à la fin : le CSS offre la propriété « resize », c’est pas pour rien. Ça permet de redimensionner un élément de la page à sa guise. Donc faites pas les idiots.

Concernant le flux RSS

Y en a toujours pas.
C’est quand-même dingue.

Conclusion

Je veux bien faire un effort et lâcher quelques pièces pour avoir du contenu de qualité sur une plateforme sans pub.
Mais faut que ça soit viable et utilisable. C’est pas comme si ce que je demande était compliqué !

Mais là c’est juste ridicule. Vous êtes une plateforme web pour regarder des vidéos et suivre des créateurs, vous ne savez même pas faire une page web ni un lecteur vidéo et on peut suivre personne par RSS.

Bref, c’est encore pas avec ça qu’ils vont tuer Youtube.

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Et tant que j’y suis avec l’e-mail : va falloir que les sites arrêtent de jouer au con avec.

Beaucoup de sites les utilisent correctement, mais y a aussi un sacré paquet de zozos qui font de la merde.

Je ne parle pas du spam, de la revente de l’adresse à des régies de pubs. Ces comportements sont à chier mais les sites web savent très bien ce qu’ils font.

Il y a aussi des trucs qui ne sont pas forcément malveillants, mais dont le résultat est tout le même.

Premier exemple : Tipeee.
Je n’ai plus de compte chez eux. Pourtant, je reçois encore parfois des e-mails de leur part parce qu’un créateur envoie des e-mails à ceux qui les ont soutenu par le passé, et comme j’étais dedans, je reçois ces e-mail. Oui c’est codé avec les pieds.

Désinscription ? Mon cul. Le compte n’est pas supprimé et les informations associées non plus. La seule chose qui est révoquée, c’est mon droit d’accès au compte, qui lui existe toujours.

Deuxième exemple : KissKissBankBank (un Kickstater français).
Une fois qu’on soutient un projet et que l’auteur du projet publie une mise à jour, on reçoit un e-mail. Ok, pourquoi pas, même si j’aimerais pouvoir désactiver ça.

En pratique, ils n’envoient pas un e-mail avec le message de l’auteur. Ça serait trop pratique. Non : ils t’envoie un e-mail avec un bouton « cliquez là pour lire l’annonce ! ». How about va te faire voir ?

À noter que Kickstarter, lui, donne bien la news entière dans l’e-mail qu’ils envoient.

Troisième exemple : oui.sncf.
Eux j’ai carrément bloqué leur e-mails par l’anti-spam. Il est en effet impossible de se désinscrire : y a pas de lien de désinscription ! Il faut leur envoyer un putain de courrier papier ! C’était pas illégal ça ?

Étrangement, ces trois exemples sont français. Y a vraiment un problème avec les sites français, j’ai l’impression.

Soit ils n’embauchent pas de testeurs d’expérience utilisateur, soit c’est supervisé par un guignol sans connaissances des bonnes pratiques. Mais y a un sérieux problème et c’est chiant.

Et je ne parle pas des e-mails dont l’encodage des caractéres est foireux, dont les liens sont cassés, dont l’en-tête est corrompu… bref, les e-mails jamais testé par l’équipe de stagiaires qui a pondu le bouzin.

";s:7:"content";s:2629:"

Et tant que j’y suis avec l’e-mail : va falloir que les sites arrêtent de jouer au con avec.

Beaucoup de sites les utilisent correctement, mais y a aussi un sacré paquet de zozos qui font de la merde.

Je ne parle pas du spam, de la revente de l’adresse à des régies de pubs. Ces comportements sont à chier mais les sites web savent très bien ce qu’ils font.

Il y a aussi des trucs qui ne sont pas forcément malveillants, mais dont le résultat est tout le même.

Premier exemple : Tipeee.
Je n’ai plus de compte chez eux. Pourtant, je reçois encore parfois des e-mails de leur part parce qu’un créateur envoie des e-mails à ceux qui les ont soutenu par le passé, et comme j’étais dedans, je reçois ces e-mail. Oui c’est codé avec les pieds.

Désinscription ? Mon cul. Le compte n’est pas supprimé et les informations associées non plus. La seule chose qui est révoquée, c’est mon droit d’accès au compte, qui lui existe toujours.

Deuxième exemple : KissKissBankBank (un Kickstater français).
Une fois qu’on soutient un projet et que l’auteur du projet publie une mise à jour, on reçoit un e-mail. Ok, pourquoi pas, même si j’aimerais pouvoir désactiver ça.

En pratique, ils n’envoient pas un e-mail avec le message de l’auteur. Ça serait trop pratique. Non : ils t’envoie un e-mail avec un bouton « cliquez là pour lire l’annonce ! ». How about va te faire voir ?

À noter que Kickstarter, lui, donne bien la news entière dans l’e-mail qu’ils envoient.

Troisième exemple : oui.sncf.
Eux j’ai carrément bloqué leur e-mails par l’anti-spam. Il est en effet impossible de se désinscrire : y a pas de lien de désinscription ! Il faut leur envoyer un putain de courrier papier ! C’était pas illégal ça ?

Étrangement, ces trois exemples sont français. Y a vraiment un problème avec les sites français, j’ai l’impression.

Soit ils n’embauchent pas de testeurs d’expérience utilisateur, soit c’est supervisé par un guignol sans connaissances des bonnes pratiques. Mais y a un sérieux problème et c’est chiant.

Et je ne parle pas des e-mails dont l’encodage des caractéres est foireux, dont les liens sont cassés, dont l’en-tête est corrompu… bref, les e-mails jamais testé par l’équipe de stagiaires qui a pondu le bouzin.

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J’adore l’e-mail. Et je n’aime pas les papiers.

Sauf que parfois, faut conserver des papiers : factures, relevés, etc.
Que ce soit OVH (mon FAI), Free mon opérateur mobile ou mes factures d’eau, j’enregistre tout, tous les mois, en PDF.

Avant, OVH m’envoyait les factures en PDF par e-mail, en pièce jointe.

Mais ça, c’était avant.

Avant, Free m’envoyait ses factures en PDF par e-mail, en pièce jointe.

Mais ça, c’était avant.

Avant, je recevais mes factures d’eau par PDF aussi.

Mais ça c’était avant.

Maintenant y a des éoliennes. Et ça c’est à vent. Pardon.

Heu… Pour les e-mails : maintenant ils t’envoient tous un message avec un lien.
Faut cliquer sur le lien.
Oops : avant de cliquer, on s’assure que le lien est légitime.
Ensuite, faut cliquer sur le lien.
Faut retrouver ses ID de connexion, puis se connecter sur le site.
Faut trouver le bouton caché pour l’historique des factures.
Faut ouvrir le PDF.
Faut faire fichier > enregistrer une copie et c’est bon, enfin.

Avant, on faisait « enregistrer la pièce jointe ». Et c’était bon.

Ouais je sais, j’ai une vie horrible.

Mais franchement : vous savez m’envoyer un e-mail, l’e-mail supporte les pièces jointes. Pourquoi ne pas envoyer la facture en pièce-jointe par e-mail ?
C’est pas assez « corporate » ?
Ça ne permet pas d’écrire de cookie sur mon PC ?
Ça fausse le nombre de visites sur votre site ?

Vous faites chier, c’est du temps de perdu pour moi. Avant je recevais mes papiers par courrier, je n’étais pas obligé d’aller en agence pour les récupérer !

Même remarque pour les employeurs (qui passent tous par des problèmes comme Coffreo), les marchands en ligne ou autre. Vous avez mon e-mail, donc au lieu de me spammer, servez-vous-en !

PS : oui, je vous conseille de constituer des archives de relevés et autres factures. Le jour où vous changez de FAI, d’opérateur, de banque, et que votre compte est facturé, tous ces fichiers deviennent inaccessibles (quand le site ne décide pas tout simplement d’en rendre l’accès payant — coucou la banque postale, à l’époque)


Je remarque par contre que les e-marchands allemands m’envoient systématiquement les factures en PDF (y compris les marchands chez Amazon).

C’est une obligation légale en Allemagne, c’est ça ? En tout cas c’est une bonne chose.

";s:7:"content";s:2642:"

J’adore l’e-mail. Et je n’aime pas les papiers.

Sauf que parfois, faut conserver des papiers : factures, relevés, etc.
Que ce soit OVH (mon FAI), Free mon opérateur mobile ou mes factures d’eau, j’enregistre tout, tous les mois, en PDF.

Avant, OVH m’envoyait les factures en PDF par e-mail, en pièce jointe.

Mais ça, c’était avant.

Avant, Free m’envoyait ses factures en PDF par e-mail, en pièce jointe.

Mais ça, c’était avant.

Avant, je recevais mes factures d’eau par PDF aussi.

Mais ça c’était avant.

Maintenant y a des éoliennes. Et ça c’est à vent. Pardon.

Heu… Pour les e-mails : maintenant ils t’envoient tous un message avec un lien.
Faut cliquer sur le lien.
Oops : avant de cliquer, on s’assure que le lien est légitime.
Ensuite, faut cliquer sur le lien.
Faut retrouver ses ID de connexion, puis se connecter sur le site.
Faut trouver le bouton caché pour l’historique des factures.
Faut ouvrir le PDF.
Faut faire fichier > enregistrer une copie et c’est bon, enfin.

Avant, on faisait « enregistrer la pièce jointe ». Et c’était bon.

Ouais je sais, j’ai une vie horrible.

Mais franchement : vous savez m’envoyer un e-mail, l’e-mail supporte les pièces jointes. Pourquoi ne pas envoyer la facture en pièce-jointe par e-mail ?
C’est pas assez « corporate » ?
Ça ne permet pas d’écrire de cookie sur mon PC ?
Ça fausse le nombre de visites sur votre site ?

Vous faites chier, c’est du temps de perdu pour moi. Avant je recevais mes papiers par courrier, je n’étais pas obligé d’aller en agence pour les récupérer !

Même remarque pour les employeurs (qui passent tous par des problèmes comme Coffreo), les marchands en ligne ou autre. Vous avez mon e-mail, donc au lieu de me spammer, servez-vous-en !

PS : oui, je vous conseille de constituer des archives de relevés et autres factures. Le jour où vous changez de FAI, d’opérateur, de banque, et que votre compte est facturé, tous ces fichiers deviennent inaccessibles (quand le site ne décide pas tout simplement d’en rendre l’accès payant — coucou la banque postale, à l’époque)


Je remarque par contre que les e-marchands allemands m’envoient systématiquement les factures en PDF (y compris les marchands chez Amazon).

C’est une obligation légale en Allemagne, c’est ça ? En tout cas c’est une bonne chose.

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J’ai une manie qui est que j’ai du mal à jeter les vieilles choses.

La raison que je m’invoque à chaque fois : « ça peut servir », ou « au cas où ».

Du coup, mes tiroirs sont remplis de bric-à-brac en tout genre, et mes placards remplis de cartons plein de trésors. On pourrait dire que c’est le bordel. Mais je sais exactement ce que j’ai et [pas toujours très] exactement où tout se trouve.

En particulier, j’ai un espace de rangement où je range mes trucs informatiques : des câbles, des vieux CD d’installation, des centaines d’adaptateurs USB en tout genre, des vieux claviers, des disquettes, des pièces de PC qu’ils ne fabriquent plus depuis 15 ans… Bref, de tout.

Eh ben ça m’a servi, pour une fois !

Mon téléphone actuel (BQ Aquaris X2), je l’ai depuis 2018 : c’est un téléphone incroyable, hyper-fluide et sous Android One. Même après bientôt 3 ans, il est d’une fluidité comme au premier jour. En plus il y a des options sympa et ne manque de rien. Malheureusement, BQ, le fabriquant, n’existe plus. Ils ne font plus de téléphones. Ce téléphone est désormais introuvable neuf.

Pourquoi ça m’emmerde ? Parce que je suis maladroit.

Malgré ses qualités, la batterie du téléphone n’a pas trop survécu à son âge et aux canicules qu’il a traversé deux étés de suite. J’ai perdu environ 60 % de l’autonomie initiale. J’ai donc voulu changer la batterie.

Les batteries inamovibles, c’est la merde. En la retirant, malgré ma délicatesse, j’ai endommagé le connecteur de l’écran tactile. Tout fonctionnait encore, sauf le tactile. Du coup je ne pouvais rien faire, sinon l’allumer et l’éteindre. Je me suis senti con.

Heureusement, mon téléphone sauvegarde les fichiers téléchargés, les photos et les captures d’écran sur mon NAS tous les soirs : je n’ai rien perdu de ce côté-là.
Par contre, mes vieux SMS et certains fichiers de config, ne sont pas sauvegardés et étaient encore dessus.

Du coup comment faire ?

Les téléphones récents peuvent accueillir un clavier ou une souris. En bluetooth par exemple. Mais sans tactile, impossible d’activer le bluetooth.

Sur mon PC j’ai un clavier et une souris sans fil : ils utilisent un petit récepteur sans fil USB et la souris se connecte sur ça.

Sauf que mon téléphone a une prise USB-C. Meh.

Ah et je me suis souvenu, qu’un jour en 2015, j’avais reçu un petit gadget (avec un autre téléphone, un Elephone P5000) qui se branchait en Micro-USB dans le téléphone et dans lequel je pouvais mettre une clé USB normale. C’est donc un connecteur Micro-USB-Mâle_USB-Normal-Femelle (adaptateur « OTG »).

Un adaptateur OTG.

Ce truc était censé permettre le partage d’énergie : le P5000 avait une batterie de 5 000 mAh qui lui permettait de tenir 5 jours, ou de charger un autre téléphone. Le connecteur ne m’a jamais servi.

En plus de ça, je dispose aussi de connecteurs Micro-USB_USB-C, pour charger mon téléphone récent avec les chargeurs anciens.

Du coup je me suis dit, je vais essayer : connecteur OTG –> adaptateur USB-C/Micro-USB –> Connecteur sans fil pour la souris. Je n’avais guère d’espoir, et pourtant…

… Ça marche !

Happy face meme.
Et on peut piloter le téléphone avec une souris : le pointeur apparait. Un clic c’est un « touch » et pour les gestes tactiles comme le glissement, on fait comme un drag-n-drop. Tout à fait intuitif.

J’étais sur le cul, mais ça m’a servi de récupérer mes SMS, d’exporter les fichiers de config de quelques logiciels (Nova, K9-Mail…) pour les réimporter sur un autre téléphone.
Ouais, je suis un vieux grincheux : j’aime pas le changement et j’aime retrouver mes marques. C’est aussi pour ça que je déteste changer mes appareils. Je passe du temps à choisir très méticuleusement mes outils, ce n’est donc pas pour changer tous les 6 mois. D’ailleurs, dans le cas contraire je n’aurais pas cherché à changer la batterie de mon téléphone, j’aurais changé de téléphone.


Bref, maintenant tout est résolu ou presque, c’est l’heure des leçons :

Premièrement, faites gaffe quand vous démontez vos trucs. Ne tirez pas sur tout, allez-y doucement. Et si vous ne voyez pas ce que vous faites, n’y insérez pas une lame (même en plastique) : il y a peut-être un connecteur fragile en dessous… Ah et regardez les tutos de réparation sur Youtube. Rien n’est trop simple. On ne fait la connerie qu’une seule fois.

Deuxièmement, je suis content d’une chose : je respecte les plannings de mes sauvegardes. Tout est intégralement sauvegardé chaque soir quand je rentre chez moi et passe en Wifi. Je vais mettre en place la même chose pour mes SMS : ça va devenir nécessaire. Mais ce qui est sauvegardé a très bien fonctionné. J’en suis content : mes fichiers sont en lieu sûr. J’espère que c’est le cas aussi pour vous.

Troisièmement, ne jetez pas vos câbles, adaptateurs, pièces de rechanges, boîtes… Tout peut toujours servir.

Quatrièmement, essayez les branchements improbables. Ça ne m’a rien coûté de brancher 3 adaptateurs à la suite et franchement mes espoirs que ça marche étaient faibles. Mais ça a marché. Certains adaptateurs ne laissent passer que la charge et pas les données, mais d’autres, comme ici, permettent à tout de fonctionner. C’est cool.

";s:7:"content";s:5972:"

J’ai une manie qui est que j’ai du mal à jeter les vieilles choses.

La raison que je m’invoque à chaque fois : « ça peut servir », ou « au cas où ».

Du coup, mes tiroirs sont remplis de bric-à-brac en tout genre, et mes placards remplis de cartons plein de trésors. On pourrait dire que c’est le bordel. Mais je sais exactement ce que j’ai et [pas toujours très] exactement où tout se trouve.

En particulier, j’ai un espace de rangement où je range mes trucs informatiques : des câbles, des vieux CD d’installation, des centaines d’adaptateurs USB en tout genre, des vieux claviers, des disquettes, des pièces de PC qu’ils ne fabriquent plus depuis 15 ans… Bref, de tout.

Eh ben ça m’a servi, pour une fois !

Mon téléphone actuel (BQ Aquaris X2), je l’ai depuis 2018 : c’est un téléphone incroyable, hyper-fluide et sous Android One. Même après bientôt 3 ans, il est d’une fluidité comme au premier jour. En plus il y a des options sympa et ne manque de rien. Malheureusement, BQ, le fabriquant, n’existe plus. Ils ne font plus de téléphones. Ce téléphone est désormais introuvable neuf.

Pourquoi ça m’emmerde ? Parce que je suis maladroit.

Malgré ses qualités, la batterie du téléphone n’a pas trop survécu à son âge et aux canicules qu’il a traversé deux étés de suite. J’ai perdu environ 60 % de l’autonomie initiale. J’ai donc voulu changer la batterie.

Les batteries inamovibles, c’est la merde. En la retirant, malgré ma délicatesse, j’ai endommagé le connecteur de l’écran tactile. Tout fonctionnait encore, sauf le tactile. Du coup je ne pouvais rien faire, sinon l’allumer et l’éteindre. Je me suis senti con.

Heureusement, mon téléphone sauvegarde les fichiers téléchargés, les photos et les captures d’écran sur mon NAS tous les soirs : je n’ai rien perdu de ce côté-là.
Par contre, mes vieux SMS et certains fichiers de config, ne sont pas sauvegardés et étaient encore dessus.

Du coup comment faire ?

Les téléphones récents peuvent accueillir un clavier ou une souris. En bluetooth par exemple. Mais sans tactile, impossible d’activer le bluetooth.

Sur mon PC j’ai un clavier et une souris sans fil : ils utilisent un petit récepteur sans fil USB et la souris se connecte sur ça.

Sauf que mon téléphone a une prise USB-C. Meh.

Ah et je me suis souvenu, qu’un jour en 2015, j’avais reçu un petit gadget (avec un autre téléphone, un Elephone P5000) qui se branchait en Micro-USB dans le téléphone et dans lequel je pouvais mettre une clé USB normale. C’est donc un connecteur Micro-USB-Mâle_USB-Normal-Femelle (adaptateur « OTG »).

Un adaptateur OTG.

Ce truc était censé permettre le partage d’énergie : le P5000 avait une batterie de 5 000 mAh qui lui permettait de tenir 5 jours, ou de charger un autre téléphone. Le connecteur ne m’a jamais servi.

En plus de ça, je dispose aussi de connecteurs Micro-USB_USB-C, pour charger mon téléphone récent avec les chargeurs anciens.

Du coup je me suis dit, je vais essayer : connecteur OTG –> adaptateur USB-C/Micro-USB –> Connecteur sans fil pour la souris. Je n’avais guère d’espoir, et pourtant…

… Ça marche !

Happy face meme.
Et on peut piloter le téléphone avec une souris : le pointeur apparait. Un clic c’est un « touch » et pour les gestes tactiles comme le glissement, on fait comme un drag-n-drop. Tout à fait intuitif.

J’étais sur le cul, mais ça m’a servi de récupérer mes SMS, d’exporter les fichiers de config de quelques logiciels (Nova, K9-Mail…) pour les réimporter sur un autre téléphone.
Ouais, je suis un vieux grincheux : j’aime pas le changement et j’aime retrouver mes marques. C’est aussi pour ça que je déteste changer mes appareils. Je passe du temps à choisir très méticuleusement mes outils, ce n’est donc pas pour changer tous les 6 mois. D’ailleurs, dans le cas contraire je n’aurais pas cherché à changer la batterie de mon téléphone, j’aurais changé de téléphone.


Bref, maintenant tout est résolu ou presque, c’est l’heure des leçons :

Premièrement, faites gaffe quand vous démontez vos trucs. Ne tirez pas sur tout, allez-y doucement. Et si vous ne voyez pas ce que vous faites, n’y insérez pas une lame (même en plastique) : il y a peut-être un connecteur fragile en dessous… Ah et regardez les tutos de réparation sur Youtube. Rien n’est trop simple. On ne fait la connerie qu’une seule fois.

Deuxièmement, je suis content d’une chose : je respecte les plannings de mes sauvegardes. Tout est intégralement sauvegardé chaque soir quand je rentre chez moi et passe en Wifi. Je vais mettre en place la même chose pour mes SMS : ça va devenir nécessaire. Mais ce qui est sauvegardé a très bien fonctionné. J’en suis content : mes fichiers sont en lieu sûr. J’espère que c’est le cas aussi pour vous.

Troisièmement, ne jetez pas vos câbles, adaptateurs, pièces de rechanges, boîtes… Tout peut toujours servir.

Quatrièmement, essayez les branchements improbables. Ça ne m’a rien coûté de brancher 3 adaptateurs à la suite et franchement mes espoirs que ça marche étaient faibles. Mais ça a marché. Certains adaptateurs ne laissent passer que la charge et pas les données, mais d’autres, comme ici, permettent à tout de fonctionner. C’est cool.

";s:7:"dateiso";s:15:"20210208_182155";}s:15:"20210204_070558";a:7:{s:5:"title";s:49:"Est-ce que le nucléaire tue ou sauve des vies ?";s:4:"link";s:99:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2021/02/04/07/05/58-est-ce-que-le-nucleaire-tue-ou-sauve-des-vies";s:4:"guid";s:22:"20210204070558-article";s:7:"pubDate";s:31:"Thu, 04 Feb 2021 07:05:58 +0100";s:11:"description";s:6733:"

Un personnage en légo avec le logo radioactif.
En vue de la politique française qui est plutôt dans le sens de fermer des centrales nucléaires et les remplacer par des énergies fossiles, tout ça pour plaire au public qui semble avoir « peur » du nucléaire, j’ai écrit un article (sur mon blog scientifique) pour expliquer le fonctionnement d’une centrale nucléaire. Juste le fonctionnement.

Je pense que beaucoup de gens ont peur du nucléaire, car on l’associe à Fukushima, Tchernobyl, aux bombes… au lieu de l’associer à une énergie décarbonée, puissante, peu chère et parmi les plus sécurisées du monde.

Mon article sur le fonctionnement est là : Comment fonctionne une centrale nucléaire ?

Hier par contre, je découvre que l’excellente chaîne YouTube « KurtzGesagt » a sortie une vidéo avec comme thème « How Many People Did Nuclear Energy Kill? Nuclear Death Toll », autrement dit « combien de personnes sont mortes à cause de l’énergie nucléaire ? ».

Vous regardez la vidéo si ça vous dit (comme d’hab sur cette chaîne, y a les sources et il n’y a pas de point de vu initial d’imposé). Je résume ici.

Une chose à garder en tête : dans la vidéo et concernant le comparatif final, ils ont plus les chiffres les plus pessimistes possibles concernant le nucléaire. Ces chiffres sont généralement avancés par les soi-disant « écologistes » et sont très nettement exagérés, d’un facteur x15 par rapport aux chiffres officiels, dans le cas de Tchernobyl par exemple.

Ainsi, pour Tchernobyl seul, les chiffres officiels parlent de 4 000 morts directs ou indirects (31 personnes sont morts directement à Tchernobyl, essentiellement des pompiers). Les chiffres les plus pessimistes, de la part du groupe Les Verts (en Europe) parlent de 60 000 « morts prématurées d’ici 2075 » à cause de l’accident.

Pour Fukushima, au moment de l’accident, personne n’est mort directement à cause de l’exposition aux radiations (comme le furent les pompiers à Tchernobyl). Les morts dus à l’accident le sont à cause du chaos relatif à l’évacuation. Là également, le chiffre le plus pessimiste est plus grand : ils parlent de 1 000 morts prématurés potentielles. Une personne est morte à ce jour d’une cause directement imputable aux radiations.

Parallèlement, la vidéo mentionne un autre accident dû à la production d’énergie : la rupture du barrage hydroélectrique de Banqiao en Chine en 1975, dont la cause est — comme pour Fukushima — une cause naturelle (un typhon ; alors que c’était un séisme suivi d’un raz-de-marée pour Fukushima).
Ici, on parle d’un nombre de morts directes entre 85 000 et 240 000, à cause du barrage cédé et de la vague d’eau qui en suivit. Même les chiffres les plus optimistes écrasent donc les chiffres les plus pessimistes pour Tchernobyl… tout ça avec un barrage, donc une énergie propre et sans risque… non ?

Quant aux énergies fossiles, vous regardez la vidéo pour les détails, mais l’OMS — les mêmes qui donnent « seulement » 4 000 morts pour Tchernobyl — parle de 4 000 000 de morts liés aux énergies fossiles… chaque année.
Et on estime à 100 000 000 (cent millions) de morts prématurées au cours des 50 dernières années.

Suffit de faire le calcul maintenant : même si tous les réacteurs nucléaires du monde explosaient avec les conséquences de Tchernobyl — et chaque centrale comporte plusieurs réacteurs —, le nombre de morts dues à la pollution conséquente des énergies fossiles serait toujours 4 fois plus importante.

Donc juste « lol ».

On comprend donc très bien pourquoi certains vont jusqu’à dire que le nucléaire a sauvé beaucoup de vie qui seraient autrement mortes à cause des énergies fossiles. Pour exemple, la politique antinucléaire et pro-charbon de l’Allemagne aurait ainsi provoqué 1100 morts supplémentaires… annuelles depuis 2011.

Et ne venez pas me dire « c’est normal, car le charbon produit une plus grande part d’énergie dans le monde que le nucléaire ». Ceci est vrai, mais l’argument ne tient pas. En terme de morts par TWh d’énergie produite, le nucléaire s’en sort d’autant mieux. Là aussi, ils en parlent très bien dans la vidéo.

~

Le nucléaire n’est pas parfait, mais comme la Démocratie est le pire de tous les régimes à l’exception de toutes les autres, JE pense, que le nucléaire est le pire de toutes les sources d’énergie à l’exception de toutes les autres pour adresser les problèmes actuels ; tous facteurs confondus : production électrique continue et non-intermitente, quantité de combustible, déchets stockable… Je le redis : rien n’est parfait, mais pour le moment je pense que c’est la meilleure option que l’on a pour sortir du fossile (sur toute la chaine).

Quand (Covid à part, dont j’espère qu’on se sera débarrassé dans quelques années), le plus gros problème auquel l’Humanité fait face actuellement, ce n’est pas un tas de déchets nucléaires, mais un problème de une montagne de 50 000 000 000 de tonnes de CO2 pompées dans l’atmosphère chaque année (sans compter les autres polluants liés aux énergies fossiles) que nous devons régler, et rapidement.

~

Pour info, la vidéo n’en parle pas, mais le charbon (qui compense toutes les centrales nucléaires fermées depuis 10 ans en Europe) libère également des radiations dans l’air. Sous la forme de radon, principalement (comme si le CO2 et les particules fines cancérigènes ne suffisaient pas). Et les émissions de rayonnement dues au charbon sont environ 10 fois plus importante que celles de l’industrie du nucléaire. Excusez du peu, là aussi. Mais le charbon c’est ancestral et moins dangereux, hein ?

image d’en-tête de awee_19

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Un personnage en légo avec le logo radioactif.
En vue de la politique française qui est plutôt dans le sens de fermer des centrales nucléaires et les remplacer par des énergies fossiles, tout ça pour plaire au public qui semble avoir « peur » du nucléaire, j’ai écrit un article (sur mon blog scientifique) pour expliquer le fonctionnement d’une centrale nucléaire. Juste le fonctionnement.

Je pense que beaucoup de gens ont peur du nucléaire, car on l’associe à Fukushima, Tchernobyl, aux bombes… au lieu de l’associer à une énergie décarbonée, puissante, peu chère et parmi les plus sécurisées du monde.

Mon article sur le fonctionnement est là : Comment fonctionne une centrale nucléaire ?

Hier par contre, je découvre que l’excellente chaîne YouTube « KurtzGesagt » a sortie une vidéo avec comme thème « How Many People Did Nuclear Energy Kill? Nuclear Death Toll », autrement dit « combien de personnes sont mortes à cause de l’énergie nucléaire ? ».

Vous regardez la vidéo si ça vous dit (comme d’hab sur cette chaîne, y a les sources et il n’y a pas de point de vu initial d’imposé). Je résume ici.

Une chose à garder en tête : dans la vidéo et concernant le comparatif final, ils ont plus les chiffres les plus pessimistes possibles concernant le nucléaire. Ces chiffres sont généralement avancés par les soi-disant « écologistes » et sont très nettement exagérés, d’un facteur x15 par rapport aux chiffres officiels, dans le cas de Tchernobyl par exemple.

Ainsi, pour Tchernobyl seul, les chiffres officiels parlent de 4 000 morts directs ou indirects (31 personnes sont morts directement à Tchernobyl, essentiellement des pompiers). Les chiffres les plus pessimistes, de la part du groupe Les Verts (en Europe) parlent de 60 000 « morts prématurées d’ici 2075 » à cause de l’accident.

Pour Fukushima, au moment de l’accident, personne n’est mort directement à cause de l’exposition aux radiations (comme le furent les pompiers à Tchernobyl). Les morts dus à l’accident le sont à cause du chaos relatif à l’évacuation. Là également, le chiffre le plus pessimiste est plus grand : ils parlent de 1 000 morts prématurés potentielles. Une personne est morte à ce jour d’une cause directement imputable aux radiations.

Parallèlement, la vidéo mentionne un autre accident dû à la production d’énergie : la rupture du barrage hydroélectrique de Banqiao en Chine en 1975, dont la cause est — comme pour Fukushima — une cause naturelle (un typhon ; alors que c’était un séisme suivi d’un raz-de-marée pour Fukushima).
Ici, on parle d’un nombre de morts directes entre 85 000 et 240 000, à cause du barrage cédé et de la vague d’eau qui en suivit. Même les chiffres les plus optimistes écrasent donc les chiffres les plus pessimistes pour Tchernobyl… tout ça avec un barrage, donc une énergie propre et sans risque… non ?

Quant aux énergies fossiles, vous regardez la vidéo pour les détails, mais l’OMS — les mêmes qui donnent « seulement » 4 000 morts pour Tchernobyl — parle de 4 000 000 de morts liés aux énergies fossiles… chaque année.
Et on estime à 100 000 000 (cent millions) de morts prématurées au cours des 50 dernières années.

Suffit de faire le calcul maintenant : même si tous les réacteurs nucléaires du monde explosaient avec les conséquences de Tchernobyl — et chaque centrale comporte plusieurs réacteurs —, le nombre de morts dues à la pollution conséquente des énergies fossiles serait toujours 4 fois plus importante.

Donc juste « lol ».

On comprend donc très bien pourquoi certains vont jusqu’à dire que le nucléaire a sauvé beaucoup de vie qui seraient autrement mortes à cause des énergies fossiles. Pour exemple, la politique antinucléaire et pro-charbon de l’Allemagne aurait ainsi provoqué 1100 morts supplémentaires… annuelles depuis 2011.

Et ne venez pas me dire « c’est normal, car le charbon produit une plus grande part d’énergie dans le monde que le nucléaire ». Ceci est vrai, mais l’argument ne tient pas. En terme de morts par TWh d’énergie produite, le nucléaire s’en sort d’autant mieux. Là aussi, ils en parlent très bien dans la vidéo.

~

Le nucléaire n’est pas parfait, mais comme la Démocratie est le pire de tous les régimes à l’exception de toutes les autres, JE pense, que le nucléaire est le pire de toutes les sources d’énergie à l’exception de toutes les autres pour adresser les problèmes actuels ; tous facteurs confondus : production électrique continue et non-intermitente, quantité de combustible, déchets stockable… Je le redis : rien n’est parfait, mais pour le moment je pense que c’est la meilleure option que l’on a pour sortir du fossile (sur toute la chaine).

Quand (Covid à part, dont j’espère qu’on se sera débarrassé dans quelques années), le plus gros problème auquel l’Humanité fait face actuellement, ce n’est pas un tas de déchets nucléaires, mais un problème de une montagne de 50 000 000 000 de tonnes de CO2 pompées dans l’atmosphère chaque année (sans compter les autres polluants liés aux énergies fossiles) que nous devons régler, et rapidement.

~

Pour info, la vidéo n’en parle pas, mais le charbon (qui compense toutes les centrales nucléaires fermées depuis 10 ans en Europe) libère également des radiations dans l’air. Sous la forme de radon, principalement (comme si le CO2 et les particules fines cancérigènes ne suffisaient pas). Et les émissions de rayonnement dues au charbon sont environ 10 fois plus importante que celles de l’industrie du nucléaire. Excusez du peu, là aussi. Mais le charbon c’est ancestral et moins dangereux, hein ?

image d’en-tête de awee_19

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Hier mon livreur a laissé un avis de passage (non pour l’instant pas de désagrément, ça va venir, je ne m’en fais pas).

En voici une photo partielle :

Photo d’un avis de passage.
Évidemment, je m’empresse de vouloir programmer une nouvelle livraison sur leur site. Là on me demande le numéro du colis.

Et là je me suis fait avoir. J’ai tapé :

PAO 057 25

Qu’est-ce qui va pas ? Ben en fait, ce n’est pas un « O » (lettre O capitale), mais le chiffre zéro (0).

C’est tout con comme problème, mais c’en est un. Et autant j’ai l’habitude de jongler entre les O, Q, o, 0 ou encore les l, I, i, 1, | (lettres L minuscule ou i majuscule, ou le chiffre un, la barre verticale, etc.) et on s’y fait quand c’est sur un écran et dans une police d’écriture donnée, autant quand c’est écrit à la main, c’est tout de suite moins fun.

Dans ce cas présent, j’ai autant de tentatives que je veux : je m’en fous. Mais imaginez si vous avez remplis 3 pages de formulaires sur le site des impôts et qu’on vous demande de taper un captcha ou un code qui contient ce genre de caractères… et que — bien-sûr — si vous vous trompez, tout le formulaire est perdu… C’est moins fun.

Pour le présent code, j’ai deux idées de solution à proposer :

D’ailleurs, ce soir je tombe sur un autre problème, dans les captchas justement. Voici mon test anti-robot :

Capture d’écran d’un captcha ambigu.
Étant bête et méchant, je rentre « j ». Il s’agit de la troisième lettre du mot (si on peut appeler ça un mot) après le S et le V.
Résultat ? Faux bien-sûr : le résultat attendu était le « v ».

Car au fond, ce qu’il voulait dire, c’est mettre le troisième caractère et la chaîne et non pas la troisième lettre en excluant les chiffres !

Même chose : un peu de rigueur, des tests en situation réelle et quelques retours d’utilisateurs lors de la phase de débogage auraient pu éviter ce genre de soucis. Ce captcha fonctionne très bien sur le plan technique, mais pour l’utilisateur, ce n’est pas forcément clair et cela pose problème.

";s:7:"content";s:3341:"

Hier mon livreur a laissé un avis de passage (non pour l’instant pas de désagrément, ça va venir, je ne m’en fais pas).

En voici une photo partielle :

Photo d’un avis de passage.
Évidemment, je m’empresse de vouloir programmer une nouvelle livraison sur leur site. Là on me demande le numéro du colis.

Et là je me suis fait avoir. J’ai tapé :

PAO 057 25

Qu’est-ce qui va pas ? Ben en fait, ce n’est pas un « O » (lettre O capitale), mais le chiffre zéro (0).

C’est tout con comme problème, mais c’en est un. Et autant j’ai l’habitude de jongler entre les O, Q, o, 0 ou encore les l, I, i, 1, | (lettres L minuscule ou i majuscule, ou le chiffre un, la barre verticale, etc.) et on s’y fait quand c’est sur un écran et dans une police d’écriture donnée, autant quand c’est écrit à la main, c’est tout de suite moins fun.

Dans ce cas présent, j’ai autant de tentatives que je veux : je m’en fous. Mais imaginez si vous avez remplis 3 pages de formulaires sur le site des impôts et qu’on vous demande de taper un captcha ou un code qui contient ce genre de caractères… et que — bien-sûr — si vous vous trompez, tout le formulaire est perdu… C’est moins fun.

Pour le présent code, j’ai deux idées de solution à proposer :

D’ailleurs, ce soir je tombe sur un autre problème, dans les captchas justement. Voici mon test anti-robot :

Capture d’écran d’un captcha ambigu.
Étant bête et méchant, je rentre « j ». Il s’agit de la troisième lettre du mot (si on peut appeler ça un mot) après le S et le V.
Résultat ? Faux bien-sûr : le résultat attendu était le « v ».

Car au fond, ce qu’il voulait dire, c’est mettre le troisième caractère et la chaîne et non pas la troisième lettre en excluant les chiffres !

Même chose : un peu de rigueur, des tests en situation réelle et quelques retours d’utilisateurs lors de la phase de débogage auraient pu éviter ce genre de soucis. Ce captcha fonctionne très bien sur le plan technique, mais pour l’utilisateur, ce n’est pas forcément clair et cela pose problème.

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i
Macron a indiqué vouloir investir 1,8 milliard d’euros dans la recherche pour la physique quantique. Évidemment, vu ce montant astronomique (environ 26 € par français), et en pleine période de pandémie, l’on peut se demander si c’est bien pertinent.

En fait, on se demande à quoi la quantique, ou un ordinateur quantique peut bien nous servir.

La réponse est assez simple, en fait : les ordinateurs actuels ne sont peut-être pas des ordinateurs quantiques, mais ils fonctionnent grâce à la physique quantique et sa compréhension. Les semi-conducteurs, la mémoire vive, les SSD ou la mémoire flash fonctionnent en partie grâce à ça et parce qu’on a compris et appris à utiliser la physique quantique.

En plus, dans le contexte actuel, pour étudier la forme géométrique du virus Sars-CoV-2, on a utilisé des microscopes électroniques. Ces derniers fonctionnent grâce à l’effet tunnel (pour les microscopes à effet tunnel). L’effet tunnel est un effet purement quantique.

Sans compter toutes les projections de l’évolution de l’épidémie, rendues possibles par la « machine learning », pour le côté informatique.

Je ne vais pas rentrer dans les détails sur ce qu’est un ordinateur quantique (vous lirez cet article), mais pour résumer : autant l’on ne verra jamais de machines quantiques pour faire du traitement de texte ou pour surfer sur le net, autant ces machines quantiques sont potentiellement plus puissantes pour aider la recherche médicale, sociale, physique, économique… et quand je dis « plus puissantes », je parle d’un facteur plus grand que le nombre d’atomes dans l’univers !

Donc est-ce que l’investissement dans la recherche en quantique et en informatique quantique va nous sortir du Covid ? Je ne sais pas. Mais cela va à coup sûr nous aider. Directement ou indirectement.

Concernant la recherche fondamentale, maintenant, et l’argent que l’on y investit pour des résultats futurs… J’en ai déjà parlé plein de fois :

À chaque fois que nous avons investi dans la recherche, que ce soit la recherche au CERN (physique nucléaire, dont quantique), ou les programmes spatiaux, ou la recherche en mathématique, en biologie, en volcanisme ou ce que vous voulez, à chaque fois ça a eu des retombées économiques ou des avancées sociales et médicales énormes.

Quelques exemples ?

Quand on va dans l’espace, on n’est plus soumis à la pesanteur (c’est le principe d’être en apesanteur). Si on reste en apesanteur durant des mois, nos muscles et os s’atrophient et se fragilisent. La Nasa connaît bien ce problème et a dû chercher des solutions. Ces solutions nées de la recherche spatiale sont aujourd’hui appliquées pour les patients atteints d’ostéoporose, une maladie ici sur Terre où les os sont fragilisés.

Idem pour les yeux : là aussi l’apesanteur déforme l’œil et donc la vue. La chirurgie de l’œil au laser a été mise au point pour la Nasa, mais aujourd’hui elle profite à tous ceux qui ont besoin.

Les masques sanitaires, dont les FFP2, fonctionnent grâce aux forces intermoléculaires et l’électrostatique. Là aussi la mise en pratique de ces phénomènes sont rendus possibles grâce à nos connaissances en physique fondamentale, dont la quantique.

Un dernier exemple tiré de la recherche spatiale et profitant aujourd’hui au domaine médical : l’étude des nébuleuses aux confins de la Galaxie soumis à l’action des champs magnétiques stellaires est exactement le principe qui a permis les IRM ! L’IRM est née de la recherche spatiale. Oh et là aussi tout ça est possible, car on a compris des choses en physique quantique…

Les exemples ne manquent pas.
Et les applications directes ou indirectes qui naîtront de chaque euro investi dans la recherche en physique fondamentale dans le futur ne manqueront pas non plus.

image d’en-tête de Michael Dziedzic

";s:7:"content";s:5811:"

i
Macron a indiqué vouloir investir 1,8 milliard d’euros dans la recherche pour la physique quantique. Évidemment, vu ce montant astronomique (environ 26 € par français), et en pleine période de pandémie, l’on peut se demander si c’est bien pertinent.

En fait, on se demande à quoi la quantique, ou un ordinateur quantique peut bien nous servir.

La réponse est assez simple, en fait : les ordinateurs actuels ne sont peut-être pas des ordinateurs quantiques, mais ils fonctionnent grâce à la physique quantique et sa compréhension. Les semi-conducteurs, la mémoire vive, les SSD ou la mémoire flash fonctionnent en partie grâce à ça et parce qu’on a compris et appris à utiliser la physique quantique.

En plus, dans le contexte actuel, pour étudier la forme géométrique du virus Sars-CoV-2, on a utilisé des microscopes électroniques. Ces derniers fonctionnent grâce à l’effet tunnel (pour les microscopes à effet tunnel). L’effet tunnel est un effet purement quantique.

Sans compter toutes les projections de l’évolution de l’épidémie, rendues possibles par la « machine learning », pour le côté informatique.

Je ne vais pas rentrer dans les détails sur ce qu’est un ordinateur quantique (vous lirez cet article), mais pour résumer : autant l’on ne verra jamais de machines quantiques pour faire du traitement de texte ou pour surfer sur le net, autant ces machines quantiques sont potentiellement plus puissantes pour aider la recherche médicale, sociale, physique, économique… et quand je dis « plus puissantes », je parle d’un facteur plus grand que le nombre d’atomes dans l’univers !

Donc est-ce que l’investissement dans la recherche en quantique et en informatique quantique va nous sortir du Covid ? Je ne sais pas. Mais cela va à coup sûr nous aider. Directement ou indirectement.

Concernant la recherche fondamentale, maintenant, et l’argent que l’on y investit pour des résultats futurs… J’en ai déjà parlé plein de fois :

À chaque fois que nous avons investi dans la recherche, que ce soit la recherche au CERN (physique nucléaire, dont quantique), ou les programmes spatiaux, ou la recherche en mathématique, en biologie, en volcanisme ou ce que vous voulez, à chaque fois ça a eu des retombées économiques ou des avancées sociales et médicales énormes.

Quelques exemples ?

Quand on va dans l’espace, on n’est plus soumis à la pesanteur (c’est le principe d’être en apesanteur). Si on reste en apesanteur durant des mois, nos muscles et os s’atrophient et se fragilisent. La Nasa connaît bien ce problème et a dû chercher des solutions. Ces solutions nées de la recherche spatiale sont aujourd’hui appliquées pour les patients atteints d’ostéoporose, une maladie ici sur Terre où les os sont fragilisés.

Idem pour les yeux : là aussi l’apesanteur déforme l’œil et donc la vue. La chirurgie de l’œil au laser a été mise au point pour la Nasa, mais aujourd’hui elle profite à tous ceux qui ont besoin.

Les masques sanitaires, dont les FFP2, fonctionnent grâce aux forces intermoléculaires et l’électrostatique. Là aussi la mise en pratique de ces phénomènes sont rendus possibles grâce à nos connaissances en physique fondamentale, dont la quantique.

Un dernier exemple tiré de la recherche spatiale et profitant aujourd’hui au domaine médical : l’étude des nébuleuses aux confins de la Galaxie soumis à l’action des champs magnétiques stellaires est exactement le principe qui a permis les IRM ! L’IRM est née de la recherche spatiale. Oh et là aussi tout ça est possible, car on a compris des choses en physique quantique…

Les exemples ne manquent pas.
Et les applications directes ou indirectes qui naîtront de chaque euro investi dans la recherche en physique fondamentale dans le futur ne manqueront pas non plus.

image d’en-tête de Michael Dziedzic

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Du code javascript sur une capture d’écran.
De plus en plus de sites sont en AJAX même pour les pages les plus simples. Comprendre : la page envoyée par le serveur au navigateur est vide, et ne contient qu’un script. C’est le script qui va récupérer — dans un second temps — les données de l’article : titre, contenu, date… Ceci ne va pas s’arranger dans l’avenir car c’est comme ça que sont faites les applicables web (PWA).

Sauf que cela pose un problème technique dans certains cas. Pour ma part, dans le cas où je partage un lien sur mon site. Je le fais par un raccourci dans la barre d’adresse. Mon serveur récupère alors la page dont l’URL se trouve dans la barre d’adresse… sauf qu’il n’interprète pas les scripts, lui.
Du coup, il détecte un titre absent, ou vide et ne me préremplit pas le champ du titre. Je suis obligé de le faire moi-même à la main.

C’est le cas par exemple de Twitter. Cherchez dans le code source(Ctrl+U) sur une page d’un tweet seul la balise « title » : elle est vide ou absente. Pourtant la page affiche un titre : c’est qu’il a été ajouté dynamiquement par un script.

Comment contourner ça ?

Ben dites à votre serveur de s’identifier comme Google Bot.

Les sites et blogs veulent que Google détecte leur site y compris le titre. Donc s’ils voient un « Google Bot », ils lui envoient une page simplifiée, sans script à la con.

Si vous utilisez Wget ou cURL, ajoutez une option pour spécifier l’user-agent utilisé et mettez ça :

Mozilla/5.0 (compatible; Googlebot/2.1; +http://www.google.com/bot.html)


C’est ce que je fais désormais dans mon lecteur RSS et donc mon outil pour partager des liens et parser les pages HTML. Pour le moment ça n’a jamais aussi bien marché.

En plus de ça, certains sites tronquent leurs articles pour vous forcer à vous abonner pour lire la suite (paywall). Par contre, ces mêmes sites distribuent l’intégralité de l’article au Google Bot.

Donc si vous vous dites à votre navigateur de s’identifier comme Google Bot, vous pouvez avoir accès à l’article entier. Sur une page simplifiée, plus légère, sans pub, ni scripts.


Outre l’astuce d’accéder à un contenu, c’est quand-même absolument grandiose d’en être arrivé là.

D’un côté une partie des sites mettent des captchas partout pour savoir si vous êtes bien un humain et avoir accès aux fonctionnalités, de l’autre, les pages qu’ils servent aux robots indexeurs sont 100 fois mieux que celles servies aux humains.

Ça montre une chose : ces sites-là n’en ont rien à foutre de leurs visiteurs. Ils vendent de l’espace publicitaire, et attirent les visiteurs dont ils pourrissent la navigation tant qu’ils n’ont pas payé (en euros, en données personnelles, avec leur âme ou en sacrifiant un chaton) avec un titre putaclic qui devra remonter convenablement dans les moteurs de recherche. C’est ça leur business. En attendant, ce sont bien les internautes qui sont emmerdés, ou dans mon cas, les codeurs qui veulent récupérer le titre d’un tweet dans un script.



Mise à jour : J’avais déjà écrit tout ce qui se trouve ci-dessus quand Seb poste ça : https://sebsauvage.net/links/?Dj7B4Q
C’est un cas pratique de ce qui est exposé ci-dessus : certaines [toutes petites] entreprises (restau, typiquement) passent exclusivement par FB pour publier leurs tarifs, prestations, horaires ou coordonnées. Google peut accéder à tout ça (d’où les horaires affichés directement dans les résultats de recherche), mais pas l’internaute qui doit s’inscrire et vendre son âme pour les voir et voir le reste des informations.


image d’en-tête de Luca Bravo

";s:7:"content";s:4533:"

Du code javascript sur une capture d’écran.
De plus en plus de sites sont en AJAX même pour les pages les plus simples. Comprendre : la page envoyée par le serveur au navigateur est vide, et ne contient qu’un script. C’est le script qui va récupérer — dans un second temps — les données de l’article : titre, contenu, date… Ceci ne va pas s’arranger dans l’avenir car c’est comme ça que sont faites les applicables web (PWA).

Sauf que cela pose un problème technique dans certains cas. Pour ma part, dans le cas où je partage un lien sur mon site. Je le fais par un raccourci dans la barre d’adresse. Mon serveur récupère alors la page dont l’URL se trouve dans la barre d’adresse… sauf qu’il n’interprète pas les scripts, lui.
Du coup, il détecte un titre absent, ou vide et ne me préremplit pas le champ du titre. Je suis obligé de le faire moi-même à la main.

C’est le cas par exemple de Twitter. Cherchez dans le code source(Ctrl+U) sur une page d’un tweet seul la balise « title » : elle est vide ou absente. Pourtant la page affiche un titre : c’est qu’il a été ajouté dynamiquement par un script.

Comment contourner ça ?

Ben dites à votre serveur de s’identifier comme Google Bot.

Les sites et blogs veulent que Google détecte leur site y compris le titre. Donc s’ils voient un « Google Bot », ils lui envoient une page simplifiée, sans script à la con.

Si vous utilisez Wget ou cURL, ajoutez une option pour spécifier l’user-agent utilisé et mettez ça :

Mozilla/5.0 (compatible; Googlebot/2.1; +http://www.google.com/bot.html)


C’est ce que je fais désormais dans mon lecteur RSS et donc mon outil pour partager des liens et parser les pages HTML. Pour le moment ça n’a jamais aussi bien marché.

En plus de ça, certains sites tronquent leurs articles pour vous forcer à vous abonner pour lire la suite (paywall). Par contre, ces mêmes sites distribuent l’intégralité de l’article au Google Bot.

Donc si vous vous dites à votre navigateur de s’identifier comme Google Bot, vous pouvez avoir accès à l’article entier. Sur une page simplifiée, plus légère, sans pub, ni scripts.


Outre l’astuce d’accéder à un contenu, c’est quand-même absolument grandiose d’en être arrivé là.

D’un côté une partie des sites mettent des captchas partout pour savoir si vous êtes bien un humain et avoir accès aux fonctionnalités, de l’autre, les pages qu’ils servent aux robots indexeurs sont 100 fois mieux que celles servies aux humains.

Ça montre une chose : ces sites-là n’en ont rien à foutre de leurs visiteurs. Ils vendent de l’espace publicitaire, et attirent les visiteurs dont ils pourrissent la navigation tant qu’ils n’ont pas payé (en euros, en données personnelles, avec leur âme ou en sacrifiant un chaton) avec un titre putaclic qui devra remonter convenablement dans les moteurs de recherche. C’est ça leur business. En attendant, ce sont bien les internautes qui sont emmerdés, ou dans mon cas, les codeurs qui veulent récupérer le titre d’un tweet dans un script.



Mise à jour : J’avais déjà écrit tout ce qui se trouve ci-dessus quand Seb poste ça : https://sebsauvage.net/links/?Dj7B4Q
C’est un cas pratique de ce qui est exposé ci-dessus : certaines [toutes petites] entreprises (restau, typiquement) passent exclusivement par FB pour publier leurs tarifs, prestations, horaires ou coordonnées. Google peut accéder à tout ça (d’où les horaires affichés directement dans les résultats de recherche), mais pas l’internaute qui doit s’inscrire et vendre son âme pour les voir et voir le reste des informations.


image d’en-tête de Luca Bravo

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Un crayon à nouveau affûté.
Comme j’indiquais dans mon précédent article, je vais essayer de revenir un peu sur le blog et dans les liens.

Depuis quelque temps (quelques années en fait), j’ai assez décalé ma présence en ligne sur Twitter, délaissant un peu le blog.
Non seulement je trouve ça dommage pour le blog — mon blog ! — mais en plus, c’est plutôt dangereux. Chez Twitter, on n’est pas chez soi.

C’est Twitter qui y décide ce qu’on peut y dire, c’est Twitter qui décide si vous avez le droit d’y être ou non. Me parlez pas de Mastodon : à moins de créer une instance sur mon site (ce qui serait beaucoup trop lourd pour moi), je n’ai pas envie de me déplacer de Twitter à une instance de Mastodon (quelle qu’elle soit), ça ne serait pas vraiment une avancée sur la forme.

La remarque concernant Twitter peut être valable aussi pour Facebook et Youtube, même si j’interviens surtout sur Twitter.

Je ne vais pas délaisser Twitter pour autant : l’interaction là-bas me plaît et y a pas mal de gens bien (une fois qu’on a bloqué les cons). Je veux rester en contact avec eux.
Ceci dit, je vais me recentrer ici : si j’ai un lien à commenter, je vais peu à peu le le faire ici de plus en plus, soit dans les liens au fil du web, soit sur le blog. De toute façon, les deux sont postés automatiquement sur Twitter aussi.

Par ailleurs, histoire de garder l’interaction, je rouvre les commentaires ici.

Les commentaires ont été fermés, ouverts, fermés de nouveau, rouvert, et refermés, le tout plusieurs fois. On va voir comment ça va se passer. Les commentaires seront modérés : je les activerai individuellement avant qu’ils ne soient visibles. Là aussi je referais un article pour parler de ça, car c’est pas simple de gérer les commentaires. Je ne dis pas que c’est chiant ni que je n’aime pas ça, bien au contraire, je dis juste que ce n’est pas simple.

Bref, tout ça pour dire que non, mon blog n’est pas mort, et le principe d’un « blog personnel » non plus. On arrive sur les 12 ans de vie de ce site (et c’est une éternité : si vous savez le nombre de blogs que j’ai vu naître et mourir entre temps…). Il a vécu tout ce temps et vivra encore longtemps.

Au plaisir d’écrire et de vous lire :D

Image d’Angeline Litvin

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Un crayon à nouveau affûté.
Comme j’indiquais dans mon précédent article, je vais essayer de revenir un peu sur le blog et dans les liens.

Depuis quelque temps (quelques années en fait), j’ai assez décalé ma présence en ligne sur Twitter, délaissant un peu le blog.
Non seulement je trouve ça dommage pour le blog — mon blog ! — mais en plus, c’est plutôt dangereux. Chez Twitter, on n’est pas chez soi.

C’est Twitter qui y décide ce qu’on peut y dire, c’est Twitter qui décide si vous avez le droit d’y être ou non. Me parlez pas de Mastodon : à moins de créer une instance sur mon site (ce qui serait beaucoup trop lourd pour moi), je n’ai pas envie de me déplacer de Twitter à une instance de Mastodon (quelle qu’elle soit), ça ne serait pas vraiment une avancée sur la forme.

La remarque concernant Twitter peut être valable aussi pour Facebook et Youtube, même si j’interviens surtout sur Twitter.

Je ne vais pas délaisser Twitter pour autant : l’interaction là-bas me plaît et y a pas mal de gens bien (une fois qu’on a bloqué les cons). Je veux rester en contact avec eux.
Ceci dit, je vais me recentrer ici : si j’ai un lien à commenter, je vais peu à peu le le faire ici de plus en plus, soit dans les liens au fil du web, soit sur le blog. De toute façon, les deux sont postés automatiquement sur Twitter aussi.

Par ailleurs, histoire de garder l’interaction, je rouvre les commentaires ici.

Les commentaires ont été fermés, ouverts, fermés de nouveau, rouvert, et refermés, le tout plusieurs fois. On va voir comment ça va se passer. Les commentaires seront modérés : je les activerai individuellement avant qu’ils ne soient visibles. Là aussi je referais un article pour parler de ça, car c’est pas simple de gérer les commentaires. Je ne dis pas que c’est chiant ni que je n’aime pas ça, bien au contraire, je dis juste que ce n’est pas simple.

Bref, tout ça pour dire que non, mon blog n’est pas mort, et le principe d’un « blog personnel » non plus. On arrive sur les 12 ans de vie de ce site (et c’est une éternité : si vous savez le nombre de blogs que j’ai vu naître et mourir entre temps…). Il a vécu tout ce temps et vivra encore longtemps.

Au plaisir d’écrire et de vous lire :D

Image d’Angeline Litvin

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Trump orange with hair.
Ça y est, suite aux conneries de Trump, voilà que tous les grands réseaux sociaux le dégagent (source) :

Bien-sûr, tout le monde crie à la censure, à commencer par les pro-Trump, mais pas que.

Perso je n’y vois pas de censure, mais de la modération.

J’explique.

Pour moi il y a une différence entre :

Si personne n’achète votre bouquin, est-ce que c’est de la censure ? Non, c’est juste que personne n’est intéressé et que vous avez écrit de la merde.

Bien.

Maintenant qui empêche Trump d’installer un serveur chez lui, d’ouvrir un blog et de partager ce qu’il a à dire là-dessus ? Personne. Donc qu’il le fasse. Il pourra s’exprimer.
Le type est milliardaire : on ne va pas me faire croire qu’il n’a pas les ressources pour le faire (ou le faire faire).

Si, à ce moment-là, le gouvernement ou n’importe quel acteur tiers fasse couper l’accès à son site pour des motifs illégitimes, là, on pourra parler de censure. Mais pas avant.

Car non, ce n’est pas le cas pour l’instant.

Actuellement, Donald Trump déverse des torrents de haine, appelle à l’insurrection et partage des « fake-news » à longueur de journée. Ces choses-là sont prohibées par les CGU de tous les réseaux-sociaux. Des CGU qu’il est censé avoir accepté en s’inscrivant dessus. Des CGU que vous et moi avons accepté également, si nous sommes sur ces mêmes réseaux sociaux.

Libre à nous de les respecter ou non. Mais si on ne les respecte pas, on s’expose à perdre notre compte. Ce sont les règles du jeu.
Et si on joue un peu trop avec le feu, ben… on se le fait rappeler. C’est comme ça, parce qu’on a accepté ça.

Le problème, ce n’est pas Twitter ou Facebook qui bloquent des gens.

Le problème c’est pourquoi est-ce qu’on accepte que Twitter ou Facebook jouent les policiers comme ça ? Pourquoi ne veut-on pas ouvrir nos propres blogs ? Pourquoi ne veut-on pas revenir vers un internet décentralisé ou personne ne peut jamais nous bloquer pour un oui ou pour un non ?

La réponse : parce que Twitter ou Facebook c’est simple. On donne son mail, ils s’occupent du reste. Alors que avoir son propre blog, c’est compliqué. Ne dîtes pas le contraire : c’est compliqué. Et non, Wordpress.com, Medium ou Skyblog ne sont pas une solution : il y a des CGU aussi et vous n’y êtes pas chez vous non plus.

Maintenant, si vous avez peur que Twitter vous « censure », que YouTube vous démonétise ou que Facebook vous bloque, y a pas trente-six solutions : n’allez pas sur ces sites. Ouvrez un blog indépendant et parlez à travers ça. C’est difficile, oui, mais je ne sais pas si vous avez remarqué, mais dans la vie on n’a rien sans rien. Et encore : y a des gens sympas qui donnent de leur temps, de leur énergie pour vous faciliter le travail. J’ai bien dit « faciliter le travail », pas « faire le travail ».

Et Trump du coup, ce que j’en pense ?

Car oui, après tout, ceci est mon blog, j’y dis aussi ce que je pense. Ceci dit, ça reste seulement mon avis, mais je le donne sans rien de plus : je ne pleurerais pas lui. Déjà parce que je ne l’aime pas et ensuite parce que ses idées, actes et paroles sont indéfendables à mes yeux.

Par ailleurs, tout ce qu’il dit est entièrement contraire aux CGU des sites dont il a été banni. Donc quel est le problème ?

Le seul problème que je vois dans toute cette histoire, c’est « pourquoi maintenant » ? Ça fait 4 ans que ce type est président des USA et autant de temps qu’il déverse sa haine partout sur le net. Pourquoi n’a-t-il pas été bloqué avant ? Pour le coup, oui, les différents réseaux sociaux ont été lâches. N’importe quelle personne comme vous et moi aurait été banni après 3 tweets. Pas lui. Le problème est là. M’enfin, ils doivent avoir leur raison, même si le fait qu’il soit président ne justifie pas tout à mes yeux.


Oh et juste un truc : même si vous faites un site web intouchable à vous, chez vous, il subsiste la loi.

