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Mon grain de sel sur le #GrandDebat

dimanche 13 janvier 2019 23:00

On dirait que le grand débat est ouvert, et Macron demande l’avis de la population :

C’est pas l’endroit, mais je commence ici avec quelques idées.
Il n’est pas exclu que j’envoie tout ça un jour à ma mairie (même si, j’avoue être très pessimiste sur la prise en compte de tout ça, non pas seulement pour mes idées, mais surtout que, d’expérience, les élus à tous les niveaux sont connus pour ignorer l’avis d’un citoyen de base).

Bref, voici mon grain de sel…

Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l'action publique.

Je propose qu’on commence par des mesures simples. Pas forcément les plus importantes, mais elles auront (j’en suis sûr) pour impacte de réduire les tensions actuelles :

Quand tout le monde sera logé à la même enseigne, on pourra discuter sur des ajustements d’impôts, de taxes, qui impacteront alors tout le monde sans exception. Pas avant.

Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c'est l'organisation de l’État et des collectivités publiques.

Beaucoup de choses ont déjà été faites avec la fusion des régions.

Je n’ai pas trop de recul sur ces points, si ce n’est que j’ai toujours été pour l’idée d’un système fédéral, avec une politique régionale adaptée à chaque région (et donc forcément moins uniforme entre les régions). Le rôle de l’État sera de garantir un juste financement des différentes régions.

La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir.

Si j’exclue mon avis selon lequelle je considère l’avenir de l’humanité comme déjà foutue (l’économie et la finance ont eu raison de la survie à long terme de notre espèce. Tout ce qu’on peut faire, c’est laver notre conscience), je propose ce qui suit.

Pour ma part, il faut cesser le production d’électricité à base d’énergie fossile. En France déjà, et surtout inciter le monde à nous imiter. Les énergies fossiles sont une solution simple mais sales.

Les énergies renouvelables sont importantes et serviront de source d’ajustement dans un premier temps, avant que le parc ne soit réellement productif. À court et moyen terme, l’essentiel ne pourra venir que du nucléaire (seule source d’énergie assez puissante pour couvrir les besoins).

Une éducation devra être faite autour du nucléaire pour la démystifier.
Une renationnalisation des centrales devra être effectuée pour que l’énergie redeviennent un bien commun, sans besoin de rémunérer des investisseurs privés, et où la sécurité reprendra la première place devant la rentabilité.

Les filières du thorium seront prises au sérieux. La recherche sur la fusion sera prise au sérieux également.

L’important travail autour de la mise à niveau maisons, immeubles, etc. sur le plan des économies d’énergie (isolation, etc.) devra être poursuivi. On s’améliore sans cesse, mais il faut continuer à améliorer l’existant. La meilleure solution pour réduire notre empreinte carbone est encore de réduire le gâchis et les pertes actuelles.

Les pompes à chaleurs, par exemple, permettent de produire 2x, 3x, 4x plus de chaleur en hiver que ce qu’elles ne consomment en courant (2 000 W, 3 000 W, 4 000 W de chaleur pour 1 000 W électrique consommé !).
Ce genre d’installation très économes devrait remplacer les radiateurs « grille pain » dans toutes les nouvelles habitations.

ÉDIT : Damien me signale que le chauffage électrique « grille-pain » est interdit dans les maisons neuves depuis 2005, et que les pompes-à-chaleur (ou bois, ou solaire) sont obligatoires depuis 2012. Sur des maisons neuves. C’est une très bonne nouvelle, également pour la facture EDF.

Du coup, je met à jour : si l’écologie est vraiment plus importante que le fric, qu’on fasse en sorte d’installer des PAC dans les vieilles maisons : le gain sur la facture ne peut-être que bon (perso, je divise facilement ma facture annuelle par 2, mon appartement très mal isolé étant entièrement électrique…).

Localhost et HTTPS

lundi 7 janvier 2019 22:57

Le site web accessible depuis l’adresse « http://localhost » correspond à la boucle local : si votre ordinateur est accessible sur le port 80 dans votre navigateur, alors le site qui s’affiche correspond à votre ordinateur.

Ceci est vrai pour chaque internaute : par conséquent, obtenir un certificat SSL/TLS pour localhost est impossible (vu que le certificat sert justement à identifier un site unique).

Généralement, on utilise localhost pour avoir un serveur sur son propre ordinateur, pour pouvoir coder en local, par exemple. Aussi, il est parfois nécessaire d’avoir du https en local (surtout maintenant que les navigateurs considèrent tous les sites sans https comme dangereux).

Pour ça : mkcert.

Ce petit programme très simple va créer un certificat, non pas auto-signé (ce que les navigateurs n’aiment pas), mais signé par votre certificat personnel ! Par conséquent, les navigateurs le verront toujours comme valide !

Pour activer tout ça sous Apache, sous Linux Mint, on va :

Télécharger mkcert

Ça se passe ici. Perso je prends le fichier binaire directement (ici) : je prends le mkcert-v1.2.0-linux-amd64 et je l’enregistre sous le nom « mkcert » dans le dossier « ~/.mkcert ».

En ligne de commande ça donne (on crée le dossier, on récupère le fichier, on le marque comme exécutable) :

mkdir ~/.mkcert && cd ./.mkcert
wget -O mkcert https://github.com/FiloSottile/mkcert/releases/download/v1.2.0/mkcert-v1.2.0-linux-amd64
chmod +x mkcert

Mkcert a aussi besoin de certutils, un outil tiers, qui (sous Linux Mint) se trouve dans les dépôts :

sudo apt install libnss3-tools

Produire un certificat

Là, c’est tout con, on va produire un certificat avec mkcert. Juste deux commandes.

On créer un certificat local, puis on l’applique à un certificat pour localhost :

./mkcert -install
./mkcert localhost

Cela va créer deux fichiers, localhost.pem et localhost-key.pem

Activer le HTTPS dans Apache

Ensuite, on active le site HTTPS (sur le port 443) dans Apache.

On active SSL :

sudo a2enmod ssl

On configure le site dans le fichier de conf (remplacez xed par gedit sur Ubuntu) :

sudo xed /etc/apache2/sites-available/default-ssl.conf

Trouvez la ligne suivante :

DocumentRoot /var/www/html

Et mettez-y la racine de votre site (perso c’est /var/www).
Allez ensuite sur la ligne où l’on désigne les certificats, puis remplacez les chemins vers les chemins des deux fichiers créés par mkcert (attention, mettez bien le chemin complet, sans le « ~/ », donc avec /home/$user ») :

SSLCertificateFile	/etc/ssl/certs/ssl-cert/snakeoil.pem
SSLCertificateKeyFile /etc/ssl/certs/ssl-cert/snakeoil.key

SSLCertificateFile	/home/timo/.mkcert/localhost.pem
SSLCertificateKeyFile /home/timo/.mkcert/localhost-key.pem

Enregistrez le fichier et fermez Xed (ou gedit).

Activer le site

Il reste à activer le site dans Apache.

cd /etc/apache2/sites-available/

sudo a2ensite default-ssl.conf

Puis on relance le service Apache. Selon que vous utilisiez systemd ou pas, c’est l’un ou l’autre de ces deux commandes (prenez la première qui fonctionne) :

sudo systemctl restart apache2

sudo service apache2 restart

Si tout s’est bien passé, votre site est désormais actif sur le port 443, en HTTPS, et avec un certificat détecté comme valide (en vert et sans erreurs) : localhost:443 :

le site localhost est bien en vert avec le cadenas
Voilà voilà !

Sources de l’info