Vous avez le droit d’avoir les idées que vous voulez : c’est la définition d’un pays libre. Mais partager la haine, appeler à l’insurrection, ça, ça reste interdit par la loi.
Du coup, se faire fermer un site pédo-nazi, est-ce que c’est de la censure ? Je dirais que non : le motif sera légitime. « légitime » voulant dire ici « conforme à la loi », rien de plus ; à chacun d’avoir son avis ensuite : comme j’ai dit, on est dans un pays libre et peut avoir les idées que l’on veut.

Donc le web n’est pas non plus une zone de non-droit, et avoir son propre site-web non plus.
On est juste hors d’atteinte de l’avis d’un tiers : on est seul à bord de son navire, seul responsable, seul à parler. Seul à assumer et à répondre de ce qu’on y dit, aussi. Ça aussi, peut-être que ça fait peur. Mais je pense réellement que la facilité reste la raison principale qui fait que la plupart des gens — moi y compris — ont Facebook ou autre.


Un autre truc : pourquoi j’utilise Twitter, Facebook, etc. ?

Ça me regarde. Je n’ai pas à me justifier.

Est-ce que je pleurerais quand on fermera mon compte ? Non. Au mieux j’en rigolerais parce que ça sera pour une raison débile (cf ça), au pire ça sera dommage car certains de mes contacts ne sont que sur ces réseaux.

Toujours est-il que je conserve mon site : ce dernier était là bien avant mon compte Twitter, Facebook et sera là bien après aussi. Et si vous voulez me suivre, faîtes le avant tout ici.
Je sais que je passe pas mal de temps sur Twitter et moins ici, ces derniers temps. Je vais essayer de changer ça. Car oui : même si mes tweets sont éphémères et pas destinés à être conservées, il y a d’autres choses que je préfère conserver et pour ça, j’ai mon site.

Enfin, une autre raison : parfois j’ai juste envie d’être politiquement incorrect. Dire des choses que Twitter ou Facebook n’aimeraient pas. Donc je fais ça ici. Avoir son propre blog permet ça.

image de Charles Deluvio

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Trump orange with hair.
Ça y est, suite aux conneries de Trump, voilà que tous les grands réseaux sociaux le dégagent (source) :

Bien-sûr, tout le monde crie à la censure, à commencer par les pro-Trump, mais pas que.

Perso je n’y vois pas de censure, mais de la modération.

J’explique.

Pour moi il y a une différence entre :

Si personne n’achète votre bouquin, est-ce que c’est de la censure ? Non, c’est juste que personne n’est intéressé et que vous avez écrit de la merde.

Bien.

Maintenant qui empêche Trump d’installer un serveur chez lui, d’ouvrir un blog et de partager ce qu’il a à dire là-dessus ? Personne. Donc qu’il le fasse. Il pourra s’exprimer.
Le type est milliardaire : on ne va pas me faire croire qu’il n’a pas les ressources pour le faire (ou le faire faire).

Si, à ce moment-là, le gouvernement ou n’importe quel acteur tiers fasse couper l’accès à son site pour des motifs illégitimes, là, on pourra parler de censure. Mais pas avant.

Car non, ce n’est pas le cas pour l’instant.

Actuellement, Donald Trump déverse des torrents de haine, appelle à l’insurrection et partage des « fake-news » à longueur de journée. Ces choses-là sont prohibées par les CGU de tous les réseaux-sociaux. Des CGU qu’il est censé avoir accepté en s’inscrivant dessus. Des CGU que vous et moi avons accepté également, si nous sommes sur ces mêmes réseaux sociaux.

Libre à nous de les respecter ou non. Mais si on ne les respecte pas, on s’expose à perdre notre compte. Ce sont les règles du jeu.
Et si on joue un peu trop avec le feu, ben… on se le fait rappeler. C’est comme ça, parce qu’on a accepté ça.

Le problème, ce n’est pas Twitter ou Facebook qui bloquent des gens.

Le problème c’est pourquoi est-ce qu’on accepte que Twitter ou Facebook jouent les policiers comme ça ? Pourquoi ne veut-on pas ouvrir nos propres blogs ? Pourquoi ne veut-on pas revenir vers un internet décentralisé ou personne ne peut jamais nous bloquer pour un oui ou pour un non ?

La réponse : parce que Twitter ou Facebook c’est simple. On donne son mail, ils s’occupent du reste. Alors que avoir son propre blog, c’est compliqué. Ne dîtes pas le contraire : c’est compliqué. Et non, Wordpress.com, Medium ou Skyblog ne sont pas une solution : il y a des CGU aussi et vous n’y êtes pas chez vous non plus.

Maintenant, si vous avez peur que Twitter vous « censure », que YouTube vous démonétise ou que Facebook vous bloque, y a pas trente-six solutions : n’allez pas sur ces sites. Ouvrez un blog indépendant et parlez à travers ça. C’est difficile, oui, mais je ne sais pas si vous avez remarqué, mais dans la vie on n’a rien sans rien. Et encore : y a des gens sympas qui donnent de leur temps, de leur énergie pour vous faciliter le travail. J’ai bien dit « faciliter le travail », pas « faire le travail ».

Et Trump du coup, ce que j’en pense ?

Car oui, après tout, ceci est mon blog, j’y dis aussi ce que je pense. Ceci dit, ça reste seulement mon avis, mais je le donne sans rien de plus : je ne pleurerais pas lui. Déjà parce que je ne l’aime pas et ensuite parce que ses idées, actes et paroles sont indéfendables à mes yeux.

Par ailleurs, tout ce qu’il dit est entièrement contraire aux CGU des sites dont il a été banni. Donc quel est le problème ?

Le seul problème que je vois dans toute cette histoire, c’est « pourquoi maintenant » ? Ça fait 4 ans que ce type est président des USA et autant de temps qu’il déverse sa haine partout sur le net. Pourquoi n’a-t-il pas été bloqué avant ? Pour le coup, oui, les différents réseaux sociaux ont été lâches. N’importe quelle personne comme vous et moi aurait été banni après 3 tweets. Pas lui. Le problème est là. M’enfin, ils doivent avoir leur raison, même si le fait qu’il soit président ne justifie pas tout à mes yeux.


Oh et juste un truc : même si vous faites un site web intouchable à vous, chez vous, il subsiste la loi.

Vous avez le droit d’avoir les idées que vous voulez : c’est la définition d’un pays libre. Mais partager la haine, appeler à l’insurrection, ça, ça reste interdit par la loi.
Du coup, se faire fermer un site pédo-nazi, est-ce que c’est de la censure ? Je dirais que non : le motif sera légitime. « légitime » voulant dire ici « conforme à la loi », rien de plus ; à chacun d’avoir son avis ensuite : comme j’ai dit, on est dans un pays libre et peut avoir les idées que l’on veut.

Donc le web n’est pas non plus une zone de non-droit, et avoir son propre site-web non plus.
On est juste hors d’atteinte de l’avis d’un tiers : on est seul à bord de son navire, seul responsable, seul à parler. Seul à assumer et à répondre de ce qu’on y dit, aussi. Ça aussi, peut-être que ça fait peur. Mais je pense réellement que la facilité reste la raison principale qui fait que la plupart des gens — moi y compris — ont Facebook ou autre.


Un autre truc : pourquoi j’utilise Twitter, Facebook, etc. ?

Ça me regarde. Je n’ai pas à me justifier.

Est-ce que je pleurerais quand on fermera mon compte ? Non. Au mieux j’en rigolerais parce que ça sera pour une raison débile (cf ça), au pire ça sera dommage car certains de mes contacts ne sont que sur ces réseaux.

Toujours est-il que je conserve mon site : ce dernier était là bien avant mon compte Twitter, Facebook et sera là bien après aussi. Et si vous voulez me suivre, faîtes le avant tout ici.
Je sais que je passe pas mal de temps sur Twitter et moins ici, ces derniers temps. Je vais essayer de changer ça. Car oui : même si mes tweets sont éphémères et pas destinés à être conservées, il y a d’autres choses que je préfère conserver et pour ça, j’ai mon site.

Enfin, une autre raison : parfois j’ai juste envie d’être politiquement incorrect. Dire des choses que Twitter ou Facebook n’aimeraient pas. Donc je fais ça ici. Avoir son propre blog permet ça.

image de Charles Deluvio

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Je possède une Hyundai Ioniq PHEV, donc une voiture hybride rechargeable. Ce n’est pas une électrique pure. Je fais néanmoins tous mes trajets quotidiens en 100 % électrique (travail, courses, etc.).

Je discute aussi un peu autour de moi à propos de la conduite électrique, ses avantages, ses inconvénients, ses particularités. Je note qu’il y a pas mal d’idées reçues et d’idées fausses autour des voitures électriques (EV) et de la conduite électrique.

Je ne me décris pas comme un expert en EV, mais j’ai quand-même constaté quelques astuces et phénomènes et je vais essayer de partager tout ça ici.

Notez : ces astuces / idées reçues s’appliquent à la conduite électrique (sur les PHEV et les EV). La conduite en Hybride (thermique + électrique) est encore différente et il y aura là également des choses techniques très intéressantes à dire ainsi que des astuces pour consommer moins !

Enfin, ma voiture étant une PHEV et non pas une EV, certaines remarques peuvent être biaisées, notamment sur le fait qu’une batterie vide n’est pas un problème pour moi (j’ai encore le moteur thermique derrière) ou encore que la charge soit si lente (elle n’est accélérée que sur les EV).

Idée fausse 1 : « la voiture recharge en roulant »

Alors non : quand on roule en électrique, la batterie ne se recharge pas.
La batterie se recharge seulement quand l’inertie de la voiture suffit à maintenir son allure (en descente, donc) et quand on freine (freinage régénératif).

Quand vous appuyez sur le champignon, la batterie ne se rechargera pas. Au contraire, et c’est normal.

En effet, ce n’est pas le but : le but d’une EV c’est d’utiliser l’électricité pour se déplacer, donc de faire tourner les roues avec l’énergie d’une batterie. Pas de recharger la batterie. La recharge, elle se fait sur une borne ou une prise chez vous.

Ce qui arrive en revanche, c’est que l’énergie cinétique de votre voiture (votre vitesse) est réinjectée dans la batterie lorsque vous freinez pour vous arrêter. En freinant, vous voulez délibérément réduire votre énergie cinétique. Dans une voiture normal, cette énergie est envoyée dans les freins et perdue ; dans une électrique ou une hybride, cette énergie est réinjectée dans la batterie pour être réutilisée.

Dans une EV, grâce au moteur électrique qui fonctionne aussi bien en dynamo, vous récupérez quelques kilowatts. En descente aussi : au lieu de freiner avec les freins, vous utilisez votre frein moteur régénératif : les roues font tourner le moteur en mode dynamo et vous ralentissez tout en réinjectant l’énergie dans la batterie.

Une chose est sûr, si votre batterie indique 100 km d’autonomie, vous n’en ferez pas 200 en disant « de toute façon la batterie va se recharger en roulant ».
Ça semble évident, mais j’ai déjà entendu la remarque.

Idée reçue 2 : « il faut absolument freiner, comme ça la batterie se recharge ! »

Non.
Il ne sert à rien de monter à 100 km/h puis de laisser la voiture ralentir en espérant recharger la batterie. Cela ne marchera pas.

Ce que vous consommez en courant pour monter à 100 km/h sera toujours supérieur à ce que vous récupérerez lors de la décélération.

Tout simplement car à chaque transformation d’énergie, il y a des pertes. Ainsi, quand on convertit de l’électricité en vitesse, on perd 10 %. Et si l’on cherche à transformer cette vitesse en électricité via la récupération, on perd de nouveau 10 % (juste pour info, pour ceux qui se diraient « les EV c’est nul, y a des pertes » : dans une thermique, les pertes énergétiques constituent 60 à 80 %, hein).

Donc sur tout le cycle électricité → vitesse → électricité, on n’a récupéré que 80 %. En vrai, d’ailleurs, on perd nettement plus lors de régénération, mais je ne rentre pas dans les détails.

Retenez simplement que si vous voulez aller loin, il est inutile de chercher à aller dans la zone « régénération » à tout prix. Au contraire : si vous régénérez, vous ralentirez, et si vous ralentissez, ben ça ne sert à rien car une voiture ne sert pas à ça. C’est contre-productif.
Le but c’est de faire un max de kilomètres avec une charge : si vous ralentissez, vous n’augmenterez pas les kilomètres aussi vite, ni aussi efficacement que si vous maintenez votre allure en laissant l’énergie fluer toujours des batteries vers les roues.

Le freinage régénératif est juste un bonus qui permet de récupérer de l’énergie qui serait autrement perdue.
Cela est utile dans les grandes descentes en montagne (où l’on récupère plusieurs dizaines de kilomètres d’autonomie en descendant un col de 1000 mètres par exemple), mais ça n’est pas en montant une montagne puis en descendant qu’on recharge une EV. Une hybride simple, oui, mais pas une EV : les deux sont différents.

Idée reçue 3 : « L’autonomie est plus grande en ville que sur l’autoroute ! »

Ceci est vrai.

Contrairement à une voiture thermique, la voiture électrique aura une autonomie la plus grande à basse vitesse, tout simplement, car l’efficience du moteur électrique ne dépend pas de la vitesse (contrairement au thermique).
Il ne subsiste alors que les frottements de l’air et de la route, qui eux sont beaucoup élevés à haute vitesse. Une thermique a un rendement désastreux à faible vitesse, mais pas une électrique.

C’est pour cette raison qu’il existe autant de petites voitures électriques citadines : Citroën C0, Peugeot Ion, Renault Twizzy, etc. : ces voitures ont une petite batterie pensée pour le quotidien et en ville et s’en sortent très bien. La Poste utilise une importante flotte de véhicules électriques car les tout petits trajets entrecoupées d’arrêts sont le top pour un moteur électrique, mais un enfer pour une thermique.

Beaucoup mieux qu’une grosse voiture Diesel, où les trajets courts et lents sont juste une catastrophe écologique et économique : les moteurs thermiques sont à leur plus économique rapporté au kilomètre à vitesse raisonnable (80-110 km/h), mais en dehors, même en dessous, ils consomment davantage au 100 km.

Bien-sûr, il existe aussi des EV avec des grosses batteries pour faire de la route : Tesla, Zoe, Ioniq, e-Golf, etc. : ces voitures font 300 à 500 bornes. Mais là aussi, le débat n’est pas là.

Idée reçue 4 : « on regarde constamment sa jauge ! »

Alors oui, au début, on surveille ça jauge. En tout cas, perso je l’ai fait : c’était ma première voiture électrifiée. Ceci dit, avec ma thermique avant, je regardais aussi la jauge de gazole, bien-que ça descendait nettement moins vite.

Mais une fois qu’on a pris l’habitude, et qu’on visualise ce qu’une recharge complète peut faire, on ne regarde plus. Je sais que j’arriverais à destination quoi qu’il arrive, donc on s’en fiche ! Je ne découvre plus la capacité de la batterie, désormais, tout comme je ne découvre plus la capacité d’un réservoir d’essence.

Si vous avez 200 km d’autonomie, que ce soit en électrique ou en essence, et qu’il vous reste 300 km à faire, vous savez que vous aurez à vous arrêter. Mais si c’est juste un trajet de 100 km, alors il n’y a aucun problème.

Après on va me dire qu’avec qu’une PHEV, c’est de la triche : si la batterie est vide, j’ai encore 1 000 km d’autonomie en essence. Mais quand-même : je pense que les conducteurs d’EV purs le diront : au début, ouais on surveille un peu, mais après, quand on connaît la voiture, non.

En fait, sur une EV, il convient de charger dès qu’on peut le faire. Pas forcément quand la batterie est vide.
Quand on a une thermique, on fait le plein une fois par mois quand y a plus d’essence et c’est reparti. On ne retournera à la pompe que le mois suivant.

Quand on a une électrique, on recharge quand on peut, c’est-à-dire tous les soirs en rentrant chez soi, typiquement.

Du coup, l’autonomie de 300 km, on n’en voit jamais le bout : le plein est fait tous les matins sans s’en rendre compte. Ce n’est donc pas parce que vous faites 500 km par semaine (5 × 100 km) que vous aurez du mal à rouler avec une électrique qui a 300 km d’autonomie : au contraire, c’est largement assez !

Sur une électrique, on recharge quand on fait ses courses, quand on est au Mc Do, ou dans n’importe quel parking équipé. Brancher un câble, ça prend 30 secondes (10 secondes quand la borne dispose elle-même déjà d’un câble). Donc la jauge remonte souvent et la batterie n’est jamais vide.

Les 300 km d’autonomie ne sont alors limitants que lors d’un trajet fait d’une seule traite plus long que ça.

Idée reçue 5 : « les bornes sont toujours en panne ! »

Alors là, oui.

Je n’ai qu’une PHEV, donc je m’en fiche un peu, mais je cherche quand-même à voir comment ça se passe et où sont les bornes, à quoi elles ressemblent, leurs différences…

Et pour le coup, je dois bien dire que les bornes ne sont pas assez nombreuses (2 prises pour un parking d’hypermarché, par exemple), donc souvent occupées… et souvent en panne.
Il m’est déjà arrivé de faire 150 km en traversant des tas de villages et à chaque fois, les bornes étaient en panne. Ceci serait impensable pour des stations essences, mais semble la norme ici. Selon les endroits, en trouver une qui marche relève de l’exploit.

Et quand je parle d’une borne en panne, c’est soit une borne qui affiche une erreur, soit une borne totalement éteinte et impossible à allumer.
Je ne parle même pas du lancement de la charge : erreur de paiement, type d’abonnement, mauvais câble/prise, place occupée par un 4x4….

Il y a des applications, comme l’indispensable Chargemap, qui recensent les bornes et permettent de dire en direct si elles marchent ou non. C’est cool et collaboratif, mais ça ne suffit pas pour combler un réseau de charge défaillant.

Pour le reste, une EV sera bien pour les trajets de tous les jours (la preuve : même avec ma PHEV et mes 60 km d’autonomie je fais tout en électrique), mais dès que vous voulez allez plus loin, il faut encore prévoir son trajet et prier pour ne pas tomber sur une borne en panne ou occupée.

À mes yeux, à ce jour, il n’y a que Tesla qui a ce qu’il faut : les stations sont correctement implantées, la recharge est rapide et les stations sont grandes (6 à 10 places) et donc rarement occupées à 100 %. Mais une Tesla, c’est cher. Comme je l’ai déjà dit, c’est pour ça que je suis sur une PHEV. Les EV autres que Tesla sont une blague à cause du réseau de charge, et je fais régulièrement des trajets de 300+ km, d’où mon problème.

Idée fausse 6 : « la conduite électrique, c’est mou ! »

Non.
C’est tout simplement faux.

La plupart des voitures ont un mode « éco » qui limite le couple moteur et réduit ainsi la consommation. Mais ils ont aussi un mode « normal » ou un mode « sport », où l’ordinateur de bord débride tout ce que la batterie et le moteur peuvent donner, et là le moindre coup d’accélérateur et on a l’impression de décoller.

Même avec une « petite » voiture électrique (Zoé par exemple), les démarrages sont de très loin plus puissants que n’importe quelle voiture thermique (hormis bien-sûr des sportives et les supercars, bien que les Tesla accélèrent plus vite entre 0 et 100 que la grande majorité d’être elles).

Ah et c’est silencieux en plus de ça et l’entretien se limite au lave-glace, quel confort !

Idée reçue 7 : « les voitures électriques ont toutes des looks de soucoupes volantes ! »

Alors la plupart des EV ont des looks atypiques, autant dehors que dedans, c’est vrai.

La raison est probablement parce que ces voitures sont différentes, à la fois sur leur philosophie, leur façon qu’elles se conduisent… et leur conception.

Les constructeurs peuvent briser le moule vieux d’un siècle pour s’aventurer sur des designs innovants et différents.

Les voitures électriques ont ainsi 5 vraies places (la place centrale à l’arrière n’est plus gênée par le passage du pot d’échappement par terre), beaucoup d’espace de rangement (pas de boîte de vitesse volumineuse, un coffre à l’avant et à l’arrière, et la grande souplesse dans la gestion du ou des moteurs autorise une intégration beaucoup plus poussée de l’électronique de bord.

D’où leur côté futuriste par rapport à une voiture thermique de gamme normale.

Ceci dit, il existe aussi des voitures électriques qui ressemblent à une voiture traditionnelle : suffit de voir la Hyundai Ioniq, celle que j’ai (en PHEV). Certes le look est atypique à lui-seul, mais l’intérieur ne ressemble pas à un cockpit de navette spatiale, bien au contraire.
Et comme Hyundai a fait un châssis commun pour la HEV, la PHEV et l’EV, la version électrique pure a le même look, globalement.

Ces voitures étant également plus chères à construire, le client doit en avoir pour son argent, et le constructeur est « obligé » d’en faire une voiture plus haut de gamme, avec beaucoup d’options à la pointe ou à la mode.

Car oui, il faut le dire : des voitures électriques d’entrée de gamme (10 à 15 000 €) et avec une autonomie acceptable (> 300 km) n’existent pas encore.

Idée reçue 8 : « l’autonomie annoncée n’est jamais atteinte ! »

Alors oui, les autonomies, sont toujours mieux dans les publicités qu’en vrai. Il en va de même pour les consommations en carburant des voitures thermiques.
Les autonomies « constructeurs » sont aussi calculées sur des cycles de conduits bien précis (cycles normalisé « WLTP »). Ces cycles permettent au mieux de comparer un véhicule à un autre, mais ne sont pas représentatifs de la vie normale, encore moins à votre conduite à vous, qui diffère de la mienne ou de celle n’importe qui.

Si la pub dit 4 L/100 km, en vrai vous serez au moins à 5 L/100 km. C’est pour ça qu’il est essentiel d’essayer une voiture avant d’acheter.

De plus, les autonomies qui s’affichent dans votre voiture tiennent compte de votre façon de conduire et des conditions de conduite (température, météo etc).

On note cependant quelques constantes, comme le chauffage.

Une voiture thermique propose un chauffage issue des pertes thermiques du moteur. Le chauffage n’augmente donc pas la consommation.
Dans une électrique, les pertes thermiques sont minimes. Le chauffage se fait donc par des résistances chauffantes, reliées à la batterie. Si l’on met le chauffage, l’autonomie diminue car on tire de l’énergie dans la batterie.

Cette diminution est d’environ 10 à 20 % selon les voitures (plus le trajet est long, plus on s’approche des 10 %). En revanche, le chauffage et le désembuage sur une électrique prend 10 secondes : pas besoin d’attendre que le moteur chauffe. C’est l’avantage.

Autre point : les pneus.
C’est par les pneus que le moteur transmet sa puissance à la route et force l’avancée de la voiture.
Par conséquent, le choix des pneus influe beaucoup sur l’autonomie et la consommation. Les pneus été, à la gomme plus dure et avec une résistance au roulement plus faible permettent des économies d’énergie, alors que les pneus hiver, plus tendres, provoquent davantage de pertes élastiques et forcent une consommation plus importante. Là aussi, cela peut aller jusqu’à 10 % d’autonomie en moins en hiver. Ceci est valable pour toutes les voitures, EV ou non.

Aussi : la météo
Si vous avez les essuie glace, les phares, le désembuage allumés… la batterie 12 V se vide et c’est la batterie de propulsion qui la recharge. De plus, un moteur électrique consomme d’autant plus que la charge sur le moteur est importante (alors qu’un moteur thermique, c’est l’inverse, et c’est la vitesse de rotation qui influe le plus). Un véhicule électrique est donc beaucoup plus sensible au vent, y compris latéral. D’un autre côté, un vent arrière sera un net avantage sur la consommation, plus nette que sur une thermique.

De plus : votre conduite
La conduite électrique est différente d’une thermique, ou d’une hybride. Je reparlerais de la conduite hybride dans un autre article, mais sur une thermique, la conduite la plus efficiente est atteinte quand le moteur tourne lentement et à forte charge. C’est à dire qu’il faut éviter de monter dans les tours et d’y rester, et passer au rapport de vitesse plutôt tôt que tard.
Aussi, une voiture électrique se recharge lorsque vous freinez : à l’approche d’un STOP ou d’un rond point, d’un feu, relâchez l’accélérateur et laissez la voiture glisser sur son élan, puis utilisez le freinage régénératif (dans la Ioniq, ça passe par les palettes au volant). Si vous maintenez votre allure et que vous freinez des plaquettes sur les 5 derniers mètres (conduite sportive), vous consommez davantage à cause de l’allure maintenue, mais en plus vous ne récupérez pas l’énergie au freinage comme la voiture peut le faire… et vous usez vos plaquettes inutilement : utiliser massivement le freinage régénératif permet d’économiser les plaquettes en plus de toutes les économies précédentes.


Il est évident que tout ça ne doit pas être une prise de tête constante.

Mais je peux vous assurer, et ça vaut même sur une thermique, qu’une conduite légère permet de consommer moins et d’économiser beaucoup. Une petite essence consomme 4,4 L/100 km en ville+campagne+autoroute si l’on s’y prend bien (et sans se trainer !).

De même, une électrique pourra tenir ses promesses si on apprend à l’utiliser en gardant en tête son fonctionnement différent d’une voiture thermique.

Enfin, spécifiquement pour la Hyundai Ioniq…

Les autonomies annoncées pour la Ioniq se tiennent dans les conditions idéales (pas de chauffage, beau temps, pneus été) et à vitesse légale. Je fais 60 km avec une charge pour 62 annoncés. C’est totalement correct.

Les autonomies affichées sur le tableau de bord semblent, elles, très justes et fiables. C’est une remarque qui revient très souvent chez Kia-Hyundai (Ioniq, Kona, Soul…).

Donc globalement, si la voiture vous indique 20 km, vous tiendrez ces 20 km sur le plat (car c’est sûr que si les 20 derniers km jusqu’à chez vous se font avec une pente à 10 %, les choses sont différentes, bien que l’ordinateur de bord connaît la topographie du terrain et en tient compte si vous utilisez la navigation assistée).

Quoi retenir ?

Si je dois résumer ce que la conduite en EV implique, je dirais :

Ces deux derniers points sont valables également pour les voitures thermiques. Mais vu qu’une thermique fait plutôt 600 à 1000 bornes avec un plein, l’autonomie n’est pas réellement un argument de vente, d’autant plus que les stations services sont plus nombreuses que les stations de charge.

Ça va changer, je l’espère, en attendant faut faire avec.

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Je possède une Hyundai Ioniq PHEV, donc une voiture hybride rechargeable. Ce n’est pas une électrique pure. Je fais néanmoins tous mes trajets quotidiens en 100 % électrique (travail, courses, etc.).

Je discute aussi un peu autour de moi à propos de la conduite électrique, ses avantages, ses inconvénients, ses particularités. Je note qu’il y a pas mal d’idées reçues et d’idées fausses autour des voitures électriques (EV) et de la conduite électrique.

Je ne me décris pas comme un expert en EV, mais j’ai quand-même constaté quelques astuces et phénomènes et je vais essayer de partager tout ça ici.

Notez : ces astuces / idées reçues s’appliquent à la conduite électrique (sur les PHEV et les EV). La conduite en Hybride (thermique + électrique) est encore différente et il y aura là également des choses techniques très intéressantes à dire ainsi que des astuces pour consommer moins !

Enfin, ma voiture étant une PHEV et non pas une EV, certaines remarques peuvent être biaisées, notamment sur le fait qu’une batterie vide n’est pas un problème pour moi (j’ai encore le moteur thermique derrière) ou encore que la charge soit si lente (elle n’est accélérée que sur les EV).

Idée fausse 1 : « la voiture recharge en roulant »

Alors non : quand on roule en électrique, la batterie ne se recharge pas.
La batterie se recharge seulement quand l’inertie de la voiture suffit à maintenir son allure (en descente, donc) et quand on freine (freinage régénératif).

Quand vous appuyez sur le champignon, la batterie ne se rechargera pas. Au contraire, et c’est normal.

En effet, ce n’est pas le but : le but d’une EV c’est d’utiliser l’électricité pour se déplacer, donc de faire tourner les roues avec l’énergie d’une batterie. Pas de recharger la batterie. La recharge, elle se fait sur une borne ou une prise chez vous.

Ce qui arrive en revanche, c’est que l’énergie cinétique de votre voiture (votre vitesse) est réinjectée dans la batterie lorsque vous freinez pour vous arrêter. En freinant, vous voulez délibérément réduire votre énergie cinétique. Dans une voiture normal, cette énergie est envoyée dans les freins et perdue ; dans une électrique ou une hybride, cette énergie est réinjectée dans la batterie pour être réutilisée.

Dans une EV, grâce au moteur électrique qui fonctionne aussi bien en dynamo, vous récupérez quelques kilowatts. En descente aussi : au lieu de freiner avec les freins, vous utilisez votre frein moteur régénératif : les roues font tourner le moteur en mode dynamo et vous ralentissez tout en réinjectant l’énergie dans la batterie.

Une chose est sûr, si votre batterie indique 100 km d’autonomie, vous n’en ferez pas 200 en disant « de toute façon la batterie va se recharger en roulant ».
Ça semble évident, mais j’ai déjà entendu la remarque.

Idée reçue 2 : « il faut absolument freiner, comme ça la batterie se recharge ! »

Non.
Il ne sert à rien de monter à 100 km/h puis de laisser la voiture ralentir en espérant recharger la batterie. Cela ne marchera pas.

Ce que vous consommez en courant pour monter à 100 km/h sera toujours supérieur à ce que vous récupérerez lors de la décélération.

Tout simplement car à chaque transformation d’énergie, il y a des pertes. Ainsi, quand on convertit de l’électricité en vitesse, on perd 10 %. Et si l’on cherche à transformer cette vitesse en électricité via la récupération, on perd de nouveau 10 % (juste pour info, pour ceux qui se diraient « les EV c’est nul, y a des pertes » : dans une thermique, les pertes énergétiques constituent 60 à 80 %, hein).

Donc sur tout le cycle électricité → vitesse → électricité, on n’a récupéré que 80 %. En vrai, d’ailleurs, on perd nettement plus lors de régénération, mais je ne rentre pas dans les détails.

Retenez simplement que si vous voulez aller loin, il est inutile de chercher à aller dans la zone « régénération » à tout prix. Au contraire : si vous régénérez, vous ralentirez, et si vous ralentissez, ben ça ne sert à rien car une voiture ne sert pas à ça. C’est contre-productif.
Le but c’est de faire un max de kilomètres avec une charge : si vous ralentissez, vous n’augmenterez pas les kilomètres aussi vite, ni aussi efficacement que si vous maintenez votre allure en laissant l’énergie fluer toujours des batteries vers les roues.

Le freinage régénératif est juste un bonus qui permet de récupérer de l’énergie qui serait autrement perdue.
Cela est utile dans les grandes descentes en montagne (où l’on récupère plusieurs dizaines de kilomètres d’autonomie en descendant un col de 1000 mètres par exemple), mais ça n’est pas en montant une montagne puis en descendant qu’on recharge une EV. Une hybride simple, oui, mais pas une EV : les deux sont différents.

Idée reçue 3 : « L’autonomie est plus grande en ville que sur l’autoroute ! »

Ceci est vrai.

Contrairement à une voiture thermique, la voiture électrique aura une autonomie la plus grande à basse vitesse, tout simplement, car l’efficience du moteur électrique ne dépend pas de la vitesse (contrairement au thermique).
Il ne subsiste alors que les frottements de l’air et de la route, qui eux sont beaucoup élevés à haute vitesse. Une thermique a un rendement désastreux à faible vitesse, mais pas une électrique.

C’est pour cette raison qu’il existe autant de petites voitures électriques citadines : Citroën C0, Peugeot Ion, Renault Twizzy, etc. : ces voitures ont une petite batterie pensée pour le quotidien et en ville et s’en sortent très bien. La Poste utilise une importante flotte de véhicules électriques car les tout petits trajets entrecoupées d’arrêts sont le top pour un moteur électrique, mais un enfer pour une thermique.

Beaucoup mieux qu’une grosse voiture Diesel, où les trajets courts et lents sont juste une catastrophe écologique et économique : les moteurs thermiques sont à leur plus économique rapporté au kilomètre à vitesse raisonnable (80-110 km/h), mais en dehors, même en dessous, ils consomment davantage au 100 km.

Bien-sûr, il existe aussi des EV avec des grosses batteries pour faire de la route : Tesla, Zoe, Ioniq, e-Golf, etc. : ces voitures font 300 à 500 bornes. Mais là aussi, le débat n’est pas là.

Idée reçue 4 : « on regarde constamment sa jauge ! »

Alors oui, au début, on surveille ça jauge. En tout cas, perso je l’ai fait : c’était ma première voiture électrifiée. Ceci dit, avec ma thermique avant, je regardais aussi la jauge de gazole, bien-que ça descendait nettement moins vite.

Mais une fois qu’on a pris l’habitude, et qu’on visualise ce qu’une recharge complète peut faire, on ne regarde plus. Je sais que j’arriverais à destination quoi qu’il arrive, donc on s’en fiche ! Je ne découvre plus la capacité de la batterie, désormais, tout comme je ne découvre plus la capacité d’un réservoir d’essence.

Si vous avez 200 km d’autonomie, que ce soit en électrique ou en essence, et qu’il vous reste 300 km à faire, vous savez que vous aurez à vous arrêter. Mais si c’est juste un trajet de 100 km, alors il n’y a aucun problème.

Après on va me dire qu’avec qu’une PHEV, c’est de la triche : si la batterie est vide, j’ai encore 1 000 km d’autonomie en essence. Mais quand-même : je pense que les conducteurs d’EV purs le diront : au début, ouais on surveille un peu, mais après, quand on connaît la voiture, non.

En fait, sur une EV, il convient de charger dès qu’on peut le faire. Pas forcément quand la batterie est vide.
Quand on a une thermique, on fait le plein une fois par mois quand y a plus d’essence et c’est reparti. On ne retournera à la pompe que le mois suivant.

Quand on a une électrique, on recharge quand on peut, c’est-à-dire tous les soirs en rentrant chez soi, typiquement.

Du coup, l’autonomie de 300 km, on n’en voit jamais le bout : le plein est fait tous les matins sans s’en rendre compte. Ce n’est donc pas parce que vous faites 500 km par semaine (5 × 100 km) que vous aurez du mal à rouler avec une électrique qui a 300 km d’autonomie : au contraire, c’est largement assez !

Sur une électrique, on recharge quand on fait ses courses, quand on est au Mc Do, ou dans n’importe quel parking équipé. Brancher un câble, ça prend 30 secondes (10 secondes quand la borne dispose elle-même déjà d’un câble). Donc la jauge remonte souvent et la batterie n’est jamais vide.

Les 300 km d’autonomie ne sont alors limitants que lors d’un trajet fait d’une seule traite plus long que ça.

Idée reçue 5 : « les bornes sont toujours en panne ! »

Alors là, oui.

Je n’ai qu’une PHEV, donc je m’en fiche un peu, mais je cherche quand-même à voir comment ça se passe et où sont les bornes, à quoi elles ressemblent, leurs différences…

Et pour le coup, je dois bien dire que les bornes ne sont pas assez nombreuses (2 prises pour un parking d’hypermarché, par exemple), donc souvent occupées… et souvent en panne.
Il m’est déjà arrivé de faire 150 km en traversant des tas de villages et à chaque fois, les bornes étaient en panne. Ceci serait impensable pour des stations essences, mais semble la norme ici. Selon les endroits, en trouver une qui marche relève de l’exploit.

Et quand je parle d’une borne en panne, c’est soit une borne qui affiche une erreur, soit une borne totalement éteinte et impossible à allumer.
Je ne parle même pas du lancement de la charge : erreur de paiement, type d’abonnement, mauvais câble/prise, place occupée par un 4x4….

Il y a des applications, comme l’indispensable Chargemap, qui recensent les bornes et permettent de dire en direct si elles marchent ou non. C’est cool et collaboratif, mais ça ne suffit pas pour combler un réseau de charge défaillant.

Pour le reste, une EV sera bien pour les trajets de tous les jours (la preuve : même avec ma PHEV et mes 60 km d’autonomie je fais tout en électrique), mais dès que vous voulez allez plus loin, il faut encore prévoir son trajet et prier pour ne pas tomber sur une borne en panne ou occupée.

À mes yeux, à ce jour, il n’y a que Tesla qui a ce qu’il faut : les stations sont correctement implantées, la recharge est rapide et les stations sont grandes (6 à 10 places) et donc rarement occupées à 100 %. Mais une Tesla, c’est cher. Comme je l’ai déjà dit, c’est pour ça que je suis sur une PHEV. Les EV autres que Tesla sont une blague à cause du réseau de charge, et je fais régulièrement des trajets de 300+ km, d’où mon problème.

Idée fausse 6 : « la conduite électrique, c’est mou ! »

Non.
C’est tout simplement faux.

La plupart des voitures ont un mode « éco » qui limite le couple moteur et réduit ainsi la consommation. Mais ils ont aussi un mode « normal » ou un mode « sport », où l’ordinateur de bord débride tout ce que la batterie et le moteur peuvent donner, et là le moindre coup d’accélérateur et on a l’impression de décoller.

Même avec une « petite » voiture électrique (Zoé par exemple), les démarrages sont de très loin plus puissants que n’importe quelle voiture thermique (hormis bien-sûr des sportives et les supercars, bien que les Tesla accélèrent plus vite entre 0 et 100 que la grande majorité d’être elles).

Ah et c’est silencieux en plus de ça et l’entretien se limite au lave-glace, quel confort !

Idée reçue 7 : « les voitures électriques ont toutes des looks de soucoupes volantes ! »

Alors la plupart des EV ont des looks atypiques, autant dehors que dedans, c’est vrai.

La raison est probablement parce que ces voitures sont différentes, à la fois sur leur philosophie, leur façon qu’elles se conduisent… et leur conception.

Les constructeurs peuvent briser le moule vieux d’un siècle pour s’aventurer sur des designs innovants et différents.

Les voitures électriques ont ainsi 5 vraies places (la place centrale à l’arrière n’est plus gênée par le passage du pot d’échappement par terre), beaucoup d’espace de rangement (pas de boîte de vitesse volumineuse, un coffre à l’avant et à l’arrière, et la grande souplesse dans la gestion du ou des moteurs autorise une intégration beaucoup plus poussée de l’électronique de bord.

D’où leur côté futuriste par rapport à une voiture thermique de gamme normale.

Ceci dit, il existe aussi des voitures électriques qui ressemblent à une voiture traditionnelle : suffit de voir la Hyundai Ioniq, celle que j’ai (en PHEV). Certes le look est atypique à lui-seul, mais l’intérieur ne ressemble pas à un cockpit de navette spatiale, bien au contraire.
Et comme Hyundai a fait un châssis commun pour la HEV, la PHEV et l’EV, la version électrique pure a le même look, globalement.

Ces voitures étant également plus chères à construire, le client doit en avoir pour son argent, et le constructeur est « obligé » d’en faire une voiture plus haut de gamme, avec beaucoup d’options à la pointe ou à la mode.

Car oui, il faut le dire : des voitures électriques d’entrée de gamme (10 à 15 000 €) et avec une autonomie acceptable (> 300 km) n’existent pas encore.

Idée reçue 8 : « l’autonomie annoncée n’est jamais atteinte ! »

Alors oui, les autonomies, sont toujours mieux dans les publicités qu’en vrai. Il en va de même pour les consommations en carburant des voitures thermiques.
Les autonomies « constructeurs » sont aussi calculées sur des cycles de conduits bien précis (cycles normalisé « WLTP »). Ces cycles permettent au mieux de comparer un véhicule à un autre, mais ne sont pas représentatifs de la vie normale, encore moins à votre conduite à vous, qui diffère de la mienne ou de celle n’importe qui.

Si la pub dit 4 L/100 km, en vrai vous serez au moins à 5 L/100 km. C’est pour ça qu’il est essentiel d’essayer une voiture avant d’acheter.

De plus, les autonomies qui s’affichent dans votre voiture tiennent compte de votre façon de conduire et des conditions de conduite (température, météo etc).

On note cependant quelques constantes, comme le chauffage.

Une voiture thermique propose un chauffage issue des pertes thermiques du moteur. Le chauffage n’augmente donc pas la consommation.
Dans une électrique, les pertes thermiques sont minimes. Le chauffage se fait donc par des résistances chauffantes, reliées à la batterie. Si l’on met le chauffage, l’autonomie diminue car on tire de l’énergie dans la batterie.

Cette diminution est d’environ 10 à 20 % selon les voitures (plus le trajet est long, plus on s’approche des 10 %). En revanche, le chauffage et le désembuage sur une électrique prend 10 secondes : pas besoin d’attendre que le moteur chauffe. C’est l’avantage.

Autre point : les pneus.
C’est par les pneus que le moteur transmet sa puissance à la route et force l’avancée de la voiture.
Par conséquent, le choix des pneus influe beaucoup sur l’autonomie et la consommation. Les pneus été, à la gomme plus dure et avec une résistance au roulement plus faible permettent des économies d’énergie, alors que les pneus hiver, plus tendres, provoquent davantage de pertes élastiques et forcent une consommation plus importante. Là aussi, cela peut aller jusqu’à 10 % d’autonomie en moins en hiver. Ceci est valable pour toutes les voitures, EV ou non.

Aussi : la météo
Si vous avez les essuie glace, les phares, le désembuage allumés… la batterie 12 V se vide et c’est la batterie de propulsion qui la recharge. De plus, un moteur électrique consomme d’autant plus que la charge sur le moteur est importante (alors qu’un moteur thermique, c’est l’inverse, et c’est la vitesse de rotation qui influe le plus). Un véhicule électrique est donc beaucoup plus sensible au vent, y compris latéral. D’un autre côté, un vent arrière sera un net avantage sur la consommation, plus nette que sur une thermique.

De plus : votre conduite
La conduite électrique est différente d’une thermique, ou d’une hybride. Je reparlerais de la conduite hybride dans un autre article, mais sur une thermique, la conduite la plus efficiente est atteinte quand le moteur tourne lentement et à forte charge. C’est à dire qu’il faut éviter de monter dans les tours et d’y rester, et passer au rapport de vitesse plutôt tôt que tard.
Aussi, une voiture électrique se recharge lorsque vous freinez : à l’approche d’un STOP ou d’un rond point, d’un feu, relâchez l’accélérateur et laissez la voiture glisser sur son élan, puis utilisez le freinage régénératif (dans la Ioniq, ça passe par les palettes au volant). Si vous maintenez votre allure et que vous freinez des plaquettes sur les 5 derniers mètres (conduite sportive), vous consommez davantage à cause de l’allure maintenue, mais en plus vous ne récupérez pas l’énergie au freinage comme la voiture peut le faire… et vous usez vos plaquettes inutilement : utiliser massivement le freinage régénératif permet d’économiser les plaquettes en plus de toutes les économies précédentes.


Il est évident que tout ça ne doit pas être une prise de tête constante.

Mais je peux vous assurer, et ça vaut même sur une thermique, qu’une conduite légère permet de consommer moins et d’économiser beaucoup. Une petite essence consomme 4,4 L/100 km en ville+campagne+autoroute si l’on s’y prend bien (et sans se trainer !).

De même, une électrique pourra tenir ses promesses si on apprend à l’utiliser en gardant en tête son fonctionnement différent d’une voiture thermique.

Enfin, spécifiquement pour la Hyundai Ioniq…

Les autonomies annoncées pour la Ioniq se tiennent dans les conditions idéales (pas de chauffage, beau temps, pneus été) et à vitesse légale. Je fais 60 km avec une charge pour 62 annoncés. C’est totalement correct.

Les autonomies affichées sur le tableau de bord semblent, elles, très justes et fiables. C’est une remarque qui revient très souvent chez Kia-Hyundai (Ioniq, Kona, Soul…).

Donc globalement, si la voiture vous indique 20 km, vous tiendrez ces 20 km sur le plat (car c’est sûr que si les 20 derniers km jusqu’à chez vous se font avec une pente à 10 %, les choses sont différentes, bien que l’ordinateur de bord connaît la topographie du terrain et en tient compte si vous utilisez la navigation assistée).

Quoi retenir ?

Si je dois résumer ce que la conduite en EV implique, je dirais :

Ces deux derniers points sont valables également pour les voitures thermiques. Mais vu qu’une thermique fait plutôt 600 à 1000 bornes avec un plein, l’autonomie n’est pas réellement un argument de vente, d’autant plus que les stations services sont plus nombreuses que les stations de charge.

Ça va changer, je l’espère, en attendant faut faire avec.

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Photo d’une centrale électrique nucléaire.
Voir :

Merde, je vais être obligé de plussoyer Macron. C’est grave docteur ?

Actuellement, d’énormes investissements sont faits dans le renouvelable, mais ça ne suffit juste pas à compenser à la fois la hausse de la consommation, et les centrales nucléaires qui sont fermées.

En fait, il le dit très bien : le mix doit se diversifier, et les parts d’énergies renouvelables doit augmenter, mais le nucléaire ne doit pas s’éteindre pour autant.

Pour voir pourquoi ça serait absurde, il faut revenir au début : pourquoi fait-on du renouvelable, au juste ?

Réponse : pour endiguer les émissions de CO2.

Maintenant, est-ce que le nucléaire émet du CO2 ? Non.
La France est l’une des championnes du monde de l’électricité décarbonée grâce à la forte proportion d’énergie nucléaire dans son mix électrique.

Si on ferme les centrales nucléaires pour les remplacer par du charbon et du gaz, car l’éolien et le solaire sont intermittents, ben autant ne pas faire de renouvelable.
En termes de CO2, il vaut mieux avoir 100 % de nucléaire que 80 % de renouvelable et 20 % de fossile pour compenser les intermittences.

Il en parle aussi : le stockage d’électricité. C’est un autre problème.

Ça ne sert à rien de recouvrir la France entière de panneaux solaires et 20 fois notre consommation chaque jour si c’est pour se retrouver dans le noir durant la nuit, lorsque ces panneaux produisent que dalle.

Des moyens de stockage, ça existe.

Il y a des batteries, bien-sûr.

Pas forcément au lithium : le lithium, c’est actuellement la forme la plus dense d’électricité que l’on ait. Elle doit (selon moi) être réservée aux applications qui ont besoin de ça (voitures, ordis, téléphones, appareils nomades).

Quand une importante densité d’énergie n’est pas nécessaire, on peut utiliser d’autres technologies : remplir des fondations d’une maison ou d’un immeuble de batteries énormes me parait une solution totalement viable : on s’en fout d’avoir des batteries compactes et légères si la place n’est pas un problème et si elles ne vont pas bouger.

Mais y a pas que les batteries ! Y a d’autres solutions, et beaucoup d’autres :

Les méthodes ne manquent clairement pas. Et le « mix énergétique » ne se limite pas au renouvelable, le nucléaire, le fossile.

Ce n’est que mon avis, mais je pense que l’ère des grandes centrales et d’un vaste réseau doit être repensé. Si chaque toit de maison avait son panneau solaire thermique ou photovoltaïque, chaque jardin avait son ballon d’eau chaude thermiquement isolé, si chaque espace perdu dans les immeubles, les murs, les montagnes pouvaient accepter des batteries chimiques, mécaniques, hydrogène… on pourrait stocker l’énergie où l’on veut et au plus prêt du consommateur, limitant les ~30 % de pertes d’énergie lié au transport, et captant le moindre MW d’énergie que le soleil, le vent ou la pluie nous apporte en permanence.

Aussi, je ne vois pas trop l’intérêt de transformer de la chaleur en électricité dans les centrales si c’est pour la retransformer en chaleur chez le consommateur. Il y a beaucoup de pertes à chaque transformation et chaque transport. Autant directement brûler le combustible chez le client. Et utilisez des pompes à chaleur : c’est beaucoup plus efficace et moins cher et moins polluant que le gaz ou l’électricité pour chauffer.

image d’en-tête de Nicolas HIPPERT

";s:7:"content";s:9163:"

Photo d’une centrale électrique nucléaire.
Voir :

Merde, je vais être obligé de plussoyer Macron. C’est grave docteur ?

Actuellement, d’énormes investissements sont faits dans le renouvelable, mais ça ne suffit juste pas à compenser à la fois la hausse de la consommation, et les centrales nucléaires qui sont fermées.

En fait, il le dit très bien : le mix doit se diversifier, et les parts d’énergies renouvelables doit augmenter, mais le nucléaire ne doit pas s’éteindre pour autant.

Pour voir pourquoi ça serait absurde, il faut revenir au début : pourquoi fait-on du renouvelable, au juste ?

Réponse : pour endiguer les émissions de CO2.

Maintenant, est-ce que le nucléaire émet du CO2 ? Non.
La France est l’une des championnes du monde de l’électricité décarbonée grâce à la forte proportion d’énergie nucléaire dans son mix électrique.

Si on ferme les centrales nucléaires pour les remplacer par du charbon et du gaz, car l’éolien et le solaire sont intermittents, ben autant ne pas faire de renouvelable.
En termes de CO2, il vaut mieux avoir 100 % de nucléaire que 80 % de renouvelable et 20 % de fossile pour compenser les intermittences.

Il en parle aussi : le stockage d’électricité. C’est un autre problème.

Ça ne sert à rien de recouvrir la France entière de panneaux solaires et 20 fois notre consommation chaque jour si c’est pour se retrouver dans le noir durant la nuit, lorsque ces panneaux produisent que dalle.

Des moyens de stockage, ça existe.

Il y a des batteries, bien-sûr.

Pas forcément au lithium : le lithium, c’est actuellement la forme la plus dense d’électricité que l’on ait. Elle doit (selon moi) être réservée aux applications qui ont besoin de ça (voitures, ordis, téléphones, appareils nomades).

Quand une importante densité d’énergie n’est pas nécessaire, on peut utiliser d’autres technologies : remplir des fondations d’une maison ou d’un immeuble de batteries énormes me parait une solution totalement viable : on s’en fout d’avoir des batteries compactes et légères si la place n’est pas un problème et si elles ne vont pas bouger.

Mais y a pas que les batteries ! Y a d’autres solutions, et beaucoup d’autres :

Les méthodes ne manquent clairement pas. Et le « mix énergétique » ne se limite pas au renouvelable, le nucléaire, le fossile.

Ce n’est que mon avis, mais je pense que l’ère des grandes centrales et d’un vaste réseau doit être repensé. Si chaque toit de maison avait son panneau solaire thermique ou photovoltaïque, chaque jardin avait son ballon d’eau chaude thermiquement isolé, si chaque espace perdu dans les immeubles, les murs, les montagnes pouvaient accepter des batteries chimiques, mécaniques, hydrogène… on pourrait stocker l’énergie où l’on veut et au plus prêt du consommateur, limitant les ~30 % de pertes d’énergie lié au transport, et captant le moindre MW d’énergie que le soleil, le vent ou la pluie nous apporte en permanence.

Aussi, je ne vois pas trop l’intérêt de transformer de la chaleur en électricité dans les centrales si c’est pour la retransformer en chaleur chez le consommateur. Il y a beaucoup de pertes à chaque transformation et chaque transport. Autant directement brûler le combustible chez le client. Et utilisez des pompes à chaleur : c’est beaucoup plus efficace et moins cher et moins polluant que le gaz ou l’électricité pour chauffer.

image d’en-tête de Nicolas HIPPERT

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Photo d’une pomme coupée.
Lire :

si Apple a prévu un mécanisme permettant aux applications de se lancer quand il n’y a pas de connexion internet (encore heureux), rien n’a été prévu pour le cas où il y a connexion, mais un problème avec les serveurs eux-mêmes. Les requêtes envoyées ne recevaient pas de réponse, et les applications, après avoir bondi pendant un temps dans le Dock, finissaient par signaler qu’elles avaient rencontré une erreur.
Toutes les applications signées […], doivent demander l’autorisation de démarrer au service notarial distant. Ce qui signifie que l’entreprise Apple non seulement connaît toutes les applications que vous avez installées, mais elle est informée aussi à chaque fois que vous les exécutez.

C’est glauque : à chaque fois que vous lancerez un programme, une requête sera envoyée à Apple pour savoir si cette application a le droit d’être lancée.

Outre le côté « big brother » qui est en lui-même un problème ici, c’est aussi une absurdité technique !

Car il suffit que vous soyez sur un réseau pourri ou un réseau qui filtre les IP d’Apple, ou encore tout simplement si le serveur d’Apple ne répond pas, ben vous ne pouvez plus exécuter ces programmes sur votre machine.

« oué mé sa narivera jamé ! »

Lol : visiblement c’est précisément ce qui s’est passé lors de la migration vers cette version de Mac OS depuis quelques jours. Les systèmes ont planté partout dans le monde car les serveurs d’Apple n’ont pas tenus !

Perso je pense que je vais rire quand les premiers DDoS vont être lancés contre Apple et ses serveurs de vérification.
Il suffit que ces serveurs tombent pour que des centaines de millions de machines Apple refusent de lancer leurs programme.

Oh, vous pourrez toujours vous mettre en hors-ligne, là les programmes se lanceront. Mais un PC sans internet c’est un peu inutile pour travailler, non ?

Mais c’est peut-être ce que Apple veut faire : garder la main sur vos machines et décider qui a le droit de faire quoi. Car techniquement, rien ne leur empêche de cibler un PC Apple en particulier pour lui interdire de lancer telle application en particulier. C’est même rudement simple : juste un nom d’utilisateur et un nom d’un programme à vérifier. En 2 lignes de code c’est fait.

Quand on voit que Google, Facebook ou Microsoft ferment des comptes de gens comme vous et moi (GMail, Adsense, Youtube, Facebook, Outlook, Github…) pour des raisons arbitraires qu’ils ne donnent pas toujours, Apple vient désormais de faire pareil, mais à un niveau encore plus avancé : ce ne sont plus seulement vos fichiers ou vos e-mails qui sont pris en otage : là c’est carrément votre matériel. Votre PC Apple fonctionne, mais il refusera de lancer quoi que ce soit car Apple a dit non.

Des gens ont perdu l’intégralité de leur vie numérique parce que Google ou Microsoft ont décidé de fermer leur compte spécifiquement. Oui, il arrive que des gens soient spécifiquement et individuellement dans le viseur des GAFAM. Pourquoi croyez-vous que certaines chaînes YouTube soient fermés ? Ou certains comptes Facebook ? Ou certains dépôts Github ?

Mais bon : comme d’hab, ça ne va ni alerter ni inquiéter les utilisateurs (99,9 % n’en seront d’ailleurs jamais victime), et les fanboy seront même ravis de se soumettre un peu plus au doigt de Tim Cook.

Mais faudra pas venir pleurer quand vous tomberez dans le 0,1 % qui reste.
Ni quand :


PS : Windows a probablement la même capacité de kill un PC à distance. Android aussi, sur votre téléphone.
Il reste juste les distributions GNU/Linux, qui certes ne sont pas à l’abri des pannes, bugs, hacks, mais qui n’intégreront jamais ce genre de mécanisme : ce n’est pas leur philosophie.  À noter tout de même que les distributions GNU/Linux intègrent une méthode de vérification de la source des programmes, mais cela concerne seulement le téléchargement du programme (dépôts vérifiés par signature GPG), pas son lancement.

image d’en-tête de Nikolai Chernichenko

";s:7:"content";s:5759:"

Photo d’une pomme coupée.
Lire :

si Apple a prévu un mécanisme permettant aux applications de se lancer quand il n’y a pas de connexion internet (encore heureux), rien n’a été prévu pour le cas où il y a connexion, mais un problème avec les serveurs eux-mêmes. Les requêtes envoyées ne recevaient pas de réponse, et les applications, après avoir bondi pendant un temps dans le Dock, finissaient par signaler qu’elles avaient rencontré une erreur.
Toutes les applications signées […], doivent demander l’autorisation de démarrer au service notarial distant. Ce qui signifie que l’entreprise Apple non seulement connaît toutes les applications que vous avez installées, mais elle est informée aussi à chaque fois que vous les exécutez.

C’est glauque : à chaque fois que vous lancerez un programme, une requête sera envoyée à Apple pour savoir si cette application a le droit d’être lancée.

Outre le côté « big brother » qui est en lui-même un problème ici, c’est aussi une absurdité technique !

Car il suffit que vous soyez sur un réseau pourri ou un réseau qui filtre les IP d’Apple, ou encore tout simplement si le serveur d’Apple ne répond pas, ben vous ne pouvez plus exécuter ces programmes sur votre machine.

« oué mé sa narivera jamé ! »

Lol : visiblement c’est précisément ce qui s’est passé lors de la migration vers cette version de Mac OS depuis quelques jours. Les systèmes ont planté partout dans le monde car les serveurs d’Apple n’ont pas tenus !

Perso je pense que je vais rire quand les premiers DDoS vont être lancés contre Apple et ses serveurs de vérification.
Il suffit que ces serveurs tombent pour que des centaines de millions de machines Apple refusent de lancer leurs programme.

Oh, vous pourrez toujours vous mettre en hors-ligne, là les programmes se lanceront. Mais un PC sans internet c’est un peu inutile pour travailler, non ?

Mais c’est peut-être ce que Apple veut faire : garder la main sur vos machines et décider qui a le droit de faire quoi. Car techniquement, rien ne leur empêche de cibler un PC Apple en particulier pour lui interdire de lancer telle application en particulier. C’est même rudement simple : juste un nom d’utilisateur et un nom d’un programme à vérifier. En 2 lignes de code c’est fait.

Quand on voit que Google, Facebook ou Microsoft ferment des comptes de gens comme vous et moi (GMail, Adsense, Youtube, Facebook, Outlook, Github…) pour des raisons arbitraires qu’ils ne donnent pas toujours, Apple vient désormais de faire pareil, mais à un niveau encore plus avancé : ce ne sont plus seulement vos fichiers ou vos e-mails qui sont pris en otage : là c’est carrément votre matériel. Votre PC Apple fonctionne, mais il refusera de lancer quoi que ce soit car Apple a dit non.

Des gens ont perdu l’intégralité de leur vie numérique parce que Google ou Microsoft ont décidé de fermer leur compte spécifiquement. Oui, il arrive que des gens soient spécifiquement et individuellement dans le viseur des GAFAM. Pourquoi croyez-vous que certaines chaînes YouTube soient fermés ? Ou certains comptes Facebook ? Ou certains dépôts Github ?

Mais bon : comme d’hab, ça ne va ni alerter ni inquiéter les utilisateurs (99,9 % n’en seront d’ailleurs jamais victime), et les fanboy seront même ravis de se soumettre un peu plus au doigt de Tim Cook.

Mais faudra pas venir pleurer quand vous tomberez dans le 0,1 % qui reste.
Ni quand :


PS : Windows a probablement la même capacité de kill un PC à distance. Android aussi, sur votre téléphone.
Il reste juste les distributions GNU/Linux, qui certes ne sont pas à l’abri des pannes, bugs, hacks, mais qui n’intégreront jamais ce genre de mécanisme : ce n’est pas leur philosophie.  À noter tout de même que les distributions GNU/Linux intègrent une méthode de vérification de la source des programmes, mais cela concerne seulement le téléchargement du programme (dépôts vérifiés par signature GPG), pas son lancement.

image d’en-tête de Nikolai Chernichenko

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Je crois qu’il faut qu’on arrête de dire qu’on est confiné.

Car on n’est pas confiné.

Étrangement (ou pas, du coup), je n’ai jamais vu autant de monde dans la rue que depuis samedi.

Certains (moi y compris) sont tenus de continuer de travailler. Est-ce que je considère ça comme justifié ? Non. Je ne suis pas confiné non plus.

Perso, la seule chose qui change entre confinement et non-confinement, c’est qu’il n’y a plus de PQ au supermarché : les trous du cul ayant tout pris dans le premier quart-d’heure suivant l’ouverture du magasin.

Ne me parlez pas de télétravail : il n’est pas obligatoire et personne ne le pratique : ceux qui le faisaient durant le premier confinement se sont faits traiter de branleurs, du coup ils ne veulent plus télétravailler. Compréhensible ? Oui. Normal ? Non.
Sans compter ceux qui ne peuvent pas le faire tout simplement (j’en fais partie, pour environ la moitié de mon taf quotidien).

M’enfin même avec ça… En allant au travail, donc, je n’ai jamais vu autant de monde dehors, même à 07 h du matin.

Je vis en montagne, dans un faux-bourg d’une centaine d’habitants au bout d’un chemin. En temps normal, je ne croise personne. Aujourd’hui j’ai croisé deux personnes qui se promenaient, un qui promenait son chien (il a un chien lui maintenant ?) et deux soi-disant « joggeurs ». Le tout sur moins de 2 km.

Sans compter, sur le reste du chemin, tous les autres qui allaient au taf, ceux qui lavaient leur voiture, ceux qui allaient à l’école, à la boulangerie…

Confinement vous dites ? C’est du n’importe quoi.

Le pire c’est qu’on peut rien dire : tout le monde a probablement son attestation, donc tout le monde a le droit.

Car oui, et c’est quand-même magnifique, on nous oblige à rester à la maison, mais en même temps on nous propose un putain de papier totalement ridicule sur laquelle on côche une case — celle que l’on veut ! — et c’est bon, on a le droit de sortir librement.

T’as envie de sortir ? Félicitation !
Choisis une raison :

Mets une croix en bas, et sors.
C’est tout ? C’est tout ! C’est vraiment pas compliqué.

Personne n’ira vérifier : les flics n’ont pas le droit de juger que vos chocolats et douze paquets de farine et ce nouvel écran plat achetés à Carrouf sont bien des courses de première nécessité, ni ne vérifieront que t’es un sportif qui court tous les jours et pas juste aujourd’hui, ni que t’as emprunté le chien du voisin juste pour aller dehors…

Vu ces possibilités de sortie parmi une liste longue comme le bras, faut pas s’étonner que les gens le fassent, clairement, quitte à aller faire les courses six fois par jour (et au passage vider les rayons comme des singes) ou promener le chien toute une matinée, mais faudra pas s’étonner non plus que les chiffres du Covid ne baissent pas assez pour espérer un déconfinement avant Noël.

Me parlez pas de confinement.

Si on était confiné, on se ferait arrêter et mettre en taule dès qu’on franchit le seuil de la porte de chez soi.
Si on était confiné, toutes les entreprises seraient fermées.
Si on était confiné, les commerces seraient fermés et l’Armée serait en train de distribuer du riz aux habitants.
Si on était confiné, on serait chez nous à faire ce qu’on peut, ce qu’on veut, ce qu’on doit faire, tant qu’on sort pas.

Donc non : on n’est pas confiné.

On est semi-confiné à la limite, dans le sens où y a quelques contrôles d’un pauv' papier et qu’on doit être imaginatif sur des justifications qu’on sait parfaitement fantaisistes.

Mais au fond, si t’as envie de te déconfiner tu sors. T’as pas confiné.

";s:7:"content";s:4316:"

Je crois qu’il faut qu’on arrête de dire qu’on est confiné.

Car on n’est pas confiné.

Étrangement (ou pas, du coup), je n’ai jamais vu autant de monde dans la rue que depuis samedi.

Certains (moi y compris) sont tenus de continuer de travailler. Est-ce que je considère ça comme justifié ? Non. Je ne suis pas confiné non plus.

Perso, la seule chose qui change entre confinement et non-confinement, c’est qu’il n’y a plus de PQ au supermarché : les trous du cul ayant tout pris dans le premier quart-d’heure suivant l’ouverture du magasin.

Ne me parlez pas de télétravail : il n’est pas obligatoire et personne ne le pratique : ceux qui le faisaient durant le premier confinement se sont faits traiter de branleurs, du coup ils ne veulent plus télétravailler. Compréhensible ? Oui. Normal ? Non.
Sans compter ceux qui ne peuvent pas le faire tout simplement (j’en fais partie, pour environ la moitié de mon taf quotidien).

M’enfin même avec ça… En allant au travail, donc, je n’ai jamais vu autant de monde dehors, même à 07 h du matin.

Je vis en montagne, dans un faux-bourg d’une centaine d’habitants au bout d’un chemin. En temps normal, je ne croise personne. Aujourd’hui j’ai croisé deux personnes qui se promenaient, un qui promenait son chien (il a un chien lui maintenant ?) et deux soi-disant « joggeurs ». Le tout sur moins de 2 km.

Sans compter, sur le reste du chemin, tous les autres qui allaient au taf, ceux qui lavaient leur voiture, ceux qui allaient à l’école, à la boulangerie…

Confinement vous dites ? C’est du n’importe quoi.

Le pire c’est qu’on peut rien dire : tout le monde a probablement son attestation, donc tout le monde a le droit.

Car oui, et c’est quand-même magnifique, on nous oblige à rester à la maison, mais en même temps on nous propose un putain de papier totalement ridicule sur laquelle on côche une case — celle que l’on veut ! — et c’est bon, on a le droit de sortir librement.

T’as envie de sortir ? Félicitation !
Choisis une raison :

Mets une croix en bas, et sors.
C’est tout ? C’est tout ! C’est vraiment pas compliqué.

Personne n’ira vérifier : les flics n’ont pas le droit de juger que vos chocolats et douze paquets de farine et ce nouvel écran plat achetés à Carrouf sont bien des courses de première nécessité, ni ne vérifieront que t’es un sportif qui court tous les jours et pas juste aujourd’hui, ni que t’as emprunté le chien du voisin juste pour aller dehors…

Vu ces possibilités de sortie parmi une liste longue comme le bras, faut pas s’étonner que les gens le fassent, clairement, quitte à aller faire les courses six fois par jour (et au passage vider les rayons comme des singes) ou promener le chien toute une matinée, mais faudra pas s’étonner non plus que les chiffres du Covid ne baissent pas assez pour espérer un déconfinement avant Noël.

Me parlez pas de confinement.

Si on était confiné, on se ferait arrêter et mettre en taule dès qu’on franchit le seuil de la porte de chez soi.
Si on était confiné, toutes les entreprises seraient fermées.
Si on était confiné, les commerces seraient fermés et l’Armée serait en train de distribuer du riz aux habitants.
Si on était confiné, on serait chez nous à faire ce qu’on peut, ce qu’on veut, ce qu’on doit faire, tant qu’on sort pas.

Donc non : on n’est pas confiné.

On est semi-confiné à la limite, dans le sens où y a quelques contrôles d’un pauv' papier et qu’on doit être imaginatif sur des justifications qu’on sait parfaitement fantaisistes.

Mais au fond, si t’as envie de te déconfiner tu sors. T’as pas confiné.

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Plutôt que d'autoriser l'ouverture des petits commerces qui ont désormais tous les équipements (gel, masques, etc.) alors que les grands supermarchés sont eux bien ouvert, la France a fait ça dans les supermarchés :

i
Source et quelques autres images aussi :

France 2020
Fahrenheit 451

Même résultats.

Car je suppose que tous les autres rayons non-vitaux restent, eux, bien ouverts : rayons bricolage, électroménager, multimédia, décoration, auto, jouets, mode...

ÉDIT du lendemain : ah ben voilà, le gouvernement va faire fermer tous les rayons de produits qu’ils auront décrété comme « non-essentiel ». Alors même si je n’adhère pas à cette solution (c’est de l’égalitarisme par le bas), au moins c’est cohérent.

Et n’oubliez pas : il suffira de leur dire ce dont vous avez besoin, ils vous expliqueront comment vous en passer (c’est de Coluche, un peu reformulé).

";s:7:"content";s:1604:"

Plutôt que d'autoriser l'ouverture des petits commerces qui ont désormais tous les équipements (gel, masques, etc.) alors que les grands supermarchés sont eux bien ouvert, la France a fait ça dans les supermarchés :

i
Source et quelques autres images aussi :

France 2020
Fahrenheit 451

Même résultats.

Car je suppose que tous les autres rayons non-vitaux restent, eux, bien ouverts : rayons bricolage, électroménager, multimédia, décoration, auto, jouets, mode...

ÉDIT du lendemain : ah ben voilà, le gouvernement va faire fermer tous les rayons de produits qu’ils auront décrété comme « non-essentiel ». Alors même si je n’adhère pas à cette solution (c’est de l’égalitarisme par le bas), au moins c’est cohérent.

Et n’oubliez pas : il suffira de leur dire ce dont vous avez besoin, ils vous expliqueront comment vous en passer (c’est de Coluche, un peu reformulé).

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Logo du Copyreich.
Lire :

Gee (un collègue blogueur) se fait censurer sur RedBubble, un site qui fait des vêtements et accessoires personnalisés, car une de ses caricatures contient le mot « spam ».

Spam, comme pour les courriels indésirables. Un mot banal, en somme.

C’est qui qui a demandé la suppression ?
C’est juste l’entreprise agroalimentaire Hormel Foods Corporation qui fabrique le jambon épicé « spam » (pour « spiced ham ») :

Du jambon « Spam ».
Donc en 2020 on en est là, niveau #copyreich.

Ah et ça intervient quelques jours après que le guitariste de DragonForce (un groupe de musique) s’est également vu censurer pour avoir joué, sur Twitch… ses propres chansons. Sa maison de disques a dû penser que cela transgressait le droit d’autre là-aussi. Du coup y en a encore qui pense que le droit d’auteur protègent les auteurs et la création ?

M’enfin, Gee dit s’en foutre que RedBubble le censure (ce dernier semble d’ailleurs également se battre les couilles des créateurs vu qu’ils ne lui répondent pas). Tant mieux pour toi, Gee, mais cette histoire m’a quand-même donné envie de troller un peu (on est vendredi, j’ai le droit).

Censurez donc ça, Hormel Foods Corporation :

SPAM
SPAM
SPAM
SPAM
SPAM
SPAM
SPAM
Trollface.
";s:7:"content";s:2985:"

Logo du Copyreich.
Lire :

Gee (un collègue blogueur) se fait censurer sur RedBubble, un site qui fait des vêtements et accessoires personnalisés, car une de ses caricatures contient le mot « spam ».

Spam, comme pour les courriels indésirables. Un mot banal, en somme.

C’est qui qui a demandé la suppression ?
C’est juste l’entreprise agroalimentaire Hormel Foods Corporation qui fabrique le jambon épicé « spam » (pour « spiced ham ») :

Du jambon « Spam ».
Donc en 2020 on en est là, niveau #copyreich.

Ah et ça intervient quelques jours après que le guitariste de DragonForce (un groupe de musique) s’est également vu censurer pour avoir joué, sur Twitch… ses propres chansons. Sa maison de disques a dû penser que cela transgressait le droit d’autre là-aussi. Du coup y en a encore qui pense que le droit d’auteur protègent les auteurs et la création ?

M’enfin, Gee dit s’en foutre que RedBubble le censure (ce dernier semble d’ailleurs également se battre les couilles des créateurs vu qu’ils ne lui répondent pas). Tant mieux pour toi, Gee, mais cette histoire m’a quand-même donné envie de troller un peu (on est vendredi, j’ai le droit).

Censurez donc ça, Hormel Foods Corporation :

SPAM
SPAM
SPAM
SPAM
SPAM
SPAM
SPAM
Trollface.
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Photo d’un clavier.
Il y a quelques jours je postais une note pour dire que c’était la galère pour écrire français sous Windows.

En fait, non, c’est possible et c’est aussi simple qu’installer un petit programme qui va modifier la disposition du clavier et en faire un clavier Fr-OSS (programme fourni par Microsoft, mais qui n’est pas installé par défaut malheureusement).

Sauf qu’installer un programme n’est pas toujours possible, en particulier dans un environnement où l’on ne peut pas installer tous les programmes que l’on souhaite (par exemple au travail).

Roland (un lecteur) me signale l’existence du programme Portable Keyboard Layout.
C’est un vieux truc (ça date de 2009), mais ça marche encore.

Il n’y a pas besoin d’installer quoi que ce soit, juste de pouvoir exécuter (pas besoin non plus des droits admin) un petit .exe qui va mettre une icône dans la zone de notification.

En ligne, j’ai trouvé les dispositions Colemak et Bépo, mais évidemment pas Fr-OSS.

Du coup je l’ai créé et la voici :

Il suffit de dézipper le fichier, de mettre ça où vous voulez et de lancer l’exécutable pkl.exe qu’il y a dedans (et si besoin ajouter ce .exe à la liste des programmes lancés au démarrage).

C’est tout. L’icône apparaît dans la zone de notification.
Un clic dessus et il se désactive, un nouveau clic dessus et il se réactive.

Pour ma modif, j’ai seulement modifié manuellement le fichier layout.ini et j’ai viré tout le reste. Je n’ai pas fait les images pour aider à afficher la disposition du clavier.

Avec ceci, au moins, vous pouvez taper des Æ, É, À, Ç, «», et ’. Comme sur un clavier Fr-OSS disponible sous Linux, sous le nom « français — alternative ».

La seule différence avec le Fr-OSS sous Linux, ce sont les touches mortes : dans cette version, bien qu’ayant respecté leur position, je l’ai considérablement étendu en reprenant la liste des touches mortes du Bépo (on peut donc taper à peu près n’importe quel diacritique de l’alphabet latin, et il y en a un paquet).


Il subsiste quelques bugs.

Ainsi, si vous activez le verrouillage majuscule (avec CapsLock), les lettres seront en majuscule, mais les lettres sur la ligne numérique (éàçè) resteront en minuscule. Sous le Fr-OSS, en tout cas sous Linux, ces lettres sont en majuscules quand le verrouillage majuscule est activé.
Sous Azerty normal, cela affiche les chiffres (comme avec Shift).

Image d’en-tête de Sergi Kabrera

";s:7:"content";s:3407:"

Photo d’un clavier.
Il y a quelques jours je postais une note pour dire que c’était la galère pour écrire français sous Windows.

En fait, non, c’est possible et c’est aussi simple qu’installer un petit programme qui va modifier la disposition du clavier et en faire un clavier Fr-OSS (programme fourni par Microsoft, mais qui n’est pas installé par défaut malheureusement).

Sauf qu’installer un programme n’est pas toujours possible, en particulier dans un environnement où l’on ne peut pas installer tous les programmes que l’on souhaite (par exemple au travail).

Roland (un lecteur) me signale l’existence du programme Portable Keyboard Layout.
C’est un vieux truc (ça date de 2009), mais ça marche encore.

Il n’y a pas besoin d’installer quoi que ce soit, juste de pouvoir exécuter (pas besoin non plus des droits admin) un petit .exe qui va mettre une icône dans la zone de notification.

En ligne, j’ai trouvé les dispositions Colemak et Bépo, mais évidemment pas Fr-OSS.

Du coup je l’ai créé et la voici :

Il suffit de dézipper le fichier, de mettre ça où vous voulez et de lancer l’exécutable pkl.exe qu’il y a dedans (et si besoin ajouter ce .exe à la liste des programmes lancés au démarrage).

C’est tout. L’icône apparaît dans la zone de notification.
Un clic dessus et il se désactive, un nouveau clic dessus et il se réactive.

Pour ma modif, j’ai seulement modifié manuellement le fichier layout.ini et j’ai viré tout le reste. Je n’ai pas fait les images pour aider à afficher la disposition du clavier.

Avec ceci, au moins, vous pouvez taper des Æ, É, À, Ç, «», et ’. Comme sur un clavier Fr-OSS disponible sous Linux, sous le nom « français — alternative ».

La seule différence avec le Fr-OSS sous Linux, ce sont les touches mortes : dans cette version, bien qu’ayant respecté leur position, je l’ai considérablement étendu en reprenant la liste des touches mortes du Bépo (on peut donc taper à peu près n’importe quel diacritique de l’alphabet latin, et il y en a un paquet).


Il subsiste quelques bugs.

Ainsi, si vous activez le verrouillage majuscule (avec CapsLock), les lettres seront en majuscule, mais les lettres sur la ligne numérique (éàçè) resteront en minuscule. Sous le Fr-OSS, en tout cas sous Linux, ces lettres sont en majuscules quand le verrouillage majuscule est activé.
Sous Azerty normal, cela affiche les chiffres (comme avec Shift).

Image d’en-tête de Sergi Kabrera

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i
Sehnsuch est le titre d’une chanson d’Equilibrium. La signification de ce mot n’est pas traduisible facilement (voyez là), mais se rapprocherait de ça : « le sentiment d’un manque émotionnel envers un but ou une situation inatteignable ».

Le sens n’importe pas beaucoup ici, quoique, mais c’est surtout les paroles de chanson qui sont frappantes :

Es wird nicht möglich sein, die Kriegerischen Instinkte einer einzigen Generation auszurotten
Die Menschen müssen weiterhin kämpfen, aber nur wofür zu kämpfen lohnt
Und das sind nicht imaginäre Grenzen, Rassen vorurteile oder Bereicherungsgelüste
Die sich die Fahne des Patriotismus umhängen
Unsere Waffen, seien Waffen des Geistes, nicht Panzer & Geschosse
Was für eine Welt können wir bauen, wenn Wir die Kräfte die den Krieg entfesselt, für den Aufbau einsetzen.

Que je traduis ici librement :

Il ne sera pas possible d’extraire les instincts guerriers en une seule génération.
Les hommes doivent continuer de se battre, mais seulement pour ce qui en vaut la peine.
Ce ne sont pas les frontières imaginaires, les préjugés raciaux ou un désir d’enrichissement qui pendent au drapeau du patriotisme

Nos armes, qu’elles deviennent des armes de l’esprit, pas des chars et des balles

Quel genre de monde pourrions-nous construire, si nous utilisions pour cela les forces allouées à la guerre ?

Actuellement, le budget militaire mondial est d’environ 2 000 milliards de dollars par an.

Soit grosso-modo 275 dollars annuels par personne (très inéquitablement réparti).

A titre de comparaison, le LHC au CERN qui nous coûtent siiiiiiiii cher pour permettre aux geeks de faire mumuse (!) a coûté 10 milliards sur 25 ans, soit seulement 1,14 € par européen et par an (alors qu’en réalité il est financé conjointement par 130 pays, pas juste l’Europe, donc ce chiffre est à réduire).

Pour L’ITER, dont le coût provisoire estimé est de 18 G€, et qui n’est pas fini, nous on somme à à peine plus, à environ 1,55 € par européen et par personne (là aussi, c’est un projet mondial, pas juste financé par les Européens).

Enfin, l’ISS initié par la Nasa, dont l’estimation du coût est à 100 G$, ça revient toujours à « seulement » 10 $ par an et par américain (là également, ce projet n’est pas financé seulement par les Américains).

Bref, juste pour dire : ne nous trompons de pas combat.

Le CERN nous a apporté le web et tout ce que nous y faisons et y gagnons.
L’ISS et la Nasa nous ont apporté la recherche spatiale et des milliers de trucs qui en découlent (couverture de survie, chirurgie ophtalmique, kevlar, recherche contre l’ostéoporose…)
L’ITER pourrait nous apporter une énergie propre pour les milliers d’années qui viennent : son but est d’étudier cette possibilité, justement.

Alors oui, les plus gros inventeurs (en tout) est et a toujours été l’armée.
Car chercher comment tuer c’est aussi chercher comment ne pas se faire tuer par un autre et chercher comment soigner les blessures.

C’est pour ça qu’ils sont responsables des inventions comme la superglue (pour recoller les plaies), la chirurgie en tout genre (pour soigner les blessés), la météorologie (les radars militaires détournées en radar météo qui sauvent des vies en détectant les cyclones assez à l’avance), l’observation spatiale (la première lunette, celle de Galilée, fut inventée pour voir l’ennemi de plus loin)… Les exemples ne manquent pas.

Nier ça serait une erreur. Mais ce sont aussi ceux qui font le plus de ravages en tout genre. Et ils nous coûtent 200 fois plus de pognon que ceux qui cherchent à faire avancer le monde sans détruire le reste.

Ne nous trompons pas de combat. La science coûte cher, mais elle nous rapporte plusieurs fois plus, directement et indirectement et permet de faire avancer le monde.
L’armée ça coûte 200x fois plus cher, mais c’est avant tout pour détruire le monde, pas le faire avancer.

image d’en-tête de Specna-Arms

";s:7:"content";s:4786:"

i
Sehnsuch est le titre d’une chanson d’Equilibrium. La signification de ce mot n’est pas traduisible facilement (voyez là), mais se rapprocherait de ça : « le sentiment d’un manque émotionnel envers un but ou une situation inatteignable ».

Le sens n’importe pas beaucoup ici, quoique, mais c’est surtout les paroles de chanson qui sont frappantes :

Es wird nicht möglich sein, die Kriegerischen Instinkte einer einzigen Generation auszurotten
Die Menschen müssen weiterhin kämpfen, aber nur wofür zu kämpfen lohnt
Und das sind nicht imaginäre Grenzen, Rassen vorurteile oder Bereicherungsgelüste
Die sich die Fahne des Patriotismus umhängen
Unsere Waffen, seien Waffen des Geistes, nicht Panzer & Geschosse
Was für eine Welt können wir bauen, wenn Wir die Kräfte die den Krieg entfesselt, für den Aufbau einsetzen.

Que je traduis ici librement :

Il ne sera pas possible d’extraire les instincts guerriers en une seule génération.
Les hommes doivent continuer de se battre, mais seulement pour ce qui en vaut la peine.
Ce ne sont pas les frontières imaginaires, les préjugés raciaux ou un désir d’enrichissement qui pendent au drapeau du patriotisme

Nos armes, qu’elles deviennent des armes de l’esprit, pas des chars et des balles

Quel genre de monde pourrions-nous construire, si nous utilisions pour cela les forces allouées à la guerre ?

Actuellement, le budget militaire mondial est d’environ 2 000 milliards de dollars par an.

Soit grosso-modo 275 dollars annuels par personne (très inéquitablement réparti).

A titre de comparaison, le LHC au CERN qui nous coûtent siiiiiiiii cher pour permettre aux geeks de faire mumuse (!) a coûté 10 milliards sur 25 ans, soit seulement 1,14 € par européen et par an (alors qu’en réalité il est financé conjointement par 130 pays, pas juste l’Europe, donc ce chiffre est à réduire).

Pour L’ITER, dont le coût provisoire estimé est de 18 G€, et qui n’est pas fini, nous on somme à à peine plus, à environ 1,55 € par européen et par personne (là aussi, c’est un projet mondial, pas juste financé par les Européens).

Enfin, l’ISS initié par la Nasa, dont l’estimation du coût est à 100 G$, ça revient toujours à « seulement » 10 $ par an et par américain (là également, ce projet n’est pas financé seulement par les Américains).

Bref, juste pour dire : ne nous trompons de pas combat.

Le CERN nous a apporté le web et tout ce que nous y faisons et y gagnons.
L’ISS et la Nasa nous ont apporté la recherche spatiale et des milliers de trucs qui en découlent (couverture de survie, chirurgie ophtalmique, kevlar, recherche contre l’ostéoporose…)
L’ITER pourrait nous apporter une énergie propre pour les milliers d’années qui viennent : son but est d’étudier cette possibilité, justement.

Alors oui, les plus gros inventeurs (en tout) est et a toujours été l’armée.
Car chercher comment tuer c’est aussi chercher comment ne pas se faire tuer par un autre et chercher comment soigner les blessures.

C’est pour ça qu’ils sont responsables des inventions comme la superglue (pour recoller les plaies), la chirurgie en tout genre (pour soigner les blessés), la météorologie (les radars militaires détournées en radar météo qui sauvent des vies en détectant les cyclones assez à l’avance), l’observation spatiale (la première lunette, celle de Galilée, fut inventée pour voir l’ennemi de plus loin)… Les exemples ne manquent pas.

Nier ça serait une erreur. Mais ce sont aussi ceux qui font le plus de ravages en tout genre. Et ils nous coûtent 200 fois plus de pognon que ceux qui cherchent à faire avancer le monde sans détruire le reste.

Ne nous trompons pas de combat. La science coûte cher, mais elle nous rapporte plusieurs fois plus, directement et indirectement et permet de faire avancer le monde.
L’armée ça coûte 200x fois plus cher, mais c’est avant tout pour détruire le monde, pas le faire avancer.

image d’en-tête de Specna-Arms

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Photo d’une devanture d’un Pôle Emploi.
Imaginez, vous bossez à Pôle Emploi. Vous savez que cette agence existe, car il y a d’un côté des gens qui proposent du travail et de l’autre des gens qui voudraient du travail, et que mettre en relation ces deux groupes de personnes est parfois compliqué. Votre travail consiste donc à apporter une solution à ce problème.

Maintenant, imaginez que vous êtes doué : vous arrivez à trouver un poste pour le monde et durablement. Grâce à vous, il n’y a plus aucun demandeur d’emploi. C’est super, n’est-ce pas ?

Sur le papier, effectivement c’est cool : c’est le plein emploi, tout le monde devient contribuable et rempli les caisses de l’État et plus personne pour les vider (hormis les hauts fonctionnaires, mais c’est un autre débat, merci).

Sauf que maintenant, le problème que vous deviez résoudre est résolu. Votre mission est remplie. Pôle Emploi n’a plus lieu d’être et est dissoute.
Résultat : vous vous retrouvez au chômage.

Question : étant au chômage et vu que Pôle Emploi n’existe plus, que faites-vous ?

C’est ça que j’appelle le « Paradoxe de Pôle Emploi ».

Pôle Emploi, en simplifiant bien sûr, existe pour soi-disant résoudre le problème du chômage. Sans chômage, pas de problème et pas besoin de Pôle Emploi, donc du chômage pour ceux qui y bossent.

Cette caricature peut être étendue à d’autres trucs : à quoi servirait la police si tout le monde apprenait et respectait scrupuleusement toutes les lois ? À quoi serviraient tous les écologistes si le monde devenait de nouveau 100 % propre ? à quoi serviraient les garagistes si les constructeurs fabriquaient des véhicules parfaitement fiables et inusables ?

Il faut faire attention à ce stade car ça permet de tomber rapidement dans le complotisme. Par exemple, une des raisons parfois avancée pour expliquer l’absence de traitement soignant le cancer est que « big pharma » n’a pas intérêt de soigner les gens une seule fois pour toutes alors qu’ils peuvent les maintenir en vie sous perfusion durant 20 ans et être rémunérés en continu.

Il y a certaines choses pour lesquelles nous n’avons pas de solutions (le cancer par exemple), d’autres qui ne peuvent pas être évitées (certaines maladies bénignes, qui seront toujours là pour rémunérer les pharmaciens, médecins, etc.).

Pourtant, cette notion n’est pas absente de la vie courante. À mi-chemin entre l’exemple des voitures fragiles et celui de big-pharma, se trouve tout ce qui comprend l’obsolescence programmée : c’est un fait que certains composants de certains appareils sont faits pour s’user plus rapidement que nécessaire, histoire de les rendre inopérants et forcer au client de dépenser son argent de nouveau.

L’exemple typique et l’un des plus connus est celui des lampes à incandescence : le "Cartel Phoebus" regroupait alors tous les plus grands fabricants mondiaux de lampes, et ils ont décidé de réduire la durée de vie de celles-ci à 1 000 heures maximum, histoire que le client rachète toujours de nouvelles lampes et continue de payer.
Aujourd’hui, le principe de l’obsolescence programmée refait régulièrement surface avec plus ou moins de justification, mais c’est un concept bien réel.

Il y a néanmoins certains cas où ce genre de chose est utile, contrôlé et voulu. Par exemple avec des pièces d’usures : il faut mieux changer ses plaquettes de frein (usables) que ses disques (durables), car c’est plus facile et moins cher, et toujours plus sûr que de mettre des freins inusables mais mauvais qui forcerait à changer de voiture à chaque fois que vous freinez, car vous vous retrouvez dans le fossé. Il s’agit d’un compromis.
Un autre exemple est celui des pièces « fusible » ou « martyr ». L’exemple avec lequel j’ai découvert ça il y a longtemps est celui des presses pour faire les bottes de foin : quand on allait trop vite, cela provoquait un bourrage et la presse risquait la panne. Pour éviter que ça n’arrive, il y avait alors un écrou fusible qui se cassait et arrêtait le ramassage de l’herbe et bloquait la presse. Il fallait alors retirer le trop plein de foin et mettre un autre écrou fusible. Ici, plutôt que de risquer d’exploser la presse, on cassait un écrou.
Aujourd’hui, ceci existe également à plein d’endroit, sous la forme de fusibles électriques dans tous les appareils électroménagers par exemple.

Pour en revenir à Pôle Emploi, la question se pose si l’on doit leur faire confiance : leur rôle est de résoudre le problème qui justifie leur existence. Le problème résolu, leur existence n’est plus nécessaire. Pourquoi chercheraient-ils à résoudre le problème, dans ce cas, si ça signifie à peu de choses près leur suicide ?

Plus généralement, est-ce que l’on doit faire confiance à quelqu’un dont le rôle est justifié par un problème qu’il est censé résoudre ?

Ce genre d’institutions, tout comme celui de l’exemple de la police, existent parce que le monde est imparfait. Dans une société parfaites, elles ne seraient pas nécessaires. Or elle ne l’est pas, donc elles sont là, ces institutions. La question est juste de savoir si leur existence sert effectivement à rendre le monde parfait, ou justement à la garder merdique pour continuer d’exister.

Pour une institution publique idéale payée par nos impôts, il y a peu de chances de les voir détruire le monde pour s’assurer une existence : personne ne les laisserait faire, surtout pas ceux qui contribuent à les financer (c’est-à-dire nous), n’est-ce pas ?
Pour une entreprise privée, donc le but est de perdurer dans l’avenir, de s’accroître et de payer des dividendes… c’est nettement plus compliqué. Ou pas justement : la réponse est bien plus simple, en fait : si Pôle Emploi était privée, il y a de fortes chances qu’il ferait tout pour qu’il subsiste un nombre critique minimal de chômeurs à tout moment, pour pouvoir exister et dire « on peut encore servir ».

Privatiser Pôle Emploi serait donc dangereux, je suppose.

En réalité, il en va de même pour tous les services publics : tous sont là (en théorie) pour trouver des solutions à des problèmes. Mais s’il n’y a plus de problèmes, leur disparition n’est pas un problème : c’est juste le signe d’un problème résolu, ce qui est un bon signe.

Pourtant, de plus en plus d’institutions publiques sont privatisées, avec les problèmes que ça comporte : en particulier la recherche du profit à court et long terme, plutôt que la résolution du problème qui les ont fait naître.

Je pense qu’il faudrait qu’on se remémore ça la prochaine fois qu’on dit « vivement que la SNCF soit privatisée ! », ou « vivement que les hôpitaux soient tous privatisés ! », ou la sécu, la poste, la banque centrale, les autoroutes et les nationales, les aéroports, les parkings, l’énergie, l’eau, la téléphonie…

Autant je n’ai rien contre que des boîtes privées construisent leur propre trucs de leur côté (ça s’appelle la liberté d’entreprendre et doit être encouragée) car le contribuable moyen n’y voit aucun intérêt (souvent à tort, là aussi c’est un autre débat), autant il y a certains trucs qui doivent tout simplement rester publiques.


Note 1 : ce titre est de moi. Je n’ai pas regardé s’il y avait autre chose correspondant à cette dénomination, ni s’il y avait déjà un autre nom pour ça.

Note 2 : je considère ici que Pôle Emploi est une agence d’emploi destinée à aider pour trouver du travail. Je mets de côté le fait que l’on sait tous qu’il s’agit avant tout d’une pompe à fric qui ne sert pas à mettre en relation des travailleurs et des patrons (pour lesquels il y a des boîtes d’intérim et les RH).

image de Gongashan

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Photo d’une devanture d’un Pôle Emploi.
Imaginez, vous bossez à Pôle Emploi. Vous savez que cette agence existe, car il y a d’un côté des gens qui proposent du travail et de l’autre des gens qui voudraient du travail, et que mettre en relation ces deux groupes de personnes est parfois compliqué. Votre travail consiste donc à apporter une solution à ce problème.

Maintenant, imaginez que vous êtes doué : vous arrivez à trouver un poste pour le monde et durablement. Grâce à vous, il n’y a plus aucun demandeur d’emploi. C’est super, n’est-ce pas ?

Sur le papier, effectivement c’est cool : c’est le plein emploi, tout le monde devient contribuable et rempli les caisses de l’État et plus personne pour les vider (hormis les hauts fonctionnaires, mais c’est un autre débat, merci).

Sauf que maintenant, le problème que vous deviez résoudre est résolu. Votre mission est remplie. Pôle Emploi n’a plus lieu d’être et est dissoute.
Résultat : vous vous retrouvez au chômage.

Question : étant au chômage et vu que Pôle Emploi n’existe plus, que faites-vous ?

C’est ça que j’appelle le « Paradoxe de Pôle Emploi ».

Pôle Emploi, en simplifiant bien sûr, existe pour soi-disant résoudre le problème du chômage. Sans chômage, pas de problème et pas besoin de Pôle Emploi, donc du chômage pour ceux qui y bossent.

Cette caricature peut être étendue à d’autres trucs : à quoi servirait la police si tout le monde apprenait et respectait scrupuleusement toutes les lois ? À quoi serviraient tous les écologistes si le monde devenait de nouveau 100 % propre ? à quoi serviraient les garagistes si les constructeurs fabriquaient des véhicules parfaitement fiables et inusables ?

Il faut faire attention à ce stade car ça permet de tomber rapidement dans le complotisme. Par exemple, une des raisons parfois avancée pour expliquer l’absence de traitement soignant le cancer est que « big pharma » n’a pas intérêt de soigner les gens une seule fois pour toutes alors qu’ils peuvent les maintenir en vie sous perfusion durant 20 ans et être rémunérés en continu.

Il y a certaines choses pour lesquelles nous n’avons pas de solutions (le cancer par exemple), d’autres qui ne peuvent pas être évitées (certaines maladies bénignes, qui seront toujours là pour rémunérer les pharmaciens, médecins, etc.).

Pourtant, cette notion n’est pas absente de la vie courante. À mi-chemin entre l’exemple des voitures fragiles et celui de big-pharma, se trouve tout ce qui comprend l’obsolescence programmée : c’est un fait que certains composants de certains appareils sont faits pour s’user plus rapidement que nécessaire, histoire de les rendre inopérants et forcer au client de dépenser son argent de nouveau.

L’exemple typique et l’un des plus connus est celui des lampes à incandescence : le "Cartel Phoebus" regroupait alors tous les plus grands fabricants mondiaux de lampes, et ils ont décidé de réduire la durée de vie de celles-ci à 1 000 heures maximum, histoire que le client rachète toujours de nouvelles lampes et continue de payer.
Aujourd’hui, le principe de l’obsolescence programmée refait régulièrement surface avec plus ou moins de justification, mais c’est un concept bien réel.

Il y a néanmoins certains cas où ce genre de chose est utile, contrôlé et voulu. Par exemple avec des pièces d’usures : il faut mieux changer ses plaquettes de frein (usables) que ses disques (durables), car c’est plus facile et moins cher, et toujours plus sûr que de mettre des freins inusables mais mauvais qui forcerait à changer de voiture à chaque fois que vous freinez, car vous vous retrouvez dans le fossé. Il s’agit d’un compromis.
Un autre exemple est celui des pièces « fusible » ou « martyr ». L’exemple avec lequel j’ai découvert ça il y a longtemps est celui des presses pour faire les bottes de foin : quand on allait trop vite, cela provoquait un bourrage et la presse risquait la panne. Pour éviter que ça n’arrive, il y avait alors un écrou fusible qui se cassait et arrêtait le ramassage de l’herbe et bloquait la presse. Il fallait alors retirer le trop plein de foin et mettre un autre écrou fusible. Ici, plutôt que de risquer d’exploser la presse, on cassait un écrou.
Aujourd’hui, ceci existe également à plein d’endroit, sous la forme de fusibles électriques dans tous les appareils électroménagers par exemple.

Pour en revenir à Pôle Emploi, la question se pose si l’on doit leur faire confiance : leur rôle est de résoudre le problème qui justifie leur existence. Le problème résolu, leur existence n’est plus nécessaire. Pourquoi chercheraient-ils à résoudre le problème, dans ce cas, si ça signifie à peu de choses près leur suicide ?

Plus généralement, est-ce que l’on doit faire confiance à quelqu’un dont le rôle est justifié par un problème qu’il est censé résoudre ?

Ce genre d’institutions, tout comme celui de l’exemple de la police, existent parce que le monde est imparfait. Dans une société parfaites, elles ne seraient pas nécessaires. Or elle ne l’est pas, donc elles sont là, ces institutions. La question est juste de savoir si leur existence sert effectivement à rendre le monde parfait, ou justement à la garder merdique pour continuer d’exister.

Pour une institution publique idéale payée par nos impôts, il y a peu de chances de les voir détruire le monde pour s’assurer une existence : personne ne les laisserait faire, surtout pas ceux qui contribuent à les financer (c’est-à-dire nous), n’est-ce pas ?
Pour une entreprise privée, donc le but est de perdurer dans l’avenir, de s’accroître et de payer des dividendes… c’est nettement plus compliqué. Ou pas justement : la réponse est bien plus simple, en fait : si Pôle Emploi était privée, il y a de fortes chances qu’il ferait tout pour qu’il subsiste un nombre critique minimal de chômeurs à tout moment, pour pouvoir exister et dire « on peut encore servir ».

Privatiser Pôle Emploi serait donc dangereux, je suppose.

En réalité, il en va de même pour tous les services publics : tous sont là (en théorie) pour trouver des solutions à des problèmes. Mais s’il n’y a plus de problèmes, leur disparition n’est pas un problème : c’est juste le signe d’un problème résolu, ce qui est un bon signe.

Pourtant, de plus en plus d’institutions publiques sont privatisées, avec les problèmes que ça comporte : en particulier la recherche du profit à court et long terme, plutôt que la résolution du problème qui les ont fait naître.

Je pense qu’il faudrait qu’on se remémore ça la prochaine fois qu’on dit « vivement que la SNCF soit privatisée ! », ou « vivement que les hôpitaux soient tous privatisés ! », ou la sécu, la poste, la banque centrale, les autoroutes et les nationales, les aéroports, les parkings, l’énergie, l’eau, la téléphonie…

Autant je n’ai rien contre que des boîtes privées construisent leur propre trucs de leur côté (ça s’appelle la liberté d’entreprendre et doit être encouragée) car le contribuable moyen n’y voit aucun intérêt (souvent à tort, là aussi c’est un autre débat), autant il y a certains trucs qui doivent tout simplement rester publiques.


Note 1 : ce titre est de moi. Je n’ai pas regardé s’il y avait autre chose correspondant à cette dénomination, ni s’il y avait déjà un autre nom pour ça.

Note 2 : je considère ici que Pôle Emploi est une agence d’emploi destinée à aider pour trouver du travail. Je mets de côté le fait que l’on sait tous qu’il s’agit avant tout d’une pompe à fric qui ne sert pas à mettre en relation des travailleurs et des patrons (pour lesquels il y a des boîtes d’intérim et les RH).

image de Gongashan

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La Ioniq.

Cet article fait partie d’une série d’articles sur un retour d’expérience de l’achat d’une voiture hybride rechargeable, à savoir la Hyundai Ioniq plug-in.

Chaque article relate un des aspects de mon achat :


Ici je ne parlerais pas de la voiture, mais de mon expérience client avec la concession Hyundai de Clermont-Ferrand (où j’ai pris la voiture) et le service après-vente, car tout n’est malheureusement pas rose.

TL;DR :

En fait, ma voiture avait un défaut à l’achat. Un problème de batterie hybride défectueuse : sur une voiture semi-électrique, c’est un problème de taille. Pour faire court, quand on la vidait totalement, au lieu de passer sur le moteur thermique, il passait en mode « erreur » et faisait globalement n’importe quoi (affichage d’erreurs, perte de puissance, etc.).

La solution ? Remplacer le pack batterie hybride de 8,9 kWh. Le problème a été détecté le lendemain de l’achat et ce n’était pas visible au moment de signer (ce détail est important en ce qui concerne la garantie et mes droits en tant que consommateur).

Sur le principe, les défauts ça arrive.

Mais quand c’est le cas, y a plusieurs façons d’accepter et de régler le problème.

Aussi, sur une voiture neuve, je veux bien être débonnaire et accepter une défectuosité sans broncher si on me la règle rapidement et qu’on s’excuse du problème (excuses qui ne sont arrivées à aucun moment : à croire que c’est normal chez eux de me confisquer mon véhicule 15 jours après l’achat pour de multiples pannes sur du neuf).

J’ai dit une défectuosité. Dans mon cas, après 3 000 km, on en est à trois éléments qui foirent.

Aussi, entre le signalement du premier problème et le confinement il s’est écoulé 4 semaines et demie. Et entre la fin du confinement et la réparation, 3 semaines et demie. Si j’exclue le confinement, donc, ça fait toujours 8 semaines entre le signalement et la réparation, dont plus de la moitié immobilisant le véhicule.

Ça fait beaucoup, je trouve. J’ai donc fini par manifester mon agacement auprès de la concession, allant jusqu’à demander un geste commercial (Spoiler : nope).

Le geste commercial ?

Après la découverte du problème batterie, et après avoir attendu déjà 1 mois (dont 3 semaines avec la voiture de courtoisie) j’avais soumis la demande d’un geste commercial histoire de corriger le tir vu que mon véhicule était défectueux à l’achat et était immobilisé pour réparations.

Ils — la direction de la concession — ont dit qu’on pourra rediscuter de tout ça après le confinement quand la voiture sera réparée.

Résultat : Rien.

Le seul geste que j’ai eu, c’est un geste barrière (appréciable en période de pandémie, mais pas ce que j’avais demandé).

Après avoir hésité un peu, je me suis permis de les recontacter par mail à ce sujet. Je n’ai jamais eu de réponse à cet e-mail.

Tant pis.

J’aurais pu être beaucoup plus compréhensif dans cet article s’ils avaient ne serait-ce qu’essayé d’adoucir un peu la situation.

Manifestement, chez Hyundai, la satisfaction client c’est un concept publicitaire, pas une marque de fabrique.

Est-ce que je recommande la voiture ? ce garage ? cette marque ?

Est-ce que je recommande cette voiture ?
Oui : sur le papier c’est un super véhicule. C’est confortable, joli, équipé et elle consomme incroyablement peu. Faut juste que les composants cessent de se casser, mais autrement, c’est top.

Si la Toyota Prius est la référence sur l’hybride, sa version rechargeable est critiquée pour son manque de place, son prix élevé, son look.

La Hyundai Ioniq corrige ces trois défauts. La Ioniq conserve un design classique, profilé et moderne (et honnêtement les gens la trouvent jolie et moi aussi), mais à part ça, ça ne ressemble pas à un ovni, ni dehors, ni dedans.

Enfin, autre point positif, ce n’est pas une hybride rechargeable qui soit un SUV et qui sert donc uniquement au constructeur pour ne pas faire payer de malus écologique. La Ioniq est taillée pour tirer un max de kilomètres de la batterie (ou de l’essence), à telle point que c’est l’une des meilleures au monde en terme de basses consommation !

La version électrique par exemple, a environ moitié moins d’autonomie qu’une Tesla, mais sa batterie est seulement 1/3 de celle de la Tesla (ce qui pèse donc bien moins lourd et charge bien plus rapidement à 100 %).

Est-ce que je recommande Hyundai Clermont-Ferrand ?
Non.

Je connais des boîtes d’intérim qui traitent mieux leur marchandise qu’eux leurs clients.

Simple exemple : à la livraison, ils ont ainsi été incapables de me trouver la plaque minéralogique avec le département que je voulais. On m’avait pourtant assuré lors de la commande qu’il n’y aurait absolument aucun problème, les petites fleurs, les petits oiseaux et tout le tralala.

Je reconnais que j’ai demandé un numéro bizarre (une simple geekerie, mais un numéro parfaitement officiel), mais ils auraient pu vérifier leur stock et me dire « non pas possible » dès le départ, je ne me serais pas barré juste pour ça. Pour ce que ça coûte en ligne, l’effort aurait pu être fait et apprécié. J’ai connu des vendeurs plus investis qui l’auraient fait avec plaisir.

Quant au service-après-vente, leur absence de réponses aux e-mails qui figure pourtant sur leur carte de visite, sur le site ou dans leurs paperasses ; et leur façon de me prendre pour un con en disant que les problèmes viennent de moi, merci mais non merci.

Dois-je parler de l’absence de geste commercial ou même d’excuses, pour m’avoir vendu une voiture neuve avec une, deux, trois défectuosités ayant nécessité 5 semaines de garage en seulement 4 mois après l’achat ?

Bref, non. Je ne recommande pas leur garage.

Mise à jour : leur site est répertorié sur Google. Et on peut donner son avis. Je l’ai fait. Quelques semaines après, mon avis n’était plus là. Je n’y suis pas allé par l’insulte, ni n’ai été grossier. Le ton était globalement celui de cet article. Mais visiblement, on n’a pas le droit d’être mécontent d’un service. Tant pis.
Par ailleurs, il suffit de voir les noms des gens qui laissent des avis pour voir que le personnel travaillant dans le garage se mettent des bonnes notes eux-mêmes. Ça fait juste pitié.

Est-ce que je recommanderais Hyundai ?
Je ne sais pas.
J’aurais clairement espéré un peu plus de fiabilité sur du neuf. Ça ne fait pas sérieux et me fait peur pour la suite.

S’ils veulent me faire changer d’avis, qu’ils commencent par avoir un peu d’estime pour le client, et, surtout, que ma voiture ne présente pas de panne pendant looooongtemps à partir de maintenant. Après je pourrais refaire le point sur leur cas. Désormais va falloir qu’ils me prouvent que leurs voitures sont fiables.

Déroulé des événements au SAV

Ici le déroulé des événements. Je vais faire comme mes autres articles du style et faire un listing en "J+n" pour chaque mise à jour de la situation.
Je sais que vous aimez bien ce genre d’articles (moi aussi en fait :p) donc rigolez bien.

J+0
Je pars du garage avec la voiture flambant neuve (17 km au compteur !).

J+1
Après un trajet de ~300 km (conduite mixte électrique/hybride), la batterie est vide, et au lieu de passer sur le thermique, l’ordinateur de bord affiche des erreurs. J’ai pu rentrer chez moi quand-même malgré les erreurs et le comportement aléatoire de la voiture, et la mettre à charger.
Il est 23 h, mais j’envoie tout de même un e-mail au vendeur pour lui signaler (c’est aussi pour ça que je préfère l’e-mail au téléphone : ça s’envoie quand on veut, et ça se lira quand on voudra).
J’indique aussi avoir lu (même avant l’achat) des posts de forums de cas similaires. J’étais donc averti de certaines maladies de cette voiture : 3 cas renseignés en ligne dans les langues que je maîtrise et leur soumet (si ça peut les aider…).

J+2
Le même problème, la même batterie vide. Je comprends déjà qu’il faut que j’arrête de vider la batterie complètement, que le problème n’apparaît autrement pas.

J+3
Le vendeur me répond qu’il transmet ça au service SAV. Je passe les voir après mon travail le jour même. Ils prennent la voiture, branchent leur boîtier, détectent le problème et m’annoncent qu’ils vont envoyer ça à Hyundai France pour savoir quoi faire. En attendant, je suis invité à continuer à rouler tant que je ne vide pas la batterie. Pas de problème.

J+8
Sans nouvelles, je les appelle. On m’apprend qu’il va probablement falloir changer tout le pack batterie. Un « technicien batterie » sera déplacé. On me prêtera une voiture. RDV fixé a dans dix jours.

J+18
Je leur laisse ma voiture et repars avec une voiture de prêt. Une Hyundai i20 essence. Ou plutôt, devrais-je dire « sans essence » car il y avait 29 km d’essence dans le réservoir (1,5 litre environ). Niveau radinerie, c’est du niveau « sachet de chips Lays ». Je n’attends pas qu’ils fassent le plein, c’est toujours comme ça avec les voitures de prêt, mais pas à ce point quoi…
J’imagine que c’est l’emprunteur précédent qui n’a pas eu le respect de remettre 5 litres dedans, mais bon, prêter une voiture avec un litre et demi dans le réservoir, faut pas avoir honte non plus. Je ne peux même pas rentrer chez moi !

J+22
Le papier du prêt d’une voiture mentionne « prêt pour 3 jours et 200 km », et le fait que ça va coûter cher au-delà. Du coup je cherche à savoir si j’aurais à débourser quoi que ce soit. J’ai dû appeler plusieurs fois, envoyer 3 e-mails, essuyer un raccrochage. Après avoir exigé (par e-mail) une réponse sans quoi je contactais leur direction et la DGCCRF (oui faut en arriver là pour avoir des réponses même simples). On daigne me rappeler et m’assurer que non, rien ne me sera facturé (malgré le papier qui dit le contraire).

J+33
Début du confinement. Le réseau Hyundai ferme. Pour ma part, je continue de travailler normalement (et je n’aurais aucune prime Covid, mais ce n’est pas le sujet) et j’ai toujours la voiture de prêt.

Rien n’a bougé sur ma voiture depuis qu’ils l’ont. Ça commence à m’agacer de me retrouver coincé avec une voiture de prêt pour potentiellement plusieurs mois alors que je viens d’acheter une voiture neuve.
J’envoie un e-mail à la concession (à sa direction) pour leur dire et que je souhaiterai reprendre ma voiture et qu’ils n’auront qu’à me dire de la rapporter une fois qu’ils auront reçu les pièces de rechange.

Je glisse également dans l’e-mail qu’un geste commercial serait apprécié à ce niveau, pour le désagrément de s’être fait refourgué un véhicule défectueux d’une part et pour le fait de me retrouver pendant ce qui s’avérera environ 4 semaines avec une voiture qui n’est pas à moi, qui n’est pas pareil et qui consomme nettement plus aussi.

On me répond par e-mail qu’ils peuvent s’arranger pour que je récupère ma voiture dès que je peux, même en plein confinement : l’on viendra libérer la voiture et je n’aurais qu’à repartir avec. Pour le geste commercial, on me dit que l’on verra ça plus tard, lors de la restitution de la voiture une fois qu’elle aura été réparée.
Quoi qu’il en soit, je récupère la voiture quelques jours après.

J+77
La caméra de recul décide d’afficher un écran bleu. J’envoie un e-mail accompagné d’une photo au garagiste. En plein confinement, je n’attends pas une réponse, c’est juste pour qu’ils ajoutent ça au dossier (c’est aussi pour ça que préfère l’e-mail… comment ça je me répète ?).

J+88
Fin du confinement. Le réseau Hyundai rouvre lui aussi ses portes.

J+93
Le système SIM de la voiture tombe en rade. Contrairement à ce que me dira Hyundai, ça ne vient pas de la couverture réseau : la connexion ne marche nulle-part, alors même que ça marchait avant (et ça marchera après qu’ils auront bricolé dessus).
Le jour de l’apparition de la panne, j’ai fait un « soft reset » : ça ne change rien. Cerise sur le gâteau : sans connexion internet native à la voiture, impossible de switcher sur la connexion internet de mon téléphone. C’est un peu con, mais je suis bloqué sur ce point (même si ça n’empêche pas de rouler, encore heureux).

Re-belote, un e-mail. Je leur dis clairement, dans un e-mail au ton agacé, que tout ça devient grotesque : c’est un véhicule neuf ou une voiture sortie d’une casse auto ?

Je ne vais pas attendre que toutes les fonctions du véhicule tombent les unes après les autres. Pour le moment ce sont des accessoires non-essentiels. Si le prochain truc qui lâche c’est l’airbag ou la direction, c’est une toute autre histoire.

J+95
Le premier jour ouvré suivant, malgré l’absence de réponse à mon mail, je me rends à la concession, à la base pour faire constater les défauts sur la caméra de recul et le système SIM.

Ils ne regarderont ni l’un ni l’autre, à la raison qu’il n’y a aucun technicien de disponible (lol : c’est le responsable du garage qui me sort ça, quand-même : il va me faire croire qu’il ne sait pas faire ?).

Sur la question de la batterie, on m’assure que la batterie est commandée et qu’elle devrait arriver dans la semaine (on m’avait annoncé ça début mars aussi — on est mi-mai). Je serais rappelé avant la fin de la semaine.

J+105
Une semaine après la fin de la semaine durant laquelle ils devraient m’appeler, toujours rien. Pas de nouvelles. Ça me fait chier. Je songe à passer par une mise en demeure de réparer ma voiture rapidement.

Je décide de les appeler pour les prévenir de ma décision (le courrier sera remis le lendemain). Je commence par leur demander s’ils ont des nouvelles de la batterie : on me dit que la livraison est prévue le lendemain matin.
Je serais rappelé à la livraison pour un RDV au plus vite. Ils ont détecté mon agacement, ou c’est juste que la batterie leur prend de la place ? Vu que ça semble (enfin) bouger, j’écarte temporairement l’idée de la mise en demeure.

J+106
Ils m’appellent et me proposent de prendre un RDV pour changer la batterie hybride. RDV pris pour J+109. On me dit que la voiture sera immobilisée quelques jours et que, de nouveau, j’aurais une voiture de prêt.

J+109
Je leur laisse la voiture. Ils constatent les deux autres problèmes (caméra + SIM). Je repars en Hyundai Kona. C’est un SUV, j’aime pas les SUV, mais ne crachons pas dans la soupe.
Combien d’essence dans le réservoir cette fois ? 90 km. Je peux au moins me rendre chez moi pour ce soir sans avoir à la pousser.

J+114
On m’appelle à 35 minutes de la fermeture du vendredi soir pour me dire que la voiture est disponible (ce-jour ou le lundi d’après). Je fonce la chercher pour l’avoir pour le week-end.

Tout semble effectivement en ordre :

J+118
La connectivité disparaît de nouveau. J’hésitais à désactiver ce mode pour laisser la voiture passer la connexion de mon téléphone. Maintenant c’est de nouveau impossible. Fuck.

Après avoir partagé mon agacement sur Twitter, un utilisateur m’a envoyé l’astuce d’utiliser un stylo pour appuyer sur le petit bouton « reset » en bas à gauche (perso je pensais que c’était le micro pour la commande vocale).

Effectivement ça marche : un appui court simple suffit : l’écran reboot alors. Le problème est donc logiciel : parfois la connexion se perd et le système plante et ne se reconnecte jamais (rendant également inopérant l’application Bluelink — sur la voiture — que je ne peux donc pas rebooter).

S’il faut faire ça tous les 4 jours, c’est quand-même pas bien normal, mais on s’y fera. Je préfère ça que passer ma vie chez Hyundai. Et au pire je passerais en Wifi en plus du Bluetooth depuis le téléphone (car oui, tout faire passer par le seul Bluetooth aurait été trop simple).

M’enfin, ce problème de connectivité est partiellement résolu. Je ne sais pas d’où ça vient, mais je peux y remédier moi-même et c’est l’essentiel.

Par contre c’est bien triste que ce soit un internaute qui me donne la solution. On se demande qui sont les experts à la fin.

Le lendemain, Hyundai Clermont m’a répondu. Malheureusement ça ne m’a pas aidé : ils n’ont pas compris mon problème. Pas grave, ça ne changera rien du tout.

Voilà. J’espère que c’est tout…

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La Ioniq.

Cet article fait partie d’une série d’articles sur un retour d’expérience de l’achat d’une voiture hybride rechargeable, à savoir la Hyundai Ioniq plug-in.

Chaque article relate un des aspects de mon achat :


Ici je ne parlerais pas de la voiture, mais de mon expérience client avec la concession Hyundai de Clermont-Ferrand (où j’ai pris la voiture) et le service après-vente, car tout n’est malheureusement pas rose.

TL;DR :

En fait, ma voiture avait un défaut à l’achat. Un problème de batterie hybride défectueuse : sur une voiture semi-électrique, c’est un problème de taille. Pour faire court, quand on la vidait totalement, au lieu de passer sur le moteur thermique, il passait en mode « erreur » et faisait globalement n’importe quoi (affichage d’erreurs, perte de puissance, etc.).

La solution ? Remplacer le pack batterie hybride de 8,9 kWh. Le problème a été détecté le lendemain de l’achat et ce n’était pas visible au moment de signer (ce détail est important en ce qui concerne la garantie et mes droits en tant que consommateur).

Sur le principe, les défauts ça arrive.

Mais quand c’est le cas, y a plusieurs façons d’accepter et de régler le problème.

Aussi, sur une voiture neuve, je veux bien être débonnaire et accepter une défectuosité sans broncher si on me la règle rapidement et qu’on s’excuse du problème (excuses qui ne sont arrivées à aucun moment : à croire que c’est normal chez eux de me confisquer mon véhicule 15 jours après l’achat pour de multiples pannes sur du neuf).

J’ai dit une défectuosité. Dans mon cas, après 3 000 km, on en est à trois éléments qui foirent.

Aussi, entre le signalement du premier problème et le confinement il s’est écoulé 4 semaines et demie. Et entre la fin du confinement et la réparation, 3 semaines et demie. Si j’exclue le confinement, donc, ça fait toujours 8 semaines entre le signalement et la réparation, dont plus de la moitié immobilisant le véhicule.

Ça fait beaucoup, je trouve. J’ai donc fini par manifester mon agacement auprès de la concession, allant jusqu’à demander un geste commercial (Spoiler : nope).

Le geste commercial ?

Après la découverte du problème batterie, et après avoir attendu déjà 1 mois (dont 3 semaines avec la voiture de courtoisie) j’avais soumis la demande d’un geste commercial histoire de corriger le tir vu que mon véhicule était défectueux à l’achat et était immobilisé pour réparations.

Ils — la direction de la concession — ont dit qu’on pourra rediscuter de tout ça après le confinement quand la voiture sera réparée.

Résultat : Rien.

Le seul geste que j’ai eu, c’est un geste barrière (appréciable en période de pandémie, mais pas ce que j’avais demandé).

Après avoir hésité un peu, je me suis permis de les recontacter par mail à ce sujet. Je n’ai jamais eu de réponse à cet e-mail.

Tant pis.

J’aurais pu être beaucoup plus compréhensif dans cet article s’ils avaient ne serait-ce qu’essayé d’adoucir un peu la situation.

Manifestement, chez Hyundai, la satisfaction client c’est un concept publicitaire, pas une marque de fabrique.

Est-ce que je recommande la voiture ? ce garage ? cette marque ?

Est-ce que je recommande cette voiture ?
Oui : sur le papier c’est un super véhicule. C’est confortable, joli, équipé et elle consomme incroyablement peu. Faut juste que les composants cessent de se casser, mais autrement, c’est top.

Si la Toyota Prius est la référence sur l’hybride, sa version rechargeable est critiquée pour son manque de place, son prix élevé, son look.

La Hyundai Ioniq corrige ces trois défauts. La Ioniq conserve un design classique, profilé et moderne (et honnêtement les gens la trouvent jolie et moi aussi), mais à part ça, ça ne ressemble pas à un ovni, ni dehors, ni dedans.

Enfin, autre point positif, ce n’est pas une hybride rechargeable qui soit un SUV et qui sert donc uniquement au constructeur pour ne pas faire payer de malus écologique. La Ioniq est taillée pour tirer un max de kilomètres de la batterie (ou de l’essence), à telle point que c’est l’une des meilleures au monde en terme de basses consommation !

La version électrique par exemple, a environ moitié moins d’autonomie qu’une Tesla, mais sa batterie est seulement 1/3 de celle de la Tesla (ce qui pèse donc bien moins lourd et charge bien plus rapidement à 100 %).

Est-ce que je recommande Hyundai Clermont-Ferrand ?
Non.

Je connais des boîtes d’intérim qui traitent mieux leur marchandise qu’eux leurs clients.

Simple exemple : à la livraison, ils ont ainsi été incapables de me trouver la plaque minéralogique avec le département que je voulais. On m’avait pourtant assuré lors de la commande qu’il n’y aurait absolument aucun problème, les petites fleurs, les petits oiseaux et tout le tralala.

Je reconnais que j’ai demandé un numéro bizarre (une simple geekerie, mais un numéro parfaitement officiel), mais ils auraient pu vérifier leur stock et me dire « non pas possible » dès le départ, je ne me serais pas barré juste pour ça. Pour ce que ça coûte en ligne, l’effort aurait pu être fait et apprécié. J’ai connu des vendeurs plus investis qui l’auraient fait avec plaisir.

Quant au service-après-vente, leur absence de réponses aux e-mails qui figure pourtant sur leur carte de visite, sur le site ou dans leurs paperasses ; et leur façon de me prendre pour un con en disant que les problèmes viennent de moi, merci mais non merci.

Dois-je parler de l’absence de geste commercial ou même d’excuses, pour m’avoir vendu une voiture neuve avec une, deux, trois défectuosités ayant nécessité 5 semaines de garage en seulement 4 mois après l’achat ?

Bref, non. Je ne recommande pas leur garage.

Mise à jour : leur site est répertorié sur Google. Et on peut donner son avis. Je l’ai fait. Quelques semaines après, mon avis n’était plus là. Je n’y suis pas allé par l’insulte, ni n’ai été grossier. Le ton était globalement celui de cet article. Mais visiblement, on n’a pas le droit d’être mécontent d’un service. Tant pis.
Par ailleurs, il suffit de voir les noms des gens qui laissent des avis pour voir que le personnel travaillant dans le garage se mettent des bonnes notes eux-mêmes. Ça fait juste pitié.

Est-ce que je recommanderais Hyundai ?
Je ne sais pas.
J’aurais clairement espéré un peu plus de fiabilité sur du neuf. Ça ne fait pas sérieux et me fait peur pour la suite.

S’ils veulent me faire changer d’avis, qu’ils commencent par avoir un peu d’estime pour le client, et, surtout, que ma voiture ne présente pas de panne pendant looooongtemps à partir de maintenant. Après je pourrais refaire le point sur leur cas. Désormais va falloir qu’ils me prouvent que leurs voitures sont fiables.

Déroulé des événements au SAV

Ici le déroulé des événements. Je vais faire comme mes autres articles du style et faire un listing en "J+n" pour chaque mise à jour de la situation.
Je sais que vous aimez bien ce genre d’articles (moi aussi en fait :p) donc rigolez bien.

J+0
Je pars du garage avec la voiture flambant neuve (17 km au compteur !).

J+1
Après un trajet de ~300 km (conduite mixte électrique/hybride), la batterie est vide, et au lieu de passer sur le thermique, l’ordinateur de bord affiche des erreurs. J’ai pu rentrer chez moi quand-même malgré les erreurs et le comportement aléatoire de la voiture, et la mettre à charger.
Il est 23 h, mais j’envoie tout de même un e-mail au vendeur pour lui signaler (c’est aussi pour ça que je préfère l’e-mail au téléphone : ça s’envoie quand on veut, et ça se lira quand on voudra).
J’indique aussi avoir lu (même avant l’achat) des posts de forums de cas similaires. J’étais donc averti de certaines maladies de cette voiture : 3 cas renseignés en ligne dans les langues que je maîtrise et leur soumet (si ça peut les aider…).

J+2
Le même problème, la même batterie vide. Je comprends déjà qu’il faut que j’arrête de vider la batterie complètement, que le problème n’apparaît autrement pas.

J+3
Le vendeur me répond qu’il transmet ça au service SAV. Je passe les voir après mon travail le jour même. Ils prennent la voiture, branchent leur boîtier, détectent le problème et m’annoncent qu’ils vont envoyer ça à Hyundai France pour savoir quoi faire. En attendant, je suis invité à continuer à rouler tant que je ne vide pas la batterie. Pas de problème.

J+8
Sans nouvelles, je les appelle. On m’apprend qu’il va probablement falloir changer tout le pack batterie. Un « technicien batterie » sera déplacé. On me prêtera une voiture. RDV fixé a dans dix jours.

J+18
Je leur laisse ma voiture et repars avec une voiture de prêt. Une Hyundai i20 essence. Ou plutôt, devrais-je dire « sans essence » car il y avait 29 km d’essence dans le réservoir (1,5 litre environ). Niveau radinerie, c’est du niveau « sachet de chips Lays ». Je n’attends pas qu’ils fassent le plein, c’est toujours comme ça avec les voitures de prêt, mais pas à ce point quoi…
J’imagine que c’est l’emprunteur précédent qui n’a pas eu le respect de remettre 5 litres dedans, mais bon, prêter une voiture avec un litre et demi dans le réservoir, faut pas avoir honte non plus. Je ne peux même pas rentrer chez moi !

J+22
Le papier du prêt d’une voiture mentionne « prêt pour 3 jours et 200 km », et le fait que ça va coûter cher au-delà. Du coup je cherche à savoir si j’aurais à débourser quoi que ce soit. J’ai dû appeler plusieurs fois, envoyer 3 e-mails, essuyer un raccrochage. Après avoir exigé (par e-mail) une réponse sans quoi je contactais leur direction et la DGCCRF (oui faut en arriver là pour avoir des réponses même simples). On daigne me rappeler et m’assurer que non, rien ne me sera facturé (malgré le papier qui dit le contraire).

J+33
Début du confinement. Le réseau Hyundai ferme. Pour ma part, je continue de travailler normalement (et je n’aurais aucune prime Covid, mais ce n’est pas le sujet) et j’ai toujours la voiture de prêt.

Rien n’a bougé sur ma voiture depuis qu’ils l’ont. Ça commence à m’agacer de me retrouver coincé avec une voiture de prêt pour potentiellement plusieurs mois alors que je viens d’acheter une voiture neuve.
J’envoie un e-mail à la concession (à sa direction) pour leur dire et que je souhaiterai reprendre ma voiture et qu’ils n’auront qu’à me dire de la rapporter une fois qu’ils auront reçu les pièces de rechange.

Je glisse également dans l’e-mail qu’un geste commercial serait apprécié à ce niveau, pour le désagrément de s’être fait refourgué un véhicule défectueux d’une part et pour le fait de me retrouver pendant ce qui s’avérera environ 4 semaines avec une voiture qui n’est pas à moi, qui n’est pas pareil et qui consomme nettement plus aussi.

On me répond par e-mail qu’ils peuvent s’arranger pour que je récupère ma voiture dès que je peux, même en plein confinement : l’on viendra libérer la voiture et je n’aurais qu’à repartir avec. Pour le geste commercial, on me dit que l’on verra ça plus tard, lors de la restitution de la voiture une fois qu’elle aura été réparée.
Quoi qu’il en soit, je récupère la voiture quelques jours après.

J+77
La caméra de recul décide d’afficher un écran bleu. J’envoie un e-mail accompagné d’une photo au garagiste. En plein confinement, je n’attends pas une réponse, c’est juste pour qu’ils ajoutent ça au dossier (c’est aussi pour ça que préfère l’e-mail… comment ça je me répète ?).

J+88
Fin du confinement. Le réseau Hyundai rouvre lui aussi ses portes.

J+93
Le système SIM de la voiture tombe en rade. Contrairement à ce que me dira Hyundai, ça ne vient pas de la couverture réseau : la connexion ne marche nulle-part, alors même que ça marchait avant (et ça marchera après qu’ils auront bricolé dessus).
Le jour de l’apparition de la panne, j’ai fait un « soft reset » : ça ne change rien. Cerise sur le gâteau : sans connexion internet native à la voiture, impossible de switcher sur la connexion internet de mon téléphone. C’est un peu con, mais je suis bloqué sur ce point (même si ça n’empêche pas de rouler, encore heureux).

Re-belote, un e-mail. Je leur dis clairement, dans un e-mail au ton agacé, que tout ça devient grotesque : c’est un véhicule neuf ou une voiture sortie d’une casse auto ?

Je ne vais pas attendre que toutes les fonctions du véhicule tombent les unes après les autres. Pour le moment ce sont des accessoires non-essentiels. Si le prochain truc qui lâche c’est l’airbag ou la direction, c’est une toute autre histoire.

J+95
Le premier jour ouvré suivant, malgré l’absence de réponse à mon mail, je me rends à la concession, à la base pour faire constater les défauts sur la caméra de recul et le système SIM.

Ils ne regarderont ni l’un ni l’autre, à la raison qu’il n’y a aucun technicien de disponible (lol : c’est le responsable du garage qui me sort ça, quand-même : il va me faire croire qu’il ne sait pas faire ?).

Sur la question de la batterie, on m’assure que la batterie est commandée et qu’elle devrait arriver dans la semaine (on m’avait annoncé ça début mars aussi — on est mi-mai). Je serais rappelé avant la fin de la semaine.

J+105
Une semaine après la fin de la semaine durant laquelle ils devraient m’appeler, toujours rien. Pas de nouvelles. Ça me fait chier. Je songe à passer par une mise en demeure de réparer ma voiture rapidement.

Je décide de les appeler pour les prévenir de ma décision (le courrier sera remis le lendemain). Je commence par leur demander s’ils ont des nouvelles de la batterie : on me dit que la livraison est prévue le lendemain matin.
Je serais rappelé à la livraison pour un RDV au plus vite. Ils ont détecté mon agacement, ou c’est juste que la batterie leur prend de la place ? Vu que ça semble (enfin) bouger, j’écarte temporairement l’idée de la mise en demeure.

J+106
Ils m’appellent et me proposent de prendre un RDV pour changer la batterie hybride. RDV pris pour J+109. On me dit que la voiture sera immobilisée quelques jours et que, de nouveau, j’aurais une voiture de prêt.

J+109
Je leur laisse la voiture. Ils constatent les deux autres problèmes (caméra + SIM). Je repars en Hyundai Kona. C’est un SUV, j’aime pas les SUV, mais ne crachons pas dans la soupe.
Combien d’essence dans le réservoir cette fois ? 90 km. Je peux au moins me rendre chez moi pour ce soir sans avoir à la pousser.

J+114
On m’appelle à 35 minutes de la fermeture du vendredi soir pour me dire que la voiture est disponible (ce-jour ou le lundi d’après). Je fonce la chercher pour l’avoir pour le week-end.

Tout semble effectivement en ordre :

J+118
La connectivité disparaît de nouveau. J’hésitais à désactiver ce mode pour laisser la voiture passer la connexion de mon téléphone. Maintenant c’est de nouveau impossible. Fuck.

Après avoir partagé mon agacement sur Twitter, un utilisateur m’a envoyé l’astuce d’utiliser un stylo pour appuyer sur le petit bouton « reset » en bas à gauche (perso je pensais que c’était le micro pour la commande vocale).

Effectivement ça marche : un appui court simple suffit : l’écran reboot alors. Le problème est donc logiciel : parfois la connexion se perd et le système plante et ne se reconnecte jamais (rendant également inopérant l’application Bluelink — sur la voiture — que je ne peux donc pas rebooter).

S’il faut faire ça tous les 4 jours, c’est quand-même pas bien normal, mais on s’y fera. Je préfère ça que passer ma vie chez Hyundai. Et au pire je passerais en Wifi en plus du Bluetooth depuis le téléphone (car oui, tout faire passer par le seul Bluetooth aurait été trop simple).

M’enfin, ce problème de connectivité est partiellement résolu. Je ne sais pas d’où ça vient, mais je peux y remédier moi-même et c’est l’essentiel.

Par contre c’est bien triste que ce soit un internaute qui me donne la solution. On se demande qui sont les experts à la fin.

Le lendemain, Hyundai Clermont m’a répondu. Malheureusement ça ne m’a pas aidé : ils n’ont pas compris mon problème. Pas grave, ça ne changera rien du tout.

Voilà. J’espère que c’est tout…

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La Ioniq.

Cet article fait partie d’une série d’articles sur un retour d’expérience de l’achat d’une voiture hybride rechargeable, à savoir la Hyundai Ioniq plug-in.

Chaque article relate un des aspects de mon achat :


TL;DR :

Pourquoi la Ioniq

Déjà, je ne suis pas un bagnolard. Je m’intéresse à la technologie et à l’ingénierie sous-jacente, mais justement : les voitures thermiques reposent sur une techno qui a un siècle et vu que ça pollue massivement, je ne considèrent pas ça comme particulièrement beau.

Durant très longtemps je n’ai d’ailleurs pas eu de voiture : je faisais tout en vélo ou en train. J’aurais continué si la configuration de ma vie n’avait pas changé (ni l’arrêt des tarifs « jeune » qui ne s’appliquent plus à moi :'()..
Par la force des choses, ce n’est pas le cas. Je vous rassure : je ne vais toujours pas chercher mon courrier à ma boîte aux lettres avec la voiture, mais faire 36 km par jour pour le travail, c’est un peu trop pour les faire en vélo.

De plus, je suis très pointilleux sur à peu près tout : j’ai un « cahier des charges » assez long pour n’importe quel truc un tant soit peu fonctionnel que j’achète : ordinateur, téléphone, clavier, four à micro-onde, et donc aussi une voiture. Et comme j’ai l’habitude de faire des retours de ce genre d’acquisitions, ça explique cet article.

À l’époque où je cherchais une voiture, les constructeurs français n’avaient aucun catalogue hybride et encore moins hybride-rechargeable. En électrifié au sens large, ça se limitait à la Zoé et la Twizzy de chez Renault. Si je suis convaincu que c’est l’idéal pour certains domaines, ce n’était pas du tout ce que je recherchais.

Tout ce qui est voiture allemandes, c’est non également. Leurs « hybrides rechargeables » ont des autonomies bidon, des allures de SUV (non merci !) et des consommations peu intéressantes, en plus d’être trop chères.

Pour info, je n’y croyais pas au début pour la Hyundai, mais l’autonomie électrique annoncée de 63 km se tient plutôt bien : j’atteins systématiquement les 60 km si je route normalement et à vitesse légale. Je suis également en région montagneuse, ce qui joue peut-être dans un sens comme dans l'autre, mais l’autonomie est réelle pour ce que j’en fais et c'est plutôt une bonne nouvelle.

En cherchant parmi les quelques hybrides rechargeables présentes sur le marché, j’ai découvert la Ioniq, qui m’a visuellement (beaucoup) plu.
C’était ça ou la Toyota Prius 4, mais son intérieur me déplaît (le compteur au centre affiché sur l’écran d’un convertisseur euro, c’est non).

Pour ce qui est de l’extérieur : rien à dire, atypique mais c’est propre et joli, là où la Prius est atypique mais… pas forcément de mon goût, pour le dire ainsi. La voiture est très aérodynamique et basse, ce qui joue beaucoup pour l’efficience énergétique (un gros plus pour moi) et on n’a pas l’impression de tanguer dans tous les sens comme dans un chariot en bois (ou un SUV, ce qui revient au même).

L’intérieur est très stylé (forcément pour une telle gamme), mais l’écran central de 10 pouces qui regroupe l’ensemble des informations y est pour beaucoup. Cela réduit beaucoup l’aspect « cockpit » d’avion surchargé de boutons. Ce n’est toujours pas une Tesla hyper-épurée où l’écran sert à tout, mais quand-même. Je pense qu’ils auraient pu aller beaucoup plus loin (mettre la gestion du chauffage sur l’écran, tout comme certaines options qui ne servent qu’occasionnellement), mais c’est déjà plus joli que la précédente version de l’Ioniq (versions 2016 à 2019), ce qui est également pourquoi je voulais une version 2020 absolument.

Comme toutes les hybrides, le passage électrique / thermique est automatique et calculée par l’ordinateur de bord. On peut aussi choisir un mode électrique : dans ce cas il roulera ce qu’il peut sur la batterie puis passera en mode hybride ; un mode hybride où il maintiendra la charge de la batterie (en vue d’une traversée d’une ville un peu plus tard, par exemple). Il y a aussi un mode automatique où il doit, je suppose, distribuer l'autonomie électrique sur les endroits d'un trajet pré-défini pour en tirer le plus de kilomètres possible, mais en réalité je n’en sais rien et je pense que personne ne sait réellement ce que ça fait.

Un mot sur les fameuses palettes au volant

Je ne peux pas parler de cette voiture sans mentionner rapidement les fameuses palettes au volant, qui permettent de choisir le niveau de freinage régénératif lorsque l’on lâche l’accélérateur.
Sur un véhicule thermique, relâcher l’accélérateur constitue un freinage moteur. Sur une électrique, cela constituera un freinage moteur électrique : le moteur tourne alors en génératrice et l'énergie cinétique perdue par la voiture est réinjectée dans la batterie. On parle de freinage régénératif. Les palettes permettent alors de choisir la force du freinage régénératif.

Dans la Ioniq, mes niveaux sont 0, 1, 2, 3. En zéro, c’est pratiquement de la roue libre. En 3, le freinage est aussi important qu’un freinage plaquettes « normal », et les témoins de freinage s’allument derrière. Les niveaux 1 et 2 sont intermédiaires.

Comment ça marche ?
En fait, quand on branche une dynamo à une roue qui tourne, la dynamo transforme l’énergie de rotation de la roue en électricité. Ce qui est produit en électricité est perdue par la roue.
Maintenant, si l’on ne branche que la dynamo (avec aucun appareil à alimenter), il n’y aura pas de consommation de courant et donc pas de charge sur la dynamo : la roue ne ralentit que peu.

Si maintenant on branche un appareil électrique, l’électricité produite par la dynamo peut aller fuir dans l’appareil et la dynamo peut de nouveau capter de l’énergie de la roue et la transformer. Là, la roue perd nettement plus de vitesse et ça freine.
Si enfin on branche plusieurs appareil sur la dynamo, la charge monte et la roue ralentit également beaucoup plus vite. C’est comme ça qu’on peut contrôler le pouvoir freinant d’une génératrice sur la roue qui la fait tourner.

Alternativement aux palettes au volant, une partie de la course de la pédale de freinage permet de jouer sur le freinage régénératif, sans toucher aux plaquettes. Il me semble que c'est là le comportement choisi par Tesla sur ses voitures (qui n'a pas de palettes au volant). Dans tous les cas, si vous freinez des plaquettes, vous régénérez également : le moteur électrique capte alors ce qu'il peut et le reste finit en échauffement dans les disques de frein puis dans l'air, perdu.

À la présentation et à l'essai du véhicule, le vendeur disait que c’était comme un jeu, une nouvelle façon de conduire et c’est effectivement le cas !
En soi, c'est juste un frein moteur modulable directement (et nettement plus fort qu’un simple frein moteur, même en rétrogradant). Bien-sûr, on doit toujours avoir le pied prêt à freiner, mais autrement la pédale de frein ne sert qu’au freinage d’urgence et pour s’immobiliser sur les derniers mètres avant un arrêt : la voiture étant dotée d'une boîte automatique, elle roule "toute seule" à environ 15 km/h. Pour s'arrêter, le freinage plaquette est obligatoire.
Certains disent avoir fait 200 000 km avec les mêmes plaquettes de frein sur des voitures électriques : on verra si je les fais aussi, mais si je m’en sers que comme maintenant cela ne me semble pas irréalisable.

Juste pour l’exemple, histoire de chiffrer ce truc de freinage régénératif : j’ai fait un essai quand je suis monté à 1 400 mètre d’altitude et que je suis redescendu… En haut, ma batterie indiquait 35 % (12 km d’autonomie électrique). Arrivé en bas à 520 mètres, j’avais 60 % (31 km).
La descente était prononcée, mais c’est ça l’avantage de l’hybride (rechargeable ou pas) sur un véhicule thermique. Sur le thermique, le moteur tournerait dans le vide durant la descente (consommant de l'énergie pour rien) et le gros du freinage se fait avec les plaquettes de frein (900 mètres de dénivelés absorbés en échauffement et en usure par les plaquettes).

Avec mon hybride, je n’ai pas touché une seule fois à la pédale de freinage et j’ai tout récupéré dans la batterie, en dosant plus ou moins grâce aux palettes du volant.
Les 19 km d'autonomie récupéré sont purement gratuits. Pour une voiture normale, cela représente environ 1 L d’essence, pas juste économisé, mais réellement « reconstitué » et qu’on peut utiliser pour aller plus loin.

Bien-sûr, ce n’est pas tous les jours que je fais de tels dénivelés, mais que ce soit en montagne dans les descentes, ou juste en récupérant au freinage sur le plat, on arrive à des consommations très basses simplement parce qu’on récupère ce qu’on aurait perdu avec une voiture normale. L'hybride tire sa sobriété en carburant de ces mécanismes astucieux.

Une chose à savoir : si la batterie est pleine, le régénération ne marche pas. C'est logique, mais il faut en tenir compte. Dans mon cas particulier, mon trajet quotidien pour aller au travail débute par une grande descente puis un STOP. Si je charge la voiture à 100 %, je dois me servir des plaquettes. Pour contourner le problème, je charge donc à 95 % et je réalise une triple économie : non seulement je ne paye pas les 5 derniers pourcent d’électricité, mais en plus la descente me recharge un peu la batterie de 1~2 km et enfin je n’use pas les plaquettes non plus. C’est une simple astuce applicable dans certains cas.

Voilà pour la présentation.

Remarques en vrac sur la voiture

Ici quelques remarques (surtout des idées d’améliorations pour Hyundai, si on peut dire) sur la voiture elle-même, en vrac :

Quelques astuces que j'ai mis du temps à découvrir :

De l'explosion (non !) de la facture EDF

Enfin : niveau EDF, j’ai un abonnement heures-pleines / heures creuses.
Avec un abonnement normal, le prix du kWh est constant toute la journée (par exemple 0,16 € le kWh). Avec l’option HP/HC, la journée est à 0,18 € et la nuit c’est à 0,14 €. Il est évident que je recharge préférentiellement en heures creuses, donc la nuit après 22h30 en ce qui me concerne.

L’abonnement HP/HC est cependant plus cher de 2~3 euros par mois. Avec une hybride-rechargeable, je rentre tout juste dans ces frais : l’économie engendrée par la recharge en heures creuses est légèrement plus forte que le surcoût de l’abonnement.
Si j’avais acheté une voiture 100 % électrique, nul doute que l’option HP/HC serait très intéressant (surtout si l’on roule plus de 50 km). Pour une hybride rechargeable, c’est intéressant mais les économies sont de l’ordre de 2 ou 3 euros par mois seulement. Par contre, cela reste deux à trois fois moins cher que l’essence, et donc toujours bien moins cher de ce côté là.

Il faut bien se dire une chose avec l’électrique : ce qu’on paye en plus à EDF, on n’en paye plus le triple à la pompe !

On peut faire un petit calcul simple : la batterie fait 8,9 kWh. A raison de 14 centimes le kW, ça revient à 1,25 €. Comptons 1,30 € pour inclure le fait que la recharge n'a pas un rendement de 100 %. Avec ça, je roule 60 km.

Cela me revient à 2,15 € d'électricité au 100 km.
Si je roule 1 000 km par mois en électrique (ce que je fais en allant au boulot tous les jours uniquement sur l’électrique), effectivement la facture EDF va monter de 21 € TTC.

Maintenant, pour le coût en essence pour faire 1000 km : on est plutôt autour des 60-90 € de carburant, selon le carburant, la conso et les fluctuations des prix. Même le E85 ou le GPL ne s’approchent pas de ça niveau prix.

Donc oui, dans un sens, la facture EDF « explose » de vingt euros. Mais en contrepartie, on fait le plein d'essence beaucoup plus rarement (ça reste une hybride, pas une électrique pure).
À ce jour, j'ai fait 3 500 km en 3 mois avec un seul plein fait durant le confinement à prix réduit (un plein et demi, si l'on tient compte de l'essence déjà présente dans le réservoir lors de l'achat).

De la consommation globale aidée par l'électrique

La plug-in reste une hybride : sur les longs trajets, le moteur essence reste indispensable : la batterie est trop petite pour faire tout le trajet.

Néanmoins, la voiture est très sobre et le système hybride tire clairement son épingle du jeu.

Par exemple, un week-end j'ai fait un trajet de 357 km. A la fin, j'avais fini mes 60 km électriques, mais sur le trajet global, j'ai consommé 3,1 L/100 d'essence. C'était un trajet très complet : traversés de villages et villes, route, autoroutes, le tout en Auvergne, donc la moitié du temps en montagne.

Sur un trajet pratiquement identique mais en ayant rechargé la voiture à ma destination (en vue du retour), je suis resté à 2,7 L/100.

Y a pas à dire : récupérer l’énergie perdue au freinage et dans les descentes, c’est économe !

Est-ce rentable d'acheter ou de rouler en électrique ?

Je vais faire un calcul, en prenant pour commencer la Ioniq Electric (qui consomme autant d'électricité au km que la Plug-in) et en considérant que l'on ne charge qu'à la maison (donc tarif EDF). Cela revient donc à 20 € au 1 000 km.

Je vais comparer ça à une voiture thermique équivalente (141 ch) essence pour lequel j'estime le coût à 80 € de carburant aux 1 000 km (le coût au km est la seule façon de comparer les deux types de véhicules).

La Ioniq Electric coûte 34 000 €.
Une thermique normale de 141 ch, je dirais plutôt 15 à 20 000 euros. Disons 17 000€. Moitié moins, donc, bien que ça semble sous estimé, mais ça simplifie les calculs.

Avec ça, on trouve que l'on devient rentable sur l'investissement après 283 000 km (on économise 60 € par tranche de 1 000 km).

On est d'accord que peu de monde conserve sa voiture suffisamment longtemps ou roule 283 000 km pour être pleinement rentable.

Est-ce que ça vaut le coup ? Pour ma part, je pense que le confort de conduite, l'expérience, la catégorie du véhicule les factures d'entretien quasi-vides sur une électrique sont aussi des choses qui jouent lors de l'achat d'une voiture. Sans compter que l’on prend une voiture à 30 k€ : c’est un peu plus confortable qu’une entrée de gamme. Le prix n’est pas juste celui d’un véhicule électrique : c’est celui d’un véhicule de gamme supérieure (rassurez-vous : j’adore ça et j’aime toutes les options, mais je voulais premièrement une hybride-rechargeable, pas forcément un carrosse doré).

Aussi, certaines personnes, moi y compris, préfèrent investir d'un coup un gros montant et être ensuite tranquille, plutôt que de payer moins cher à l'achat et d'avoir à payer 50 € de carburant tous les 20 jours, ou bien 50 € de location de batterie Li-Ion en plus de l’électricité (coucou Renault Zoé !).

… Maintenant pour une hybride rechargeable, la rentabilité après investissement est encore un peu plus tardive (plutôt près de 350 000 km), mais après c’est selon ses besoins, son envie.

En ce qui me concerne, mes trajets quotidiens ne me coûtent pratiquement rien, mais pour aller loin ou en vacances, j’ai quoi qu’il arrive un budget et ça reste toujours moins cher qu’une thermique « normal ».

Un mot sur la conduite électrique

Beaucoup de revues de voitures électriques se plaignent que leur voiture ne tient pas la charge. Ils disent alors qu’ils la conduisent pourtant normalement et se demandent ce qui se passe.

Je ne me prétends pas un expert, mais je me permets tout de même de réagir à ça.

Vous avez une voiture électrique : la conduite à adopter n’est justement pas une conduite normale (en tout cas pas une conduite à laquelle on est habituée) ! Une voiture thermique et une voiture électrique ne se conduisent pas pareil !

Une voiture thermique est à son maximum d’efficience quand le moteur tourne à un régime bien précis, et l’essence est la mieux convertie en puissance quand vous êtes à forte charge et faible vitesse (de rotation). C’est là que vous consommez le moins.
Il faut donc (pour consommer mois d’essence, j’entends, sans tenir compte de l’usure prématurée du moteur) passer les vitesses le plus tôt possible et atteindre la vitesse et la température de croisière le plus rapidement possible.

Avec une électrique, tout ceci n’importe plus. L’efficience est globalement constante (sauf à très haute vitesse de rotation — ce qui dans la Ioniq n’est même pas problématique vu qu’il y a la boîte de vitesse, qu’une Tesla n’aura pas) et on n’a plus à se tracasser avec tout ça.
Si l’on veut consommer moins, il faut éviter de forcer : accélérer brusquement, freiner brusquement, rouler vite… c’est ça qui va consommer beaucoup de courant. Aussi, si vous savez que vous allez utiliser le thermique durant votre trajet (car il faut plus de 60 kilomètres), il peut être intéressant de forcer le thermique (via le mode sport) lors d’une grosse montée. Ça utilisera le thermique sur une forte charge (là où il est le plus efficace) tout en préservant l’énergie de la batterie, qui fond très vite durant les longues montées.

Si vous souhaitez tirer des kilomètres de votre batterie, conduisez de façon souple. Anticipez également les freinages : plutôt que de rouler à 50 km/h jusqu’au rond-point ou jusqu’au STOP puis freiner comme un taré, lâchez l’accélérateur 150 mètres avant et laissez le voiture glisser jusqu’au rond-point en ralentissant et en régénérant un peu d’énergie dans la batterie. Sur la Ioniq, ça passe aussi par les palettes au volant.

Il ne s’agit pas de rouler à 60 sur la route et à 25 km/h en ville, mais de rouler de façon souple et de savoir anticiper. Là on tirera le maximum de kilomètres d’une voiture électrique. Si vous êtes plutôt « conduite sportive » ce n’est pas grave, mais dans ce cas on ne peut pas tout avoir, et il faudra accepter de recharger la voiture plus souvent. D’ailleurs, sur une thermique c’est pareil : si on conduit sportivement, ça consomme davantage et une conduite souple est forcément plus sobre.

Sur mes thermiques, je roulais autour de 4,3 L/100 (Clio et Kangoo diesel) et avec une voiture de prêt j'étais à 4,7 L/100 (hyundai i20 essence). Oui, faire 1000 km avec un plein dans une Clio, c'est possible, et sans se traîner, si l'on connaît un peu la science des moteurs et qu'on anticipe. J'hallucine à chaque fois de voir une autre voiture avec une moyenne de consommation de 6 à 7 L/100 : vous conduisez comment, sérieux ? Pas étonnant que vous vous ruinez en essence (qui n’est clairement pas assez chère, visiblement) !

… et sur le bruit !

Une voiture électrique, ça ne fait pas de bruit. Il faut en tenir compte vis à vis des piétons.
À basse vitesse, les voitures viennent avec des hauts-parleurs qui émettent ce fameux « bruit de soucoupe volante ». C’est le VESS (« système de son de moteur virtuel »).

Sur la Ioniq, on peut le désactiver, mais c’est une très mauvaise idée. Je peux vous assurer (par expérience) que personne ne vous entend quand vous roulez au pas sur un parking de supermarché et qu’il y a une personne devant vous en plein milieu du passage avec un caddie bruyant.

Il faut mieux laisser ça activé. De toute façon, ce n’est qu’à basse vitesse (au dessus de 30 km/h ça se coupe).

C’est quelque chose à laquelle il faut très attention, en zone 30 ou 20 surtout, qui sont des zones où marchent des gens, des enfants.

Quant au silence dans l'habitacle : on s'y fait également de façon très agréable. Il suffit de repasser sur une voiture thermique pour se rendre compte que ça n'a rien à voir et du boucan que fait ce dernier en comparaison.

Un dernier mot sur la consommation

(cette section a été écrite début août 2020, après avoir roulé plus de 4400 km en l'espace de 15 jours)

La principale remarque ici concerne la consommation en carburant de cette voiture : elle est incroyablement basse.

Sur 500 km d'autoroute sur un trajet Clermont-Lyon-Metz (beaucoup de plat), en roulant à la limite légale, la consommation est de 4,4 L/100. Pour une essence, c'est un très bon score. Je fais 1 050 km avec un plein (et batterie pleine).
En roulant, on note très bien le moteur thermique qui recharge la batterie en même temps de tirer la voiture, puis qui se coupe sur quelques kilomètres. Le thermique consomme un peu plus quand il tourne, mais plus rien du tout quand il laisse le moteur électrique faire le travail : au final, la moyenne s'en trouve tirée vers le bas.

Sur 600 km en montagne (je veux dire des vraies routes de montagnes, sinueuses et montant à 1700 m puis descendant à 300, plusieurs fois de suite sur des pentes à 5 à 7%), je consomme 3,6 L/100. L'atout principal étant que les descentes rechargent beaucoup la batterie grâce au freinage magnétique de la voiture. Le thermique est éteint, les plaquettes ne s'usent pas : toute l'énergie est récupérée. Et les kilomètres régénérées dans une descentes permettent de remonter une partie de la pente montante qui suit.

L'aérodynamisme de la voiture semble également jouer beaucoup : même à 120 km/h sur autoroute, dans certaines descentes il m'arrive à recharger la batterie sans perdre de vitesse, et à cette vitesse, la résistance de l'air est non négligeable (un SUV par exemple, non seulement ne rechargerait pas, mais consommerait de l'énergie !).


Dans mon troisième article, je reviens sur mon expérience avec Hyundai (achat, SAV, etc.).

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La Ioniq.

Cet article fait partie d’une série d’articles sur un retour d’expérience de l’achat d’une voiture hybride rechargeable, à savoir la Hyundai Ioniq plug-in.

Chaque article relate un des aspects de mon achat :


TL;DR :

Pourquoi la Ioniq

Déjà, je ne suis pas un bagnolard. Je m’intéresse à la technologie et à l’ingénierie sous-jacente, mais justement : les voitures thermiques reposent sur une techno qui a un siècle et vu que ça pollue massivement, je ne considèrent pas ça comme particulièrement beau.

Durant très longtemps je n’ai d’ailleurs pas eu de voiture : je faisais tout en vélo ou en train. J’aurais continué si la configuration de ma vie n’avait pas changé (ni l’arrêt des tarifs « jeune » qui ne s’appliquent plus à moi :'()..
Par la force des choses, ce n’est pas le cas. Je vous rassure : je ne vais toujours pas chercher mon courrier à ma boîte aux lettres avec la voiture, mais faire 36 km par jour pour le travail, c’est un peu trop pour les faire en vélo.

De plus, je suis très pointilleux sur à peu près tout : j’ai un « cahier des charges » assez long pour n’importe quel truc un tant soit peu fonctionnel que j’achète : ordinateur, téléphone, clavier, four à micro-onde, et donc aussi une voiture. Et comme j’ai l’habitude de faire des retours de ce genre d’acquisitions, ça explique cet article.

À l’époque où je cherchais une voiture, les constructeurs français n’avaient aucun catalogue hybride et encore moins hybride-rechargeable. En électrifié au sens large, ça se limitait à la Zoé et la Twizzy de chez Renault. Si je suis convaincu que c’est l’idéal pour certains domaines, ce n’était pas du tout ce que je recherchais.

Tout ce qui est voiture allemandes, c’est non également. Leurs « hybrides rechargeables » ont des autonomies bidon, des allures de SUV (non merci !) et des consommations peu intéressantes, en plus d’être trop chères.

Pour info, je n’y croyais pas au début pour la Hyundai, mais l’autonomie électrique annoncée de 63 km se tient plutôt bien : j’atteins systématiquement les 60 km si je route normalement et à vitesse légale. Je suis également en région montagneuse, ce qui joue peut-être dans un sens comme dans l'autre, mais l’autonomie est réelle pour ce que j’en fais et c'est plutôt une bonne nouvelle.

En cherchant parmi les quelques hybrides rechargeables présentes sur le marché, j’ai découvert la Ioniq, qui m’a visuellement (beaucoup) plu.
C’était ça ou la Toyota Prius 4, mais son intérieur me déplaît (le compteur au centre affiché sur l’écran d’un convertisseur euro, c’est non).

Pour ce qui est de l’extérieur : rien à dire, atypique mais c’est propre et joli, là où la Prius est atypique mais… pas forcément de mon goût, pour le dire ainsi. La voiture est très aérodynamique et basse, ce qui joue beaucoup pour l’efficience énergétique (un gros plus pour moi) et on n’a pas l’impression de tanguer dans tous les sens comme dans un chariot en bois (ou un SUV, ce qui revient au même).

L’intérieur est très stylé (forcément pour une telle gamme), mais l’écran central de 10 pouces qui regroupe l’ensemble des informations y est pour beaucoup. Cela réduit beaucoup l’aspect « cockpit » d’avion surchargé de boutons. Ce n’est toujours pas une Tesla hyper-épurée où l’écran sert à tout, mais quand-même. Je pense qu’ils auraient pu aller beaucoup plus loin (mettre la gestion du chauffage sur l’écran, tout comme certaines options qui ne servent qu’occasionnellement), mais c’est déjà plus joli que la précédente version de l’Ioniq (versions 2016 à 2019), ce qui est également pourquoi je voulais une version 2020 absolument.

Comme toutes les hybrides, le passage électrique / thermique est automatique et calculée par l’ordinateur de bord. On peut aussi choisir un mode électrique : dans ce cas il roulera ce qu’il peut sur la batterie puis passera en mode hybride ; un mode hybride où il maintiendra la charge de la batterie (en vue d’une traversée d’une ville un peu plus tard, par exemple). Il y a aussi un mode automatique où il doit, je suppose, distribuer l'autonomie électrique sur les endroits d'un trajet pré-défini pour en tirer le plus de kilomètres possible, mais en réalité je n’en sais rien et je pense que personne ne sait réellement ce que ça fait.

Un mot sur les fameuses palettes au volant

Je ne peux pas parler de cette voiture sans mentionner rapidement les fameuses palettes au volant, qui permettent de choisir le niveau de freinage régénératif lorsque l’on lâche l’accélérateur.
Sur un véhicule thermique, relâcher l’accélérateur constitue un freinage moteur. Sur une électrique, cela constituera un freinage moteur électrique : le moteur tourne alors en génératrice et l'énergie cinétique perdue par la voiture est réinjectée dans la batterie. On parle de freinage régénératif. Les palettes permettent alors de choisir la force du freinage régénératif.

Dans la Ioniq, mes niveaux sont 0, 1, 2, 3. En zéro, c’est pratiquement de la roue libre. En 3, le freinage est aussi important qu’un freinage plaquettes « normal », et les témoins de freinage s’allument derrière. Les niveaux 1 et 2 sont intermédiaires.

Comment ça marche ?
En fait, quand on branche une dynamo à une roue qui tourne, la dynamo transforme l’énergie de rotation de la roue en électricité. Ce qui est produit en électricité est perdue par la roue.
Maintenant, si l’on ne branche que la dynamo (avec aucun appareil à alimenter), il n’y aura pas de consommation de courant et donc pas de charge sur la dynamo : la roue ne ralentit que peu.

Si maintenant on branche un appareil électrique, l’électricité produite par la dynamo peut aller fuir dans l’appareil et la dynamo peut de nouveau capter de l’énergie de la roue et la transformer. Là, la roue perd nettement plus de vitesse et ça freine.
Si enfin on branche plusieurs appareil sur la dynamo, la charge monte et la roue ralentit également beaucoup plus vite. C’est comme ça qu’on peut contrôler le pouvoir freinant d’une génératrice sur la roue qui la fait tourner.

Alternativement aux palettes au volant, une partie de la course de la pédale de freinage permet de jouer sur le freinage régénératif, sans toucher aux plaquettes. Il me semble que c'est là le comportement choisi par Tesla sur ses voitures (qui n'a pas de palettes au volant). Dans tous les cas, si vous freinez des plaquettes, vous régénérez également : le moteur électrique capte alors ce qu'il peut et le reste finit en échauffement dans les disques de frein puis dans l'air, perdu.

À la présentation et à l'essai du véhicule, le vendeur disait que c’était comme un jeu, une nouvelle façon de conduire et c’est effectivement le cas !
En soi, c'est juste un frein moteur modulable directement (et nettement plus fort qu’un simple frein moteur, même en rétrogradant). Bien-sûr, on doit toujours avoir le pied prêt à freiner, mais autrement la pédale de frein ne sert qu’au freinage d’urgence et pour s’immobiliser sur les derniers mètres avant un arrêt : la voiture étant dotée d'une boîte automatique, elle roule "toute seule" à environ 15 km/h. Pour s'arrêter, le freinage plaquette est obligatoire.
Certains disent avoir fait 200 000 km avec les mêmes plaquettes de frein sur des voitures électriques : on verra si je les fais aussi, mais si je m’en sers que comme maintenant cela ne me semble pas irréalisable.

Juste pour l’exemple, histoire de chiffrer ce truc de freinage régénératif : j’ai fait un essai quand je suis monté à 1 400 mètre d’altitude et que je suis redescendu… En haut, ma batterie indiquait 35 % (12 km d’autonomie électrique). Arrivé en bas à 520 mètres, j’avais 60 % (31 km).
La descente était prononcée, mais c’est ça l’avantage de l’hybride (rechargeable ou pas) sur un véhicule thermique. Sur le thermique, le moteur tournerait dans le vide durant la descente (consommant de l'énergie pour rien) et le gros du freinage se fait avec les plaquettes de frein (900 mètres de dénivelés absorbés en échauffement et en usure par les plaquettes).

Avec mon hybride, je n’ai pas touché une seule fois à la pédale de freinage et j’ai tout récupéré dans la batterie, en dosant plus ou moins grâce aux palettes du volant.
Les 19 km d'autonomie récupéré sont purement gratuits. Pour une voiture normale, cela représente environ 1 L d’essence, pas juste économisé, mais réellement « reconstitué » et qu’on peut utiliser pour aller plus loin.

Bien-sûr, ce n’est pas tous les jours que je fais de tels dénivelés, mais que ce soit en montagne dans les descentes, ou juste en récupérant au freinage sur le plat, on arrive à des consommations très basses simplement parce qu’on récupère ce qu’on aurait perdu avec une voiture normale. L'hybride tire sa sobriété en carburant de ces mécanismes astucieux.

Une chose à savoir : si la batterie est pleine, le régénération ne marche pas. C'est logique, mais il faut en tenir compte. Dans mon cas particulier, mon trajet quotidien pour aller au travail débute par une grande descente puis un STOP. Si je charge la voiture à 100 %, je dois me servir des plaquettes. Pour contourner le problème, je charge donc à 95 % et je réalise une triple économie : non seulement je ne paye pas les 5 derniers pourcent d’électricité, mais en plus la descente me recharge un peu la batterie de 1~2 km et enfin je n’use pas les plaquettes non plus. C’est une simple astuce applicable dans certains cas.

Voilà pour la présentation.

Remarques en vrac sur la voiture

Ici quelques remarques (surtout des idées d’améliorations pour Hyundai, si on peut dire) sur la voiture elle-même, en vrac :

Quelques astuces que j'ai mis du temps à découvrir :

De l'explosion (non !) de la facture EDF

Enfin : niveau EDF, j’ai un abonnement heures-pleines / heures creuses.
Avec un abonnement normal, le prix du kWh est constant toute la journée (par exemple 0,16 € le kWh). Avec l’option HP/HC, la journée est à 0,18 € et la nuit c’est à 0,14 €. Il est évident que je recharge préférentiellement en heures creuses, donc la nuit après 22h30 en ce qui me concerne.

L’abonnement HP/HC est cependant plus cher de 2~3 euros par mois. Avec une hybride-rechargeable, je rentre tout juste dans ces frais : l’économie engendrée par la recharge en heures creuses est légèrement plus forte que le surcoût de l’abonnement.
Si j’avais acheté une voiture 100 % électrique, nul doute que l’option HP/HC serait très intéressant (surtout si l’on roule plus de 50 km). Pour une hybride rechargeable, c’est intéressant mais les économies sont de l’ordre de 2 ou 3 euros par mois seulement. Par contre, cela reste deux à trois fois moins cher que l’essence, et donc toujours bien moins cher de ce côté là.

Il faut bien se dire une chose avec l’électrique : ce qu’on paye en plus à EDF, on n’en paye plus le triple à la pompe !

On peut faire un petit calcul simple : la batterie fait 8,9 kWh. A raison de 14 centimes le kW, ça revient à 1,25 €. Comptons 1,30 € pour inclure le fait que la recharge n'a pas un rendement de 100 %. Avec ça, je roule 60 km.

Cela me revient à 2,15 € d'électricité au 100 km.
Si je roule 1 000 km par mois en électrique (ce que je fais en allant au boulot tous les jours uniquement sur l’électrique), effectivement la facture EDF va monter de 21 € TTC.

Maintenant, pour le coût en essence pour faire 1000 km : on est plutôt autour des 60-90 € de carburant, selon le carburant, la conso et les fluctuations des prix. Même le E85 ou le GPL ne s’approchent pas de ça niveau prix.

Donc oui, dans un sens, la facture EDF « explose » de vingt euros. Mais en contrepartie, on fait le plein d'essence beaucoup plus rarement (ça reste une hybride, pas une électrique pure).
À ce jour, j'ai fait 3 500 km en 3 mois avec un seul plein fait durant le confinement à prix réduit (un plein et demi, si l'on tient compte de l'essence déjà présente dans le réservoir lors de l'achat).

De la consommation globale aidée par l'électrique

La plug-in reste une hybride : sur les longs trajets, le moteur essence reste indispensable : la batterie est trop petite pour faire tout le trajet.

Néanmoins, la voiture est très sobre et le système hybride tire clairement son épingle du jeu.

Par exemple, un week-end j'ai fait un trajet de 357 km. A la fin, j'avais fini mes 60 km électriques, mais sur le trajet global, j'ai consommé 3,1 L/100 d'essence. C'était un trajet très complet : traversés de villages et villes, route, autoroutes, le tout en Auvergne, donc la moitié du temps en montagne.

Sur un trajet pratiquement identique mais en ayant rechargé la voiture à ma destination (en vue du retour), je suis resté à 2,7 L/100.

Y a pas à dire : récupérer l’énergie perdue au freinage et dans les descentes, c’est économe !

Est-ce rentable d'acheter ou de rouler en électrique ?

Je vais faire un calcul, en prenant pour commencer la Ioniq Electric (qui consomme autant d'électricité au km que la Plug-in) et en considérant que l'on ne charge qu'à la maison (donc tarif EDF). Cela revient donc à 20 € au 1 000 km.

Je vais comparer ça à une voiture thermique équivalente (141 ch) essence pour lequel j'estime le coût à 80 € de carburant aux 1 000 km (le coût au km est la seule façon de comparer les deux types de véhicules).

La Ioniq Electric coûte 34 000 €.
Une thermique normale de 141 ch, je dirais plutôt 15 à 20 000 euros. Disons 17 000€. Moitié moins, donc, bien que ça semble sous estimé, mais ça simplifie les calculs.

Avec ça, on trouve que l'on devient rentable sur l'investissement après 283 000 km (on économise 60 € par tranche de 1 000 km).

On est d'accord que peu de monde conserve sa voiture suffisamment longtemps ou roule 283 000 km pour être pleinement rentable.

Est-ce que ça vaut le coup ? Pour ma part, je pense que le confort de conduite, l'expérience, la catégorie du véhicule les factures d'entretien quasi-vides sur une électrique sont aussi des choses qui jouent lors de l'achat d'une voiture. Sans compter que l’on prend une voiture à 30 k€ : c’est un peu plus confortable qu’une entrée de gamme. Le prix n’est pas juste celui d’un véhicule électrique : c’est celui d’un véhicule de gamme supérieure (rassurez-vous : j’adore ça et j’aime toutes les options, mais je voulais premièrement une hybride-rechargeable, pas forcément un carrosse doré).

Aussi, certaines personnes, moi y compris, préfèrent investir d'un coup un gros montant et être ensuite tranquille, plutôt que de payer moins cher à l'achat et d'avoir à payer 50 € de carburant tous les 20 jours, ou bien 50 € de location de batterie Li-Ion en plus de l’électricité (coucou Renault Zoé !).

… Maintenant pour une hybride rechargeable, la rentabilité après investissement est encore un peu plus tardive (plutôt près de 350 000 km), mais après c’est selon ses besoins, son envie.

En ce qui me concerne, mes trajets quotidiens ne me coûtent pratiquement rien, mais pour aller loin ou en vacances, j’ai quoi qu’il arrive un budget et ça reste toujours moins cher qu’une thermique « normal ».

Un mot sur la conduite électrique

Beaucoup de revues de voitures électriques se plaignent que leur voiture ne tient pas la charge. Ils disent alors qu’ils la conduisent pourtant normalement et se demandent ce qui se passe.

Je ne me prétends pas un expert, mais je me permets tout de même de réagir à ça.

Vous avez une voiture électrique : la conduite à adopter n’est justement pas une conduite normale (en tout cas pas une conduite à laquelle on est habituée) ! Une voiture thermique et une voiture électrique ne se conduisent pas pareil !

Une voiture thermique est à son maximum d’efficience quand le moteur tourne à un régime bien précis, et l’essence est la mieux convertie en puissance quand vous êtes à forte charge et faible vitesse (de rotation). C’est là que vous consommez le moins.
Il faut donc (pour consommer mois d’essence, j’entends, sans tenir compte de l’usure prématurée du moteur) passer les vitesses le plus tôt possible et atteindre la vitesse et la température de croisière le plus rapidement possible.

Avec une électrique, tout ceci n’importe plus. L’efficience est globalement constante (sauf à très haute vitesse de rotation — ce qui dans la Ioniq n’est même pas problématique vu qu’il y a la boîte de vitesse, qu’une Tesla n’aura pas) et on n’a plus à se tracasser avec tout ça.
Si l’on veut consommer moins, il faut éviter de forcer : accélérer brusquement, freiner brusquement, rouler vite… c’est ça qui va consommer beaucoup de courant. Aussi, si vous savez que vous allez utiliser le thermique durant votre trajet (car il faut plus de 60 kilomètres), il peut être intéressant de forcer le thermique (via le mode sport) lors d’une grosse montée. Ça utilisera le thermique sur une forte charge (là où il est le plus efficace) tout en préservant l’énergie de la batterie, qui fond très vite durant les longues montées.

Si vous souhaitez tirer des kilomètres de votre batterie, conduisez de façon souple. Anticipez également les freinages : plutôt que de rouler à 50 km/h jusqu’au rond-point ou jusqu’au STOP puis freiner comme un taré, lâchez l’accélérateur 150 mètres avant et laissez le voiture glisser jusqu’au rond-point en ralentissant et en régénérant un peu d’énergie dans la batterie. Sur la Ioniq, ça passe aussi par les palettes au volant.

Il ne s’agit pas de rouler à 60 sur la route et à 25 km/h en ville, mais de rouler de façon souple et de savoir anticiper. Là on tirera le maximum de kilomètres d’une voiture électrique. Si vous êtes plutôt « conduite sportive » ce n’est pas grave, mais dans ce cas on ne peut pas tout avoir, et il faudra accepter de recharger la voiture plus souvent. D’ailleurs, sur une thermique c’est pareil : si on conduit sportivement, ça consomme davantage et une conduite souple est forcément plus sobre.

Sur mes thermiques, je roulais autour de 4,3 L/100 (Clio et Kangoo diesel) et avec une voiture de prêt j'étais à 4,7 L/100 (hyundai i20 essence). Oui, faire 1000 km avec un plein dans une Clio, c'est possible, et sans se traîner, si l'on connaît un peu la science des moteurs et qu'on anticipe. J'hallucine à chaque fois de voir une autre voiture avec une moyenne de consommation de 6 à 7 L/100 : vous conduisez comment, sérieux ? Pas étonnant que vous vous ruinez en essence (qui n’est clairement pas assez chère, visiblement) !

… et sur le bruit !

Une voiture électrique, ça ne fait pas de bruit. Il faut en tenir compte vis à vis des piétons.
À basse vitesse, les voitures viennent avec des hauts-parleurs qui émettent ce fameux « bruit de soucoupe volante ». C’est le VESS (« système de son de moteur virtuel »).

Sur la Ioniq, on peut le désactiver, mais c’est une très mauvaise idée. Je peux vous assurer (par expérience) que personne ne vous entend quand vous roulez au pas sur un parking de supermarché et qu’il y a une personne devant vous en plein milieu du passage avec un caddie bruyant.

Il faut mieux laisser ça activé. De toute façon, ce n’est qu’à basse vitesse (au dessus de 30 km/h ça se coupe).

C’est quelque chose à laquelle il faut très attention, en zone 30 ou 20 surtout, qui sont des zones où marchent des gens, des enfants.

Quant au silence dans l'habitacle : on s'y fait également de façon très agréable. Il suffit de repasser sur une voiture thermique pour se rendre compte que ça n'a rien à voir et du boucan que fait ce dernier en comparaison.

Un dernier mot sur la consommation

(cette section a été écrite début août 2020, après avoir roulé plus de 4400 km en l'espace de 15 jours)

La principale remarque ici concerne la consommation en carburant de cette voiture : elle est incroyablement basse.

Sur 500 km d'autoroute sur un trajet Clermont-Lyon-Metz (beaucoup de plat), en roulant à la limite légale, la consommation est de 4,4 L/100. Pour une essence, c'est un très bon score. Je fais 1 050 km avec un plein (et batterie pleine).
En roulant, on note très bien le moteur thermique qui recharge la batterie en même temps de tirer la voiture, puis qui se coupe sur quelques kilomètres. Le thermique consomme un peu plus quand il tourne, mais plus rien du tout quand il laisse le moteur électrique faire le travail : au final, la moyenne s'en trouve tirée vers le bas.

Sur 600 km en montagne (je veux dire des vraies routes de montagnes, sinueuses et montant à 1700 m puis descendant à 300, plusieurs fois de suite sur des pentes à 5 à 7%), je consomme 3,6 L/100. L'atout principal étant que les descentes rechargent beaucoup la batterie grâce au freinage magnétique de la voiture. Le thermique est éteint, les plaquettes ne s'usent pas : toute l'énergie est récupérée. Et les kilomètres régénérées dans une descentes permettent de remonter une partie de la pente montante qui suit.

L'aérodynamisme de la voiture semble également jouer beaucoup : même à 120 km/h sur autoroute, dans certaines descentes il m'arrive à recharger la batterie sans perdre de vitesse, et à cette vitesse, la résistance de l'air est non négligeable (un SUV par exemple, non seulement ne rechargerait pas, mais consommerait de l'énergie !).


Dans mon troisième article, je reviens sur mon expérience avec Hyundai (achat, SAV, etc.).

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La Ioniq.
Avant toute chose, vu qu’il faut le dire car sinon on se fait incendier (vive le web en 2020) : non, ce n’est pas un article sponsorisé. Oui je présente un marque, un modèle, mais c’est pas pour ça que la marque m’a payé. Voilà maintenant on peut commencer.

Cet article fait partie d’une série d’articles sur un retour d’expérience de l’achat d’une voiture hybride rechargeable, à savoir la Hyundai Ioniq plug-in.

Chaque article relate un des aspects de mon achat :


TL;DR :

Hybride ? Hybride rechargeable ? Électrique ?

Dans une voiture thermique, c’est du carburant fossile qui alimente le moteur. C’est un système qui a fait ses preuves, mais qui n’est pas sans défauts, en particulier la pollution au CO2 et l’entretien de la mécanique.

Dans une voiture électrique, c’est une batterie qui alimente un moteur électrique. Leur avantage sont la conduite à la fois très douces et très souples, mais ayant également des performances (accélérations, tenue de route) dignes d’une voiture de course, y compris avec les voitures électriques les plus basiques.
L’absence de mécanique (pas de bloc moteur, de boîte de vitesse, distribution…) réduit l’entretien au remplissage du lave-vitre : le freinage étant régénératif la plupart du temps, les plaquettes de frein durent une éternité et il n’y a aucun fluide dont il faut faire les niveaux tous les mois (il reste le liquide de freinage, mais c’est pas à vous d’y toucher).

Seuls problèmes : le réseau de charge (Tesla mis à part) est pourri et les voitures sont encore chères. La question de la pollution globale de la voiture n’est pas un problème mais une solution face au thermique. Je n’en parlerai pas là (c’est déjà fait ici).

Dans une voiture hybride, on a un moteur thermique et un petit moteur électrique. Il y a aussi une batterie, qui ne peut pas être rechargée sur une borne ou à la maison. Vous n’aurez toujours qu’à faire le plein comme une voiture thermique classique.
Cette technologie part du constat que la conduite avec un véhicule thermique est terriblement inefficiente : un moteur thermique est à son maximum d’efficience pour une vitesse de rotation donnée. Si l’on est en sous-régime, comme en sur-régime, on brûle de l’essence de façon inutile. Or, quand on roule, hormis si l’on fait 1 000 km d’autoroute à la même vitesse, on passe son temps à changer de vitesse et donc à faire varier le régime moteur et donc à perdre de l’énergie.

Le but de l’hybride, c’est de compenser très exactement ce point. Le moteur thermique tourne toujours à son régime le plus efficace : si l’on roule trop lentement, plutôt que de tourner en sous-régime, le moteur va rester à son régime normal. Il va donc produire davantage de couple moteur que nécessaire. Cet excédant d’énergie va être placé dans la batterie. Si maintenant on roule trop vite, plutôt que de faire tourner le moteur en sur-régime, le moteur va toujours rester à son régime normal, et c’est le moteur électrique qui va combler le manque d’énergie.

De plus, lors des phases de freinage et de décélération, plutôt que d’user les plaquettes de frein, les roues vont dissiper leur énergie dans le moteur électrique, qui agit alors comme une génératrice et cette énergie va être stockée dans la batterie. Cette énergie permettra d’accélérer juste après : on récupère donc de l’énergie qui serait autrement perdue avec une voiture normale. Généralement, une voiture hybride consomme 15~20 % de carburant en moins qu’une voiture thermique équivalente, juste en jouant sur ces principes d’efficience maximale.

Une voiture hybride rechargeable, cela reste une hybride : il y a donc toujours un moteur essence et un moteur électrique. Cependant, la batterie est beaucoup plus conséquente et le moteur un peu plus puissant (la Hyundai Ioniq existe à la fois en hybride et en hybride rechargeable : la première a un moteur de 45 CV, le second de 60 CV ; la batterie passe elle de 1,5 kWh à 8,9 kWh – là où la version électrique pure de la Ioniq a une batterie de 39 kWh, et les Tesla ont des batteries autour de 50-100 kWh et un moteur de 400~500 CV).

Le principe de l’hybride rechargeable ? Avoir une hybride avec une vraie autonomie et un vrai mode électrique. De 3~4 km électrique sur une hybride à basse vitesse, on passe à 50~60 km et jusqu’à 130 km/h avec une hybride rechargeable. Dans tous les cas, si l’on enfonce l’accélérateur pour grimper une grosse côte, pour rouler vite ou pour accélérer, si le moteur électrique ne suffit pas, le moteur thermique vient l’assister.

L’avantage de l’hybride rechargeable ? C’est que si il n’y a pas de borne de recharge dans le coin (ce qui — hors Tesla encore une fois — sera probablement le cas chez vous, en tout cas en 2020), vous passez sur le moteur thermique en attendant de pouvoir charger où vous pouvez. L’avantage sur le thermique simple, c’est que vous pouvez faire vos trajets quotidiens sans brûler de l’essence et profiter du mode électrique et en rechargeant chez vous, possiblement en heures creuses.

Pourquoi une hybride rechargeable ?

Je m’intéresse pas mal aux voitures électriques : leur simplicité, leur technologie, leur avenir, bref, j’aime. Il y a de bon véhicules électriques sur le marché, pour divers usages. Mais le problème systématique, c’est le réseau de recharge : c’est globalement de la merde :

Les voitures sont peut-être excellentes, mais à part charger chez soi, c’est soit pas intéressant financièrement, soit un gros casse-tête. Et en ce qui me concerne, je compte bien rouler un peu plus loin que 100 km autour de chez moi.

Si Tesla a un réseau adapté, pratique, fonctionnel, étendu, pas cher et performant (c’est tout ?), ce n’est pas le cas ailleurs. Il est à noter que Tesla a proposé aux autres constructeurs de s’allier à son système, mais ces derniers ont refusés. Tout le bordel précité est donc un choix consenti par les constructeurs qui ont préféré bricoler des trucs dans leur coin (et d’en faire leur gagne pain principal, vu les tarifs).

Bref, n’ayant pas les moyens actuellement de me payer une Tesla (je l’aurais fait sans hésiter, autrement) et ne souhaitant pas non plus galérer dès que je fais plus de 250 km avec une électrique non-Tesla (trajets qu'il m'arrive de faire de temps en temps) et n’ayant pas envie d’avoir une voiture pour aller au travail et une autre pour voyager, j’ai fait le choix d’une hybride rechargeable pour être tranquille.

J’étais parti pour me trouver une hybride, au départ, mais j’ai découvert le principe des hybrides rechargeables en cours de route, et je me suis immédiatement dit que c’est ce que je voulais. D’où ce choix. Ça me semble être le compromis idéal entre une électrique confortable et une thermique pour faire 1000 bornes tranquilles sans payer 60 k€ pour une Tesla.

Avec ça, je peux :

Inconvénient mineur :

Car oui : si le constructeur de la bagnole livre le câble de recharge pour charger à la maison, le câble de recharge sur borne est en option (300 €). Et encore une fois, hormis Tesla, les bornes n’ont pas toujours leur câble et c’est à toi d’apporter le tiens.

Mais bon, hormis les charges gratuites chez Ikea ou Lidl, je ne comptes pas forcément charger en dehors de chez moi. Ce n’est donc pas trop problématique pour moi (ça aurait été différent si j’avais pris la électrique pure).

Et le bonus écologique, prime à la conversion ?

Les hybrides rechargeables sont encore assez chères, il faut donc gagner un certain salaire ou être très économe et mettre de côté pour pouvoir en acquérir une.

Du coup, je ne peux que me demander quels profils peuvent bien s'acheter un véhicule à la fois éligible (électrique / hybride-rechargeable, donc cher) tout en étant assez modeste pour ne pas être exclu du plan (la limite est à 13 k€/an, donc moins que le SMIC pour une personne seule), mais suffisamment riche quand-même pour que la banque accorde un prêt ou pour pouvoir mettre 35 k€ sur la table ?

Dans mon cas, cependant, toutes conditions confondues, je n'ai rien touché du tout en remise (sauf la remise constructeur sur le prix catalogue qui est une remise qui a toujours été là pour tout le monde, donc bon, ça compte pas).

Ni le bonus écologique (réservé aux véhicules totalement électriques ou hydrogène — à la date d’achat en tout cas) ni la prime à la conversion : mon vieux diesel de 2004 qui tombait en miettes et qui fumait des nuages incroyables de fumée ne polluait pas assez était soi-disant trop récent pour bénéficier d’un bonus quelconque.
Ni même la reprise de la Clio par le constructeur car la voiture n’était pas en ma possession depuis les 6 mois exigé par le constructeur (et non-négociable apparemment).

Et... avec ma chance j'ai acheté ma voiture quelques mois avant le plan de relance du secteur automobile annoncé par Macaron après le premier confinement de 2020 et qui aurait fait rentrer les PHEV dans les véhicules éligibles au bonus écologique dès juin 2020.

Il faut croire que mes 8 k€ gagnés en 2019 (et 18 339 € en 2018) font de moi un riche.

À ce sujet, si j’avais bossé moins comme un âne à faire davantage que ce qui était demandé (et me serais contenté de me tourner tout simplement les pouces une fois mon travail fait, comme tout le monde), je n’aurais pas eu ces 455 € de primes (étalées irrégulièrement dans l’année) et je serais rentré dans le barème de 18 k€ pour avoir droit à 2 k€ de bonus deux ans après. Comme quoi, rien branler ça paye vraiment, ne laissez personne dire le contraire :D !

Je ne vais pas m’en plaindre plus que ça, mais ça fait quand-même rire jaune, on va dire.


Dans le prochain article, je parlerai du modèle hybride rechargeable que j’ai choisi : la Hyundai Ioniq Plug-in.


Je m’efforce de parler de « voiture hybride », « voiture hybride rechargeable », « voiture électrique ». Sachez qu’il existe des acronymes pour tout ça : HEV (« hybrid electric vehicle ») pour l’hybride, PHEV (« plug-in hybrid electric vehicle ») pour l’hybride rechargeable et EV (« electric vehicle ») pour une voiture électrique. Si vous les rencontrez dans vos recherches, ça peut aider.

J’en mets un autre, parce qu’on le rencontre sur les forums : ICE, pour « internal combustion engine », désignant le moteur thermique (moteur à combustion interne) sur une hybride ou une hybride rechargeable.

Ainsi que le terme « T2T2 », ou « Type-2-Type-2 », qui désigne tout simplement le câble de recharge pour bornes pour certaines voitures électriques (ce connecteur est une norme européenne désormais). Il y a aussi le « Type-2-prise domestique », qui permet de brancher la voiture à une prise de chez vous.

Tesla peut utilise le T2T2 aussi, mais les superchargeurs utilisent la prise Combo-CCS, qui est une charge rapide en courant continu.

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La Ioniq.
Avant toute chose, vu qu’il faut le dire car sinon on se fait incendier (vive le web en 2020) : non, ce n’est pas un article sponsorisé. Oui je présente un marque, un modèle, mais c’est pas pour ça que la marque m’a payé. Voilà maintenant on peut commencer.

Cet article fait partie d’une série d’articles sur un retour d’expérience de l’achat d’une voiture hybride rechargeable, à savoir la Hyundai Ioniq plug-in.

Chaque article relate un des aspects de mon achat :


TL;DR :

Hybride ? Hybride rechargeable ? Électrique ?

Dans une voiture thermique, c’est du carburant fossile qui alimente le moteur. C’est un système qui a fait ses preuves, mais qui n’est pas sans défauts, en particulier la pollution au CO2 et l’entretien de la mécanique.

Dans une voiture électrique, c’est une batterie qui alimente un moteur électrique. Leur avantage sont la conduite à la fois très douces et très souples, mais ayant également des performances (accélérations, tenue de route) dignes d’une voiture de course, y compris avec les voitures électriques les plus basiques.
L’absence de mécanique (pas de bloc moteur, de boîte de vitesse, distribution…) réduit l’entretien au remplissage du lave-vitre : le freinage étant régénératif la plupart du temps, les plaquettes de frein durent une éternité et il n’y a aucun fluide dont il faut faire les niveaux tous les mois (il reste le liquide de freinage, mais c’est pas à vous d’y toucher).

Seuls problèmes : le réseau de charge (Tesla mis à part) est pourri et les voitures sont encore chères. La question de la pollution globale de la voiture n’est pas un problème mais une solution face au thermique. Je n’en parlerai pas là (c’est déjà fait ici).

Dans une voiture hybride, on a un moteur thermique et un petit moteur électrique. Il y a aussi une batterie, qui ne peut pas être rechargée sur une borne ou à la maison. Vous n’aurez toujours qu’à faire le plein comme une voiture thermique classique.
Cette technologie part du constat que la conduite avec un véhicule thermique est terriblement inefficiente : un moteur thermique est à son maximum d’efficience pour une vitesse de rotation donnée. Si l’on est en sous-régime, comme en sur-régime, on brûle de l’essence de façon inutile. Or, quand on roule, hormis si l’on fait 1 000 km d’autoroute à la même vitesse, on passe son temps à changer de vitesse et donc à faire varier le régime moteur et donc à perdre de l’énergie.

Le but de l’hybride, c’est de compenser très exactement ce point. Le moteur thermique tourne toujours à son régime le plus efficace : si l’on roule trop lentement, plutôt que de tourner en sous-régime, le moteur va rester à son régime normal. Il va donc produire davantage de couple moteur que nécessaire. Cet excédant d’énergie va être placé dans la batterie. Si maintenant on roule trop vite, plutôt que de faire tourner le moteur en sur-régime, le moteur va toujours rester à son régime normal, et c’est le moteur électrique qui va combler le manque d’énergie.

De plus, lors des phases de freinage et de décélération, plutôt que d’user les plaquettes de frein, les roues vont dissiper leur énergie dans le moteur électrique, qui agit alors comme une génératrice et cette énergie va être stockée dans la batterie. Cette énergie permettra d’accélérer juste après : on récupère donc de l’énergie qui serait autrement perdue avec une voiture normale. Généralement, une voiture hybride consomme 15~20 % de carburant en moins qu’une voiture thermique équivalente, juste en jouant sur ces principes d’efficience maximale.

Une voiture hybride rechargeable, cela reste une hybride : il y a donc toujours un moteur essence et un moteur électrique. Cependant, la batterie est beaucoup plus conséquente et le moteur un peu plus puissant (la Hyundai Ioniq existe à la fois en hybride et en hybride rechargeable : la première a un moteur de 45 CV, le second de 60 CV ; la batterie passe elle de 1,5 kWh à 8,9 kWh – là où la version électrique pure de la Ioniq a une batterie de 39 kWh, et les Tesla ont des batteries autour de 50-100 kWh et un moteur de 400~500 CV).

Le principe de l’hybride rechargeable ? Avoir une hybride avec une vraie autonomie et un vrai mode électrique. De 3~4 km électrique sur une hybride à basse vitesse, on passe à 50~60 km et jusqu’à 130 km/h avec une hybride rechargeable. Dans tous les cas, si l’on enfonce l’accélérateur pour grimper une grosse côte, pour rouler vite ou pour accélérer, si le moteur électrique ne suffit pas, le moteur thermique vient l’assister.

L’avantage de l’hybride rechargeable ? C’est que si il n’y a pas de borne de recharge dans le coin (ce qui — hors Tesla encore une fois — sera probablement le cas chez vous, en tout cas en 2020), vous passez sur le moteur thermique en attendant de pouvoir charger où vous pouvez. L’avantage sur le thermique simple, c’est que vous pouvez faire vos trajets quotidiens sans brûler de l’essence et profiter du mode électrique et en rechargeant chez vous, possiblement en heures creuses.

Pourquoi une hybride rechargeable ?

Je m’intéresse pas mal aux voitures électriques : leur simplicité, leur technologie, leur avenir, bref, j’aime. Il y a de bon véhicules électriques sur le marché, pour divers usages. Mais le problème systématique, c’est le réseau de recharge : c’est globalement de la merde :

Les voitures sont peut-être excellentes, mais à part charger chez soi, c’est soit pas intéressant financièrement, soit un gros casse-tête. Et en ce qui me concerne, je compte bien rouler un peu plus loin que 100 km autour de chez moi.

Si Tesla a un réseau adapté, pratique, fonctionnel, étendu, pas cher et performant (c’est tout ?), ce n’est pas le cas ailleurs. Il est à noter que Tesla a proposé aux autres constructeurs de s’allier à son système, mais ces derniers ont refusés. Tout le bordel précité est donc un choix consenti par les constructeurs qui ont préféré bricoler des trucs dans leur coin (et d’en faire leur gagne pain principal, vu les tarifs).

Bref, n’ayant pas les moyens actuellement de me payer une Tesla (je l’aurais fait sans hésiter, autrement) et ne souhaitant pas non plus galérer dès que je fais plus de 250 km avec une électrique non-Tesla (trajets qu'il m'arrive de faire de temps en temps) et n’ayant pas envie d’avoir une voiture pour aller au travail et une autre pour voyager, j’ai fait le choix d’une hybride rechargeable pour être tranquille.

J’étais parti pour me trouver une hybride, au départ, mais j’ai découvert le principe des hybrides rechargeables en cours de route, et je me suis immédiatement dit que c’est ce que je voulais. D’où ce choix. Ça me semble être le compromis idéal entre une électrique confortable et une thermique pour faire 1000 bornes tranquilles sans payer 60 k€ pour une Tesla.

Avec ça, je peux :

Inconvénient mineur :

Car oui : si le constructeur de la bagnole livre le câble de recharge pour charger à la maison, le câble de recharge sur borne est en option (300 €). Et encore une fois, hormis Tesla, les bornes n’ont pas toujours leur câble et c’est à toi d’apporter le tiens.

Mais bon, hormis les charges gratuites chez Ikea ou Lidl, je ne comptes pas forcément charger en dehors de chez moi. Ce n’est donc pas trop problématique pour moi (ça aurait été différent si j’avais pris la électrique pure).

Et le bonus écologique, prime à la conversion ?

Les hybrides rechargeables sont encore assez chères, il faut donc gagner un certain salaire ou être très économe et mettre de côté pour pouvoir en acquérir une.

Du coup, je ne peux que me demander quels profils peuvent bien s'acheter un véhicule à la fois éligible (électrique / hybride-rechargeable, donc cher) tout en étant assez modeste pour ne pas être exclu du plan (la limite est à 13 k€/an, donc moins que le SMIC pour une personne seule), mais suffisamment riche quand-même pour que la banque accorde un prêt ou pour pouvoir mettre 35 k€ sur la table ?

Dans mon cas, cependant, toutes conditions confondues, je n'ai rien touché du tout en remise (sauf la remise constructeur sur le prix catalogue qui est une remise qui a toujours été là pour tout le monde, donc bon, ça compte pas).

Ni le bonus écologique (réservé aux véhicules totalement électriques ou hydrogène — à la date d’achat en tout cas) ni la prime à la conversion : mon vieux diesel de 2004 qui tombait en miettes et qui fumait des nuages incroyables de fumée ne polluait pas assez était soi-disant trop récent pour bénéficier d’un bonus quelconque.
Ni même la reprise de la Clio par le constructeur car la voiture n’était pas en ma possession depuis les 6 mois exigé par le constructeur (et non-négociable apparemment).

Et... avec ma chance j'ai acheté ma voiture quelques mois avant le plan de relance du secteur automobile annoncé par Macaron après le premier confinement de 2020 et qui aurait fait rentrer les PHEV dans les véhicules éligibles au bonus écologique dès juin 2020.

Il faut croire que mes 8 k€ gagnés en 2019 (et 18 339 € en 2018) font de moi un riche.

À ce sujet, si j’avais bossé moins comme un âne à faire davantage que ce qui était demandé (et me serais contenté de me tourner tout simplement les pouces une fois mon travail fait, comme tout le monde), je n’aurais pas eu ces 455 € de primes (étalées irrégulièrement dans l’année) et je serais rentré dans le barème de 18 k€ pour avoir droit à 2 k€ de bonus deux ans après. Comme quoi, rien branler ça paye vraiment, ne laissez personne dire le contraire :D !

Je ne vais pas m’en plaindre plus que ça, mais ça fait quand-même rire jaune, on va dire.


Dans le prochain article, je parlerai du modèle hybride rechargeable que j’ai choisi : la Hyundai Ioniq Plug-in.


Je m’efforce de parler de « voiture hybride », « voiture hybride rechargeable », « voiture électrique ». Sachez qu’il existe des acronymes pour tout ça : HEV (« hybrid electric vehicle ») pour l’hybride, PHEV (« plug-in hybrid electric vehicle ») pour l’hybride rechargeable et EV (« electric vehicle ») pour une voiture électrique. Si vous les rencontrez dans vos recherches, ça peut aider.

J’en mets un autre, parce qu’on le rencontre sur les forums : ICE, pour « internal combustion engine », désignant le moteur thermique (moteur à combustion interne) sur une hybride ou une hybride rechargeable.

Ainsi que le terme « T2T2 », ou « Type-2-Type-2 », qui désigne tout simplement le câble de recharge pour bornes pour certaines voitures électriques (ce connecteur est une norme européenne désormais). Il y a aussi le « Type-2-prise domestique », qui permet de brancher la voiture à une prise de chez vous.

Tesla peut utilise le T2T2 aussi, mais les superchargeurs utilisent la prise Combo-CCS, qui est une charge rapide en courant continu.

";s:7:"dateiso";s:15:"20200612_140000";}s:15:"20200607_213931";a:7:{s:5:"title";s:44:"Peut-on séparer l’œuvre de l’auteur ?";s:4:"link";s:88:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2020/06/07/21/39/31-peut-on-separer-loeuvre-de-lauteur";s:4:"guid";s:22:"20200607213931-article";s:7:"pubDate";s:31:"Sun, 07 Jun 2020 21:39:31 +0200";s:11:"description";s:6136:"

 Je reviens sur cette remarque, de @GPoPesie sur Twitter et sur mes reposts que je remets ici sous forme d’un article :

Twitter : J’aime bien Harry Potter mais pas trop J.K. Rowling, faudrait inventer un genre de concept théorique afin de séparer l’œuvre et son auteur, ça nous permettrait de continuer à aimer uniquement les œuvres de fiction pour sans avoir à se cogner le créateur

(L’auteur du tweet rapport cette réaction des twittos, en fait)

Ce à quoi j’ai répondu : ça existe déjà : ça s'appelle ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Et heureusement que c'est là, sinon faudrait brûler tout Voltaire (qui parlait ouvertement de hiérarchie raciale), Hugo (un peu pareil), jeter la physique quantique (certains physiciens qui l’ont constitué étaient des nazis proches d’Hitler), renier Darwin, Lavoisier, Newton et tant d’autres.

Je sais qu’il y a eu une énorme polémique lors des derniers oscars au sujet de séparer l’œuvre de l’artiste. Comme je m’en fous des oscars, j’ai pas trop suivi. Mais J.K. Rowling, ça me parle déjà plus (chacun sa culture).

Pour faire simple, ne mentionnons plus de noms et parlons d’une personne A, autrice.
Disons, pour l’exemple (« for the sake of argument ») que A. est une nazie-pédo-pirate bref, le pire être humain possible. Mais disons également que A., malgré tout ça est extrêmement douée avec les mots, les phrases, la langues et que tous ses écrits sans exceptions sont des chef d’œuvres universels sur tous les plans.

Maintenant vous faites quoi ?

Vous allez les lire et reconnaître son talent ? Ou vous allez ne pas lire à cause de ce que cette personne est ?

Et si je vous disais qu’il n’est pas nécessaire d’aimer une personne pour apprécier ce qu’elle fait ?
Et si je vous disais qu’il est possible d’apprécier l’œuvre, sa forme ou son style, tout en n’étant pas d’accord avec l’ensemble de son contenu, son fond ?
Et si je disais que l’on n’est pas obligé d’être d’accord avec 100 % de ce que dit ou fait une personne, mais seulement une partie ?
Et si je vous disais qu’on peut respecter quelqu’un tout en n’étant pas forcément d’accord avec tout ?
Et si je vous disais qu’on peut discuter, partager, échanger des idées sans forcément chercher à changer ni son propre avis, ni l’avis de l’autre ?
Et si je vous disais qu’on peut discuter, partager, échanger des idées sans forcément s’énerver ?

Bien-sûr, libres à vous de brûler tous les livres d’une auteure suite à un tweet qu’elle aurait posté et avec lequel il apparaît que vous n’êtes pas d’accord. De toute façon l’auteure elle-même s’en fiche : elle a déjà votre argent, donc ça ne changera rien pour elle.

Mais en ce qui me concerne, je trouve assez dommage d’en arriver à renier ce qu’on aime — et donc se renier soi-même, d’une certaine façon — simplement parce l’auteure de ce qu’on aime a dit quelque chose avec lequel l’on n’est pas d’accord.

Il est normal de ne pas être d’accord sur tout avec tout le monde. Ça n’empêche pas l’amitié, ni le respect, ni la cordialité et la politesse, ni l’admiration parfois.

Si l’on en revient à J.K. Rowling : que l’on ne soit pas d’accord avec elle sur certaines de ses déclarations (ou toutes, si c’est le cas), c’est votre droit. Est-ce une raison de la traiter de tous les noms ? Est-il nécessaire d’arrêter d’aimer son œuvre ? Dans les deux cas, je pense que non, mais vous pouvez ne pas être d’accord avec ça.

Inversement, si vous n’êtes pas d’accord avec elle, pouvez-vous le dire ? en parler ? Bien-sûr que oui, bon sang !
Est-ce que vous avez le droit, au vu de ses déclarations, de cesser d’acheter ses œuvres, comme pour la « boycotter » ? Bien-sûr que vous avez le droit !

Si vous avez aimé son œuvre, rien n’y changera, et je pense que ça ne fera que vous rendre malheureux de renier vos propres goûts (généralement en se reniant soi-même, on sombre et on devient fou et l’on fait les pires choses).

Vous savez, personne ne vous en veut (et vous ne devriez pas vous en vouloir non plus) d’avoir aimer quelque chose « sans savoir ».

Je peux vous sortir des dizaines de citations, textes, équations, théorèmes, découvertes, peintures ou chansons qui sont absolument magnifiques de sens ou de tournure grammaticale, et qui sont pourtant attribuées à certaines des plus grandes pourritures humaines que cette planète ait portée.
Ça n’enlève rien à leur beauté artistique.

Enfin, personne n’est 100 % blanc ni 100 % noir (c’est une métaphore à propos du bien et du mal, je ne parle pas de la couleur de peau, bien-sûr). J’en ai déjà parlé, mais il y a non seulement toute une nuance de gris entre les deux, mais également une vaste palette de couleurs.

Quand on vit avec des gens qui n’ont pas forcément la même palette que vous, le but n’est pas forcément de trouver les gens avec la même palette que vous. Le but n’est pas non plus de repeindre le monde avec vos pinceaux. Au contraire : je pense qu’il faut savoir ajouter des couleurs et de nouvelles nuances, découvrir ce que pensent les autres, comment ils voient le monde. Je n’ai pas dit de forcément tout prendre, tout accepter, mais au moins regarder et prendre ce que vous plaît.
Si l’on vous donne un kilo de cerises, on ne va pas tout jeter simplement parce qu’il en a une dedans qui n’est pas mûre. Ben les idées, les gens, les personnes, c’est pareil.

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 Je reviens sur cette remarque, de @GPoPesie sur Twitter et sur mes reposts que je remets ici sous forme d’un article :

Twitter : J’aime bien Harry Potter mais pas trop J.K. Rowling, faudrait inventer un genre de concept théorique afin de séparer l’œuvre et son auteur, ça nous permettrait de continuer à aimer uniquement les œuvres de fiction pour sans avoir à se cogner le créateur

(L’auteur du tweet rapport cette réaction des twittos, en fait)

Ce à quoi j’ai répondu : ça existe déjà : ça s'appelle ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Et heureusement que c'est là, sinon faudrait brûler tout Voltaire (qui parlait ouvertement de hiérarchie raciale), Hugo (un peu pareil), jeter la physique quantique (certains physiciens qui l’ont constitué étaient des nazis proches d’Hitler), renier Darwin, Lavoisier, Newton et tant d’autres.

Je sais qu’il y a eu une énorme polémique lors des derniers oscars au sujet de séparer l’œuvre de l’artiste. Comme je m’en fous des oscars, j’ai pas trop suivi. Mais J.K. Rowling, ça me parle déjà plus (chacun sa culture).

Pour faire simple, ne mentionnons plus de noms et parlons d’une personne A, autrice.
Disons, pour l’exemple (« for the sake of argument ») que A. est une nazie-pédo-pirate bref, le pire être humain possible. Mais disons également que A., malgré tout ça est extrêmement douée avec les mots, les phrases, la langues et que tous ses écrits sans exceptions sont des chef d’œuvres universels sur tous les plans.

Maintenant vous faites quoi ?

Vous allez les lire et reconnaître son talent ? Ou vous allez ne pas lire à cause de ce que cette personne est ?

Et si je vous disais qu’il n’est pas nécessaire d’aimer une personne pour apprécier ce qu’elle fait ?
Et si je vous disais qu’il est possible d’apprécier l’œuvre, sa forme ou son style, tout en n’étant pas d’accord avec l’ensemble de son contenu, son fond ?
Et si je disais que l’on n’est pas obligé d’être d’accord avec 100 % de ce que dit ou fait une personne, mais seulement une partie ?
Et si je vous disais qu’on peut respecter quelqu’un tout en n’étant pas forcément d’accord avec tout ?
Et si je vous disais qu’on peut discuter, partager, échanger des idées sans forcément chercher à changer ni son propre avis, ni l’avis de l’autre ?
Et si je vous disais qu’on peut discuter, partager, échanger des idées sans forcément s’énerver ?

Bien-sûr, libres à vous de brûler tous les livres d’une auteure suite à un tweet qu’elle aurait posté et avec lequel il apparaît que vous n’êtes pas d’accord. De toute façon l’auteure elle-même s’en fiche : elle a déjà votre argent, donc ça ne changera rien pour elle.

Mais en ce qui me concerne, je trouve assez dommage d’en arriver à renier ce qu’on aime — et donc se renier soi-même, d’une certaine façon — simplement parce l’auteure de ce qu’on aime a dit quelque chose avec lequel l’on n’est pas d’accord.

Il est normal de ne pas être d’accord sur tout avec tout le monde. Ça n’empêche pas l’amitié, ni le respect, ni la cordialité et la politesse, ni l’admiration parfois.

Si l’on en revient à J.K. Rowling : que l’on ne soit pas d’accord avec elle sur certaines de ses déclarations (ou toutes, si c’est le cas), c’est votre droit. Est-ce une raison de la traiter de tous les noms ? Est-il nécessaire d’arrêter d’aimer son œuvre ? Dans les deux cas, je pense que non, mais vous pouvez ne pas être d’accord avec ça.

Inversement, si vous n’êtes pas d’accord avec elle, pouvez-vous le dire ? en parler ? Bien-sûr que oui, bon sang !
Est-ce que vous avez le droit, au vu de ses déclarations, de cesser d’acheter ses œuvres, comme pour la « boycotter » ? Bien-sûr que vous avez le droit !

Si vous avez aimé son œuvre, rien n’y changera, et je pense que ça ne fera que vous rendre malheureux de renier vos propres goûts (généralement en se reniant soi-même, on sombre et on devient fou et l’on fait les pires choses).

Vous savez, personne ne vous en veut (et vous ne devriez pas vous en vouloir non plus) d’avoir aimer quelque chose « sans savoir ».

Je peux vous sortir des dizaines de citations, textes, équations, théorèmes, découvertes, peintures ou chansons qui sont absolument magnifiques de sens ou de tournure grammaticale, et qui sont pourtant attribuées à certaines des plus grandes pourritures humaines que cette planète ait portée.
Ça n’enlève rien à leur beauté artistique.

Enfin, personne n’est 100 % blanc ni 100 % noir (c’est une métaphore à propos du bien et du mal, je ne parle pas de la couleur de peau, bien-sûr). J’en ai déjà parlé, mais il y a non seulement toute une nuance de gris entre les deux, mais également une vaste palette de couleurs.

Quand on vit avec des gens qui n’ont pas forcément la même palette que vous, le but n’est pas forcément de trouver les gens avec la même palette que vous. Le but n’est pas non plus de repeindre le monde avec vos pinceaux. Au contraire : je pense qu’il faut savoir ajouter des couleurs et de nouvelles nuances, découvrir ce que pensent les autres, comment ils voient le monde. Je n’ai pas dit de forcément tout prendre, tout accepter, mais au moins regarder et prendre ce que vous plaît.
Si l’on vous donne un kilo de cerises, on ne va pas tout jeter simplement parce qu’il en a une dedans qui n’est pas mûre. Ben les idées, les gens, les personnes, c’est pareil.

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Gros plan sur un billet de 5 euros.
Depuis un an et demi, j’ai une page Tipeee (principalement pour Couleur-Science) pour ceux qui souhaitent faire un don s’ils jugent que mon travail en ligne mérite leur soutien.

Cette page rémunère directement le coût de mes différents blogs (hébergement, noms de domaines, achats d’objets que je présente sur Couleur-Science, etc.). En début d’année j’ai par exemple pu régler la facture de l’hébergement pour deux ans avec vos dons. L’objectif est donc atteint de ce côté-là : ce blog est financé — financé, pas rémunéré — par ses lecteurs.

Niveau fonctionnement, c’est assez simple : chez Tipeee, il faut créer un compte « créateur », et on peut recevoir un don par Paypal ou par carte. Le créateur reçoit les dons fait par Paypal sur son Paypal et les dons par carte sur son compte bancaire (après avoir fourni son R.I.B.).
En ce qui me concerne, d’un point de vue pratique, histoire que tout arrive chez PayPal, j’avais renseigné mon R.I.B. PayPal associé à mon compte PayPal. Ça marche bien.

Ça marchait, en fait.

Depuis décembre 2019, les dons par PayPal me parviennent, mais certains des paiements qui devaient venir sur mon IBAN ne me sont pas parvenus.

J’ai renseigné un autre IBAN depuis quelques semaines et ça marche de nouveau, mais ça ne résout pas le problème en soi et il y a toujours des fonds « perdus » (perdus pour moi et pour ceux qui les ont faits, on est d’accord, j’imagine que ce n’est pas perdu pour tout le monde chez Tipeee, Paypal ou ailleurs) et cela me gêne.

Le truc, c’est que Tipeee indique avoir changé de prestataire de paiement exactement à la même époque (y a une « infobox » au dessus des paiements depuis cette date). Le problème vient de là, manifestement.

Je les ai contactés : ils confirment le changement, mais ils me disent que le paiement est bien parti. Bref, l’habituel « spanou™ ».

J’ai aussi contacté PayPal. Après m’avoir envoyé un message automatique qui n’aide personne, j’ai reçu un message d’un humain qui me dit qu’ils ont bien noté le problème. C’était il y a un mois et demi. Après les avoir recontacté, je reçois de nouveau un message robot.

Bref, il ne faut rien attendre d’eux non plus.

Résultat, j’ai décidé d’arrêter Tipeee. Si la moitié des dons disparaissent aléatoirement dans la nature dès qu’ils touchent à un bouton, ce n’est plus la peine de continuer.
Les dons en cours devraient être faits (bien que je vous propose plutôt de les annuler, si c’est possible). Les nouveaux dons sont, eux, désormais impossible : la page Tipeee est désactivée et elle disparaîtra au 8 août 2020.

Pour ceux qui souhaitent, je proposerai un autre moyen de soutien : un truc plus direct, sans plateforme tierce. Peut-être une wishlist de livres ou de choses, à l’aspect moins financier et plus humain. Je ne sais pas.
En tout cas, si jamais vous avez trop d’argent et que vous souhaitez soutenir une cause que je soutiens aussi, donnez par exemple à Framasoft, la Quadrature du Net, Mozilla, Wikipédia…


En attendant, encore merci à toutes les personnes qui ont participé : Le_Gritche, Kizux, Lio, seb, Guilhem, V0r4c3, Pierre J., Monsieur K, YCL1, linette et gde05, pour certaines, à plusieurs reprises d’ailleurs.

Depuis octobre 2018, la page m’a rapporté 421,95 € au total (excluant les commissions de la plateforme, et excluant les impôts). C’est super gentil et j’apprécie beaucoup.

Vous m’avez beaucoup aidé : j’ai ouvert la page à un moment où je quittais mon travail pour chercher autre chose ailleurs et entamait une période de huit mois sans revenu.
Je n’aurais pas cessé ce blog pour autant, mais votre soutien fut bienvenue. Merci (oui encore).

image de Didier Weemaels

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Gros plan sur un billet de 5 euros.
Depuis un an et demi, j’ai une page Tipeee (principalement pour Couleur-Science) pour ceux qui souhaitent faire un don s’ils jugent que mon travail en ligne mérite leur soutien.

Cette page rémunère directement le coût de mes différents blogs (hébergement, noms de domaines, achats d’objets que je présente sur Couleur-Science, etc.). En début d’année j’ai par exemple pu régler la facture de l’hébergement pour deux ans avec vos dons. L’objectif est donc atteint de ce côté-là : ce blog est financé — financé, pas rémunéré — par ses lecteurs.

Niveau fonctionnement, c’est assez simple : chez Tipeee, il faut créer un compte « créateur », et on peut recevoir un don par Paypal ou par carte. Le créateur reçoit les dons fait par Paypal sur son Paypal et les dons par carte sur son compte bancaire (après avoir fourni son R.I.B.).
En ce qui me concerne, d’un point de vue pratique, histoire que tout arrive chez PayPal, j’avais renseigné mon R.I.B. PayPal associé à mon compte PayPal. Ça marche bien.

Ça marchait, en fait.

Depuis décembre 2019, les dons par PayPal me parviennent, mais certains des paiements qui devaient venir sur mon IBAN ne me sont pas parvenus.

J’ai renseigné un autre IBAN depuis quelques semaines et ça marche de nouveau, mais ça ne résout pas le problème en soi et il y a toujours des fonds « perdus » (perdus pour moi et pour ceux qui les ont faits, on est d’accord, j’imagine que ce n’est pas perdu pour tout le monde chez Tipeee, Paypal ou ailleurs) et cela me gêne.

Le truc, c’est que Tipeee indique avoir changé de prestataire de paiement exactement à la même époque (y a une « infobox » au dessus des paiements depuis cette date). Le problème vient de là, manifestement.

Je les ai contactés : ils confirment le changement, mais ils me disent que le paiement est bien parti. Bref, l’habituel « spanou™ ».

J’ai aussi contacté PayPal. Après m’avoir envoyé un message automatique qui n’aide personne, j’ai reçu un message d’un humain qui me dit qu’ils ont bien noté le problème. C’était il y a un mois et demi. Après les avoir recontacté, je reçois de nouveau un message robot.

Bref, il ne faut rien attendre d’eux non plus.

Résultat, j’ai décidé d’arrêter Tipeee. Si la moitié des dons disparaissent aléatoirement dans la nature dès qu’ils touchent à un bouton, ce n’est plus la peine de continuer.
Les dons en cours devraient être faits (bien que je vous propose plutôt de les annuler, si c’est possible). Les nouveaux dons sont, eux, désormais impossible : la page Tipeee est désactivée et elle disparaîtra au 8 août 2020.

Pour ceux qui souhaitent, je proposerai un autre moyen de soutien : un truc plus direct, sans plateforme tierce. Peut-être une wishlist de livres ou de choses, à l’aspect moins financier et plus humain. Je ne sais pas.
En tout cas, si jamais vous avez trop d’argent et que vous souhaitez soutenir une cause que je soutiens aussi, donnez par exemple à Framasoft, la Quadrature du Net, Mozilla, Wikipédia…


En attendant, encore merci à toutes les personnes qui ont participé : Le_Gritche, Kizux, Lio, seb, Guilhem, V0r4c3, Pierre J., Monsieur K, YCL1, linette et gde05, pour certaines, à plusieurs reprises d’ailleurs.

Depuis octobre 2018, la page m’a rapporté 421,95 € au total (excluant les commissions de la plateforme, et excluant les impôts). C’est super gentil et j’apprécie beaucoup.

Vous m’avez beaucoup aidé : j’ai ouvert la page à un moment où je quittais mon travail pour chercher autre chose ailleurs et entamait une période de huit mois sans revenu.
Je n’aurais pas cessé ce blog pour autant, mais votre soutien fut bienvenue. Merci (oui encore).

image de Didier Weemaels

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Des zombis dérrière une porte d’hôpital
Covid3D.fr, c’est la plateforme qui met en relation les parties qui veulent une visière avec ceux qui ont une imprimante 3D pour leur faire. On parle ici de particuliers qui ont une imprimante comme ça à la
maison et qui la font tourner, gratuitement et bénévolement (bien souvent) pour palier ce que le gouvernement ne fait pas, c’est-à-dire fournir de l’équipement aux soignants.

Alors que le gouvernement est toujours les bras croisés pour le matos, ils ont tout de même décidé que ces fabrications n’étaient pas aux normes et ne respectaient pas la loi. De ce fait, les « makers » ont décidés d’arrêter, par peur des poursuites :

Pour résumer cette directive :

Dans les notes officielles du gouvernement il est question de normes mais aussi de respect des conditions de mise sur le marché (ce qui englobe la loi sur le travail et l’économie). Bien qu’ils ne le mentionnent pas explicitement, le deux premiers points sont donc implicites, bien que certaines langues ne le voient pas de cette façon.

Bref : le gouvernement a décidé que cette production gratuite était de la concurrence déloyale vis-à-vis des boîtes qui vendent les visières hors de prix, que c’était du travail déguisé et que l’ensemble n’est pas aux normes.

En mars dernier j’avais émis l’idée qu’un jour l’Urssaf et les administrations viendront faire chier ceux qui se cassent le cul à sauver la France par leur travail bénévole et gratuit.

Hé ben… on y est, il me semble.


Si j’avais à y mettre mon commentaire, je pense que le gouvernement n’a aucune intention à nous sortir de la crise. Ils n’ont rien fait, depuis le début.

Leur but c’est l’immunité de groupe (qui sera atteinte tôt ou tard, mais ils préfèrent tôt) pour que l’économie reprenne, même si ça va sacrifier beaucoup de monde. Y a que ça qui a de la valeur pour eux : l’économie.

Et je ne parle pas des augmentations de salaire pour le personnel médical qui gagne 1 650 € pour bosser 50h par semaine : à la place ils auront une médaille (et je parie qu’ils devront la payer de leur propre deniers, comme c’est le cas pour toutes les médailles officielles).

Oh et pour enfoncer le clou, le groupe pharmaceutique Sanofi, en parti financé par l’État français (qui en est un des actionnaires les plus importants), a dit qu’il servira en priorité… les USA, devaient-ils trouver un vaccin. Voilà voilà.

Ça en devient ridicule, en fait.


Qu’on soit d’accord, les normes sont importantes et le respect des lois également. Mais quand il y a des gens qui se jettent dans les flammes pour sauver un enfant, il y a (que je sache) mieux à faire que l’arrêter et le mettre en taule parce qu’il n’était pas un pompier qualifié, surtout quand lesdits pompiers mettent 3 mois à arriver. Dans l’urgence, il faut parfois accepter de faire ce qui est utile et bien, plutôt que ce qui est légal. D’autant plus que dans le cas des visières, ça ne nuit à personne vu que les industriels qui les fabriquent ne sont pas prêts non plus.

Tous ces makers méritent une médaille (façon de parler, vu que plus haut je déplore la médaille du gouvernement aux soignats), pas d’être mis en joue de cette façon. Mais en attendant que les industriels certifiés puissent être en mesure de livrer de l’équipement eux-mêmes, empêcher ces personnes d’aider est juste criminel.

Quand Monsieur Gassama a sauvé cet enfant suspendu à un balcon il y a deux ans, on a bien su l’aider comme il se devait pour son acte héroïque. Bien-sûr : cela faisant de la bonne com' gratuite pour Macron.

Mais quand d’autres personnes choisissent aujourd’hui d’aider parce que le pays est en difficulté à cause d’une politique de merde, il devrait en être autant. Le problème, c’est que s’ils font ça, ça serait reconnaître que la politique depuis quelques années est merdique et c’est pas de la bonne comm' justement. Tout est une question d’image : tant pis si des gens crèvent, au moins le Manu sort la tête haute et n’a pas à avouer ses erreurs. D’ailleurs quelles erreurs, hein ?

Quoi qu’il en soit, tout ceci a montré une chose : notre gouvernement est inutile. Il ne sert à rien et on pourrait se passer d’eux. Ce ne sont pas eux qui ont sauvé la France.

Si quelque chose devait être retenu d’eux durant cette crise, j’espère que ce soit ça : ils ont brûlé des stocks de masques, vendu les vaccins aux USA avant de servir la France, marchandé de la chloroquine inutile pour faire du buzz, empêché les bénévoles de sauver le pays, distribué davantage d’amendes que de masques, demandé aux médecins de dénoncer les malades et par-dessus tout, ils ont fait passer une loi qui les dégage de toute responsabilité et les rend intouchables face à ceux qui voudraient les traîner en justice.

image d’en-tête de Nathan Wright

";s:7:"content";s:6593:"

Des zombis dérrière une porte d’hôpital
Covid3D.fr, c’est la plateforme qui met en relation les parties qui veulent une visière avec ceux qui ont une imprimante 3D pour leur faire. On parle ici de particuliers qui ont une imprimante comme ça à la
maison et qui la font tourner, gratuitement et bénévolement (bien souvent) pour palier ce que le gouvernement ne fait pas, c’est-à-dire fournir de l’équipement aux soignants.

Alors que le gouvernement est toujours les bras croisés pour le matos, ils ont tout de même décidé que ces fabrications n’étaient pas aux normes et ne respectaient pas la loi. De ce fait, les « makers » ont décidés d’arrêter, par peur des poursuites :

Pour résumer cette directive :

Dans les notes officielles du gouvernement il est question de normes mais aussi de respect des conditions de mise sur le marché (ce qui englobe la loi sur le travail et l’économie). Bien qu’ils ne le mentionnent pas explicitement, le deux premiers points sont donc implicites, bien que certaines langues ne le voient pas de cette façon.

Bref : le gouvernement a décidé que cette production gratuite était de la concurrence déloyale vis-à-vis des boîtes qui vendent les visières hors de prix, que c’était du travail déguisé et que l’ensemble n’est pas aux normes.

En mars dernier j’avais émis l’idée qu’un jour l’Urssaf et les administrations viendront faire chier ceux qui se cassent le cul à sauver la France par leur travail bénévole et gratuit.

Hé ben… on y est, il me semble.


Si j’avais à y mettre mon commentaire, je pense que le gouvernement n’a aucune intention à nous sortir de la crise. Ils n’ont rien fait, depuis le début.

Leur but c’est l’immunité de groupe (qui sera atteinte tôt ou tard, mais ils préfèrent tôt) pour que l’économie reprenne, même si ça va sacrifier beaucoup de monde. Y a que ça qui a de la valeur pour eux : l’économie.

Et je ne parle pas des augmentations de salaire pour le personnel médical qui gagne 1 650 € pour bosser 50h par semaine : à la place ils auront une médaille (et je parie qu’ils devront la payer de leur propre deniers, comme c’est le cas pour toutes les médailles officielles).

Oh et pour enfoncer le clou, le groupe pharmaceutique Sanofi, en parti financé par l’État français (qui en est un des actionnaires les plus importants), a dit qu’il servira en priorité… les USA, devaient-ils trouver un vaccin. Voilà voilà.

Ça en devient ridicule, en fait.


Qu’on soit d’accord, les normes sont importantes et le respect des lois également. Mais quand il y a des gens qui se jettent dans les flammes pour sauver un enfant, il y a (que je sache) mieux à faire que l’arrêter et le mettre en taule parce qu’il n’était pas un pompier qualifié, surtout quand lesdits pompiers mettent 3 mois à arriver. Dans l’urgence, il faut parfois accepter de faire ce qui est utile et bien, plutôt que ce qui est légal. D’autant plus que dans le cas des visières, ça ne nuit à personne vu que les industriels qui les fabriquent ne sont pas prêts non plus.

Tous ces makers méritent une médaille (façon de parler, vu que plus haut je déplore la médaille du gouvernement aux soignats), pas d’être mis en joue de cette façon. Mais en attendant que les industriels certifiés puissent être en mesure de livrer de l’équipement eux-mêmes, empêcher ces personnes d’aider est juste criminel.

Quand Monsieur Gassama a sauvé cet enfant suspendu à un balcon il y a deux ans, on a bien su l’aider comme il se devait pour son acte héroïque. Bien-sûr : cela faisant de la bonne com' gratuite pour Macron.

Mais quand d’autres personnes choisissent aujourd’hui d’aider parce que le pays est en difficulté à cause d’une politique de merde, il devrait en être autant. Le problème, c’est que s’ils font ça, ça serait reconnaître que la politique depuis quelques années est merdique et c’est pas de la bonne comm' justement. Tout est une question d’image : tant pis si des gens crèvent, au moins le Manu sort la tête haute et n’a pas à avouer ses erreurs. D’ailleurs quelles erreurs, hein ?

Quoi qu’il en soit, tout ceci a montré une chose : notre gouvernement est inutile. Il ne sert à rien et on pourrait se passer d’eux. Ce ne sont pas eux qui ont sauvé la France.

Si quelque chose devait être retenu d’eux durant cette crise, j’espère que ce soit ça : ils ont brûlé des stocks de masques, vendu les vaccins aux USA avant de servir la France, marchandé de la chloroquine inutile pour faire du buzz, empêché les bénévoles de sauver le pays, distribué davantage d’amendes que de masques, demandé aux médecins de dénoncer les malades et par-dessus tout, ils ont fait passer une loi qui les dégage de toute responsabilité et les rend intouchables face à ceux qui voudraient les traîner en justice.

image d’en-tête de Nathan Wright

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Il y a quelques années, je publiais ici une liste de logiciels avec leur site officiel. L’idée partait du constat que lorsque l’on cherchait un programme dans un moteur de recherche, les premiers sites étaient presque systématiquement des sites vérolés, contrefaits, en tout cas pas le site officiel de l’éditeur.

Ma liste était là pour remettre les choses à plat pour une sélection de programmes usuels (libres ou non-libres, d'ailleurs).

Je découvre aujourd'hui que le gouvernement tient à jour une liste assez conséquente de logiciels libres "recommandés" (190 logiciels libres y sont recensés à ce jour) :

On peut y rechercher un nom, un type de programme, etc.

Les fiches logiciels contiennent le lien vers le site officiel, son code-source, sa licence, les liens vers leur fiches sur le Comptoir-du-Libre ou sa fiche Framasoft.

La plupart des programmes très connus y sont évidement listés : VLC, Audacity, Apache, Firefox, LibreOffice... mais ce sont loin d'être les seuls. Il suffit de fouiller un peu dedans pour trouver un peu ce qu'on veut.

La liste est là pour permettre aux instances gouvernementales de favoriser l'emploi du logiciel libre dans leur usage quotidien, mais le site est évidemment accessible à tous.

Bref, c'est une bonne initiative* !

(* pour une fois :p)

(via)

";s:7:"content";s:1846:"

Il y a quelques années, je publiais ici une liste de logiciels avec leur site officiel. L’idée partait du constat que lorsque l’on cherchait un programme dans un moteur de recherche, les premiers sites étaient presque systématiquement des sites vérolés, contrefaits, en tout cas pas le site officiel de l’éditeur.

Ma liste était là pour remettre les choses à plat pour une sélection de programmes usuels (libres ou non-libres, d'ailleurs).

Je découvre aujourd'hui que le gouvernement tient à jour une liste assez conséquente de logiciels libres "recommandés" (190 logiciels libres y sont recensés à ce jour) :

On peut y rechercher un nom, un type de programme, etc.

Les fiches logiciels contiennent le lien vers le site officiel, son code-source, sa licence, les liens vers leur fiches sur le Comptoir-du-Libre ou sa fiche Framasoft.

La plupart des programmes très connus y sont évidement listés : VLC, Audacity, Apache, Firefox, LibreOffice... mais ce sont loin d'être les seuls. Il suffit de fouiller un peu dedans pour trouver un peu ce qu'on veut.

La liste est là pour permettre aux instances gouvernementales de favoriser l'emploi du logiciel libre dans leur usage quotidien, mais le site est évidemment accessible à tous.

Bref, c'est une bonne initiative* !

(* pour une fois :p)

(via)

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Voyez cet article :

Puis plusieurs remarques de ma part, qui vont dans différents sens :

C’est bien parce qu’Amazon ne mérite aucune aide de la part du contribuable. Vu qu’ils ne payent pas leurs impôts, je vois pas pourquoi on leur payerait des aides. Ils ont décidé de faire marche seule, ben qu’ils ne se retournent pas.

C’est nul parce que les premiers à en souffrir, ça va être les esclaves (ce n’est pas contre eux, mais vu comment ils sont traités par leur entreprise, y a pas d’autres mots) qui ont été renvoyés chez eux de force alors que c’était clairement pas la période. Renvoyé par qui ? Par l’État et par les syndicats, faut quand-même le dire, hein.

C’est un peu con car Amazon est loin d’être la seule boîte à faire de l’évasion fiscale ou de l’optimisation fiscale. Et je ne parle pas seulement des Gafam. Prenez n’importe quelle entreprise « française » du CAC40, et vous pouvez être certains qu’ils ont des montages fiscaux au Lux, en Irlande ou aux P-B, si ce n’est pas carrément aux Caraïbes. On ne peut pas avoir à sa tête le type le plus riche du monde sans quelques magouilles, n’est-ce pas ?

C’est encore plus con car Amazon n’est pas non plus la seule entreprise à traiter sa main d’œuvre comme de la merde. Loin de les défendre, il est encore une fois très difficile de ne pas y voir une nouvelle décision « anti-amazon » de la part de la France.
Concernant le « traiter sa main d’œuvre comme de la vermine », je parle en tant qu’ex-travailleur de la « grande distribution invisible ». J’ai bossé dans une boîte (sous tutelle chinoise dont le nom ne dira rien à personne mais dont les clients sont les chaînes de magasin très connues (aux Pays-Bas, pas ici) et dont le fonctionnement est en tout point similaire aux entrepôts Amazon.

Des hangars de 4 km qu’on traverse à longueur de journée ? Je connais.
Un rythme infernal, un flicage permanent, une pression destinée à mettre en place une compétition entre les collègues (pour virer les plus faibles et ne garder que les meilleurs) ? Yup, ça aussi.
Les SMS le soir à 21h que te disent si oui ou non tu dois mettre ton réveil le lendemain à 4h30 ? Oui oui
Le fait d’être considéré a priori comme un voleur par ton propre patron, avec des détecteurs de métaux réglés sur hyper-sensible et des dispositifs biométriques partout ? Aussi.

Amazon bat probablement des records dans sa façon d’utiliser l’IA et la technologie pour déterminer quel intérimerde doit être viré et quand. Mais je peux vous assurer que Carrouf, Fnac, Darty et très certainement tous les autres font EXACTEMENT pareil (le service client en moins, et la couverture médiatique également en moins).
Les rayons ne se remplissent pas tout seuls et ces gens sont là en fonction de la demande au jour le jour, parfois à la demi-journée, y compris le matin de Noël ou le 31/12 au soir.

Il n’y a qu’à voir : vous pensez que les étudiants qui bossent dans la distribution vont recevoir la fameuse prime de 1 000 € promise par Macamerde ? Bah non.

C’est débile parce que vu les rythmes de travail dans ces boîtes, où ils font généralement tourner les effectifs plutôt que faire bosser en heures sup leurs intérimaires, c’est que ça ne te donne pas toujours droit au chômage (quand l’intégralité ne finit d’ailleurs pas dans les jours de carence quoi qu’il arrive).

Ça rejoint mon second point, mais si on avait un vrai système de protection social (et pas un fantôme de ce qu’il pouvait éventuellement être), l’absence de travail ne devrait pas être (trop) pénalisante.

Mais vu que tout est lié, si des boîtes comme Amazon payaient leurs impôts, peut-être qu’on aurait de l’argent magique pour cette protection sociale (voir point 1). Et pas seulement Amazon d’ailleurs (voir point 3).


Bref, si ça ne vient pas avec une obligation pour Amazon de payer les employés quand-même (ou alors juste payer leurs putains d’impôts afin de pouvoir les dédommager), ça va encore une fois profiter à Amazon.

Bah oui : Amazon n’en a rien à foutre de vous satisfaire en livrant ce que vous commandez. Votre (notre !) satisfaction n’a d’intérêt que si ça vous fait revenir dépensez chez eux. J’avoue qu’ils y arrivent bien. Très bien même, sur tous les plans.

Mais si le gouvernement leur dit « vous fermez vos usines de distribution », ils vont le faire. Les gens seront à la rue, et les produits viendront d’Allemagne, d’Italie, de Royaume-Uni… C’est exactement ce qui se passe en ce moment : les trucs qu’on peut commander sur Amazon actuellement viennent de l’étranger.

En tout cas… Est-ce que ça sauvera des milliers de travailleurs du coronavirus ? Probablement.
Est-ce que ça les sauvera de la faim ? Je sais pas, probablement pas.

L’un dans l’autre, et au vu de ce qu’est devenu la situation de la protection chômage, je ne sais encore moins.

";s:7:"content";s:5586:"

Voyez cet article :

Puis plusieurs remarques de ma part, qui vont dans différents sens :

C’est bien parce qu’Amazon ne mérite aucune aide de la part du contribuable. Vu qu’ils ne payent pas leurs impôts, je vois pas pourquoi on leur payerait des aides. Ils ont décidé de faire marche seule, ben qu’ils ne se retournent pas.

C’est nul parce que les premiers à en souffrir, ça va être les esclaves (ce n’est pas contre eux, mais vu comment ils sont traités par leur entreprise, y a pas d’autres mots) qui ont été renvoyés chez eux de force alors que c’était clairement pas la période. Renvoyé par qui ? Par l’État et par les syndicats, faut quand-même le dire, hein.

C’est un peu con car Amazon est loin d’être la seule boîte à faire de l’évasion fiscale ou de l’optimisation fiscale. Et je ne parle pas seulement des Gafam. Prenez n’importe quelle entreprise « française » du CAC40, et vous pouvez être certains qu’ils ont des montages fiscaux au Lux, en Irlande ou aux P-B, si ce n’est pas carrément aux Caraïbes. On ne peut pas avoir à sa tête le type le plus riche du monde sans quelques magouilles, n’est-ce pas ?

C’est encore plus con car Amazon n’est pas non plus la seule entreprise à traiter sa main d’œuvre comme de la merde. Loin de les défendre, il est encore une fois très difficile de ne pas y voir une nouvelle décision « anti-amazon » de la part de la France.
Concernant le « traiter sa main d’œuvre comme de la vermine », je parle en tant qu’ex-travailleur de la « grande distribution invisible ». J’ai bossé dans une boîte (sous tutelle chinoise dont le nom ne dira rien à personne mais dont les clients sont les chaînes de magasin très connues (aux Pays-Bas, pas ici) et dont le fonctionnement est en tout point similaire aux entrepôts Amazon.

Des hangars de 4 km qu’on traverse à longueur de journée ? Je connais.
Un rythme infernal, un flicage permanent, une pression destinée à mettre en place une compétition entre les collègues (pour virer les plus faibles et ne garder que les meilleurs) ? Yup, ça aussi.
Les SMS le soir à 21h que te disent si oui ou non tu dois mettre ton réveil le lendemain à 4h30 ? Oui oui
Le fait d’être considéré a priori comme un voleur par ton propre patron, avec des détecteurs de métaux réglés sur hyper-sensible et des dispositifs biométriques partout ? Aussi.

Amazon bat probablement des records dans sa façon d’utiliser l’IA et la technologie pour déterminer quel intérimerde doit être viré et quand. Mais je peux vous assurer que Carrouf, Fnac, Darty et très certainement tous les autres font EXACTEMENT pareil (le service client en moins, et la couverture médiatique également en moins).
Les rayons ne se remplissent pas tout seuls et ces gens sont là en fonction de la demande au jour le jour, parfois à la demi-journée, y compris le matin de Noël ou le 31/12 au soir.

Il n’y a qu’à voir : vous pensez que les étudiants qui bossent dans la distribution vont recevoir la fameuse prime de 1 000 € promise par Macamerde ? Bah non.

C’est débile parce que vu les rythmes de travail dans ces boîtes, où ils font généralement tourner les effectifs plutôt que faire bosser en heures sup leurs intérimaires, c’est que ça ne te donne pas toujours droit au chômage (quand l’intégralité ne finit d’ailleurs pas dans les jours de carence quoi qu’il arrive).

Ça rejoint mon second point, mais si on avait un vrai système de protection social (et pas un fantôme de ce qu’il pouvait éventuellement être), l’absence de travail ne devrait pas être (trop) pénalisante.

Mais vu que tout est lié, si des boîtes comme Amazon payaient leurs impôts, peut-être qu’on aurait de l’argent magique pour cette protection sociale (voir point 1). Et pas seulement Amazon d’ailleurs (voir point 3).


Bref, si ça ne vient pas avec une obligation pour Amazon de payer les employés quand-même (ou alors juste payer leurs putains d’impôts afin de pouvoir les dédommager), ça va encore une fois profiter à Amazon.

Bah oui : Amazon n’en a rien à foutre de vous satisfaire en livrant ce que vous commandez. Votre (notre !) satisfaction n’a d’intérêt que si ça vous fait revenir dépensez chez eux. J’avoue qu’ils y arrivent bien. Très bien même, sur tous les plans.

Mais si le gouvernement leur dit « vous fermez vos usines de distribution », ils vont le faire. Les gens seront à la rue, et les produits viendront d’Allemagne, d’Italie, de Royaume-Uni… C’est exactement ce qui se passe en ce moment : les trucs qu’on peut commander sur Amazon actuellement viennent de l’étranger.

En tout cas… Est-ce que ça sauvera des milliers de travailleurs du coronavirus ? Probablement.
Est-ce que ça les sauvera de la faim ? Je sais pas, probablement pas.

L’un dans l’autre, et au vu de ce qu’est devenu la situation de la protection chômage, je ne sais encore moins.

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Sérieusement…

Est-ce vraiment à l’État de construire un tel dispositif ?
Après tout, si Google et Apple font le sien gratuitement, qu’on les laisse faire. C’est pas comme s’il fallait déjà un smartphone pour que l’application ait un intérêt (ce qui est loin d’être le cas de tout le monde, et encore moins le cas pour les personnes les plus vulnérables : les personnes âgées).

Sans compter, comme c’est dit dans l’article, qu’une application qui permet de recenser les gens malades a une utilité proche de zéro s’il n’y a pas de tests de fait, y compris sur les personnes sans symptômes !

Le rôle de l’état pourrait alors être décalé :

Bref, agir comme ils agissent avec les FAI quand il s’agit d’envoyer les SMS d’alerte : l’État donne l’ordre et veille à ce que ce soit bien fait, les entreprises et prestataires s’exécutent, et la population est protégée et respectée.

L’État est là pour diriger, et émettre un cahier des charges, pas pour réfléchir à la technologie à utiliser.

Plutôt que de bricoler un truc qui va (encore) nous coûter une blinde, comme le gros fail SAIP et le re-gros-re-fail SAIP-2, ils devraient s’occuper de relancer la machine à faire des masques, des respirateurs, des tests… bref, un truc qu’on peut raisonnablement exiger d’eux, et que personne d’autre ne peut faire à leur place.

À quoi ils pensent quand ils disent que la vie privée « devrait » être respectée, ou qu’ils ne savent pas si ça sera anonyme ou pas ? S’ils veulent un truc anonyme et respectueux, ils l’imposent, point.

Bien-sûr, ceci dans le cas évident où c’est effectivement ce qu’ils veulent. En réalité, il n’est pas difficile d’imaginer que les états veulent plutôt un système tout-sauf-anonyme, surtout dans un contexte où il est à peu près sûr que les manifestations anti-macron vont reprendre de plus belle dès que ça sera possible. Un système non-anonyme serait du pain béni pour repérer les manifestants… Mais je digresse.

";s:7:"content";s:2731:"

Sérieusement…

Est-ce vraiment à l’État de construire un tel dispositif ?
Après tout, si Google et Apple font le sien gratuitement, qu’on les laisse faire. C’est pas comme s’il fallait déjà un smartphone pour que l’application ait un intérêt (ce qui est loin d’être le cas de tout le monde, et encore moins le cas pour les personnes les plus vulnérables : les personnes âgées).

Sans compter, comme c’est dit dans l’article, qu’une application qui permet de recenser les gens malades a une utilité proche de zéro s’il n’y a pas de tests de fait, y compris sur les personnes sans symptômes !

Le rôle de l’état pourrait alors être décalé :

Bref, agir comme ils agissent avec les FAI quand il s’agit d’envoyer les SMS d’alerte : l’État donne l’ordre et veille à ce que ce soit bien fait, les entreprises et prestataires s’exécutent, et la population est protégée et respectée.

L’État est là pour diriger, et émettre un cahier des charges, pas pour réfléchir à la technologie à utiliser.

Plutôt que de bricoler un truc qui va (encore) nous coûter une blinde, comme le gros fail SAIP et le re-gros-re-fail SAIP-2, ils devraient s’occuper de relancer la machine à faire des masques, des respirateurs, des tests… bref, un truc qu’on peut raisonnablement exiger d’eux, et que personne d’autre ne peut faire à leur place.

À quoi ils pensent quand ils disent que la vie privée « devrait » être respectée, ou qu’ils ne savent pas si ça sera anonyme ou pas ? S’ils veulent un truc anonyme et respectueux, ils l’imposent, point.

Bien-sûr, ceci dans le cas évident où c’est effectivement ce qu’ils veulent. En réalité, il n’est pas difficile d’imaginer que les états veulent plutôt un système tout-sauf-anonyme, surtout dans un contexte où il est à peu près sûr que les manifestations anti-macron vont reprendre de plus belle dès que ça sera possible. Un système non-anonyme serait du pain béni pour repérer les manifestants… Mais je digresse.

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Voir :

En ce qui me concerne, et je n’en ai rien à foutre de paraître égoïste ou non, je ne donnerai pas un seul centime à une quelconque quête de ce genre.

Premièrement, parce que je paye déjà des impôts, cotisations, redevances, taxes, charges, contributions ou appelez ça comme vous voulez.
Ce n'est pas moi qui a choisi de dépenser ce fric pour faire courir les enfants dans la boue en chantant la Marseillaise au lieu d’embaucher du personnel hospitalier pour les soulager de leur surcharge qui ne date absolument pas du coronavirus.

Entre les charges, la TVA, les impôt et autres taxes, on doit pas être loin de 55~60 % de ma fiche de paye qui revient à L’État avant même ou aussitôt que je l’utilise. Qu’on soit clair : je n’ai pas de problème à payer tout ça, c’est juste que ça donne la gerbe de voir comment c’est utilisé.

Ensuite, le jour où Facebook, Google, Paypal (qui font tous des campagnes de dons en ce moment, c'est bizarre hein ?) ou encore le gentil-LVMH-qui-produit-du-gel-hydroalcoolique-en-exploitant-des-ouvriers-payés-au-lance-pierre verseront également 55~60 % de leur CA à l’État, je me verrais peut-être donner pour une campagne du gouvernement.
Sauf que si elles font ça, une campagne de don ne sera plus nécessaire : rappelons que ce sont pas loin de 100 milliards d’euros qui disparaissent dans les paradis fiscaux chaque année. « Argent magique », il disait, l’autre crétin ? Ça fait combien de masques de protection faciale, ça, vous pensez ?
A la place, le gouvernement leur a donné 40 milliards en CICE et autres allègements fiscaux qu'il faut maintenant quémander aux plus pauvres.

Et deuxièmement, parce les hôpitaux et les soignants eux-mêmes, ceux qui sont vont être payés 1300 € net aujourd'hui ou demain, pour 350 heures passées à courir partout au plus près du virus et avec moins de protection que le flic qui va s'empresser de leur coller une amende pour un bout de papier qu'ils ont pas pu imprimer faute de budget pour l'imprimante de leur hôpital, ne verront jamais le moindre centime de ce pognon. Comme c'est écrit dans l'article : ce fric n'est pas pour ceux qui se tuent littéralement à sauver ce pays, mais pour les entreprises, qui certes, sont importantes, mais qui n'ont clairement pas tous besoin d'argent public (les dividendes battent des records chaque année, c'est bien que ça ne va pas si mal : après tout, quand je demande une aide au logement ou autre, on regarde mes revenus sur 2 ou 3 ans aussi, donc bon).

Et enfin, le plus triste : on parie que quand tout ça sera derrière nous, ils recommenceront à détruire le service public et à privilégier le CAC40 entre copains ?

";s:7:"content";s:3213:"

Voir :

En ce qui me concerne, et je n’en ai rien à foutre de paraître égoïste ou non, je ne donnerai pas un seul centime à une quelconque quête de ce genre.

Premièrement, parce que je paye déjà des impôts, cotisations, redevances, taxes, charges, contributions ou appelez ça comme vous voulez.
Ce n'est pas moi qui a choisi de dépenser ce fric pour faire courir les enfants dans la boue en chantant la Marseillaise au lieu d’embaucher du personnel hospitalier pour les soulager de leur surcharge qui ne date absolument pas du coronavirus.

Entre les charges, la TVA, les impôt et autres taxes, on doit pas être loin de 55~60 % de ma fiche de paye qui revient à L’État avant même ou aussitôt que je l’utilise. Qu’on soit clair : je n’ai pas de problème à payer tout ça, c’est juste que ça donne la gerbe de voir comment c’est utilisé.

Ensuite, le jour où Facebook, Google, Paypal (qui font tous des campagnes de dons en ce moment, c'est bizarre hein ?) ou encore le gentil-LVMH-qui-produit-du-gel-hydroalcoolique-en-exploitant-des-ouvriers-payés-au-lance-pierre verseront également 55~60 % de leur CA à l’État, je me verrais peut-être donner pour une campagne du gouvernement.
Sauf que si elles font ça, une campagne de don ne sera plus nécessaire : rappelons que ce sont pas loin de 100 milliards d’euros qui disparaissent dans les paradis fiscaux chaque année. « Argent magique », il disait, l’autre crétin ? Ça fait combien de masques de protection faciale, ça, vous pensez ?
A la place, le gouvernement leur a donné 40 milliards en CICE et autres allègements fiscaux qu'il faut maintenant quémander aux plus pauvres.

Et deuxièmement, parce les hôpitaux et les soignants eux-mêmes, ceux qui sont vont être payés 1300 € net aujourd'hui ou demain, pour 350 heures passées à courir partout au plus près du virus et avec moins de protection que le flic qui va s'empresser de leur coller une amende pour un bout de papier qu'ils ont pas pu imprimer faute de budget pour l'imprimante de leur hôpital, ne verront jamais le moindre centime de ce pognon. Comme c'est écrit dans l'article : ce fric n'est pas pour ceux qui se tuent littéralement à sauver ce pays, mais pour les entreprises, qui certes, sont importantes, mais qui n'ont clairement pas tous besoin d'argent public (les dividendes battent des records chaque année, c'est bien que ça ne va pas si mal : après tout, quand je demande une aide au logement ou autre, on regarde mes revenus sur 2 ou 3 ans aussi, donc bon).

Et enfin, le plus triste : on parie que quand tout ça sera derrière nous, ils recommenceront à détruire le service public et à privilégier le CAC40 entre copains ?

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Logo du Copyreich.
Je suis en train de lire le magasine NextInpact là. Y a tout un dossier sur la Hadopi, la Sacem, etc.

Plus je lis, pour je trouve que leurs méthodes sont maffieuses, à la fois car c’est bigrement bien rodé, mais aussi pour le principe.

Copie privée ? Redevance copie privée ?

Déjà, la copie privée est un droit accordé par loi à quiconque ayant acheté une œuvre d’en faire une copie pour son usage personnel.

Considérant que cette copie constitue un manque à gagner pour le producteur et pour le distributeur, la loi a accordé une redevance copie privée, censée compenser ce manque.

Ça c’est ce que disent les textes.

Dans les faits, quand on achète un CD vierge, un disque dur, un smartphone, etc., tout comme on paye l’écotaxe, on paye quelques euros pour financer cette redevance.

Une mécanique lucrative

Là où c’est carrément maffieux, c’est sur ces points :

Premier point.
La redevance copie privée n’est valable QUE sur le copiage d’une œuvre depuis une source licite (oui : premier *facepalm*). Personne n’a à payer de redevance copie privée pour un MP3 piraté. Pour le piratage, la peine c’est celle prévue pour la contrefaçon, et encore, seulement par la personne qui met le fichier à disposition, pas celui qui ne fait que télécharger.

Sauf que… l’argumentaire des majors depuis des années, voire des décennies maintenant, c’est qu’il faut augmenter la redevance, car le piratage augmente. La redevance a donc été montée. Sauf que le conseil d’État est arrivé et à dit « c’est pas comme ça que ça marche : votre argument ne tient pas, le piratage n’est pas sujet à la redevance. ».

Résultat, la Sacem a touché les centaines de millions d’euros indus. Ils vont tout rembourser, donc ? Nope ! Leurs lobbies ont réussi à utiliser une disposition particulière qui les autorise à garder les trop perçus sans avoir à effectuer un remboursement rétro-actif.

Deuxième point.
La redevance copie privée n’est applicable QUE pour les particuliers. Un professionnel, une association, une institution n’a pas à payer ça. Or, la taxe (contrairement à la TVA) est appliquée au plus haut de la chaîne de production de ces supports. Résultat : personne ne voit le montant de cette taxe quand il achète quoi que ce soit.

C’est au professionnel/asso/institution de faire les démarches pour se voir rembourser les 5~10 € pour un support numérique. Déjà, rien qu’en timbres, on est perdant, mais là n’est pas l’arnaque.
L’arnaque, c’est que la Sacem exige une facture où apparaît le montant de cette taxe. Sachant que même les magasins et les vendeurs ne la connaissent pas, ils ne peuvent pas fournir de facture avec ce montant et personne ne peut se faire rembourser…

Troisième point.
Sur toutes ces taxes perçues, il a été décidé que 25 % du montant total doit servir à promouvoir la culture : création ou financement de festivals, de concerts, etc.
Les sommes (d’après le travail de Next Inpact) semblent bien dépensées à ces fins…
… sauf que quand on cherche, ils financent en particulier les festivals dont l’organisation/la présidence/la ville est assurée par… un membre important de la Sacem, le la SACD, de l’Alpa, etc. ou par un élu qui a aidé à voter ces lois. Bref, l’argent reste entre leurs mains.
En plus de ça, on peut conjecturer que ces festivals sont à la base déjà très lucrative pour eux, sans quoi jamais ils ne les financeraient.

Malin, non ?

Quatrième point.
C’est pas terminé !
La commission copie privée est constituée de 24 membres + un président. 12 membres sont des ayants-droit (Sacem, etc.) et sur les 12 qui restent, 6 sont des associations de consommateurs et 6 des industriels.

Déjà : allez mettre d’accord des consommateurs avec des industriels, même avec le principe « l’ennemi de mon ennemi est mon ami ».
Ensuite, même si les votes sur les barèmes copie-privée sont à égalité 12 contre 12, il y a la voix du président, dont l’intérêt est le même que les ayants-droit. Bien joué, n’est-ce pas ?

Cinquième point.
Encore ? Le double paiement de la redevance. Les disques durs sont soumis à redevance (y compris par les professionnels, dans la pratique). Or, un prestataire de cloud qui achète des disques durs aura payé la redevance. Qu’à cela ne tiennent, la commission copie privée parle déjà de faire payer les consommateurs de cloud ! Donc le même espace de stockage aura été taxé deux fois !

Sixième point.
Enfin, dernier point que je soulèverais (y en a d’autres dans le magasine) : rappelons que la Hadopi est là pour servir les ayants-droit. Elle reste cependant financée par le contribuable.

Bref, comme vous voyez, c’est assez hallucinant.
D’un côté c’est affligeant et outrant, mais je ne peux aussi que rester admiratif : tant de foutage de gueule et qui arrive à rester légal, c’est quand-même beau. Même si j’imagine très bien qu’il doit y avoir des liasses de billets qui changent de main sous toutes les tables du gouvernement pour que rien ne change.

Mais ils ont raison : tant que personne ne râle, que tout le monde paye, autant continuer à arnaquer le monde. Surtout quand ils sont soutenus même par des consommateurs à qui ils ont totalement retourné le cerveau à coup de cours sur super-crapule dans les écoles.
Et puis c’est pas comme si ce modèle ne leur était exclusif.

En dehors de ne plus consommer de culture ni de disques durs, on peut toujours aller acheter ses supports de stockage à l’étranger. Après je dis ça… je ne dis rien évidemment.

Et n’oubliez pas : partager la culture n’est pas un crime mais un devoir.

";s:7:"content";s:6635:"

Logo du Copyreich.
Je suis en train de lire le magasine NextInpact là. Y a tout un dossier sur la Hadopi, la Sacem, etc.

Plus je lis, pour je trouve que leurs méthodes sont maffieuses, à la fois car c’est bigrement bien rodé, mais aussi pour le principe.

Copie privée ? Redevance copie privée ?

Déjà, la copie privée est un droit accordé par loi à quiconque ayant acheté une œuvre d’en faire une copie pour son usage personnel.

Considérant que cette copie constitue un manque à gagner pour le producteur et pour le distributeur, la loi a accordé une redevance copie privée, censée compenser ce manque.

Ça c’est ce que disent les textes.

Dans les faits, quand on achète un CD vierge, un disque dur, un smartphone, etc., tout comme on paye l’écotaxe, on paye quelques euros pour financer cette redevance.

Une mécanique lucrative

Là où c’est carrément maffieux, c’est sur ces points :

Premier point.
La redevance copie privée n’est valable QUE sur le copiage d’une œuvre depuis une source licite (oui : premier *facepalm*). Personne n’a à payer de redevance copie privée pour un MP3 piraté. Pour le piratage, la peine c’est celle prévue pour la contrefaçon, et encore, seulement par la personne qui met le fichier à disposition, pas celui qui ne fait que télécharger.

Sauf que… l’argumentaire des majors depuis des années, voire des décennies maintenant, c’est qu’il faut augmenter la redevance, car le piratage augmente. La redevance a donc été montée. Sauf que le conseil d’État est arrivé et à dit « c’est pas comme ça que ça marche : votre argument ne tient pas, le piratage n’est pas sujet à la redevance. ».

Résultat, la Sacem a touché les centaines de millions d’euros indus. Ils vont tout rembourser, donc ? Nope ! Leurs lobbies ont réussi à utiliser une disposition particulière qui les autorise à garder les trop perçus sans avoir à effectuer un remboursement rétro-actif.

Deuxième point.
La redevance copie privée n’est applicable QUE pour les particuliers. Un professionnel, une association, une institution n’a pas à payer ça. Or, la taxe (contrairement à la TVA) est appliquée au plus haut de la chaîne de production de ces supports. Résultat : personne ne voit le montant de cette taxe quand il achète quoi que ce soit.

C’est au professionnel/asso/institution de faire les démarches pour se voir rembourser les 5~10 € pour un support numérique. Déjà, rien qu’en timbres, on est perdant, mais là n’est pas l’arnaque.
L’arnaque, c’est que la Sacem exige une facture où apparaît le montant de cette taxe. Sachant que même les magasins et les vendeurs ne la connaissent pas, ils ne peuvent pas fournir de facture avec ce montant et personne ne peut se faire rembourser…

Troisième point.
Sur toutes ces taxes perçues, il a été décidé que 25 % du montant total doit servir à promouvoir la culture : création ou financement de festivals, de concerts, etc.
Les sommes (d’après le travail de Next Inpact) semblent bien dépensées à ces fins…
… sauf que quand on cherche, ils financent en particulier les festivals dont l’organisation/la présidence/la ville est assurée par… un membre important de la Sacem, le la SACD, de l’Alpa, etc. ou par un élu qui a aidé à voter ces lois. Bref, l’argent reste entre leurs mains.
En plus de ça, on peut conjecturer que ces festivals sont à la base déjà très lucrative pour eux, sans quoi jamais ils ne les financeraient.

Malin, non ?

Quatrième point.
C’est pas terminé !
La commission copie privée est constituée de 24 membres + un président. 12 membres sont des ayants-droit (Sacem, etc.) et sur les 12 qui restent, 6 sont des associations de consommateurs et 6 des industriels.

Déjà : allez mettre d’accord des consommateurs avec des industriels, même avec le principe « l’ennemi de mon ennemi est mon ami ».
Ensuite, même si les votes sur les barèmes copie-privée sont à égalité 12 contre 12, il y a la voix du président, dont l’intérêt est le même que les ayants-droit. Bien joué, n’est-ce pas ?

Cinquième point.
Encore ? Le double paiement de la redevance. Les disques durs sont soumis à redevance (y compris par les professionnels, dans la pratique). Or, un prestataire de cloud qui achète des disques durs aura payé la redevance. Qu’à cela ne tiennent, la commission copie privée parle déjà de faire payer les consommateurs de cloud ! Donc le même espace de stockage aura été taxé deux fois !

Sixième point.
Enfin, dernier point que je soulèverais (y en a d’autres dans le magasine) : rappelons que la Hadopi est là pour servir les ayants-droit. Elle reste cependant financée par le contribuable.

Bref, comme vous voyez, c’est assez hallucinant.
D’un côté c’est affligeant et outrant, mais je ne peux aussi que rester admiratif : tant de foutage de gueule et qui arrive à rester légal, c’est quand-même beau. Même si j’imagine très bien qu’il doit y avoir des liasses de billets qui changent de main sous toutes les tables du gouvernement pour que rien ne change.

Mais ils ont raison : tant que personne ne râle, que tout le monde paye, autant continuer à arnaquer le monde. Surtout quand ils sont soutenus même par des consommateurs à qui ils ont totalement retourné le cerveau à coup de cours sur super-crapule dans les écoles.
Et puis c’est pas comme si ce modèle ne leur était exclusif.

En dehors de ne plus consommer de culture ni de disques durs, on peut toujours aller acheter ses supports de stockage à l’étranger. Après je dis ça… je ne dis rien évidemment.

Et n’oubliez pas : partager la culture n’est pas un crime mais un devoir.

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Firefox peut se configurer dans les préférences, mais il y a des milliers de paramètres avancés qui sont cachés, certaines sont pourtant sympa : ce sont les paramètres dans le fameux « about:config ».

Ne faites pas n’importe quoi là-dedans (ça pourrait être problématique). Voici simplement mes réglages du moment (les anciennes listes pouvant être obsolètes).

Il n’y a pas spécialement d’ordre dans ce qui suit.

Le soulignement des mots mal orthographiés

ui.SpellCheckerUnderlineStyle



Mettez (ou créez) une clé de ce nom, de type « nombre » (ou « integer) et donnez-lui la valeur 3.

Firefox souligne les mots mal orthographiés avec de petites vaguelettes bien connues. Perso j’aime pas les vaguelettes. Je préfère un soulignement d’un seul trait, simple et plus net sur mon écran. Ce tweak permet d’avoir ça. On peut aussi obtenir un double trait, des pointillés, des points, etc. Essayez juste de changer le numéro.


Activez le correcteur orthographique dans tous les champs


layout.spellcheckDefault



Mettez cette clé, de type nombre à 2.

Par défaut, le correcteur orthographique n’est appliqué que sur les champs textes de plusieurs lignes (les textarea), pas sur les champs d’une seule ligne comme les champs de recherche, celui des pseudos, etc (les input type="text").
Ici on active ça dans tous les champs.


Le punnycode dans les url


network.IDN_show_punycode



Mettez cette clé, de type booléen à true.

Certains ont eu la bonne idée de pouvoir mettre de l’unicode dans les URL. Évidemment, il y a des tas de possibilités de phishing à cause de ça. L’encodage des caractères unicode dans les URL se fait avec le code « punnycode ». Cette manip permet de forcer Firefox à afficher ce code au lieu des caractères unicode, pour ne plus se faire avoir par un site vérolé.


Réafficher les URL complètes


browser.urlbar.trimURLs



Mettez cette clé, de type booléen à false.

Par défaut, Firefox (et les autres navigateurs) masquent une partie de l’URL (le « https:// », les paramètres « ?q=xxxx », l’ancre dans la page « #ancre »…). C’est d’une débilité sans nom et également source de confusion et de faille de sécurité de type « PEBKAC ». Ici on ré-affiche l’URL complète.


Autoriser le userChrome.css


toolkit.legacyUserProfileCustomizations.stylesheets



Mettez cette clé, de type booléen à true.

L’interface même de Firefox est elle-même en XML+CSS. Il est donc possible de le modifier comme une page web normale, en CSS. Le fichier CSS qui sert à cela est dans le dossier des préférences mais n’est pas activé par défaut. Cette modif permet de l’activer.
Ça vous sera par exemple utile si vous souhaitez avoir une barre personnelle verticale sur un des côtés de l’écran, par exemple.


Désactiver la touche de tabulation pour les liens


accessibility.tabfocus



Mettez cette clé, de type nombre à 3.

Par défaut la touche de tabulation utilisée dans une page web permet de passer d’un lien, d’un champ de texte, d’un bouton, à un autre. Si vous le mettez à 3, cela exclura les liens (les tabulations ne feront que passer d’un champ texte ou d’un bouton à l’autre (notez quand-même que la page web peut modifier l’ordre de ces tabulations, il faut le savoir quand on navigue essentiellement au clavier).


Désactivez la fermeture de Firefox au dernier onglet


browser.tabs.closeWindowWithLastTab



Mettez cette clé, de type booléen à false.

Firefox, comme tous les navigateurs désormais, fonctionnent par onglets. Quand on ferme de dernier onglet, ça ferme Firefox. Cette clé ici permet de faire en sorte que fermer le dernier onglet ne ferme que cet onglet et laisse un onglet vierge à la place, sans fermer le navigateur.


Réactiver le zoom sur les pages


browser.ui.zoom.force-user-scalable



Mettez cette clé, de type booléen à true.

Celle-ci est plutôt pour mobile (oui, les about:config fonctionne aussi sur Firefox Mobile !). Certains écervelés trouvent acceptables de désactiver le zoom sur leur page. Ceci permet de le réactiver. Merci Firefox.


Désactiver le rafraîchissement automatique de la page


accessibility.blockautorefresh



Mettez cette clé, de type booléen à true.

Certains sites publicitaires (ceux avec des encarts de presse, comme LePoint ou le Figaro) rechargent la page à intervalles réguliers, histoire de recharger les pubs et faire plus de fric sur votre dos. C’est chiant, mais ça consomme aussi des ressources système. Ici vous dites à Firefox d’empêcher le rechargement des pages.


Désactiver Pocket


extensions.pocket.enabled



Mettez cette clé, de type booléenne à false.

Pocket est un service tiers pour enregistrer des pages web pour une lecture ultérieure. Il vient pré-intégré dans Firefox, mais je n’utilise pas ça, je ne vois pas pourquoi je laisserais ça pomper mes ressources.


Activer le thème sombre


ui.systemUsesDarkTheme



Mettez cette clé, de type nombre à 1.

Certains sites ont un thème sombre en plus du thème normal. Idéalement, le système ferait passer l’interface en sombre à la tombée de la nuit. À moins d’être sur Mac OS, Windows et les systèmes Linux n’en sont pas encore là, et encore moins Firefox (généralement moins intégré que Edge ou Safari).
Firefox propose juste pour le moment de forcer le thème sombre – s’il existe – sur les pages web, avec cette clé.

Notez que le site web doit proposer ce thème et utiliser le mécanisme en CSS pour appliquer ça selon le choix du visiteur. Ils sont encore très rares à le faire (en fait je n’en connais aucun, mais peut-être que je le ferais sur mes sites). Si le site n’a pas ce qu’il faut, la page restera "normale" : ce n’est donc pas comme une extension qui assombrit toute la navigation.


Désactiver l’accès au presse-papier


dom.event.clipboardevents.enabled



Mettez cette clé, de type booléenne à false.

Certains sites veulent accéder à votre presse papier, par exemple pour copier un texte via un clic sur un bouton ou au contraire vous empêcher de copier quoi que ce soit. Ces règles intrusives et ridicules se contournent via cette clé (via).
Info : certains sites peuvent en planter complètement s’ils utilisent certains frameworks intrusifs (genre ReactJS, visiblement).


Désactiver le préfetch


network.prefetch-next



Mettez cette clé, de type booléenne à false.

Firefox peut choisir de pré-contacter un site web quand on passe le curseur au dessus d’un lien, en vue de charger la page plus rapidement quand quand on clique sur ce lien. Ceci peut accélérer un peu la navigation sur une connexion déjà rapide, mais ça peut la saturer si vous êtes toujours avec un réseau pourri en ADSL 8 Méga en pleine cambrousse (ou sur un réseau mobile en Edge).

En mettant à « false » on désactive ce pré-contact du site web.


Réduire la fréquence des sauvegardes de session


browser.sessionstore.interval



Mettez cette clé, de type nombre à 120000.

Firefox peut sauvegarder vos onglets au cas où le navigateur plante. Ça permet de ne pas perdre vos onglets, votre historique, etc. Par défaut, la session est enregistrée toutes les 15 secondes. Je trouve que ça fait quand-même beaucoup d’enregistrements (et donc beaucoup d’accès disques). Je mets cette valeur à 120 000, correspondant à 120 secondes (la valeur est en millisecondes), considérant qu’une sauvegarde toutes les deux minutes suffit amplement.


Augmenter le pixel-ratio


layout.css.devPixelsPerPx



Mettez cette clé, de type nombre à 1.2.

Perso, j’ai un écran 4K de 27 pouces. Les pixels sont minuscules et le texte peut sembler trop petit. En mettant 1.2 au lieu de -1 (valeur système), la taille d’affichage de Firefox est à 120 %. Contrairement au « zoom », cette propriété gère à la fois les pages web et l’interface de Firefox.
Je peux aussi modifier ça dans le système d’exploitation (Linux, Windows…) mais je préfère le faire juste pour Firefox, tous les programmes (notamment certains vieux jeux) ne gèrent pas tout ça très bien.

La valeur de 1.2 me va bien à moi : il est possible de mettre une autre valeur : 1.3, 1.4, etc. si vous désirez un zoom plus important.


Désactiver le popup lors du passage en plein écran


full-screen-api.warning.timeout



Mettez cette clé, de type nombre à 0.

Quand on passe en plein écran (vidéo plein écran, par exemple), Firefox affiche un petit popup qui indique le passage en plein écran avec l’astuce de la touche Échap pour en sortir.
Avec cette modif, le popup n’est pas affiché (à tester là, via le bouton « plein écran », avant et après la modif).

Merci à Guenhwyvar pour celle-ci !


Désactiver l’autoplay des vidéos/médias


media.autoplay.enabled.user-gestures-needed


Mettez cette clé, de type booléenne à true.

media.autoplay.allow-muted


Mettez (ou créez) cette clé, de type booléenne à false.

Ces deux clés remplacent l’ancienne clé media.autoplay.enabled.
La première clé permet d’autoriser les vidéos site par site via une permission (rangée au début de la barre d’adresse, comme les autres permissions).
La seconde clé désactive les vidéos sans son, qui sont lancées par défaut… mais qui consomme quand même des ressources système (CPU, mémoire, réseau).

Merci à Philippe pour cette astuce !



(Ci-dessous, dans les comms, je poste quelques autres tweaks qui peuvent servir, mais que je n’utilise pas présentement.)

";s:7:"content";s:12476:"

Firefox peut se configurer dans les préférences, mais il y a des milliers de paramètres avancés qui sont cachés, certaines sont pourtant sympa : ce sont les paramètres dans le fameux « about:config ».

Ne faites pas n’importe quoi là-dedans (ça pourrait être problématique). Voici simplement mes réglages du moment (les anciennes listes pouvant être obsolètes).

Il n’y a pas spécialement d’ordre dans ce qui suit.

Le soulignement des mots mal orthographiés

ui.SpellCheckerUnderlineStyle



Mettez (ou créez) une clé de ce nom, de type « nombre » (ou « integer) et donnez-lui la valeur 3.

Firefox souligne les mots mal orthographiés avec de petites vaguelettes bien connues. Perso j’aime pas les vaguelettes. Je préfère un soulignement d’un seul trait, simple et plus net sur mon écran. Ce tweak permet d’avoir ça. On peut aussi obtenir un double trait, des pointillés, des points, etc. Essayez juste de changer le numéro.


Activez le correcteur orthographique dans tous les champs


layout.spellcheckDefault



Mettez cette clé, de type nombre à 2.

Par défaut, le correcteur orthographique n’est appliqué que sur les champs textes de plusieurs lignes (les textarea), pas sur les champs d’une seule ligne comme les champs de recherche, celui des pseudos, etc (les input type="text").
Ici on active ça dans tous les champs.


Le punnycode dans les url


network.IDN_show_punycode



Mettez cette clé, de type booléen à true.

Certains ont eu la bonne idée de pouvoir mettre de l’unicode dans les URL. Évidemment, il y a des tas de possibilités de phishing à cause de ça. L’encodage des caractères unicode dans les URL se fait avec le code « punnycode ». Cette manip permet de forcer Firefox à afficher ce code au lieu des caractères unicode, pour ne plus se faire avoir par un site vérolé.


Réafficher les URL complètes


browser.urlbar.trimURLs



Mettez cette clé, de type booléen à false.

Par défaut, Firefox (et les autres navigateurs) masquent une partie de l’URL (le « https:// », les paramètres « ?q=xxxx », l’ancre dans la page « #ancre »…). C’est d’une débilité sans nom et également source de confusion et de faille de sécurité de type « PEBKAC ». Ici on ré-affiche l’URL complète.


Autoriser le userChrome.css


toolkit.legacyUserProfileCustomizations.stylesheets



Mettez cette clé, de type booléen à true.

L’interface même de Firefox est elle-même en XML+CSS. Il est donc possible de le modifier comme une page web normale, en CSS. Le fichier CSS qui sert à cela est dans le dossier des préférences mais n’est pas activé par défaut. Cette modif permet de l’activer.
Ça vous sera par exemple utile si vous souhaitez avoir une barre personnelle verticale sur un des côtés de l’écran, par exemple.


Désactiver la touche de tabulation pour les liens


accessibility.tabfocus



Mettez cette clé, de type nombre à 3.

Par défaut la touche de tabulation utilisée dans une page web permet de passer d’un lien, d’un champ de texte, d’un bouton, à un autre. Si vous le mettez à 3, cela exclura les liens (les tabulations ne feront que passer d’un champ texte ou d’un bouton à l’autre (notez quand-même que la page web peut modifier l’ordre de ces tabulations, il faut le savoir quand on navigue essentiellement au clavier).


Désactivez la fermeture de Firefox au dernier onglet


browser.tabs.closeWindowWithLastTab



Mettez cette clé, de type booléen à false.

Firefox, comme tous les navigateurs désormais, fonctionnent par onglets. Quand on ferme de dernier onglet, ça ferme Firefox. Cette clé ici permet de faire en sorte que fermer le dernier onglet ne ferme que cet onglet et laisse un onglet vierge à la place, sans fermer le navigateur.


Réactiver le zoom sur les pages


browser.ui.zoom.force-user-scalable



Mettez cette clé, de type booléen à true.

Celle-ci est plutôt pour mobile (oui, les about:config fonctionne aussi sur Firefox Mobile !). Certains écervelés trouvent acceptables de désactiver le zoom sur leur page. Ceci permet de le réactiver. Merci Firefox.


Désactiver le rafraîchissement automatique de la page


accessibility.blockautorefresh



Mettez cette clé, de type booléen à true.

Certains sites publicitaires (ceux avec des encarts de presse, comme LePoint ou le Figaro) rechargent la page à intervalles réguliers, histoire de recharger les pubs et faire plus de fric sur votre dos. C’est chiant, mais ça consomme aussi des ressources système. Ici vous dites à Firefox d’empêcher le rechargement des pages.


Désactiver Pocket


extensions.pocket.enabled



Mettez cette clé, de type booléenne à false.

Pocket est un service tiers pour enregistrer des pages web pour une lecture ultérieure. Il vient pré-intégré dans Firefox, mais je n’utilise pas ça, je ne vois pas pourquoi je laisserais ça pomper mes ressources.


Activer le thème sombre


ui.systemUsesDarkTheme



Mettez cette clé, de type nombre à 1.

Certains sites ont un thème sombre en plus du thème normal. Idéalement, le système ferait passer l’interface en sombre à la tombée de la nuit. À moins d’être sur Mac OS, Windows et les systèmes Linux n’en sont pas encore là, et encore moins Firefox (généralement moins intégré que Edge ou Safari).
Firefox propose juste pour le moment de forcer le thème sombre – s’il existe – sur les pages web, avec cette clé.

Notez que le site web doit proposer ce thème et utiliser le mécanisme en CSS pour appliquer ça selon le choix du visiteur. Ils sont encore très rares à le faire (en fait je n’en connais aucun, mais peut-être que je le ferais sur mes sites). Si le site n’a pas ce qu’il faut, la page restera "normale" : ce n’est donc pas comme une extension qui assombrit toute la navigation.


Désactiver l’accès au presse-papier


dom.event.clipboardevents.enabled



Mettez cette clé, de type booléenne à false.

Certains sites veulent accéder à votre presse papier, par exemple pour copier un texte via un clic sur un bouton ou au contraire vous empêcher de copier quoi que ce soit. Ces règles intrusives et ridicules se contournent via cette clé (via).
Info : certains sites peuvent en planter complètement s’ils utilisent certains frameworks intrusifs (genre ReactJS, visiblement).


Désactiver le préfetch


network.prefetch-next



Mettez cette clé, de type booléenne à false.

Firefox peut choisir de pré-contacter un site web quand on passe le curseur au dessus d’un lien, en vue de charger la page plus rapidement quand quand on clique sur ce lien. Ceci peut accélérer un peu la navigation sur une connexion déjà rapide, mais ça peut la saturer si vous êtes toujours avec un réseau pourri en ADSL 8 Méga en pleine cambrousse (ou sur un réseau mobile en Edge).

En mettant à « false » on désactive ce pré-contact du site web.


Réduire la fréquence des sauvegardes de session


browser.sessionstore.interval



Mettez cette clé, de type nombre à 120000.

Firefox peut sauvegarder vos onglets au cas où le navigateur plante. Ça permet de ne pas perdre vos onglets, votre historique, etc. Par défaut, la session est enregistrée toutes les 15 secondes. Je trouve que ça fait quand-même beaucoup d’enregistrements (et donc beaucoup d’accès disques). Je mets cette valeur à 120 000, correspondant à 120 secondes (la valeur est en millisecondes), considérant qu’une sauvegarde toutes les deux minutes suffit amplement.


Augmenter le pixel-ratio


layout.css.devPixelsPerPx



Mettez cette clé, de type nombre à 1.2.

Perso, j’ai un écran 4K de 27 pouces. Les pixels sont minuscules et le texte peut sembler trop petit. En mettant 1.2 au lieu de -1 (valeur système), la taille d’affichage de Firefox est à 120 %. Contrairement au « zoom », cette propriété gère à la fois les pages web et l’interface de Firefox.
Je peux aussi modifier ça dans le système d’exploitation (Linux, Windows…) mais je préfère le faire juste pour Firefox, tous les programmes (notamment certains vieux jeux) ne gèrent pas tout ça très bien.

La valeur de 1.2 me va bien à moi : il est possible de mettre une autre valeur : 1.3, 1.4, etc. si vous désirez un zoom plus important.


Désactiver le popup lors du passage en plein écran


full-screen-api.warning.timeout



Mettez cette clé, de type nombre à 0.

Quand on passe en plein écran (vidéo plein écran, par exemple), Firefox affiche un petit popup qui indique le passage en plein écran avec l’astuce de la touche Échap pour en sortir.
Avec cette modif, le popup n’est pas affiché (à tester là, via le bouton « plein écran », avant et après la modif).

Merci à Guenhwyvar pour celle-ci !


Désactiver l’autoplay des vidéos/médias


media.autoplay.enabled.user-gestures-needed


Mettez cette clé, de type booléenne à true.

media.autoplay.allow-muted


Mettez (ou créez) cette clé, de type booléenne à false.

Ces deux clés remplacent l’ancienne clé media.autoplay.enabled.
La première clé permet d’autoriser les vidéos site par site via une permission (rangée au début de la barre d’adresse, comme les autres permissions).
La seconde clé désactive les vidéos sans son, qui sont lancées par défaut… mais qui consomme quand même des ressources système (CPU, mémoire, réseau).

Merci à Philippe pour cette astuce !



(Ci-dessous, dans les comms, je poste quelques autres tweaks qui peuvent servir, mais que je n’utilise pas présentement.)

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Logan : Go fuck yourself.
Après les articles en 2014, 2017 et 2019, voici de nouveau un listing des pratiques énervantes sur le web, histoire de bien débuter l’année avec tout ce qu’il ne faut pas faire (du moins si vous tenez à vos lecteurs et vos clients).

Les sites qui affichent 10 % d’un article et pas le reste

Pour pousser à s’abonner…

Je sais que c’est une façon comme une autre pour attirer des clients payant, et je ne reproche pas ça, mais c’est tout de même chiant et c’est totalement de nature me faire pas du tout revenir sur le site.

Et personnellement, ça ne m’a jamais fait m’abonner à quoi que ce soit. Les seuls sites où je suis abonné (ou j’ai été), c’est soit que j’approuve la ligne éditoriale et son sérieux, soit que j’avais vraiment envie de soutenir financièrement le site (en contrepartie d’une absence de publicité, même si j’ai conservé Adblock quoi qu’il arrive).

En ce qui me concerne, les sites qui mettent ça en place, je laisse tomber la lecture de l’article, voire son partage.

Les sites qui demandent le type de carte bancaire

Lorsqu’on paye par carte bancaire… Il faut bien-sûr renseigner le numéro de la carte.
Sur certains sites mal fichus, il faut en plus renseigner le type de carte (visa, mastercard…) cette étape est aussi inutile que de devoir retaper son e-mail une seconde fois : en fait, si on a le numéro de la carte, on a son type.

En effet, si le numéro débute par 4 c’est une Visa, si elle commence par 5, c’est une Mastercard, et pour American Express, la carte commence par 34 ou 37.

Pas besoin de nous le demander.

Les sites qui demandent le BIC en plus de l’IBAN

Cette fois, c’est quand on paye par prélèvement : la seule information requise, normalement, c’est l’IBAN.
Le BIC peut se retrouver avec l’IBAN grâce à des services externes (utilisées par les banques elles-mêmes). Il est inutile de le demander en plus.

Je rappelle que l’informatique est censée nous faciliter la vie. Idéalement, tout devrait être transparent.
L’utilisateur [de l’informatique] doit voir sa vie simplifiée par l’informatique. Pas constamment interrompue par l’incompétence ou la flemme des gens qui ne savent pas faire leur travail.

Est-il possible pour l’informatique de détecter le type de carte bancaire à partir du numéro ? Oui !
Est-il possible de retrouver le BIC à partir de l’IBAN ? Oui encore !

Alors faites votre taf et dites à mon ordinateur de le faire pour moi !

Quand je paye au supermarché, je n’ai pas besoin de dire si ma carte est Visa ou Mastercard : je met la carte, tape mon code et basta. Pourquoi ça devrait être différent en ligne ?

Mention spéciale pour le site de Suez, qui demande le code banque, code guichet, clé RIB, numéro de compte. Toutes ces infos ensembles forment l’IBAN : le site pourrait les retrouver avec 2 lignes de JavaScript. Mais non, faut qu’ils nous fassent chier en nous forçant à étudier l’anatomie d’un IBAN et savoir où termine le code banque et commence le code guichet. Vous pensez qu’on a que ça à foutre de nos soirées ?

Les sites qui obligent les notification

Ça j'avais encore jamais vu : un site qui t'oblige les notifs, en nous faisant croire que c'est c'est l'antispam.

Je pense à une chose, juste comme ça, ça vous dirait d’aller vous faire voir, peut-être ?

Les sites qui refusent des adresses e-mail valides

À votre avis, c’est quoi le point commun entre les adresses suivantes ?

Réponse : ce sont toutes les adresses e-mail valides.

Pourtant, en 2019, on trouve encore des sites qui les refusent.

Des sites qui sont donc codés avec des pieds par des idiots.

Les sites qui tronquent votre mot de passe

Vous avez un mot de passe, genre ça : « /\1|>0©6є83|=027327|)8461063/=4∂©5846 ».
En dehors du fait que le site vous aura sûrement refusé les 3/4 des caractères, supposons qu’il limite le mot de passe à 10 caractères… mais sans vous le dire. Ce qu’il enregistre de son côté comme étant votre mot de passe, c’est donc ça : « /\1|>0©6є8 ».

Sauf que… quand vous vous connectez, vu que rien n’est signalé, vous tapez votre mot de passe : « /\1|>0©6є83|=027327|)8461063/=4∂©5846 » qui est donc bien-sûr différent de ce que le site a dans ses fichiers : ça ne marche donc pas.

Pire, si vous demandez de changer le mot de passe, et que vous choisissez de remettre le même mot de passe, le site va le tronquer à nouveau : là, il verra qu’il est identique à l’ancien qu’il a en mémoire et refusera de le changer.

C’est très très très con, car en fait on tourne en rond mais à aucun moment on ne nous dit quoi que ce soit.

Ben certains sites trouve que tout ça, c’est une bonne idée.
Y compris des sites officiels du gouvernement Français, en 2019 (hello, l’URSSAF et ton site plus merdique qu’une merde de chien bouffé par un chat puis rechié derrière sur votre pallier !).

Ces sites sont merdiques.
Ceux qui les codent sont des merdes.
Ne faites pas comme ceux qui codent ces sites : ne soyez pas des merdes.

(En fait, ne bloquez pas certains caractères ; n’enregistrez pas non plus des mots de passe en clair ; ne tronquez pas les mots de passe, laissez l’utilisateur mettre ce qu’il veut ; et ne vérifiez pas si le nouveau mot de passe est identique à l’ancien : ça ne sert à rien et c’est dangereux).

Le scroll infini

Genre sur Youtube avec les commentaires : si t’arrives en bas des 20 premiers commentaires, les 20 prochains se chargent automatique et on scrolle de nouveau, et ainsi de suite. Twitter, Tumblr, Instagram et d’autres font pareil.

Ça peut semble sympa… jusqu’à ce que t’as besoin de cliquer sur les liens en bas de la page ! C’est… impossible !

Malin, non ? Non.

Dans ce cas mettez les liens sur un côté, pas en bas, ou faites les choses de façon intelligente : attendez que l’utilisateur clique sur « voir la suite » après les 20 premiers commentaires (pas les fois d’après). Good Guy DeviantArt fait ça par exemple, DeviantArt est bien foutu. Faites comme DeviantArt.

Les sites qui se bloquent après quelques coups de scroll

L’inverse du scroll infini : le scroll limité. Typiquement : Pinterest ou Instagram version web.

La page marche… au début. Sauf que comme la page est un gigantesque mur d’images, tu défile vers le bas et… *paf* : un gros popup infermable qui te demande de t’inscrire pour continuer. Impossible de virer le message et la page n’est plus scrollable.

Le plus hideux dans l’histoire, c’est que c’est implémenté à bas coût : en effet, il suffit d’ouvrir les outils de développeurs, de virer la surcouche du popup et de réactiver le scroll. Là ça marche de nouveau. Cette manip se fait en 10 secondes, mais c’est chiant quand-même.

Après j’ai déjà vu aussi des sites qui ne fonctionnent plus quand on ouvre les outils de développement. Je ne sais pas comment ça marche, mais le JS effectue alors un point d’arrêt et le script du site se bloque complètement. Espérons que ça ne se répande pas trop.

Les sites qui partagent tes infos personnelles

Alors là, je dis chapeau à Free (le fournisseur internet).

Quand j’ai déménagé, j’étais incapable de retrouver le numéro téléphonique de la ligne de mon appartement. Personne ne l’avait.

Il existait des méthodes pour le retrouver à partir des tests d’éligibilité d’Orange ou de SFR, mais aucun ne marchent aujourd’hui. J’y suis parvenu, cela dit, mais grâce à Free.

Dans les requêtes réseau en Ajax, il était fait état d’une requête avec un numéro à 20 chiffres du style 30343730313233343536. Maintenant virez tous les « 3 » en position impaire et on obtient ça : 0470123456… soit le numéro de la ligne !
Fallait le voir, mais je l’ai vu… après deux jours, certes, et ça m’a aidé, mais c’est quand-même grossier.

";s:7:"content";s:9648:"

Logan : Go fuck yourself.
Après les articles en 2014, 2017 et 2019, voici de nouveau un listing des pratiques énervantes sur le web, histoire de bien débuter l’année avec tout ce qu’il ne faut pas faire (du moins si vous tenez à vos lecteurs et vos clients).

Les sites qui affichent 10 % d’un article et pas le reste

Pour pousser à s’abonner…

Je sais que c’est une façon comme une autre pour attirer des clients payant, et je ne reproche pas ça, mais c’est tout de même chiant et c’est totalement de nature me faire pas du tout revenir sur le site.

Et personnellement, ça ne m’a jamais fait m’abonner à quoi que ce soit. Les seuls sites où je suis abonné (ou j’ai été), c’est soit que j’approuve la ligne éditoriale et son sérieux, soit que j’avais vraiment envie de soutenir financièrement le site (en contrepartie d’une absence de publicité, même si j’ai conservé Adblock quoi qu’il arrive).

En ce qui me concerne, les sites qui mettent ça en place, je laisse tomber la lecture de l’article, voire son partage.

Les sites qui demandent le type de carte bancaire

Lorsqu’on paye par carte bancaire… Il faut bien-sûr renseigner le numéro de la carte.
Sur certains sites mal fichus, il faut en plus renseigner le type de carte (visa, mastercard…) cette étape est aussi inutile que de devoir retaper son e-mail une seconde fois : en fait, si on a le numéro de la carte, on a son type.

En effet, si le numéro débute par 4 c’est une Visa, si elle commence par 5, c’est une Mastercard, et pour American Express, la carte commence par 34 ou 37.

Pas besoin de nous le demander.

Les sites qui demandent le BIC en plus de l’IBAN

Cette fois, c’est quand on paye par prélèvement : la seule information requise, normalement, c’est l’IBAN.
Le BIC peut se retrouver avec l’IBAN grâce à des services externes (utilisées par les banques elles-mêmes). Il est inutile de le demander en plus.

Je rappelle que l’informatique est censée nous faciliter la vie. Idéalement, tout devrait être transparent.
L’utilisateur [de l’informatique] doit voir sa vie simplifiée par l’informatique. Pas constamment interrompue par l’incompétence ou la flemme des gens qui ne savent pas faire leur travail.

Est-il possible pour l’informatique de détecter le type de carte bancaire à partir du numéro ? Oui !
Est-il possible de retrouver le BIC à partir de l’IBAN ? Oui encore !

Alors faites votre taf et dites à mon ordinateur de le faire pour moi !

Quand je paye au supermarché, je n’ai pas besoin de dire si ma carte est Visa ou Mastercard : je met la carte, tape mon code et basta. Pourquoi ça devrait être différent en ligne ?

Mention spéciale pour le site de Suez, qui demande le code banque, code guichet, clé RIB, numéro de compte. Toutes ces infos ensembles forment l’IBAN : le site pourrait les retrouver avec 2 lignes de JavaScript. Mais non, faut qu’ils nous fassent chier en nous forçant à étudier l’anatomie d’un IBAN et savoir où termine le code banque et commence le code guichet. Vous pensez qu’on a que ça à foutre de nos soirées ?

Les sites qui obligent les notification

Ça j'avais encore jamais vu : un site qui t'oblige les notifs, en nous faisant croire que c'est c'est l'antispam.

Je pense à une chose, juste comme ça, ça vous dirait d’aller vous faire voir, peut-être ?

Les sites qui refusent des adresses e-mail valides

À votre avis, c’est quoi le point commun entre les adresses suivantes ?

Réponse : ce sont toutes les adresses e-mail valides.

Pourtant, en 2019, on trouve encore des sites qui les refusent.

Des sites qui sont donc codés avec des pieds par des idiots.

Les sites qui tronquent votre mot de passe

Vous avez un mot de passe, genre ça : « /\1|>0©6є83|=027327|)8461063/=4∂©5846 ».
En dehors du fait que le site vous aura sûrement refusé les 3/4 des caractères, supposons qu’il limite le mot de passe à 10 caractères… mais sans vous le dire. Ce qu’il enregistre de son côté comme étant votre mot de passe, c’est donc ça : « /\1|>0©6є8 ».

Sauf que… quand vous vous connectez, vu que rien n’est signalé, vous tapez votre mot de passe : « /\1|>0©6є83|=027327|)8461063/=4∂©5846 » qui est donc bien-sûr différent de ce que le site a dans ses fichiers : ça ne marche donc pas.

Pire, si vous demandez de changer le mot de passe, et que vous choisissez de remettre le même mot de passe, le site va le tronquer à nouveau : là, il verra qu’il est identique à l’ancien qu’il a en mémoire et refusera de le changer.

C’est très très très con, car en fait on tourne en rond mais à aucun moment on ne nous dit quoi que ce soit.

Ben certains sites trouve que tout ça, c’est une bonne idée.
Y compris des sites officiels du gouvernement Français, en 2019 (hello, l’URSSAF et ton site plus merdique qu’une merde de chien bouffé par un chat puis rechié derrière sur votre pallier !).

Ces sites sont merdiques.
Ceux qui les codent sont des merdes.
Ne faites pas comme ceux qui codent ces sites : ne soyez pas des merdes.

(En fait, ne bloquez pas certains caractères ; n’enregistrez pas non plus des mots de passe en clair ; ne tronquez pas les mots de passe, laissez l’utilisateur mettre ce qu’il veut ; et ne vérifiez pas si le nouveau mot de passe est identique à l’ancien : ça ne sert à rien et c’est dangereux).

Le scroll infini

Genre sur Youtube avec les commentaires : si t’arrives en bas des 20 premiers commentaires, les 20 prochains se chargent automatique et on scrolle de nouveau, et ainsi de suite. Twitter, Tumblr, Instagram et d’autres font pareil.

Ça peut semble sympa… jusqu’à ce que t’as besoin de cliquer sur les liens en bas de la page ! C’est… impossible !

Malin, non ? Non.

Dans ce cas mettez les liens sur un côté, pas en bas, ou faites les choses de façon intelligente : attendez que l’utilisateur clique sur « voir la suite » après les 20 premiers commentaires (pas les fois d’après). Good Guy DeviantArt fait ça par exemple, DeviantArt est bien foutu. Faites comme DeviantArt.

Les sites qui se bloquent après quelques coups de scroll

L’inverse du scroll infini : le scroll limité. Typiquement : Pinterest ou Instagram version web.

La page marche… au début. Sauf que comme la page est un gigantesque mur d’images, tu défile vers le bas et… *paf* : un gros popup infermable qui te demande de t’inscrire pour continuer. Impossible de virer le message et la page n’est plus scrollable.

Le plus hideux dans l’histoire, c’est que c’est implémenté à bas coût : en effet, il suffit d’ouvrir les outils de développeurs, de virer la surcouche du popup et de réactiver le scroll. Là ça marche de nouveau. Cette manip se fait en 10 secondes, mais c’est chiant quand-même.

Après j’ai déjà vu aussi des sites qui ne fonctionnent plus quand on ouvre les outils de développement. Je ne sais pas comment ça marche, mais le JS effectue alors un point d’arrêt et le script du site se bloque complètement. Espérons que ça ne se répande pas trop.

Les sites qui partagent tes infos personnelles

Alors là, je dis chapeau à Free (le fournisseur internet).

Quand j’ai déménagé, j’étais incapable de retrouver le numéro téléphonique de la ligne de mon appartement. Personne ne l’avait.

Il existait des méthodes pour le retrouver à partir des tests d’éligibilité d’Orange ou de SFR, mais aucun ne marchent aujourd’hui. J’y suis parvenu, cela dit, mais grâce à Free.

Dans les requêtes réseau en Ajax, il était fait état d’une requête avec un numéro à 20 chiffres du style 30343730313233343536. Maintenant virez tous les « 3 » en position impaire et on obtient ça : 0470123456… soit le numéro de la ligne !
Fallait le voir, mais je l’ai vu… après deux jours, certes, et ça m’a aidé, mais c’est quand-même grossier.

";s:7:"dateiso";s:15:"20200108_191612";}s:15:"20200101_160303";a:7:{s:5:"title";s:63:"Bonne 2020ème révolution circum-solaire de l’ère commune !";s:4:"link";s:109:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2020/01/01/16/03/03-bonne-2020eme-revolution-circum-solaire-de-lere-commune";s:4:"guid";s:22:"20200101160303-article";s:7:"pubDate";s:31:"Wed, 01 Jan 2020 16:03:03 +0100";s:11:"description";s:4311:"

Le Soleil dans le ciel.
Ça fait longtemps que je ne m’étais pas adonné à un « joyeux-whatever » sur ce site, mais il semble que ça ait manqué, donc me voici (c’est pour toi Enky !) :)

Donc après avoir passé un Newtonmas et avoir festoyé pour célébrer la fin des jours courts et la promesse astronomique des jours plus longs, j’espère que tout le monde a bien remis ça pour célébrer cette fois une date que l’on a arbitrairement posée là pour marquer le début d’une révolution de notre petite planète tellurique autour de notre petite étoile de type naine jaune.

Il semble que ce soit la deux mille vingtième célébration de ce genre depuis le début de ce qu’on appelle l’ère-commune.

D’ici quelques jours, bien-que personne ne fête ça (bizarrement), on pourrait recommencer ça une troisième fois car ça sera le début d’une nouvelle année anomalistique : la période séparant deux passages de la Terre par le périhélie. Le périhélie, c’est le point de l’orbite qui est au plus proche du Soleil et il tombe généralement dans les premiers jours du calendrier civil, en l’occurrence, cette année, ce sera le 5 janvier à 08h du matin (si vous avez des gosses qui vous réveillent en fanfare tous les matins du dernier jour de vos vacances de Newtonmas, ben c’est probablement pas ça qu’ils fêtent, mais au moins cette fois ils auront une bonne raison de le faire.

Ceci étant dit, j’espère que durant cette prochaine révolution de notre Terre, vous vivrez bien et en bonne santé et que vous pourrez faire ce que vous vouliez déjà faire l’an dernier avant d’être pris d’une crise de flemite tellement aiguë qu’elle ferait péter un verre en cristal rempli de jus de pomme qui pique.


En ce qui me concerne, et ce qui concerne mon (mes) sites, je ne promets pas de publier davantage, mais je vais essayer de reprendre un peu l’écriture ici.

L’an dernier, et l’année d’avant ont été un peu dures pour moi sur un plan personnel, mais j’espère avoir remis un peu d’équilibre dans les forces agissant dessus pour en diminuer l’entropie, me laissant ainsi du temps et de l’énergie pour faire ce que je veux faire moi-même ici.

Je remercie énormément ceux qui m’ont continuellement envoyé des messages, des e-mails (que je lis tous, même si je tarde parfois à répondre), voire des cadeaux (récemment un jeu Game-Boy Color que je recherchais depuis longtemps !), de la thune sur Tipeee, ou m’ont rendu service d’une façon ou d’une autre, en ligne ou hors-ligne.

L’an dernier, ce site a atteint ses 10 ans révolus. J’espère bien pouvoir continuer tout ça pour les 10 ans qui viennent, avec vous : je sais que certains d’entre vous me lisent depuis le début, et je trouve ça incroyable.

Juste quelques chiffres désormais : ce site seul (lehollandaisvolant.net) a enregistré 159 millions de pages vues depuis le début (environ 20 millions en 2019), pour plus d’un million de visiteurs uniques sur l’année. Et le mieux, c’est que mon blog scientifique (couleur-science.eu), est désormais depuis quelques temps déjà le plus visité. Le tout, sans publicité intrusive ni scripts tiers qui siphonnent vos données pour les revendre (pour le dire autrement : si j’avais eu juste un centime à chaque visite, j’aurais pu m’acheter une Tesla Roadster 2020 :p).


Pour conclure, ben, profitez de la vie, même si c’est parfois dur.
On est là, alors autant faire ce qu’on peut pour bien le vivre et faire en sorte que les autres y arrivent aussi.

À bientôt !

image de Chris Barbalis

";s:7:"content";s:4317:"

Le Soleil dans le ciel.
Ça fait longtemps que je ne m’étais pas adonné à un « joyeux-whatever » sur ce site, mais il semble que ça ait manqué, donc me voici (c’est pour toi Enky !) :)

Donc après avoir passé un Newtonmas et avoir festoyé pour célébrer la fin des jours courts et la promesse astronomique des jours plus longs, j’espère que tout le monde a bien remis ça pour célébrer cette fois une date que l’on a arbitrairement posée là pour marquer le début d’une révolution de notre petite planète tellurique autour de notre petite étoile de type naine jaune.

Il semble que ce soit la deux mille vingtième célébration de ce genre depuis le début de ce qu’on appelle l’ère-commune.

D’ici quelques jours, bien-que personne ne fête ça (bizarrement), on pourrait recommencer ça une troisième fois car ça sera le début d’une nouvelle année anomalistique : la période séparant deux passages de la Terre par le périhélie. Le périhélie, c’est le point de l’orbite qui est au plus proche du Soleil et il tombe généralement dans les premiers jours du calendrier civil, en l’occurrence, cette année, ce sera le 5 janvier à 08h du matin (si vous avez des gosses qui vous réveillent en fanfare tous les matins du dernier jour de vos vacances de Newtonmas, ben c’est probablement pas ça qu’ils fêtent, mais au moins cette fois ils auront une bonne raison de le faire.

Ceci étant dit, j’espère que durant cette prochaine révolution de notre Terre, vous vivrez bien et en bonne santé et que vous pourrez faire ce que vous vouliez déjà faire l’an dernier avant d’être pris d’une crise de flemite tellement aiguë qu’elle ferait péter un verre en cristal rempli de jus de pomme qui pique.


En ce qui me concerne, et ce qui concerne mon (mes) sites, je ne promets pas de publier davantage, mais je vais essayer de reprendre un peu l’écriture ici.

L’an dernier, et l’année d’avant ont été un peu dures pour moi sur un plan personnel, mais j’espère avoir remis un peu d’équilibre dans les forces agissant dessus pour en diminuer l’entropie, me laissant ainsi du temps et de l’énergie pour faire ce que je veux faire moi-même ici.

Je remercie énormément ceux qui m’ont continuellement envoyé des messages, des e-mails (que je lis tous, même si je tarde parfois à répondre), voire des cadeaux (récemment un jeu Game-Boy Color que je recherchais depuis longtemps !), de la thune sur Tipeee, ou m’ont rendu service d’une façon ou d’une autre, en ligne ou hors-ligne.

L’an dernier, ce site a atteint ses 10 ans révolus. J’espère bien pouvoir continuer tout ça pour les 10 ans qui viennent, avec vous : je sais que certains d’entre vous me lisent depuis le début, et je trouve ça incroyable.

Juste quelques chiffres désormais : ce site seul (lehollandaisvolant.net) a enregistré 159 millions de pages vues depuis le début (environ 20 millions en 2019), pour plus d’un million de visiteurs uniques sur l’année. Et le mieux, c’est que mon blog scientifique (couleur-science.eu), est désormais depuis quelques temps déjà le plus visité. Le tout, sans publicité intrusive ni scripts tiers qui siphonnent vos données pour les revendre (pour le dire autrement : si j’avais eu juste un centime à chaque visite, j’aurais pu m’acheter une Tesla Roadster 2020 :p).


Pour conclure, ben, profitez de la vie, même si c’est parfois dur.
On est là, alors autant faire ce qu’on peut pour bien le vivre et faire en sorte que les autres y arrivent aussi.

À bientôt !

image de Chris Barbalis

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i
Ceci est la suite de ce post.
Pour résumer, j’ai par hasard pu voir une série de 60 satellites à la queue dans le ciel nocturne le jour de Noël. Ces satellites sont en orbite depuis moins d’un an (et probablement s’agit-il de la série lancée il y a à peine un mois) et c’est la première fois que je vois un truc comme ça.

C’est à la fois flippant et magnifique : flippant car c’est la première fois qu’on voyait un truc comme ça (et heureusement qu’on savait ce que c’était), et magnifique car c’est juste le futur qui s’ouvre et qui traverse le ciel (qu’on n’aime ou non).

Mais c’est pas sur ça que je voulais insister dans cet article.

En fait, même si vous avez déjà levé les yeux et vu quelques étoiles, et si vous avez trouvé ça plutôt joli, alors refaites-le. Mais plus longtemps.

Si vous êtes à la campagne et que le ciel est dégagé, profitez-en : éteignez toutes les lumières extérieures et regardez le ciel pendant 15 minutes.
Laissez vos yeux s’acclimater à l’obscurité et voir de nouvelles étoiles, plus lointaines ou plus petites, en tout cas moins lumineuses, devenir visibles. Il y en a des milliers.

Si vous avez un smartphone, laissez-le éteint d’abord : sa luminosité risque de vous éblouir et vous ne verrez plus rien.
Prenez une boussole aussi, et tournez-vous vers le Nord. Cherchez la Grande Ourse (ou « grande casserole »). Si vous savez déjà la trouver, essayez de trouver la Petite Ourse : elle est plus haute dans le ciel, environ moitié moins grande, retournée par rapport à la Grande, et la queue de la casserole est courbée dans l’autre sens. Elle est nettement plus difficile à trouver, car ses étoiles sont moins lumineuses et cette partie du ciel est plus éclairée. Si vous la voyez, repérez alors l’étoile au bout de sa queue : c’est l’étoile polaire. Cette étoile permet de trouver le nord. Aussi, quand la terre tourne, les étoiles semblent se déplacer dans le ciel au cours de la nuit (comme le Soleil se déplace dans le ciel visible). L’étoile polaire, elle, restera globalement au même endroit.

Si vous voyez une bande lumineuse traverser le ciel (comme ici, presque dans le même axe que les satellites) ce ne sont pas des nuages. Enfin si, mais pas des nuages terrestres : il s’agit de la Voie Lactée, notre galaxie. Ce qu’on voit c’est le centre de la galaxie, nettement plus dense en étoiles et en poussière d’étoile que le reste du ciel. On voit le centre de la galaxie depuis la Terre, qui est elle-même environ aux 2/3 de son bord.

Une fois que l’observation à l’œil nu est finie, essayez avec une simple jumelle, n’importe lesquelles : Vous verrez encore plus d’étoiles !
Si la Lune est visible, observez-la aussi ! À l’œil, notre Lune est juste ronde et lumineuse avec des tâches, mais rien qu’avec les jumelles vous la verrez déjà bien mieux : vous verrez les montagnes, les reliefs, les monts et les plaines (qu’on appelle les « mers », bien qu’il n’y a pas d’eau).

Si la Lune est croissante ou décroissante c’est encore mieux : si vous observez à la jumelle la partie croissante, vous pouvez apercevoir l’ombre des montagnes éclairées par le Soleil (située sous l’horizon terrestre, donc) portée sur les plaines lunaires. Le contraste est très visible et c’est magnifique. Essayez !

Enfin, si votre téléphone portable a un appareil photo et dispose en plus d’un mode « manuel » (en plus des modes habituels « auto », « portrait », « panoramique », etc.), apprenez à bidouiller les paramètres que sont la luminosité, l’ISO, le temps d’exposition, le contraste… Regardez ce que ça fait sur vos photos (pas forcément de nuit) et apprenez à utiliser ça.

Sur mes photos du ciel nocturne, j’utilise un ISO élevé, avec une durée d’exposition très longue : le ciel nocturne en devient très lumineuse et on voit les satellites laisser leur signature lorsqu’ils se déplacent. Bien-sûr, l’image reste brouillée et pas spécialement nette : ça reste un téléphone avec un capteur photographique grand public, mais c’est déjà pas mal.
Évidemment, on peut prendre plein d’autres choses en photo comme et le résultat est parfois captivant (comme ce feu en très courte durée d’exposition, ou de nouveau des flammes avec une exposition prolongée).
Ce n’est pas forcément du grand art, mais c’est plutôt joli quand-même pour ce genre d’appareil et pour un utilisateur lambda sans formation photographique.

Et encore, tout ça c’est sans utiliser les filtres correctifs appliqués après le cliché : là aussi, apprenez à utiliser votre téléphone, votre appareil photo : ajustez la luminosité et le contraste (et souvent les deux en même temps) et voyez comment cela peut améliorer vos clichés. En jouant un peu, on peut obtenir ce genre de photos (ici le filament d’une lampe à incandescence). C’est plutôt pas mal.

Rien ne remplacera un bon photographe qui utilise activement son savoir-faire et son matériel pour immortaliser une scène quelconque en œuvre d’art, mais si vous avez déjà un smartphone avec un appareil photo, alors vous avez déjà de quoi faire des trucs sympas et hors du commun (genre ça, oui, encore du feu).

Pour résumer : observez le ciel nocturne, peut-être vous verrez des choses sympas et très probablement vous apprendrez quelque chose. Et apprenez à utiliser votre appareil photo de smartphone : tirez-en tout le potentiel possible : ça ne pourra toujours qu’être bénéfique, un jour ou l’autre, pour vos photos ! Même si ce n’est pas un appareil à 10 000 €, il est capable de bien plus que de prendre juste des photos standards, il faut le savoir.

Pour finir, quelques liens :

(Merci Philippe pour les liens !)

";s:7:"content";s:7406:"

i
Ceci est la suite de ce post.
Pour résumer, j’ai par hasard pu voir une série de 60 satellites à la queue dans le ciel nocturne le jour de Noël. Ces satellites sont en orbite depuis moins d’un an (et probablement s’agit-il de la série lancée il y a à peine un mois) et c’est la première fois que je vois un truc comme ça.

C’est à la fois flippant et magnifique : flippant car c’est la première fois qu’on voyait un truc comme ça (et heureusement qu’on savait ce que c’était), et magnifique car c’est juste le futur qui s’ouvre et qui traverse le ciel (qu’on n’aime ou non).

Mais c’est pas sur ça que je voulais insister dans cet article.

En fait, même si vous avez déjà levé les yeux et vu quelques étoiles, et si vous avez trouvé ça plutôt joli, alors refaites-le. Mais plus longtemps.

Si vous êtes à la campagne et que le ciel est dégagé, profitez-en : éteignez toutes les lumières extérieures et regardez le ciel pendant 15 minutes.
Laissez vos yeux s’acclimater à l’obscurité et voir de nouvelles étoiles, plus lointaines ou plus petites, en tout cas moins lumineuses, devenir visibles. Il y en a des milliers.

Si vous avez un smartphone, laissez-le éteint d’abord : sa luminosité risque de vous éblouir et vous ne verrez plus rien.
Prenez une boussole aussi, et tournez-vous vers le Nord. Cherchez la Grande Ourse (ou « grande casserole »). Si vous savez déjà la trouver, essayez de trouver la Petite Ourse : elle est plus haute dans le ciel, environ moitié moins grande, retournée par rapport à la Grande, et la queue de la casserole est courbée dans l’autre sens. Elle est nettement plus difficile à trouver, car ses étoiles sont moins lumineuses et cette partie du ciel est plus éclairée. Si vous la voyez, repérez alors l’étoile au bout de sa queue : c’est l’étoile polaire. Cette étoile permet de trouver le nord. Aussi, quand la terre tourne, les étoiles semblent se déplacer dans le ciel au cours de la nuit (comme le Soleil se déplace dans le ciel visible). L’étoile polaire, elle, restera globalement au même endroit.

Si vous voyez une bande lumineuse traverser le ciel (comme ici, presque dans le même axe que les satellites) ce ne sont pas des nuages. Enfin si, mais pas des nuages terrestres : il s’agit de la Voie Lactée, notre galaxie. Ce qu’on voit c’est le centre de la galaxie, nettement plus dense en étoiles et en poussière d’étoile que le reste du ciel. On voit le centre de la galaxie depuis la Terre, qui est elle-même environ aux 2/3 de son bord.

Une fois que l’observation à l’œil nu est finie, essayez avec une simple jumelle, n’importe lesquelles : Vous verrez encore plus d’étoiles !
Si la Lune est visible, observez-la aussi ! À l’œil, notre Lune est juste ronde et lumineuse avec des tâches, mais rien qu’avec les jumelles vous la verrez déjà bien mieux : vous verrez les montagnes, les reliefs, les monts et les plaines (qu’on appelle les « mers », bien qu’il n’y a pas d’eau).

Si la Lune est croissante ou décroissante c’est encore mieux : si vous observez à la jumelle la partie croissante, vous pouvez apercevoir l’ombre des montagnes éclairées par le Soleil (située sous l’horizon terrestre, donc) portée sur les plaines lunaires. Le contraste est très visible et c’est magnifique. Essayez !

Enfin, si votre téléphone portable a un appareil photo et dispose en plus d’un mode « manuel » (en plus des modes habituels « auto », « portrait », « panoramique », etc.), apprenez à bidouiller les paramètres que sont la luminosité, l’ISO, le temps d’exposition, le contraste… Regardez ce que ça fait sur vos photos (pas forcément de nuit) et apprenez à utiliser ça.

Sur mes photos du ciel nocturne, j’utilise un ISO élevé, avec une durée d’exposition très longue : le ciel nocturne en devient très lumineuse et on voit les satellites laisser leur signature lorsqu’ils se déplacent. Bien-sûr, l’image reste brouillée et pas spécialement nette : ça reste un téléphone avec un capteur photographique grand public, mais c’est déjà pas mal.
Évidemment, on peut prendre plein d’autres choses en photo comme et le résultat est parfois captivant (comme ce feu en très courte durée d’exposition, ou de nouveau des flammes avec une exposition prolongée).
Ce n’est pas forcément du grand art, mais c’est plutôt joli quand-même pour ce genre d’appareil et pour un utilisateur lambda sans formation photographique.

Et encore, tout ça c’est sans utiliser les filtres correctifs appliqués après le cliché : là aussi, apprenez à utiliser votre téléphone, votre appareil photo : ajustez la luminosité et le contraste (et souvent les deux en même temps) et voyez comment cela peut améliorer vos clichés. En jouant un peu, on peut obtenir ce genre de photos (ici le filament d’une lampe à incandescence). C’est plutôt pas mal.

Rien ne remplacera un bon photographe qui utilise activement son savoir-faire et son matériel pour immortaliser une scène quelconque en œuvre d’art, mais si vous avez déjà un smartphone avec un appareil photo, alors vous avez déjà de quoi faire des trucs sympas et hors du commun (genre ça, oui, encore du feu).

Pour résumer : observez le ciel nocturne, peut-être vous verrez des choses sympas et très probablement vous apprendrez quelque chose. Et apprenez à utiliser votre appareil photo de smartphone : tirez-en tout le potentiel possible : ça ne pourra toujours qu’être bénéfique, un jour ou l’autre, pour vos photos ! Même si ce n’est pas un appareil à 10 000 €, il est capable de bien plus que de prendre juste des photos standards, il faut le savoir.

Pour finir, quelques liens :

(Merci Philippe pour les liens !)

";s:7:"dateiso";s:15:"20191226_144116";}s:15:"20191213_182039";a:7:{s:5:"title";s:54:"Firefox 72 : placer la barre personnelle verticalement";s:4:"link";s:106:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2019/12/13/18/20/39-firefox-72-placer-la-barre-personnelle-verticalement";s:4:"guid";s:22:"20191213182039-article";s:7:"pubDate";s:31:"Fri, 13 Dec 2019 18:20:39 +0100";s:11:"description";s:3408:"

i



C’est déjà la seconde fois que je fais un article pour cette astuce.
À chaque fois, je dois refaire ça car la mise à jour de Firefox casse le code précédent. Mais ce n’est pas trop grave.

Mon précédent article a un peu plus de deux ans et concernait Firefox 57.
L’astuce n’était pas parfaite, mais faisait son job. Ici, c’est une mise à jour du script.

Commencez par mettre toolkit.legacyUserProfileCustomizations.stylesheets à true dans le about:config.

Ensuite, voici le nouveau code, à placer dans le fichier userChrome.css.

Ce fichier se trouve dans le dossier chrome/ du dossier de profil de Firefox.
Pour trouver le dossier du profile, copiez ceci dans la barre d’adresse et ça vous donnera le chemin vers le dossier du profile : about:profiles. Allez dans ce dossier, puis allez dans le sous-dossier chrome (s’il ne s’y trouve pas, créez-le).
Créez ensuite un fichier userChrome.css (attention : c’est un fichier .css, il ne faut pas qu’il y ait le .txt à la fin).

Copiez-collez-y ce code à la fin :


#PersonalToolbar {
	position: fixed!important;
	right: 0px!important;
	top: 38px!important;
	height: 35px!important;
	transform-origin: bottom right!important;
	transform: rotate(-90deg)!important;
	z-index: 1200!important;
	display: inline-flex!important;
	width: 100%;
	flex-direction: row-reverse;
}

#personal-bookmarks {
	transform: rotate(180deg)!important;
	width: 100%!important;
}

.bookmark-item {
	transform: rotate(-90deg)!important;
}


#browser,
#browser-bottombox {
	margin-right: 35px!important;
}


#main-window[inFullscreen="true"] #PersonalToolbar {
	visibility: collapse !important;
}

#main-window[inFullscreen="true"] #browser,
#main-window[inFullscreen="true"] #browser-bottombox {
	margin-right: 0!important;
}

Le code pour le bug du plein écran provient de (merci à smokey desperado pour le lien).
Désormais, la barre ne sera plus visible ni en plein écran, ni avec une vidéo en plein écran.

Le résultat est comme le précédent, si vous utilisiez ça :

Capture d’écran de Firefox avec la barre de favoris verticale sur la droite.
Enjoy !


ÉDIT : si ça ne marche pas (en particulier sous Windows), vous pouvez voir ce fil : le code est tout ici (un grand merci, Amine !)

";s:7:"content";s:3414:"

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C’est déjà la seconde fois que je fais un article pour cette astuce.
À chaque fois, je dois refaire ça car la mise à jour de Firefox casse le code précédent. Mais ce n’est pas trop grave.

Mon précédent article a un peu plus de deux ans et concernait Firefox 57.
L’astuce n’était pas parfaite, mais faisait son job. Ici, c’est une mise à jour du script.

Commencez par mettre toolkit.legacyUserProfileCustomizations.stylesheets à true dans le about:config.

Ensuite, voici le nouveau code, à placer dans le fichier userChrome.css.

Ce fichier se trouve dans le dossier chrome/ du dossier de profil de Firefox.
Pour trouver le dossier du profile, copiez ceci dans la barre d’adresse et ça vous donnera le chemin vers le dossier du profile : about:profiles. Allez dans ce dossier, puis allez dans le sous-dossier chrome (s’il ne s’y trouve pas, créez-le).
Créez ensuite un fichier userChrome.css (attention : c’est un fichier .css, il ne faut pas qu’il y ait le .txt à la fin).

Copiez-collez-y ce code à la fin :


#PersonalToolbar {
	position: fixed!important;
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	top: 38px!important;
	height: 35px!important;
	transform-origin: bottom right!important;
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	flex-direction: row-reverse;
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#browser,
#browser-bottombox {
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#main-window[inFullscreen="true"] #PersonalToolbar {
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#main-window[inFullscreen="true"] #browser,
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Le code pour le bug du plein écran provient de (merci à smokey desperado pour le lien).
Désormais, la barre ne sera plus visible ni en plein écran, ni avec une vidéo en plein écran.

Le résultat est comme le précédent, si vous utilisiez ça :

Capture d’écran de Firefox avec la barre de favoris verticale sur la droite.
Enjoy !


ÉDIT : si ça ne marche pas (en particulier sous Windows), vous pouvez voir ce fil : le code est tout ici (un grand merci, Amine !)

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Une voiture de Boomer.
Il n’aura pas fallu longtemps : l’expression « OK Boomer » est désormais officiellement de la discrimination anti-vieux.

J’imagine qu’ils vont faire une loi pour ça bientôt, vu que ceux qui les font sont tous des boomers.

Dans ce cas moi aussi je demande une loi.

Une loi qui condamne à six ans de retraite en moins, chaque articulation d’un « t’es trop jeune pour comprendre », de « c’est un peu court jeune homme » (et sa réponse appropriée), « le service militaire, ça vous ferait du bien » (ou sa variante : « une bonne guerre et vous arrêterez de râler ! »).

Voilà.

Boomer.


Autrement, selon moi, le « OK Boomer » n’est pas un truc anti-vieux. C’est pas sorti gratuitement à tous les vieux qu’on croise, que je sache.

C’est une réponse à ceux qui s’imaginent et qui le font savoir quotidiennement que le monde actuel (2020) est le même que le leur quand ils avaient notre âge (généralement des Boomers).
Une réponse à une idée qui avait de la valeur il y a un demi-siècle mais qui n’en a plus aujourd’hui, émise par quelqu’un pour qui ça avait marché dans sa jeunesse et qui pense que ça marchera aujourd’hui.

À savoir un monde :

À titre d’illustration, je ne citerais que ce Tweet :

Average family income, Canada:
1975: 50k
2015: 70k

Average house price, Toronto:
1975: 60k
2015: ~700k

Average tuition costs, Canada:
1975: $550
2015: $6200

Remember these numbers next time you tell someone younger than you that it just comes down to hard work.

(Et j’imagine qu’on peut très facilement transposer ça à la France et n’importe quel pays « occidental » avec les mêmes résultats)

Bref, la prochaine fois que vous avez envie de nous faire la morale à coup de « nous à l’époque on se salissait les mains », ou « la vie n’était pas aussi simple que maintenant », juste : fermez-la.

Vous ne voulez pas qu’on vous envoie balader avec un « OK Boomer », nous on en a déjà raz-le-cul de votre moral d’une autre époque.

image d’en-tête de Johnathan Petersson.

";s:7:"content";s:3358:"

Une voiture de Boomer.
Il n’aura pas fallu longtemps : l’expression « OK Boomer » est désormais officiellement de la discrimination anti-vieux.

J’imagine qu’ils vont faire une loi pour ça bientôt, vu que ceux qui les font sont tous des boomers.

Dans ce cas moi aussi je demande une loi.

Une loi qui condamne à six ans de retraite en moins, chaque articulation d’un « t’es trop jeune pour comprendre », de « c’est un peu court jeune homme » (et sa réponse appropriée), « le service militaire, ça vous ferait du bien » (ou sa variante : « une bonne guerre et vous arrêterez de râler ! »).

Voilà.

Boomer.


Autrement, selon moi, le « OK Boomer » n’est pas un truc anti-vieux. C’est pas sorti gratuitement à tous les vieux qu’on croise, que je sache.

C’est une réponse à ceux qui s’imaginent et qui le font savoir quotidiennement que le monde actuel (2020) est le même que le leur quand ils avaient notre âge (généralement des Boomers).
Une réponse à une idée qui avait de la valeur il y a un demi-siècle mais qui n’en a plus aujourd’hui, émise par quelqu’un pour qui ça avait marché dans sa jeunesse et qui pense que ça marchera aujourd’hui.

À savoir un monde :

À titre d’illustration, je ne citerais que ce Tweet :

Average family income, Canada:
1975: 50k
2015: 70k

Average house price, Toronto:
1975: 60k
2015: ~700k

Average tuition costs, Canada:
1975: $550
2015: $6200

Remember these numbers next time you tell someone younger than you that it just comes down to hard work.

(Et j’imagine qu’on peut très facilement transposer ça à la France et n’importe quel pays « occidental » avec les mêmes résultats)

Bref, la prochaine fois que vous avez envie de nous faire la morale à coup de « nous à l’époque on se salissait les mains », ou « la vie n’était pas aussi simple que maintenant », juste : fermez-la.

Vous ne voulez pas qu’on vous envoie balader avec un « OK Boomer », nous on en a déjà raz-le-cul de votre moral d’une autre époque.

image d’en-tête de Johnathan Petersson.

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Une pompe à pétrole.
Je tombe ce matin sur ce tweet :

En pédalant ils effectuent un plus grand effort physique qu’en marchant soit un dégagement de CO2 expiré plus important.
L’idéal, pour le bilan carbone, serait que tout le monde soit obligé de marcher pour aller travailler ou se déplacer pour les loisirs

Ceci est faux, et pour plusieurs raisons.

Respirer n’augmente pas le CO2 dans l’atmosphère

Déjà, respirer n’est pas responsable de l’effet de serre. Même si on était 500 milliards sur cette planète, tout ce monde qui respire ne provoquera pas la montée du taux de CO2 atmosphérique.

Quand on respire, on inspire de l’oxygène. Cet oxygène est utilisé par nos cellules. Nos cellules utilisent également ce qu’on mange, à savoir des sucres, qui sont en réalité une source de carbone pour notre corps. Les cellules « brûlent » ces sucres avec l’oxygène pour nous réchauffer et entretenir notre métabolisme.

Le carbone du sucre avec l’oxygène de l’air est ensuite rejeté lors de l’expiration sous la forme de CO2.

Oui, respirer émet donc du CO2. Aucun doute sur ça.

Par contre, le carbone ne provient pas de nulle part : comme j’ai dit, il provient de notre nourriture. Et notre nourriture, dans le cas des fruits et des légumes, correspond à des végétaux. Ces végétaux ont poussé en absorbant le CO2 de l’atmosphère.

Le CO2 qu’on expire est donc du CO2 que la plante qu’on a mangé a puisé dans l’air. Il s’agit d’un cycle : le cycle du carbone, justement.

Notez que si l’on mange de la viande, ça revient à la même chose : le carbone dans la viande provient du carbone de l’herbe mangé par l’animal. Il y a juste une étape en plus.
Que l’on soit végan ou non, la chaîne alimentaire dans son ensemble est 100 % neutre en carbone. Bien-sûr, je parle ici seulement de la chaîne alimentaire (pas du transport de la nourriture avec des camions roulant au pétrole, ni des autres émissions de gaz à effet de serre comme le méthane par l’élevage animal, ou du carbone émis par les plantations de tomates sous serre éclairées à grâce à une centrale au charbon).

Si l’on respire davantage en faisant du vélo, oui, on émettra plus de CO2 en expirant plus. Mais ça n’est voir qu’une partie du cycle : si on fait du sport, on se dépense plus et on aura plus faim : on mangera plus pour refaire le stock de sucres et on aura besoin de planter davantage de plantes pour nous nourrir… ce qui va donc également absorber plus de CO2 dans l’air. Je l’ai dit : le cycle est neutre.

Donc non : respirer plus en faisant du vélo n’est pas responsable de la hausse du taux de CO2 dans l’air.

Faire du vélo réduit même la respiration

Ensuite, que l’on marche ou qu’on pédale, on respire toujours plus vite que si l’on reste assis. Normal, car on est actif : on transforme des glucides en chaleur en produisant un travail « utile ».
Maintenant, d’un point de vue purement énergétique, le déplacement à vélo est environ 4 fois plus efficace que la marche.

Que ce soit sur le plat ou non (en considérant le dénivelé global comme neutre, par exemple en revenant au point de départ après avoir fait un tour), faire du vélo vous fatigue environ 4 fois moins pour une distance parcourue identique. On brûle donc également moins de calories en vélo qu’à pied.

À pied, l’effort de marcher est moins intense, mais il est également bien plus long : on se déplace moins vite à pied qu’à vélo. Peut-être que faire 1 heure de vélo nous fatigue plus que 1 heure de marche, mais on aura parcouru bien plus de distance.
S’il s’agit juste d’aller au travail à pied ou en vélo, vous aurez respiré nettement plus durant les 40 minutes de marche que durant les 10 minutes de vélo (y compris en incluant les 30 minutes de repos après les 10 minute de vélo).

Si parcourir une certaine distance est le but recherché, il faut voir le nombre de calories consommées au kilomètre. Il sera bien plus faible en vélo qu’à pied.
Si vous souhaitez brûler des graisses pour maigrir, il faut alors compter en calories par heure. Et là ce sera plus élevé avec un vélo en pédalant comme un dingue que marcher, simplement parce que l’effort n’est plus le même, et ce n’est donc pas dans le cadre exprimé dans le tweet ci-dessus, qui parle explicitement du vélo comme un moyen de transport, pas comme un exercice physique destinée à brûler des calories.

D’où vient la hausse du CO2 dans l’air alors ?

La respiration, que ce soit celle de 1 milliard de gens ou de 100 milliards n’a pas d’effet sur le CO2 dans l’air. Le carbone expiré provient déjà de l’atmosphère par l’intermédiaire des plantes que l’on mange (ou de l’animal qu’on mange et qui lui avait mangé la plante).

Ce qui provoque une élévation du taux de CO2 dans l’air, c’est le fait d’ajouter du CO2 dans l’air dont la source initiale n’est pas l’air : par exemple le pétrole, le charbon ou le gaz.
Les énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) sont du carbone piégé dans le sol depuis des millions d’années. Quand on le brûle, on le libère dans l’air.

Même chose quand on fait du ciment : le ciment est fait à partir de carbonate de calcium que l’on mine dans le sol. Les cimenteries font réagir le carbonate de calcium en transforment ça en chaux vive et en rejetant du CO2 (le « carbonate » de « carbonate de calcium »).
Là aussi, le CO2 était dans le sol avant d’être jeté dans l’air.

Même remarque pour les volcans : bien que la contribution en CO2 des volcans soit risible à côté de la combustion d’énergie fossile et les cimenteries, il faut le mentionner ici pour être complet. Les gaz émis par les volcans proviennent des profondeurs de la terre et donc non initialement de l’air. Tout CO2 émis par l’activité volcanique contribue donc à son échelle au taux de CO2 dans l’air.

Mais ce charbon/calcaire/pétrole d’où vient-il ?

Le charbon, pétrole, gaz, provient de dépôts organiques d’il y a des millions d’années, d’une ère appelée à ce titre le carbonifère.

L’atmosphère était trente fois plus riche en CO2 qu’aujourd’hui. Les plantes poussaient beaucoup plus rapidement. Un jour, les plantes ont commencé à produire du bois. Il a fallu attendre des millions d’années avant que les micro-organismes puissent décomposer ce bois. Le bois s’est donc accumulé massivement et a fini par se retrouver enfouie sous les autres sédiments. Le charbon, le pétrole, sont le résultat de processus comme celui-ci, où des matières organiques se sont accumulés plus rapidement qu’ils n’ont pu être dégradés.

Sous la pression exercée par les couches géologiques, les matières organiques se sont transformées en roche (charbon) ou en pétrole/gaz.

Les plantes ont donc utilisé du CO2 atmosphérique et l’ont transformé en bois qui est donc sorti du cycle du carbone durant des dizaines voire des centaines de millions d’années. En surface, la vie s’est adaptée à des niveaux de CO2 plus faible et des températures moins hautes. L’être humain fait partie de cette vie-là : celle qui est adaptée à un taux de CO2 faible.

Et la conséquence du trop plein de CO2 ?

Si maintenant on commence à rejeter dans l’air tout le CO2 piégé depuis longtemps, on recrée en quelque sorte des conditions de vie d’il y a des centaines de millions d’années. Des conditions de vie pour lesquelles notre organisme n’est pas fait. Des conditions pour lesquelles notre société, notre civilisation n’est pas faite non plus.

Plus de CO2 signifie surtout un climat beaucoup plus chaud, type tropical avec ce qui va avec : cyclones, saisons humides, etc. Une très grande partie de notre civilisation n’est pas prête pour ça, ne serait-ce que pour les maisons européennes, qui ne sont pas prévues pour résister à un cyclone. Il en va donc bien au-delà de juste la température de l’air car tout le monde sera affecté.

Ça signifie aussi des océans plus chauds, et donc une montée de leur niveau. Sachant que 70 % des êtres humains vivent sur les littoraux, ça signifie qu’il faut délocaliser 5 milliards d’habitants (alors que c’est déjà une crise nationale quand il faut en déplacer 5 000 réfugiés et les accepter sur « notre » « territoire »).

Des océans plus chauds, signifie aussi des océans plus acides : l’eau chaude dissout nettement plus de CO2 que l’eau froide, et le CO2 dissout rend l’eau acide. La vie marine n’est pas adaptée à ça (les coraux ça parle à quelqu’un ?). Or c’est bien la vie végétale marine qui produit 70 % de l’oxygène qu’on respire.

Et puis, pas seulement la vie sera affectée : si les températures des océans change de trop, et en particulier si elle s’homogénéise et qu’il n’y a plus de pôles pour les refroidir et entretenir des différences de salinité, alors les courants marins vont changer voire s’arrêter et le climat européen si doux va devenir aussi froid que celui au Canada (qui est à la même latitude, je le rappelle, juste bien plus froid car non réchauffé par les océans).

L’eau en profondeur ne sera plus oxygénée : la vie anaérobique (sans oxygène) va se développer, et son produit de rejet à elle étant du H2S (au lieu du CO2), le taux de H2S va exploser. Ce gaz H2S, le sulfure d’hydrogène est juste mortel pour tous les êtres vivants qui ont besoin d’oxygène.

Tout ceci est déjà arrivé par le passé. On a appelé ça l’extinction permien-trias, qui a supprimé 95 % des espèces marines et 70 % des espèces terrestres.

Bien-sûr, la planète est toujours là et la vie s’en est remise. Mais les espèces individuelles, elles, ont pour la très grande majorité disparues. Éteintes. L’être humain est en train de s’infliger ça actuellement. Et rien n’indique que ça change, ni que ça va changer.

Et je ne suis pas ici en train de dire ce qu’il faut faire. Je dis simplement ce qui va arriver si on ne change rien.

image d’en-tête de Zbynek Burival

";s:7:"content";s:11029:"

Une pompe à pétrole.
Je tombe ce matin sur ce tweet :

En pédalant ils effectuent un plus grand effort physique qu’en marchant soit un dégagement de CO2 expiré plus important.
L’idéal, pour le bilan carbone, serait que tout le monde soit obligé de marcher pour aller travailler ou se déplacer pour les loisirs

Ceci est faux, et pour plusieurs raisons.

Respirer n’augmente pas le CO2 dans l’atmosphère

Déjà, respirer n’est pas responsable de l’effet de serre. Même si on était 500 milliards sur cette planète, tout ce monde qui respire ne provoquera pas la montée du taux de CO2 atmosphérique.

Quand on respire, on inspire de l’oxygène. Cet oxygène est utilisé par nos cellules. Nos cellules utilisent également ce qu’on mange, à savoir des sucres, qui sont en réalité une source de carbone pour notre corps. Les cellules « brûlent » ces sucres avec l’oxygène pour nous réchauffer et entretenir notre métabolisme.

Le carbone du sucre avec l’oxygène de l’air est ensuite rejeté lors de l’expiration sous la forme de CO2.

Oui, respirer émet donc du CO2. Aucun doute sur ça.

Par contre, le carbone ne provient pas de nulle part : comme j’ai dit, il provient de notre nourriture. Et notre nourriture, dans le cas des fruits et des légumes, correspond à des végétaux. Ces végétaux ont poussé en absorbant le CO2 de l’atmosphère.

Le CO2 qu’on expire est donc du CO2 que la plante qu’on a mangé a puisé dans l’air. Il s’agit d’un cycle : le cycle du carbone, justement.

Notez que si l’on mange de la viande, ça revient à la même chose : le carbone dans la viande provient du carbone de l’herbe mangé par l’animal. Il y a juste une étape en plus.
Que l’on soit végan ou non, la chaîne alimentaire dans son ensemble est 100 % neutre en carbone. Bien-sûr, je parle ici seulement de la chaîne alimentaire (pas du transport de la nourriture avec des camions roulant au pétrole, ni des autres émissions de gaz à effet de serre comme le méthane par l’élevage animal, ou du carbone émis par les plantations de tomates sous serre éclairées à grâce à une centrale au charbon).

Si l’on respire davantage en faisant du vélo, oui, on émettra plus de CO2 en expirant plus. Mais ça n’est voir qu’une partie du cycle : si on fait du sport, on se dépense plus et on aura plus faim : on mangera plus pour refaire le stock de sucres et on aura besoin de planter davantage de plantes pour nous nourrir… ce qui va donc également absorber plus de CO2 dans l’air. Je l’ai dit : le cycle est neutre.

Donc non : respirer plus en faisant du vélo n’est pas responsable de la hausse du taux de CO2 dans l’air.

Faire du vélo réduit même la respiration

Ensuite, que l’on marche ou qu’on pédale, on respire toujours plus vite que si l’on reste assis. Normal, car on est actif : on transforme des glucides en chaleur en produisant un travail « utile ».
Maintenant, d’un point de vue purement énergétique, le déplacement à vélo est environ 4 fois plus efficace que la marche.

Que ce soit sur le plat ou non (en considérant le dénivelé global comme neutre, par exemple en revenant au point de départ après avoir fait un tour), faire du vélo vous fatigue environ 4 fois moins pour une distance parcourue identique. On brûle donc également moins de calories en vélo qu’à pied.

À pied, l’effort de marcher est moins intense, mais il est également bien plus long : on se déplace moins vite à pied qu’à vélo. Peut-être que faire 1 heure de vélo nous fatigue plus que 1 heure de marche, mais on aura parcouru bien plus de distance.
S’il s’agit juste d’aller au travail à pied ou en vélo, vous aurez respiré nettement plus durant les 40 minutes de marche que durant les 10 minutes de vélo (y compris en incluant les 30 minutes de repos après les 10 minute de vélo).

Si parcourir une certaine distance est le but recherché, il faut voir le nombre de calories consommées au kilomètre. Il sera bien plus faible en vélo qu’à pied.
Si vous souhaitez brûler des graisses pour maigrir, il faut alors compter en calories par heure. Et là ce sera plus élevé avec un vélo en pédalant comme un dingue que marcher, simplement parce que l’effort n’est plus le même, et ce n’est donc pas dans le cadre exprimé dans le tweet ci-dessus, qui parle explicitement du vélo comme un moyen de transport, pas comme un exercice physique destinée à brûler des calories.

D’où vient la hausse du CO2 dans l’air alors ?

La respiration, que ce soit celle de 1 milliard de gens ou de 100 milliards n’a pas d’effet sur le CO2 dans l’air. Le carbone expiré provient déjà de l’atmosphère par l’intermédiaire des plantes que l’on mange (ou de l’animal qu’on mange et qui lui avait mangé la plante).

Ce qui provoque une élévation du taux de CO2 dans l’air, c’est le fait d’ajouter du CO2 dans l’air dont la source initiale n’est pas l’air : par exemple le pétrole, le charbon ou le gaz.
Les énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) sont du carbone piégé dans le sol depuis des millions d’années. Quand on le brûle, on le libère dans l’air.

Même chose quand on fait du ciment : le ciment est fait à partir de carbonate de calcium que l’on mine dans le sol. Les cimenteries font réagir le carbonate de calcium en transforment ça en chaux vive et en rejetant du CO2 (le « carbonate » de « carbonate de calcium »).
Là aussi, le CO2 était dans le sol avant d’être jeté dans l’air.

Même remarque pour les volcans : bien que la contribution en CO2 des volcans soit risible à côté de la combustion d’énergie fossile et les cimenteries, il faut le mentionner ici pour être complet. Les gaz émis par les volcans proviennent des profondeurs de la terre et donc non initialement de l’air. Tout CO2 émis par l’activité volcanique contribue donc à son échelle au taux de CO2 dans l’air.

Mais ce charbon/calcaire/pétrole d’où vient-il ?

Le charbon, pétrole, gaz, provient de dépôts organiques d’il y a des millions d’années, d’une ère appelée à ce titre le carbonifère.

L’atmosphère était trente fois plus riche en CO2 qu’aujourd’hui. Les plantes poussaient beaucoup plus rapidement. Un jour, les plantes ont commencé à produire du bois. Il a fallu attendre des millions d’années avant que les micro-organismes puissent décomposer ce bois. Le bois s’est donc accumulé massivement et a fini par se retrouver enfouie sous les autres sédiments. Le charbon, le pétrole, sont le résultat de processus comme celui-ci, où des matières organiques se sont accumulés plus rapidement qu’ils n’ont pu être dégradés.

Sous la pression exercée par les couches géologiques, les matières organiques se sont transformées en roche (charbon) ou en pétrole/gaz.

Les plantes ont donc utilisé du CO2 atmosphérique et l’ont transformé en bois qui est donc sorti du cycle du carbone durant des dizaines voire des centaines de millions d’années. En surface, la vie s’est adaptée à des niveaux de CO2 plus faible et des températures moins hautes. L’être humain fait partie de cette vie-là : celle qui est adaptée à un taux de CO2 faible.

Et la conséquence du trop plein de CO2 ?

Si maintenant on commence à rejeter dans l’air tout le CO2 piégé depuis longtemps, on recrée en quelque sorte des conditions de vie d’il y a des centaines de millions d’années. Des conditions de vie pour lesquelles notre organisme n’est pas fait. Des conditions pour lesquelles notre société, notre civilisation n’est pas faite non plus.

Plus de CO2 signifie surtout un climat beaucoup plus chaud, type tropical avec ce qui va avec : cyclones, saisons humides, etc. Une très grande partie de notre civilisation n’est pas prête pour ça, ne serait-ce que pour les maisons européennes, qui ne sont pas prévues pour résister à un cyclone. Il en va donc bien au-delà de juste la température de l’air car tout le monde sera affecté.

Ça signifie aussi des océans plus chauds, et donc une montée de leur niveau. Sachant que 70 % des êtres humains vivent sur les littoraux, ça signifie qu’il faut délocaliser 5 milliards d’habitants (alors que c’est déjà une crise nationale quand il faut en déplacer 5 000 réfugiés et les accepter sur « notre » « territoire »).

Des océans plus chauds, signifie aussi des océans plus acides : l’eau chaude dissout nettement plus de CO2 que l’eau froide, et le CO2 dissout rend l’eau acide. La vie marine n’est pas adaptée à ça (les coraux ça parle à quelqu’un ?). Or c’est bien la vie végétale marine qui produit 70 % de l’oxygène qu’on respire.

Et puis, pas seulement la vie sera affectée : si les températures des océans change de trop, et en particulier si elle s’homogénéise et qu’il n’y a plus de pôles pour les refroidir et entretenir des différences de salinité, alors les courants marins vont changer voire s’arrêter et le climat européen si doux va devenir aussi froid que celui au Canada (qui est à la même latitude, je le rappelle, juste bien plus froid car non réchauffé par les océans).

L’eau en profondeur ne sera plus oxygénée : la vie anaérobique (sans oxygène) va se développer, et son produit de rejet à elle étant du H2S (au lieu du CO2), le taux de H2S va exploser. Ce gaz H2S, le sulfure d’hydrogène est juste mortel pour tous les êtres vivants qui ont besoin d’oxygène.

Tout ceci est déjà arrivé par le passé. On a appelé ça l’extinction permien-trias, qui a supprimé 95 % des espèces marines et 70 % des espèces terrestres.

Bien-sûr, la planète est toujours là et la vie s’en est remise. Mais les espèces individuelles, elles, ont pour la très grande majorité disparues. Éteintes. L’être humain est en train de s’infliger ça actuellement. Et rien n’indique que ça change, ni que ça va changer.

Et je ne suis pas ici en train de dire ce qu’il faut faire. Je dis simplement ce qui va arriver si on ne change rien.

image d’en-tête de Zbynek Burival

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La France traverse quand-même une époque formidable.

Y a des SDF dehors. C’est un fait. Il devrait être du rôle de l’État de faire son nécessaire pour les aider.
Mais non.
À la place, quand tu donnes une pièce à un SDF, on te colle une amende.

Autre exemple.

Le sol et les murs sont crades.
Plutôt que de taguer avec de la peinture, certains taguent ces surfaces sales avec des pochoirs et des karchers, un peu comme quand on écrit « sale » sur une vitre sale de voiture. Dans les faits, rien n’est dégradé, on est d’accord ? Pourtant, au-delà du message tagué, certaines villes, comme Montpellier, plutôt que de nettoyer les rues pour effacer ces tags trouvent le moyen de déposer des plaintes pour ces « tags ».

Encore ?

En informatique, quand on trouve un bug, généralement on le signale, le bug est corrigé et tout le monde est content. Certaines entreprises payent très cher ceux qui trouvent ainsi des bugs.
Ici, non : tu trouves un bug, on t’envoie devant le juge (ce cas, l’affaire Bluetouff, n’est pas isolé).

On continue.

Les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et les autres grosses boites du numérique (Über, etc.) ne payent pas leurs impôts. Plutôt que de faire appliquer des lois qui existent déjà et d’abolir les montages fiscaux le législateur préfère inventer des taxes pour les faire payer (chose qu’ils contournent facilement — et à raison, si vous voulez mon avis, car résister contre de la merde c’est toujours une bonne chose).


On a un problème dans ce pays, et pas forcément juste ici, ni maintenant. En fait c’est assez répandu : quand on voit un problème, plutôt que de le solutionner immédiatement, on préfère se réunir et perdre du temps pour finir, après de longs débats, par dire qu’on va aller taper sur ceux qui le dénoncent.

Vous pensez que le problème va disparaître quand tout le monde fermera sa gueule à leur propos ?

Remarquez, oui, les dictatures en tout genre (Chine, Corée du Nord…) le font bien et ça marche : si personne ne parle du problème, c’est qu’il n’y en a pas, hein. C’est vers ça qu’on se dirige.

M’enfin, dans tous les cas c’est une mentalité que je ne pourrais jamais comprendre.

Ou si : corriger les problèmes, ça coûte cher. Et quand une banque gouverne, faut pas dépenser du fric pour des solutions alors qu’on peut régler ça avec un LBD pour imposer le silence.

:(

";s:7:"content";s:3187:"

La France traverse quand-même une époque formidable.

Y a des SDF dehors. C’est un fait. Il devrait être du rôle de l’État de faire son nécessaire pour les aider.
Mais non.
À la place, quand tu donnes une pièce à un SDF, on te colle une amende.

Autre exemple.

Le sol et les murs sont crades.
Plutôt que de taguer avec de la peinture, certains taguent ces surfaces sales avec des pochoirs et des karchers, un peu comme quand on écrit « sale » sur une vitre sale de voiture. Dans les faits, rien n’est dégradé, on est d’accord ? Pourtant, au-delà du message tagué, certaines villes, comme Montpellier, plutôt que de nettoyer les rues pour effacer ces tags trouvent le moyen de déposer des plaintes pour ces « tags ».

Encore ?

En informatique, quand on trouve un bug, généralement on le signale, le bug est corrigé et tout le monde est content. Certaines entreprises payent très cher ceux qui trouvent ainsi des bugs.
Ici, non : tu trouves un bug, on t’envoie devant le juge (ce cas, l’affaire Bluetouff, n’est pas isolé).

On continue.

Les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et les autres grosses boites du numérique (Über, etc.) ne payent pas leurs impôts. Plutôt que de faire appliquer des lois qui existent déjà et d’abolir les montages fiscaux le législateur préfère inventer des taxes pour les faire payer (chose qu’ils contournent facilement — et à raison, si vous voulez mon avis, car résister contre de la merde c’est toujours une bonne chose).


On a un problème dans ce pays, et pas forcément juste ici, ni maintenant. En fait c’est assez répandu : quand on voit un problème, plutôt que de le solutionner immédiatement, on préfère se réunir et perdre du temps pour finir, après de longs débats, par dire qu’on va aller taper sur ceux qui le dénoncent.

Vous pensez que le problème va disparaître quand tout le monde fermera sa gueule à leur propos ?

Remarquez, oui, les dictatures en tout genre (Chine, Corée du Nord…) le font bien et ça marche : si personne ne parle du problème, c’est qu’il n’y en a pas, hein. C’est vers ça qu’on se dirige.

M’enfin, dans tous les cas c’est une mentalité que je ne pourrais jamais comprendre.

Ou si : corriger les problèmes, ça coûte cher. Et quand une banque gouverne, faut pas dépenser du fric pour des solutions alors qu’on peut régler ça avec un LBD pour imposer le silence.

:(

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Du riz.
Voir : Block on GM rice ‘has cost millions of lives and led to child blindness’

Si un poison vous tue si vous en mangez, les « vitamines » sont des substances dont c’est l’absence de consommation qui vous tue. Ce sont aussi des substances que le corps humain ne produit pas lui-même et qu’il doit donc trouver dans sa nourriture.

La vitamine A, par exemple, est présente dans les carottes, l’oseille, la patate douce et dans de nombreux poissons ou viandes. Sa carence provoque la cécité voire la mort.

Dans certains pays comme le Bangladesh, les carences en vitamine A sont responsables de 2 000 morts par jour et de la perte de la vue chez des millions de personnes, généralement des enfants.
L’aliment de base au Bangladesh, comme dans beaucoup de pays, c’est le riz. La science a donc mis au point un riz qui produit de la vitamine A : le riz jaune, destiné à ces populations pour réduire ces morts et ces maladies.

Sauf que… les autorités et les groupes « écologistes » sont partis en croisade contre les OGM et ont donc banni ce riz jaune.

Résultat : des millions de personnes continuent de mourir et autant d’enfants vivent sans voir le monde.

La science, la recherche, sauve des vies.
Refuser de voir ça et se cramponner à ses convictions occidentales qui n’ont pas ce problème, ça en revanche, ça tue.
Pire, après t’as les groupes écolos qui viennent dire que c’est la recherche et la science qui est responsable de tout ça.

En fait, j’imagine que ça se passe un peu comme ça :

– La médecine : « Les enfants des pays pauvres sont carencés en vitamine-A. »
– La biologie : « On est sur le coup. Voici du riz OGM, jaune, qui contient de la vitamine-A. »
– La médecine : « Super, voilà qui devrait sauver de la cécité des millions d’enf… »

– Les soi-disant écolos : « Nope, n’en veut pas. »
– Les hipsters : « Nope, nous non plus. »
– Les politiques : « Pareil, c’est non, autrement on perd des voix. »

– Les enfants : « On est aveugle ! »
– Les écolos, hipsters et politiques : « C’est la faute aux OGM. »

Mème avec Poutine.

J’ai déjà parlé plusieurs fois des OGM et sur pourquoi j’ai fini par changer d’avis sur ça. Et je ne suis pas le seul.
Je pense que quand certaines croyances et convictions profondes sont erronées et qu’elles tuent ou rendent d’autres gens malade, il faut arrêter et surtout les combattre.

Oui, je pense que les OGM (tout comme le nucléaire, les normes d’hygiène, la recherche scientifique et spatiale, le minage d’astéroïde…) sont (ou seront, pour le dernier) une avancée majeure dans l’avancement de notre espèce et notre civilisation.

Vous n’êtes pas obligés de penser comme moi, mais vous avez, comme moi, la responsabilité et le devoir en tant qu’être humain de reconnaître que ces technologies sauvent des vies, préviennent des morts et peuvent nous sauver de l’obscurantisme soi-disant écologique qui est en train de pousser toute la biosphère de cette planète droit dans le mur.

Image d’en-tête de Simone Bosotti

";s:7:"content";s:4711:"

Du riz.
Voir : Block on GM rice ‘has cost millions of lives and led to child blindness’

Si un poison vous tue si vous en mangez, les « vitamines » sont des substances dont c’est l’absence de consommation qui vous tue. Ce sont aussi des substances que le corps humain ne produit pas lui-même et qu’il doit donc trouver dans sa nourriture.

La vitamine A, par exemple, est présente dans les carottes, l’oseille, la patate douce et dans de nombreux poissons ou viandes. Sa carence provoque la cécité voire la mort.

Dans certains pays comme le Bangladesh, les carences en vitamine A sont responsables de 2 000 morts par jour et de la perte de la vue chez des millions de personnes, généralement des enfants.
L’aliment de base au Bangladesh, comme dans beaucoup de pays, c’est le riz. La science a donc mis au point un riz qui produit de la vitamine A : le riz jaune, destiné à ces populations pour réduire ces morts et ces maladies.

Sauf que… les autorités et les groupes « écologistes » sont partis en croisade contre les OGM et ont donc banni ce riz jaune.

Résultat : des millions de personnes continuent de mourir et autant d’enfants vivent sans voir le monde.

La science, la recherche, sauve des vies.
Refuser de voir ça et se cramponner à ses convictions occidentales qui n’ont pas ce problème, ça en revanche, ça tue.
Pire, après t’as les groupes écolos qui viennent dire que c’est la recherche et la science qui est responsable de tout ça.

En fait, j’imagine que ça se passe un peu comme ça :

– La médecine : « Les enfants des pays pauvres sont carencés en vitamine-A. »
– La biologie : « On est sur le coup. Voici du riz OGM, jaune, qui contient de la vitamine-A. »
– La médecine : « Super, voilà qui devrait sauver de la cécité des millions d’enf… »

– Les soi-disant écolos : « Nope, n’en veut pas. »
– Les hipsters : « Nope, nous non plus. »
– Les politiques : « Pareil, c’est non, autrement on perd des voix. »

– Les enfants : « On est aveugle ! »
– Les écolos, hipsters et politiques : « C’est la faute aux OGM. »

Mème avec Poutine.

J’ai déjà parlé plusieurs fois des OGM et sur pourquoi j’ai fini par changer d’avis sur ça. Et je ne suis pas le seul.
Je pense que quand certaines croyances et convictions profondes sont erronées et qu’elles tuent ou rendent d’autres gens malade, il faut arrêter et surtout les combattre.

Oui, je pense que les OGM (tout comme le nucléaire, les normes d’hygiène, la recherche scientifique et spatiale, le minage d’astéroïde…) sont (ou seront, pour le dernier) une avancée majeure dans l’avancement de notre espèce et notre civilisation.

Vous n’êtes pas obligés de penser comme moi, mais vous avez, comme moi, la responsabilité et le devoir en tant qu’être humain de reconnaître que ces technologies sauvent des vies, préviennent des morts et peuvent nous sauver de l’obscurantisme soi-disant écologique qui est en train de pousser toute la biosphère de cette planète droit dans le mur.

Image d’en-tête de Simone Bosotti

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J’ai parlé deux fois (ici et ) de ma petite installation solaire qui me sert à utiliser mon téléphone quasi-exclusivement sur l’énergie solaire depuis le début de l’été, et à chaque fois vous avez été plusieurs à me demander plus de précisions, donc voici un petit article avec quelques détails et des liens.

L’appareillage

Premièrement j’avais par le passé déjà acheté des petits chargeurs pour smartphone (à 5~10 €), environ de la taille d’un smartphone. Ces trucs n’ont jamais marché. C’étaient des petits panneaux solaires avec une batterie en dessous. La batterie est censée se charger grâce au Soleil, ou par USB. Inutile de dire que si vous achetez ça, vous ne l’utiliserez toujours qu’en USB.

Cette année, j’ai décidé d’acheter un vrai panneau solaire qui recharge en USB. Ces chargeurs n’ont pas de batterie : ils ne stockent pas d’énergie et on ne peut donc s’en servir qu’en journée. L’avantage, c’est qu’ils sont pliables et ne prennent pas de place :

Photo de mon panneau solaire.
Le panneau lui-même possède trois ports de charge USB :

L’ensemble est annoncé pour produire 25 W.

Histoire de le faire fonctionner la journée quand je suis au travail, et de pouvoir charger mon téléphone le soir et la nuit, je branche ma batterie de secours sur le panneau le jour et sur le téléphone la nuit. C’est une batterie conséquente de 26 000 mAh (99 Wh, pile à la limite de ce qu’il est possible d’apporter dans un avion — c’est pour ça que les batteries plus grandes sont bien plus rares, aussi).

Chez moi, le panneau est exposé au sud-ouest (j’ai utilisé des lattes en bois pour bricoler un support), à l’extérieur de la fenêtre. Un câble USB passe sous la fenêtre et je branche ce que je veux au bout à l’intérieur de la maison. Comme ça le téléphone lui-même n’est pas exposé en plein soleil et j’ai pas non plus besoin d’ouvrir la fenêtre à chaque fois.

Voici le support en bois (qui est ensuite accroché au mur) :
Le support de mon panneau solaire.

Et ça marche ?

Oui !

En plein été, le panneau recharge la batterie entièrement dans la journée sans aucun problème.
Cette batterie peut recharger à son tour mon téléphone la nuit ou le soir.

Parfois je branche aussi mon téléphone directement sur le panneau solaire. En plein soleil, le téléphone et la batterie rechargent en même temps. Il y a donc réellement de la puissance dans la lumière du soleil (quel scoop !). Le téléphone seul peut même recharger en "recharge rapide" si c'est supporté.

Nous sommes actuellement en octobre : les jours sont nettement moins longs et le soleil à la fois moins fort et moins présent.

Pourtant, j’arrive toujours à avoir une batterie pleine tous les soirs. Certes, elle n’est jamais vidée entièrement, parfois même pas à moitié, mais il y a toujours suffisamment de jus pour recharger mon téléphone tous les soirs et me retrouver avec 100 % de batterie le matin.

Je suis assez curieux de savoir si je vais pouvoir passer l’hiver sans charger une seule fois mon téléphone sur le secteur. S’il fait beau, je pense que oui (grâce à la bonne exposition du panneau). S’il neige ou est nuageux durant 15 jours de suite, je n’en serais pas aussi sûr.

L’avantage de la batterie, c’est qu’elle est peut recharger 6 à 8 fois mon téléphone : donc même s’il pleut pendant une semaine, la batterie seule suffit pour tenir. Il faut ensuite juste qu’il fasse beau durant quelques jours pour recharger la batterie (en hiver, il faudrait 2~3 jours, je pense).

Ceci démontre une chose : un panneau solaire c’est très cool et pratique, mais sans sa batterie qui permet d’accumuler l’énergie pour la restituer quand il y en a besoin, ça ne sert à rien. Ceci est un problème pour moi avec mon chargeur de téléphone, mais c’est également un problème pour les fermes de production d’énergie solaire à grande échelle. En journée, l’énergie produite dépasse la consommation, mais durant la nuit, c’est la demande surpasse l’offre… Et les énergies renouvelables basées sur la météo (vent, solaire…) tant prisées par les associations écologistes ont toutes ce problème !

Est-ce rentable ?

Non…

Il faut bien l’avouer : je ne dirais pas que ce soit rentable financièrement : le panneau + la batterie seraient rentabilisés après plusieurs années d’utilisation seulement. Il n’y a pas de raison qu’ils s’arrêtent de fonctionner comme ça, mais ça demande tout de même un certain temps.

Cela ne veut pas dire que c’est inutile : le chargeur solaire est plutôt pratique et on peut le fixer partout (les panneaux sont tenus avec une structure en kevlar qui incluent 4 anneaux métalliques pour la sangler). Sur un sac à dos pour une randonnée, ou en vacances, au camping, dehors en ballade, dans la voiture en plein soleil (au lieu de brancher sur l’allume cigare).

C’est une source autonome d’énergie et en dehors du côté « écologique » ça permet aussi d’avoir son précieux smartphone chargé n’importe où (évitant d’avoir à sa poser à un Mc Do pour le recharger). En ce sens, ce genre de gadget restent pratiques.

Autrement, je l’ai aussi pris pour expérimenter : savoir quel panneau pour quels usages, que peut-on faire avec un petit panneau ? Est-ce que ça marche quand il pleut [oui] ? Est-ce que ça marche moins bien quand il pleut [oui aussi] ?

Bref, je suis assez content de ce projet et plutôt surpris de sa puissance, même en automne avec les jours déjà courts.

Je suis très fan de tous ces systèmes qui récupèrent de l’énergie perdue. Le panneau solaire est un de ces trucs (et là c’est quelque chose d’utile). Prochainement je publierais un autre article (et sur Couleur-Science aussi) pour un autre moyen de récupérer de l’énergie, mais pas pour son téléphone.

Liens

Le panneau et la batterie ont toutes les deux été achetées sur Amazon.

Je vous mets ici les liens (liens affiliés : si vous commandez via ce lien, je perçois un petit pourcentage en bon d’achat Amazon) et les références.

(Sérieusement : je recommande très largement la batterie. Elle est fine (pas comme les autres "pavés"), légère, avec une énorme capacité et avec plein de ports : USB-C (charge/décharge rapide), 2×USB (décharge), micro-USB (charge), Lightning (charge?)…

Et y a pas d’écrans ou de torches à la con qui vident la batterie pour rien : il y a juste 4 petites LED qui montrent le niveau de charge. Comptez une bonne nuit pour la recharger avec un chargeur 2A en micro-USB… ou bien une petite journée d’été avec un chargeur solaire ;-))

";s:7:"content";s:8125:"

J’ai parlé deux fois (ici et ) de ma petite installation solaire qui me sert à utiliser mon téléphone quasi-exclusivement sur l’énergie solaire depuis le début de l’été, et à chaque fois vous avez été plusieurs à me demander plus de précisions, donc voici un petit article avec quelques détails et des liens.

L’appareillage

Premièrement j’avais par le passé déjà acheté des petits chargeurs pour smartphone (à 5~10 €), environ de la taille d’un smartphone. Ces trucs n’ont jamais marché. C’étaient des petits panneaux solaires avec une batterie en dessous. La batterie est censée se charger grâce au Soleil, ou par USB. Inutile de dire que si vous achetez ça, vous ne l’utiliserez toujours qu’en USB.

Cette année, j’ai décidé d’acheter un vrai panneau solaire qui recharge en USB. Ces chargeurs n’ont pas de batterie : ils ne stockent pas d’énergie et on ne peut donc s’en servir qu’en journée. L’avantage, c’est qu’ils sont pliables et ne prennent pas de place :

Photo de mon panneau solaire.
Le panneau lui-même possède trois ports de charge USB :

L’ensemble est annoncé pour produire 25 W.

Histoire de le faire fonctionner la journée quand je suis au travail, et de pouvoir charger mon téléphone le soir et la nuit, je branche ma batterie de secours sur le panneau le jour et sur le téléphone la nuit. C’est une batterie conséquente de 26 000 mAh (99 Wh, pile à la limite de ce qu’il est possible d’apporter dans un avion — c’est pour ça que les batteries plus grandes sont bien plus rares, aussi).

Chez moi, le panneau est exposé au sud-ouest (j’ai utilisé des lattes en bois pour bricoler un support), à l’extérieur de la fenêtre. Un câble USB passe sous la fenêtre et je branche ce que je veux au bout à l’intérieur de la maison. Comme ça le téléphone lui-même n’est pas exposé en plein soleil et j’ai pas non plus besoin d’ouvrir la fenêtre à chaque fois.

Voici le support en bois (qui est ensuite accroché au mur) :
Le support de mon panneau solaire.

Et ça marche ?

Oui !

En plein été, le panneau recharge la batterie entièrement dans la journée sans aucun problème.
Cette batterie peut recharger à son tour mon téléphone la nuit ou le soir.

Parfois je branche aussi mon téléphone directement sur le panneau solaire. En plein soleil, le téléphone et la batterie rechargent en même temps. Il y a donc réellement de la puissance dans la lumière du soleil (quel scoop !). Le téléphone seul peut même recharger en "recharge rapide" si c'est supporté.

Nous sommes actuellement en octobre : les jours sont nettement moins longs et le soleil à la fois moins fort et moins présent.

Pourtant, j’arrive toujours à avoir une batterie pleine tous les soirs. Certes, elle n’est jamais vidée entièrement, parfois même pas à moitié, mais il y a toujours suffisamment de jus pour recharger mon téléphone tous les soirs et me retrouver avec 100 % de batterie le matin.

Je suis assez curieux de savoir si je vais pouvoir passer l’hiver sans charger une seule fois mon téléphone sur le secteur. S’il fait beau, je pense que oui (grâce à la bonne exposition du panneau). S’il neige ou est nuageux durant 15 jours de suite, je n’en serais pas aussi sûr.

L’avantage de la batterie, c’est qu’elle est peut recharger 6 à 8 fois mon téléphone : donc même s’il pleut pendant une semaine, la batterie seule suffit pour tenir. Il faut ensuite juste qu’il fasse beau durant quelques jours pour recharger la batterie (en hiver, il faudrait 2~3 jours, je pense).

Ceci démontre une chose : un panneau solaire c’est très cool et pratique, mais sans sa batterie qui permet d’accumuler l’énergie pour la restituer quand il y en a besoin, ça ne sert à rien. Ceci est un problème pour moi avec mon chargeur de téléphone, mais c’est également un problème pour les fermes de production d’énergie solaire à grande échelle. En journée, l’énergie produite dépasse la consommation, mais durant la nuit, c’est la demande surpasse l’offre… Et les énergies renouvelables basées sur la météo (vent, solaire…) tant prisées par les associations écologistes ont toutes ce problème !

Est-ce rentable ?

Non…

Il faut bien l’avouer : je ne dirais pas que ce soit rentable financièrement : le panneau + la batterie seraient rentabilisés après plusieurs années d’utilisation seulement. Il n’y a pas de raison qu’ils s’arrêtent de fonctionner comme ça, mais ça demande tout de même un certain temps.

Cela ne veut pas dire que c’est inutile : le chargeur solaire est plutôt pratique et on peut le fixer partout (les panneaux sont tenus avec une structure en kevlar qui incluent 4 anneaux métalliques pour la sangler). Sur un sac à dos pour une randonnée, ou en vacances, au camping, dehors en ballade, dans la voiture en plein soleil (au lieu de brancher sur l’allume cigare).

C’est une source autonome d’énergie et en dehors du côté « écologique » ça permet aussi d’avoir son précieux smartphone chargé n’importe où (évitant d’avoir à sa poser à un Mc Do pour le recharger). En ce sens, ce genre de gadget restent pratiques.

Autrement, je l’ai aussi pris pour expérimenter : savoir quel panneau pour quels usages, que peut-on faire avec un petit panneau ? Est-ce que ça marche quand il pleut [oui] ? Est-ce que ça marche moins bien quand il pleut [oui aussi] ?

Bref, je suis assez content de ce projet et plutôt surpris de sa puissance, même en automne avec les jours déjà courts.

Je suis très fan de tous ces systèmes qui récupèrent de l’énergie perdue. Le panneau solaire est un de ces trucs (et là c’est quelque chose d’utile). Prochainement je publierais un autre article (et sur Couleur-Science aussi) pour un autre moyen de récupérer de l’énergie, mais pas pour son téléphone.

Liens

Le panneau et la batterie ont toutes les deux été achetées sur Amazon.

Je vous mets ici les liens (liens affiliés : si vous commandez via ce lien, je perçois un petit pourcentage en bon d’achat Amazon) et les références.

(Sérieusement : je recommande très largement la batterie. Elle est fine (pas comme les autres "pavés"), légère, avec une énorme capacité et avec plein de ports : USB-C (charge/décharge rapide), 2×USB (décharge), micro-USB (charge), Lightning (charge?)…

Et y a pas d’écrans ou de torches à la con qui vident la batterie pour rien : il y a juste 4 petites LED qui montrent le niveau de charge. Comptez une bonne nuit pour la recharger avec un chargeur 2A en micro-USB… ou bien une petite journée d’été avec un chargeur solaire ;-))

";s:7:"dateiso";s:15:"20191008_184204";}s:15:"20190827_181936";a:7:{s:5:"title";s:16:"Brocoli VS steak";s:4:"link";s:70:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2019/08/27/18/19/36-brocoli-vs-steak";s:4:"guid";s:22:"20190827181936-article";s:7:"pubDate";s:31:"Tue, 27 Aug 2019 18:19:36 +0200";s:11:"description";s:4012:"

Y a une image qui refait surface sur les rézosocio en ce moment :

Brocoli vs steak

On devrait en conclure que les brocolis sont moins gras et meilleurs pour la santé que le steak (ou la viande en général).

Alors non, l’image ne véhicule pas d’erreurs : les valeurs présentées sont justes (selon les sources, on peut trouver quelques différences, mais c’est pas grave).

Le truc qui me fait hurler à chaque fois, c’est que LES CALORIES NE SONT PAS UNE UNITÉ DE QUANTITÉ DE NOURRITURE.

Je ne sais pas si vous vous rendez compte : 100 calories (soit environ 5 % des besoins journaliers pour un être humain adulte), correspondent à 300-350 grammes de brocolis. Ouais ouais :

Brocoli vs steak
Donc si vous voulez vous nourrir exclusivement de ça, libre à vous, mais j’espère que vous êtes prêts pour ingurgiter entre 6 et 7 kilos de brocolis par jour. Pour du steak, ça serait plutôt 800 grammes.

Poussons encore plus. Ces 6 kilos, ils viennent d’où ? Du supermarché ? Ok. Il est arrivé là comment ? En camion ? Ben il faut donc 9 fois plus de camions dans une société purement brocolivore par rapport à une société purement steakivore, et donc également 9 fois plus d’essence, de frigos, de pesticides, d’étales climatisées, de CO2 émis en transport…

Sur ce dernier point j’ai bien dit « en transport ».
Vous voyez, des comparaisons foireuses, je peux aussi en faire, hein, donc on va arrêter là.

Je tenais juste à rappeler de faire gaffe aux unités de ce genre « d’information ».


ÉDIT : il est clair que le message de départ est de dire que le brocoli contient plus de protéines que la viande de bœuf. Et en ce sens, je dirais que c'est faux.

C'est comme si je disais que toutes les 2CV du monde avaient plus de puissance que toutes les Ferraris du monde... au total ! C'est forcément vrai, car il y a infiniment plus de 2CV que de Ferraris. Le seul soucis c'est que cette façon de calculer ne rime à rien : ce n'est pas comme ça qu'on mesure la puissance d'une voiture.

Et ben pour le brocoli et le steaks, c'est pareil : on ne mesure pas leur qualité nutritionnelles par calorie, mais par portion ou par unité de masse.

On a le même problème avec les tic-tac (les bonbons). Ces trucs sont essentiellement du sucre, mais comme ils sont tout petits, la quantité de sucre est suffisamment basse pour qu'ils peuvent indiquer dessus "sans sucres". C'est risible, mais c'est ce qui arrive quand la législation est faite comme l'image de départ ici : de façon à tromper le consommateur.

ÉDIT-2 : https://lokoyote.eu/les-calories-cest-bien-mais-ca-sert-a-rien/
Très juste : j’avais oublié cet article ! Les « calories » contenues dans aliment sont calculés par une combustion totale… qui n’a rien à voir avec une digestion. Le nombre de calories chimiquement présents dans un aliment n’est absolument pas celui que le corps peut exploiter.

Et il y a plusieurs facteurs à ça : certains aliments ne se digèrent pas, d’autres mal, d’autres demandent même de l’énergie pour être digérés. Certains aliments demandent même plus d’énergies à être digérés qu’ils n’en fournissent à l’organisme…

";s:7:"content";s:4024:"

Y a une image qui refait surface sur les rézosocio en ce moment :

Brocoli vs steak

On devrait en conclure que les brocolis sont moins gras et meilleurs pour la santé que le steak (ou la viande en général).

Alors non, l’image ne véhicule pas d’erreurs : les valeurs présentées sont justes (selon les sources, on peut trouver quelques différences, mais c’est pas grave).

Le truc qui me fait hurler à chaque fois, c’est que LES CALORIES NE SONT PAS UNE UNITÉ DE QUANTITÉ DE NOURRITURE.

Je ne sais pas si vous vous rendez compte : 100 calories (soit environ 5 % des besoins journaliers pour un être humain adulte), correspondent à 300-350 grammes de brocolis. Ouais ouais :

Brocoli vs steak
Donc si vous voulez vous nourrir exclusivement de ça, libre à vous, mais j’espère que vous êtes prêts pour ingurgiter entre 6 et 7 kilos de brocolis par jour. Pour du steak, ça serait plutôt 800 grammes.

Poussons encore plus. Ces 6 kilos, ils viennent d’où ? Du supermarché ? Ok. Il est arrivé là comment ? En camion ? Ben il faut donc 9 fois plus de camions dans une société purement brocolivore par rapport à une société purement steakivore, et donc également 9 fois plus d’essence, de frigos, de pesticides, d’étales climatisées, de CO2 émis en transport…

Sur ce dernier point j’ai bien dit « en transport ».
Vous voyez, des comparaisons foireuses, je peux aussi en faire, hein, donc on va arrêter là.

Je tenais juste à rappeler de faire gaffe aux unités de ce genre « d’information ».


ÉDIT : il est clair que le message de départ est de dire que le brocoli contient plus de protéines que la viande de bœuf. Et en ce sens, je dirais que c'est faux.

C'est comme si je disais que toutes les 2CV du monde avaient plus de puissance que toutes les Ferraris du monde... au total ! C'est forcément vrai, car il y a infiniment plus de 2CV que de Ferraris. Le seul soucis c'est que cette façon de calculer ne rime à rien : ce n'est pas comme ça qu'on mesure la puissance d'une voiture.

Et ben pour le brocoli et le steaks, c'est pareil : on ne mesure pas leur qualité nutritionnelles par calorie, mais par portion ou par unité de masse.

On a le même problème avec les tic-tac (les bonbons). Ces trucs sont essentiellement du sucre, mais comme ils sont tout petits, la quantité de sucre est suffisamment basse pour qu'ils peuvent indiquer dessus "sans sucres". C'est risible, mais c'est ce qui arrive quand la législation est faite comme l'image de départ ici : de façon à tromper le consommateur.

ÉDIT-2 : https://lokoyote.eu/les-calories-cest-bien-mais-ca-sert-a-rien/
Très juste : j’avais oublié cet article ! Les « calories » contenues dans aliment sont calculés par une combustion totale… qui n’a rien à voir avec une digestion. Le nombre de calories chimiquement présents dans un aliment n’est absolument pas celui que le corps peut exploiter.

Et il y a plusieurs facteurs à ça : certains aliments ne se digèrent pas, d’autres mal, d’autres demandent même de l’énergie pour être digérés. Certains aliments demandent même plus d’énergies à être digérés qu’ils n’en fournissent à l’organisme…

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J’avais un peu de mal à faire une détection du bon encodage de caractères dans les pages web. Du coup je cherche un peu et tombe sur cet article, de Supinfo, qui est une haute école d’ingénieurs en informatique en France :

Pour une raison ou une autre, je décide de regarder le code source.

Voilà :

i

Mais oui soyons fou : rédigeons un article pour donner des conseils pour choisir entre l’encodage unicode (UTF-8) et l’encodage ISO (ISO-8859-1) et mettons deux encodages contradictoires dans le code source de la page !

C’est comme si tu allais acheter une nouvelle voiture, que tu demandes « Et cette voiture, elle est essence ou gazole ? » et que le garagiste en chef, celui que tout le monde respecte, te disait « oui ».

Comment voulez-vous avancer dans le domaine des technologies et des standards, et faire en sorte que le monde soit un peu plus interopérable chaque jour quand les personnes supposément les plus compétentes dans le domaine font ce genre de choses ?

C’est insultant.

Bref.

Du coup, le vrai encodage c’est quoi ici ?

La page est en HTML 4. Par conséquent, la première déclaration (<meta charset="utf-8">) n’existe pas — mais ce n’est qu’une des 31 erreurs dans le code source). Le navigateur devrait l’ignorer. La valable est donc ISO-8859-1.

Pourtant, mon navigateur détecte une page en UTF-8.

Je regarde l’encodage spécifié dans les en-têtes HTTP :

content-type	text/html; charset=UTF-8

Génial… Quel bordel…

";s:7:"content";s:2264:"

J’avais un peu de mal à faire une détection du bon encodage de caractères dans les pages web. Du coup je cherche un peu et tombe sur cet article, de Supinfo, qui est une haute école d’ingénieurs en informatique en France :

Pour une raison ou une autre, je décide de regarder le code source.

Voilà :

i

Mais oui soyons fou : rédigeons un article pour donner des conseils pour choisir entre l’encodage unicode (UTF-8) et l’encodage ISO (ISO-8859-1) et mettons deux encodages contradictoires dans le code source de la page !

C’est comme si tu allais acheter une nouvelle voiture, que tu demandes « Et cette voiture, elle est essence ou gazole ? » et que le garagiste en chef, celui que tout le monde respecte, te disait « oui ».

Comment voulez-vous avancer dans le domaine des technologies et des standards, et faire en sorte que le monde soit un peu plus interopérable chaque jour quand les personnes supposément les plus compétentes dans le domaine font ce genre de choses ?

C’est insultant.

Bref.

Du coup, le vrai encodage c’est quoi ici ?

La page est en HTML 4. Par conséquent, la première déclaration (<meta charset="utf-8">) n’existe pas — mais ce n’est qu’une des 31 erreurs dans le code source). Le navigateur devrait l’ignorer. La valable est donc ISO-8859-1.

Pourtant, mon navigateur détecte une page en UTF-8.

Je regarde l’encodage spécifié dans les en-têtes HTTP :

content-type	text/html; charset=UTF-8

Génial… Quel bordel…

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Il y a 3 ans, je commandais mon PC chez Dell.

Ça aurait pu se passer comme n’importe quelle commande en ligne : simplement, rapidement, efficacement. En réalité, c’était tellement le bordel que j’en avais pondu un article.

Malheureusement pour moi, avec les fortes chaleurs du mois de juin, la batterie du portable a gonflé. Le touchpad (juste au dessus) a été soulevé et en devenait inutilisable : c’est comme ça que j’ai découvert le problème, qui est apparu le temps d’un repas.

Heureusement, je connais le PC et j’ai tout de suite deviné ce qui se passait (je savais que la batterie se trouvait à cet endroit). J’ai donc rapidement démonté le PC et retiré la batterie avant qu’elle ne fuite ou explose…
Le touchpad fonctionne de nouveau correctement. Le PC n’a rien.

Je souhaite néanmoins remplacer la batterie, malgré le fait que je ne sois plus sous garantie. Je cherche donc à contacter Dell en vue de commander une batterie.

Comme d’hab, en 2019, le moyen le plus rapide est Twitter. Pas seulement Dell, d’ailleurs : EDF, Orange, OVH… ils sont tous largement plus réactifs sur les réseaux asociaux que partout ailleurs, y compris leur propre site.

Je ne le savais pas encore, mais en voulant commander une simple batterie, j’ai de nouveau eu droit à un enfer commercialo-bullshitesque que je vous raconte ici (sous la même forme que l’autre article, pour ne pas changer).

J+0
La batterie a gonflé, je l’ai retiré du PC et j’ai contacté Dell dans la foulée sur Twitter, après avoir vérifié qu’ils ne vendaient pas la pièce sur leur site (non).

J+1
Réponses du CM.

On m’apprend que mon PC n’est plus garanti (sans déconner ?), et qu’il faut donc contacter leur service commercial sur leur site (ils me donnent un lien vers leur tchat).

En tchat, ils me disent que la batterie que je recherche n’est pas disponible sur leur site (sans déconner – bis ?). En conséquence de quoi, le service commercial ne peut rien faire : je dois contacter leur service technique, par téléphone.

Je déteste le téléphone. J’appréhende déjà le robot débile qui nous fait tourner en boucle avant de nous mettre en relation avec quelqu’un au bout du monde, avec un fort accent et qui parle beaucoup trop vite pour être compris sur une ligne qui grésille me demandant de rebooter le PC.

J’ai néanmoins eu de la chance : de tout ça, j’ai juste eu le robot.

Pour la forme, ça allait, donc. Mais le contenu de l’échange s’est résumé au fait qu’ils me renvoient vers quelqu’un d’autre au service-technique, mais par e-mail cette fois : ce sont eux qui me feront un devis. Je passe le fait qu’ils épellent l’e-mail en vocal (sérieux, on devrait enseigner l’alphabet phonétique international aux gens, juste pour ça).

Après Twitter, le tchat sur le site et le téléphone, j'ai donc envoyé un e-mail et on m’a répondu.

J+3
La discussion par e-mail se poursuit et je reçois un devis, que j’accepte. On me donne les coordonnées bancaires et j’initie le virement (89 €).

J+6
Surprise, je reçois un nouveau devis, pour 48 €.

WTF ?

Forcément, le premier virement est déjà parti (bandes de gros malins !)

Je leur demande tout de même qu’est-ce qui se passe : pourquoi j’ai eu deux devis ? Pourquoi le prix est différent (pour la même chose) ?

Le soir, on me dit que c'était une pièce d'un autre stock qui mettrait le double de temps pour arriver (lol). Quoi qu’il en soit, le paiement était parti, j'avais pas trop le choix.

On m'indique aussi que le service financier a reçu l'argent : la batterie sera donc envoyée (livraison prévue dans deux jours, à J+8, un vendredi).

J+8
Bien-sûr, UPS (le livreur) passe chez moi durant les 26 secondes où je ne suis pas disponible et me laisse un avis de passage. Illico, je vais sur leur site pour demander à ce que JE vienne récupérer le colis au centre régional d’UPS, qui se trouve à 6 km de chez moi : inutile qu’ils sonnent une seconde fois à la porte avant de s’enfuir en courant.

J+11
Conformément à ma demande (non), UPS me repose un avis de passage (WTF ?).
Je confirme avec leur CM sur Twitter que mon colis sera rien disponible dans leur centre : « oui, oui, aucun soucis ».

J+12
Nouvel avis de passage d’UPS.
Le CM dit qu’il va contacter le transporteur.

ÉDIT : en fait il s’avérait que Dell avait mandaté UPS pour également venir récupérer l’ancienne batterie, ce qu’ils ne m’ont pas dit et qui n’était — bien-sûr — mentionné nulle part. J’ai découvert ça 3 jours après quand ils m’ont envoyé un e-mail à la limite de la menace.

J+15
Je récupère le colis chez UPS et rentre chez moi. J’ouvre le colis et… je constate que ces idiots m’ont envoyé une batterie externe Dell (comme une batterie de secours, mais avec un logo Dell).

Je regarde mes e-mails : il ne s’agit pas d’un problème de description de mon problème, ni de la personne qui me répond : il est clairement dit que je veux une batterie d’ordinateur portable, et la personne me demande spécifiquement qu’il faut aussi changer le touchpad, qui se trouve au dessus de la batterie et qui a été tordu par le gonflement de ce dernier. On parle donc bien de la bonne pièce.

Le devis, par ailleurs, n’est pas faux non plus : il indique « Out of Warranty Service - Part Dispatch Only ». C’est vague, certes, mais c’est leur problème : ce n’est pas moi qui ait accepté la mauvaise pièce.

Bref, illico, je renvoie un mail.

Il faut savoir que jusqu’à maintenant je suis resté très posé et poli dans mes e-mails. Ils sont peut-être lent et lourds, ça semble être leur procédure normale et de toute façon, ce problème ne vient pas forcément de la personne à qui je parle. J’évite donc autant que je peux de m’énerver. Dans le mail envoyé là, j’ai cependant indiqué que je commençais à trouver tout cela ridicule.

Bref, moins de 5 minutes après, on me répond : visiblement ils ont bien demandé la référence de la batterie interne, c’est donc plus bas dans la logistique qu’ils ont merdé. Soit. On me dit que le nécessaire sera fait pour que la bonne pièce soit envoyée la semaine d’après (on est un vendredi).

UPS viendra également récupérer la batterie externe reçue en trop ainsi que l’ancienne batterie défectueuse (je les ai tout de même prévenu que c’était une batterie de 56 Wh dans un été instable : la batterie de remplacement est venue dans un carton rempli d’étiquettes rouges et oranges pour dire que c’était un colis dangereux)… On m’assure que je ne serais pas tenu pour responsable en cas de problème. Ok, ce sont eux qui le disent.

Finalement, j’obtiens également de Dell qu’ils s’arrangent avec UPS pour venir les jours où je suis disponible. À l’heure où j’écris ceci, je pense que ce serait un miracle que ce soit respecté, mais bon, pourquoi pas.

J+18
J’avais raison : le livreur UPS passez chez moi et me laisse un avis de passage… Tant pis : je vais sur leur site et demande à ce qu’ils gardent mon colis pour que je passe le récupérer à leur centre régional (d’ailleurs, c’est dingue qu’ils ne permettent pas de faire ça avant la première livraison, mais bon).

J+20
La veille du jour où je peux le récupérer, Dell m’envoie un message pour me dire qu’ils ont déplacé le colis vers un autre point relais. C’est 500 mètres plus loin, mais ça immobilise le colis un jour de plus…

À ce jour je ne sais toujours pas comment je dépose ma vieille batterie chez UPS : je vais voir le relais et leur donne ça dans un carton ? Je n’ai ni bordereau, ni autocollant, ni même un putain de numéro d’envoi.

J+21
Fin de journée. UPS n'a toujours pas remis le colis au relais. Comme on est vendredi et qu'ils ne bossent pas le week-end, ça me ferait attendre au moins jusqu'à lundi prochain.

Cette fois j'en ai raz-le-cul.
Je vais demander le remboursement et acheter ma batterie ailleurs. Merde : c’est une commande en ligne tout ce qu’il y a de plus banal ! Pourquoi c’est autant la merde ?

Quant à la batterie qu’ils m’ont envoyé par erreur, ils se démerdent : je leur ait invité à venir la chercher chez moi quand je serais là. Je ne me déplacerais pas à nouveau pour un truc que je n’ai pas demandé à avoir chez moi. Je ne suis pas leur transporteur privé, moi.

ÉDIT : J+24 : UPS n’a toujours pas livré le colis. Dell m’a répondu en disant que si si, le colis était livré. Alors soit la dame du relais colis est une mytho ET le site d’UPS merde, soit ce sont Dell qui racontent de la merde. Vu où on en est, je dirais que c’est Dell.
En tout cas, je leur confirme maintenir ma demande de remboursement. On me répond que ça va prendre une semaine et que le service financier risque de me recontacter (simplicitééééé).

J+27 : UPS m'a appelé pour que je vienne récupérer le colis qui est enfin arrivé.

Comment leur dire poliment qu'entre temps, durant ces quelques jours, j'ai reçu et installé ma batterie commandée ailleurs ?
Je n’ai pas rappelé. Ce n’est plus mon soucis. Comme j’ai dit, ils se démerdent.

J+33 : J’ai reçu le remboursement. J’ai aussi reçu un mail avec un questionnaire de satisfaction. Je leur ait envoyé cet article, en espérant qu’ils se rendent compte du bordel qu’ils créent à chaque fois.


Juste pour comparer, avec Amazon où j’ai trouvé une autre batterie (celle là) :

J+0 : commande de la batterie
J+0,001 : commande validée
J+0,3 : commande expédiée
J+5 : batterie reçu et conforme (incluant le week-end, donc en fait c’est J+3 jours ouvrés).

Bref, Dell ont du bon matos, mais un conseil : ne passez pas par chez eux pour l’acheter. C’est la MERDE.

";s:7:"content";s:10892:"

Il y a 3 ans, je commandais mon PC chez Dell.

Ça aurait pu se passer comme n’importe quelle commande en ligne : simplement, rapidement, efficacement. En réalité, c’était tellement le bordel que j’en avais pondu un article.

Malheureusement pour moi, avec les fortes chaleurs du mois de juin, la batterie du portable a gonflé. Le touchpad (juste au dessus) a été soulevé et en devenait inutilisable : c’est comme ça que j’ai découvert le problème, qui est apparu le temps d’un repas.

Heureusement, je connais le PC et j’ai tout de suite deviné ce qui se passait (je savais que la batterie se trouvait à cet endroit). J’ai donc rapidement démonté le PC et retiré la batterie avant qu’elle ne fuite ou explose…
Le touchpad fonctionne de nouveau correctement. Le PC n’a rien.

Je souhaite néanmoins remplacer la batterie, malgré le fait que je ne sois plus sous garantie. Je cherche donc à contacter Dell en vue de commander une batterie.

Comme d’hab, en 2019, le moyen le plus rapide est Twitter. Pas seulement Dell, d’ailleurs : EDF, Orange, OVH… ils sont tous largement plus réactifs sur les réseaux asociaux que partout ailleurs, y compris leur propre site.

Je ne le savais pas encore, mais en voulant commander une simple batterie, j’ai de nouveau eu droit à un enfer commercialo-bullshitesque que je vous raconte ici (sous la même forme que l’autre article, pour ne pas changer).

J+0
La batterie a gonflé, je l’ai retiré du PC et j’ai contacté Dell dans la foulée sur Twitter, après avoir vérifié qu’ils ne vendaient pas la pièce sur leur site (non).

J+1
Réponses du CM.

On m’apprend que mon PC n’est plus garanti (sans déconner ?), et qu’il faut donc contacter leur service commercial sur leur site (ils me donnent un lien vers leur tchat).

En tchat, ils me disent que la batterie que je recherche n’est pas disponible sur leur site (sans déconner – bis ?). En conséquence de quoi, le service commercial ne peut rien faire : je dois contacter leur service technique, par téléphone.

Je déteste le téléphone. J’appréhende déjà le robot débile qui nous fait tourner en boucle avant de nous mettre en relation avec quelqu’un au bout du monde, avec un fort accent et qui parle beaucoup trop vite pour être compris sur une ligne qui grésille me demandant de rebooter le PC.

J’ai néanmoins eu de la chance : de tout ça, j’ai juste eu le robot.

Pour la forme, ça allait, donc. Mais le contenu de l’échange s’est résumé au fait qu’ils me renvoient vers quelqu’un d’autre au service-technique, mais par e-mail cette fois : ce sont eux qui me feront un devis. Je passe le fait qu’ils épellent l’e-mail en vocal (sérieux, on devrait enseigner l’alphabet phonétique international aux gens, juste pour ça).

Après Twitter, le tchat sur le site et le téléphone, j'ai donc envoyé un e-mail et on m’a répondu.

J+3
La discussion par e-mail se poursuit et je reçois un devis, que j’accepte. On me donne les coordonnées bancaires et j’initie le virement (89 €).

J+6
Surprise, je reçois un nouveau devis, pour 48 €.

WTF ?

Forcément, le premier virement est déjà parti (bandes de gros malins !)

Je leur demande tout de même qu’est-ce qui se passe : pourquoi j’ai eu deux devis ? Pourquoi le prix est différent (pour la même chose) ?

Le soir, on me dit que c'était une pièce d'un autre stock qui mettrait le double de temps pour arriver (lol). Quoi qu’il en soit, le paiement était parti, j'avais pas trop le choix.

On m'indique aussi que le service financier a reçu l'argent : la batterie sera donc envoyée (livraison prévue dans deux jours, à J+8, un vendredi).

J+8
Bien-sûr, UPS (le livreur) passe chez moi durant les 26 secondes où je ne suis pas disponible et me laisse un avis de passage. Illico, je vais sur leur site pour demander à ce que JE vienne récupérer le colis au centre régional d’UPS, qui se trouve à 6 km de chez moi : inutile qu’ils sonnent une seconde fois à la porte avant de s’enfuir en courant.

J+11
Conformément à ma demande (non), UPS me repose un avis de passage (WTF ?).
Je confirme avec leur CM sur Twitter que mon colis sera rien disponible dans leur centre : « oui, oui, aucun soucis ».

J+12
Nouvel avis de passage d’UPS.
Le CM dit qu’il va contacter le transporteur.

ÉDIT : en fait il s’avérait que Dell avait mandaté UPS pour également venir récupérer l’ancienne batterie, ce qu’ils ne m’ont pas dit et qui n’était — bien-sûr — mentionné nulle part. J’ai découvert ça 3 jours après quand ils m’ont envoyé un e-mail à la limite de la menace.

J+15
Je récupère le colis chez UPS et rentre chez moi. J’ouvre le colis et… je constate que ces idiots m’ont envoyé une batterie externe Dell (comme une batterie de secours, mais avec un logo Dell).

Je regarde mes e-mails : il ne s’agit pas d’un problème de description de mon problème, ni de la personne qui me répond : il est clairement dit que je veux une batterie d’ordinateur portable, et la personne me demande spécifiquement qu’il faut aussi changer le touchpad, qui se trouve au dessus de la batterie et qui a été tordu par le gonflement de ce dernier. On parle donc bien de la bonne pièce.

Le devis, par ailleurs, n’est pas faux non plus : il indique « Out of Warranty Service - Part Dispatch Only ». C’est vague, certes, mais c’est leur problème : ce n’est pas moi qui ait accepté la mauvaise pièce.

Bref, illico, je renvoie un mail.

Il faut savoir que jusqu’à maintenant je suis resté très posé et poli dans mes e-mails. Ils sont peut-être lent et lourds, ça semble être leur procédure normale et de toute façon, ce problème ne vient pas forcément de la personne à qui je parle. J’évite donc autant que je peux de m’énerver. Dans le mail envoyé là, j’ai cependant indiqué que je commençais à trouver tout cela ridicule.

Bref, moins de 5 minutes après, on me répond : visiblement ils ont bien demandé la référence de la batterie interne, c’est donc plus bas dans la logistique qu’ils ont merdé. Soit. On me dit que le nécessaire sera fait pour que la bonne pièce soit envoyée la semaine d’après (on est un vendredi).

UPS viendra également récupérer la batterie externe reçue en trop ainsi que l’ancienne batterie défectueuse (je les ai tout de même prévenu que c’était une batterie de 56 Wh dans un été instable : la batterie de remplacement est venue dans un carton rempli d’étiquettes rouges et oranges pour dire que c’était un colis dangereux)… On m’assure que je ne serais pas tenu pour responsable en cas de problème. Ok, ce sont eux qui le disent.

Finalement, j’obtiens également de Dell qu’ils s’arrangent avec UPS pour venir les jours où je suis disponible. À l’heure où j’écris ceci, je pense que ce serait un miracle que ce soit respecté, mais bon, pourquoi pas.

J+18
J’avais raison : le livreur UPS passez chez moi et me laisse un avis de passage… Tant pis : je vais sur leur site et demande à ce qu’ils gardent mon colis pour que je passe le récupérer à leur centre régional (d’ailleurs, c’est dingue qu’ils ne permettent pas de faire ça avant la première livraison, mais bon).

J+20
La veille du jour où je peux le récupérer, Dell m’envoie un message pour me dire qu’ils ont déplacé le colis vers un autre point relais. C’est 500 mètres plus loin, mais ça immobilise le colis un jour de plus…

À ce jour je ne sais toujours pas comment je dépose ma vieille batterie chez UPS : je vais voir le relais et leur donne ça dans un carton ? Je n’ai ni bordereau, ni autocollant, ni même un putain de numéro d’envoi.

J+21
Fin de journée. UPS n'a toujours pas remis le colis au relais. Comme on est vendredi et qu'ils ne bossent pas le week-end, ça me ferait attendre au moins jusqu'à lundi prochain.

Cette fois j'en ai raz-le-cul.
Je vais demander le remboursement et acheter ma batterie ailleurs. Merde : c’est une commande en ligne tout ce qu’il y a de plus banal ! Pourquoi c’est autant la merde ?

Quant à la batterie qu’ils m’ont envoyé par erreur, ils se démerdent : je leur ait invité à venir la chercher chez moi quand je serais là. Je ne me déplacerais pas à nouveau pour un truc que je n’ai pas demandé à avoir chez moi. Je ne suis pas leur transporteur privé, moi.

ÉDIT : J+24 : UPS n’a toujours pas livré le colis. Dell m’a répondu en disant que si si, le colis était livré. Alors soit la dame du relais colis est une mytho ET le site d’UPS merde, soit ce sont Dell qui racontent de la merde. Vu où on en est, je dirais que c’est Dell.
En tout cas, je leur confirme maintenir ma demande de remboursement. On me répond que ça va prendre une semaine et que le service financier risque de me recontacter (simplicitééééé).

J+27 : UPS m'a appelé pour que je vienne récupérer le colis qui est enfin arrivé.

Comment leur dire poliment qu'entre temps, durant ces quelques jours, j'ai reçu et installé ma batterie commandée ailleurs ?
Je n’ai pas rappelé. Ce n’est plus mon soucis. Comme j’ai dit, ils se démerdent.

J+33 : J’ai reçu le remboursement. J’ai aussi reçu un mail avec un questionnaire de satisfaction. Je leur ait envoyé cet article, en espérant qu’ils se rendent compte du bordel qu’ils créent à chaque fois.


Juste pour comparer, avec Amazon où j’ai trouvé une autre batterie (celle là) :

J+0 : commande de la batterie
J+0,001 : commande validée
J+0,3 : commande expédiée
J+5 : batterie reçu et conforme (incluant le week-end, donc en fait c’est J+3 jours ouvrés).

Bref, Dell ont du bon matos, mais un conseil : ne passez pas par chez eux pour l’acheter. C’est la MERDE.

";s:7:"dateiso";s:15:"20190725_115604";}s:15:"20190718_063837";a:7:{s:5:"title";s:45:"Alerte au tritium dans l'eau, sérieusement ?";s:4:"link";s:94:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2019/07/18/06/38/37-alerte-au-tritium-dans-leau-serieusement";s:4:"guid";s:22:"20190718063837-article";s:7:"pubDate";s:31:"Thu, 18 Jul 2019 06:38:37 +0200";s:11:"description";s:1469:"

Ça y est, la presse à sensas' a encore frappé...

Il faut leur dire ou pas ?
Il faut leur dire ou pas que le tritium est un isotope naturel de l'hydrogène et qu'il est impossible de s'en débarrasser ?

On leur a parlé du carbone 14 ?
On leur a dit pour le potassium 40 ?
Ils sont au courant pour l'oxygène 18 ?
Quelqu'un leur a dit pour les ~500 autres isotopes radioactifs présents dans la nature, dans l'eau, dans l'air, dans nous ?

Noooon, on va pas leur dire. C'est drôle de les voir foutre le feu au monde, un monde composé d'illettrés-scientifiques malgré le fait que ce soit au programme à l'école dès 12 ans.

Et puis c'est bon pour les blogs de vulgarisation sci... MaGiQuE.
Continuez comme ça, c'est parfait.

C'est quand, l'article du polluant DHMO ?

PS : l'article s'alerte d'un seuil de 100 Bq/L qui n'est même pas dépassé alors que l'OMS ne fixe qu'à 10 000 Bq/L ce seuil. Voilà aussi pourquoi c'est drôle.
La peur fait toujours vendre. J'appelle ça le terreurisme.

";s:7:"content";s:1469:"

Ça y est, la presse à sensas' a encore frappé...

Il faut leur dire ou pas ?
Il faut leur dire ou pas que le tritium est un isotope naturel de l'hydrogène et qu'il est impossible de s'en débarrasser ?

On leur a parlé du carbone 14 ?
On leur a dit pour le potassium 40 ?
Ils sont au courant pour l'oxygène 18 ?
Quelqu'un leur a dit pour les ~500 autres isotopes radioactifs présents dans la nature, dans l'eau, dans l'air, dans nous ?

Noooon, on va pas leur dire. C'est drôle de les voir foutre le feu au monde, un monde composé d'illettrés-scientifiques malgré le fait que ce soit au programme à l'école dès 12 ans.

Et puis c'est bon pour les blogs de vulgarisation sci... MaGiQuE.
Continuez comme ça, c'est parfait.

C'est quand, l'article du polluant DHMO ?

PS : l'article s'alerte d'un seuil de 100 Bq/L qui n'est même pas dépassé alors que l'OMS ne fixe qu'à 10 000 Bq/L ce seuil. Voilà aussi pourquoi c'est drôle.
La peur fait toujours vendre. J'appelle ça le terreurisme.

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Une fausse erreur sur iOS.
Cf :

Il paraît que iTunes est mort. Une question se pose : que vont devenir les achats effectués dans iTunes ?
Réponse : rien (pour l’instant).

Du coup, je cite :

C’est donc une bonne nouvelle pour les personnes utilisant un Mac : elles ne seront pas dépossédées de leurs achats

Bordel de merde, mais dans quel monde considère-t-on comme « une bonne nouvelle » le fait qu’un qu’une entreprise ne va finalement pas reprendre tout ce que vous lui avez acheté ?

Aaah, j’ai passé une bonne journée aujourd’hui : Renault n’est venu me déposséder de ma voiture achetée y a 15 ans, Samsung n’est pas entré chez moi pour reprendre mon frigo et Nintendo n’a pas envoyé un employé me voler ma game-boy. Je suis si heureux.

C’est vraiment du n’importe quoi.

Oui oui, je sais, je sais : on va me dire que je râle que Apple vous laisse vos achats. On m’aurait dit aussi que je râle si Apple avait tout repris.

Le problème que je vois c’est qu’il est devenu normal de se demander ce qu’il va advenir de ses achats.
J’ai acheté un truc, c’est à moi, point. Je ne devrais pas avoir à me poser la question. Cette question ne devrait même pas exister, en fait.

Désormais, t’achètes un truc, et tu vis le reste de tes jours en te demandant si ce que tu as acheté sera encore là demain.

Vous trouvez ça normal, vous ?

Pas moi.

Pourtant c’est bien là qu’on se dirige : des entreprises, infrastructures, programmes, algorithmes, personnes tierces… vont décident arbitrairement si vous avez le droit de garder tel ou tel truc qui vous avez acheté.

Le pire, c’est que tout ça semble acceptable pour certains, car y en a qui achètent…

De plus, je suis à peu près sûr que le contrat d’utilisateur final d’iTunes indique noir sur blanc qu’ils se réservent le droit de vous reprendre quoi que ce soit que vous leur avez acheté, et ce contrat, les utilisateurs l’ont accepté (ne pleurez pas : y a la même chose dans les CLUF de Microsoft, Google, Amazon et tous les autres).

Ça va même plus loin : parfois t’achètes un truc (un iPhone par exemple), et t’en viens à te demander si t’as le droit de le démonter pour voir ce qu’il y a dedans et éventuellement le réparer sans que le dit iPhone se mette en grève.
T’achètes un DVD et t’en viens à lire des textes légaux qui t’expliquent quand tu as ou non le droit de prêter le DVD à ton frère ou tes amis.
T’installe des volets ou des serrures connectés chez toi et tu te demandes si tu pourras rentrer chez toi ce soir car le site internet qui gère ta serrure peut tomber en panne, ou alors si (une fois rentré) tu auras de la lumière car il faut mettre à jour le firmware de tes ampoules connectées.

La liste de ces absurdités est longue, elle fait peur, mais ça ne s’arrangera pas.

";s:7:"content";s:3784:"

Une fausse erreur sur iOS.
Cf :

Il paraît que iTunes est mort. Une question se pose : que vont devenir les achats effectués dans iTunes ?
Réponse : rien (pour l’instant).

Du coup, je cite :

C’est donc une bonne nouvelle pour les personnes utilisant un Mac : elles ne seront pas dépossédées de leurs achats

Bordel de merde, mais dans quel monde considère-t-on comme « une bonne nouvelle » le fait qu’un qu’une entreprise ne va finalement pas reprendre tout ce que vous lui avez acheté ?

Aaah, j’ai passé une bonne journée aujourd’hui : Renault n’est venu me déposséder de ma voiture achetée y a 15 ans, Samsung n’est pas entré chez moi pour reprendre mon frigo et Nintendo n’a pas envoyé un employé me voler ma game-boy. Je suis si heureux.

C’est vraiment du n’importe quoi.

Oui oui, je sais, je sais : on va me dire que je râle que Apple vous laisse vos achats. On m’aurait dit aussi que je râle si Apple avait tout repris.

Le problème que je vois c’est qu’il est devenu normal de se demander ce qu’il va advenir de ses achats.
J’ai acheté un truc, c’est à moi, point. Je ne devrais pas avoir à me poser la question. Cette question ne devrait même pas exister, en fait.

Désormais, t’achètes un truc, et tu vis le reste de tes jours en te demandant si ce que tu as acheté sera encore là demain.

Vous trouvez ça normal, vous ?

Pas moi.

Pourtant c’est bien là qu’on se dirige : des entreprises, infrastructures, programmes, algorithmes, personnes tierces… vont décident arbitrairement si vous avez le droit de garder tel ou tel truc qui vous avez acheté.

Le pire, c’est que tout ça semble acceptable pour certains, car y en a qui achètent…

De plus, je suis à peu près sûr que le contrat d’utilisateur final d’iTunes indique noir sur blanc qu’ils se réservent le droit de vous reprendre quoi que ce soit que vous leur avez acheté, et ce contrat, les utilisateurs l’ont accepté (ne pleurez pas : y a la même chose dans les CLUF de Microsoft, Google, Amazon et tous les autres).

Ça va même plus loin : parfois t’achètes un truc (un iPhone par exemple), et t’en viens à te demander si t’as le droit de le démonter pour voir ce qu’il y a dedans et éventuellement le réparer sans que le dit iPhone se mette en grève.
T’achètes un DVD et t’en viens à lire des textes légaux qui t’expliquent quand tu as ou non le droit de prêter le DVD à ton frère ou tes amis.
T’installe des volets ou des serrures connectés chez toi et tu te demandes si tu pourras rentrer chez toi ce soir car le site internet qui gère ta serrure peut tomber en panne, ou alors si (une fois rentré) tu auras de la lumière car il faut mettre à jour le firmware de tes ampoules connectées.

La liste de ces absurdités est longue, elle fait peur, mais ça ne s’arrangera pas.

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Cf ça :

En résumé : des problèmes récurrents sous Linux Ubuntu repousse des utilisateurs de longue date sous Windows 10.

Premièrement, je ne suis pas là pour basher : chacun fait de ce qu’il veut et je considère comme du fanatisme le fait d’utiliser quelque chose qui ne nous satisfait pas juste pour le fait de l’utiliser. Il faut utiliser ce qui nous plaît le plus.
Beaucoup de choses entrent en compte, avec une pondération différente pour chacun de nous : librisme, vie privée, utilisabilité, logiciels disponibles, compatibilité logicielle… Bref, choisir un OS est un choix personnel.

Ceci dit… dire que ça n’affecte que soi est faux.
Si l’on imagine (par exemple) que le nombre d’utilisateurs du bureau Linux est réduit de moitié, pensez-vous encore que les entreprises/associations/fonds/particuliers qui font les logiciels pour Linux vont continuer à le faire ? Non. Et si ça arrive, vous savez ce que les derniers utilisateurs vont faire ? Ben ils vont partir aussi.

Chacun recherche la meilleur chose pour lui, c’est un choix normal, mais pas sans conséquences.

En l’occurrence, on lit beaucoup (et à juste titre) que Windows 10 est stable, plutôt sécurisé et pas mal rapide quand il est bien configuré. Il n’est pas parfait (en tout cas pas à mes yeux), mais il s’est bien amélioré, c’est indéniable.
Aussi, on lit qu’il va intégrer des outils Linux directement. Pour moi c’est une vaste blague (qui va les utiliser à titre perso, sérieusement ?), mais ceux qui utilisaient Linux juste pour quelques outils ne vont plus l’utiliser et l’auront directement sous Windows. Tant mieux pour eux.

À côté de l’amélioration de Windows, que dire du bureau Linux ?

Pas trop de bien, j’en ai peur.

Ce qui suit est une expérience récente (y a 2~3 jours), mais elle est typique, j’en ai peur.

Déjà, ça fait 10 ans que j’utilise un bureau Linux (basé sur Ubuntu : Ubuntu, Mint, Fuduntu… je suis passé à plusieurs endroits).

Je crois que je commence à tomber des nus : à l’époque (~2008), il y avait des tonnes de petits projets qui fusaient dans tous les sens. Je parle principalement pour l’ergonomie et la 3D : compiz, béryl, cairo, gnome-do…

Y a deux jours j’en avais marre d’avoir un bug avec Synapse (le remplaçant de Gnome-Do) et j’ai donc voulu voir s’il y avait un autre app du genre.

Il y en a.

Ou avait.

Ils sont tous plus ou moins morts : les PPA sont vides, pas compatibles avec une version récente d’Ubuntu ou Mint, ou demandent des dépendances à rallonge (mono…), qui peuvent eux-mêmes être obsolètes ou bugués.

Par ailleurs, les nouveaux projets restent sur Github et ne font plus de PPA ni même de fichier Deb. On est obligé de compiler soi-même. Compiler n’est pas le soucis (c’est deux lignes de commandes à taper), c’est juste qu’il y a approximativement 1 % de chances que ça marche en moins d’une heure et sans bidouiller partout.

En temps, j’utilise toujours Compiz : le gestionnaire 3D des fenêtres et des bureaux. Au delà du bling-bling, il me fait gagner pas mal de temps et permet d’organiser son bureau comme aucun autre programme. Compiz fonctionne mais n’est plus maintenu. Je n’ai pas de soucis tel que je l’utilise, mais quand on y touche, on voit bien que c’est instable.

J’utilise Synapse (un lanceur complet et rapide) : idem, le projet ne semble pas très actif. Dommage.

Je suis aussi sous Mate, faut dire : une version « legacy » de Gnome : hyper-stable et beaucoup plus complet que ce qu’est devenu Gnome, mais voilà : c’est un produit du passé. Le monde a évolué depuis.

Tout ça pour dire quoi ? Que le bureau Linux est mort ? Peut-être…

Microsoft intègre (ou va le faire) des outils Linux dans directement dans Windows. Les quelques personnes qui utilisent Linux simplement pour avoir accès à des vrais outils pour travailler (pas un langage batch pourri) ne resteront pas sous Linux.

Au fond, on s’en fiche de qui fait quoi. Mais moins de monde sous Linux, ça signifie aussi moins d’intérêt pour les dév de créer des petites applications sympa. Moins de PPA avec des outils innovants. Moins de développement sur le long terme…

Il en résultera que si on veut continuer à utiliser un bureau Linux, soit il faudra suivre « La » grosse distribution à la mode du moment, pour avoir les mises à jours, soit utiliser un système dépassé et rafistolé dans tous les sens et ne pas trop y toucher sous peine de le voir s’effondrer.

J’ai passé l’époque où je bidouillais le système de partout afin de trouver le bureau qu’il m’allait. Désormais j’ai ce qu’il faut et je veux que ça tienne. Mais si les outils que j’utilise ne sont plus maintenus, et que si il n’y a plus d’alternatives qui sont crées, ça va être chaud.

Je suis conscient que je passe pour alarmiste, mais l’état actuel du bureau Linux en semble là : les tutos morts, les astuces obsolètes, les logiciels non maintenus et les PPA vides…

Plus le temps passe, plus le cimetière des logiciels grandit : c’est normal. Mais avant la population de programmes était renouvelée plus rapidement que les projets ne meurent. J’ai l’impression que ce n’est plus trop le cas.

Regardez Ubuntu : c’était le projet phare en 2010. Il ne l’est plus. Linux Mint, créé pour rattraper Ubuntu ? En déclin aussi, et avec un grand nombre de branches différentes (donc une division des ressources allouées à chacune d’elles).
Aujourd’hui ce sont MX Linux et Manjaro qui ont le vent en poupe, mais pour combien de temps ?

Comme j’ai dit, je me répète : c’est bien que ça évolue et que tout ne soit pas mort. Mais pour celui qui, comme moi, aimerait pouvoir choisir un truc et se dire « je suis tranquille pour 10 ans », ça n’est pas possible.

Oui, il existe Debian ou les autres distros anciens et robustes qui seront probablement encore là dans 50 ans

Mais ils ne sont pas fait pour le public lambda, ni même moi : il faut passer un temps fou pour arriver à faire fonctionner la moindre clé USB (ouais je suis mauvaise langue, mais l’essentiel est que vous voyiez ce que je veux dire) sur un PC de moins d’un an.

Mint et Ubuntu n’ont pas ce soucis : c’est conçu pour que ça marche partout tout de suite. Mais l’OS ne fait pas tout : si ça marche mais qu’on ne peut rien faire avec… Pourquoi rester ?

Pour conclure…
Le bureau Linux me convient : j’ai encore ce qu’il faut et ce que je veux aujourd’hui. Mais plus ça va, plus je vois des outils mourir et moins j’en vois d’autre naître. Sur le long terme je ne sais pas si le bureau Linux sera encore là tel qu’il est aujourd’hui. Et ça c’est un peu triste.

PS : Oui Android et Chrome OS sont des distributions Linux aussi, mais ils n’ont rien d’une distro Linux comme Ubuntu ou Fedora. Ce n’est pas ce que je recherche non plus.

";s:7:"content";s:7674:"

Cf ça :

En résumé : des problèmes récurrents sous Linux Ubuntu repousse des utilisateurs de longue date sous Windows 10.

Premièrement, je ne suis pas là pour basher : chacun fait de ce qu’il veut et je considère comme du fanatisme le fait d’utiliser quelque chose qui ne nous satisfait pas juste pour le fait de l’utiliser. Il faut utiliser ce qui nous plaît le plus.
Beaucoup de choses entrent en compte, avec une pondération différente pour chacun de nous : librisme, vie privée, utilisabilité, logiciels disponibles, compatibilité logicielle… Bref, choisir un OS est un choix personnel.

Ceci dit… dire que ça n’affecte que soi est faux.
Si l’on imagine (par exemple) que le nombre d’utilisateurs du bureau Linux est réduit de moitié, pensez-vous encore que les entreprises/associations/fonds/particuliers qui font les logiciels pour Linux vont continuer à le faire ? Non. Et si ça arrive, vous savez ce que les derniers utilisateurs vont faire ? Ben ils vont partir aussi.

Chacun recherche la meilleur chose pour lui, c’est un choix normal, mais pas sans conséquences.

En l’occurrence, on lit beaucoup (et à juste titre) que Windows 10 est stable, plutôt sécurisé et pas mal rapide quand il est bien configuré. Il n’est pas parfait (en tout cas pas à mes yeux), mais il s’est bien amélioré, c’est indéniable.
Aussi, on lit qu’il va intégrer des outils Linux directement. Pour moi c’est une vaste blague (qui va les utiliser à titre perso, sérieusement ?), mais ceux qui utilisaient Linux juste pour quelques outils ne vont plus l’utiliser et l’auront directement sous Windows. Tant mieux pour eux.

À côté de l’amélioration de Windows, que dire du bureau Linux ?

Pas trop de bien, j’en ai peur.

Ce qui suit est une expérience récente (y a 2~3 jours), mais elle est typique, j’en ai peur.

Déjà, ça fait 10 ans que j’utilise un bureau Linux (basé sur Ubuntu : Ubuntu, Mint, Fuduntu… je suis passé à plusieurs endroits).

Je crois que je commence à tomber des nus : à l’époque (~2008), il y avait des tonnes de petits projets qui fusaient dans tous les sens. Je parle principalement pour l’ergonomie et la 3D : compiz, béryl, cairo, gnome-do…

Y a deux jours j’en avais marre d’avoir un bug avec Synapse (le remplaçant de Gnome-Do) et j’ai donc voulu voir s’il y avait un autre app du genre.

Il y en a.

Ou avait.

Ils sont tous plus ou moins morts : les PPA sont vides, pas compatibles avec une version récente d’Ubuntu ou Mint, ou demandent des dépendances à rallonge (mono…), qui peuvent eux-mêmes être obsolètes ou bugués.

Par ailleurs, les nouveaux projets restent sur Github et ne font plus de PPA ni même de fichier Deb. On est obligé de compiler soi-même. Compiler n’est pas le soucis (c’est deux lignes de commandes à taper), c’est juste qu’il y a approximativement 1 % de chances que ça marche en moins d’une heure et sans bidouiller partout.

En temps, j’utilise toujours Compiz : le gestionnaire 3D des fenêtres et des bureaux. Au delà du bling-bling, il me fait gagner pas mal de temps et permet d’organiser son bureau comme aucun autre programme. Compiz fonctionne mais n’est plus maintenu. Je n’ai pas de soucis tel que je l’utilise, mais quand on y touche, on voit bien que c’est instable.

J’utilise Synapse (un lanceur complet et rapide) : idem, le projet ne semble pas très actif. Dommage.

Je suis aussi sous Mate, faut dire : une version « legacy » de Gnome : hyper-stable et beaucoup plus complet que ce qu’est devenu Gnome, mais voilà : c’est un produit du passé. Le monde a évolué depuis.

Tout ça pour dire quoi ? Que le bureau Linux est mort ? Peut-être…

Microsoft intègre (ou va le faire) des outils Linux dans directement dans Windows. Les quelques personnes qui utilisent Linux simplement pour avoir accès à des vrais outils pour travailler (pas un langage batch pourri) ne resteront pas sous Linux.

Au fond, on s’en fiche de qui fait quoi. Mais moins de monde sous Linux, ça signifie aussi moins d’intérêt pour les dév de créer des petites applications sympa. Moins de PPA avec des outils innovants. Moins de développement sur le long terme…

Il en résultera que si on veut continuer à utiliser un bureau Linux, soit il faudra suivre « La » grosse distribution à la mode du moment, pour avoir les mises à jours, soit utiliser un système dépassé et rafistolé dans tous les sens et ne pas trop y toucher sous peine de le voir s’effondrer.

J’ai passé l’époque où je bidouillais le système de partout afin de trouver le bureau qu’il m’allait. Désormais j’ai ce qu’il faut et je veux que ça tienne. Mais si les outils que j’utilise ne sont plus maintenus, et que si il n’y a plus d’alternatives qui sont crées, ça va être chaud.

Je suis conscient que je passe pour alarmiste, mais l’état actuel du bureau Linux en semble là : les tutos morts, les astuces obsolètes, les logiciels non maintenus et les PPA vides…

Plus le temps passe, plus le cimetière des logiciels grandit : c’est normal. Mais avant la population de programmes était renouvelée plus rapidement que les projets ne meurent. J’ai l’impression que ce n’est plus trop le cas.

Regardez Ubuntu : c’était le projet phare en 2010. Il ne l’est plus. Linux Mint, créé pour rattraper Ubuntu ? En déclin aussi, et avec un grand nombre de branches différentes (donc une division des ressources allouées à chacune d’elles).
Aujourd’hui ce sont MX Linux et Manjaro qui ont le vent en poupe, mais pour combien de temps ?

Comme j’ai dit, je me répète : c’est bien que ça évolue et que tout ne soit pas mort. Mais pour celui qui, comme moi, aimerait pouvoir choisir un truc et se dire « je suis tranquille pour 10 ans », ça n’est pas possible.

Oui, il existe Debian ou les autres distros anciens et robustes qui seront probablement encore là dans 50 ans

Mais ils ne sont pas fait pour le public lambda, ni même moi : il faut passer un temps fou pour arriver à faire fonctionner la moindre clé USB (ouais je suis mauvaise langue, mais l’essentiel est que vous voyiez ce que je veux dire) sur un PC de moins d’un an.

Mint et Ubuntu n’ont pas ce soucis : c’est conçu pour que ça marche partout tout de suite. Mais l’OS ne fait pas tout : si ça marche mais qu’on ne peut rien faire avec… Pourquoi rester ?

Pour conclure…
Le bureau Linux me convient : j’ai encore ce qu’il faut et ce que je veux aujourd’hui. Mais plus ça va, plus je vois des outils mourir et moins j’en vois d’autre naître. Sur le long terme je ne sais pas si le bureau Linux sera encore là tel qu’il est aujourd’hui. Et ça c’est un peu triste.

PS : Oui Android et Chrome OS sont des distributions Linux aussi, mais ils n’ont rien d’une distro Linux comme Ubuntu ou Fedora. Ce n’est pas ce que je recherche non plus.

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Ma jolie page de contact, celle où je mets 2~3 conditions à respecter si vous ne voulez pas que je publie votre adresse e-mail à la vue de tout le monde, m’a valu une mauvaise note par un lecteur sur FB : mes conditions seraient trop restrictives.

Hahaha, merci, je prends comme un compliment le fait d’être libre de refuser les spams et les démarchages de publicitaires en tout genre et de gens qui m’envoient 3 tonnes d’e-mail pour faire la promotion de leur site ou de leur nouveau service révolutionnaire (généralement une énième plateforme de monétisation qui implique au blogueur de concéder tous leurs droits sur leur travail en échange de 3 euros par mois avant impôts et taxes tout en restant responsables dudit contenu en cas de problème avec la justice, comme celui-ci).

À ce titre, je vais en rajouter une couche : si vous souhaitez une réponse, désormais, n’utilisez pas Gmail pour me contacter : la réponse risque de ne plus arriver.

Oui j’en ai strictement rien à foutre de me couper de 2/3 de la planète, mais à vrai dire c’est pas moi qu’il faut blâmer.

Mon site est grand. Y a des pages partout et des scripts plus ou moins utiles partout aussi. Il n’est pas rare qu’on me demande le code source de ces scripts. Généralement ça ne me gêne pas : je fais un Zip de l’outil et j’envoie ça en pièce jointe et tout le monde est content.

Le truc avec Gmail, c’est qu’ils refusent les Zip avec du HTML ou du JS dedans.
C’est pas une blague : l’e-mail me revient avec une erreur et ils disent :

Please visit https://support.google.com/mail/?p=BlockedMessage to review our message content and attachment content guidelines.

Où l’on me dit :

Afin de vous protéger […] vous n'êtes pas autorisé à joindre certains types de fichiers à vos messages Gmail […] y compris sous forme compressée […].

La liste de ces types de fichiers est […] :

ADE, ADP, APK, BAT, CHM, CMD, COM, CPL, DLL, DMG, EXE, HTA, INS, ISP, JAR, JS, JSE, LIB, LNK, MDE, MSC, MSI, MSP, MST, NSH, PIF, SCR, SCT, SHB, SYS, VB, VBE, VBS, VXD, WSC, WSF, WSH, CAB

Bref, la prochaine fois que vous me demandez un script de mes pages, soit vous utilisez une adresse mail capable de communiquer, soit vous allez voir ailleurs.

J’en ai raz-le-bol des systèmes à fonctionnalités restreintes « pour votre bien » juste parce que les gens sont des imbéciles qui doublent cliquent partout sans regarder et finissent par avoir un PC infecté jusqu’au kernel.

Ouvrez une adresse e-mail personnelle. Achetez votre domaine chez OVH ou chez Gandi et vous avez une boîte mail à votre nom et sans restrictions pour 10 euros par an. C’est pas bien compliqué et ça vous fait une adresse personnelle et vous n’êtes plus limités.

Remerciez Google pour ça.

ÉDIT : Djan me signale que Gmail a aussi le chic pour classer/archiver/marquer comme lu des conversations au hasard (Google appelle ça « de façon intelligente », je crois). Votre destinataire recevra votre e-mail, mais il sera automatiquement archivé ou classé dans un onglet obscur et ne le lira pas forcément.

";s:7:"content";s:3627:"

Ma jolie page de contact, celle où je mets 2~3 conditions à respecter si vous ne voulez pas que je publie votre adresse e-mail à la vue de tout le monde, m’a valu une mauvaise note par un lecteur sur FB : mes conditions seraient trop restrictives.

Hahaha, merci, je prends comme un compliment le fait d’être libre de refuser les spams et les démarchages de publicitaires en tout genre et de gens qui m’envoient 3 tonnes d’e-mail pour faire la promotion de leur site ou de leur nouveau service révolutionnaire (généralement une énième plateforme de monétisation qui implique au blogueur de concéder tous leurs droits sur leur travail en échange de 3 euros par mois avant impôts et taxes tout en restant responsables dudit contenu en cas de problème avec la justice, comme celui-ci).

À ce titre, je vais en rajouter une couche : si vous souhaitez une réponse, désormais, n’utilisez pas Gmail pour me contacter : la réponse risque de ne plus arriver.

Oui j’en ai strictement rien à foutre de me couper de 2/3 de la planète, mais à vrai dire c’est pas moi qu’il faut blâmer.

Mon site est grand. Y a des pages partout et des scripts plus ou moins utiles partout aussi. Il n’est pas rare qu’on me demande le code source de ces scripts. Généralement ça ne me gêne pas : je fais un Zip de l’outil et j’envoie ça en pièce jointe et tout le monde est content.

Le truc avec Gmail, c’est qu’ils refusent les Zip avec du HTML ou du JS dedans.
C’est pas une blague : l’e-mail me revient avec une erreur et ils disent :

Please visit https://support.google.com/mail/?p=BlockedMessage to review our message content and attachment content guidelines.

Où l’on me dit :

Afin de vous protéger […] vous n'êtes pas autorisé à joindre certains types de fichiers à vos messages Gmail […] y compris sous forme compressée […].

La liste de ces types de fichiers est […] :

ADE, ADP, APK, BAT, CHM, CMD, COM, CPL, DLL, DMG, EXE, HTA, INS, ISP, JAR, JS, JSE, LIB, LNK, MDE, MSC, MSI, MSP, MST, NSH, PIF, SCR, SCT, SHB, SYS, VB, VBE, VBS, VXD, WSC, WSF, WSH, CAB

Bref, la prochaine fois que vous me demandez un script de mes pages, soit vous utilisez une adresse mail capable de communiquer, soit vous allez voir ailleurs.

J’en ai raz-le-bol des systèmes à fonctionnalités restreintes « pour votre bien » juste parce que les gens sont des imbéciles qui doublent cliquent partout sans regarder et finissent par avoir un PC infecté jusqu’au kernel.

Ouvrez une adresse e-mail personnelle. Achetez votre domaine chez OVH ou chez Gandi et vous avez une boîte mail à votre nom et sans restrictions pour 10 euros par an. C’est pas bien compliqué et ça vous fait une adresse personnelle et vous n’êtes plus limités.

Remerciez Google pour ça.

ÉDIT : Djan me signale que Gmail a aussi le chic pour classer/archiver/marquer comme lu des conversations au hasard (Google appelle ça « de façon intelligente », je crois). Votre destinataire recevra votre e-mail, mais il sera automatiquement archivé ou classé dans un onglet obscur et ne le lira pas forcément.

";s:7:"dateiso";s:15:"20190529_095339";}s:15:"20190511_131314";a:7:{s:5:"title";s:73:"Pour le premier ministre, un référendum est un problème de démocratie";s:4:"link";s:122:"https://lehollandaisvolant.net/?d=2019/05/11/13/13/14-pour-le-premier-ministre-un-referendum-est-un-probleme-de-democratie";s:4:"guid";s:22:"20190511131314-article";s:7:"pubDate";s:31:"Sat, 11 May 2019 13:13:14 +0200";s:11:"description";s:2003:"

Facade du palais de l’Élysée

En gros :

Demander l’avis des gens pour qu’ils puissent décider eux-mêmes ce qui les concerne ? Mais vous n’y pensez pas !

Pour moi, je crois que monsieur le premier ministre français n’a pas vraiment connaissance des principes de base d’une démocratie. Il semble confondre avec « monarchie élective dictatoriale ».

Doit-on lui rappeler que juste parce que le peuple a élu quelqu’un pour les représenter, ne signifie pas :

Dans une république — et la France est une république — le président c’est juste quelqu’un à qui le peuple délègue une partie de son pouvoir, comme une procuration, ou un prêt.

Il ne lui donne pas tous les pouvoir, ni l’exclusivité du pouvoir.

Et juste parce qu’il fait ça ne signifie pas qu’il doive se taire durant 5 ans : il peut avoir des choses à dire, et il doit être écouté, malgré la procuration.

image d’en-tête de Nicolas Nova

";s:7:"content";s:2009:"

Facade du palais de l’Élysée

En gros :

Demander l’avis des gens pour qu’ils puissent décider eux-mêmes ce qui les concerne ? Mais vous n’y pensez pas !

Pour moi, je crois que monsieur le premier ministre français n’a pas vraiment connaissance des principes de base d’une démocratie. Il semble confondre avec « monarchie élective dictatoriale ».

Doit-on lui rappeler que juste parce que le peuple a élu quelqu’un pour les représenter, ne signifie pas :

Dans une république — et la France est une république — le président c’est juste quelqu’un à qui le peuple délègue une partie de son pouvoir, comme une procuration, ou un prêt.

Il ne lui donne pas tous les pouvoir, ni l’exclusivité du pouvoir.

Et juste parce qu’il fait ça ne signifie pas qu’il doive se taire durant 5 ans : il peut avoir des choses à dire, et il doit être écouté, malgré la procuration.

image d’en-tête de Nicolas Nova

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Selon LCI, les jours fériés, c’est ça en Europe :

i

On passe sur le fait qu’il manque certains pays.
Aussi étrangement, quand je cherche, je ne trouve pas du tout les mêmes chiffres.

Du coup, voici un correctif.

France : 11 jours fériés (+2 selon les régions).
Allemagne : 11 jours fériés et non pas 9 (+7 fêtes selon les régions).
Royaume Uni : 6 jours fériés et non pas 8 (+4 fêtes selon les régions).
Irlande : 7 jours fériés et non pas 9.
Espagne : 10 jours fériés et non pas 14 (+18 fêtes selon les régions).
Danemark : 11 jours fériés et non pas 9.
Pays-Bas : 7 jours fériés, et non pas 8.

On note qu’à part la France, il n’y a pas un seul chiffre qui sont pareil (dans un sens ou dans l’autre).

Note :

Dans cette liste, la France semble toujours avoir plus de jours fériés que les autres.

Voici donc quelques autres pays que j’ajoute, pour voir si c’est vrai sur une carte complète :

Autriche : 13 jours fériés.
Belgique : 10 jours fériés.
Grèce : 12 jours fériés.
Italie : 12 jours fériés.
Suède : 11 jours fériés.
Finlande : 13 jours fériés.
Pologne : 13 jours fériés.
Luxembourg : 10 jours fériés. 11 jours fériés (la journée de l’Europe a été ajoutée cette année).
Lettonie : 12 jours fériés.
Portugal : 13 jours fériés.
Roumanie : 13 jours fériés.
Lituanie : 13 jours fériés.

(source de ces données)

Du coup, je vais faire comme LCI et mentir.

Voici ma carte :

i
On fait quoi maintenant ?
On en rajoute du coup ?

Ou alors on peut aussi rester comme c’est maintenant et respecter le passé, que ce soit pour plaire ou pour déplaire. Que l’on parle de fêtes d’origine religieuses, historiques, populaires, nationales…

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Selon LCI, les jours fériés, c’est ça en Europe :

i

On passe sur le fait qu’il manque certains pays.
Aussi étrangement, quand je cherche, je ne trouve pas du tout les mêmes chiffres.

Du coup, voici un correctif.

France : 11 jours fériés (+2 selon les régions).
Allemagne : 11 jours fériés et non pas 9 (+7 fêtes selon les régions).
Royaume Uni : 6 jours fériés et non pas 8 (+4 fêtes selon les régions).
Irlande : 7 jours fériés et non pas 9.
Espagne : 10 jours fériés et non pas 14 (+18 fêtes selon les régions).
Danemark : 11 jours fériés et non pas 9.
Pays-Bas : 7 jours fériés, et non pas 8.

On note qu’à part la France, il n’y a pas un seul chiffre qui sont pareil (dans un sens ou dans l’autre).

Note :

Dans cette liste, la France semble toujours avoir plus de jours fériés que les autres.

Voici donc quelques autres pays que j’ajoute, pour voir si c’est vrai sur une carte complète :

Autriche : 13 jours fériés.
Belgique : 10 jours fériés.
Grèce : 12 jours fériés.
Italie : 12 jours fériés.
Suède : 11 jours fériés.
Finlande : 13 jours fériés.
Pologne : 13 jours fériés.
Luxembourg : 10 jours fériés. 11 jours fériés (la journée de l’Europe a été ajoutée cette année).
Lettonie : 12 jours fériés.
Portugal : 13 jours fériés.
Roumanie : 13 jours fériés.
Lituanie : 13 jours fériés.

(source de ces données)

Du coup, je vais faire comme LCI et mentir.

Voici ma carte :

i
On fait quoi maintenant ?
On en rajoute du coup ?

Ou alors on peut aussi rester comme c’est maintenant et respecter le passé, que ce soit pour plaire ou pour déplaire. Que l’on parle de fêtes d’origine religieuses, historiques, populaires, nationales…

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